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Full text of "Dictionnaire de géographie ancienne et moderne à l'usage du libraire et de l'amateur de livres, contenant: 1. Les noms anciens, grecs et latins, de la décadence latine et de la renaissance, des principales divisions de l'Europe, provinces, villes, bourgs, abbayes, etc., avec leur signification actuelle en langues vulgaires; 2. Les recherches les plus étendues et les plus consciencieuses sur les origines de la typographie dans toutes les villes, bourgs, abbayes d'Europe, jusqu'au XIXe siècle exclusivement; 3. Un dictionnaire français-latin des noms de lieux, destiné à servir de table"

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SUPPLEMENT 


AU 


MANUEL 


DU    LIBRAIRE 


ET 


DE  L'AMATEUR  DE  LIVRES. 


-  -i. 


Paris.  ^  Typ.  Finnin  Didot  frères,  ûls  et  &• 


DICTIONNAIRE 

DE  GÉOGRAPHIE 

AISGIENNE    ET    MODERNE 

A   L'tSAGE 

DU  LIBRAIRE 

ET   DE   L'AMATEUR   DE   LIVRES 

CONTENANT 

t»  Le)  nomt  incicDi,  grcci  etlatiiu,  de  U  déadcnce  litlnc  el  de  la  reuiliuncc.  in  prioclptles  dlii- 
lioni  de  l'Europe,  prorinces,  vUIcs,  bOEirgt,  ibbayei,  etc.,  nec  leur  ilgnlBulloi  Kluelle  «a  Untoe* 
Tulgilni  ; 

1°  Les  ncherch»  lei  ^ua  tiendnn  ft  In  plat  caniclencieuiei  lur  lei  originel  de  la  tj-pagnpUe  dini 
tout»  1«  illlfa,  baurgt,  ibbiyei  d'Europe,  Juiqu'iu  xil>  diele  eiduilxnwal  ; 

3»  Vn  dtctloDDalre  tr*ii{ali-Uliu  dei  noDU  de  lleui ,  detlini  1  lenir  de  Ubie, 

PAR  UN  BIBUOPHILE 


LIBRAIRIE   FIRHIM   DIDOT  FRËRES,   FILS   ET  C" 

BUE  JACOB,   56 


:    9  9  0  3  9 


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A.  M. 


MOGONTIAC.  CIVIT. 


ILLUSTRISSIMI    JOHANNIS    GENSFLEISCH 


ALIAS  GUTENBERG  patrie 


Ad  laudem  et  majorem  gloriam  artis  typographies, 

hune  librum  humilissime  dcdicavit 


.iuclor 

P.  D, 


AVANT-PROPOS. 


Les  plus  courtes  préfaces  sont  les  meilleures.  En  vertu  de  cet 
axiome j  que  nous  considérons  comme  indiscutable^  nous  nous  borne-- 
rons  à  exprimer  un  voeu  modeste^  c'est  que  ce  travail  ardu  puisse 
rendre  quelques  services  à  nos  confrères  les  bibliophiles. 

Mais  il  est  un  devoir^  impérieusement  imposé^  auquel  il  nous  est 
doux  d obéir  :  c'est  celui  Rassurer  de  notre  cordiale  reconruiissance 
les  nombreux  correspondants  qui  ont  bien  voulu  nous  honorer  de 
leurs  utiles  communications;  qu'ils  reçoivent  encore  une  fois  ici  le 
témoignage  de  notre  gratitude  sincère. 

En  dépit  de  nos  efforts  assidus^  et  bien  que  la  conscience  avec 
laquelle  nos  recherches  ont  été  faites  soit  y  croyons-nous^  surabon- 
damment démontrée^  bien  des  inexactitudes  seront  certainement  rele- 
vées  dans  ce  livre;  mais  les  travailleurs  sérieux  auront  pour  nous 
quelque  indulgence.  Ils  sauront  apprécier  à  quelle  suite  d'investigations 
persistantes  et  pénibles  il  a  fallu  nous  condamner  pendant  des  années ^ 
pour  obtenir  ce  résultat^  encore  imparfait^  que  nom  leur  soumettons 
aujourdhui. 

Sept  villes  de  F  Orient  se  disputent  la  gloire  d  avoir  vu  naître  le  vieil 


vm  AVANT- PROPOS. 

Homère  ;  combien  plus  dans  notre  jeune  Europe  prèletident  à  Ntei^- 
ncl  honneur  d'avoir  produit  la  typographie  en  caractères  mobiles  ! 

Le  dernier  mot  sera-il  dit  un  /owr,  qui  mettra  fin  à  ces  discussions 
envenimées^  qui  dissipera  ces  ténèbres  épaisses?  Nous  n'osons  fespérer; 
mais,  loin  de  nous  laisser  aller  au  découragement^  nous  nous  ferons 
un  honneur  de  persévérer  dans  ces  fndes  travaux ^  et  peut-être,  à  force 
de  recherches  passionnées ,  et  surtout  grâce  au  concours  persistant  de 
tant  d'amis  érudits  et  dévoués j  parviendrons-nous  à  jeter  quelque  lu- 
mière au  travers  de  ce  nuage  réputé  impénétrable  qui  enveloppe  de 
son  ombre  le  berceau  de  fart  divin. 

Que  notre  vénérable  et  savant  éditeur  daigne  agréer,  comme  un 
hommage  respectueux^  le  témoignage  de  la  reconnaissance  empressée 
que  nous  sommes  heureux  de  pouvoir  lui  offrir;  cestà  lui  qu'appar- 
tient ridée  première  de  ce  livre,  c'est  à  lui  quil  aurait  dû  être 
dédié;  mais  il  nous  pardonnera^  nous  V espérons,  d avoir  songé  tout 
d abord  à  la  commune  patrie  des  amis  des  livres,  à  f  illustre  ville 
de   Mayence^  la  mère  de  Gtitenberg  et  le  berceau  de  la  typographie. 


Ux\  BIBLIOPHILE. 


DICTIONNAIRE 


DE   GÉOGRAPHIE 


ANCIENNE    ET    MODERNE 


A  L'USAGE 


DU  LIBRAIRE  ET  DE  L'AMATEUR  DE  LIVRES. 


ÀAHvsnjify  Aakus,  ville  de  Westphalie. 
[ChaudoD.] 

Aalburguv^  Aalbcrg,  ville  et  port  du  Da- 
nemark (Jutland). 

Aara^  voy.  Abiun(L£. 

Aarbusum^  Arhusia,  Aarkuns  ou  Aarkus, 
ville  et  évèché  du  Danemark  (Jutland). 

Panzer  mentionne  un  Breviariumjuxta  lecturam 
oniùuariam  cfiori  ArchusziensU  (sif),  imprimé  dans 
cette  fille  en  1519,  par  Melchior  Blumme,  impensis 
capiimii  Arfiusiensis  elaboratum  et  impressum, 
Arlrasii«,  1519,  pontificatus  Rev,  Dni  Clavszen 
wmo  29,  iu-8.  Un  exemplaire  de  ce  rare  Tolome  est 
ronserré  dans  la  biblioUièqae  de  rUnlTersitë  d*AM. 

ÀASoNAy  voy.  A  USA  Nova. 

Aatiacum^  Aazy,  près  Chézy^  bourg  de 
France  (Aisne). 

Aba,  Abm,  anc.  ville  de  la  Phocide  sept.^ 
dont  les  habitants^  Abantes,  colonisè- 
rent nie  d'Eubée  (Négrepont), 

Aba-Vtvariensis  CoMiTATUSy  AbchVyvar, 
comitat  de  Hongrie. 

ncnOIIII.  DK  GÉOGl. 


Abacjena,  Bigénis,  bourg  de  File  de  Sicile. 

Abacum,  Abozanum  [Itin.  Ant.],  Abudia- 
cuM  Danubianum^  Abach,  sur  le  Da- 
nube, bourg  de  Bavière,  près  Ratis- 
bonne. 

Aballaba,  Appîeby  (?),  ville  d'Angleterre, 
chef-lieu  du  Wcst-Moreland. 

Aballbnsis  Pagus  ,  Aballonbnsis  Ager  , 
VAvalUmais,  anc.  pet.  prov.  de  France 
(Yonne). 

Aballo  ,  Abullo  ,  ABAU.UM  ,  Aballone  , 
AvALLONEc  [monn.  mérov.],  anc.  ville 
des  Éduens;  auj.  AvaUon,  ville  de  Fr. 
(Yonne). 

Imprimerie  en  1787. 

Abantias,  Abantis,  île  (ÏEubée,  auj.  Né- 
grepont, sur  la  côte  E.  de  la  Grèce; 
s'appelait  primitivement  Chalcis,  et 
prit  le  nom  d' Abantis  quand  les  A6an^ 
tes  s'y  réfugièrent. 

\ 


ABANTONIA.  —  ABLESIA. 


4 


Abantonia,  Albantonium,  Aubenton,  pet. 
ville  de  l'anc.  Picardie  (Aisne). 

Abakimon^  voy.  Sebiria. 

Abbatu. 

Nous  avons  réuni,  sous  forme  d'appendice  à  ce  vo- 
lume, la  suite  des  abl)ayes  appartenant  aux  ordres 
lettrés ,  que  nous  avons  pu  réunir. 

Abbatia  Bintensis^  Baindt,  ville  de  Souabe 
(anc.  abb.). 

Abbatis  Cëlla^  Appenzell,  ville  et  canton 
de  Suisse. 

Abbatis  Villa,  Abbcms  la  Ville,  bourg  de^ 
Franche-Comté,  près  Besançon  (Doubs).' 

Abbatis  Villa,  Abbavilla,  Abbamico  Villa, 
Abbeville,  ville  de  France  (Somme), 
anc.  cap.  du  comté  de  Ponthicu;  abb. 
de  Saint-Riquier. 

LMmprimerie  est  exercée  dans  cette  ville  dès 
Tannée  14S6.  Jehan  Dupré,  Tillustre  typographe  pa- 
risien, qui  Imprimait  le  Missale  de  1481,  le  Trésor 
des  humains  en  1482,  le  Boccace  des  nobles 
malheureux  en  1483 ,  et  pour  la  Normandie,  le  fa- 
meux Coutumier  de  cette  même  année  148S,  confie  à 
un  artisan  d^Abbeville,  nommé  Pierre  Gérard,  les  ca- 
ractères et  le  matériel  nécessaires  k  rétablissement 
d*une  imprimerie  considérable,  et  dès  Tannée  1486 
cette  association  produit  :  Iz  Somme  rurale ^  com- 
piUée  par  Jehan  BoutilUer^  in-fol.  goth.  de  25S 
rf.  ft  2  col.  de  47  lig.  avec  signât.  :  la  Citi  de  Dieu  de 
saint  Augustin,  mise  en  franc,  par  Raoul  de 
Praesles^  achevée  le  7  avril,  2  vol.  In-fol.  de  940  et 
S20  ff. ,  et  sur  laquelle  Jehan  Dupré  associe  son  nom 
k  celui  plus  modeste  de  Pierre  Çérard.  Nous  pla- 
çons la  Cité  de  Dieu  en  seconde  ligne,  parce  qu*ii  est 
possible  que-la  Somme  rurale^  qui  n*a  pas  de  date  de 
mois.  Tait  précédée.  M.  F.  Pouy  pense  au  contraire 

Sue  le  premier  livre  imprimé  k  Abbeville  est  la  Cité 
e  Dieu,  et  il  se  fonde  sur  ce  que  c'est  le  seul  des 
trois  ouvrages  qui  porte  les^ioms  des  deux  associés  : 
il  suppose  que  Jehan  Dupré  abandonna  la  direction 
de  Tetablissement  typographique  k  Pierre  Gérard, 
aussitôt  après  Timpression  de  cet  ouvrage.  Cette  sup- 
position paraît  assex  plausible.  La  biblioth.  d*Amiens 
conserve  de  cet  important  ouvrage  un  splendide 
exemplaire,  impr.  sur  vétin. 

Le  troisième  ouvrage  sur  lequel  on  rencontre  le 
nom  de  Pierre  Gérard  n*est  pas  moins  important  : 
c'est  le  roman  des  Neuf  Preux:  —  Cy  fine  le 
Hure  intitule  le  Triumphe  des  JVeuf  Preux...  et  a 
este  imprime  dans  la  ville  d* Abbeville  par  Pierre 
Gérard,  et  ftny  le  pénultième' jour  de  may  Van 
M.  cccG.  Lxxx  et  VII,  »  in-fol.  goth.  à  2  col.  de 
54  lignes. 

11  est  probable  qu'à  la  suite  de  l'exécution  de  ces 
trois  ouvrages  l'association  fut  rompue  entre  Pierre 
Gérard  et  Jehan  Dupré,  car  nous  ne  trouvons  plus  de 
traces  d'établissement  typographique  à  Abbeville 
pendant  le  xv»  siècle. 

Au  xvii«  s.,  après  un  Intervalle  de  près  de  deux 
cents  ans,  la  ville  d' Abbeville  appelle  dans  ses  murs 
un  imprimeur  d'Amiens,  Jean  Musnier,  qui  y  trans- 
porte son  matériel,  et,  fortement  appuyé  par  la  muni- 
cipalité, y  Hait  fortune. 

Abbatis  Villa  Sancti  Luciani,  Abbeville^ 
St'Lveien,  commune  de  Picardie,  près 
Beauvais  (Oise). 

Abbefortia,  Abbotsford,  village  et  château 
d'Ecosse  (sur  la  Tweed). 

Le  catal.  de  la  volumineose  et  importante  biblio- 


thèque de  ce  château,  résidence  de  sir  Walter  Scott, 
fût  rédigé  en  18S8;  il  forme  un  très-fort  vol.  in-4, 
recherché  aqjourd'hui  des  bibliophiles. 

Abbentonu,  voy.  Abintonu. 

Abcudia,  Abcuden,  Abcoude,  pet.  ville  de 
Hollande.  [Chaudon.] 

Abdara,  Abdra,  Adra,  bourg  d'Espagne, 
dans  Fane.  Bétique  (roy.  de  Grenade). 

Abdera,  Abdère,  ville  maritime  de  Thrace 
(Roumélie). 

Abdiacum,  FauceNuE,  Fùssen,  ville  de  Ba- 
vière. 

Abdua,  Addua,  VAdda,  riv.  d'Italie  (Lom- 
bardie). 

Abella  Vetus,  Abélla  Vecchia,  ville  d'Italie 
(Camp,  de  Rome). 

ABELLiE,  Avella,  ville  d'Italie  (Terre  de 
Labour). 

Abelunum,  Avellino,  ville  de  l'anc.  Sam- 
nitim,  chez  les  Hirpins,  auj.  roy.  de 
Naples. 

Voici  un  volume  imprimé  à  Avellino  en  1057,  que 
nous  rencontrons  au  catal.  Baluze  et  dans  Haym  : 
Caroli  Poggii  et  Leonardi  Ghiensis  de  Vera  fiobi- 
tttate  traetatus,  cum  eorum  vit  a,  et  annot.  Mi- 
chaeUs  Justiniani»  Abellini,  1657,  in-4. 

Abeixinum  Marsicum,  Mcarsico  Vecchio,  ville 
de  l'anc.  Lucanie,  auj.  Basilicate. 

ABENSPERGA,  AVENTINIJM,   AVENTINIUM,  AbU- 

siNA  [Itin.  Anton.],  Abensberg,  ville  de 
Bavière,  sur  l'Abens. 

Aberavonium, A6erav(m,  ville  d'Angleterre 
(Pays  de  Galles). 

AfiERDONu,  Aberdona,  -um,  voy.  Abredonia. 

Abergonium,  Abergavmny,  ville  d'Angle- 
terre (Monmouthshire) ,  voy.  GOBANIUM. 

Abu,  Abnist,  riv.  de  Bavière. 

Abiacum,  AbicU  de  Nontron,  bourg  de  Fr. 
(Dordogne). 

Abiuacum,  Abilly,  commune  près  Ghinon 
(Indre-et-Loire). 

Abinio  [monn.'mérov.],  Avigneau,  village 
dépendant  d'Esccwips,  bourg  de  France 
(Yonne). 

Abintonia,  Abbentonia,  Abindonia,  Abing* 
don,  ville  d'Angleterre,  dans  le  Berk- 
shire. 

Le  Missale  AMngdonense,  in-4,  tut  impr.  en  1528, 
en  cette  ville,  par  les  soins  de  Johannes  Scholaris,  et» 
selon  toute  probabilité,  ce  fut  le  premier  et  peut- 
être  Tunique  produit  de  ses  presses.  Ce  John  Scho- 
lar  dirigeait  une  imprimerie  k  Oxford ,  de  1512  à  1518. 

Abiolica,  le  Ballet,  pet.  ville  de  Suisse, 
près  Yverdon  (cant.  de  Vaud). 

Ablesu,  Ableiges,  village  de  Fr.  (Seine- 


ABLONIUM.  —  ACALANDRUA. 


6 


et-Oise);  anc.  château  et  comté  du 
Vexin  français. 

Arlonium,  AbUm,  commune  près  Ville- 
neuve-St-Georges  (Seine-et-Oise). 

Arnoba,  AùvoCa  [Ptol.]^  Randen,  montagne 
de  Souabe^  près  de  laquelle  le  Da- 
nube prend  sa  source. 

Abnobics,  Ister^  Danurius^  le  Danube  (en 
ail.  Dcnau),  le  plus  grand  fleuve  de  TEu- 
rope. 

A  BOA,  Abô,  Aboe,  ville  de  Russie  (Fin- 
lande) ;  se  dit  en  finnois  :  Turusa  ou 
Tourhou. 

Imprim.  en  1042.  1er. imprimeur,  Petnis  Waldiiu. 
Cn  Misaale  Aboense^  que  Vévéqne  Conrad  Bystz  fit 
corriger  par  Dan.  de  Egher,  professeur  de  Uiéologie 
à  la  Faculté  de  Paris,  fut  imprimé  k  Lubedc,  par 
Barth.  Gothan,  dès  l'année  14S8.  Nous  pouvons  citer 
coume  imprimé  ft  AbO  :  Wexioniut,  Epitome 
deêcriptiom»  Sueeiœ,  Gothiœ,  etc.,  Aboce,  P.  Wald, 
16M,  peL  in-8,  volume  fort  rare,  parce  que  certains 
détails  indiscrets  donnés  sur  ces  pays  le  firent  sup- 
primer lors  de  son  apparition. 

Abodiacum^  voy.  Abudiacum. 

Abrantium^  Abrantès,  ville  de  Portugal^ 
sur  le  Tage. 

Abredonia,  Aberdona^  Aberdonia  Vetus  ac 
Nova^  Aberdea,  Aberdeen,  ville  impor- 
tante d'Ecosse,  où  se  trouve  l'illustre 
collège  Marischal  (voy.  Devona). 

Imprim.  en  1622.  Le  l«r  imprimeur  cité  est 
Edwalraus  Rabanus,  et  voici  le  titre  dhui  livre  qui  se 
trouve  à  DuUin,  in  Archbishop  Marah's  lÀbrary^  et 
qui  doit  être  le  !«'  livre  imprimé  dans  cette  ville  : 
«  IV  DiscipUna  Ecelesiattica,  —  Abredoniae  excude- 
bat  Edvardus  Rabanus,  inipensis  Davidis  Melvill, 
1022,  cum  privilegio.  ■  —  Ce  livre  anonyme  (l'au- 
leorse  qualifie  avec  modestie  de  Gallicus  divinus) 
est  un  in-12  de  143  p. 

ABBENOTIUM,  AbHINCA,  ARERNETHiEUM^  AbCT^ 

nethy,  pet.  ville  d'Ecosse,  dans  le  comté 
de  PerUi  ;  ancienne  résidence  des  rois 
Pietés.  =  Autre  ville  d'Ecosse,  dans  le 
C4>mtc  d'Elgin,  près  des  monts  Gram- 
pians. 

Abria,  le  Lochaber,  contrée  montagneuse 
de  l'Ecosse,  dans  le  comté  d'inverness. 

Abrisca,  voy.  Abrenotium. 

AftRiNCJ:,  Abrdïcatui,  Abrunca,  civitas 
Abricastum,  cnr.  Abrincentensis  [Itin. 
Anton.],  AVENTicuM,  Ingena,  ^vytva 
[Ptol.],  Abrinktas,  Abrenctas,  Abrin- 
cATAs{monn.  mérov.],AvRENCEs  [Chron. 
de  S.-Denis],  Avranches,  ville  de  Fr. 
(Manche),  anc.  évèché. 

Imprimerie  en  1545,  suiv.  le  Ttfpographical' Ga» 
zetieer  du  Dr  Cotton  ;  mais  nous  ignorons  sur 
ooeile  donnée  repose  cette  assertion.  Le  plus  ancien 
Irrre  impr.  ft  Avranches  que  nous  connaissions  est 
m  brMaire  d*Avraneht»,  publié  par  Jehan  le 
Cartel,  en  15M,  et  qui  porte  à  la  fin  la  date  de  1592. 
M.  Ed.  Frère  cite  1500  comme  date  de  rétablissement 


de  la  t>-pographie.  Ce  Jehan  le  Cartel  fonda  quelques 
-nnées  après  une  imprimerie  k  Coutances  (1507). 
La  bibliothèque  d^Avranches  est  importante  ;  on  y 


années  après  une  imprimerie  k  Coutances  (1507). 

La  bibliothèque  d^Avranches  est  importante  ;  oi.  ^ 
remarque  les  mss.  de  l'ancienne  abb.  ou  mont  Saint 


Michel,  dont  M.  Ravaisson  a  donné  une  description 
exacte. 

AbrincatuIj  Abrincates,  *A6pi-pcaToSoi  [Ptol.], 
peuple  de  la  Lyonnaise  11%  qui  habi- 
tait VAmanckin  ou  pays  à^Aûranches 
(Abrincensis  pagus). 

Abrutium,  Abmzzi,  les  Abruzzes,  forment 
aui.  trois  provinces  du  roy.  d'Italie, 
habitées  au  temps  des  Romains  par  les 
Bruttiens,  les  Prétutiens,  etc. 

Absorus,    Ausoriensis    civitas,    Apsorus 

tltin.  marit.],  Osero,  île  et  ville  de  la 
^almatie. 

Absyrtides  iNsuLiE,  gTOu^c  d'îlcs  de 
l'Adriatique,  sur  la  côte  illyrienne;  la 
principale  était  Crepsa,  auj.  Cherso. 

AbUCINA,  VOy.ABUSINA. 

Abucinus,  voy.  Portus  Abugini.. 

Abuducum,  Abodiacum  [Tab.  Peut.],  Abdia- 
cuM,  Fùssen,  ville  de  Bavière,  dans  l'anc. 
Vindélicie. 

Abula,  'Aê&uXa  [Ptol.],  Albula,  Albicella, 
Avila,  ville. a'Espagne,  dans  la  Vieille- 
Castille. 

Abus,  Humber,  fl.  d'Angleterre;  se  jette 
dans  la  mer  du  Nord. 

Abusina,  Aboona,  AvENTiNcii,  Castrum 
Rauracense,  Arusena  [Tab.  Peut.], 
Abensperga,  Abensberg,  ville  de  Bavière, 
sur  l'Abens,  près  Ratisbonnc. 

Abydos,  Abydus,  Abydum  [Plin.],  Nagara 
Bouroun,  ville  de  THellespont,  sur  le  dé- 
troit des  Dardanelles  (auj.  pach.  d'A- 
natolie). 

Abydos,  Mand  founeh  (ville  enterrée),  ville 
d'Egypte. 

Ce  fut  là  que  M.  Bankcs  trouva,  en  1818,  la  fameuse 
table  d*Abydos.  —  N'est-ce  pas  VAviduvicus  de  Pcu- 
tinger  7 

Abyij^,  Abyta  Columna  [Plin.],  sieira  de 
las  Monas,  mont  aux  singes,  sur  la  côte 
d'Afrique ,  vis-à-vis  Gibraltal*.  On  a 
donné  ce  nom  égalemeut  à  la  ville  de 
Ceuta  (Septa),  où  sont  les  presidios  es- 
pagnols. 

Abystrum, Orstmarso  (?),  bourg  deCalabre^ 

anc.  ville  importante  des  Bruttiens. 
AcA,  voy.  Acco. 

AcADEMU  JuLu,  voy.  Heliiestadtum* 

AcATJiNDRA,  anc.  ville  de  la  Lucanie,  auj. 
Saiandra, 

AcAiJVNDRUA,  la  Salandrella,  rivière  qui 
passe  à  Salandra,  roy.  de  Naples« 


ACAMANTHIS.  —  ACILIO. 


8 


ACAMANTHIS,  VOy.  CyPRUS. 

AcANTHOPous,  Bomstett,  viUe  du  Wur- 
temberg. 

AcANTHUS,  "AxavOo;  [Strab.],ou  Apollonu, 
Erizzo,  ville  de  Grèce  (Macédoine), 
près  da  mont  Athos.  =  Cheriasa  oa 
Hierisos,  autre  ville  de  Macédoine,  près 
Chalcis. 

AcARNANiA,  VAcamanie,  province  de  Grèce 
0ont  un  diocèse  porte  encore  le  nom  ; 
,  auj.  la  Carnia  et  il  Despotato,  cap.  Argos 
AmpkHochivm. 

AcAUNUM,  voy.  Agaunum. 

AccATUcas,  anc.  ville  de  la  Bétique^  auj. 
Huelma,  bourg  de  l'Andalousie . 

Aca,  AccTTANA  avTTAs,  Gades,  Cadix,  ville 
d'Espagne  (Andalousie).  Voy.  Gades, 

AcapiTRUM  Insula,  île  San  Pietro,  au  S.  de 
la  Sardaigne. 

AccipiTRuii'  Insulje,  iks  Açores  (d'açor, 
milan,  en  portugais). 

AccrroDUNUM ,  Ahun,  dans  la  Marche 
(Creuse),  bourg  et  anc.  abb.  de  Bénédict. 
qu'on  appelait  le  Moustier  d'Ahun. 

AccmjM,  Finiana,  pet.  ville  d'Espagne 
(roy.  de  Grenade). 

Acco,  AcA,  Akka,  ou  SUJean-d'Acre,  ville 
de  l'emp.  ottoman  (Syrie);  anc.  Ptolé- 
maxs  et  Ptolénmde, 

AccusiARUM  GoLONu,  voy.  Gratianopolis. 

AcEDEs,  AcEDUM,  Ceueda,  ville  et  évèché 
d'Italie  (Lombardie). 

AcETxuM,  AauuM,  voy.  Asula. 

AcERis,  Acri,  riv.  de  Calabre. 

AcERNUM,  Acemo  ou  Actemo,  ville  et  évè- 
ché de  la  Princip.  cit.  (roy.  de  Naplcs). 

ACERR.E,  'Ax«PP«  [Strab.],  Acerra,  ville  de  la 
Campanie  (Terre  de  Labour),  dans  le 
roy.  de  Naples,  sur  YAgno,  détruite 
par  Hannibal  et  rebâtie  par  les  Ro- 
mains. =  Acere,  ville  de  la  Lombardie, 
près  Pavie. 

AcESTNEs,  'AxTrjaiyr.;  [Arrian.l,  AcHATOs,  Can- 
tara  ou  Cantera^  riv.  de  Sicile. 

AcBSTA,  Egesta,  Aceste  et  Segeste,  auj. 
CakUatinni,  ville  de  Sicile  ;  ou,  suiv. 
Mommsen,  Alcamo, 

Achaia,  Acilea,  iEoiALEA,  VAchoie,  auj. 
Livadie,  province  grec(]ue  ;  ses  douze 
États  constituent  la  ligue  Achéenne, 
détruile  l'an  146  av.  J.  G.:  au  moyen 
âge,  une  principauté  est  formée  sous 
ce  nom  (1205-1387).  VAkhaia  actuelle 


forme  un   diocèse  dont  Patras  est  le 
chef-lieu. 

AcHASsu,  Achasse  ou  Achasses,  riv.  du 
bas  Languedoc;  se  jette  dans  le  Rhône. 

AcHATEs,  riv.  de  Sicile,  auj.  le  Drillo. 

AcÊATius,  VEchitz,  riv.  de  Wurtemberg; 
se  jette  dans  le  Neckar. 

ACHATOS,  voy.  ACESINES. 

AcHELous,  'Ax»Xwo;  [Thucyd.],  Sionaspro  ou 
Aspropotamoi  riv.  de  Grèce  (Livadie). 
=  VEpidone,  autre  riv.  de  Grèce,  en 
Êtolie,  auj.  gouv.  de  Missolonghi. 

AcHERHusiA,  Ackerhuus,  ville  de  Norvège. 
[Chaudou.] 

AcHERON,  Delichi  (en  turc  :  Fanar),  rivière 
d'Epire  (auj.  pachalik  de  Janina),  = 
Petite  riv.  d'Italie,  dans  le  Bruttium 
(Calabre).  On  trouve  aussi  Aqua  Ache- 
RusiA.  ==  Pet.  riv.  de  VElide  (Pélopon- 
nèse), app.  auj.  Savuto. 

AcHERONTu,  Agerentia  [Paul.  Diacon.], 
ville  de  la  Lucanie  orient.,  auj.  Ace- 
renza,  roy.  de  Naples,  dans  la  Bost/t- 
cote  (archevêché). 

ACHERONTU  ou    ACHERONTINA   PROVINCIA,  la 

Basilicaiey   partie  de  l'anc.  Lucanie, 
prov.  du  roy.  de  Naples. 

AcHERsuNDA,  Akersimdi,  île   de  Norvège. 

AcHERusu  PALUS,  lac  FusoTo,  entre  Cumes 
et  Misène,  dans  l'anc.  Campanie  (Terre 
de  Labour).  =  Marais  de  la  Thesprotie, 
en  Epire,  près  de  Dodone,  auj.  Cas- 
tritza. 

AcHETus,  riv.  de  Sicile,  auj.  Fiume  di 
Nato. 

AcHiLLEA  NovA,  KiUa,  pet.  ville  de  la 
Turquie  d'Europe. 

AcHRiDiA,  AcERYs,  auj.  Oofida,  ville  de  la 
Bulgarie  macédonienne  (pach.  de  Si- 
hstrie).  L'empereur  Justinien,  qui  y 
était  né,  l'avait  relevée  et  appelée 
Justiniana  Prima, 

AcHYRUM,  Achtyrskqj,  ville  de  Russie^  sur 
le  fl.  Vorsklo,  dans  l'Ukraine. 

AaAcuM,  Aq/,  bourg  de  Normandie 
(Seine-Inférieure). 

Guillelmus  de  Adaco,  1265. 

AciDULiE  Antonianue,  Tillerbronn,  eaux  mi- 
nérales, près  Cologne  (Prusse). 

AdUA  AuGUSTA,  Straubingen,  ville  de  Ba- 
vière, dans  l'anc.  Vindélicie. 

Aciuo,  AciLioNis,  Urbs  Aiguiluonum,  Ai- 
guillon, ville  de  Fr.  Voy.  Aiguilijonum. 


ACIMINCUM.  —  AD  ANSAM. 


iO 


AoMiscvu,  'Axovpuvxov  [Ptol.]^  AcuNUM  [Tab. 
Peut.],  Peteruxa^dein,  ville  forte  de  Hon- 
grie, sur  le  Danube  ;  dans  Tanc.  Pan- 
nonie  inférieure. 

Aascira^  Acincum  Sicambrle,  Aquincum, 
AU-Ofen,  ville  de  Hongrie  (Voy.  Aquin- 
cum). 

AcnnpuM,  Acinippo,  anc.  ville  de  la  Béti- 
que,  que  l'on  croit  retrouver  dans  les 
ruines  de  Ronda  la  Vieja  (Andalousie). 

AciRis,  Agri,  riv.  de  la  Grande  Grèce, 
auj.Calabre  citer. 

Aas,  Ztptçoc  [Strab.],  Meropu  ou  Syphnus, 
ile  de  Siphanto,  dans  l'Archipel,  l'une 
des  Cyclades. 

Agis,  Aci-Reale,  ville  de  Sicile,  au  N.  de 
Catane. 

Agis,  Jaci  ou  Ad,  riv.  de  Sicile,  près  du 
mont  Etna. 

AoTA,  Melùs  ou  Mile,  lie  de  la  Grèce  (Cy- 
dades). 

AciTHENTs,  Acmnus,  Birgi,  pet.  riv.  de  la 
Sicile,  dans  le  val  di  Mazara. 

AcLEA,  JE,  Acle,  pet.  ville  d'Anrieterre, 
en  Gloucestershire  et  en  Norfolk. 

AcoiQMUM,  AcuioNcuM,  Solankemen,  ville 
de  l'anc.  Pannonie,  auj.  en  Autriche, 
dans  la  Slavonie. 

AcoNA,  Aqu£  Saxonicjs,  Acken,  pet.  ville 
sur  TElbe,  près  Magdebourg. 

AcRA,  Hydrus,  puis  Hydruntum,  ville  de  la 
Grande  Grèce,  près  du  cap  lapyge,  aui. 
Otrante,  Otranio,  dans  la  Calabre  cité- 
rieure. 

AcRA,  Arda,  anc.  ville  de  Sicile,  à  l'O.  de 
Syracuse,  auj.  monastère  de  Santa 
Maria  d'Arcia. 

AcRA  Iaptgu,  cœp  Santa  Maria  ou  cap 
lapyge,  près  d'Otrante,  dans  la  Calabre 
citer. 

AcR£,  auj.  Palazzolo  ou  Palazzuolo,  ville 
de  Sicile,  au  S.-O.  de  Syracuse. 

Acragâs,  Agrigentum,  auj.  Girgenti,  ville 
de  Sicile,  sur  la  pet.  riv.  qui  porte  son 
nom,  Fiume  di  Girgenti  ou  Fivme  di 
Naro. 

AcRicoimni  [Itin.  Anton.],  Hereford  sur  la 
Wye,  ville  d'Anglet.,  cnef-lieu  du  Here- 
fordshire. 

AcROATBos,  !\xfcéc«v  [Hérod.l,  anc.  ville  de 
Thrace,  sur  le  mont  Athos,  auj.  Cima 
di  Monte  Santo,  abb.  de  l'ordre  de  S.- 
Basile. 


AcRocERAUNiA ,  Kimoria  ou  Khimarola, 
ville  d'Ëpire,  dans  le  pachalik  de  Ja- 
nina. 

AcRocERAUNu  MoNTEs,  chalue  de  monta- 
gnes en  Ëpire,  qu'on  appelle  auj. 
Monti  délia  Chimera  ou  Chimiaroli. 

AcRONius  Lacus,  en  ail.  Bodensee  ou  Bod- 
mer,  le  lac  de  Constance,  en  Suisse. 

AcROPous,  Agropdi,  pet.  ville  du  roy.  de 
Naples  (Princip.  citer.). 

AcHovENTUM,  auj.  Govemolo  (?),  pet.  vi}le 
d'Italie,  près  de  Mantoûe. 

AcTANiA,  Schelling,  île  du  N.  de  l'Allema- 
gne, dans  la  mer  du  Nord. 

Acte,  anc.  nom  de  VAttique. 

AcnuM,  FANUM  Apolunis  Acte,  Ano,  ville 
et  promontoire  de  la  Grèce,  dans  l'anc. 
Acarnanie,  près  du  golfe  d'Ambracie 
(bataille,  31  av.  J.  C).  =  La  ville  cons- 
truite sur  les  ruines  d'Actium  s'appelle 
Preveza  [suiv.  Chaudon].  =  Le  pro- 
montoire porte  auj.  le  nom  de  Ca^ 
Figalo  ou  Figolo,  ou  encore  Punta  de  la 
Civola. 

AcuLA,  Aquje  TARiNiE,  Acquorpendente , 
ville  d'Italie,  au  N.  de  Viterbe  (Ro- 
magne). 

Acumincum,  voy.  Acumintum. 

AcuMUM,   Mansio   Acuno    [Itin.  Anton.], 

iEMARORUM    MONS,    MONTIUUM    AdEUARI, 

MoNs  Adhemardi,  Montélimart,  ville  de 
Fr.  (Drôme). 

Le  premier  livre  imprimé  k  Montélimart,  dont 
nous  ayons  connaissance,  est  intlt.  :  U  Magnificat 
du  Pape  et  de  Sainte  Mère  Église  romaine  (fHW 
Charles  Léopard),  à  Montélimas  (sir ),par  J.  Joyeux, 
1386,  pet.  in-8.  Il  nous  serait  cependant  impossible 
de  prouver  que  ce  livre  satirique  ait  été  réeUement 
Imprimé  dans  cette  ville. 

Acls,  Mont-Aiguille,  dans  le  Dauphiné 
(Isère).  =  Aiauilles,  bourg  de  France 
(Hautes-Alpes). 

Acusio  CoLONTA>  Acusio  Segalaunorum, 
Ancone,  bourg  du  Dauphiné  (Isère). 

AcuTi  MoNASTERiUM,  Antimonasterium,  Ey- 
moutiers,  auj.  Émoutier,  pet.  ville  du 
Limousin  (Haute-Vienne). 

ACUTUS,    AgUSTUS,     AUGUSTIUS,     Agotius, 

VAgoust,  pet.  riv.  du  haut  Languedoc; 
se  jette  dans  le  Tarn. 

AcYTHUs,  AcYTHos,  Melos,  voy.  Agita. 

Adamantta,  um,  Amantia,  Amantea,  ville 
d'Italie  (Calabre  citer.). 

Ad  A^'SAM,  localité  d'Angleterre  que 
Cambden  croit  être  Itham-Cester 
(comté  d'Essex). 


11 


AD  AQUAS.  —  AD  MAUREIM. 


12 


Ad  Aquas.  ZarmirZegethuta,  cap.  de  la 
Bessarabie  (anc.  Dacie). 

Ad  Aquas  Gradatas.  S.  Cantiano,  bourg 
maritime  de  la  Vcnétie. 

Ad  Aquas  Larodas^  Thermo  SELiNumiiE^ 
Sciacca,  bourg  de  Sicile^  prè»  Girgeuti. 

Ad  Aquilas,  voy.  Aquujl. 

Ad  Aquilas^  Aigle  (en  ail.  Eigeïl),  petite 
ville  de  Suisse,  cant.  de  Vaud. 

Adax,  Atax,  Adice  Fluvius  [Frédég.], 
l'Aude,  û,  du  Languedoc. 

Ad  Caballos,  Bagnacaballum,  Bagna-Cii- 
valh,  bourg  d'Italie,  dans  la  légation 
de  Ferrare. 

Ad  Calem  [Tab.  Peut.1,  Ad  Callem  [Itin. 
Ant.],  Cagli,  ville  au  duché  d'Uroino, 
dans  l'anc.  Ombrie,  sur  la  voie  Flami- 
nienne. 

Ad  Capras,  Caprje,  auj.  Capraja,  bourg 
des  États  du  Pape,  dans  Tanc.  Ombrie. 

Ad  Carceres,  Kersers,  bourg  de  Suisse. 

Ad  Casas  CjKsarianas,  S.  Cassano,  pet. 
ville  de  Toscane,  près  Florence. 

Ad  Centuriones,  Ad  Centenarium  [Tab. 
Peut.],  Ceretum,  Céret,  ville  de  France 
(Pyrénées-Orientales),  dans  l'ancienne 
Gaule  Narbon.,  chez  les  Volsques  Tec^ 
tosages. 

Ad  Cetium  Montem,  Cilli,  bourg  d'Autriche. 

Ad  Decimum,  Borghetto,  bourg  d'Italie,  sur 
le  Tibre,  à  10  milles  de  Rome. 

Addua,  VAdda,  riv.  d'Italie,  dans  l'anc. 
Gaule  cisalpine,  auj.  Lombardie;  se 
jette  dans  le  Pô. 

Addua  Glarea,  Ghierra  d'Adda,  pet.  prov. 
de  Lombardie.  [Ptol.] 

Ad  Duodecihum,  Delme,  bourg  de  Lorraine 
(Moselle). 

Adellum,  Elda,  ville  et  riv.  d'Espagne, 
roy.  de  Valence. 

Adera,  ville  d'Espagne,  auj.  Amposta  (?) 
(Catalogne). 

Aderborna,  Aderbom,  pet.  ville  de  Pomé- 
ranie,  sur  l'Oder. 

Adettauna,  Echtemach,  ville  de  Belgique 
(Luxembourg). 

Ad  Fines,  Bibrax,  Fim^e,  Fismes,  pet.  ville 
de  Champagne  (Marne).  (Conc.  prov. 
a.  881,  935.) 

Ad  Fines  [Itin.  Ant.],  Fines  [Tab.  Theo- 
dos.],  Pfin,  bourg  de  Suisse  (Thurgo- 
vie). 


Ad  Fines,  la  Sirettura,  bourg  d'Italie, 
près  Spolète.  =  Thuin,  ville  de  Belgi- 
que  (Uainaut).  =  Torre  di  Sarracme, 
pet.  ville  de  Toscane.  =  Veillane,  bourg 
du  Piémont.  =:  Samagtuxr,  ville  de  Hon- 
grie. 

Ad  Flexum,  <i>x*Çcv  [Ptol.],  Ovaru,  Ova- 
rium,  dans  la  Pannonie  supérieure, 
auj.  Altenburg  (en  hong.  Obar),  ville  de 
Hongrie,  sur  la  Leitha. 

Ad  Flexum,  BidizzoH,  pet.  bourg  d'Italie, 
entre  Bergame  et  Vérone.  =  Rivoltella, 
suiv.  Bischotf  et  MôUer. 

Ad  Fonticulos  ou  Funtuijos,  alla  Fontana, 
village  près  Fiorenzola  (Toscane). 

Ad  Gradus  Rhodani,  les  Bouches  duRhôîie  : 
le  vocable  Gradtis  s'est  conservé  dans 
le  nom  de  Gras  que  portent  les  divers 
bras  du  fleuve  à  son  embouchure. 

Adhelaidis  Palatium,  depuis  Villanova  S. 
Germant,  auj.  Franqueville,  village  près 
Compiègne  (Oise),  anc.  palais  mérovin- 
gien. 

Ad  Herculem  [Itin.  Ant.],  Portus  Hercuus 
Labronis,  Liburnum,  Aîêupvov  [Zosim.], 
Livomo,  Livoume,  ville  de  Toscane. 

Deux  imprimeries,  Pune  hébraïque,  l^autre  ca- 
tholique, furent  établies  dans  cette  vUle  l*an  1650. 
Le  l«r  imprimeur  catholique  s'appelait  Antonio 
Santini.  M.  Ilaym  cite  un  y/61  in-8,  Origine  de  Li- 
vomo^ di  Niccolô  Magri,  imprimé  en  1647. 

Ad  Herculem,  Carpis,  Kapirt;  [Ptol.],  Car- 
poRUM  vicus  [Amm.  Marcel.],  Sirpi  [Itin. 
Ant.],  Gran,  ville  de  Hongrie,  sur  le 
Danube;  en  hongr.  Esztergom. 

Imprimerie  en  1586. 

Ad  Herculem  Castra,  voy.  Aquincum. 

Ad  Horrea,  à  12  milles  d'Antibes.  [Itin. 
Ant.],  Cannes,  ville  de  France  (Var). 

Ad  Inqsa  Saxa,  Incisa,  pet.  ville  du  Pié- 
mont, sur  le  Belbo. 

Adjaqi  Sinus,  golfe  d'Ajaccio. 

Adjacium,  Ursinum,  ^occto,  ville  de  Corse. 

Ad  Jovem,  la  Sauvetat  ou  la  Salvetat,  pet. 
ville  de  Fr.  (Haute-Garonne). 

Ad  Lacum,  Lachen,  ville  de  Suisse  (canton 
de  Schwytz). 

Ad  Lapidem,  Stronchan,  pet.  ville  d'Angl. 
[Cambden.] 

Ad  Leucas  VII.  Geminas,  voy.  Legio. 

Ad  Malum,  Oulx,  pet.  ville  du  Dauphiné 
(Hautes-Alpes). 

Ad  Maureim,  ad  Mures,  Maukirchen,  pet. 
ville  d'Autriche. 


!3 


AD  MEDIAS.  —  AD  SUMMUM  PIDUM. 


14 


Ad  Médias^  ïa  GrimQia,  pet.  ville  de  Tos- 
cane,  au  confluent  de  la  Sesia  et  du  Pô. 

AdMoniua  [Tab.  Peut.],  Moneglia,  bourg 
d'Italie,  près  Gènes. 

An  MoN-TEM,  Amœntts  Mons,  Ammen  ou 
Ambden,  bourg  de  Suisse. 

An  MuRos,  MiîRoaNCTA  [Amm.  Marcel.], 
Sumerzim,  pet.  ville  de  Hongrie,  dans 
Tanc.  Pannonie  infér. 

Ad  Noxum,  Melegnano  ou  Marignan,  pet. 
ville  du  Milanais.  =  Mestre,  bourg  de 
la  Vénétie. 

Ad  Noyas,  Porto  Cesenatico,  pet.  port  sur 
l'Adriatique  (Italie). 

Ad  Octavum,  Ripula,  Rivoli,  ville  du  Pié- 
mont. =  Saltara,  village  de  la  Lombar- 
die,  au  N.-O.  de  Vérone. 

Adonum  SoLENuif,  Adon,  cbàteau  de  Hon- 
grie, sur  le  Danube. 

Ad  Palatium,  Palazzo,  ville  du  Tyrol,  près 
Trente,  sur  TAdige. 

Ad  Perticas, village  près  Pavie,  sm], Santa- 
Maria  délie  Pertiche,  avec  une  basilique 
bâtie  par  la  reine  Roselinde. 

Ad  Pontem,  Paunton,  ville  d'Angleterre 
(Lincolnshire). 

Ad  Pontem  ou  Pons  Mûri,  Murau,  ville  de 
Styrie. 

Ad  Poîn-EM  ïsis,  Ibissa  [Tab.  Peut.],  Ips, 
bourg  de  la  basse  Autriche,  sur  le  Da- 
nube. 

Ad  Portum  [Itin.  Aq.  Apollin.l,  à  xxni  m. 
de  Gadès,  auj.  Chiclana  (?)  oourg  près 
Cadix  (Andalousie). 

Ad  Portum  Dubris  [Itin.  Anton.],  voy.  Do- 

ROBERNIA. 

Ad  quatuor  Rotas,  Vierraden,  ville  près  de 
Brandebourg,  dans  l'UckermarK  (Mar- 
che de  l'L'cker). 

Adrabj;  Campi,  anc.  district  de  la  Germa- 
nie, auj.  Dat-Marchfeld,  en  Autriche. 

Adrana  [Tacit.  Ann.l,  Adranus,  VEdder 
ou  VEaer,  riv.  d'Allemagne;  traverse 
la  M'estphalie  et  la  Hesse.    . 

Adraste,  St'Oswaid,  bourg  de  l'Autriche, 
dans  l'anc.  Norique. 

Adran'um.  'a^oaWv  [Diod.  Sic],  Hadranum 
[Sîlins],  Aaemo,  ville  de  Sicile  au  pied 
de  l'Etna. 

Adru,  AUri,  ville  du  roy.  de  Naples,  fon- 
dée par  Adrien  (Abruzze  ultér.). 

Adria,  'A^pta  [Strab.],  Atria  [Plin.],  Adria, 
ville  de  la  Vénétie,  dans  l'Est  de  Rovigo. 


ADRLfi  ScopuLus,  Pelagosa,  pet.  île  de 
l'Adriatique,  près  Venise. 

Adrianopous  [Amm.  Marcel.],  'A^ptavoûwoXiç 
[Zosim.],  Orestias  [Zonar.],  Mua,  anc. 
ville  de  Thrace,  chef-lieu  de  la  prov. 
appelée  Hœmimons;  auj.  Andriîwple 
(en  Thrace,  Uscudama;  en  turc,  Eder- 
néh;  en  allem.,  Adrianopel)  ;  cap.  de 
la  Roumanie,  sur  la  riv.  de  Maritza 
(l'anc.  Hebrus), 

Les  Juifs  introduisirent  rimprimerie  dans  cette 

ville  au  milieu  du  xvie  siècle.  Le  Dr  Cotton  cite  un 

livre  imprimé  à  Andrinople,  en  15M ,  qui  se  trouve 

.  dans  la  biblioth.  Oppentaeim.  {Typogr,  Gaz.,  p.  5.) 

Adruticus  Sinus,  'Aâ'piaTixô;  [auxc;  [Strab., 
IV],  Hadria,  mare  Adrianum  Cicér.], 
MARE  SupERiii  [Lucan.],  Golfo  ai  Vewe- 
zia,  la  mer  Adriatique. 

Ad  Rubras,  Cabecas  Rtddas,  village  d'Es- 
pagne, en  Andalousie. 

AdRUMETUM  (anc.  ADRYMÈ,'A5'pup.yî,HADRIT0), 

sous  Trajan,  Concordia,  et  sous  Justi- 
nien  Justiniana  Secunda,  Susé,  auj.  Ha- 
mamet,  ville  de  la  côte  Nord  d'Airique 
(Tunisie).  ==  On  trouve  également 
au  moyen  âge  Sousah,  Sassa  Nigra  et 
HerkJa. 

Ad  Saunas,  SATJNiE,  Spotana,  pet.  ville 
d'Italie  (Abruzzes). 

Ad  Septem  Aras  [Ilin.  Ant.],  Azumar,  ville 
de  Portugal,  près  Elvas. 

Ad  Sextias,  Sesti^e,  Rocca  di  Fiumesino, 
bourg  de  la  Marche  d'Ancône  (Italie). 

Ad  Shanum,  Albrac,  village  de  Roucrgue 
(Lot),  qui  s'est  appelé  aussi  Pradès  d'Aur 
broc. 

Ad  Stabulum,  le  Boulou  ou  Elbolo,  village 
de  France  (Pyrénées -Orient.),  dans 
l'anc.  Gaule  Narbonnaise. 

Ad  Statuas,  Oliva,  pet.  ville  d'Andalousie^ 
au  N.  d'Alicantc. 

Ad  Statuas  Colossas,  Colœz,  ville  de  Hon- 
grie, sur  le  Danube. 

Ad  Summum  Arnam,  Somme-Ame  ou  Som- 
meranie,  village  de  France,  à  la  source 
de  TArne  (Marne). 

Ad  Summum  Axonam,  Somme-Aisne  ou  Som- 
maisne,  village  du  Barrois,  à  la  source 
'  de  l'Aisne  (Marne). 

Ad  Summum  Bionam,  Somme-Rione,  pet. 
village  de  Champagne,  à  la  source  de  la 
Bione,  rivière  qui  se  jette  dans  l'Aisne. 

Ad  Summum  Pidum,  Somme-Py,  bourgade 
de  Champagne,  anc.  baronnie  (Marne). 


15 


AD  SUMMUM  SARTHAM.  —  ^DUÏ. 


16 


Ad  Sitmmum  Sârtham^  Somme-Sarthe,  village 
du  Perche,  à  la  source  de  la  Sarthe 
-    (Orne). 

Ad  Summum  Suppiam,  Somme-Suippe ,  vil- 
lage de  Champagne,  à  la  source  de  la 
Suippe,  pet.  riv.  qui  se  jette  dans 
r Aisne  (Marne). 

Ad  Summum  Turbam,  Somme-Tourbe,  village 
de  Champagne,  à  la  source  de  la  Tourbe, 
affl.  de  1  Aisne  (Marne). 

Ad  Summum  Vidulam,  Somme-Vesle,  villaçe 
de  Champagne,  à  la  source  de  la  Vesle 
(Marne). 

Ad  TRES  Lares,  BIediolarium  [Ptol.],  auj. 
MiiUaren,  pet.  ville  de  la  Frise. 

Ad  Tricesimum  [Itin.  Anton.],  Tricesimo, 
ville  d'Italie  (Frioul). 

Ad  Tropj:a,  ville  des  Bruttiens  dans  la 
Grande-Grèce,  auj.  Tropia,  dans  le  roy. 
de  Naples. 

Ad  Turrem  LiBissoNis,  Porto  Torre,  bourg 
de  rile  de  Sardaigne. 

Ad  Turres,  Taurucum,  Tauryacus,  Tauria- 
cuM  viuji  IN  FiNiBUs  Carnutum  [Charta 
reg.  Bosonis,  a.  881],  Toury,  bourg  de 
la  Beauce  (Eure-et-Loir). 

Adua,  Adduas,  Indus,  ÏAin,  rlv.  de  Fr.  ; 
se  jette  dans  le  Rhône. 

Aduaca,  voy.  Aduatica  Tungrorum. 

Aduallas,  Alpes  Summ^,  voy.  Alpes. 

Aduatica,  voy.  Antuerwa. 

Aduatica  Tungrorum,  voy.  Attuatuca. 

Aduatici  ,  Atuaci,  Catuatici  [Caes. 
Comm.J,  peuple  de  la  Gaule  Belgique, 
habitant  ce  qui  forme  auj.  le  territ.  de 
Namur,  et  partie  du  dép.  du  Nord. 

Aduaticorum  oppidum,  Atuatica,  Namur- 
cuM,  Namurum,  Namur,  ville  de  Belgi- 
que. —  «  Egregie  natura  munitum  oppi- 
tt  dum...  altissima  rupes,  »  dit  Caesar. 
Cette  description  des  Commentaires 
s'applique  beaucoup  mieux  à  Namur 
qù  à  Douai  ou  à  Anvers,  comme  l'ont 
pensé  quelques  géographes. 

Suivant  MM.  Temaiix.  et  Gotton,  le  1er  livre  im- 
primé i  Namur  serait  intit.  :  Synodi  diacetani  na- 
murcensis,  ISamurci,  1639,  in-4.  Un  livre  publié 
au  XVI*  siècle  dans  cette  ville,  sans  date,  figure 
dans  plusieurs  anciens  catalogues;  c'est  le  recueil 
des  Coutumes  et  ordonnance»  du  pays  et  comté  de 
Namur,  in-ft,  mais  nous  ignorons  son  lieu  dMm- 
pression. 

LMntroducUon  de  Pimprimerie  eut  lieu  à  Namur 
en  1610,  nous  écrit  M.  Goihier,  libraire  érudit  de 
Liège;  le  nom  du  premier  imprimeur  est  Henri 
Furlet,  et  voici  le  titre  d'une  de  ses  premières  im- 
pressions :  la  Fie  du  glorieux  S»  Gérard,  abbé  de 


Broigne,  tirée  des  escrits  du  I?.  P,  Ribadeneyra, 
prestre  de  la  Compagwe  de  Jésus,  par  Fr.  Gouris, 
prieur  de  Vabb,  de  S.  Gérard.  —  Mamur,  H.  Furlet, 
t.  d.  in-12,  de  S2  p.  avec  approb.  du  1*'  sept.  1618. 

Adula,  Adualla,  Adyla,  («pc;  t«v  "A-Xiricuv 
[Ptol.],  groupe  de  montagnes  alpestres 
qui  renferme  le  Saint-Gothard,  le  Fo- 
gelsberg,  le  Grimsel,  etc.  Voy.  Alpes. 

Adullia,  Adlulua,  Douriers,  village  de 
Picardie  (Somme). 

Aduncum,  Adoncum,  Adonco,  village  sur  le 
lac  de  Côme. 

Adura,  voy.  Aeria. 

Adura,  Adurus,  Aturis,  ^ÀToupi;  [Ptol.], 
Aturrus  [Auson.],  VAdour,  fl.  de  Fr. 
(Basses-Pyrénées). 

Adurni  Portus  [Notit.  imper.],  Edering- 
ton,  pet.  ville  d'Angleterre. 

Adurus,  voy.  Adura. 

Adus,  voy.  Addua. 

Adyersa,  Averso,  pet.  ville  du  roy.  de  Na- 
ples, près  Capoue. 

Ad  Vicenas,  voy.  Vincepw^. 

Ad  Vicesimum  [ïtin.  Anton.],  Mendoloia, 
bourg  de  la  Terre  d'Otrantc,  au  fond 
du  golfe  de  Tarente. 

Ad  Vicesinum  .[Tab.  Peut.],  Arignano, 
bourg  des  États  Pontificaux,  à  20  m. 
de  Rome. 

AdvocatoruM  Terra,  le  Voigtland,  prov. 
de  Saxe  (?). 

iEA,  île  du  PontrEuxin,  auj.  Sataheîla, 
dans  la  mer  Noire. 

iEAS,  voy.  Aous. 

iEBUD-€,.EBUDES,  Hebrides  insulje,  Ubs  Hé- 
brides, sur  la  côte  N.-O.  d'Ecosse. 

^Ebura,  Atêoupa  [Strab.],  ville  de  la  Tarra- 
conaise,  auj.  Talavera  de  la  Reyna 
(Espagne).  —  Sans  doute  la  Libora  de 
Ptolémée? 

iEcAE  [Tab.  Peut.],  Ecae  [Itin.  Anton.], 
ville  des  Hirpins,  en  Italie,  auj.  Troja, 
dans  la  Capitanate. 

iEcLANUM  [Itin.  Anton.],  ^Eculanum,  aîjwu- 
x«vov  [Ptôl.],  ville  des  Hirpins,  ruinée 
par  Sylla.  Les  géographes  sont  divisés 
au  sujet  de  l'emplacement  qu'occupent 
ses  ruines  :  suiv.  lea  uns  c'est  à  Fricenti, 
dans  la  Princip.  ultér.  ;  suiv.  d'autres  à 
Mirabello,  près  de  Bénévent,  qu'on  re- 
trouve ces  débris. 

iEDui,  peuple  qui  tenait  le  premier  rang 
parmi  les  nation^  gauloises  (jEdui  quo- 
rum in  omni  Gallia  summa  est  authori- 


17 


iGDUNUM.  —  iCMILIANI. 


18 


tas,  dit  César)  ;  Plutarque  les  appelle 
'A^iX^t  'p<dua{e«v  :  ils  habitaient  une  par- 
'  tte  de  la  Bourgogne  et  du  Lyonnais^  le 
Forez,  le  Beaujolais,  la  Bresse,  le  Ni- 
vernais, etc.  Parmi  eux  on  trouve  : 
.€dui  Alexienses,  habitant  VAuxois  (en- 
virons de  Semur);  —  iEoui  Ambarri, 
terril,  de  Chalon-sur-Saône;  —  iEDUj 
Lkgones,  lerrit.  de  hongres  ;  —  iEDUi 
LuGDCNENSEs,  le  Lyonnois  ;  —  iEDUi  Ma- 
TiscoNENSEs,  le  Màconuais  ;  — iEnui  Mor- 
vLVNi,  le  Morvan  ;  —  JEdvi  Nivernenses, 
le  ytremais,  etc. 

.Cdutçum,  voy.  NrvERNUM. 

.Cdcorcm  Civitas,  voy.  Bibractum. 

jïIeta,  voy.  Cajeta. 

.Cg££  Macedonls,  kiyuLl  [Diod.  Sic], 
Arrxtat  [Plol.],  Edesse,  capit.  de  l'Ema- 
thie,  aLU}.'Moglena,  dans  le  pachalik  de 
Saloniki.  =  Pendant  les  croisades  elle 
s'appelait  Eoehes. 

.Cgates,  iEoADEs,  Mgusm,  Aî^ffai  [Polyb.], 
Lnsul-e,  Favillana,  Levenza,  Maretamo, 
groupe  d'iles  à  l'E.  de  la  Sicile. 

.Egeta  [ïlin.  Anton.J,  Egeta  [Tab.  Peut.], 
'E-pira  [Ptol.l,  Viteslaw,  ville  de  Servie, 
dans  Tanc.  Mœsie  supérieure. 

.€jgevu,  voy.  Mare  iEcEUM. 

iCGiALEA,  anc.  ville  de  l'ile  d'Amorgos, 
dans  TArchipel,  auj.  Hyali.  =  L'Achaîe 
propre,  auj.  Marée, 

JEIgiba  [Plin.],  yEciDiA,  iEoiDis  Insula 
[Inscr.  Gruter.],  Justinopous,  auj.  Capo 
d'ïstria,  anc.  capit.  de  l'Islrie  véni- 
tienne, auj.  Illy rie  autrichienne. 

iEGnK)RA,  VEider,  riv.  du  Holstein. 

iEGH-A,   i£GU.IUM,   iEciLON    [PHo.],  Aî-yiXov, 

C\PRARU  [Plin. ,  p.  Mêla] ,  Gaprasia 
[Varro],  Capraja,  Caprée,  île  de  la  côte 
d'Italie,  au  N.-O.  de  l'île  d'Elbe. 

.CGnx\,  ktyiXoL,  Cérigotto,  l'une  des  îles 
Ioniennes. 

iEGJLiusf,  Capraria,  Cabrera,  île  faisant 
partie  du  groupe  des  Baléares. 

^£GiLnjM  [Itin.  Anton.l,  Igujum  [Cœsar], 
Gigliû,  île  de  la  Méditerranée,  sur  les 
côtes  de  Toscane,  à  l'E.  de  l'ile  d'Elbe. 

JEj&isky  K\y.rny  CEnone  [Plin.] ,  CEnopta 
[Ovid.  Metam.l,  Myricioonia,  auj.  Egina 
ou  £ngta,  lie  de  la  Grèce,  dans  le  eolfe 
d'Egine  {sirms  Saronicus),  près  de  la 
côte  de  llorée. 

En  18S0,  InAeteê  du  Gouvernement  et  de  l'Aisem- 
Me  dm  vaf»,  ta  HponiTixà  Tf^;  iv  'Apysl  avve>.eû- 


ceco;,  et  les  Devoirs  du  capitaine  de  navire,  rà 
Xp«Y)  ToO  TcXoiop/ou,  in-8*,  y  furent  imprimés  avec 
les  caractères  envoyés  par  A.  F.  Didot,  sur  la  de- 
mande de  Capo  dMstrias. 

Avant  de  s'établir  à  Athènes,  André  Koromélas 
installai  .i^ine  Pimprimerie  que  M.  A.Firmin  Dldot 
lui  avait  envoyée  en  1834.  Néophytes  Ducas  y  Ût 
imprimer  une  collection  de  classiques  grrecs,  avec 
traduction  et  commentaires  de  lui,  en  l'année  183^ 
"OixTjooc,  V Iliade  et  VOdytUe^  avec  commentaires, 
0  voK  in-8o.  La  dédicace,  en  vers  grecs,  est 
adressée  à  GanaHs.  —  EùpiTctôr,;  avec  commen- 
taires, 6  vol.  in-8o  et  la  dédicace  en  vers  k  Eynard. 

En  Tannée  18S5,  Soçtorrn;,  ou  Recueil  de  discours, 
opinions,  etc.,  émis  en  diverses  occasions,  par 
Néophytos  Ducas,  2  vol.  in-S».  —  nav-y]Y\)pt<rr7)c, 
Mélanges  et  traductions,  par  Néoph.  Ducas,  2  vol. 
in-8o. 

itciNiuM,  Armiro,  ville.de  Thessalie  (pa- 
chal.  de  Janina). 

iEcniA,  Aî^tipa  [Polyb.],  Xylocastrum,  auj. 
Xylocastro,  ville  de  Morée. 

iEciRos  ou  iËGiRUM,  Ai-iftpo;,  anc.  ville  de 
l'île  de  Lesbos  (Mételin),  auj.  Gemia, 

iEGiRTius,  iEcYRCius,  le  Gers  (Giers),  riv. 
de  France  ;  se  jette  dans  la  Garonne. 

iEoissus,  Ai-)fia<jo;,  Tatzà  ou  Saczi,  ville  de 
la  Bulgarie,  sur  le  Danube,  dans  l'anc. 
Mœsie  super. 

iEGiTUA  ou  Canote,  Cannes,  ville  de  France 

(Var). 

Imprimerie  en  1785. 

iËGiuM,  anc.  ville  de  la  ligue  Acbéennè^ 
dont  on  voit  les  ruines  près  de  Vos- 
tilza  (Morée). 

iEoLESBURGus,  Ayîssbury,  bourg d'Anglet., 
sur  la  Thame. 

le  snppl.  au  Typogr.  Gazetteer  donne  Tan- 
née 1778,  comme  date  de  Tintroduction  de  Timpri- 
merie  dans  cette  ville. 

yEcos  PoTAMos,  Indjé  Limen,  fl.  de  Thrace 
(Houmélie). 

iEGUAxNA  JuGA,  Ics  moutagnes  de  S&rrente, 
dans  la  Tene  de  Labour. 

^GUSA,  Capraru,  Eax)ignana,  Favillana, 
l'une  des  îles  iCgates  (Sicile). 

jEgyptus,  Aeria,  Nesambobolos,  Myara, 
Mazor,  Ogygu,  IIoTap.ia,  V Egypte  (Mis- 
raïm). 

iEi3URGUM,  voy.  Alburgum. 

iEuA  RicciNA,  Helvia  Riccina,  anc.  ville 
du  Latium,  dont  les  ruines  subsistent 
encore  sous  le  nom  de  Redna  Rovinata, 
non  loin  de  Recanati,  dans  la  Sabine. 

iEMARORUM  MONS,  VOy.  AcUMUM,  . 

iËMATuiA,  voy.  Macedonta. 

/Cbiiuant  (S.)  EccLEsiA,  Saint-Émilion , 
bourg  de  France  (Gironde). 


i^ 


iEMIUANUM.  —  iESERNIA. 


20 


iCMlLIANUM  RUTHENORUM  y  ÀMILHANUM  y  MlL- 

UADUM,  Milhau,  ville  de  Fr.  (Aveyron). 

SuiT.  M.  Tcrnaux,  rimprimerie,  dans  cette  Tille, 
ne  date  que  de  l*an  xiii.  —  Œuvres  paloises  de 
Claude  Peyrot,  Millau,  Pierre  Cbanaon,  an  xiii*, 
(1S05]  in-S. 

AMINES  PoRTus,  Rade  de  Brusc,  en  Pro- 
vence (Var). 

iEniNiuM,  Agveda,  bourg  d'Espagne^  dans 
rEstramadure^  près  Talabriga. 

i€)MODJE  Insul-e,  Ues  Shetland  (Ecosse). 

iCMOD£   Occiput    insul^,  Ues    Hébrides 

(Ecosse). 

iEMONA,     iEMONA      PaNNONIORUM,    CoLONIA 

Taurist.orum,    Laracum,    Laybach   (en 
ital.^  Lubiana),  ville  de  la  Garniole. 

Imprimerie  en  1578  [Dr  Gotton]  ,  mais  nous  con- 
naissoni  un  livre  qui,  selon  toute  apparence,  est  le 
premier  réellement  imprimé  dans  cette  ville  ;  en 
voici  le  titre  exact  :  Auspergy  [Herbardi  Baroni») 
Vita  et  mors,  ad  salut em  et  commodum  Patriœ 
transacta  et  in  Corvatia  extremis  finilms  ad  BU' 
datshkum  X.  Kal,  oct,  in  prœlio  ado.  Turcas.,. 
çloriosissime  appetita,  a  G,  KMsl  de  Kaltenpntn 
descripta.  Labaci,*  1575,  in-4. 

i€)M0Nu,  voy.  Thessaua. 

i€)M0Nu  Nova,  Città  Nuwaj,  ville  de  l'istrie 
(roy.  d'Illyrie).  —  Les  ruines  s'appellent 
encore  Emonia  Rovinata. 

^NARiA,  Inarime  [Virg.l,  PiTHEcusA  [PUn.], 
•   niftfjxouffai  [Ptol.],  l  lie  d'Ischia,  sur  la 
côte  napolitaine. 

Aenhoîjiu,  Aenhoîm,  ville  de  Danemark 
(lie  de  Laland). 

Mmxy  Moncastro,  ville  du  pachalik  de  Sa- 
loniki. 

iENiPONs,  voy.  OEnipons. 

iEmPONS  INFERIOR,  VOy.  (£Nn>ONS  INFERIOR. 

.€xNOxNA  [Plin.],  Aivwva  [Ptol.],  iVbna,  ville 
de  Dalmatie. 

/Enos,  Aivc^  [Herodot.J,  ville  de  la  Thrace 
(Houmélie),  que  les  Grecs  appellent 
Enos  et  les  Turcs  Ygnos, 

yENOsTADiUM,  Instadt,  pet.  ville  de  Bavière. 

iEMJs,  OEnits,  Aivcç  [Ptol.],  VInn,  riv.  du 
Tyrol,  affluent  du  Danuoe. 

iEoiJiE  Insul.€,  aî  Aîo'Xoy  wci  [Strab.],  He- 

PHiESTIADES    [Pliu.J,  LiPARiEORUM    INSULA 

[Plin.],  Ues  de  Lipari,  au  N.  de  la  Si- 
cile. 

iEFEA,  Sou,  SoXoi  rptol.,  Strab.l,auj. So/ia, 
pet.  bourg  de  l'île  de  Canaie.  Le  lan- 
gage barbare  des  habitants  de  cette  ville 
a  donné  lieu  à  la  locution  de  solécisme, 
icXcucuraoç;  et  sans  doute  le  mot  créti' 
nisme  est  puisé  à  la  même  source  ;  il 
signifierait  esprit  créUHs, 


iEouA,  vicrs  AcQUENSis,  Vico  Eqiietise  ou 
Vico  di  Sorrento,  pet.  ville  du  roy.  de 
Naples  (Terre  de  Labour). 

Nous  connaissons  plusieurs  livres  imprimés  à  Vico 
Equensoenl585:c*estd*abordunrarein-8,  intit.:  Re- 
pliea  di  Camillo  Pellegrino  alla  Risposta  degli  Ac- 
eademici  delta  Crusca,  fatta  contra  il  dialogo  dell* 
Epica  Poesia  in  difesa,  corne  e*  dicono,  dell*  Or- 
lando  Furioso  dcli  Ariosto, 

Puirun  second  intit.  :  Rime  et  versi  in  Iode  délia 
/(/.  Giovanna  Castriota  Corrafa  duchessa  di  \o- 
tera,...  saitte  in  lingua  toscana^  laiina  et  spa- 
gnuolà  da  diversi  et  race,  da  D.  5.  de  Hlonti.  Tn-4. 
Et  enfin  :  le  Lagrime  di  San  Pietro,  di  Luigi  Tan^ 
siUo,  in-A.  avec  l'ancre  Aldine  ft  la  fin. 

iEQUA  Bon  A,  Cowia,  bourg  de  Portugal 
(Estramadure) . 

iEguiNocnuM  [Itin.  Anton.],  Fischamend 
ou  Vischmund,  ville  de  l'aoc.  Pannonie 
super.  (Autriche),  au  confluent  'de  la 
Fischa  et  du  Danube. 

iEouoLEsniA,  voy.  Engousma. 

iEoruM,  colonie  romaine  dans  la  Dalmatie 
Mérid.,  auj.  Cluzzi,  bourg  d'Illyrie. 

iEOUUIf    FaUSCUM,  COLONIA  JUNONIA  ,   FaLE- 

RiuM,  <l»a>ipicv  [Strab.],  Fausca  [Solin.], 
auj.  Castellana  ou  Civita  Castelîasia, 
ville  d'Italie,  dans  la  Légat,  de  Vi- 
terbe. 

• 

iEouus  TuTicus,  anc.  ville  des  Hirpins,  auj. 
Ariaîio  (?)  dans  les  Abruzzes. 

Aéra,  Aerea,  Ayr,  .ville  d'Ecosse  (voy. 
Ercojena). 

Aereus,  VAyr,  riv.  d'Ecosse. 

Aeria,  Aru,  Atrehatum,  Heria,  Atura, 
Aena,  Aire,  ville  de  France ,  sur  la  Lys 
(Pas-de-Calais). 

Imprimerie  en  168£i.  —  Summairc  ou  abrégé  des 
indulgences  accordées  par  les  Souverains  Pontifes 
à  la  Confrérie  de  Vordre  de  la  très-saincte  Trinité 
et  rédemption  des  captifs.  —  Aire,  Qaude-François 
Tulliet,  1684.  In-18  de  68  p. 

M.  Morand  cite  un  autre  livre  sorti  des  presses  de 
TuUiet,  cette  même  année  1684  ;  c*est  un  in^i, 
intit  :  «  B,  Bomard's  Christian  Ûuty.» 

En  1764  [Rapp.  Sartines],  un  seul  libraire  existe 
à  Aire,  François  Gheradi,  natir  de  Nantes  ;  mais  il 
n*y  a  plus  dMmprimeur.  L*arr6tdu  conseil  du  12  mai 
1750,  qui  avait  réduit  A  quatre  le  nombre  des  impri- 
meurs pour  TArtois,  deux  à  Arras  et  deux  à  Samt- 
Omer,  avait  supprimé  toutes  les  autres  typographies. 

Aeru,  voy.  Creta. 

Aeria  Vocontiorum,  voy.  Vasio. 

Aerwilra,  Villa,  Aerwilre,  Aertveilei\ 
bourg  sur  la  riv.  l'Ahr,  dans  la  Prusse 
Rhénane. 

iEsAR,  iEsARUs,  Aîoopo;  [Stiab.],  VEsaro, 
riv.  du  roy.  de  Naples  (Calabres). 

iEsAR  [Ovid.],  le  Serchio,  riv.  de  Toscane; 
se  jette  dans  l'Arno. 

iEsERNiA  [Sil.  Ital.  —  Itin.  Ant.],  Atotpvta 


21 


.€SICA.  —  AGAUNUM. 


22 


[Strab.]^  ville  des  Samnites>  auj.  Jser- 
nia,  au  pied  des  Apennins^  dans  le  roy. 
de  Naples. 

L*iinprfmerie  existe  dans  cette  TiHe  en  lOftA,  et  le 
premier  tjpoprapbe  se  nomme  Camillo  Cavallo; 
loki  le  titre  da  lirre  :  Memorie  Isiariche  del  Sannio^ 
ddamato  oçqi  Prineipato  uUra  e  parte  di  terra  di 
iMBorOy  in  V  iibri,  da  Gior.  Viocenzo  Qarlanti.  — 
Iscniia,16M,  ia-fol. 

iEsicA,  Netherby,  ville  d'Angleterre  (Cum- 
beriandshire). 

Msis,  VEsino,  riv.  d'Italie;  séparait  le  Pi- 
cenum  de  l'Ombrie. 

J£sis,  AEsnTH,  Aexium^  Essium,  lest,  ville  de 
la  Marche  d'Ancônc  (Italie). 

Imprimerie  en  1472.  —  La  comedia  di  Dante 
AUeghiert  di  Firenze à  la  fin  : 

ExpliciL  liber.  Dantis.  im 
pressTs.  a.  mag^stro.  Fede 
ricow  Teronensi.  m.  cccc. 
Lxxii.  Qrintodecimo.  .A 
lendas.  avgYSti. 

iB-à  (et  non  pas  pet.  In-foU,  comme  le  dit  Voipi 
dbns  son  catal.  des  éditions  du  poëte),  de  210  ff.  à 
SS  Hg.,  inq»r.  en  car.  rom.  très-élégants,  sans  ch., 
réd.  ni  sisnattires. 

Cette  émtion,d*ane  rareté  insigne  (nous  n'en  con- 
misaotts  qoe  trois  exeropl.),  est  sans  nom  de  lien, 
mais  tons  les  bibliographes  s'accordent  à  la  recon- 
naître comme  le  premier  livre  imprimé  à  lesi. 

Frédéric  de  Vérone ,  ou  Federicus  de  (}omitibas 
de  Verooa,  titre  qu'il  s'attribue  dans  la  souscription 
d*im  opusc  de  Nie  de  Auximo,  inUt.  Spiriiualis  qva- 
drifA,  imi^ime  en  1475  et  date  de  cette  ville 
oDlîTre  important  :  jEgid,  Alvarez  Carilto  de 
AilbtmoZp  EpiMc,  Salrieruis^  liber  Canstitutionum, 
in-4. 

jEsthonia,  Aestia,  VEsihonie  (en  allem. 
Esthland),  prov.  de  l'empire  russe. 

£sncxiivi\m,  Sommerfeldt,  ville  de  la  Neu- 
mark  (Autriche). 

iEsnvAUCM  IN  Carnu,  Estival  en  Chamie, 
village  près  de  Chémiré  (Sarthe). 

iEsTUARTCM  Abum,  voy.  Abus. 

iEsTUABiUM  s.  Georgu^  Sinus  Sabrin^e,  2a- 
CptacvA  [Ptol.],  BIanica  Bristouensis,  Ca- 
nal de  Bristol,  entre  l'Angleterre  et 
l'Irlande. 

jEstlaaium  Varj:,  Mwrray-Fyrth,  golfe  de 
Murray  (Ecosse).  —  Fj^rth  vient  de  fre- 
twn. 

MimxLLK  IPlin.l,  klBaXid  [Strab.l,  Iloa, 
Ilva  [Tit.  Liv.],  'IXovaJPtol.],  ïik  d'Elbe 
(en  ital.  Elva),  île  de  'Toscane,  au  milieu 
du  canal  de  Piombino. 

Résidence  impériale  du  H  mai  1814  au  26  février 
191  &:  Napoléon  y  lit  imprimer  les  proclamations  qui 
précédèrent  les  Cent  Jours. 

JETBtOÂ,  voy.  Hadru. 

iEnuA,  Alteia^  YAuUhie,  pet.  riv.  de  Pi- 
cardie. 

JErjUk,  Aîvta.  [Théocr.],  Ar-nm   [Diod.  Sic], 


le  mont  Etna  ou  mante  Gibello,  dans  le 
val  di  Demona  (Sicile). 

iExNA  [Anton.  Itin.] ,  jEtnense  Oppidum 

S  Diod.  Sic.],ÏNNESA,*lwrioa  [Strab.],  ville 
[e  Sicile,  au  N.-O.  de  Gatane,  auj.  San 
Nicolo  de  Arenis  (?). 

ifiTNA  Tellus,  la  Sicile, 

iEioNU,  iETHONU,  Etona,  Etm,  ville  d'An- 
gleterre (Buckingbaiùshire).  Célèbre 
collège  fondé  par  Henri  VI. 

Par  les  soins  de  sir  Henry  Saville,  une  imprimerie 
fut  établie  en  ce  collège,  et  l'an  1007,  sous  la  direc- 
tion de  Jobn  Norton,  l'imprimeur,  il  y  publia  plu- 
sieurs ouvrages  grecs;  les  charmants  caractères 
dont  il  fit  usage,  caractères  que  leur  extrême  élé- 
gance fit  appeler  ihe  SUver  Letter^  devinrent,  à  la 
mort  de  sir  H.  SaTille,  la  propriété  d'un  imprimeur 
d^Oxlbrd,  nommé  Tumer. 

La  publication  la  plus  importante  de  Jobn  Norton 
fut  la  première  édiu  collecUTe  des  oeuvres  de  saint 
Jean  Qirysostome,  8  vol.  in-fol.,  qui  fut  donnée  en 
1012;  l'impression  en  avait  été  commencée  deux 
ans  auparavant.  [BeloC,  Anecd.  of  Litler.] 

iExuATicus  Vicus,  Tavetsch,  bourg  de 
Suisse. 

Agabra,  pet.  ville  de  Ta  Bétiquc,  auj.  Carba, 
'  en  Andalousie. 

Agara,  voy.  Egra. 

Agasus,  anc.  port  de  mer  d'Apulie,  auj. 
J*or<o  GrcBco,  dans  la  Capitanate. 

Agatha  [Plin.],  nommée  par  les  Massi- 
liens  'A")faWjTÛxirj, Agatha  Massiliensium  in 
Tectosagibus ,  S.  Agatot  urbs  [Ai mon]. 
Agate,  au  vra«  s.,  anc.  ville  desAtacins, 
auj.  Agde,  ville  de  France  (Hérault). 

Imprimerie  en  1510  :  Breviarium  ad  vsum  bea- 
tiMimi  protomartyris  AgatM  diœcexis  patroni. 
—  Impressum  cura  5  industrie  magistri  Johafiis 
Belo  ciuitatis  valentinefl.  impressoris.  Anno  dfii 
M.V.C.X.  5  die.  XV.  mensis  Julii.  Pet.  in-8  golh. 
car.  rouges  et  noirs,  viii-491  ff. 

Ce  Jean  Belon  avait  également  des  presses  à  Va- 
lence en  Dauphiné,  sa  patrie.—  Voy.  Valentia. 

Agatha,  Blascon,  Onis  [Plin.  m],  île  de  la 
Méditerranée,  sur  les  côtes  de  la  Gaule 
Narbonnaise,  auj.  Brescon. 

Agathopous,  fanum  Sanct^e  Agath.e,  auj. 
S.  Agata  di  Goti,  pet.  ville  du  roy.  de 
Naples,  dans  la  Princip.  ultér. 

Agathyrilm,  anc.  ville  de  la  Sicile,  auj. 
Capo  d'Orlando', 

Agathyrsa,  Agathyrna  [Itin.  Anton.], 'A-ya- 
Oupvcv  [Strab.],  San  Marco,  pet.  ville  de 
Sicile,  sur  la  côte  N. 

Agaunum,  Acatjnum,  Acavno,  Acavnensis 
[monn.  mérov.],  Saint-Morisse  de  Gau- 
NEs  EN  Chablies  [Chron.],  Saint-Maurice 
en  Chablais,  ville  de  Suisse  (Valais); 
abb.  de  Bénéd.,  fondée  au  iv*  s.  (vers 
375),  en  mémoire  du  massacre  de  la 
légion  Tbébaine,  en  286. 


23 


AGEDUNUM.  —  AGESINATES. 


24 


Agedunum,  Acitodunum,  Ahun,  pet.  ville 
de  FniDce  (Creuse). 

Ageium,  Ay  ou  Ai,  bourg  de  Champagne 
(Marne). 

Agelu,  CHnchamps,  village  de'Normandie 
(Calvados). 

Agelocum  [Anton.  Itin.],  Çegelocum^  Litt- 
leborough,  ville  d'Angleterre,  dans  le 
Nottinghamshire. 

Agendici:m  TCœsar],  Agedincum  Senonum, 
'A'pi^'ixcv  [Ptol.],  Agredicum  [Itin.  An- 
ton.], Metropous  Senonle,  ou  Lugdc- 

NENSIS     QUART^E    [Notit.]  ,    SeNONI     [Eu- 

trop.],  Senones  [Amm.  Marcel.],  Seno- 
NiCA  Urbs  [Greg.  Tur.],  Senonas  CivrrAS 
[Frédég.l,  Sens,  anc.  cap.  des  Senofies, 
archevécné  (Yonne). 

M.  Bninet  cite  :  la  Complainte  de  monsieur  le 
Cul  contre  les  inventeurs  des  Vertugalles,  —  A 
Sens,  par  François  (iirauU,  demeurant  à  renseigne 
du  Bœuf  Couronné,  1552,  peu  in-8. 

Le  second  lirre  imprimé  dans  cette  ville  serait  : 
Antiphona>'tuê  ad  ritum  et  consuetudinem  Se- 
nonensis  Ecelesiœ,-  —  Vénale  reperitnr  Sefi.  in 
»dibus  Joafiis  de  la  Mare,  ad  insigne  AquUe  iuree, 
in  Vico  Maiori  commorantis.  1554.  —  A  la  fin  :  Inv 
prime  à  Sens  par  Françoys  Girault,  imprimeur, 
pour  Jehan  de  la  Mare,  marchant,  demeurant  audit 
Sens,  en  la  grand  Rue ,  à  renseigne  de  Laigle  d*or. 
1554;  gr.  in-fol.  (sur  Télin,  à  la  Blbl.  impér.). 

Le  troisième  livre  imprimé  dans  cette  ville  est  : 
CocsiTiiES  du  BaUttage  de  Sens  et  andis  ressorts 
d'ire/My...—  à  Sens,  de  Tiraprimerie  de  Gilles  Riche- 
boys,  pcLl  in-A,  1556  (sur  \élin,  à  la  BibL  Impér.). 
On  a  cru  ft  tort  k  une  édition  de  1555. 

Et  le  quatrième  :  Evangetionnn  liber, quœ  inEc- 
elesia  Senonensiet  tôt  a  aiœcesi,  sinçulis  totiusanni 
diebvs,  inier  missarum  solennia  dtctmtari  soient, 
—  Excudebat  Senonib.  ^Ivgidius  Eichebois,  anno 
Dom.  HDLX.  —  lu-foL  (sur  vélin,  à  la  Bibl. impér.) 

Les  imprimeurs  sénonais  qui  mutent  une  men- 
tion sont  Jean  Savine  au  xyi«  siècle  et  Prussurot  et 
Niverd  au  xvii*. 

L'Ageicdicum  des  Commentaires  de  César  est-U 
Sens  ou  Provins  ?  Nous  nous  gardons  bien  de  tou- 
cher à  cette  question  controversée,  et  nous  ren- 
voyons aux  nombreux  mémoires  publiés  à  ce  suJeL 

Agennapil'm,  Genappes,  pet.  ville  de  Bel- 
gique (Brabant  méridional). 

Agensensis,  Aginxensis  Pagus,  VAgénois, 
district  et  anc.  comté  de  la  Guienne 
(France). 

Agenxo,  Agenntm  [Auson.l,  Aginnum  [Itin. 
Anton.],  Agesinatium,  Civitas  Aginnen- 
SI  m.  Urbs  Nitiobrigum,  AGmuM  [Greg. 
Tur.J,  Agen,  ville  de  France  (Lot-et- 
Garonne). 

Nous  ne  pouvons  affirmer  que  rintroductiaa  de 
rimprimerie  dans  cette  ville  ne  remonte  pas  plus 
haut  que  Tannée  1545  ;  généralement,  dans  les  villes 
de   France,  rexercice  de  Part   typographique  est 

Provoqué  par  les  municipalités  et  phu  souvent  par 
influence  cléricale.  11  nous  parait  donc  asses  dif- 
ficile d^admettre  que  le  premier  livre  sorti  des 
presses  d*Antoine  Reboul,  k  Agen,  soit  un  poème 
Italien  ;  il  fatat  i^uter  cependant  que  l^auteur  de  ce 
poème,  qui  s*était  réfugié  dans  cette  ville  avec  les 
membres  de  la  funille  do  célèbre  César  Frégose, 


dont  il  avait  été  le  serviteur  et  Pami,  devint,  malgré 
quelques  peccadilles  de  Jeunesse,  entre  autres  la  pu- 
blication antérieure  de  poésies  passablement  obscè- 
nes, devint,  disons-nous,  évéque  d*Agen  en  1550,  et 
qn*il  avait  pu  certainement  présider,  quelques  années 
auparavant,  k  Torganisation  d*un  établissement  typo- 
graphique dans  la  résidence  qu*il  avait  choisie.  Ôuoi 
qu*il  en  soit,  Yoici  le  titre  exact  du  livre  qu*U  fit 
imprimer  en  cette  année  1545  : 

—  Canti  Xi  de  le  Lodi  de  la  S.  Lucretia  Gonzaga 
di  Gazuolo^  e  del  vero  Amore,  col  Tempio  di  Pu- 
dicitia,  e  con  altre  Cose  per  Deutro  poeticamente 
deseritte  lin  Ottava  Rima),  —  Le  11 l. Porche  da 
esso  Banaello  cantate  ne  la  Nativita  del  S.  Giano 
primogenito  del  5.  Cesare  Pregoso  e  de  la  S.  Cos- 
tanza  Rangona  sua  consorte.  —  Si  stampauano  in 
Guienna  ne  la  citti  di  Agen  per  Antonio  Reboglio,. 
1545,  peu  in-ft"  de  203  ff. 

Le  cataL  de  S.  Richard  Heber,  dont  nous  sommes 
bien  loin  de  vouloir  garantir  Tinfaillibilité,  nous 
annonce  une  édition  des  poésies  d*un  certain  Michel 
Vérin  :  Miehaelis  Verini  dislUha  de  MorUms, 
Agennii,  1542,  pet.  in-8,  qui  serait  le  plus  ancien 
livre  imprimé  k  Agen,  signalé  Jusqu'à  présent,  si  Ton 
admet  Texactitude  du  renseignement. 

Nous  trouvons  en  1547  le  nom  d'un  imprimeur 
nommé  Villote,  mais  peut-être  n*était-il  que  libraire  : 
Statuta  (Aginensia)  et  constitutiones  synodales,., 
édita  et  promutgata,  anno  1547.  —  Aginni,  Villote, 
1547,  hi-4  (P.  Le  Long,  1. 6311).  Dans  sa  dédicace  au 
cardinal  de  Lorraine,  évéque  d'Agen,  le  rédacteur 
de  ces  constitutions  nous  dit  qu'elles  avaient  déjà 
été  imprimées. 

L*état  de  la  librairie  dressé  en  1754  par  ordre  de 
M.  de  Sartines  nous  apprend  qu'à  cette  époque  il 
existait  à  Agen  trois  libraires,  Raymond  Cayau,  Jean 
Ëoê  et  Jean  Noubel,  mais  que  celui-ci  était  seul  im- 
primeur, conformément  aux  ordonnances  de  1739 
et  de  1750. 

Parmi  les  impruneurt  d*Agen,  dont  nous  pour* 
rions  donner  les  noms,  nous  ne  citerons,  comme 
dignes  de  mémoire,  que  Pomaret,  qui  figure  à  la 
fin  du  XVI*  s.,  Jean  Fumadères  et  surtout  Thomas 
Gayau  (1638, 1606). 

Agenoa,  vov.  Hagenoa. 

Agerana  Valus,  Agerentkal,  aui.  Geren- 
thal  (en  fr.  Val  Geren),  vallée  de  Suisse 
(canton  de  Vaud). 

Ager  Antuatum,  le  Chablais,  prov.  de  Sa- 
voie, au  S.  du  lac  Léman.  Voy.  Cabal- 
ucA  Provincia. 

Agerentia,  AcHERONTiA  [Procop.],  Ace- 
renia,  ville  du  royaume  de  Naples,  sur 
le  golfe  de  Tarente  (Basilicate). 

Imprimerie  en  1688.  [Haym.] 

Ager  Fontanensis,  Saint-Martin  de  Fon' 
taine,  bourg  de  Fr.  (Khoiïe),=z  Fontaine, 
village  de  France  (Saône-et- Loire). 

Ager  Macucensis,  Massy,  bourg  de  Fr. 
(Saône-et-Loire).  Voy.  Macuclti. 

Ager  Marianus,  Ager  Marle,  Manager, 
ville  du  Jutland,  sur  le  Mariagerfiort. 

Ager  Segusu>x^s,  le  Forez,  prov.  de  Fr. 

Ager  Vuoln  agen  sis  ou  Vulnucus,  Vannas 
ou  Vonnaz,  village  de  la  Bresse  (Ain). 

Agesina,  voy.  Engousma. 

Agesinates,  peuple  d'Aquitaine,  voisin  des 
Pictones,  occupait    lAngoumois,   auj. 


25 


AGGER.  -  AlCHSTADIUM. 


26 


dép.  de  la  Charente  et  partie  de  la 
Dordogne. 

ÂGOER  Gandavensis^  Gataracta  Gandaven- 
sis.  Sas  van  Gendt,  bouri<  de  Ttle  de 
Tholen,  dans  la  Zélande(?) 

Aggerhusu  Prjefectura,  Aggerhusius  Co- 

HTTATUS^  AGGCRBUSlUMy  AgGERHUUS^  ville 

de  Norvège^  au  fond  de  la  baie   de 
Christiania. 

Aggeripoktdm^  Thomasbrùck,  Thamesbrùck, 
Tkingsbfrûdi,  bourg  de  Fane.  Thuringe, 
aaj.  dans  la  Prusse  Rhénane. 

kGcnESAy  San  Filippo  d'Argirone,  ville  de 
Sicile.  Voy.  Agcbium. 

Agilara^  Aguillaru  Campestris^  Aguilar 
dd  Campo,  ville  d'Espagne  (Vieille- 
CasUUe). 

AGOJHnf ^  Aglieri,  bourg  du  roy .  de  Naples. 

AfiiLLA^  Cervehi,  bourg  de  Toscane. 

Agikkensis  Mansus^  le  Mas  d'Agénois,  vil- 
lage de  France  (Lot-et-Garonne). 

AcunvuM^  voy.  Agenno. 

Agiko,  Agnius^  l'Aa,  pet.  riv.  de  TArtois. 
Il  y  a  en  Europe  plusieurs  riv.  du  même 
nom. 

Agniadellum ^  Agnadel  (AgnadeUo),  bourg 
de  la  Vénétie^  près  de  Gassano. 

Agnicurtum,  Agnicourt,  village  de  la  Pi- 
cardie, près  Saint-Pol  (Pas-de-Calais). 

Agoruv^  Agora,  bourg  de  laVénétie^  près 
Bellune. 

Agotius*,  voy.  AcuTus. 

Agkagas^  voy.  Acragas. 

Agramontium^  Agramonie,  pet.  ville  de 
Catalogne,  près  de  Lérida.  =  Aigre- 
morU-le-Duô,  commune  et  anc.  château 
de  France,  près  Dijon  (Côte-d'Or). 
Plusieurs  localités  du  même  nom  exis- 
tent en  France. 

Agratïum,  Zagravu,  Zagraru,  Agram  (Za- 
grab),  ville  de  la  Croatie,  près  de  la 
Save  ;  chef-lieu  du  comitat  du  même 
nom;  évéché,  académie. 

bBprimerie  en  1606.  —  Pauli  Rilter  Dalmaiœ 
CÈromicA,  Zagrabic,  1090,  in-8*,  cité  par  SzO- 
renyi  (FùuUeiœ  Sirmienae»,  p.  S5).  —  Nous  trou- 
vons, dam  un  cataL  italien  fort  ancien,  un  livre  d'une 
date  aotérieore;  mais,  comme  nous  n*avoiis  pu 
troaTer  ce  rare  volome  et  vérifier  Pantheiiticité  du 
renseigDeinent ,  nous  ne  le  donnons  que  pour  mé- 
■otre;  il  est  intitulé  : 

Bagkmi,  per  le  guali  ti  dimostra  la  lemerità  e 
iMgiMsiizia  dell*  armi  Venete  coniro  gli  UtcoccM, 
—  Zagrabix,  lOSS,  in-4.  —  Sans  nom  d'auteur  ni 


Agbia,  Erlau  (Eger),  ville  des  Etats  autri- 


chiens (roy.  de  Hongrie),  chef-lieu  du 
comitat  de  Hevesch,  sur  la  riv.  du 
même  nom  ;  archevêché. 

L'imprimerie,  d'après  le  nouveau  Typogr,  Gaz, 
du  Dr  Cotton,  fut  exercée  dans  cette  ville  à  partir 
de  l'année  1087. 

Agria,  YErlau,  riv.  de  Hongrie,  afû.  de  la 
Theiss. 

Agrigentum,  voy.  Acragas. 

Agrimum,  Aghrima,  Agrim,  ville  d'Irlande, 
dans  le  Connaught. 

Agripani  \icvs,  Saint'Agréve,  pet.  ville  du 
Vivarais  (Haute-Loire). 

Agrippina,  voy.  Colonia. 

Agrîus,  l'Agrt,  pet.  riv.  du  roy.  de  Naples. 

Agropous,  Novomarchia,  Neumarkt  (en 
transylv.  Maros-Vasorhély),  ville  impor- 
tante"^  de  la  Transylvanie,  sur  le  Maros 
ou  Marosch,  affl..  de  la  Theiss. 

Palais  de  Tékéli  et  biblioth.  nationale  extrême- 
ment  importante. 

Aguciacum,  Agvisy,  village  de  Fr.  (Oise). 

Aguilaru,  Aguilar,  ville  d'Espagne,  dans 
la  Navarre. 

Aguillaru  Campestris,  voy.  Agujuu. 

Aglwum,  'AycwvTov  [Ptol.],  Aguntus  [P. 
Diac],  Indu,  Intica  (au  moy.  âge),  pet. 
ville  de  la  Norique,  auj.  Innichm  (quel- 
quefois Innekem  ou  Inichifig),  bourg  du 
Tyrol,  sur  le  Drau. 

Agurium  [Itin.  Anton.],  Agyrium  fCic], 
'A-)fo6piov  [Ptol.],'ApYwpiov[Diod.Sic.j,  Ar- 
girone  [monn.  Sic],  San  Filippo  d'Ar- 
giro  ou  d'Argirone,  pet.  ville  de  Sicile, 
dans  l'intend.  de  Catane. 

Agylla,  Agyluna  Urhs  [Virg.],  Cœre,  ville 
de  l'Etrurie,  à  TO.  de  Veïes,  voy.  Agilla. 

Ahunum,  Ahun,  pet.  ville  de  la  Marche. 
(Creuse.)  =  Le  MousHer  d'Ahun,  mo- 
nast.  de  Cluny. 

Abusu,  Ahusa,  Ahus,  Ahuis,  pet.  ville  du 
Danemark. 

Ahusium,  Akaus,  ville  des  États  prussiens, 
dans  la  Westphalie  ;  résidence  du 
prince  Salm-Kyoourg. 

AuMONTiuM,  Ayamonte,  ville  d'Espagne 
sur  la  Guadiana  (Andalousie). 

AlCHSTADIUM,  Areatum,  Alcimoenum,  Ala 
Narisca,  Eustadium,  Dryopolis,  AicAstddt 
ou  Eichstàdt,  ville  de  Bavière,  sur 
l'AUmûlh,  évéché  fondé  en  741 . 

Le  premierlivre  imprimé  dans  cette  ville  avec  une 
date  certaine  est  de  1478  ;  il  est  intitulé  ;  Uenriei 
de  Seçvaio  F.  de  S,  Bartholomœo  vulgo  Hostieri' 
sis,  summa  super  TUulis  Decretalium,  (A  la  fin  :  ) 


27 


AIGUILUONUM.  —  ALATA  CASTRA. 


28 


.  —  Desaderatiiin  haius  sunuiie  boMiensis  finem 
adoexit  mensis  febrnarii  dies  décimas  octaTos  qao 
pMt  Tirginee  proUs  vagili»  dalcûftimos  mille  qo* 
dringenti  septoaginta  norem  amii  transicre. 

2  roL  tn-foL  dont  le  t«'  est  daté  de  1478,  sans 
ch.,  réd.  ni  ^gn^  sans  nom  de  lien  nid*imprimeiir, 
mais  certainement  exécuté  k  Aichstâdt  avec  le  gras 
caract.  goth.  de  Michel  Reyser  qui,  de  concert  avec 
son  frère  George,  avait  concarremment  une  impri- 
merie ï  Augsboarg. 

Parmi  les  lirres  que  ces  deux  frères  imprimèrent 
k  Aichstâdt,  nous  citerons  : 

Uber  moratttaium,  in-IoL,  1479  (Panzer,  1,  S86). 

Breriarhm  EwtettenMe,  in-foL,  14S2  (Bain,  I, 
531. 

Statvta  gfpwdaUa  Euitettenàs  dieteetU*  in-d, 
1484. 

Un  très^beaa  MImmoU  de  1480»  in-fDl.  —  Ces  trois 
derniers  ouvrages  portent  le  nom  du  lieu  d'impres- 
sion et  celui  de  limprimenr. 

Panzer  indique  un  grand  nombre  d*oaTrages  im- 
primés sans  date^  et  dont  très-probablement  plu- 
sieurs sont  antérieurs  à  1478.  Nous  en  airoos  m  un 
Il  la  Bibliothèque  impériale  qui  provient  de  la  veute 
\A  Vallière  (n«  558),  c'est  :  —  JohaAU  de  tambaeo 
de  contoUàUme  théologie  Htri  Xi  F,  in-161.  de 
2SA  ff .  à  44  tig.  en  lettres  de  somme,  sans  ch.,  réel, 
ni  sjg.,  avec  Mancs  àt  la  place  des  lettres  toomeures. 
Ce  beau  livre  offre  tous  les  signes  d*une  hante  anti- 
quité et  doit  certainement  être  antérieur  de  plu- 
sieurs années  h  U  Somme  de  Tarchevéque  d'Embrun. 

AlGUILLlONUM,       AqUILONIA,      AGUILUONUM 

tBandrand]  ^  Aiguillon,  pet.  ville  de  la 
îuyenne,  près  Nérac  (Lot-et-Garonne); 
elle  fut  érigée  en  duché-pairie  en  1599. 
Voy.  Acmio. 

AirjuM,  Aliacum;  Euacum^  Ailly,  village 
de  Fr.,  près  Louviers  (Eure).  Il  y  a 
plusieurs  au  Ires  localités  de  ce  nom 
en  France. 

Un  village  d'Allemagne  porte  également  ce  nom  ; 
le  célèbre  cardinal  Pierre  d*Ailly  (Petrus  de  Alllaoo), 
archev.  de  Cambrai,  serait  Allemand,  si  l*on  en  croit 
Thevet  etRaph.  de  Volterra;  mais  P.  Bayle  le  dit  né 
il  Compièf^  en  1358. 

La  maison  d'Ailly  tirait  son  nom  d'un  château  sis 
en  Picardie;  aqj.  AUty  le  Haut-Cloeher, 

AiLLAxni  Vicus,  Aillant,  bourg  du  Gàti- 
nais,  près  Montargis  (Loiret).  =  Ail- 
lantsW'Thoncn,  bourg  de  France,  près 
Joigny  (Yonne). 

AiXEDA,  Ainôd  (en  illyrien,  Kreisé),  bourg 
d'illvrie. 

AiRDRiA,  Airdr^,  ville  d'Ecosse,  dans  le 
comté  de  Lanark. 

AiBiAcuM,  Airy,  bourg  près  Auxerre 
(Yonne). 

Concile  en  1820. 
AlSTADIUM,  VOV.  AlCnSTADIUM. 

Akiermana,  Bialogrod,  pet.  ville  de  Po- 
logne. 

A&RAGA5,  voy.  Acragas. 

Ala,  Alena,  A(^uu-egla,  Aalm,  bourg  du 
Wurtemberg. 

Ala,  Ola,  Aelen,  bourg  de  Suisse  (cant. 
de  Vaud). 


.  Alaba,  bourg  d'Espagne,  chez  k s  Cclti- 
bères,  auj.  Ahtca,  pet.  ville  de  l'Aragon. 

ALAB05,  Al.\boxa,  Alavoxa  [Ptol.],  Alagon, 
bourg  et  riv.  du  roy.  d'Aragon;  la  riv. 
se  jette  dans  le  Tagê. 

Alabcns,  Alapcîïtis,  Ventawn,  village  et 
anc.  château  du  Dauphinc  (Hautes- 
Alpes). 

Ala  Flavu,  voy.  Viex.xa  Acstrle. 
Alaua,  voy.  Aleru. 

Alamonte,  Alabontf.,  le  MonesHer  d'Ala- 
mont,  à  18  m.  de  Gap  [Itin.  Anton.], 
village  sur  la  Durance,  à  la  limite  des 
dép.  des  Hautes  et  Basses-Alpes. 

Alandu,  île  d'Aland,  dans  la  Baltique. 

Ala  Narisca,  vov.  Aichstadium. 

Alanensis  Pagcs,  Alaftessis,  Alu:çensis 
Tractus,  Alxisich,  VAulnis,  auj.  VAtmis, 
anc.  prov.  de  Fr.;  auj.  partie  de  la 
Charente-Inférieure  et  des  Deux- 
Sèvres. 

Alakgueba,  Alangl  erux,  Alanorum  Fanum, 
AUmguer,  ville  de  Portugal,  sur  le  Tage, 
dans  TEstramadure. 

Alanova,  ville  de  l'anc.  Pannonie  super., 
auj.  Ebemessdorff,  château  impérial, 
dans  la  basse  Autriche. 

ALAirru,  Alencum,  Allanche,  pet.  ville  de 
Fr.  (Cantal). 

Alancs,  Alan,  riv.  de  Comouailles  (An- 
gleterre), se  jette  dans  le  canal  de 
Bristol. 

Alaona,  Alavnam  [monn.  mérov. ]  ,A//own^, 
village  de  Fr.  (Manche).  =i  Allonnes,. 
village  de  Fr.  (Maine-et-Loire). 

Alara,  Alleïu,  Alaraln  [Chron.  Eginh.], 
V Aller,  riv.  de  la  Basse-Saxe,  aÏQ.  du 
Wéser. 

Alarantes,  Tallard,  bourg  du  Dauphiné 
(Hautes-AJpes). 

AlaRCSXM,   LaRIXLTI   [Cic],   Actpivcv  [Ptol.], 

Larino,  pet.  ville  du  roy.  de  Naples, 
dans  la  Capltanate. 

AîJ^TA  Castra,  U-n^ta^  ©rpaToirt^cv  [Ptol.], 
Castra  Puellarum,  Edinlm,  Aneda,  Bur- 
Gus  Al.\ti*s,  Edenburgum  [Cellar.],  ville 
de  l'anc.  Calédonie,  sur  les  ruines  de 
laquelle  ou  a  élevé  Edimbourg,  la.  cap. 
de  l'Ecosse  (en  gaélique  :  Dun  Eu- 
dain,  Edin-Bruaichy  etc.). 

«  a  printing  press,  dit  Chalmers  {Ufe  of  Ruddi- 
«  man^  p.  80),  was  first  established  at  Edinburgh 
m  during  thc  year  1507,  under  tbe  protection  of 
«  James  lYt-ibê  first  printers  were  Walter  Chepman, 


29 


ALATEUM  YILLARE.  —  ALBA  CAROLINA. 


30 


■  a  merciuiit,  and  Andrew  Myllar,-*  mère  work- 
tt  man.  •  —  Hertiert  donne  de  curieux  détails  sur  un 
précieux  Tolume  de  poésies  exécuté  par  ces  deux 
tjrpQ^rapbes  en  1508,  et  il  fait  observer,  à  cette  occa- 
sioo,  qa*à  cette  époque  les  caractères  grecs  étaient 
inconnus  à  Edimttourg  ;  on  remplit  à  la  main,  dans 
dnque  exempL  du  Hay*»  book^  les  passages  grecs 
que  les  imprimeurs  avaient  été  oblige  de  laisser  en 
blanc,  et  cet  usage  se  perpétua  presque  Jusqu'à  la  fin 
da  XTi*  s.  Le  D'  Lee,  dans  son  Mémorial,  affirme 
que  les  premiers  caractères  grecs  dont  on  fit  usage 
en  Coosse  tarent  les  lettres  du  mot  Xateivo;  qui  se 
présentent  dans  une  annotation  de  ta  Bible  impri- 
mée par  Arbuthnot  et  Bassendine,  en  1576-0. 

Le  Brevia/'ium  aberdonense  fut  imprimé  en 
1509-10.  par  Walter  Chepman,  à  Edimbourg;  il 
forme  2voL  in-8.0n  n*eu  connaît  que  quatre exempl. 
fort  imparfaits.  Le  biblic^raphe  améncain  Is.  Tho- 
rétend  même  que  c'est  ]k  le  premier  livre  im- 
en  Ecosse,  mais  son  autorité  n*est  pas  considé- 


n  nous  faut  aussi  mentionner  le  premier  livre 
impr.  en  gaélique.  Lowndes  en  donne  le  titre  exact  t 
Johm  Kmox.  liturgy  in  çaëlic;  fofrm  nomui- 
éiiadh  ;  Edimbourgh,  Lekpreuck,  1567,  in-8. 

«  troublions  pas,  »  dit  le  ly  Cotton,  auquel  nous 
empruntons  une  partie  de  ces  détails,  «  de  mention- 
«  ner  le  SaUutte  stéréotype  de  1736,  in-12,  exécuté 
«  par  Win.  Ged,  livre  bien  connu  aujourd'hui  et 

■  fort  reclierclié  des  curieux,  comme  Tun  des  pre- 

■  miers  échantillons  de  cet  art  nouveau.  • 

Ce  WiU.  Ged,  oui  s'intitule  Aurifaber  Edinenais, 
dans  la  souscription  du  voL,  a  imprimé  ce  livre  avec 
des  formes  solides,  non  typis  mobilibua,  ut  vulgo 
BOiet,  $ed  tabelli»  aeu  laminibua  futia  ;  seulement 
ce  n*est  pas  en  1736,  comme  le  dit  M.  Gotton,  mais 
bien  en  1730  que  cette  impression  eut  iieu,  avec  un 
second  tirage,  mieux  exéôité,  qui  porte  la  date  de 
l'A*. 

Alateum  Villare,  in  Pago  Parjensi,  Pter- 
relaye,  village  près  Pontoise  (Seine-et- 
Oise),  suiv.  l'abbé  Lebeuf.  =  Auviller, 
village  de  Picardie  (Oise),  suiv.  Féli- 
bîen. 

Alatrium,  'A>iTpiov  [Strab.],  anc.  ville  des 
Hemiques^  auj.  Alatri,  ville  et  évèchc 
de  la  Campagne  de  Rome  (États  Ponti- 
ficaux). 

Alau.na  [Tab.  Peut.],  Alaunium  [Itin.  An- 
ton.], bourg  de  la  Lyonnaise  II*;  auj. 
MousHer  d'Alonne,  village  de  Fr.  (Eure- 
et-Loir). 

ALALNA,  VOy.  CORIOSOPITUM. 

Alau5a^  voy.  Valonle. 

Alaoil^m,  VEospiialet,  village  des  Basses- 
Alpes^  près  Sisteron. 

Alauniti  ,  localité  dans  la  Gaule  Nar- 
bonnaise,  auj.  Manosque, 

Alalnum,  voy.  Longovicum. 

Alausus  [Cell.]/AXaiwç  [Plol.],  VAlne,  riv. 
du  Northumberland,  qui  se  jette  dans 
la  mer  du  Nord. 

ALAV05A,  voy.  Alabon. 

Alba,  Albula,  ÏAube,  riv.  de  Fr.,  affl.  de 
la  Seine.  =i  L'Ame,  pet.  riv.  affl.  de 
l'Aisne. 


Alba,  Alba  de  Tormes,  bourg  d'Espagne, 
dans  le  roy.  de  Léon. 

Alba,  Helv^,  Elvas,  [)et.  ville  du  Portu- 
gal, évèché  dans  la  prov.  d'Alem- 
Tejo. 

Alba,  Albia,  *AX6ioç  [Ptol.J,  Albis  fPlin., 
Tacit.] ,  VElbe,  grand  fleuve  d'Allema- 
gne, qui  se  jette  dans  la  mer  du  Nord, 
dans  le  N.-O.  de  Hambourg. 

Alba,  Avézzano,  ville  du  roy.  de  Naples 
(Abruzzes). 

Alba,  dans  la  Tarraconaise,  auj.  Estella, 
bourg  d'Espagne,  dans  1^  Navarre. 

Alba,  voy.  Alba  Helvjorum. 

Alba,  voy.  Aqu^  Statiell^e. 

Alba,  voy.  Vivarium. 

Alba  ad  Saravum,  SarrcUbe,  bourg  de  Lor- 
raine (Moselle),  au  confluent  de  la  Sarre 
et  de  l'Allée. 

Alba  Antonia  ou  Albantonium,  AubetUoti, 
pet.  ville  de  la  Picardie  (Aisne). 

Alba  Augia  Naviscorum,  Albaugu,  Weis- 
senau  [Veissenîiohe),  bourg  près  Wûrtz- 
bourg  (Bavière),  anc.  abb.  de  S.  Benoît. 

Alba  Augusta,  voy.  Alba  Helviorum. 

Alba  Bulgarica,  Alba  Gracca  fCellar.], 
Alba  Gr^ca,  anc.  Singidunum  [Itin.  An- 
ton.], ou  SioriNDUNUM,  Sîyyyi^ov  [Procop.1, 
auj.  Griechisch'Weissmburg  ou  Belgrade 
{Belgrad  —  ville  blanche),  ville  capit. 
de  la  Servie,  sur  le  Danube. 

Archevêché  grec;  évéché  catholique;  imprimerie 
en  1552  :  Henderson  {Biblical  reaearchea  in  Ruaaia) 
fait  mention  d*uiie  traduction  slave  du  Nouveau 
Testament  imprimée  et  publiée  à  Belgrade  en  cette 
année  1552 ,  un  vol.  iii-fol.  Nous  n^avons  vu  citer  ce 
rarissime  ouvrage  dans  aucun  des  catalogues  spé- 
ciaux, ce  qui  nous  autorise  à  révoquer  en  doute  Pas- 
sertion  de  Henderson.  M.  Cotton  cite  encore,  d'après 
le  catal.  de  la  BodieianOy  une  traduction  du  Nouveau 
Testament  en  langue  valaquc,  imprimée  en  1048, 
in-foL 

Alba  Carolina,  Alba  Jllu,  Apulum,  Au- 
gusta CoLONiA  Apulensis  [Grut.  Inscr.], 
Weissenbubgum  [Cellar.l,  ville  de  Fane. 
Dacie,  auj.  Albe  Julie,  Varlsberg,  Karls^ 
burg  ou  Weisseiiburg ,  ville  de  Transyl- 
vanie (Autriche),  clief-Iieu  du  comitat 
du  Weisscnburg  inférieur,  sur  le  Maros 
ou  Marosch. 

LMntroducttun  de  rimprlinerie  dans  cette  ville  a 
été  traitée  avec  quelques  détails  par  M.  Temaux, 
auquel  nous  empruntons  quelques-unes  des  notes 
qui  suivent  :  te  prince  Jean  Sigismond  (Zapoly) 
appela  vers  Pan  1506,  à  Garlsbcrg,  Raphaél  Hofhalter, 
auquel  il  donna  le  titre  cl  les  privilèges  de  chef  de 
son  imprimerie  particulière  ;  mais  ce  typographe 
mourut  Pannée  suivante  :  sa  veuve  et  ses  enfants 
continuèrent  à  imprimer  Jusqu'à  la  mort  de  Jean 
Sigismond,  époque  à  laquelle  ils  furent  contraints 


31 


ALBA  CORONA.  —  ALBANiUM. 


32 


d*abandonner  le  pays.  Le  premier  liTre  imprimé  par 
Hoflialter  est  daté  de  1567;  il  est  intitulé  :  Refutatio 
uripti  Pétri  Melii,  quo  nomine  tynodl  Dtbrednœ 
docet,  JdiovaMIUatem  et  Trfnitatem  Deum  pa^ 
triarchU,  prophetU  et  apoatoU*  ineognitum, 

Albc  Julis  excudebat  typogr.  regius  Raphaël 
Hofbalter.  1567,  in -4. 

En  1620.  Gabriel  Bekleii  (ait  tenir  de  nouveaux 
imprimeurs  d'Allemagne,  qui  publient  ^  ses  frais 
on  livre  intit.  :  Exequiœ  prinetpaUs.  —  Albc  Juliz, 
1624,  in-4. 

En  1637,  George  RakoUky  établit  une  imprimerie 
particulière  :  vinet  ans  après,  en  1657,  nous  trou- 
vons comme  imprimeur  du  prince  {celtisêimi  Tran- 
sytvaniœ  principi»  ae  ichotœ  typographutn)  un 
certain  Martinus  Major  Coronensis  (de  Kronstadt,  en 
Transylvanie)  :  il  y  imprime  un  livre  ai^ourd*hui 
rare  et  recherché  en  Allemagne  :  ■  Schéma  primwn 
générale,  sive  forma  atudiorvm  albetuivm,  pro 
hoc  anno  Dni  1657.  »  Le  fils  de  ce  George  Rakotzky, 
qui  succéda  à  son  père  sur  le  trône  de  Iransylvanie, 
est  Pauteur  du  célèbre  Offieium  Baçotzianum,  dont 
il  fit  imprime;^  sous  ses  yeux  la  première  édition  à 
Carlsberg,  et  qui  est  encore  ai^ourd*hui  d*un  usage 

Sresquc  universel    dans  une  grande  partie  de  la 
longrie  et  dans  toute  la  province  de  Transylvanie. 

Alba  Corona,  Blanche-Couronne,  village  de 
Fr.,  p^ès  Nantes  l[Seine-lDférieure),  anc. 
abb.  de  S.  Benpit. 

Alba  DociuA,  village  de  Ligurie,  auj.  Al- 
bizola,  près  Savone  (Piémont). 

Alba  Fucentia  [Itin.  Ant.]^  Alba  Fucentis, 

!Grut.  Inscr.]^  Alba  ad  Fucinum  Lacum 
Plin.  m.],  Alba  Marsorum,  anc.  ville 
les  Marscs,  au  N.  du  Laais  Fucinus, 
auj.  Alba,  ville  du  rov.  de  Naples^  dans 
1  Abruzze  ultérieure  II*. 

Alba  Gr^eca^  voy.  Alba  Bulgarica. 

Alba  Helviorum  [Plin.l,  Alba  Elviorum, 
CiviTAS  Albensium  [Not.  Gall.],  Alba 
Al'gusta,  anc.  cap.  des  Heiviens^  dé- 
truite par  les  Vandales  au  v*  siècle^ 
auj.  Aps  ou  Alps  en  Vivarais,  bourg  de 
Fr.  (Ardèchc). 

Alba  I^galkorum,  voy.  Albingaunum. 

Alba  Jlua,  Civitas  Alba,  Ackerman  ou 
Akkerman  (Bielgorodok  en  russe),  ville 
de  l'emp.  russe,  dans  la  prov.  de  Bessa- 
rabie. 

Alba  Juua,  voy.  Alba  Carouna. 

Alba  Leucorum,  Albus  Mons,  Blammont  ou 
Blamont,  village  de  Franche-Comté 
(Doubs). 

Alba  Longa  [T.  Liv.l,  Alba  [Varro],  Al- 
bona  [Itin.Hieros.J,  ville  duLatium,  au 
S.-E.  de  Rome,  auj.  Palazzolo. 

Alba  Mala,  Alba  Marl^,  Ambmale  [Frois- 
sart],  Aumale,  ville  de  France  dans  la 
Seine-Inférieure  ;  comté  au  xi*  siècle, 
duché-pairie  au  xvi«. 

Alba  Mabis,  Alba  Maritima,  Blandona, 
Iadera,  anc.  capit.  de  la  Libumie  sous 


les  Romains,  auj.  Zara  Vecchia  ou 
Biograd,  bourg  et  port  de  la  Dalmatie 
vénitienne,  au  S.-E.  de  Zara, 

Alba  Uarsorum,  voy.  Alba  Fucenha. 

Albana,  voy.  Alexandria  Albanle. 

Albani  (S.)  Villa,  Yerulamium,  [Tac,  Itin. 
Ant.] ,  Saint'Albans,  bourg  d'Angleterre, 
dans  le  Hertfordshire;  illustre  abb.  fon- 
dée par  OfTa,  roi  de  Mercie,  sur  les 
ruines  de  Tanc.  Yerulam. 

C*est  b  troisième  ville  d'Angleterre  qui  ait  Joui  des 
bénéfices  de  Timprimerie.  et  cela  grâce  an  tèle  éclairé 
des  moines  de  Clieaux. 

1*  Rhetorica  nova  Laurencii  GuiUlmi  de  Sa/ma, 
'^impressum  fuit  presens  oput  rhetorice  facultatis 
apudviUaSancli  Albani.  Anno  Domini  M  CCGC  LXXX, 
in-A.  goth.  avec  sign.  de  A  à  Z.  La  souscription  de  ce 
rare  volume  commence  par  ces  mots  :  Comptlatum 
autem  fuit  hoc  opus  in  aima  universitate  Conta- 
àrigie,  anno  Domini  M  CCGC LXX  VI II,  die  Ti  Julii; 
ce  qui  a  donné  lieu  à  quekpies  bibliographes  d'an- 
noncer une  édition  de  Cambridge,  147S,  qui  n*a 
Jamais  existé  que  dans  leur  imagination. 

2*  ÀlbertUM  {Sigandus),  Liber  Modorum  tignifi' 
candi,  S.  Albano.  1480,  pet  in-4.  deM  ff.  sign.  A-F 
à  L-L,  S2  1.  à  b  p.  ent  petits  car.  goth.  A  b  fin  : 

ExpUdt  Uber  ModoH  sigfidi 

Alberti  Ipss'  apo  villam 

SancU  Albani  a*  M*  CCCG*  LXXX*. 

Ce  livre,  bien  décrit  au  Manuel  et  dans  Dibdin, 
existe  à  la  Bibliothèque  impériale  et  manque  au 
British  Muséum. 

8*  Exempta  sacrœ  Scripturœ.  1481,  pet  in-4. 

A*  In  Aristotelis  Phytica.  1481,  in-foL 

5»  TheSt'Alban'schronicle.  1083,  in-fol. 

6*  The  book  of  St-Albans,  by  JuHana  Bemers 
ou  Bameê.  1486,  in-fol.  de  88  IT. 

Le  nouveau  Typogr,  Gazetteer  nous  donne  le 
titre  d'un  volume  non  décrit  que  possède  b 
Bodléienne;  c'est  un  in-4  de  18  p.  et  S2  I.  à  b  p., 
sans  ch.  ni  sign.  intit  :  Aug.  Dathi  Scribe  Super 
TuUianis  elogancii»  (sic)...  incipii  Libellus;  à  la 
fin  :  ImprcMsum  fuit  opus  hoc  apud  Scih  AlbanU, 

Après  1480  on  ne  trouve  plus  trace  d'imprimerie  k 
St-Albans,  pendant  un  laps  de  temps  considérable. 
Vers  1584,  John  Hertford  fonde  un  nouvel  établisse- 
ment typographique,  qui  ne  fonctionne  que  quetre 
années,  les  persécutions  religieuses  du  roi  Henri  VIII 
ayant  provoqué  la  dispersion  et  la  ruine  des  maisons 
conventuelles  en  Angleterre. 

Albanu,  VAlbegna,  riv.  d'Jtalie,  dans  la 
Toscane. 

Albanu,  voy.  Albanum. 

Albanu,  Braid  Albin  (Allibawn),  anc. 
prov.  montagneuse  d^Ecosse  :  on  trouve 
souvent  aussi  Albanu  pour  l'Ecosse 
elle-même. 

Albanu,  prov.  de  l'e'mp.  turc,  en  Europe  : 
comprenait  Tanc.  Epire  et  partie  de 
rillyrie  méridionale  ;  forme  auj.  cinq 
paehaliks,  parmi  lesquels  nous  citerons 
celui  d'Jskanderiéh  (Scutari)  et  celui  de 
Yanla  (Janina). 

Albaniuu,  Alba  Regalis,  Alba  Regu, 
CiMBRiAN.£  [Itin.  Anton.],  Cimbrunum, 
Stuhlwdssenburg  (  Szekes-Fejesvar  en 
hongr.),  ville  de  la  Hongrie,  chef-lieu 


33 


ALBANOPOUS.  —  ALBIA. 


34 


da  comitat  de  ce  nom^  anc.  résidence 
des  rois  de  Hongrie. 

Itoos  trouToos  dans  un  des  catalogues  des  foires 
de  Francfort,  impr.  au  conunencemeDt  du  XTii*  s., 
UD  livre  90!  d^fwte  rexistence  d*un  établissement 
typographique  à  Stuhlweissenburg  &  cette  époque: 

RfOpn  Humgariœ  iteeupatio,  SummarUehe  reUh 
tkm  wU  dtr  fUrst  in  SiebenHtrgen  Bethlehem 

freieàs  kvH§am  sick  bemâchtiget  und  die  KOni- 
fUehe  erom  tu  Pre$turg..,  Stublwdssemborg,  ben 
Lorentz  Emmerich,  anno  IMft,  in-4. 

Ce  Laurent  Emmerich  avait  Ji  la  même  époque  un 
établissement  typographique  à  Prague. 

Albanopous,  ville  de  Tlllyrie  grecque^ 
auj.  Albamopoli,  sur  le  Drina. 

Albanum^  Ajlba>xm  Pompeii  [Cic.  pro  Mil.]^ 
Tîlle  du  Latium^  près  de  Tanc.  Aloa 
Longa,  anj.  Albano,  dans  la  campagne 
Romaine. 

AiJU5VM^  Mmte  Albano,  bourg  du  roy.  de 
Naples. 

Albanus,  *âX&woc  [Ptol.];,  Albius  Mons^  tb 
'AXCtcv  cpo^rstrao.]^ auj.  Alben ou  Monte 
dd  Carso,  bourg  ae  la  Carinihie  fRam- 
then),  anc.  prov.  des  Etats  autrichiens. 

Albanus  Lacus,  Lago  Casiello  ou  Lago  di 
Castel  Gandolfo  (Italie). 

Alba  Petra^  Aubepierre,  bourg  de  France, 
près  Sainl-Flour  (Cantal).  =  Aube- 
pierre,  village  de  France,  près  Guéret 
(Creuse). 

Alba  Poicpeu  [Plin.  ra^Tab.  Peut.],  Alba 
PoîiPELkNORUM  [Insc.  ap.  Grut.j,  anc. 
ville  des  Statiellates  en  Ligurie  ;  auj. 
Alba,  sur  leTanaro,  pet.  ville  du  Mont- 
ferrat  (Piémont). 

Albaquercus,  Albuquercdm,  Albtujuerque, 
bourçdu  Portugal  (Estramadure)  ;  anc. 
duché. 

Albaracinum,  Ll'betum,  TuRiA;  Albarazin, 
ou  Alb€mracin,  ville  d'Espagne,  sur  le 
Guadalaviar  (Aragon). 

Alba  Regaus,  Alba  Regu,  voy.  Albanium. 

Albariji,  les  Attbiers,  village  de  France 
(Indre-et-Loire). 

Alba  Ripa,  Auberive,  bourg  de  Champa- 
gne (Haute-Marne),  anc.  abb.  de  Ci- 
teaux,  du  diocèse  de  Langres. 

Alba  Sebuslana,  Alba  Selusiana,  Selusium, 
Kronweissenburg,  pet.  ville  d'Alsace 
(Bas-Rhin). 

Alba  Terra,  Aubetene,  pet.  ville  de  Fr. 
(Charente),  anc.  marquisat. 

Alba  Virganexsis,  Ardona,  bourg  d'Espa- 
gne (Galice). 

Albaugta,  voy.  Alba  Auglv. 

DlCTlOUIf.    DE  GÉOGR. 


Albece,  Civitas  Rejensium  [Notit.  Gall.j, 
CivrrAS  Rejensis  [Cell.J,  Alebece  Rejo> 
RUM  Apolunarium  [Pliu.,  in.l,  Regium 
Segoreiorum  ,  Riez,  ville  de  France 
(Basses -Alpes).  Conciles  en  439  et 
i285. 

Albemale,  voy.  Alba  Mala. 

Albenacium,  Albenacum,  Albiatinum,  Albe- 
NAs.  Aidienas,  ville  de  France  (Ardè- 
che). 

Albencum,  Albenqye,  bourg  du  Quercy, 
près  Montauban  (Tarn-et-Garonne). 

Albenno,Albinno  [monn.mérov.l,A/6on(?), 
village  de  France  (Drôme),ou  Aubonnel^), 
village  de  France  (Doubs). 

Albensis  Comitatus,  Comitat  du  Weissen- 
burg  inférieur,  en  Transylvanie;  chef- 
lieu  Karhbarg,  ou  Carlsberg, 

Albensium  Civitas,  Alba,  Vivarium,  Vi- 
viers, ville  de  France  (Ardèche). 

L*établi88enient  de  Timprimerie  dans  cette  tille  ne 
date  que  du  XTiii*  siècle,  bien  que  son  évéché  soit 
un  des  plus  anciens  de  France,  puisqu'il  remonte  au 
T*  siècle.  Un  médecin  de  Vivien,  nommé  Barthélémy 
de  SoUioule,  fait  imprimer  en  1516  son  livre  des/'ro- 
blème»,  in  civitate  divi  Pontii  Tltomeriarum,  c'est- 
à-dire  dans  la  petite  ville  languedocienne  de  Sain^ 
Paul  de  Thomiers. 

Albertoota,  Alverton,  pet.  ville  d'Angle- 
terre (Yorkshire). 

Albertum,  voy.  Angora. 

Albeta  Amnis,  VAubétain,  pet.  rivière  de 
France,  dans  la  Brie. 

Albia,  Albiga,  Civitas  Albigensium  [Notit. 
Gall.],  Urbs  Albigensis  [Greg.  •  Tur.  1, 
Alby  ou  AÎM,  ville  de  France   (Tarn). 

Anc.  cap.  des  Buteni,  la  quatrième  des  huit  cités 
de  l*anc.  Aquitaine.  Concile  en  1176;  impiîm.  en 
1529.  «  —  Sensuyt  ta  vie  et  légende  de  madame 
saincte  Febronie,  glorieuse  vierge  et  martyre,  de 
laquelle  la  (este  est  la  vigilU  de  sainct  Jehan  Bap- 
tiste. >  A  la  fin  :  A  Thonneur  et  révérence  de  ma- 
dame saincte  Febronie,  a  faict  imprimer  le  présent 
livre  sire  Pierres  Rossignol  marchât  et  bouivioys 
Dalby,  et  a  la  louège  des  dévotes  religieuses  du  dévot 
monastère  de  Nostre  Dame  de  Fargues  Dalby.  —  In-4 
de  18  ff.  goth. 

Un  autre  opuscule,  qui  lait  ordinairement  suite  au 
rare  petit  vol.  que  nous  venons  de  citer,  est  imprimé 
avec  les  mêmes  caracU  et  porte  la  même  date  :  c'est 
la  Déclaration  de  la  règle  des  seurs  de  la  Vierge 
Marie,  c'est-à-dire  du  couvent  précité  de  N.-D.  de 
Fargues. 

Le  rapport  fait  à  M.  de  Sartines  en  1764  nous  ap- 
prend qu'il  n'existait  k  cette  époque  qu'un  seul  im- 
primeur-libraire à  Alby  ;  il  s'appelait  Jean-Baptiste 
Baurens,  s'était  établi  en  17S7  et  avait  été  reçu  im- 
primeur par  arrêt  du  conseil  du  7  sept.  1739. 

Albia,  A/6t,  A/6te,  pet.  ville  de  Savoie. 

L*imprim.  date,  en  cette  ville,  de  1481.  I^e  premier 
livre  avec  date  est  intit.  :  Contempladones  Ml  Joti, 
de  Tvrrecremata.  —  Impr.  Albie,  anno  M^CCCC", 
octuagesimo  primo  et  die  \ij.  niensis  nouembris,  — 
ïn-k  de  30  ff.,  dont  le  dcniier  blanc,  avec.  fig.  s. 
bois.—  Un  livre  qui  a  certainement  précédé  celui- 


33 


ALBIA.  —  ALBOCALA. 


36 


ci,  mtah  ^  est  lam  éMe,  c'est  :  EpUtoU  Mmem 
5yfptf  4c  flPoHt  roiMM».  —  iMe  in^r.  ».  4.  iD-4, 
lam  récLoi  figii.  7  ff.  k  Slttga.  en  car.  rwaiii 

SxjAx,  TOT.  AunniGCM. 

Albllxa^  Son  Jkfidfatiù,  peU  Tille  de  111e 
de  Corse. 

Al5luie>se  FRETUXy  (léfrot/  et  San  Bom- 
fado,  entre  la  Corse  et  la  Sardaigne. 

AunAsmc,  Kufsiein,  pet.  TÎOe  du  lyrol. 

Albute^  Auratum  Giussum^  Biagrasâa, 
Abfiagrauo,  boorg  du  MîlaDais. 

ALBICA5TRL'Jf  ^      CASTllOiiL%CE3kSC      OpPIDrM^ 

CAsmonucuM^  Cosfoj  Braneo,  Tille  de 
Portugal,  proT.  de  Beira. 

Alricella,  toj.  Albula. 

Albicobum  REim  ApoLLCURim,  toj.  Al- 

BCCE. 

AuHEicas  Agex,  Albigiexsis  Pagus,  Aim- 
GiLxsE,  Alhticcse  [moim.  méroT.],  VJJ- 
tngeois,  proT.  de  France. 

Alhga,  Toy.  Alha  et  ALftniGAL'5UM. 

Alugi  (mono.  méroT.],  Avbe,  Tillage  de 
Lorraine  (Moselle}. 

ALBmcfmm^  B/omon/,  pet.  Tille  de  France 
(Meurthe).  =  Blamont,  bourg  de  Fr. 
(Doabs).  =  Blankenburg,  TÎlle  de  Saxe^ 
dans  Fane.  Forêt  Noire. 

ALM5GAU!fOly     AlBA    IkGAUXOBUX^  ALHOA, 

Alhih  IsvGALKOBUM^  Albengo,  Tille  de 
Fane.  Ljgorie,  aoj.  Piémont. 

Alhma^  AUBA5IA,  Aubagne,  pet.  Tille  de 
ProTence  (Boacbes-dn-Rbône). 

XuoMkccMf  ALscnAcrs  [Gesta  Dagob.], 
Aukgxie^  au  n*  s.,  AuMgné  ou  Aubu- 
gny.  DiTerses  localités  de  France  por- 
tent ce  nom  :  Autigny,  bourg  du  Pas- 
de-Calais;  =  Autigny,  pet.  Tille  du 
Cher,anc.  comté,  érigé  en  duché-pairie 
par  Louis  XIV;  =  Aubigné,  bourg  de 
Breta^e;  =^  Aubignae,  bourg  et  anc. 
abb.  de  la  Marche  (Cher). 

Albi5ia5jE^  Alucoa^a  Castra^  première 
station  indiquée  par  l'itinér.  d  Antonin 
entre  Leyde  et  TrèTes,  à  10  m.  de  la 
première  de  ces  Tilles;  auj.  Alphen, 
bourg  de  Hollande^  sur  le  Rhin. 

ALBcniauM^  Albcctemeucm^  ALBnsTDfiuim 
[Tab.  Peut.]  y  AmxmoLiXAy  Albiux  Inte- 
MEUUM  [Plin-  ni^,  Mrxicipnn  Ixtemelium 
[Tacit.  Hist.  n\,'Vinttntiglia,  Vintimille, 
TUle  d'Italie^  aans  la  proT.  de  Gènes. 

Albuiovuii,  Alvamlm,  Altum  Novum,  A/t'€- 
nau,  pet.  district  de  la  Suisse. 

Albccum,  yiedervintel,  en  Autriche. 


Albio,    VAt^jR,    pet.   rÎT.    de   France 
^Haute-Marne . 


ALBI05  iPlin.l,  \)^A09  [Ptol.],  Hiê9&;  PpiTsc 

yod  [Strab.],  BiOTA!e(L4  [Plin.,  Caes., 
Tac.],  Englimd,  Angleterre  :  se  dÎTisait 
en  Ultérieure  et  Citérieure  ;  la  première 
était  appelée  Barbasrt  par  les  Romains, 
contre  qui  les  habitants  défendirent 
aTec  une  énergie  indomptable  leur  au- 
tonomie. 

Alhoriux,  AuncAGm,  Leucobea,  Yiteii- 

BClkGA,  WrTTEBElIGA  [ClUT.,   Ccll.],  WlT- 

TEXBER6A,  WitietUttrg,  Tille  de  Saxe,  à 
9  milles  de  Leipzig. 

TiDe  »  Jnnis  amtic  dans  rkistoire  4e  b  RéfonDe 

Uu   pffUwtmt  n'cMÉblien  pu   que 

|w,  le  Si  9epu  1M7,  Martin 

ks  iMMlOités  contre  ta  cour  de 


fnt 


inelepRHerUTFe  impriné 
ceOe   Tile  est  on  ÊeemeU  des  Senmoms  dt 
Pierre  deWatemme,  daté  de  1515  :  ilconfMid  le Utre 
dn  livre  avec  an  antre  et  te  tiiinnii  wur  ta  date. 

ien  aotreflMnC  ^ot  et  donne  ta 
deMBScMHMoeOe  de  natnMtaction  de  lli 


prit  I il  >  Wittenberg.  Mais  tauer  pronve  rerrenr 
dHM  ImikIIi  est  MNBbé  Maictaire,  et  prend  Pannée 


^m  sait  ta  fondation  de  rCaîTcrsité  à  WittenimnB 
cn—Hf  ccOe  ob  roa  y  instalta  le  prtMJii  élabiisse- 
■ent  tfpuyaphiqae,  c'est-à-dire  15tt.  Le  prenûer 
iirre,  sarvant  Panier,  lenit  :  Omfio  kmtiia  a  Ni- 
ealm  Maneako  Umrio  AIMori  memdemia  im  Me- 
mamku  Impres.  Aliiori  in  Suonta,  IMS,  XT  kaL 
fdir.  in-*. 

Hais  M.  Branet  proof  e  que  ce  Kvre  nVst  qœ  le 
second,  et  que  le  nreoiier  serait  :  Peiri  EavemmatiM 
eamtpemtimm  jmrU  etnU»,  précédé  dTnne  intrsdnc- 
tioa  de  Pierre  MaieaJul  on  Marscal  prédié,  et  dont 
ta  soBScription  porte  :  laipressani  Ambmr^  prktic 
momms  êepiemttres  ammo  a  yetmU  Ckrtuiano  M  D  lU. 
L^tannée  coancnçant  à  Piiinea,  ta  bmîs  de  fénier 
est  éndesMKnt  postérieur  a  cehû  de  septembre. 

Ce  Nicote  Marscal  atait  étafaK  à  Rostoch,  qa*il  ha- 
hitait,  nne  imprimerie  particaJière  dans  sa  maison, 
et  ce  fnt  ta  que  trarauta  Gvntbems  Hyems,  aUà» 
GvMker  Winlfer,  d'Erfvth. 

Les  preiaétii  imprimenrs  comms  seraient,  ton- 
Joors  an  dire  de  Fialkenstein,  Johann  Gmnen* 
berg  (I5«0-1S22),  Mekhior  Lotter  der  Jûngere 
(I5t9'f525),  et  GcoTf  Rlmn  il52*-15k8). 

A  partir  de  ta  réforme,  Kmprimerie  prit  nne  ex- 
tension énorme  dans  cette  fille,  mêflae  après  que 
rOniteniié  ent  été  supprimée  et  réunie  k  ccHe  de 
Balle. 

Albis  [Plin.],  'AXÊio;  [Ptol.l,  Alba,  ÏEibe, 
un  des  grands  fleuTes  d'Allemagne. 

ALBisTRCMy  Onimarso,  Tille  de  la  Grande 
Grèce  (Calabres). 

Albium  Ingauxum,  Yoy.  Alscsgauncii . 

Albium  Lytemelitm^  Toy.  Albemmium. 

Albrs^  TGV.  Albis. 

Albocala  [Tit.  Ut.],  Albccell-x  [Itin.  An- 
ton.!, Albucole  iSteph.  Byi.],  TiUe  des 
Vacéens,  dans  la  Tarraconaise ,  auj. 
Toro,  dans  la  Vieil le-CastiUe. 

Antonio  cite  un  vohune  imprimé  du»  cette  pe- 
tite Tille  en  1630,  mab  M.  Cottoo  bit  remonter  à 
ÏSÊS  ta  date  de  Pintrod.  de  h  typogr.  à  Toro;  mai- 


37 


ALBONÂ.  —  ALCOBATIA. 


38 


bfurwuement  il  ne  cite  aucan  titre  à  I*aippiii  de 
cette  aasertioii,  qui  nous  piralt  |[^taite. 

Albo5a^  Albunea,  VAgogna,  pet.  riv.  du 
Piémont^  se  perd  dans  le  lac  Majeur. 

Alboxa  [Plin.],  'AXcûwv*  [Ptol.] ,  Alvum, 
Albona,  bourg  de  l'Istrie. 

ALbOMCM^  YAlbon,  pic  életé  des  monta- 
gnes des  Algarves^  en  Portugal. 

Albretum^  Alebrejum^  Leporetum^  Yicus 
LfBRETi,  Albret,  yille  de  France  (Lan- 
des). 

Érifé  en  docbé-pairie  en  1556  :  la  maison  «TAlbret 
icnonte  &  l'iin  1050.  [P.  Anselme.] 

ALBuao,  ALBuauM^  Albucum,  Albula^  Al- 
Bcsso5njM^  XvBrniOfAvbusson,  pet.  ville 
de  France  (Creuse). 

ALBULA,  VOy.  TiBERIS. 

Albtla^  VAube,  riv.  de  France.  =:  Riv. 
de  Vibrato,  dans  les  Abruzzes  ;  =  la 
Solforata,  riv.  dltalie.  =  Weisseritz, 
riv.  de  Bohème^  affl.  dé  TElbe. 

Albulh  Yilla^  in  pago  Wormacensi  pala- 
Hum,  villa  carlovingienne^  près  Worms. 
[9.  Martcne.] 

Albcm  iEsTUARiuM^  çolfe  formé  par  ÏEum- 
ber  à  son  emboucnure  (Angleterre). 

Albcm  Sctitm^  Seccopelus^  Yibrau.  Gui- 
bray,  faubourg  de  Falaise,  ville  de 
Normandie. 

Albl7(ea  Sylva,  forêt  qui  entourait  l'anc. 
Tibwr. 

ALBU5EJC  Aoujt,  voy.  Tibur. 

Albuquercum^  voy.  Au^aouercus. 

ALBCRAas^  Aregu,  l'Ange,  riv.  de  France 
(voy.  Aurigera). 

Alburgcm,  Aelburgum^  Albia,  Aalhorg, 
ville  et  évèché  du  Danemark  (Jutland). 

M.  Termitx  cite  iin  livre  imprimé  dans  cette  ville 
en  1611,  et  nous  n'avons  rien  pu  trouver  d^antérieur. 
Voici  le  titre  de  ce  livre  :  i?.  (te  pygmeis  probtema- 
twn  pkUùêopMcorum  et  mattcorum  miteellaneœt 
Albû,  BabcH,  1611,  in-4. 

ALBUR5rs  Moxs,  anc.  montagne  de  la  Lu- 
canie,  auj.  Albomo,  ou  Monte  di  Posft- 
glione,  Ptincip.  citer.  ^  anc.  royaume 
de  Naples. 

Albuzacum,  Albuzac,  bourg  du  Limousin, 
près  Tulle  (Corrèze). 

Alc\la  Regalis,  Akcda  la  Real,  ville  d'Es- 
pagne (Andalousie). 

Arx.AMTrcM>  Alcaftiz,  boufg  de  TAragon, 
sur  le  Guadalope»  =  Akahices,  pet. 
ville  du  roy.  de  Léon. 

ÂLCANTARA^  NoRBA    CjEsarea^  Alcontara 


(en  arabe  :  le  Pont) ,  v.  d'Espagne  en 
Estramadure,  sur  le  tage. 

Alcaratium  fitin.  Anton.],  Alce  [T.  Liv. 
xl],  ville  des  Celtibères,  dans  la  Tarra- 
conaise,  auj.  Alcaraz,  dans  laNouvelle- 
Gastille. 

Alcasarium  Saunarum,  Salacia  Imperato- 
RiA,  Alcaçar  do  soi,  pet.  ville  de  FEstra- 
madure  (Portugal). 

Alcasarium  S.  Joannis,  Alcaiar  de  S.  Juan, 
bourg  de  la  prov.  de  Ciiidad-Real. 

Alcathoe  [Ovid.],  'aXxoOoïi  [Apollod.],  Mé- 
gare,  ville  d'Achaïe,  sur  l'isthme  de 
Corinthe. 

Alce,  voy.  Alcaratium. 

Alceja,  Altaua,  Alzey,  ville  de  la  Hesse 
rhénane. 

AixiAcuM,  AxiMAioNio  [mouu.  mérov.l, 
Auxy'le-Chàteau,  bourj;  de  Fr.  (Loiret). 
=  Auxy-auX'Moines,  village  de  TArtois, 
près  Hesdin  (Pas-de-Calais). 

Alciatum,  Alzato,  bourg  du  Milanais,  prov. 
de  Côme. 

Alcimoennis,  voy.  Ulma. 

Alcmoenum,  voy.  Aichtadium.  ' 

Alcira,  voy.  SucRO. 

Alcira,  Setabicula,  Alcira,  pet.  ville  d'Es- 
pagne, prov.  de  Valence. 

Alcmaria,  Alcmarium,  Alcmaèr,  ville  de 
Hollande,  entre  Harlem  et  Amsterdam. 

Nous  ne  connaissons,  non  plus  que  M.  Temaux, 
oui  ne  (ait  que  copier  la  note  du  docteur  Cotton,  de 
livre  impr.  dans  cette  ville  avant  1605  :  Dictiona- 
BiuM  Belgico-LcUinum,  per  Comelium  Kilianum, 
Alcmaric,  1605,  in-6.  Le  premier  imprimeur  s'appelle 
Jacques  Meister.  —  Voici  un  autre  livre  impr.  en 
1606  :  Gomes  von  Trier  :  Fan  den  heuschen  BQr- 
gerlycken  Ommegangh,  een  neer  Sinrcke  liefflycke 
und  noetteghetsamen  spreckinghe,  —  Aickmar,  by 
Jacob  de  Meester,  1606,  in-4. 

Une  Chronijcke  van  Atcmaer,  in-6,  fut  imprimée 
dans  cette  ville  en  16<k5. 

Alcmona,  Alcmana,  Alcmonia,  Alemo,  Al- 
monus,  ÏAltmùhl,  riv.  de  Bavière;  se 
jette  dans  le  Danube,  près  de  Ratis- 
bonne  ;  est  appelée  Halotnore  dans  les 
Chron.  de  St-Denis. 

Alcobatia,  Eburobritium  [Plin.],  Alœbaza 
ou  Alcobaça,  ville  de  Portugal,  dans 
TEstramadure. 

Célèbre  abb.  de  Bénédictins,  dans  laquelle  une 
imprimerie  fut  établie  au  xvi*  siècle.  Les  archives 
de  ce  monastère  réunissaient  les  plus  précieux  tré- 
sors littéraires  et  historiques,  imprimes  et  manus-» 
crits,  qui  fussent  en  Portugal.  Voici  le  titre  d*un 
important  ouvrage  imprimé  et  publié  dans  ce  monas* 
tère  :  MonarcMa  lAtsytana  composta  por  frey 
Bernardo  de  Brilo,  cftronista  générât,  proffesw 


39 


ALGOCERUM.  —  ALENCONIUM. 


40 


HO  real  mostetro  de  Aleobaça  ;  parte  prlmetra,., 
impresso  no  insigne  mosteiro  de  Aleobaça,  anno  de 
1507,  in-fol. 

La  seconde  partie  fut  imprimée  à  Lisbonne  en 
1000,  et  les  autres  successivement  Jusqu^k  la  hui- 
tième et  dernière  qui  ne  parut  q;u*en  1720  :  les  S*  et 
ft*  parties  sont  d'Antonio  BrandaS,  les  deux  suivan- 
tes de  son  frère  Fr.  BrandaS,  la  7*  de  Rafaël  de  Jésus, 
enfin  la  dernière  partie  fut  composée  et  publiée  par 
Manocl  dos  Santos.  Bemardo  deBrito,  rauteur  des 
deux  premières  parties  de  cet  ouvrage  capital,  éuit 
né  à  Almeida;  il  devint  moine  d^Alcobaça,  de  la  ré- 
forme de  Ctteaui,  en  1584,  et  mourut  en  1617.  [Bibl, 
Lusit€uta,  t,  I,  p.  275  et  suiv.] 

Alcocerum,  Akocer,  pet.  ville  d'Espagne, 
dans  le  roy.  de  Valence. 

Alcola,  Arva  [Plin.],  Flavium  Arvense, 
dans  la  Bétique,  auj.  Alcole,  bourg 
d'Andalousie,  sur  le  Guadalquivir. 

Aldea  Rm,  Aldea  el  Rivo,  bourg  d'Anda- 
lousie, sur  le  GuadalquiTir. 

Aldenarda  [Cell.],  Aldenardum,  Oude- 
narde,  Audenaerde,  Audenarde,  ville  de 
la  Flandre  occid.  (Belgique). 

L*imprimerie  date  en  cette  Tille  de  1480  :  le  pre- 
mier imprimeur  est  le  célèbre  Arend  ou  Amola  de 
Keysere  ou  Keiser,  Arnaud  PEmpereur  ou  Amol- 
dus  Osaris,  suivant  la  fantaisie  qui  Tinspire  de 
franciser  ou  de  latiniser  son  nom  :  nous  citerons 
deux  ouvrages,  l'un  avec  date  et  l'antre  sans  date, 
qui  passent  pour  être  les  premiers  produits  de  ses 
presses. 

Dijttorie  von  SuUan  Saladine.  (A  la  fin  :)  Taude- 
naerde  gheprendt,  in-4,  sans  indic  de  date  et 
sans  nom  d'imprimeur,  mais  évidemment  exécuté  par 
Arnold  de  Keyser.  U  n'existe  de  ce  prédeux  inconaole 
qu'un  exemplaire  qui,  de  la  bibliotb.  de  M.  J.  Konlng, 
a  paûé  dans  celle  de  Harlem. 

Hermanni  de  Petra  de  Scutdorpe  termone»  L 
super  orationem  Donilnieam,  (A  la  fin  i)  —  Pressum 
Aldemardi  per  me  Amoldum  Caesaris  meosque  soda- 
les  dominice  incamationis  supra  M.  GQÔC  anno 
LXXX. 

Vnde  ferant  laudes  ciîcta  creata  Deo. 

In-fol.  goth.  de  ISO  ff.  à  2  coL,  y  compris  7  ff.  de 
tables  en  tête  du  vol. 

U  nous  faut  aussi  mentionner  un  autre  ouvrage 
tout  aussi  précieux  et  qui,  de  plus,  est  orné  de  quatre 
planches  sur  bois  grossièrement  exécutées,  mais  qui 
présentent  un  singulier  caractère  de  grandeur  : 

De  quatuor  novissimis,  ou  les  quatre  choses  der- 
nières auxquelles  la  nature  Humaine  doit  toujours 
penser;  trad.  du  latin  de  Denys  de  Rickel,  le 
chartreux,par  Th.  le  Roy.  bénéd.  de  St-Martin  de 
Toumay  ;  —  s.  1.  ni  d.,  mais  imprimé  également  avec 
les  caract.  d'Arnold  de  Keyser  vers  1080.  ln-4.  A  la 
fin  sont  ces  deux  vers  : 

Priiez  pour  l'impresseur  de  ce  livre  très  excellent 

A  audenaerde  impresse  pour  instruire  toute  gent. 

M.  Brunet  a  donné  de  ce  livre  une  description  mi- 
nutieuse et  excellente. 

Arnold  de  Keyser  quitte  Audenaerde  &  cette  époque 
pour  transporter  et  établir  ses  presses  k  Gand,  ob 
nous  le  retrouvons  en  1488. 

Aldenburgum,  Aldeburgum,  Palj;opyrgdm^ 
AUenburg,  ville  principale  de  la  Saxe- 
Altenburg,  sur  la  Pleisse,  abb.  de 
bénéd.  [Urbs  Misniœ  clarissima,  Isr. 
Clauderi  Laudat.] 

Ni  Maittairc  ni  Panzer  ne  mentionnent  cène  ville 
parmi  celles  qui  ont  joui  du  bénéfice  de  l'imprimerie 


au  commencement  Bu  zvi*  s.  :  M.  Gotton  dit  que  la 
Bodléienne  d'Oxford,  qui  renferme  un  certain  nombre 
de  traités  allemands  relatifs  à  la  Réforme,  en  possède 
un  daté  de  1523  et  imprimé  à  Altenburg,  mais  U  ne 
donne  ni  le  titre  du  livre,  ni  le  nom  du  typographe. 
Dans  son  nouveau  Typogr.  Gazetteer^  il  dit  qu'il 
doit  ce  renseignement  à  Feverlin  [BibL  Symb,  Luik.t 
tom.  II,  p.  42).  M.  Temaux  est  plus  précis  et  cite 
cet  opuscule  daté  de  1524,  avec  le  nom  de  l'imprimeur, 
Gabriel  Kantz  :  Elne  Christliche  Verma/inung  aus 
dem  Evangelio,  Aldemburgk.  in-4.  Nous  avons  dé- 
couvert dans  les  précieux  catalogues  des  foires  de 
Francfort  une  édition  que  nous  croyons  aujour- 
d'hui inconnue  et  peut-être  disparue,  d'un  célèbre 
pamphlet  du  grand  réformateur  :  De  abroganda 
missa  privata  Martini  Lutheri  sententia,  Lto 
rugiet,  quiM  non  timetit  (Amos)  7  -«  A  la  fin  t 
Impressum  Aldemburgi  viii  kalendas  martii,  h  ozxn, 
in*a. 

Ce  serait  Ui  une  réimpression  pure  et  simple  de  la 
première  édition  de  witterabcrg,  donnée  au  mois 
de  Janvier  de  cette  même  année,  et  exécutée  pn»- 
bablement  par  cet  imprimeur  de  Zwickau,  que 
nous  avons  nommé  Gabr.  Kantz. 

Aldergemum,  Auweghem,  bourg  de  la  Flan- 
dre orient.  (Belgique). 

Aldershott,  village  d'Angleterre  (Hamp- 
shire). 

Un  ouvrage  de  <&roit  fort  connu,  Viner's  abrULg' 
menf,  en  dix  vol.  in-fol.,  fut  imprimé  par  l'auteur, 
dans  sa  propre  maison,  en  dix  ans  (t742'1755),  nous 
nous  dit  le  nouveau  Typogr,  Gazetteer. 

Aldorfu,  voy.  Altorfu. 
Alduabis,  voy.  Dubis. 
Ai^bece  Reiorum,  voy.  Alrece. 

Alebhjm,  Dalebium,  Delebio,  bourg  de 
Suisse. 

Alecta,  Electa,  Aleth,  pet.  ville  et  anc. 
évèché,  près  Limoux  (Aude). 

Alectum,  voy.  Allectum. 

Alemannta,  Deutschland,  Allemagne  (de 
ail,  tout,  mon,  homme  :  Vhormne  j9ar 
excellence  l), 

Alemanus,  Aleuanni  Monasteridm,  Ait- 
mùM-Mùmter,  en  Bavière. 

Alemanus,    Alemo,    Almonus,  VAltmùh!, 
■    riv.  d«  Bavière  ;  se  perd  dans  le  Da- 
nube, près  de  Kellheim. 

Alena,  Ala,  Aalen,  ville  de  Souabe  (Ba- 
vière). 

Alenconium,  Alentio,  Alencio,  Alençon, 
ville  de  France  (Orne). 

Comté  ériçé  au  xni*  s.  par  S.  Louis,  puis  duché- 
pairie.  Impnmerie  en  1550.  Le  premier  livre  que 
nous  connaissions  sous  la  rubrique  d' Alençon, 
c'est  :  Le  sommaire  de  toute  médecine  et  chiruT' 
gie  contenant  les  remèdes  les  plus  spéciaux  et  eX' 
perimentez  de  toutes  maladies,  par  Jean  Gouevrot, 
vicomte  du  Perche,  médecin  du  Roy,  A  Alençon, 
chez  maistre  Simon  du  Bois,  1530,  in*  16  goth.,  de 
88  ff.  (Cité  par  M.  Frère,  HfR  normand^  II,  p.  54.) 

Puis  vient  :  Le  Miroir  de  l'âme  pécheresse,  ouquel 
elle  recongnoist  ses  fouîtes  et  péchez.  Aussi  ses  grâ- 
ces et  bénéfices  a  elle  faitez  par  Jesuchrtst  son  es- 
poux,  La  Marguerite  très  noble  et  précieuse  sest 
préposée  a  ceulx  qui  de  bon  cueur  la  cerchoieni. 


41 


ALENCUM.  —  ALEXANDRIA. 


42 


—  A  Alraçon,  chex  maJstre  Simon  du  Bois,  mdxxzi, 
peC  in-A.  aolli.  tfe  S5  AT.  sans  ch.  arec  sign. 

Ce  toi.  Inlininipnt  rare  et  précieux  a  été  réimpr. 
émt  ans  après  avec  (Tamples  additions  sous  le  titre 
de  :  DkUogue  en  forme  de  vigion  twctume  entre 
fret  NOM*  ei  exreUente  princeue  madame  Mar* 
gwtriu  de  Fraiue,S(Kur  unique  du  roy  notre  sire.., 
le  Miroir  de  Came  pechere*»e...  Ditcord  estant  en 
ritomme  par  la  contrariété  de  l'esprit  et  de  la 
cftflù*.—  AAleoçon,  ches  maJstre  Simon  du  Bois, 
aril  dna  cens  trente  et  trois,  pet.  in-ft.  gotlL  de  61  ff. 

A  la  en  du  xm*  s.  et  penoant  tout  le  ztui«,  une 
Cnrille  que  nous  retrouvons  exerçant  la  typognphie 
dans  ptaaeurs  Tilles  de  VOaai  de  la  France,  les  Ma- 
basb,  fournit  de  nombreux  imprimeurs  k  ÂlenoNi. 

En  ITOfe  (rapD.  Sartines),  nous  trouvons  établis 
dnu  mciabi'e*  de  cette  tkmille  :  la  Tenre  de  Fr.-Au- 
fustin  llalassis,  pourvu  en  1726,  et  Louis  Malassis, 
le  Jeone,  beau-flrère  de  la  précédente,  établi  en 
1732  ;  1rs  arrêts  de  17S9  et  de  1750  conservèrent  ers 
deux  imprimeries. 

kLEscim,  Alantia,  Alanche  ou  Alenche, 
pet.  ville  d'Auvergne  (Cantal). 

ALE.XG0N1S  PoRTus.  Lofigon ,  village  de 
France  (Gironde). 

Alexus,  VAlne,  riv.  d'Anglet.  [Cambden.] 

Alepum^  Aleppum,  Berœa  [Strab.],  Beroa 
[Itin.  Anton.].  Btppcia  [Appian.]^  Cha- 
LEP  [Nicéph.],  Halape  [Join  ville], 
A!ep  (en  turc  Haleh),  ville  de  Syrie 
(Turquie  d'Asie). 

Imprimerie  en  1706.  Kitâb  el  enMil  ei  cherif, 
{Livre  de  VEvanqUe  saint  et  pur  du  flambeau  res- 
plendissant.] »  Impr.k  Alep,  aux  frais  d'Anastase, 
patriarebe  des  Grecs  d*Antiocbe,  en  1706,  in-fol. 
285  ff.  non  ch.,  avec  portr.  (6it.  S.  de  Sacy,  I, 
n*lSS7.) 

Alera,  voy.  Ingeris. 

Alera,  V Aller,  riv.  de  Saxe  ;  se  jette  dans 
le  Weser. 

AunuA,  anc.  Alalia,  colonie  romaine, 
dans  l'ile  de  Corse ,  évèché  au  moyen 
âge,  auj.  Aleria,  village  au  S.-E.  de 
Corte. 

Ane  évéché  du  moyen  âge,  dont  fut  titulaire  ril- 
lostre  philologue  et  savant  Joannes  Andréas,  auquel 
nous  tommes  redevables  de  la  reproduction,  aux 
débots  de  rimprimerie  en  Italie,  de  la  plupart  des 
cbe&<r«ravre  de  Tantiquité  latine. 

Alésa,  Al^sa,  anc.  ville  épiscopale  du 
Sicile,  auj.  ruinée,  dont  on  trouve  des 
vestiges  intéressants  au  bourg  de  Tosa, 
dans  la  vallée  de  Demona. 

Alesia  fCaes.  Bell.  Gall.  vu,  T.  Liv.],  'AXyj  • 
«îx  [ètrab.],  Alexia  [Flor.  u.;  Plin.], 
AusiA,  Urbium  Mater,  ville  des  Mandur 
biens,  dans  la  Gaule  Lyonnaise  pre- 
mière, au  N.  de  Bibractum,  sur  l'empla- 
cement de  laquelle  on  est  à  peu  près 
tombé  d'accord  :  ce  serait  auj.  Alise- 
Sainte-Beine ,  dans  Tanc.  Duesmois 
(dont  on  veut  que  le  nom  vienne  de 
Mandabiî),  bourç  situé  près  de  Somur, 
dans  le  dép.  de  la  Côte-d'Or. 

AI.ESU,  Alesujm,  ville  de  la  Gaule  Narbon- 


naise  première,  sur  le  territoire  des 
Arecomici;  Ausiacas  fmonn.  mérov.], 
auj.  Alais,  sur  le  Garaon,  pet.  ville  du 
départ,  du  Gard. 

Anc.  comté  et  évéché  éubli  par  Louis  XIV,  k  la 
suite  de  la  révocation  de  l'édit  de  Nantes.  En  1764 
(rapp.  Sartines),  il  n'existait  q;u*un  seul  libraire  à 
Alais^  qui  s'appelait  Pierre  Bascou.  L'imprimerie  ne 
fût  introduite  dans  cette  viUe  que  beaucoup  plus 
tard. 

Alesia,  Alessium,  Alessio,  pet.  ville  d'Al- 
banie, dans  le  pacbalik  de  Janina. 

Alesiensis  Ager,  VAuxois,  anc.  prov.  fai- 
sant partie  de  la  Bourgogne,  avec 
Semur  comme  chef-lieu  ;  occupait  une 
portion  du  territoire  des  Mandubii, 

Ale^us,  fleuve  d*Ëtrurie,  auj.  la  Sanguir 
naria. 

kLETMy  Aletha,  Aletum  Vetus  Rhedonum, 
Vicus  Aleti,  Alestum  [monn.  mérov.]^ 
Maclovu,  Maclopous,  Aleth,  Guicn- 
Alet,  Quid^h,  Saint-Malo,  ville  de 
Bretagne  (Ille-et-Vilaine). 

Imprimerie  en  1552:  Vitasancti  Marchutis,  Bri» 
tan,  auctore  Bilio,  Maeloviensi  episcopo.  MacloYii, 
1552Jn-12.  «Du  vieux  temps,  ditd'Argentré,  futBilius 
«  Armoricanus  qui  escrivit  disertement  la  Tie  de 
«  saint  Malo,  comme  disent  ceux  qui  l'ont  vue.  ■ 

Nous  pouvons  citer  encore  un  ouvrage  important 
de  Thomas  de  Querey,  Malouin  :  Antiquilez  de  la 
cité  d'Aletk  ou  Guidaleth,  ensemble  de  la  ville  de 
Saint'Malo,  —  Saint-Halo,  Labiche,  1628,  in-12. 

Aletium,  Autium,  Lecce,  pet  ville  de  l'anc. 
roy.  deNaples,  dans  la  Terre  d'Otrante. 

imprimerie  en  1634  [Haym].  GiuKo  Cesare  infan» 
tinOy  memorie  di  Lecce.  —  (Sans  nom  d'imprimeur.) 
Lecce,  1634,  in-4.  Citons  encore  :  Andréa  délia  Mo^ 
naca,  memoria  istorica  délia  città  di  Brindisi; 
Lecce,  1674,  in  4.  —  Le  premier  imprimeur  de  Lecce 
dont  le  nom  nous  soit  connu  s'appelait  Maizei. 

Aletrum,  voy.  Alatrium. 

Aletum,  Electa  [Notit.  Imper.],  Aletha, 
voy.  Alesia. 

Aletum  Novum,  S.  Servani  Oppidum  ou 
PoRTUs,  S.-Servan,  ville  et  port  de 
France,  à  l'embouchure  de  la  Rance 
(Ille-et-Vilaine). 

Alexandria,  'AXiÇav^piwv  iro'Xi;,  Alexandrie, 
Jshanderiéh  (anc.  KAKOTisdes  Pharaons), 
cap.  de  l'Egypte. 

Nous  ne  connaissons  pas  d'établissement  typogra- 
phique dans  cette  ville  avant  l'occupation  française 
a  la  fin  du  siècle  dernier;  mais,  à  partir  de  1708, 
les  ordres  du  Jour,  les  bulletins  de  l'armée  d'en- 
vahissement, les  livres  de  religion  et  d'éducation  élé- 
mentaire en  arabe,  ture  et  français  sont  publiés  en 
assex  grand  nombre  à  Alexandrie  Jusqu'à  la  mort  de 
Kléber.  (Voy.  Cal.  Langlès,  S.  de  Sacy,  Mars- 
den,  etc.! 

En  1833  le  pacha  d'Egypte  fit  demander  à  MM.  Di- 
dot,  par  rentremij>e  de  MM.  Pastré,  une  imprimerie 
dont  M.  Adolphe  Lalné  fut  le  titulaire  pendant 
quatre  ans.  U  y  imprima  le  Moniteur  Égyptien. 

Alexandria  a  Palea,  Alexandria  Statiel- 


43 


ALEXANDROVIUM.  —  ALISNI. 


44 


LORUli  OU  Stalicellorum,  Palea,  Ales- 
sandria  délia  Paglia,  ville  forte  du  Pié- 
mont^ sur  le  Tanaro. 

Ane.  évéché;  fondée  en  1178,  elle  prit  son  nom  du 
pape  Alexandre  UI,  et  ses  premiers  niun  Mtis  de  boue 
et  de  paille  lui  firent  donner  le  nom  de  Civita  délia 
Paglia,  M.  Temaux  fait  remonter  rimprimerie  dans 
cette  ville  à  1549:  Vrsinut,  Elegia  <U  Peste, -^ 
Alexandriae,  apud  Franciscum  et  Simonem  Mesctil- 
num,  15(kS,  in-4.  —  Nous  ne  connaissons  pas  le  livre 
et  ne  te  trouvons  pas  cité  par  Haym  dans  son  cbap. 
des  UM  clie  traltan  di  Peste. 

Nous  sommes  forcé  de  reporter  seulement  à  1598 
rintroduction  de  la  typographie!  Alexandrie  :  Joan- 
niâ  Marii  Mattii  opinUmum  libri  très.  —  Alexan- 
drie StaUella^,  Hercules  Quintranns,  1598,  in-a.  (CaU 
Baloze,  n»  5027,  et  cat.  de  Tournes,  p.  S29.) 

ALEXANDROVIUM,  Alcxandrow,  pet.  ville  de 
Pologne,  dans  le  palat.  de  Braclaw. 

Alexani  Civitas,  Alexan'um,  Alessano,  pet. 
ville  de  Tanc.  roy.  de  Naples,  dans  la 
Terre  d'Otrante. 

Alexu,  voy.  Alesia. 

Alexianum,  Alissan  ou  Alixan,  bourg  du 
Dauphiné,  près  Valence  (Drôme). 

Alexodunum,  Hexham,  ville  d*Angleterre, 
célèbre  par  la  bataille  de  ce  nom  en 
1463  (Northumberland). 

ALFEU>A,Alfelden,  bourg  du  Hanovre,  près 
Hildesheim. 

AuicuM,  Alpica,  Portus  Alpicensis,  Alfe- 
cuM  [monn.  mérov.],  le  Pecq,  bourg  de 
France  (Seine-et-Oise). 

Alfidena,  voy.  Aufidena. 

Alfordia,  Alford,  ville  d'Angleterre  (Lin- 
colnshire).  *   * 

Algarbia,  Algarves  (en  arabe  i  el  Garb), 
une  des  sept  provinces  du  Portugal, 
appelée  aussi  par  les  chroniqueurs 
Algabrle,  Agabilje,  et  par  les  roman- 
ciers :  le  Royaume  de  Garbe. 

Algaria,  Corax  [Cell.J,  Portus  Caracodes, 
Alglier,  pet.  ville  de  Sardaigne,  sur  la 
côte  0. 

Algea,  Algoia,  Algovu,  der  Algau,  partie 
de  la  Souabe  (Bavière). 

Algerium^  Algaria,  Algier,  Argier  [anc. 
chron.J,  Alger,  ville  française  d'Afri- 
que ;  en  arabe  :  al  Djezayr  (les  lies)  ;  on 
rapporte  cette  ville  à  l'ancien  lœsium 
des  Romains. 

Algia,  voy.  Auga. 

AixïiA,  Algi£  Saltus,  Algiensis  Ager, 
Lexovici  Pratenses  ,  VAuge,  le  Pays 
d'Atige,  en  Normandie. 

Algidum,  Aldum,  Bocca  del  Papa,  ville  et 
montagne  des  Ëtats  du  Pape,  jadis  ville 
des  Eques,  dans  le  Latium. 


AuACMON,  Hauacmon  [Cœs.  Civ.],  riv.  de 
Macédoine,  auj.  le  Platomone  ou  Plata- 
mone,  dans  le  pach.  de  Saloniki. 

AuAcuM,  voy.  AnjuM. 

AuARTus,  'AXiopToç,  anc.  ville  de  la  Messe- 
nie,  auj.  Néocastro,  en  Morée. 

AUCANTIUM,    AUCANTA,    LUCENTUM    [PHu.], 

AouxtvToi  [Ptol.],  ville  de  l'Espagne  Tar- 
raconaise,  auj.  Alicante,  ville  et  port 
d'Espagne,  dans  le  roy.  de  Valence. 

M.  Temaux,  qui  connaissait  bien  la  bibliognphie 
espagnole,  nous  donne  comme  premier  livre  imprimé 
dans  cette  ville:  Oracion  funèbre  a  la  reyna  de  Es- 
paika,  doua  Maria  Luisa  de  Borbon ,  por  Isidro 
Sola.  Alicante,  Jayme  Mesnier,  1689,  in-4. 

AucLE,  Aucicj:,  Salemi,  pet.  ville  et  riv. 
de  Sicile. 

Alietum,  Isola,  pet.  ville  d'illyrie. 

Alifa,  'AXXiaa  [Ptol.],  Aluf^e  [Liv.  vm.], 
ville  de  Tanc.  Samnium  occid.,  auj. 
Alifi,  pet.  ville  de  l'anc.  roy.  de  Naples, 
dans  la  Terre  de  Labour. 

Aldiania,  Limania,  la  Limagne  d'Auvergne, 
part.  N.  du  dép.  du  Puy-de-Dôme. 

AuNGAViA  in  Turonibus,  Aiingavias  [monn. 
mérov.],  loyigeow?  pet.  ville  de  France 
(Indre-etp-Loire). 

Alingo,  Alingonis  Portus  [Sid.  ApoUin.J, 
Langon,  ville  de  France  (Gironde). 

Aliniacum,  AWtgny,bourg  et  anc.  baronnie 
du  Nivernais. 

Alione,  Alone  Brigantum  [Itin.  Anton.J, 
Longovicum,  Lancastria,  Lancaster,  ville 
d'Angleterre,  sur  le  Loyne.  On  croit 
que  cette  ville  est  l'anc'  Alaunum  des 
Damnii. 

Imprimerie  en  1755  t  Bill  for  repairing  and 
widening  the  road  from  Bochdale  ta  Bumley, 
Laiicaster,  1755,  in-fol. 

Ausca,  Almaza,  dans  la  Pannonie  infé- 
rieure, auj.  Aimas,  sur  le    Danube 

(Servie). 

AusiA,  voy.  Alesia. 

AusiACAs  [monn.  mérov.],  voy.  Alesia. 

AusiNcuM  [Itin.  Anton.],  chez  les  JSeiut, 
auj.  Anisi,  village  de  France   (Nièvre). 

Alisium,  Alsium,  Palo,  pet.  ville  d'Italie 
(Etats  pontificaux). 

Descrizione  délia  Terra  di  Palo  del  P,  F,  Gio. 
Bat.  di  Palo.  —  Napoli,  1081,  in-4. 

Alisium,  voy.  Heilbronna. 

AusLA,  anc.  ville  de  l'île  de  Corse,  qu'on 
croit  être  PorUhVecchio. 

Alisni,  Liebenau,  dans  le  comté  de  Hoya. 

[Graësse.] 


43 


ALISO.  —  ALMINIUM. 


46 


Auso  [Tac.  Adh.],  6  'EXiowv  [Dio  Cass.], 

VAlme,  riv.  de  Westphalie. 

• 

Auso  [Tacit.1,  Auso  Romanorum,  Lisbom, 
bourg  de  Westphalie^  au  confluent  de 
l*AIme  et  de  la  Lippe. 

AusOy  Yoy.  Yesaua  Inferior. 

AuscmUy  AuzoNTA,  Elza  [Ausod.]^ 
YEIze  ou  VÂlsitz,  riv.  du  Luxembourg. 

AuTA^  voy.  Aletuii. 

AujkBA  [Itin.  Anton.],  Allava,  m.  de  Si- 
cile. 

AixàDA,  KiUaloe,  ville  diriande. 

Au.*  Castrux^  Yoy.  Au>enrurgum. 

Auji  Narisca,  Toy.  Aichstadium. 

AujkTAy  Aleta  [Ptol.]^  Mosh,  pet.  ville  de 
la  Dalmatie. 

AuxcTUV,  DoNUM  Dm,  Toadunum.  Dundee, 
ville  d*Ëcosse,  dans  le  comté  de  Forfar. 

Nooi  oe  comiaissont  pas  de  livre  imprimé  dans 
œtie  ville  antérienrement  k  1792.  SfnaÛ's  (Bev.  D. 
JL)  Stmtistieal  aeeount  of  DtouUe.  Dundee,  1702, 
in-S.  Le  Dr  Cotton  (Suppl.)  donne  Tannée  170S 
comme  date  de  rintrodnction  de  rimprimerie  à 
Dundee,  mais  sans  désignation  de  livre  à  Tappui. 

Au-EMAioA,  A/Z^ma^e,  bourg  de  Provence 
et  anc.  baronnie^-près  Riez  (Basses- 
Alpes). 

AujE2a)0RFiuM^  Allendorf,  bourg  de  la 
Hesse^  prèsCassel. 

AuxNSTEMUM,  AWewstein,  ville  de  Prusse^ 
près  Kônigsberg. 

AuxvARDUM^  Auj:vardi  \iLiJL,  AUevard, 
pet.  ville  et  anc.  comté  du  Dauphiné 

(Isère). 

Auja,  riv.  de  la  Sabine^  auj.  VAja,  qui  se 
îette  dans  le  Tibre.  Elle  est  célèbre  par 
la  grande  bataille  à  la  suite  de  laquelle 
les  Gaulois  s'emparèrent  de  Rome. 

AujAcuM^  E!y,  ville  d'Angleterre^  dans  le 
Cambridgeshire. 

AujENi  Forum,  voy.  Ferrara. 

Aux)BR0GJE^  Aux>BROGEs  fCss.  Bell.Gall.J^ 
!uxo^7t;  [Dio  Cass.,  dtrab.].  Cessâtes^ 
Tiwfért;  [Plut.,  Ptol.],  peuple  de  la  Gaule 
compris  d*abord  dans  la  Province  ro- 
maine, puis  dans  la  Yiennaise  ;  au  iv*  s., 
leur  territoire  s'appela  Sabaudu^  puis 
Scrroye. 

Aux^BitoGUM  CoLOMA,  voy.  Geneva. 

Aujodh,  les  Alleux,  village  du  Poitou, 
près  Saint-Maixent  (  Deui-Sèvres)  ;  = 
village  de  Champagne,  près  Rethel 
(Ardennes). 


Au^oDiuM,  Allois,  village  près  Limoges 
(Haute-Vienne). 

Alma  [Itin.  Anton.],  l'Arôta,  riv.  de  Tos- 
cane; z=:  l'Ai-MA,  riv.  de  Crimée;  = 
Y  Aime,  riv.  de  Westphalie,  se  jette 
dans  la  Lippe. 

Almagrum,  Almagro,  pet.  ville  d'Espagne 
(Manche). 

AufANDRALEGiUM,  Almondroleio ,  bourg 
d'Espagne  (Estramadure). 

AUfANGOVIA,   AlEMAMNIA    PROPRIA,  YAlgcM, 

prov.  d'Allemagne. 

AufANisCiK,  Almonach^,  Almmesches , 
bourg  de  Normandie  (Orne). 

Almantica,  Almenza,  ville  d'Espagne  dans 
la  Nouvelle-Castille. 

Alicarazijm,  Almarez,  pet.  ville  d'Espa* 
gne. 

Almaria,  vov.  Mons  Fortis. 

Almardium,  Almerinum,  Almeirim,  ville 
de  Portugal,  sur  le  Tage  (Estrama- 
dure). 

Imprimerie  en  1510.  Beçra  e  têiatutoê  da  Or- 
dem  de  Avi»^  Almeirim,  1516,  por  Germao  de  Cam- 
pos,  in-fol.  Ce  fat  là  aussi  que  fut  commencée  par  le 
même  Herman  de  Campos  l'impression  du  fameux 
Canctonebro  gênerai  de  Garcia  de  I\e8ende  [irmao 
(frère)  do  mestre  André  de  Rezende,  N.  de  Etoral ,  qui 
ftat  terminée  à  Lisbonne  cette  même  année  1516,  par 
cet  imprimeur,  et  ce  Germao  de  Campos  n*est  autre 
que  le  Français  Germain  Gaillard,  dont  nous  retrou- 
verons le  nom  k  Thistoire  de  la  typographie  de  Us- 
bonne. 

Almazanum,  Almazan,  pet.  ville  de  Cas- 
tille,  sur  le  Douro. 

Almeloa,  Almelo,  pet.  ville  des  Pays-Bas, 
dans  rOber-Yssel. 

Albientia,  YAmance,  pet.  riv.  de  Cham- 
pagne, se  jette  dans  l'Aube. 

Almeria,  Portûs  Magnus,  ville  de  TEspa- 
gne  bétique,  porte  aujourd'hui  ce  même 
nom  d' Almeria  :  c'est  un  évéché  du 
royaume  de  Grenade,  capitale  d'un 
royaume  au  xi«  s.  ;  prise  par  les  Ara- 
bes; on  trouve  dans  les  chroniques 
Almarie  et  Almerie, 

Le  docteur  Cotton  donne  l'année  IMO  comme 
date  de  Tintroduction  de  rimprimerie  dans  cette 
ville ,  sans  autre  détail  :  voici  cependant  un  livre 

Îioe  nous  trouvons  dans  un  caial.  des  foires  de  Franc- 
brt  (a.  1602)  :  La  expUcacUm  de  ta  Santissima 
Cruxada,por  Manoel  Rodriguex,  Jesuita  (n.  de  Co- 
vilham),  —  en  Almeria,  1599,  in-8. 

Almuna,  Albegna,  pet.  ville  *d'Italie. 

AlMINIUM,     PeGUNTIUM     [Ptol.],      PlGUNTL« 

[Plin.  m.],  Almissum,  Dalmasîum,  auj. 
Almissa,  ville  de  Dalmatie,  sur  l'Adria- 
tique, dans  l'O.  de  Spalatro. 


47 


ALMODA VARIA.  —  ALPES  MARITOLE. 


48 


Almodavaru  Campestris^  Almodovar  del 
Campo,  bourg  d'Espagne^  près  Ciudad 
Real,  dans  la  Nouvelle-Gastilie. 

Almondburium  9  Almondbury,  pet.  ville 
d'Angleterre  (Yorkshire). 

Almunecara,  Almunecar,  pet.  ville  d'Es- 
pagne (ro^.  de  Grenade). 

A1.MYDISSUS,  ScUmydisse,  pet.  ville  de  Rus- 
sie (Crimée). 

Alnealdum^  Aunus,  Auneau,  bourg  de 
France  (Eure-et-Loir). 

Alnealdum^  Aunedonnacum  [llin.  Anton.], 
AtUnay,  bourg  de  France  (Charente- 
Inférieure). 

AiaNENsis  Pagus,  Alattensis  Tractus,  Al- 
NETENsis  Ager,  Alnisium,  VAulnis,  auj. 
VAunis,  pet.  prov.  de  France,  comprend 

Î>artie  des  dep.  des  Deux-Sèvres  et  de 
a  Charente-Inférieure. 

Alnetum,  Alnium,  AtUnay-sur-Odon,  bourg 
de  France  (Calvados). 

Alnetum,  Lannojuh,  Lannoy,  bourg  de 
France  (Nord). 

Alnetum,  voy.  Vernetdm. 

Alniacum,  AtUnoy,  bourg  de  Picardie 
(Pas-de-Calais). 

Alnisium,  voy.  Alnensis  Pagus. 

Alnovu,  Jôlswa,  Jelsawa,  pet.  ville  de 
Hongrie. 

Alodia,  Alluye,  bourg  de  France  (Eure- 
et-Loir). 

Alompus,  Alainp  (au  xiu'  s.),  auj.  Alain, 
village  près  de  TouJ  (Meurthe). 

ALONiE,  voy.  Aucantium. 

Alostum,  Aalst,  Aèlst,  Alost,  ville  de  la 
Flandre  belge,  fondée  par  les  Goths  au 
V*  siècle. 

Thierry  Martens,  né  à  Alost  ven  IftSO,  alla  étudier 
l*art  typographique  à  Venise,  ainsi  quMl  nous  l*ap- 
prend  lui-même,  par  deux  vers  de  la  souscription 
d'un  traité,  de  frère  Baptiste  de  Mantoue,  sur  ta  Vie 
ètemeUej  imprimé  k  Alost  en  1474  : 

Hoc  opuM  impressl  Martifls  Theodorieui  Àlosti, 
Qui  Venelum  teita  flandrensitus  affero  euncta; 

et  les  premiers  caractères  qu*il  emploie  ont  une  res- 
semblance indiscutable  avec  la  lettre  gothique  des 
premiers  imprimeurs  vénitiens. 

Il  prit,  en  Italie,  la  résolution  de  doter  son 
pays  des  bienfaits  inappréciables  de  la  décou- 
verte de   Gutenberg ,     et ,    de  retour   à    Alost , 


établit  une  imprimerie  dans  cette  ville,  imprimerie 

Î[ui  prit  tout  d'abord  une  importance  telle,  que 
ean  de  Westphalie,  Thabile  artiste  allemand,  que 


l'université  de  Louvain  venait  d'appeler,  s'empressa 
d'acheter  à  l'imprimeur  d'Alosi  une  partie  de 
ses  publications,  puis  une  portion  de  ses  carac- 
tères qui  lui  servirent  de  types. 


Voici  les  premiers  ouvrages  sortis  des  presses  de 
Thierry  Martens  : 

Spéculum  conuersianit  pcccatorummagtstrid^o- 
nisii  de  leuuuis  alias  rikel  ordtnis  Cartusiauii, 
In-4  de  deux  cah.  de  10  ff.,  et  d'un  de  8.  Au  milieu 
du  ro  du  dernier  f.,  on  lit  cette  souscription  :  Im- 
pressum.  AlosU.  in  Flandria.  Anno.  mo  ococ* 
Lxxiiio. 

Beati  Augusiini  de  sahtte  tiue  atpiralione  anime 
ad  deum  Incipit  féliciter,  •—  ln-4  de  S  cahiers,  dont 
le  premier  et  le  oemier  ont  8  (T.  et  celui  du  milieu 
seulement  flw 

lÀbellus  de  duo&us  amantibuâ  Bnee  SiiuU  de 
eurialo  et  Lucretia,  —  In-4,  même  caractère  que 
les  précédents.  —  A  la  fin  :  ExpUcIt  opuacnlum 
Enee  Siluii  de  duobus  amantibus  impressum  Alosti 
aono  Domini  Mo  quadringentesimoseptuagesimo  So. 

Thierry  Martens  ne  meurt  qu'en  1554,  après  avoir 
établi  des  succursales  de  son  imprimerie  à  Anvers 
et  à  Louvain,  oii  nous  le  retrouverons. 

M.  Van  Isegbem  a  consacré  à  cet  illustre  impri- 
meur une  excellente  monographie  (Malines,  IwS, 
in-8),  k  laquelle  nous  renvoyons  le  lecteur. 

Alpes,  Alpium  Urbs,  Aulps,  Atips,  pet. 
ville  de  Provence  (Var). 

Alpes  (du  mot  celt.  Alp,  haut),  Alpdïa 
JuGA  [Cicér.l,  Alpis  [Juven.],  Aggeres 
Alpini  [Virg.j,  les  Alpes,  vaste  système 
de  montagnes  qui  embrasse  une 
partie  de  1  Europe.  En  voici  le  dé- 
tail : 

Alpes  Carnic^  [Plin.  ra.J,  Alpes  VenbtjK, 
prolongement  sud  des  Alpes  NoRicfi, 
montagnes  couvertes  de  poiriers  (Btm- 
baumer),  qui  s'étendent  au  N.  de  la 
Vénétie  et  bornent  la  Camiole. 

Alpes  CorniE  [Tacit.:  Amm.  Marcel.!, 
Alpes  Cottiana,  réseau  situé  entre  le 
Mont-Viso,  Alpis  Vesula,  et  le  Jfonl- 
Cenis,  Alpis  Cottia  ou  Cothca. 

Alpes  DiNARiCiE,  prolongement  des  Alpes 
Miœ,  qui  va  se  rattacher  à  la  chaîne 
des  Balkans,  en  Turquie. 

Alpes  EuGANEiE,  partie  des  Alpes  Comi- 
ques, qui  se  prolonge  au  sud  jusqu'à 
Vicence  et  Vérone. 

Alpes  Grale  ou  Grej^e,  Saltus  Grajus,  les 
Alpes  Graies,  chaîne  comprise  entre 
TAlpis  Cottu  IMont-Cenis)  et  la  Duru 
Major  (la  Doire);  là  se  trouve  le  Petit- 
StrBemard  (Graius  Monsj.  On  trouve 
dans  les  chroniques  carlov.  Mons  Ca- 
Nisius  et  MoNs  CiNisius,  MorU-Cems, 

Alpes  Juli^e,  Alpes  Juliennes.  Ce  nom  fut 
donné  au  prolongement  sud  des  Alpes 
CARNiCiE,  quand  Jules  César  s'y  fraya 
un  chemin  pour  passer  en  Pannonie  : 
on  les  appelle  aussi  Alpes  Pannonic^. 

Ai^PEs  LEPONTiiE  ou  HELVETiCiE,  moutagucs 
qui  séparent  le  Valais  de  Tltalie  :  on  y 
trouve  le  mont  Saint-Gothard. 

Aï.pEs  Maritimje,  Alpes  Littore.e  [Tacit.], 


49 


ALPES  NORlCiG.  —  ALTA  RIPA. 


50 


partie  S.-O.  du  réseau  alpestre  qui 
Tient  aboutir  à  la  Méditerranée  et  sé- 
pare la  Provence  de  TËtat  de  Gènes 
(anc.  Ugurie). 

Alpes  Norice,  les  Alpes  Froides,  séparent 
la  Bavière  du  Tyrol  et  de  la  Camiole  et 
se  rattachent  aux  Alpes  CARMCit  ;  elles 
vont  des  sources  de  TAdige  à  la  Brave. 

Alpes  Pennina  ou  PiSNiNJt  (Sprûner)^  noi- 
rsx  [Ptol.],  les  Alpes  Penmnes,  partie  cul* 
minante  du  système  :  partent  ae  la  vallée 
de  la  Doire  et  rejoignent  le  mont  Adule, 
séparant  le  Valais  et  la  Savoie  du  Pié- 
mont :  on  y  trouve  le  Mont-Blanc,  le 
Mofii'Bosa,  le  MonP-Cervin  et  le  Grand- 
Sain^Bernard,  Penninus  Mons  ou  Sum- 
MLn  Pexninum. 

Alpes  RHEnc^,  R^etlc,  Juga  RH^KncA^ 
rTacit.]^  cbdne  du  Tyrol  allant  du  lac 
Majeur  aux  sources  de  TAdige. 

Alpes  Sumils,  Aduallas,  montagnes  qui 
séparent  le  Milanais  du  Tyrol. 

Alpes  Tridentinjc,  Jdga  Tridentina^  partie 
sad  des  montagnes  du  Tyrol. 

La  disposition  géographique  du  ré- 
seau alpestre  est  celle-ci,  en  allant  de 
Toaest  à  Test  :  Alpes  Maritimes;  — 
Alpes  Cottiermes;  —  Alpes  Grecques  ou 
Grées;  —  Alpes  Pennines;  —  Alpes 
UponHennes;  —  Alpes  Bhétiques;  — 
Alpes  Noriques,  avec  prolongement  des 
Alpes  Comiques,  Juliennes  et  Dinariques, 
[Atlas  de  Sprûner.J 

Alpha,  ÏAa,  riv.  de  Suisse  ;  traverse  le 
canton  d'Unterwald  et  se  jette  dans  le 
lac  de  Luceme;  —  l'Aa  ou  VAduassa, 
riv.  ;  passe  à  Munster  en  Argaw.  (Orte- 
lius  pense  que  TAlpha  était  la  riv.  Ausa, 
on  Alsa  du  Frioul.) 

Alphanum,  Fraxinum,  Alphano,  bourg  de 
Portugal,  dans  TAlemtejo. 

Alpheus,  i  'AXçtic;;,  VAlphée,  auj.  Bcu/ia, 
riv.  de  Morée. 

Alpica,  voy.  ALncoM. 

Alpis  [Hérodot.],  VAlben,  riv.  qui  se  jette 
dans  le  golfe  de  Venise,  près  de  Capo- 
dlstria. 

Alpi'xari  Montes,  les  Alpujarras,  monta- 
gnes du  roy.  de  Grenade. 

Alra,  Vltching,  pet.  riv.  d'Angleterre. 

Alsa,  Ausa,  riv.  du  Frioul.  =  Ile  d'Alsen 
où  Alsoé,  dans  la  mer  Baltique. 

Alsx  Frenum,  VAlsen-Sund  ou  détroit  de 
Tîle  d'Alsen. 


Alsatia  [Cell.],  Elisatu,  Eusse  IChron. 
Cari.],  Elsass,  V Alsace,  prov.  reunie  à 
la  France  en  i648  :  on  trouve  Alsa- 
cioNEs,  Alsacu,  pour  Alsaciens. 

Alsaugiensis  Comitatus,  VElsgau,  district 
du  comté  de  Montbelliard  (Mûmpel- 
gardt)  (Doubs). 

Alsena,  Almada,  ville  de  Portugal,  sur  le 
Tage,  dans  TEstramadure. 

Alsfelda,  Alsfeld  ou  Asfeld,  pet.  ville  de 
la  Hesse-Cassel. 

Alsium  [Tab.  Peut.],  Alsiensis  Colonia 
[Coll.],  'ax<h6v  [Strab.  Ptol.l ,  colonie 
romaine  en  Ëtrurie,  sur  l'Arno;  auj. 
Palo  (?)  (Toscane). 

Also,  Also  ScLAVoNiA  Ban,  Also-Scbes, 
ville  de  Transvlvanie,  ou  Also  lÀndua, 
en  Hongrie  (?). 

Le  premier  imprimeur  que  nous  coonaisilons 
dant  cette  petite  viUe  s'appelait  Rudolpli  Hoflialter, 
et  le  livre  le  plus  ancien  que  nous  puissions  citer 
est  daté  de  157^  Ce  Rudolph  Hoflialter  éuit. 
suivant  toute  apparence  ,  le  fils  de  Raphaël 
Hofluilter,qui  fut,  après  la  mort  de  son  père  et  ceUe 
du  prince  Jean  Slgismond  de  Transylvanie,  obligé 
de  quitter  Wesseimburg  avec  sa  famille  (voy.  Alba 
Cabouna);  il  se  reUra  à  lindua  ou  Abo-Ùndua^ 
où  U  tat  accueilli  par  Nicolas  Banfi,  qui  le  retint 
quelque  temps,  et  lui  permit  d'exercer  son  art,  f 
Pabri  de  sa  puissante  protection.  Plus  tard,  Rudolph 
Hoflialter  alla  porter  son  industrie  errante  à  Debrec- 
xin  et  à  Waradin,  oh  nous  le  retrouverons. 

Le  volume  imprimé  par  lui  à  Undua,  en  157^ 
et  que  cite  M.  Temaox,  est  un  reeueU  de  Sermons 
sur  les  Évangiles,  en  langue  hongroise,  Also-Unduae, 
157a,  in-4. 

Alsona,  Alzone,  bourg  du  bas  Languedoc^ 
près  Carcassonne  (Aude). 

Alstadium,  Alstedtum,  Alstadt,  ville  de 
Tburinge.  [Urbs  olim  Palatinatus  Saxo- 
nici,  B,  G.  Strucii  Bibl.  Saxon,] 

Alstettum,  voy.  Alterpretum. 

Alta  CrMBA,  Haute  Combe,  bourg  et  anc. 
abbaye  de  Savoie ,  près  du  lac  du 
Bourgct. 

Alt.e  RiPiE  CrviTAS,  Brega,  Brieg,  ville  de 
Prusse  (Silésie). 

Altaua,  voy.  Alceja. 

Alta  Mauta,  HoJiemauth,  pet.  ville  de 
Bobème,  sur  la  riv.  Mayla. 

Altanum  [Itin.  Anton.],  ville  du  Bruttium, 
auj.  Calegnaiio,  bourg  de  l'anc.  roy.  de 
Naples  (Calabre). 

Alta  Ripa  [Itin.  Anton.j,  Altripe  [Anon. 
Raven.l,  Altrip,  ville  du  Palatinat, 
entre  Mayence  et  Spire. 

Alta  Ripa,  AUenreif,  village  et  anc.  abb. 
de  Suisse  (canton  de  Fnbourg). 


51 


ALTA  RIPA.  —  ALTINSTADIUII. 


52 


Alta  Ripa  [Tab.  Peut.},  dans  la  Paononie 
inféneore,  auj.  Tolna,  Tille  de  Hoogrie. 

Alta  Ripa,  Hauierice  ou  Auierite,  pet. 
ville  du  Lan^edoc  (Haute-Garonne;. 
=  Plusieurs  localités  portent  ce  nom 
en  France. 

Alta  Spécula,  ScimoNTORiUM,  Hohemcarth, 
bourg  de  BaTière. 

Alta  Villa,  EiMUe,  Blttil  ou  Eifdd, 
bourg  près  de  Mayence  (Palatinat). 

Imprim.  en  1M7.  Cette  localité,  à  quatre  licnet  de 
Mayence^  est  roue  des  six  premières  TiUes  qui  aient 
jooi  des  bénéfices  de  Pimprimerie.  Nicolas  et  Henry 
Bechtennimcxe  tarent  les  cbefo  d*an  éiablinenieot 
ty-pograplUque,  dont  les  produits  peuTent  riraliser 
arec  ceux  des  imprimeries  plus  illustres  de  Mayence, 
de  Bamber;  et  oe  Cologne. 

yocatularhtm  LaUno-ToUoniCMm^  dictum  :  ex 
QCO.  In  AUavilla,  per  H.  Becbtennuncae,  1487,  pet. 
in-&.  gotb.— A  la  fin  on  lit  ceUesonscripClon  :  /W- 
s^iis  hoc  (ffmaaUA  nû  atiH  aut  pemme  gmffroflo,., 
per  Hettrtcmm  Bechtermmnczt...  in  AluûiUa  eH 
iHcokatum  et  demû  sut  touto  Dài  m.  ococ.  Lxrii, 
...^Karfa  dU  memsit  novembrU  per  mfcoUmm  beek- 
termêeu  fratrem  dieti  Uenriei  et  wffÇOHétû  sp^esz 
de orthenberg  ê  eonsumimatû.,. 

Ce  liTTc  cé'.èbre  tat  appelé  Vocabularimm  Exgco, 
parce  qu*U  commence  par  ces  deux  mois:  il  eut  un 
succès  tel,  qu*i]  fat  réimprimé  en  1MB,  1472  et  1477, 
par  les  mênîes  typographes. 

La  première  édiL  est  devenue  si  rare,  qu'il  nous 
serait  impossible  d*en  citer  d'autre  exempL  que  celui 
de  b  Bibl.  imp.  de  Paris. 

Les  caractCTes  du  yoeabmiarhtm  rappellent  ceux 
du  CathoOeon  de  14M,  k  un  tel  point,  qull  est  4 
croire  qu'une  partie  du  matériel  de  Gntenberg, 
mort  Ters  1406,  fat  cédée,  à  Henry  Becittermuncze 
probablement,  par  le  docteur  Conrad  BouMry,  auquel 
un  décret  du  prince  archevêque  de  Mayence  avait 
attribué  rétablissement  et  le  matériel  ayant  appar- 
tenu au  célèbre  infenteur.  Mais  M.  Aug.  Bernard 
répond  à  cela  que  Becbterrauncse  imprimait  en  1404, 
et  que  Ilomery  était  encore  détenteur  de  râtelier 
tjrpograpbiqoe  de  Gutcnberg  en  1406.  —  On  ne  peut 
donc  expliquer  l'emploi  des  caractères  du  drtkoticon 
de  1464  par  Becbtermuncse  en  1M7,  qute  attri- 
buant &  cfloi-d  également  l'impression  de  ce  célèbre 
Catkoiieon  de  1460,  et  c'est  ce  que  fait  M.  Bernard 
sans  hésiter.  Mais  M.  A.  F.  Didot,  dans  son  article 
Gulenberg  de  la  Biographie  gémérale^  suppose  que 
Ilomery,  délenteur  et  possesseur  du  matériel  aban- 
donné par  Gntenberg,  alors  qu'en  1465,  le  prince 
Adolphe,  archeréqœ  de  Mayence,  le  nomma  gen- 
tilhomme de  sa  cour,  céda  4  Bechtermnncte,  élève 
et  parent  de  Gutenberg,  soit  les  caractères  eux- 
mêmes  du  C€UhtMeoitt  soit  une  font^  de  ces  ca- 
ractères, ou  les  matrices  elles-mêmes  ;  d'où  0  résulte, 
selon  hii,  que  tout  en  voyant  ces  types  attribués 
à  Gutenberg  reparaître  dans  des  ouvrages  dHme 
date  postérieure  à  son  exercice,  on  n'a  pas  le  droit 
d'en  conclure  qu'il  ne  soit  pas  llmprimenr  des 
ouvrages  exécutés  antérieurement  avec  ces  mêmes 
types.  (^  oy.  t.  XXn,  p.  900  de  la  Biogr.  gén.  de  Didot.) 

Alta  Viixa,  AltacUla,  pet.  Tille  de  Pane, 
roy.  de  Naples  (Princip.  citérieure). 

Alta  Villa,  Alteviller,  village  près  Metz 
(Moselle). 

Altdorftcm  ad  Vns'KAS,  Weingarten,  ville 
du  grand-duché  de  Bade,  anc.  abb. 
de  Bénéd. 


M.  Cottoo  (soppl.  au  Typagr,  Gax,)  dit  qu'un  vol. 
composé  par  un  moine,  nooMué  P.  Gretz,  tat  im- 
primé dans  cette  abbaye  eu  1606. 

Altcmberga,  Altenberg,  ville  de  Bohème, 
dans  le  cercle  de  Czaslau. 

Imprimerie  en  1580.  —  StottkagiMâ,  Dapimii 
tite  Ecloga  paremtmtU,  Alienberga%  1580,  in-16. 

Altexachilk,  Aliéna,  bourg  de  Prusse, 
près  d'Arensberg. 

Du  ABemand,  Abereoo,  imprima  dans  cette  ville, 
en  1773,  un  journal  fui  fut  supprimé  peu  après. 
(Timperiey,  p.  728.] 

Altenavu,  Altoxavu,  AlUma,  ville  et 
port  du  Danemark,  sur  TElbe,  près 
Hambourg  (Holstein). 

Koos  ne  connaissons  pas  de  Uwe  imprimé  dms 
cette  ville  avant  171S,  non  plus  que  M.  Ternaux  :  le 
docteur  Cocton  fixe,  il  est  vrai,  à  1673  la  date  de 
rintrod.  de  la  typogr.  à  Altona,  mais  U  ne  donne  pas 
■e  Utre  du  li«Te  qui  pourrait  déterminer  la  ouestion, 
bien  qufl  cite  fiinprimeur,  Cornélius  Van  der  Men- 
len.  Le  voL  que  cite  M.  Ternaux  est  intiL:  Capiede$ 
privUiges  mieS.M.DamoiêeaattordH  de  nomveûm 
à  la  ville  itAlUma,  bridée  par  le»  SuidoU,  Altona, 
le  18  mars  1713,  faii-4  ;  on  les  a  Imprimés  en  même 
temps  en  aUemand  et  en  hoBandait. 

ALTE5AVR-M,  Alienou,  pet.  ville  d'Allema- 
gne,  près  Goslar. 

Alte^burgum,  voj.  Aldehbcrgom. 

Altenhovu,  Ccru  Vetus,  AUenhofen,  pet. 
ville  d'Autriche,  sur  le  Danube. 

Alterpretum,  Alsiaetten,  ville  de  Suisse, 
canton  de  Saint- Gall. 

Nous  rapportons,  d^inrèsM.  Ternaux,  le  titre  d'un 
vol.  qu'U  prétend  imprimé  dans  cette  ville  en  1506  : 
HerUtims.  TraetatMs  theologieO'ifaMtnmomo-hi»- 
torieus  von  dem  turekiBcken  BeiektmHtergamg  : 
Alstetten,  1506,  in-4. 

Le  docteur  David  fieriiu  a  publié  effectivement 
plusieurs  ouvrages  à  cette  époque,  et  celui-ci  particu- 
bèrement,  dont  nous  allons  rétablir  le  titre,  d%près 
rédition  de  Francfort,  1507:  ùavidis  Hertàtii  M.  D. 
pars  1, 2,  S,  4  cf  5  der  asiromamiseken  Sckrtiben 
von  des»  TMreken  Undergang.  Franckfurt,  Paul 
Brachfeld,  1507,  —  in-4  ;  mais  comme  nous  retrou- 
vons encore  une  édition  du  même  livre,  impr.  k 
Lich,  la  même  année,  avec  un  titre  tout  fifinrent 
de  celui  donné  par  M.  Ternaux  et  de  celui-ci,  il  nous 
faut  admettre  que  Tassertion  de  M.  Ternaux  est 
exacte,  et  que  le  livre  du  docteur  Herliu  eut  asseï 
desnccès  pour  être  réimprimé  deux  fois,  4  Francfort 
et  4  Uch,  dans  Tannée  qui  suivit  la  première  édi- 
tion. Freytag  consacre  au  docteur  Ueriiu  un  long 
arL  dans  ses  Analecta  liiter,^  p.  442. 

Alth-ea  [Polyb.],  Carteu  [T.  Liv.],  ville  de 
TEspagne*  Tarraconaise ,  auj.  Orga^, 
dans  la  Nouvelle-Castille. 

Alth£l\,  Altuja,  VAiUhie,  pet.  fleuve  de 
Picardie.  ;  se  jette  dans  l'Océan,  près 
Montreuil. 

Altimurium,  Muriel,  village  de  France 
(Hérault). 

Altin'je,  Eltenlh,  Elten,  pet.  ville  de 
Westphalic. 

Altinstadil-m,  Altinstadt,  village  d*Alsace 
(Bas-Rhin). 


53 


ALTINUM .  —  AMANDOPOLIS. 


54 


Altwum  [Plin.,  ItiD.  Ant.] .  -ro  AXtïyw 
fStrab.],  AIHno,  pet.  port  altalie,  sur 
rAdriatique. 

Altisu,  YAtUise,  pet.  riv.  du  Poitou  ;  se 
jette  dans  la  Sèvre  Mortaise. 

Altisiodurum.  VOV.  AunSIODURUM. 

Altisouuh.  Solium  Vetus^  AltsoM,  pet. 
ville  de  la  bast3e  Hongrie. 

ALT&mcuM^  AlUârch,  ville  d* Alsace  (Haut- 
Rhin). 

Altobracum^  Aubrac,  bourg  et  abb.  de 
France  (Aveyron). 

Altogilcm,  Altouum^  Autolium  Parisio- 
fom,  Auteidl  lez  Pari»;  plusieurs  loca- 
lités portent  ce  nom  en  France. 

ALTORFnjM,  Altorfia^  Vicus  Vetus,  AUorff, 
Tille  de  Suisse,  dans  le  canton  d'Uri. 

ALToanuM,  AUorf^  ville  de  Hongrie,  à 
18  m.  de  Leutscnau. 

Imprimerie  CD  173a.  [Cotaon,Sappl.] 

Altorfiuv,  Altum  Cœnobium,  Altorfeny 
village  et  anc.  abb.  de  Bén.,  près  Mols- 
heim  (Bas-Rhin). 

ALTORpmuM ,  Altorfia  y  Aldorfiuh  Pà- 
LMocouEy  Altorf  ou  Alidorf,  pet.  ville 
de  Franconie,  près  Nuremberg. 

Univcnité  fondée  en  1579.  Denx  ans  après  nous 
troavoas  rimprimerie  établie  dans  cette  ville: 
JEtdUnU  et  Demottkenis  Orationes  II  eontrariœet 
StvmH  coïïKmentartolumineMdemnecatomereâ. 
Demuo  exprttMa  Ui  usum  Aitorfianœ  Norinber- 
çauiMm  Academiœ  eum  prafatione  Edonis  HUde- 
rieL  ■—  Altorfiae,  1581,  imprimebantur  typis  Geria- 
chtanis.  Graece.  Pet.  in-8/  (Uoffman,  p.  21,  et  cat. 
J.  et  S.  de  Toomes,  p.  537.) 

Altovadcm  ,  Vabum  Altum  ,  Hohenfurt , 
bourg  de  Bohème ,  sur  la  Moldau. 

Altrucum,  Autry,  bourgade  et  anc. 
comté  de  Champagne  (Haute-Marne). 

Alttm,  le  bourg  d'Axdt,  village  de  Picar- 
die (Somme). 

Altuh  Castrum^  Alta  Arx,  Vicegradum, 
Plintenbwrg  (en  hongr.  Wtschegrad) , 
bourg  de  Hongrie,  près  Ofen. 

Aluata,  Alita,  VAH,  riv.  de  Hongrie  ,-  se 
jette  dans  le  Danube,  près  de  Nicopoli. 

Alica,  Alota,  pet.  port  de  la  Corse. 

Alvanga,  Alswangen,  ville  de  Russie 
(Courlande). 

Alvanium,  voy.  Albinovum. 

Alverni  Velocassium,  Anvers,  village  de 
France  (Seine-et-Oise). 

Alvernu.  Arvernia,  Alvernh  [Anc. 
Chron.j,  Alvemie,  Aucemie  [Chron.], 


V Auvergne,  prov.  de  France;  comprend 
auj.  le  Cantal  et  le  Puy-de-Dôme. 

Alvernu  Inferior,  la  Limagne  d'Aiwergne. 

Alvernia  Superior,  le  Velay» 

Alvincium.  Winza,  Winzendorf,  bourg  de 
Transylvanie. 

Alvum,  voy.  Alba  Longa. 

Alvum  Novum,  voy.  Albinovum. 

AiLAci,  'A|Aftxoî  [Ptol.] ,  peuple  de  TEs- 
pa^e  .Tarraconaise  ,  dans  les  As- 
turies. 

Amades,  Amisium,  Emhs  ou  Hohenembs, 
bourg  du  Tyrol. 

Nous  donnons,  sans  garantie,  ce  laconique  rensei- 
gnement emprunté  au  SvppL  du  Dr  Cotion  :  À  preu 
wa$  in  uit  Hère  in  the  ycars  1646, 1649,  etc. 

AiLSA,  voy.  PoRTUs  Alacer. 

Amager,  Amagria,  ile  d'Amack,  en  Dane- 
mark, dans  le  Sund  ;  dépend  de  Tile  de 
Seeland. 

Amagetobrica,  Amagetobria  [Caes.  I,  31], 
ville  des  Sequani,  dans  la  Gaule  Lyon- 
naise; est-ce  Amage,  village  près  de 
Luxeuil  (Haute-Saône)?  Est-ce  Broye^ 
leZ'Pesmes,  village  de  Franche-Comté, 

Î>rès  Gray?  Les  géographes  ont  chacun 
eur  opinion  hypothétique  qu'ils  sou- 
tiennent avec  énergie.  Les  uns  pensent 
que  cette  ville,  célèbre  par  la  victoire 
que  César  y  remporta  sur  Arioviste  et 
les  Germains,  pourrait  bien  être  Mont- 
béliard  ;  d'autres,  Clavier  et  Saiison 
entre  autres ,  croient  qu'il  faut  lire 
dans  les  Commentaires,  Nagetohrica,  qui 
serait  sans  doute,  en  allemand^  Nahe- 
bnick  ou  Naumburg, 

Amagusta,  voy.  Famagusta. 

Amalcuium  Mare,  voy  Mare  Balticum. 

Amaua,  Amal,  bourg  de  Suède. 

Amalphu,  Amalphis,  Amelfi,  Amaifl,  ville 
du  royaume  de  Naples  (Principauté 
citer.). 

Archev.  en  11S5  ;  on  y  trouva  le  célèbre  ms.  des 
Pandectes,  connu  sous  le  nom  de  Tables  d*Amalfi, 
L*liistoire  de  raiiilque  république  d*Anialfi,  par 
Francesco  Panza ,  fut  imprimée  4  Naples  en  1724, 
2  toi.  in-A. 

Amana,  VRohm,    pet.   riv.   d'Allemagne 

(Hesse). 

Amandopolis,  Amandi  Burgus,  Saint' 
Amand,  sur  la  Scarpe,  pet.  ville  de 
France  (Nord),  anc.  abb.  de  Bén.  = 
Saint'Amand,  sur  TEscaut,  pet.  ville 
de  Belgique,  près  Anvers.  =  Saint" 
Amand,  village  de  France  (Loir-et- 
Cher). 


55 


AMANDOPOUS.  —  AMBIANUM. 


56 


Amandopous,  voy.  Mons  RoruNiius. 

Amanes  Portus,  voy.  Flaviobrigâ. 

Amantu.  Aamantia  [Cic,  Phil.], 'ÀMAVTia 
[Ptol.t,  Amantea,  pet.  ville  de  Vanc. 
rov.  ae  Napies  (Calabre  citer.).  =  Ane. 
vifle  maritime  de  rillyrie,  auj.  Porto 
Bagusco,  [Ferrarius.] 

Amaranthus,  Amarante,  pet.  ville  de  Por- 
tugal. 

Amarinum^  Saint^Amarin,  pet.  ville  de 
France,  dans  Tanc.  Sondgau  (Haut- 
Rhin). 

Amasenus  [Virgil.],  Baudinus,  Amaseno, 
pet.  riv.  dltalie  (Etats  Pontificaux). 

Amasu.  ^\juMnM  [Strab.],  Amasius^  'Aosuncc 

iPtol.]^  Amisivs  [Plin.],  Amasis,  1  Ems, 
leuve  d'Allemagne  ;  prend  sa  source 
en  Westphalie  et  se  jette  dans  la  mer 
du  Nord. 

Amasu  Cattorum^  voy.  Marfiirgum. 

Ahastra  [Silius,  xiv.J,  'ApLiîoTj«tToç  [Steph.l, 
MuTi<rrpaTC(  [Polyb.],  auj.  Mistretta, 
bourg  de  Sicile^  dans  le  vu  di  Demona. 

Amathus  [Plin.].  'ApLoOtOç  ^trab.],  Amor 
thonte,  ville  ae  Tîle  de  Chypre,  sur  la 
côte  sud,  auj.  Limisso, 

Amatbica,  AifATRicuM,  Amotrice,  bourg  de 
l'anc.  roy.de  Napies  (Abruzze  ultér!). 

An AViLLA,  Ameville,  bourg  du  Piémont, 
sur  la  Doria. 

Ambacu,  Ambasu,  Ambacea,  Ambaciavicus, 
Anbace  [monn.  mérov.],  Ambaide(a}x 
xm«  s.),  Amboise,  ville  de  la  Gaule 
Lyonnaise  111*,  auj.  départ.  d*Indre-et- 
Loire. 

Nom  ne  pouvons  trourer,  pour  rintroduction  de  la 
typographie  dans  cette  ville,  de  date  antérieure  ft 
celle  de  1744.  Par  suite  d*une  délibération,  en  date 
du  S  février  1*740,  des  corps  et  communauté  de  la 
Tille  d^Amboise,  il  fut  décidé  <nie  les  titres  et  prM- 
tiges  de  ladite  ville  seraient  imprimés  à  cinquante 
exemplaires  aux  frais  de  la  ville. 

Le  P.  Le  Long  cite  ce  volume  sans  en  donner  la 
date  ;  mais  une  note,  figurant  dans  un  des  dossiers 
de  la  riche  collection  tourangelle  de  M.  Taschereau, 
porte  b  date  de  17M  comme  celle  de  rimpression  ; 
le  format  est  in-ft".  Devenu  introuvable,  ce  volume 
fut  réimprimé  en  1822,  également  de  format  in-4. 

M.  Taschereau  possède  encore  un  volume  Impr. 
k  Amboise  en  1745  :  La  civilité  qui  se  jtratique  en 
France  parmi  tes  honnêtes  gens,.,  avec  tes  qua^ 
trains  de  Pitrac,  A  Amboise,  chex  Jérosme  Légier, 
ln-8.  (Privil.  du  28  octobre  1745.)  —  Ce  Jérosme 
Légier  serait  donc,  suiv.  toute  probabilité,  Timpri- 
meur  des  titres  et  privilèges  de  la  ville;  nous  le 
retrouvons  à  la  Rochelle. 

Nous  voyons  figurer  au  Catat.  de  t^Uist,  de 
France  de  la  Bibt,  impér.  une  pièce  dont  nous 
donnons  le  titre,  bien  que  le  lieu  de  rimpression  soit 
évidemment  supposé,  et  que  cette  citation  n*oflre 
dMntérét  que  cehii  de  la  curiosité  :  Responce  au  livre 
inscrit,  pour  la  majorité  du  roy  François  second. 
Ensemble  ledit  Uure,  Amboise,  1500,  in-8  (sans  nom 


dHmprimeor).  Cette  réponse  était  dirigée  par  les  i^- 
fermés  contre  un  ouvrage  bien  connu  de  Jean  du 
Tillet,  impr.  k  Tours,  cette  même  année  1500,  Tan- 
née même  du  tumulte  d* Amboise. 

L*arrét  de  1759  a  probablement  supprimé  rétablis- 
sement typographique  d*Amboise,  car  nous  ne 
voyons  pn  figurer  celte  viBe  an  rapport  sur  Peut 
de  rimprimerie  en  France  adressé  à  If .  de  Sartines 
en  1704. 

Ambaciacum^  Ambazat^a-Marche ,  Ambor 
zac,  bourg  de  France  (Haute-Vienne). 

Ambabri^  peuple  de  la  Gaule  Lyonnaise^ 
qui  occupait  le  pays  qui  s'appela  de- 
puis la  Bresse,  auj.  dép.  de  Saone-et- 
Loire. 

Amberga,  Amberg,  anc.  capit.  du  haut 
Palatinat  ;  appartient  auj.  à  la  Bavière. 

Imprimerie  en  1501.  Orlandl ,  le  carme  de  Bologne, 
dans  son  Origine  délia  Stampa,  a  commis  k  propos 
de  cette  ville  une  singulière  niéprise  :  0  date  rin- 
trodoction  de  l'imprimerie  à  Amberg  de  1471,  et  te 
Uvre  mi*U  cite  à  rappui  de  cette  assertion  {Mar, 
TuL  Cieer,  orationes  omnes,  in-fol.  sine  typogra- 
pM  nomine;  Ambergv,  1471),  n'est  autre  que  la  cé- 
lèbre édition  des  Orationes  de  Océron,  impr.  par 
Adam  Àmbergam ,  en  1472 ,  s.  U  et  Jugée  avec  rai- 
son par  Van-Praet  comme  une  production  allemande. 

Nous  trouvons  dans  le  Ùatal,  des  foireâ  de 
Francfort  (éd.  1025)  un  livre  imprimé  à  Am- 
berg en  1571,  mais  noos  pensons  qu'il  faut  lire  1501, 
car  c'est  seulement  à  partir  de  cette  année  que  nous 
trouvons  fréquemment  dans  les  calai,  contemporains 
les  traces  laissées  par  un  grand  établissemen  t  typogra- 
phique à  Amberg  ;  void  le  titre  du  voL  :  ueorg, 
Spindlers  jéussleçung  uberdas  17  cap.  S.  Johamds: 
Amberg.  -  1571 ,  in-8.  Nous  citerons  encore,  i  la 
date  de  1501,  un  autre  ouvrage  qui  nous  donne  le 
nom  du  premier  imprimeur  :  Die  lautere  WarheU^ 
wie  ein  Jeder  Christ  auss  den  fûnff  hauptstrUeten 
deu  catechismi  Lutheri  die  Evangetisehe  reUgion... 
gepredigt  durch  Bvodium  theophitum.  —  Amberg , 
durcb  Michael  Forster,  1501.  Nous  trouvons  dans 
VIndex  generatis  des  livres  publiés  en  Allemagne 
à  la  fin  du  xvie  s.  et  dans  les  Caul.  des  foires  de 
Francfort  l'indication  d'un  très-grand  nombre  de 
livres  imprimés  à  Amberg  à  cette  époque,  que 
nous  nous  dispenserons  de  dter. 

Ambergensis  Ager^  VAmbetgaa,  territ. 
d'Amberg. 

Amberiacum,  Ambérieu,  Ambérieux,  daus 
Tanc.  princip.  de  Dombes,  peL  ville  de 
France,  près  Trévoux  (Ain). 

Les  ruines  du  château  de  Gondebauld,  roi  de  Bour- 
gogne (fin  du  ve  siède),  couroiment  la  colline  au 
pied  de  laquelle  est  bâtie  la  ville. 

Ambertl'm,  Atnbeii,  ville  de  France  (Puy- 
de-Dôme). 

Ambialetcm,  AmbicUet,  bourg  du  Langue- 
doc (Tarn). 

Ambuni-Pontivi,  le  Ponthieu,  anc.  prov. 
de  France  ;  comté  indépendant  au 
x<>  s.,  ce  nef  passa  dans  la  maison 
d*Alençon  au  xm%  et  fut  réuni  à  la 
Couronne  en  1370. 

Ambianum,  Ambiani  [Itin.  Anton.],  Samaro- 
BRivA  [Caes.  B.  G.],  layjoi^^çv^a.  [Ptol.], 


57 


AMBIATINUM.  -  AMELIAGUM. 


58 


Ambiakis  ,  Ambeams   [monn.   mérov.] , 
Amiens,  ville  de  France  (Somme). 

Limprimerie  ne  date  en  cette  ville  que  de  1011  • 
sainuit  le  R.  docteur  Gotton,  et  M.  Temaux  oublie 
fen  parler;  nous  citerona  :  Coustunus  generalles 
eu  ÉaUiage  damiau  avec  eelteê  des  puostez  de 
MctutroeuL,  Beanquesne,  PouHoy^Scdnt-Riequier^ 
IkmUet,  p  Beauuoiâis,  Nouellemit  pubtiees  et  de- 

crtteti  en  la  viUe  Damiens Imprimées  par 

Nieoias  le  Caron,  imprtmew  p  Ulnraire  demourû 
em  UuP  viile  Damiis  en  la  rue  des  Lombards, 
(A  la  fin  :)  ImipHme  à  Amiens,  par  Nicolas  le  Coran, 
éantmrant  en  la  rue  des  Lombards,  in-S,  goth.  de 
»  fl.  drifl.,  tans  date,  mais,  suiTant  M.  Ferdinand 
PuNiy,  qui  consacre  à  ce  livre  important  une  notice 
intéressante,  imprimé  vers  Pan  1M)7,  ou  dans  les 
premières  années  qui  suivirent  la  promulgation  de 
eesr^ntfiimes  qui  date  de  cette  même  année  1507. 

RèimMimé  en  15S5,  à  Paris,  et  enl5M,  à  Amyens, 
ekexJdùm  Coron,  in-S. 

Parmi  les  imprimeurs  d*AmIens,  postérieure  à  la 
bmiile  desCaron,  nous  ne  croyons  devoir  citer  que 
ks  Huianlt  et  Musoier,  au  xtu«  siècle. 

En  10fe7  parait  le  premier  almanach  impr.  dans  le 
dép.  de  la  Somme;  il  est  lotit.  :  VAmanaeh  spiri' 
fnd  pour  la  ville  d'Amiens  et  sort  des  presses  de 
Goiaiaia  LdieL 

Le  nppon  cyt  ft  M.  de  Sartines  établit  l'état  de  la 
trie  à  Amiens  en  170(1  :  quatre  libraires  et  deux 


AuBUTiifiiHy  Ambtatinus  Yicus  [Sueton.]^ 
KôniçptM,  botirg  et  anc.  abb.  de  la 
Prusse  rhénane. 

Ambitareti,  AMBiYARin  [Cœs.  B.  G.],  Am- 
UBAREn,  peuple  de  la  Gaole  Lyonnaise^ 
occupant  la  prov.  du  Vivarais^  auj.  dép. 
de  FArdëche. 

Axbivaiutum,  voy.  Antderpu. 

Amblaya^  Amblavu^  Amblaves  [Sigeb. 
Chr.],  la  riv.  d'ArMéve,  dans  le  Luxem- 
boui^;  se  jette  dans  TOurte,  près  de 
lÀége. 

Amblaya,  Amblef,  sur  la  rÎYe  droite  de 
l'AmblèYe,  bourg  de  la  Prusse  rhé- 
nane^ près  de  Malmédy. 

Ambletosa^  Ahbletouum  [Cell.]^  Amble- 
teuse,  pet.  Yille  de  France  (Pas-de- 
Calais). 

Ambuditm,  Amblyswr-Aisne  et  Ambly-sur- 
Marne,  deux  Yillages  de  France 
(Marne). 

Amboglana  ,  Yille  de  Tanc.  Bretagne  ro- 
maine^ que  Camden  croit  être  Amble- 
sinde. 

.Vmbra,  Ammer,  Amber,  riv.  de  Bavière^ 
affl.  de  l'iser.  ^  BruchrSur'Amber, 
bourg  de  BaYière. 

Xmbra,  Emmera,  Emmer,  iiy.  de  Wastpha- 
lie. 

Xïbraoa,  /Aaêpoxîa  [Ptol.,  Strab.],  anc. 
Tîllc  d'Épire  (Thesprotic),  colonie  de 
Corinthe;  auj.  Arta,  Yille  d*Albanie 
(pachalik  de  Janina).  Auguste^  après  la 


victoire  d'Actium,  lui  donna  le  nom 
de  Nicopolis,  qu^elle  ne  conserva  pas. 

Ambracius  Slvus,  Golfo  di  Arta,  formé  par 
la  mer  Ionienne,  entre  TÉpire  et  TAcar- 
nanie. 

Ambratu,  ville  d'Espagne^  au'on  croit  être 
Vera  de  Plasencia,  dans  l^Estramadure. 

Ambresburu^  Ambrosh  Vicus^  Amersbury, 
pet.  ville  d'Angleterre^  dans  le  Wilts- 
bire. 

Ambria^  VAmmerland,  district  de  la  West- 
phalie. 

AifBRicocuRTE^  Abbécourt,  village  de  Fr., 
près  Beauvais  (Oise). 

Ambri$nA|  Ambrifies,  village  de  France^ 
près  Arras  (Pas-de-Calais). 

Ambrissus  (anc.  Ctparissus^  Ku^ocpi^ooc)^ 
ville  de  Grèce;  ce  n* est  auj.,  suiv.  Spon> 
qu'un  village  nommé  Arachora. 

Ambroicus  Pagus,  Plasencia,  pet.  ville 
d'Espagoe,  dans  le  roy.  de  Léon. 

Ambrones,  les  Ambrons,  peuple  de  THel- 
vétie,  qui  occupait^  suiv.  Cluvier,  les 
cantons  de  Zurich ,  Berne,  Lucerne  et 
Fribourg.  Sprûner  n'en  indique  pas  la 
situation. 

Ambroniacum,  Amboumay,  pet.  ville  de 
France,  dans  le  Bugey  (Am). 

Ambrosiopous,  anc.  ville  de  la  Dacie  Tra- 
jane,  auj.  Brosz  ou  Broos,  en  Transyl- 
vanie. 

Ambrosium  [Itin.  Anton.] ,  à  xv  m.  de 
Nismes  ;  Ambres  (?),  sur  la  limite  du  dép. 
du  Tarn. 

Ambrovviciis  [monn.  mérov.],  Embrau, 
bourg  et  château  sur  la  Garonne  (Cha- 
rente). :=  Lambres  (?),  pet.  ville  de  l'Ar- 
tois (Nord). 

Ambrussum  [[tin.  Anton.],  Pont-Ambruis, 
à  l'E.  de  Lunel,  sur  la  Vidourle  (Hé- 
rault). 

Ambstelodanum,  voy.  Amstelodamum. 

Ambuletum,  Ambuleius  Ager,  auj.  Grouer- 
nolo,  pet.  ville  de  Tltalie  du  nord,  aux 
environs  de  Pcschiera.  Ce  fut  là,  dit 
Jornandès,  que  le  pape  saint  Léon  eut 
une  entrevue  avec  Attila. 

Amburgum,  voy.  Hamburgum. 

Amedes,  voy.  Amades. 

Amelandu,  ile  d'Ameland,  sur  la  côte  de 
Frise. 

Ameuacum,  AmhJis  en  Berry,  village  de 
France  (Cher).  =  Amilly,  village  de 
Saintonge  (Charente-Inférieure). 


59 


AUtlLLANA.  —  AMPUACUM. 


eo 


Amellana,  Waterford,  ville  d'Irlande 
(prov.  de  Munster). 

L'introduction  de  l*iniprlinerie  dans  cette  Tille 
date ,  suivant  le  docteur  Cotton,  de  1555.  Voici,  d*a- 

f»Hrs  les  catal.  de  Sr  Masterman  Sykes  et  Rich.  Heber, 
es  litres  des  deux  toI.  qui  ont  été  exécutés  dans 
cette  ville  sous  cette  date  :  OMe*M  Jequital  or  Pur- 
cation  of  the  mooât  CatHotyke  Ctiriâten  Prince 
Edwarde  the  Vl^  Kina  of  Englande,  Fraunce, 
and  Irelande,.,  ami  of  the  Churche  of  BngUnuU 

refburmed'ond  aouerned  under  hfpn Emprlu- 

ted  at  Waterford,  the  7  daye  of  noTembre  1555, 
in-8. 

Et  le  second  :  Epistte  written  tnf  John  Seory, 
the  late  Biahope  ofChichester  vnto  ail  the  faythful 
thaï  be  in  pryton  in  Englande^  or  in  any  other 
troble  for  the  defence  ofGoddes  trnihe.  Anno  1555. 
in-8,  sans  lieu  ni  date,  mate  exécuté  avec  les  mènes 
caractères  que  le  précédent. 

Mais  M.  Gotton  prétend  que  le  lieu  dUmpretsion 
de  ces  deux  rares  volumes  est  supposé,  et  qu*ils  ont 
été  exécutés  à  Southwark,  bourg  du  Surrey,  par 
Christopber  Trutbal,  et  ime  note  du  catal.  Rich. 
Heber  (part.  II,  n*A213)  semble  confirmer  cette 
opinion.  Il  ne  se  prononce  pas,  il  est  vrai,  sur  on 
5e  vol.  imprimé  cette  même  année  1555,  à  Water- 
ford ,  dont  le  catal.  du  Trinity  Collège,  de  Dublin, 
nous  révèle  Pexistence  :  Jrrhbishop  Cranmer's 
confutation  ofunwritteti  verities,  Waterford,  1555, 
in-8;  il  se  contente  de  nous  apprendre  que  œ  livre 
précieux  a  depuis  longtemps  été  soustrait  with 
several  other  choice  morceaux,  par  un  employé 
de  la  Bibliothèque,  trop  ardent  bibliophile;  et  la  con- 
clusion adoptée  par  le  savant  docteur  est  quMl  ne 
faut  pas  faire  remonter  plus  haut  qu*à  rannée  lOfti 
la  date  de  Pintroduction  de  la  typographie  à  Water- 
ford. En  lOVk,  un  imprimeur  du  nom  de  Thom. 
Bourkes  imprima  the  PropotUions  of  the  Roman 
Catholicê  of  irelandt  80  pp.  in*4. 

Ameria,  AmeHa,  ville  de  l'Ombrie  méri- 
dionale (États  du  Pape).  Ane.  ville  des 
Amerini. 

Ameria,  Aîieri^,  Aymeries,  pet.  ville  du 
Hainaut  français  (dép.  du  Nord). 

Amersfortuii,  voy.  Amorfortia. 

Amesis,  voy.  Embda. 

A3IESTRATUS,  Amastra,  MUtretta,  bourg  de 
Sicile. 

Amfredivilla,  Amfrevilla,  AmfremUe  ou 
Anfreville;  plusieurs  localités  en  France 
portent  ce  nom. 

Amiliakum,  Amiuavum,  Emuji  CrvTTAS,  Mil' 
hau,  bourg  de  France  (Gard). 

AMUER^aM  [T.Liv.],'Aa{Ttpcv  rptol.jStrab.], 
patrie  de  Salluste:  auj.  San  Vittorino, 
ville  et  anc.  évèché  des  Abnizzes,  au 
roy.  de  Naples. 

L*imprimcrtc  existe  dans  cette  Tille  en  182S  : 
Francescus  GuiUimannus  de  relnu  Uelveticis,  Ami- 
terni,  1623,  in-4. 

Amtvadum,  voy.  Amorfortu. 

Amma,  Emmana,  VEmme  (Gross  et  Klein 
Emmeti),  rivières  de  Suisse  ;  la  première 
se  jette  dans  TAar,  l'autre  dans  la 
Reuss. 


GLSTA,  Famagusta  ou  Famagouste,  ville 
de  l'île  de  Chypre  (Kibris). 

AMŒNLif  Stagnum,  loc  d'Albufera,  près 
Valence  (Espagne). 

Amœncs  Mons,  voy.  An  Montem. 

Amoxdi  Villa,  Mmdeville,  village  de  Fr. 
(Calvados). 

Amorforua  ,  Amursportum  ,  Amivadum  , 
Amersfordia,  Amersfoordt,  ville  de  Hol- 
lande (prov.  d'Utrecht). 

Nous  trouvons  dans  le  cataL  dUeinsins  un  livre 
impr.  dans  cette  Tille  en  1544  :  Ordonnantie  der 
ttadt  Amers foorL  Amerst,  1544,  hi-4;  mais  peut- 
être  devons-nous  admettre  l'opinion  qui  veut  que 
rimprimerie  n*ait  existé  dans  cette  ville  qu*en  \m; 
car  rien  ne  prouve  que  ce  livre  des  OrdomuaiceM 
d'Jmersfoordt,  dont  nous  ne  connaissons  pas  d'exem- 

plaire^  ait  été  exécuté  par  une  imprimerie  locale. 

« 

Amorgos,  Tune  des  îles  SporadeSy  auj. 
Amorgo  (Archipel). 

Ampelus,  \ai7tXoc  [Ptol.],  Ampelcsia,  cap 
de  nie  de  Crète,  auj.  Ccqto  Sacro. 

Ampelusia  Promontoriltc,  cap  Sparte!,^  k 
ro.  de  Tanger,  à  l'entrée  du  aétroillie 
Gibraltar. 

Amphdiala,  Sade,  pet.  port  de  Tîle  de 
Candie. 

AMPBiocmA,  Al'ria,  Aquj:  Caud^  Ciuno- 
RL*M,  Aqu.e  Cilinjs  [Itiu.  Ant.],  ville  des 
Cileni,  dans  l'Espagne  Tarraconaise , 
aui.  Orense,  Caldas  d*Orense,  dans  la 
Galice. 

Voici  im  li\Te  bien  connu,  imprimé  dans  cette 
Tille  en  1547  :  Fascodioz  Taneo.  Utro  intitolado 
PalUwdia,  de  la  neptumda  y  fiera  nacUm  de  lot 
TurcoM,  y  de  su  engafloso  arte  y  cruel  modo  de 
guerrear,  y  delos  îperios,  reynos,  y  prouineias  4 
han  sulrietato....  Belacton  de  las  guerras  del  Gran 
TurcoSoUmano...recopilado  por  Fasco  Diaz  Taneo^ 
alias  Clavedan,  ~  Este  libro  Ilamado  Palinodia  fuc 
ympresso  en  la  ciudad  de  Orcnse,  que  es  in  GaUzia 
en  la  ympression  del  proprio  actor,  que  lo  hizo  e 
recopilo  e  onde  al  présente  haze  su  residenda.... 
acabose  de  imprimir  a  quinze  dias  de  setiembre  H. 
D.  xxxxvy.  pet.  in-fol.  gotb.  (catal.  Thorpe,  1834, 
R.   Héber,  Gohier,  SalTa,  etc.) 

Amphipolis  (anc.  'ATa^païao;),  ville  de  la  Ma- 
cédoine, sur  le  Strymon;  auj.  lamboli 
ou  EmboH,  dans  le  pachalik  de  Salo- 
niki. 

Ampiiissa  [Plin.],''Au9ia<Ta  [Pausan.],  Sa- 
lona,  Salone,  ville  de  Grèce,  près  du 
golfe  de  Lépante  (Livadie). 

Ampihssia,  ville  maritime  de  la  Grande 
Grèce,  auj.  la  Rocella,  dans  la  Calabre 
ultérieure. 

Ampla,  VAbenst,  affl.  du  Danube,  riv.  de 
Ba\ièrc. 


Ammocoostos,   Amkiocbostos,    Fama   Al-      Ampll\clm  [monn.  mérov.],  Ampilly,  vil- 


61 


AMPLIPUTEUM.  —  ANAPIUM. 


62 


lage  de  France  (Côte-d'Or)  ;  il  y  a  Am- 
piUy'Ie-Sec  et  Amptlly-les-Éordes. 

AuPLiPLTEUM,  Amplepids,  bourg  du  Beau- 
jolais, pcès  ViilefraDche  (Rhoue). 

Ampsagas,  Oued  el  Kebir,  Suffegmar ,  le 
Rummeî,  fleuve  d'Afrique,  passe  à  Con- 
stantlue. 

*  AjtPvsiANkf  An^pugnani,  bourg  de  Tîle  de 
Corse. 

Amsara,  Amsaris,  VEmseher,  riv.  de  West- 
pbalie. 

AxsTELA,  VAmatel,  riv.  de  Hollande. 

AmSTELODAMUM^  AMSTELiEDAMUM,  AMSTELR£- 

DAJfUM,  Amsterodamum  [Cluv.]^  Oppidum 
AMSTKUifiDAifENSE,  Amsteldom,  Astelre- 
dam,  auj.  Amsterdam,  ville  de  Hol- 
lande. 


^ pisse  généralement  pour  n'exister 

àaan  celte  tOle  ulnstre  que  depuis  l'année  1523  ;  ce- 
penduit  U  nous  fout  citer  un  livre  dont  certaine- 
Bwnt  la  date  d'impression  doit  être  reportée  aux 
pcemières  années  du  xti*  siècle  : 

HofloMttff  GueUtrUtqve  Bellum  a  fVHhtlmo 
Hermaamo  OUmdo,  Amsterdamis.  s.  a.  in<4.  —  Ce 
Tolnme,  extrêmement  intéressant  pour  l'histoire  de 
la  Hollande,  est  d'une  grande  rareté.  L'auteur,  né 
à  Gooda,  poète  et  théologien,  avait  publié  en  1497,  à 
Paris,  un  volume  de  poésies,  célèbre  parce  qu'il 
coatIcBt  la  première  pièce  d'Érasme  qui  ait  été  im- 


llab  un  livre  plus  ancien  encore,  et  qui  porte 
les  caractères  d^me  édition  du  xv^  siècle,  nous 
est  indiqué  par  La  Sema-Santander.  qui  le  possédait  : 
cVst  un  pet.  voL  in-8,  imprimé  à  longues  lignes,  au 
■ombre  de  20  sur  là  pages  entières,  sans  ch.  ni 
fécL  avecsign.;  il  est  intit.  :  Traetatuê  frairis  Dio- 
jiystï  de  Conuertione  peccatari»  ;  à  la  fin  on  lit  cette 
aouscription,  dont  le  caractère  et  les  nombreuses 
annoncent  une  assez  haute  antiquité  : 


Ad  Lamdem  9  gVam  dd  oîjfotitis  |  Sueqz  scfssi- 
çemitrkU  marie,  ad  |  profeetHqi  deuoto^  cor- 
eordiaU  ^  ter  ad  deU  se  eôuerti  volenttû  Jm  | 
7  jpût*  est  pns  deuot'  dya  |  log'  fMercu- 
riati  oppido  Amstei  1  rcdàmisi  instàciis  ocdignis 
expè  I  sU  destotissimi  viri  dûi  Johîs  Pas  \  torts  in 
Ltpdâ'dorp  extra  mitros  |  oppidi  Leydèsf,  trac- 
tas de  juersfoè  1  pecùris  edit^  a  multû  deuoto 
vtro  I  necttO  religioso  fri  JHonisio  ordU  Carthu- 
akmùi ,  p  vmdecim  ar  I  ticuios  omate  diuisus , 
ff  paieM  deuote  Legentu 


Cet  opuscule,  on  le  voit,  est  de  Denis  Rickel,  plus 
connu  sous  le  nom  de  Denis  le  Chartreux. 

La  Sema-Saniander  cite  encore  un  pet  vol.  in-24, 
qui  serait  la  plus  ancienne  impression  connue, 
ponant  le  nom  de  Doen  Pietenoen,  le  premier  ty- 
pographe d'Amsterdam  dont  le  nom  soit  parvenu 
juaqu'i  nous  :  Hier  beçint  dye  carte  doornen  crone 
ems  Oefs  heeren  Jhesu  Christi;  à  la  fin  :  Gheprent 
lot  Amsterdam  audie  oude  lyde  in  die  Kerckstraet, 
Jy  my  Doen  Pieterzœn  in  Enghelenburch. 

Nous  recevons  d'un  correspondant  de  Hollande 
Pindication  d'un  livre  considéré  par  les  Hollandais 
OMHDe  Tun  des  premiers  prodmts  de  la  typogr. 
d'Amsterdam  i  Dit  is  cen  nieume  Suverlike  tfoem- 
gmert^  die  noyt  Gheprent  is,  Gheprent  biimen  Ams- 
tebredam  opoie  oude  BurehunU,  1508,  pet  ln-8,  avec 
den  f^.  s.  bois.  (  V  <•  Schinkel,  00  0.) 

Panzer  ne  cite  comme  i"  livre  impr.  à  Amster- 
dam que  rédition  des  Êpltres  et  Ë^'angiles  en  hollan- 
dab  (trad.  de  Martin  Luther)  t  Die  Evangelien  ous 


Heeren  Jesu  Christi,  in  der  Duytscher  Sprach 
Getranslateert^  in-8,  impr.  avec  le  nom  de  Doen 
Pietera,  en  1523.  Voici  un  voL  imprimé  la  même 
ainnée,  plus  rare  encore,  et  qui  offre  cette  particu- 
larité a'être  enrichi  de  deux  planches  gravées  et 
d'un  beau  portrait  : 

Alardi  Amstetredami  ritus  edendi  paschalis  agni 
decem  item  ptagœ  sive  Ctades,  quibus  olim  ob  PhO' 
raonis  impietatem  misère  divexata  est  jEgyptus. — 
On  lit  à  la  fin  cette  souscription  :  Apud  sacrosane* 
tum,  religiosumque  Amstelredamum,  nobile  totius 
HoUandiœ  emporium,  ad  Christianœ  pietatis  et 
deeus  et  augmentum  Dodo  Petrus  typographiis  ad 
Castrum  Angelieum  pridieparasceues  christianœ 
excudebat  anno  1523,  in-4. 

Il  est  inutile  de  parler  des  imprimeurs  sans  nom- 
bre qui  suivirent  Doen  Pieterzœn.  La  plus  brillante 
époque  de  Pimprimerie  à  Amsterdam  est  la  fin  du 
xvii«  siècle  ;  les  Elzevirs  y  avaient  alors  un  établisse- 
ment tout  aussi  considérable  que  celui  de  Levde. 
Puis,  la  révocation  de  Tédit  de  Nantes  amena  dans 
cette  ville  un  grand  nombre  de  Français  proscrits  et 
irrités,  et  la  guerre  des  Ëtauavec  la  France  leur 
fodlita  les  moyens  d'épancher  en  pamphlets,  en 
virulentes  satires,  le  trop-plein  de  leur  Juste  haine 
contre  leurs  persécuteurs. 

Amstruttera  ,  Anstruttera  ,  AnstrtUter, 
bourg  d'Ecosse^  sur  le  Firth  of  Forth. 

Amundivilla,  Amonville,  village  de  Fr. 
(Calvados). 

Amursfortum,  voy.  Amorfortu. 

AuYCLM,  Amyclées,  ttt  'AptûxXot  IHomer.l, 
AMYCLE.E  ApoLLiNiE  [Stat.  Théb.],  ville 
de  Grèce,  dans  le  Péloponnèse,  auj. 
Sklaivochori. 

Amycl£,  ville  du  Latium  méridional  ^ 
fondée  par  les  Lacédémoniens  d'A- 
myclée.  auj.  ^pej'longa,  dans  le  roy. 
de  Naplcs. 

Amycljios  Mons,  voy.  Taygetus. 

Anabis,  ville  de  l'Espagne  Tarraconaise, 
auj.  Igualada  (?)  en  Catalogne. 

Anactorium  [Plaut.] ,  'AvoxT&piov  [Strab.J , 
ville  de  l'Acamanie,  auj.  Vmiitza,  en 
Albanie. 

ANADR.EMOS,  voy.  Amphipous. 

Anagelum,  Anaghelone  (?),  ville  d'Irlande^ 
dans  ruister.  [Môllcr.] 

Anagnia,  ville  du  Latium^  cap.  des  Herni- 
ques,  auj.  Anagni,  ville  et  évèché  d'Ita- 
lie, dans  les  Etats  Pontificaux. 

Analiacum  [monn.  niérov.],iYat7/ac,  bourç 
du  Périgord  (Dordogne).  =11  y  a  aussi 
Anlhiac  ou  Anliat,  vil  âge  du  même 
départ.  [Cartier.] 

Ananu,  Anaunia,  la  vallée  du  Nonsberg,  au 
Tyrol,  près  Trente. 

Anaphe,  pet,  île  de  la  mer  Egée,  auj. 
Namphio,  l'une  des  Cyclades  (Archi- 
pel). 

Anapium,  Anappe,  village  et  château  de 


63 


ANAPUS.  —  ANDEGAVA. 


64 


Flandre  9  près  Lille  (Nord).  Ancien 
comté. 

ANAPus/Ay*ircç  [Théocr.],  Anapo,  riv.  de 
Sicile. 

Anarasum,  Anras,  bourg  du  Tyrol. 

Anas  [Caes.,  Plin.],  Guadiana,  fleuTe  d'Es- 
pagne et  de  Portugal. 

Anassunensis  Ager,  Landwiter  der  Ens  (le 
pays  au-dessous  de  l'Ens)^  district  au- 
trichien. 

Anassianum,  Anasum,  Anisia,  Ensium  Cm- 
TAS,  Ens,  ville  de  la  haute  Autriche,  sur 
la  rivière  du  même  nom  (cercle 'de 
Traun). 

Anasus,  Anesus,  Anisus,  VEns,  riv.  d'Au- 
triche. 

AN'ATmuA,  iCciDiopous,  Saint-Gilles,  bourg 
du  Languedoc  (Haute-Garonne). 

AkaTIUORUM  UrbS  , 'Av*7iX&v    iroXi;    [Ptol.], 

Naritima  Avaticorum  [Mêla],  Mastra- 
MELA,  MARTicrcM,  Mortigues/y'ûle  de 
France  formée  par  la  réunion  de  trois 
villes,  Scdnt'Geniez,  Ferrières  et  Jon- 
qtdéres,  en  i58i  (Bouches-du-Rhône). 

Anaunu,  voy.  Ananu. 

ANAXiPouSy  Kônigstadt ,  pet.  ville  de 
Bohème. 

Ancelu  Burbo,  voy.  B^rbo. 

Ancelu  VnxA,  Ancervt7le,  village  de  Cham- 
pagne, qui  appartenait,  au  xm*  siècle, 
au  sire  de  Joinville  (Haute-Marne). 

ANCENEsiUMf  Angenisium,  Angenium,  Ance- 
nis,  ville  de  France  et  anc.  marquisat 
(Loire-Inférieure). 

Ancucum,  Ansuccm,  Ancy-fe-Frowc,  bourg 
et  château  de  France  (Yonne). 

AxcLAioof,  Ancîam,  pet.  ville  de  Pomé- 
ranie,  près  Stettin. 

AscoNE  [Juvén.l,  \yun  [Strab.],  Ascosa 
[Cic],  ville  de  Tanc.  Picemim,  sur  la 
mer  Adriatique,  colonie  de  Syracuse, 
auj.  Ancùne  (Anœna),  ville  forte  et 
grand  port  du  roy.  dltalie. 

Le  premier  Uvre  imprimé  dans  cette  Tîlle,  que  ci- 
tent Maittaire  et  Panxer,  est  intiu  :  Opéra  il  pertke 


od  imtemOtre  la  cagiome  et  moite  Cote , 
et  watfinMrmewf g  atia  comsenKitùme  deUa  tattJta  : 
et  pàffsiommûaf  et  virtm  délie  kerbe,  —  Stampau  io 
Adcob*  per  Bemutlino  Guerralda  Vercclleae  ad  ins- 
tantia  de  Maestro  Hieroaymo  Soiuiiio,  H.  Du  xiiii.  di 
Tui  de  ZiifDO  Dd  pootificato  dd  Leoœ  papa  X*, 
inA. 

M.  Brooet  nous  donne  le  nom  de  Pantenr  de  ce 
rare  Tolume;  c'est  HieronymoManlircdi,  de  Soncino, 
qui  se  trouve  cité  dans  b  souscription;  notre  iOnstre 
bibliomphe  .est  également  d^ivis  qoe  c^»t  â  le  pre- 

'     b%re  connn  imprimé  A  Anctee. 


Ancone,  Ancunum,  Ancone,  bourg  de  Fr., 
sur  le  Rhône  (Drôme). 

Anconitants  Ager,  Marche  puis  Délégih 
tion  d' Ancone  (anc.  Ptcentun);  cette 
province,  réunie  aux  États  "du  Pape  en 
i532,  fait  auj.  partie  du  royaume 
d'Italie. 

Angora,  Ancre,  pet.  riv.  de  Picardie. 

Angora,  Anchora,  Albertuu,  Ancre,  puis 
Albert,  pet.  ville  de  Picardie  (Somme), 
avec  titre  de  marquisat,  a  pris  le  nom 
d'Albert  au  xvn*  s. 

Ancus,  JRto  do  Soure,  riv.  de  Portugal. 

Andaîa,  Andaja,  Andaye  ou  Hendaye, 
bourg  de  France  (Basses-I^énées). 

AitDANaA,  Andance,  bourg  de  France  (Ar- 
dèche). 

Andani  Villa,  AndaincUle,  village  de  Pi- 
cardie (Somme). 

Andecamulum,  Ranco,  Bancon,  bourg  de 
Fr.  (Haute-Vienne). 

Andecrium,  voy.  Andretiuii. 

Andegava,  Andegavum  [Greg.  Tur.],  Ande- 
CAVUM  [Not.  Lugd.],  JuLioMAGOs  |Tab. 
Peut.],  AndicavorumCivitas  [Itin.Ant.], 
Andegabum  [Fredeg.],  Juuomagds  An- 
Daif  [Cellar.],  Angiers,  auj.  Angers, 
anc.  cap.  des  Andecavi,  dans  la  Lyon- 
naise ni*,  ville  de  France  (Maine^t- 
Loire). 

Cest  la  ciiiqnième  TîIle  de  France  dans  laqoelle 
ait  pénétré  rimprimerie  :  Strasbourg,  Paris  et  Lyon, 
senles,  Tont  précédée,  et  Toakmse  oocape4e  même 
rang  ;  mais  le  premier  lirre  imprimé  à  Angers  n'é- 
tant daté  que  «n  5  férrier,  et  Fannée  conuMncsnt  à 
Piques,  nous  derons  croire  que  le  lirre  im|innié  à 
Toulouse  cette  même  année  iftTS  est  antérieur. 

ineiffit  Èhetoriea  Nova  Marct  TultU  OeercmiM; 
i  la  fin:  Anno  Incamaeionfi  DomM  u,  OQOC. 
LXXTi  die  qtuUa mentis  febroarU  fuit  hoc  opmBeom^ 
pletum  Andegami,  per  JokoMem  de  twrre  atqf  mo- 
reUl  impresaores.  in-A,  en  lettres  rondes,  sans  du, 
rècL  nisign. 

Ce  livre  précieux  est  tellement  rare,  qu'a  ne  nous 
serait  possible  d'en  citer  que  deux  exemptaim. 

Le  seoKid  volume  imprimé  à  Angers,  arec  date,  est 
un  Mammel  des  Curés,  MamipulMS  CTurofonan,  de 
1%77,  également  in^. 

Mais  un  livre  qui  dinnite  la  priorité  i  la  IMétoriçife 
de  Cicéron,  est  le  précieux  Coustimiier  tf'ilii[^  .•  Clr 
commencent  tes  coustumes  des  pays  daniom  9  d» 
I  wunfne  constenans  seize  parties.  —  Pet.  in-8  de 
155  IL  en  letL  rondes,  19  Ug.  par  p.,  sans  ch.  ni  ré- 
cL  avec  sign.  a  —  ▼. 

Ce  précieux  volume  est  exécuté  aveclcs  canctèrcB 
de  la  BketorSea  nova  ;  U  est  décrit  avec  soin  dans  le 
ManueL,  d'après  TexempL  de  la  Bibëothèque  faupér. 

M.  Brunet   le  déclare  antérieur  à  fanaée  IWI  et 


peut-être  même  à  MKIt  ;  •  car,  dit-Il,  il  est  aases  na- 
turel de  croire  que  l'imprimerie  éiabfie  à  Angers  à 
cette  époque  se  sera  occupée  de  la  coutume  du  paya, 
avant  de  reproduire  la  rhétorique  du  consul  ronâdu.» 
Kous  admettrions  volontiers  cette  opinion  du  vénéra- 
ble  bibliographe,  si  les  signatures  du  Coufumigr  oe 
venaient  pas  éublir  un  progrès  typographique  sur 


65 


aNDEGAVENSIS  AGER.  —  ANDEMANTUNUM. 


66 


la  Bkêtonque,  qui  n*en  a  pas.  Dans  tous  les  cas,  c*est 
le  pHis  anaen  coutumier  irançais  que  l'on  connaisse. 

A  la  fin  du  xve  siècle  Timprimerie  d'Aneers  est 
moins  florissanie,  car  les  libraires  de  la  ville  et  de 
runiversitè,  Charles  de  Bongne  et  Jehan  Alexandre, 
(ont  imprima  plusieurs  ouvrages  à  Paris  et  à 
Rooen,  aies  Pierre  Leret  et  Martin  Morin. 

Au  XTK  siècle,  elle  reprend  une  extension  consi- 
dèr^Ue,  et  les  principaux  Imprimeurs,  Richard  Pi- 
qnenoi  et  Antoine  Hemault,  entre  autres,  mettent 
au  jour  un  certain  nombre  de  livres  à  Tusage  de 
Nantes,  de  Rennes  et  de  Bourges. 

ANDEGAVENSIS  Ager^  Andegavoruh^  puis  An- 
GovDîORUM  CoMiTATUs,  ÏAtijou,  provincc 
française,  habitée  primitivement  par 
les  Ândec<m  ;  comté  en  l'an  870  :  prov. 
anglaise  jusqu'en  i203;  duché  en 
1360  y  enfin  réunie  à  la  couronpe 
en  U82. 

Axdelagus,  Andeuum,  Andeleium,  Ande- 
LLACfru,  les  Andeïys,  ville  de  France 
(Eure).  On  trouve  au  moyen  âge  Andeli 
sous  (jailhrt,  à  cause  de  la  proiimité 
du  ChàteaurGaiUardy  dont  les  ruines 
existent  sur  les  bords  de  la  Seine. 

Nous  ne  trouions  trace  d'imprimerie  dans  cette 
▼iUe  qu*A  dater  de  1790  :  Vie  et  office  de  sainte 
Ckftiide,  reine  de  France  et  seconde  patronne  de  ta 
vûle  d'Jndely,  Andely  (SalUot),  1790,  in-12. 

Akbelaus^  Andelacv  in  pago  Lingonico^ 
AriBELAON  [Frédég.] ,  Andelaovicus 
fvilla  raérov.),  AsDELoauM,  Andelot, 
Dourg  et  château  de  Champagne^  dans 
la  Haute-Marne.  Congrès  des  rois  francs 
en  587. 

AxDCLEJUM,  Landelles,  village  de  France 
(Calvados). 

Andelejus  Flovius,  Andella,  VAndelle, 
pet.  riv.  de  Fr.  (Calvados). 

Andeuacum,  Andilly,  village  de  Tlle- de- 
France  (Seine-et-Oise).  Plusieurs  au- 
tres localités  en  France  portent  ce  nom. 

A!<n>ELLA,  voy.  Andelejus. 

ANDELUS,  VOV.  POMPEIOPOLIS. 

AndemantuntJIc,  Andeilatunum,  Andomatu- 

NUM,  'Av^cpiaTCUvov  [Ptol.J,  LlNGON^  [Aun. 

Hincm.;  Ann.  Bert.],  Lingones  [Plin.  ; 
*  Tac.J,  CiviTAS  Lingonum  [Tac.  Hist.  i], 
Urbs  Langonum  [Eutrop.],  Langres,  ville 
de  France  (Hautç-Marne). 

Brûlée  en  407  par  les  Vandales  ;  en  A51  par  Attila  ; 
cootté  an  moyen  ige. 

Les  Langrois  célèbres  qui  ont  écrit  avant  1582  ont 
fiK  in^irimer  leurs  ouvrages,  les  uns  à  Paris,  les  au- 
tres à  Troyes,  à  Reims  ou  à  Lyon  :  ainsi  un  évèque  de 
Langres  fait  exécuter  à  Troyes,  chex  J.  le  Cocq,  vers 
1M7,  un  livre  de  liturgie  à  l*usage  de  son  diocèse  ; 
le  diaooine  Roussat  publie  à  Lyon,  chcx  Rouillé,  en 
1S50,  son  livre  de  Ta  Mutation  des  temps  ;  enfin 
Mian  Duvet,  le  MaUre  à  ta  Licorne,  Tillustre  or- 
fèvre du  roi  François  1*%  qui  grava  à  Langres  les 
pimclkes  de  son  admirable  Àpoecdypse,  les  fit  impri- 

KràLyon  ai  1561. 

Le  premier  imprimeur  langrois    dont   le  nom 


puisse  être  cité  est  Jeban  des  Preyz,  et  le  livre  le 
plus  ancien  sur  lequel  nous  rencontrions  son  nom 
n*est  daté  que  de  1682.  Sans  doute  quelque  coiitu- 
mier,  quelque  livre  de  liturgie  aura  précédé  celui 
dont  nous  allons  donner  le  titre  exact,  mais  tout 
cela  est  perdu  pour  nous  : 

Compot  et  manuel  katendrier  :  par  lequel 
toutes  personnes  peuvent  facitemit  apprèdre  et 
sçauoir  les  cours  du  soleil  et  de  la  lune».,  en  suy- 
uant  la  correction  ordonnée  par  nostre  sainct 
père  Grégoire  X///*,  compose  par  T...  imprimé  à 
Lengres  par  Jehan  des  Preyz,  le  19«  Jour  de  décem- 
bre. Pan  de  la  correction  du  kalendrier,  1582.  — 
In-ft  de  32  (L  non  cta.,  titre  en  lettres  rondes,  texte 
en  goth.,  épistre  dédic«  en  itaL 

Ce  petit  volume  fort  rare  est  de  Tboinot  Arbeau, 
c*est-à-dire  de  Jean  Tabourot,  qui  fit  iinprimer  dans 
cette  même  ville,  en  1589,  sa  célèbre  Ôrchésogra' 
phie  et  une  pièce  satirique  sous  la  rubrique  :  de  l*im- 
primerie  de  Jean  Tabourot,  (Voy.  Cat.  de  la  Bibl. 
impér.,  Hist»  de  France,  tom.  I*',  p.  SS3.) 

Les  riches  archives  de  la  ville  de  Lang^res  ne  nous 
fournissent  aucun  détail  relatif  à  Jean  des  Preyz  : 
nous  trouvons  seulement  dans  un  extrait  du 
Ti*  compte  de  Claude  Pigney,  receveur  des  deniers 
communs,  dons  et  octrois  de  la  ville  de  Langres, 
1500-05  :  •  àM*  Jehan  Despreys  imprinieur  la 
somme  de  deux  escus  pour  avoir  imprimé  le  ca^ 
Iholicon  par  mandement  et  quittance  du  dixiesme 
Janvier  (mille)  cinq  cent  quatre-vingtz-^inze, 
ey \\  esc. 

Ce  document,  qui  n*a  sans  doute  qu'une  faible  im- 
portance, pourra  nous  servir  à  éclaircir  un  mystère  ■ 
bibliographique.  «  Il  ne  peut  être  ici  question  que 
du  Catholicon  d'Espagne,  nous  écrit  M.  Amédée  Bro- 
card, bibliophile  langrois  fort  perspicace  ;  la  date 
l'indique;  de  plus  la  municipalité  langroise  était  en- 
nemie déclarée  du  parti  de  la  Ligue  et  fort  avant 
dans  les  bonnes  grâces  du  roi.  Quelques  chanoines 
ligueurs,  chez  lesquels  on  avait  découvert  des  dépôts 
d'armes,  venaient  d'être  arrêtés  :  Jean  Roussat,Ie 
maire  de  Langres,  était  en  correspondance  directe 
et  suivie  avec  Henri  IV.  De  plus  Jacoues  Gillot,  l'un 
des  cinq  auteurs  de  la  satire  Ménippee,  était  de  Lan- 
gres. A  la  même  époque  {ibWi)  paraît  sous  la  rubri- 
que :  Turin,  par  T.  Carabiaco  (lieu  et  nom  sup- 
K>sés),  une  édition  du  Catholicon  d* Espagne,  que 
.Bninet  indique  sans  donner  son  lieu  d'impression. 
N'est-ce  pas  li  une  édition  publiée  par  Jacques  Gil- 
lot, et  sa  ville  natale,  éminemment  royaliste,  n'aura- 
t-elle  pas  voulu  contribuer,  selon  ses  moyens,  à 
l'impression  de  ce  livre  qui  a  plus  fait  pour  Henri  IV, 
dit  le  président  Hénault,  que  la  bataille  d'Ivry?  » 

Voilà  un  fait  bibliographique  que  nous  soumettons, 
avec  M.  Brocard,  à  l'attention  du  lecteur  curieux, 
qui  parviendra  sans  doute  à  l'élucider. 

11  est  un  nom  langrois  du  xvr  siècle  que  nous 
croyons  devoir  citer  :  c'est  celui  de  Simon  Girault, 
le  descendant  du  grand  saint  Hubert,  le  patron  vé- 
néré des  chasseurs.  Ce  Simon  Girault  fait  iinprimer 
en  1590,  in-a,  chez  J.  des  Preyz,  un  Dialogue  pour 
apprendre  la  langue  latine,  auquel  Ch.  Nodier  a 
daigné  consacrer  un  des  plus  étincelants  articles  des 
Mélanges  tirés  d'une  petite  bibiiothèque,  et  cet  ar- 
ticle, dit  M.  Bninet,  a  fait  la  fortime  de  Simon  Gi- 
rault, qui,  sans  cela,  risquait  fort  d'être  oublié  par 
l'ingrate  postérité. 

Des  imprimeurs  langrois  postérieurs,  nous  ne  ci- 
terons, au  XVI*  siècle,  que  Joseph  Boillot  et  George 
Lambert,  et  au  xvii*,  Jean  Boudrot  ou  Booderot  et 
Sécart. 

N'oublions  pas  de  mentionner  que  le  premier  im- 
primeur de  Turin,  Jean  Lefèvrc,  Johannes  Faber 
ou  PiUfri  (en  ital.),  était  de  langres. 

En  1764,  un  seul  imprimeur  est  établi  à  Langres  : 
c'est  Etienne  Bonuin,  pourvu  le  20  février  1741  et 
maintenu  par  l'ordon.  de  1759.  Le  rapport  à  M.  de 
Sartines  ajoute  :  «  L'imprimeur  a  une  bonne  répu- 
tation, il  est  à  son  aise  ;  on  se  plaint  seulement  que, 
comme  il  est  seul,  il  ^fait  payer  ses  impressions  un 
peu  cher.  ■ 


mcnoirif.  de  g£oob. 


67 


ANDENNiE.  —  ANETUM. 


68 


Andennje,  Andenne,  pet.  ville  de  Belgique^ 
sur  la  Meuse. 

Andeoli  Burgus  ou  Fanum.  BùwrgSaint- 
Andéol,  pet.  ville  de  Fr.  (Ardèche). 

Anderidum,  Anderitum  [Tab.Théod.],  'Av^t- 
pi^ov  [Ptol.],  Anderedon  [Scaliger],  Ga- 
BALi  [Cœs.  vu],  CiviTAS  Gabautana,  ville 
de  la  Gaule  Aquitaine^  chez  les  Gabali, 
depuis  capit.  du  Gévaudan^  auj.  Javols 
ou  Ja/voulx,  ville  de  France  (Lozère). 

Anderlacum,  Anderlech,  bourg  de  Belgi- 
que (Brabant). 

Andernacum,  Antonacum  [Not.  Imper.] ^ 
Antunnacum  [Amm.  Marc,  Itin.  Ant.  , 
Castelll'm  Antonacense  [Fortun.  xj, 
Andrei  villa  in  pago  hegenensi  (dans  le 
Meiengau),  anc.  ville  des  Treveri,  dans 
la  Gaule  Belgique^  puis  villa  carlovin- 
gienne,  auj.  Andemach,  ville  de  la 
Prusse  rhénane. 

Anderpus,  voy.  Antuerpia. 

Andes,  voy.  Andegavum. 

Andethanna  [Itin.  Anton.] ,  Epternacum 
[Ann.  Hincmar.  a.  8701,  Eptemach,  ou 
Echtemach,  pet.  ville  au  Luxembourg 
belge. 

Anducum,  AngeaC'Champagne,  village  de 
TAngoumois  (Charente),  anc.  villa  car- 
loringienne. 

Andlavu,  Andlaw,  bourg  d'Alsace  (Bas- 
Rhin). 

Andomatunum,  voy.  Andemantunum. 

Andovera,  Andwer,  bourg  d'Angleterre 
(Hampsbire). 

Andracium,  Bùchenstein,  bourg  d'Autri- 
che. 

ANDREiE  BuROUs,  Atidréansberg ,  pet.  ville  de 
Hanovre. 

ANDRE.E  Fanum  ou  Vicus,  Saint-André.  — 
Un  grand  nombre  de  localités  en  France 
portent  ce  nom. 

Andrei  Villa,  Palatium,  voy.  Anderna- 

CUM. 

Andreopous,  Andrew  Cœnobium,  Scnnt- 
Andrews,  ville  de  l'Ecosse,  dans  le  comté 
de  Fife* 

Anc.  université  célèbre,  fondée  par  rérêquc  Ward- 
law,  en  lftl2;  archetéché.  l/imprimcrie  date  en 
celte  ville  de  isi^  [Herbert].  Le  plus  ancien  livre 
imprimé  dans  cette  ville,  dit  notre  autorité,  qui  em- 
prunte ce  renseisnement  au  docteilr  Mackensie,  est 
un  opiwculç  célèbre  intitulé  The  complaint  of 
Scotland  t  niais  comme  on  ne  connaît  pas  un  seul 
exemplaire  de  cette  pièce  avec  un  titre  ancien,  ai 
bien  qUc,  lors  d6  la  réimpression  de  1801  ^  l'énilnent 
éditeur,  le  d' John  Leyden  fut  obligé  d*cn  forger  un 


dans  le  goût  des  anciennes  impressions  écossaises  ; 
comme  par  conséquent  rassertion  de  Mackenrfe  et 
de  Herbert  ne  repose  que  sur  une  hypothèse,  on  est 
forcé,  avec  le.  d' Cotton,  de  revenir'au  CatéekiMme 
de  Varchevêque  HamiUon,  bien  réellement  imprimé 
à  Saint-Andrews,  mais  en  1551  seulement,  ce  qui 
nous  parait  devoir  être  la  date  exacte  de  Tintro- 
duction  de  rimprimerie  dans  celte  ville. 

Andresellum,  Andrezelles,  village  de 
France  (Seine-et-Marne). 

Andreslvcum,  Andrezy,  village  de  France 
(Seine-et-Oise). 

Andretium  [Tab.  Peut,],  Andecrutm,  'Av^i- 
xpiovfPtol.],  Andetrium  [Plin.  m],  'Av^ii- 
Tpicv  TStrab.],  anc.  ville  et  forteresse  de 
la  Dalmatie,  auj.  Glissa. 

Andru,  voy.  Inger. 

Andru,  Andro,  Ville  et  évèché  de  l'anc. 
roy.  de  Naples. 

Andruga,  ville  de  Thrace,  sur  le  Pont- 
Euxin,  auj.  Gotopoli,  dans  le  pach.  de 
Saloniki. 

Andrinopous,  voy.  Adrianopous. 

Anbros  [Ovid.],'AvTav^po^  [Strab.],  Andrds 
[Plin.  rv],  Hydrussa,  Andro,  île  de  TAr- 
chipel  (Cyclades). 

Andros  [Plin.j,  Bardsey,  île  anglaise,  sur 
la  côte  d'Irlande. 

Andurnum,  Andonio,  ville  d'Italie  (Pié- 
mont). , 

Andusara,  Andujara,  Anduiar,  ville  d'An- 
dalousie, construite  sur  les  ruines  d'Illi- 
turgis. 

Andusia,  Andusa,  ville  de  la  Narbonnaise 
première,  auj.  Anduze,  ville  du  Lan- 
guedoc, au  pied  des  Cévennes  (Gard). 

Anecium,  voy.  Anneoum. 

Aneda,  voy.  Edimburgum. 

ANEIANLT4,  Monte  Agnano  (?),  ville  d'Italie, 
près  Padoue. 

Anetum,Alnetum,Anetum  Palatium  [Chart. 
Phil.  Aug.  a.  4204],  Anet  ^  village  de 
France  (Eure-et-Loir).  La  Renaissance 
y  construisit  un  château  qui  fut  Tune 
des  plus  charmantes  œuvres  de 
Philibert  de  TOrme^  mais  dont  il  ne 
reste  plus  que  bien  peu  de  chose  ;  et 
ce  peu  de  chose  est  assez  important  ce- 
pendant, pour  avoir  ^té  rangé  dans  la 
classe  des  monuments  hiMoriques  dont 
la  conservation  intéresse  la  France. 

Tout  près  du  cbâteau  d*Anet  sont  les  importants 
moulins  à  papier  de  Sorel  et  Sausaye,  qui  apparUen- 
nent  i  la  maison  Didot  :  là  fut  établie  la  première 
machine  à  papier  dit  sans  fin. 

Anetijm,  Anet,  bourg  du  canton  de  Berne 

(Suisse). 


69 


ANGARIA.  —  ANGULUM: 


70 


Akgaria  lCellar.1,  Angria,  Angrivaria, 
£iigfr,TilledeWestphalie,  près  Minden. 

A?iGARn^  voy.  Angrivarii. 

Angeuaci^,  Toy.  Angeriacum. 

Axgelopous,  ad  Angelos,  s.  Angelo,  pet. 
Tille  de  Tanc.  roy.  de  Naples  (Capit»- 
nate). 

Angelopous  ad  Lombardum.  s.  Angelo  de* 
Lmbardi,  ville  et  évêche  de  la  Princip. 
ultér. 

AnGELOPOUS  ad  MeTAURUM,  TlPrfkRNL'M  Me- 

TAURUM,  s.  Angelo  di  Vado,  pet.  ville 
des  États  Pontificaux. 

Angelostadium,  voy.  Ingolstadium. 

A^GENISIUM,  voy.  A^'CENESIUM. 

Anger,  Angeris,  Inger,  Aindre  (au  moy. 
âge),  VIndre,  riv.  de  France  ;  se  jette 
dans  la  Loire. 

A5GERUCUM,  Angeuacum.  Angeua  (7)^ 
Samt-Jeathd^Angély,  ville  •  de  France 
(Charente-Inférieure). 

Noat  ne  connaiSMi»  pas  de  livre  imprimé  dans 
cette  petite  ville  avant  1021  :  Discours  sur  ce  que 
ceux  de  Im  reliçion  réformée  ne  sont  cause  de  la 
guerre,  eumtien  qu'elle  leur  soit  plus  utile  en  ce 
temps  que  la  paix  feinte  et  simulée  dont  on  veui 
Us  abmser.  —  Saint-Jean-d*AngeIy,  par  Nicolas 
Grcspoo,  1621,  in-ê. 

Nicolas  Crespon  est  certainement  de  la  famille  du 
pnniier  imprimeur  de  Saintes,  S.  Crespon. 

Mais  si  le  nom  d*AiiGELiA  peut  être  traduit  par 
S«lnt>Jean-d*Angély,  la  biblioinèque  de  la  cour  de 
cassation  possède  un  livre  de  Jurisprudence  qui  nous 
permHtrait  de  faire  remonter  beaucoup  plus  haut 
b  date  de  rimprimerie  dans  cette  ville. 

Ârmanâi  Mokhini  Summa  Juris  civilis,  Angelir, 
ISIÔ,  in-8.  Malheureusement  la  date  que  nous  four- 
nit le  catalogue  de  cette  bibliothèque  est  inexacte, 
car  Annand  Maicbin  est  un  avocat  saintongeois  bien 
connu,  qui  vivait  encore  à  la  fin  du  xvii*  siècle.  Ce 
tat  lui  qui  publia,  en  1671,  chex  Henri  Boisset, 
imprimeur-libraire  de  Saint-Jean-d*Angély,  VHis- 
toire  de  Saintonge,  Poitou,  Aunis  et  Angoumois. 
2  part,  en  1  vol.  in- fol.  11  nous  faut  donc  lire  16&5, 
et  nous  contenter  de  1621  comme  date  de  Tintroduc-  ' 
tkm  de  la  typographie  dans  cette  ville. 

Angermannu  [Cellar.J,  en  ail.  Angerman- 
land,  Angennanie,  anc.  prov.  de  Suède, 
forme  auj.  la  préfecture  de  Wester^ 
Norrland. 

Angermannus  Furvirs,  Angf^^manflodt,  riv. 
de  Suède  ;  se  jette  dans  le  golfe  de 
Bothnie. 

A5GU,  AnglvKi-îi,  Enghieti,  ville  de  Bel- 
gique, prov.  du  Hainaut. 

A5GIa>tm,  Enghien  {Enguien  au  moy.  âgej, 
bourg  et  établissement  thermal  en 
France  (Seine-et-Oise)« 

Angla,  Angle,  pot*  ville  de  France  (Ven- 
dée), anc.  abb«  d'Augustins. 


Angla  Montana,  Angle,  bourg  de  France 
(Hérault). 

Anglaria,  Angliers,  près  Nouaillé,  village 
de  France  (Charente-Inférieure).  = 
Anglars,  bourg  d'Auvergne  (Puy-de- 
Dôme). 

Anglaria,  Anglers,  anc.  villa  mérov. 
[Gesta  Dagob.],  auj.  bourgade  du  Poi- 
tou (Vienne). 

Angledura,  Anglure,  bourg  de  France 
(Marne),  anc.  baronnie  champenoise. 

Angleru,  Anglerle  Comitatus,  Anghiera, 
ville  et  anc.  comté  Me  la  haute  Italie. 
[Graësse.] 

Anglesaga,  Mona  Insula,  Anglesey,  île 
d'Anglet.,  dans  la  mer  a*Irlande. 

Angu,  peuple  dont  la  situation  géogra- 
phique correspondait,  d'après  M.  Sprû- 
uer,  à  l'extrémité  septentrionale  du 
Schleswig,  et  que  Tacite  et  Ptolémée  pla- 
cent parmi  les  Suèves  de  la  basse  Saxe  ; 
les  Angïes  ont  émigré  dans  \a,Britannia, 
et  lui  ont  donné  leur  nom. 

Angua,  England,  Angleterre  ;  c'est  Fane. 
Britannia  Major  des  Romains.  Voy. 
Britannia  et  Heptarchu. 

Angua  Medu,  Merde,  l'un  des  royaumes 
de  l'Heptarchie  saxonne,  fondé  par  les 
Angles. 

Angùa  Minor,  Angeln,  district  du  Schles- 
wig. 

Anglia  Orientaus,  Estangïie,  l'un  des  roy. 
de  THeptarchie  saxonne,  fondé  par 
les  Angles. 

Angousmensis  Pagus,  voy.  Engolismensis. 

Angolmonasterium,  Ingelmùnster,  bourg  de 
la  Flandre  wallonne. 

Angrlv,  voy.  Axgaria. 

Angria,  Angri,  ville-de  l'anc.  roy.  de  Naples 
(Princip.  citer.). 

Angrivarii  [Tac.  Ann.  ii],  Angarii,  Enga- 
riexs  [Eginh.  Cliron.],  peuple  de  la  Ger- 
manie, que  Sprûner  place  au  S.  des 
bigcevojie^  et  au  N.  des  Chénisques.  Us 
occupaient,  sur  les  rives  du  Wcser,  le 
territoire'correspondant  à  la  Westpha- 
lie,  à  Brème,  Oldenburg,  la  Lippe, 
Munster,  etc.  Ce  pays  s'est  appelé  An- 
gria pendant  les  premiers  siècles  de 
l'ère  chrétienne. 

Angi'li'm,  Anguli  s  [Itin.  Anton.],  'Av^oXc^ 
[Ptol.],  Angeloi'olis  AI)  Mahê,  ville  des 
Vestini,  dans  le  Samnium,  auj.  S.  An" 
gela,  dans  l'Abruzze  citérieure. 


71 


ANGÙLUS  ALPIUM.  —  ANNEaUM. 


It 


Akgulus  ALpmM,  Albek,  bourg  de  Souabe, 
près  Ulm. 

Angusia,  Angus,  comté  d'Ecosse,  entre 
ceux  de  Perth  et  d'Aberdeen,  chef-lieu 
Forfar. 

Anhaltinl'm,  Anhaltinus  Princu>atus  (As- 
cania),  princip.  d'Anhalt  (Allemagne). 

Awhaltinum  Vktds,  château  d'Anhalt,  Alt- 
Anhalty  dans  le  duché  d'Anhalt- 
Bemburg. 

L'imprimerie  existait  dans  cette  peUte  ville  en 
1500,  car  voici  le  titre  d*an  vol.  que  nous  trouvons 
dans  le  Catal.  des  foires  de  Francfort  de  1010  : 
Ad,  Cratonis  Rettun§  dess  Tauffitûehleins  D. 
Martini  Luiheri  und  der  Augspurgischen  confes- 
sion verwandien  Kirchen,,,  Anhalt,  1500,  in-ft. 

Anholta,  Anot^,  île  et  ville  de  Danemark 
(Jutland). 

Anholtium,  Anholt,  pet.  ville  de  West- 
phalie. 

Aniacum.  Agny,  village  de  France  (Pas- 
de-Calais). 

Aniacum,  Atanacum,  Aignay-le-Duc,  bourg 
de  France  (Côte-d'Or). 

Aman£  Therm.c,  anc.  bains  de  la  Campa- 
nie,  auj.  Bcigni  del  Logo,  dans  Tanc. 
roy.  de  Nap|es  (Terre  de  Labour). 

Anuni  Vicus  ou  Fanum,  S.  Aignan,  pèt. 
ville  de  France  (Loir-et-Cher);  cons- 
truite par  Eudes  I*',  comte  de  Blois  ; 
anc  duché-pairie.  =  S.  Aignan ,  bourg 
de  France  (Charente-Inférieure).  = 
S.  Aignan  ou  S.  Chignan,  bourç  et  anc. 
abb.  de  Bénéd.  en  Languedoc  (Hé- 
rault). =  Un  grand  nombre  de  localités 
en  France  portent  encore  ce  nom. 

Anianus  Lacus.  lac  d'Agnano,  dans  Tanc. 
roy.  de  Naples. 

Anicium,  BahinecL,  ville  de  Croatie. 

Anicium  [Greg.  Tur.],  Anicium  Velavo- 
RUM,  Vellava  Uhbs  [Not.  Civit.  Gall.], 
Canicium,  Anicio  [monn.  méyov.],  Po- 
dium, Podium  Aniciense  in  Vallavu 
le  Fuy  en  Vélay,  ville  de  France  (Haute- 
Loire),  anc.  chef-lieu  de  la  province  du 
Vélay. 

La  date  la  plus  ancienne  à  laquelle  nous  puissions 
faire  remonter  l'introduction  de  Timprimerie  dans 
cette  ville  est  1017.  La  bibliothèque  de  TArsenal 
possède  un  rare  volume,  iiiiit  :  Stances  contenant 
rhistoire  de  la  défaite  des  troupes  du  sieur  d*On' 
dredieu,  au  lieu  du  buisson  en  dèvaudan,  et  reddi- 
tion de  la  place  et  montaane  de  Grèie  par  lui  saisie, 
par  P,  de  Bodes  Castatn.  —  Au  PUy,  André,  1017, 
In^ 

Antérieurement  à  cette  date,  les  écrivains  delà 
localité  faisaient  imprimer  à  Lyon  ou  à  Avignon 
leurs  ouvrages  ;  nous  avons  une  Uistoria  dedica- 
tionis  ecclesiœ  Podii  aniciensis  in  Vallavia,  par 
Jacques  David,  imprimée  à  Avignon,  en  1510,  in-4. 

tu  1020  même  rimprimerie  ne  devait  avoir  que 


bien  peu  d'importance  au  Puy,  car  le  père  Oddo  de 
Gissey  Hait  imprimer  à  Lyon  son  Discours  Histo- 
rique de  la  très-ancienne  dévotion  à  N.-D.  dm 
Puy,  réimprimé  depuis  au  Puy  en  lOM  et  lOM, 
in-8,  par  F.  Varoles. 

Parmi  les  autres  imprimeurs  du  x?ii«  siècle 
exerçant  au  Puy,  nous  croyons  dévoir  citer  Gnynaad 
et  de  la  Garde  (1050-1078). 

En  1704,  il  n'existe  qn*un  imprimeur  au  Put, 
Ant.  Qet,  établi  depuis  1751. 

Anien  [Virg.],  Anio  [Eutrop.],  Anientjs,  le 
Teverone,  riv.  d'Italie,  dans  l'anc.  La- 
tium  septent.,  affl.  du  Tibre. 

A'Kisu,  voy.  Anassianum. 

Anisucovicvs  [monn.  mérov.),  Anisy-le- 
Château,  village  de  France  (Aisne). 

Anisus,  vov.  Anasus. 

AnNABERGA,     ANNiEBURGUM,     AnN^MONTIUM, 

Anfiaberg,  ville  du  roy.  de  Saxe. 

Bibliotb.  importante.  II  nous  a  été  impossible  de 
trouver  trace  d'imprimerie  dans  cette  ville,  anté- 
rieure à  la  date  fixée  par  M.  Ternaux,  qui  prétend 
au*une  traduction  allemande  de  la  Paraphrase  de 
Théodore  de  Bèze  sur  VEcclésiaste  de  Salomon  a 
été  imprimée  en  1599,  in-12,  à  Annaberg  :  le  D' Cot- 
ton  donne  la  date  de  1597,  mais  il  ne  cite  aucun  livre 
à  Tappui  de  son  assertion.  An  xvu*  et  au  xviii*  s., 
rimprimerie  fonctionne  d*une  manière  régulière 
dans  cette  ville  :  parmi  les  nombreux  ouvrages  dont 
Struvius  reproduit  les  titres  dans  la  Biblioth.  Saxo- 
nica  ipp.  118  et  suiv.)  nous  citerons  seulement  : 
IncùnalnUonKrti  scholœ  Annœbergensis  très  recen- 
siones  fr.  ff'ilischii,  Anncbergae,  iHU^  ia-k,  et  Ar- 
cana  Bibliothecœ  Annabergeusis,  Lipsic,  17S0, 
in-8.  Ces  deux  ouvrages  sont  Justement  recherchés 
des  bibliographes.  , 

Annandi  CivrrAS,  Annandum,  Annan,  \ille 
du  sud  de  TEcosse,  sur  la  riv.  du  même 
nom. 

Annandi  Valus,  Annandia,  Annandale, 
district  d*Écosse,  dans  le  comté  de 
Dumfries. 

Annebaltom,  Annebaut,  bourg  et  château 
de  Normandie,  anc.  marquisat  (Seine- 
Infér.). 

Annecium,  Annesucum,  Annesium,  Anneu- 
NUM  [Itin.  Anton.],  Annissy  (xiv«  s.), 
Annecy,  ville  et  évéchéde  l'anc.  Savoie, 
ch.-heu  de  l'anc.  comté  du  Genevois, 
auj.  ch.-l.  du  dép.  franc,  de  la  Haute- 
Savoie. 

Nous  connaissons  un  grand  nombre  de  liTres 
imprimés  au  xvi*  siècle  à  Annecy;  nous  n*en  cite- 
rons que  deux  : 

Elégies  de  Baptiste  Maniouan  contre  les  folles 
et  impudiques  amours  vénériennes,  ensemble  un 
chant  juvénile  dudit  Mantouan,  de  la  nature 
d'amour,  te  tout  traduit  par  François  de  Myozin- 
gen.  —  Annissy,  par  Gabriel  Pomar,  1530,  in^k. 
(Cité  par  Du  Verdier  à  TarL  François  Myotingen.) 
La  Savoye,  de  Jacques  Pelletier  du  Mans,  —  An- 
necy, Jacques  Bertrand,  1572,  pet.  in4(. 

Au  moment  de  mettre  sous>  presse,  nous  trouvons 
dans  le  catal.  des  livres  à  gravures  sur  bois  de  la 
biblioth.  de  M.  Ainbr.  Firmin  Didot,  une  indication 
précieuse  qu'il  ne  nous  est  pas  permis  de  négliger. 
Cet  illustre  bibliophile  possède  un  petit  livre 
d'heures  de  N,  D,  imprimé  :  Armesiaci  per  Francis- 


ANNECIUM  VETUS.  —  ANTILIA. 


7i 


non  PomardMm,  in-i6,  s.  d.,  mais  avec  un  calen- 
drier commençant  en  15U.  Ce  François  Pomar 
en  évidemment  de  la  famille  de  Timprimeur  Ga- 
briel Pomar,  que  cite  Da  Verdier. 

Da  même  Fnnçois  Pomar  le  Sappl.  au  Typogr. 
Gaxtneer  dôme  on  Breviarium  ÉeeUMiœ  Geben* 
MHsiâ,  imprimé  à  Annecy  en  155A,  in-12. 

An  XTn*  siècle  nous  n'avons  gt:^re  à  mentionner 
dans  cette  ville  d*aatre  imprimeur  que  Jacques  le 


AxxEauM  Vetos,  Annecy  le  Vieux,  bourg 
de  SaToie,  proche  Annecy. 

AxxEcius  Lacus,  Ujc  d'Annecy, 

AxMKAqs  Gastri^  Gli  Casielli,  localité  de 
l'anc.  roy.  de  Naples^  dans  la  Calabre 
ultérieure. 

Ax!nBALis  PoRTus,  dans  la  Lusitanie;  on 
croit  que  c'est  un  village  de  Portugal 
appelé  Villa  Nùva  do  Pcrtimaon. 

ANNDiSULA,  VOy.  S.  CâBÏLXI  OPPIDUM. 

AssoKMJju,  Annonucum,  Annonay,  ville 
de  France  (Ardèche). 

Cette  vilie  est  célèbre  dans  PEurope  entière  par 
tes  importantes  papeteries. 

ANOKnjM^  voy.  Ananu. 

A^ostros,  Nons,  riv.  du  T^rol.       v 

A50POIJS,  Araden,  pet.  ville  de  l'île  de 
Candie.  [Chaudon.] 

Anostl'ii^  Anost,  village  de    Bourgogne 
•  (Saône-et-Loire). 

A50THU,  Annot,  bourg  du  Dauphiné 
(Basses-Alpes). 

A-NSA,  Ansa  Vuxa  [Chr.  Radulfi],  Asa  ou 
AssA  Paulini  [Itin.  Anton.!,  Antium, 
Ance  ou  Anse,  pet.  ville  du  Beaujolais, 
à  XY  m.  de  Lyon  ;  anc.  villa  royale  ;  ba- 
ronnie  ;  palais  d'Auguste  ;  plusieurs 
conciles  provinciaux  (Bhône). 

Anser,  Serculus,  le  Serchio,  riv.  d'Italie, 
qui  prend  sa  source  dans  l'Apennin  et 
passe  à  Lucques,  afïl.  de  TArno. 

Anseria,  Oye,  bourg  de  Picardie  (Pas-de- 
Calais),  anc.  comté. 

AxsGoni  Vicus,  Ingotwille,  pet.  ville,  fau- 
bourg du  Havre  (Seine-Infér.). 

A.\s£0Di  Villa,  Ansgod,  bourg  du  Dane- 
mark. 

A>'sucnv,  voy.  Ancucum. 

AXSIBARIUM    [Tac.    Xra]  ,   HASiEPONS,    OSNA- 

BURGUM,  auj.  (knabrùck,  ville  de  Hano- 
vre, dans  l'anc.  pays  des  Ansibarii, 
traversé  par  le  Weser. 

V.Cotton  date  Pimprimerie  à  OsnabrQck  de  16S1, 
sans  autre  indication.  Voici  deux  volumes  imprimés 
aDtérieurement  : 

M.  Wolffganqi  Helvici  baculus  brevis  et  nodoaus 
fro  JohannU  à  Munster  SeniorU  cane  latrante^ 


das  ist,  etc.  Osnabriick,  bey  Martin  Bfann,  1621  — 
in-4. 

Danielis  Crameri,  neun  Fasten  tintf  PaM$U)n9' 
predigtèn,  —  Osnabrugi,  1628,  in-8. 

La  première  édition  de  ce  livre  avait  été  donnée  & 
Hambourg  en  1611,  par  les  Froben,  établis  en  cette 
ville. 

Ansloa,  Ansloga,  Asloa,  anc.  Opsloe  ou 
Ansloe,  brûlée  en  1624  et  rebâtie  par 
Christian  IV,  qui  lui  donna  son  nom; 
auj.  Christiania,  capit.  de  la  Norvège. 

Un  collège  y  fut  fondé  en  16SA,  et  l'introduction 
de  Pimprimerie  doit  avoir  suivi  de  près  cet  établis- 
sement. M.  Temaux  cite  un  Recueil  des  articles  de 
guerre  du  rot  Christian  IF  (Danice)  publié  en 
cette  ville  par  Tjrge  Nielsson  en  1644.  Nous  trouvons 
dans  la  BibHoth,  Septentr.  le  livre  suivant  :  Michael 
Pétri  Echoit,  Past,  Aggershusanus  in  Norwegia 
Stephanologia  Danica,  vel  brevis  delineatio  qua 
demonstratur,  qua  virtute  et  fortuna  avita,  et 
antiqua  Danorum  eorona  supra  annos  2500  gesta 
fuit,  Christianiae,  16^,  in-ft. 

Et  du  même  auteur  t  Geologia  Norvagica.  Chris- 
tianae,  1657,  in4. 

Nous  trouvons  également  dans  cet  excellent  ou- 
vrage t  ytcolat  SvenoHis,Lect,  Christ,  in  Norva- 
gia,  eogitationes  piœ,  quibus  oecupari  debemus 
festo  Nativitatis  Christif  Christianc,  16M,  in-8. 

Anspacum,  voy.  Onoldinium. 

Ansus,  voy.  Anesus. 

Antandrus,  voy.  Andros. 

Antaradus,  Orthosia,  Carchusa  [J.  de  Vi- 
try],  TouRTousE  [sire  de  Joinville],  aui. 
Tarthcmiàh,  dans  TEyalet  de  'Tripoli 
de  Syrie. 

Antea,  Anteis,  Ampuis,  bourg  du  Forez, 
sur  le  Rhône  (Rhône).     • 

Antebrimacum  ,  Antebrennacum  [monn. 
mérov.],  Ambemac  ou  Ambemat,  ville 
de  i'Angoumois  (Charente). 

Antecarla,  voy.  Antiquaria. 

Antennacum,  Antenacum  ad  Matronam, 
prope  Altavillarense  Monasterium,  An- 
ienay,  villa  carlovingienne,  auj.  village 
de  France  (Marne). 

Anternacha,  voy!  Andernacum. 

AnTHUS^,  voy.  CONSTANTINOPOIJS. 

Antiana,  ville  de  l'anc.  Pannonie,  auj. 
Zamko,  sur  la  Drave  (Hongrie). 

Antibarum,  Antivari,  pet.  ville  de  Dal- 
matie  (pach.  de  Scutari).     • 

A^'TICYRA,  Anticirriia  [Plin.]^  'AvTÎxipoa 
[Strab.j,  ville  de  l'anc.  Phocide,  sur  le 
golfe  de  Corinthe,  auj.  Asprospitia;  elle 
s'est  appelée  Suola  au  moy.  âge. 

Antigona  Psaphara,  Antigonea,  ville  de 
l'anc.  Macédoine,  auj.  Argyro-Castro  en 
Épire  (pach.  de  Janina). 

Antiua,  Anthill,  bourg  d'Angleterre 
(Bedfordshire). 


75 


ANTIMELOS.  —  ANTROS. 


76 


ANTTMELoSy  AntxmUo,  l'une  des  Gyclades 
méridionales. 

Antimonasterium^  EymouHefs,  bodrg  du 
Limousin  (Haute-Vienne). 

Antinacum,  Antignucum,  Antogvy  le  Tillac,  ^ 
village  du  dép.  d Indre-et-Loire,  sur  la 
rive  gauche  de  la  Vienne. 

Antiniaccm,  Antigny  le  Château,  anc.  mar- 

auisat,  village  de  la  Bourgogne  (Côte- 
'Or). 

Antinucum  adVartimpam,  AnHgny'Sur'la- 
Gartempe,  village  du  Poitou  (Vienne). 

Antipahos,  île  de  1* Archipel,  auj.  Olatros, 

Anttpous  [Plin. ,  Ptol.],  Antopous  [Itin. 
Marit.],  ville  de  ranc.  Narbonnaise  11% 
chez  les  Déciates,  auj.  Antibes,  ville  de 
France  (Var). 

Nous  ne  connaissons  pas  en  cette  ville  d'impres- 
sion antérieure  à  Pannée  1618  ;  à  cette  date  nons 
trouvons  un  livre  espagnol  :  Aviso  de  Pamaso, 
Êobre  et  estado  de  la  ÉepubUca  de  Venecia,  y  del 
duaue  de  Savoia,  eon  la»  annotaeiones  de  Valeriô 
Fuîuio  Savoiano.  Antopolt.  1018,  in-4. 

Ce  petit  livre  fut  traduit  en  italien  et  publié  trois 
ans  après  dans  la  même  ville  et  dans  le  même  fer- 
mât. 

Nous  trouvons,  au  cataL  Balnze  et  dans  Haym, 
l'indication  d'un  grand  nombre  de  volumes  publiés 
à  Antibes  à  cette  époque  ;  mais  nous  ne  citerons  que 
la  Stalera  Politica  ne*  Giomi  di  Giugno  1028,  da 
Jnt.  Vicoperli,  Antopoli,  1050,  in-4;  ces  livres, 
d'ailleurs,  portent  Antipolt  au  bas  du  titre,  mais 
pour  un  grand  nombre  c'est  un  lieu  d'impression 
Imaginaire. 

Antiqua  Civrris,  voy.  Halberstadium. 

Antiquaria,  Anticaru,  Antequaria,  ville 
des  Bastuli,  dans  la  Bétique,  auj.  An- 
tequera,  ville  du  roy.  de  Grenade  (Es- 
pagne). 

Imprimerie  en  1510;  le  premier  imprimeur  fut  An- 
tonius  Nebrissensis,  le  grammairien  [vulgo  Antonio 
de  Lebrija)  ;  et  le  premier  livre  que  Ton  cite  est 
intit.  :  Éleganeia»  namançadas  par  el  m*  Anto- 
nio de  Sebrixa.  Antiquarie,  in  cdibus  Nebris- 
sensis,  1510,  in-4. 

Antissiodorum,  voy.  AirriissioDORUM. 

Antistiana,  ville  de  la  Tarraconaise  (à 
XXII  m.  de  Tarragone),  citée  dans  l'Iti- 
nér.  des  Aqu42  Aiwllinares, 

Antil'm,  anc.  cap.  des  Volsques,  dans  le 
Latium,  auj.  Anzio  ou  Nettmo,  bourg 
des  États' Pontificaux. 

Antium,'  Ilanz,  bourg  de  Suisse,  dans  le 
canton  des  Grisons. 

Antivestjeum  Promontorium,  Cap  Saint- 
Yves,  à  la  pointe  de  Cornouaiues  (An- 
gleterre). 

Antouum,  Anteuil,  village  de  Bourgogne 
(Saôue-et-Loire). 

Antona,  Autona,  Lower  Avon,  riv.  d'An- 


gleterre; se  jette  dans  la  Sevem.  = 
Upper  Avon,  autre  riv.  qui  se  jette  aussi 
dans  la  Seyern.  =  VAvon,  fleuve  du 
même  pays  ;  se  jette  dans  la  Manche. 

Antona  Meridionalis,  Clausentum  [Itin. 
Anton.],  Hantonu,  Southantonia,  Tri- 
SANTONis  PoRTUs,  Hanton,  auj.  Soti^/iomp- 
ton,  ville  d'Angleterre  (Hampshire). 

Le  premier  livre  imprimé  dans  cette  grande  ville 
qui  soit  arrivé  à  notre  connaissance  n'est  daté  que 
de  1775  :  à  Soutbampton,  conune  dans  les  grandes 
métropoles  du  commerce  anglais,  Liverpool,  Man- 
chester, etc.,  l'imprimerie  ne  s'établit  qu'excessive- 
ment  tard.  Le  volume  qtfc  nous  trouvons  porté  au 
caial.  de  sir  Walter  Scott,  à  cette  date  de  1775,  est 
tout  simplement  un  Guide  of  Southampton,  in*12, 
et  tout  nous  porte  à  croire  que  c'est  là  le  début  de 
ribiprimerie  dans  la  patrie  dp  noble  sir  Bevis  de 
Soutbampton,  autrement  dit  Bmovo  d' Antona,  Ce- 
pendant Il  nous  liut  ajouter  que  le  Dr  Cotton  {SuppL) 
donne  1708  conune  date  de  l'introduction  de  l'im- 
primerie. 

Antona  Septentrionaus,  NorthampUm  (en 
saxon  :  Nordhamtun),  ville  et  comté 
d'Angleterre. 

Nous  ne  connaissons  pas  de  livre  imprimé  dans 
cette  ville  avant  1720  :  Le  SuppL  du  D*^  Cotton  nous 
apprend  qu'en  cette  année,  le  2  mai,  parut  le  pre- 
mier numéro  d'un  Joumar  :  THe  Sort/utmpton 
Jfercury,,  imprimé  par  W.  Raikcs  et  W.  Dicey. 

Nous  connaissons  encore  :  Traei  of  H.  de  Veil, 
on  t/u  Horizontal  moon,—  Northampton,  1725,  fn-8. 

Antonacense  Castellum,  Antonuclu,  An- 
TERNACHA  [Anon.  RavcD.],  Antonnacum 
[Frédég.],  voy.  Andernacum. 

Antonavis,  Antonave$3  village  de  France 
(Hautes-Alpes). 

Antonia,  voy.  Ultrajectlti. 

Antonu,  Antoing,  bourg  de  Belgique 
(Hainaut). 

Antoniaclu,  voy.  Andernacum. 

Antonian*  Acidulé,  Toenestein,  eaux  mi- 
nérales près  Andernach  (Fausse  rhé- 
nane). 

Antomna  CivriAS,  voy.  Ultrajectum. 

Antonini  Fanum,  Saint-Antonin,  pet.  ville 
de  France  (Tam-etrGaronne). 

Antonnacuht,  Antoané,  village  de  France 
(Vienne).  [B.  Fillon.] 

Antopous,  voy.  Antipous. 

Antoricum,  voy.  Carnutum. 

Antra,  anc.  ville  des  Séquanais,  dont  on 
a  découvert  les  ruines  à  la  fin  du  xvii*  s., 
en  Franche-Comté. 

Antrinum,  Antrim,  Antrym,  ville  et  comté 
d'Irlande;  anc.  évèché  (prov.  d'Ulster). 

Antros  [Mêla,  ni,  2],  île  de  la  Gaule  Aqui- 
taine, auj.  Cordouan,  dans  la  Gironde; 


i  4 


ANTUATUM  AGER.  -  APAMIA. 


78 


ANTUATUM  Acer,  voy.  Cabaluca  Proyincu. 
AxnrxxACUM,  voy.  Axdernacum. 

AsTVERPu,  Handoverpu,  Ambiyaritum,  An- 
DEVoRPin,  Anderpvs  [monn.  mér.].  An- 
torf  (sur  les  vieux  livres  allemands)/ 
Ambwarten,  Antwerpen  (en  flam.), 
Amberes  (en  espag.),  Afwers,  ville  de 
Belgique,  sur  TEscaut,  anc.  chef-lieu 
du  dép.  français  des  Deux-Néthes.  Quel- 
ques auteurs  ont  voulu  voir  dans  cette 
ville  I'Attuatuca  ToiNgrorum. 

Anven  disiwte  à  Alost  et  à  LouTain  l'honneur 
4*afoir  été  la  première  Tille  de  la  Belgique  qui  ait 
Joai  4es  bénéfices  de  rimprimerie.  Elle  oase  cette 
■féiaitioo  sur  rexistence  d*un  livre  imprimé  en 
1^72!  Ge  litre,  dont  nous  possédons  un  exemplaire 
à  la  BUïlioibèqoe,  est  intitulé  :  Het  boeek  van  Ton- 
éëtuê  vUtocHt  imprimé  par  Mathis  van  der  Goes, 
amw  ■.ococ.LXxU«  pet.  in-4,  goth.  de  SS  ff.  non 
chiL  mais  avec  des  signai,  de  A  ~  Ei^.  Mais  comme 
U  est  prouvé  qœ  Matliieu  van  der  Goes  n*a  com- 
mencé à  imprimer  à  Anvers  qu'en  1482,  et  que  Tem- 
uloi  des  striures  n*a  couuoeocé  à  se  répandre  en 
BeigiaiM  que  plusieurs  années  après  h  date  préten- 
due de  ce  livre,  il  est  certain  que  l'imprimeur  a 
omis  un  X  et  peut-être  deux  dans  la  stiuscription, 
et  que  les  prétentions  d'Anvers  à  déposséder  Th. 
Hartaos  d* Alost  de  la  gtoire  d'avoir  été  le  premier  im- 
primeur de  la  Belgique  se  réduisent  à  bien  peu  de 


Arrivons  i  1476.  Nous  trouvons  imorimé  à  cette 
date  un  ouvrage  de  Petms  Hitpanus  (Joannes  Papa 
su),  intit.  :  Swnma  expérimenter um,  sive  The- 
atânu  puMpemm  nmgUtri  Pétri  YtpanU  A  la  fin  x 
proetita  medieine  que  TKeêauru$  pmtperum  nun- 
eupatur^.  êtudioie  eorrectus  exaraius  Antwerpie 
per  me  Tkeodoriemm  MartinL  Anno  domini  1470, 
die  22  maj,  in-fol.,  goth.,  à  2  col.,  sans  ch.  mais  avec 
iign. 

Mais  ici  nous  retombons  encore  dans  une  polé- 
mique. M.  W.  Holtrop,  dans  son  Catcd,  des  </irii- 
luiMes  de  la  Miioih,  de  la  Haye,  décrivant 
Fezemplaire  de  la  Sema  Santander,  qui  est  con- 
servé à  la  biblioUi.  académique  d'Utrechi,  déclare 
que  ce  livre  n'a  pu  être  imprimé  à  Anvers  ,en  1470, 

1  surtout,  aJouie-t-iU  parce  «pi'il  a  été  exécuté  avec 
des  caractères  absolument  différents  de  ceux  dont 
se  servait  Thierry  Martens  en  cette  même  année.  ■ 
Il  préiend  donc  qu'il  y  a  erreur  de  date  et  qu'il  faut 
lire  1497  au  lieu  die  1470. 

Très-bien  :  mais  M.  Van  Iseghem,  dans  sa  curieuse 
histoire  du  grand  imprimeur  d'Alost  et  de  Louvain, 
est  d\m  avis  absolument  opposé  :  i  Martens  n'avait 
pas  mal  employé  son  temps  depuis  qu'il  s'était  séparé 
de  Jean  de  Westphalie,  puisqu'au  bout  de  dix-huit 
mois  non-seulement  il  s'était  fabriqué  trois  sortes  he 
lettres  neuves,  mais  il  les  avait  fait  seivirà  l'impres- 
sion des  deux  volumes  qui  parurent  à  Anvers  au 
BBois  de  mai  1470.  ■ 

Ce  second  volume  dont  parle  M.  Van  Iseghem  est 
intit.  :  Bodulphi  agricole  opnscula;  Antuerpie, 

2  mai  1470,  per  Theod.  Martini,  in-4.  —  David  Qé- 
ment  cite  ce  très-rare  volume  dont  nous  ne  connais- 
sons pas  d'exemplaire,  mais  qui  est  certainement 
eiécuté  avec  les  caractères  du  Thésaurus 
Pattpemm,  et  qui  serait,  par  celte  date  du  2  mai,  le 
phis  anden  livre  imprimé  à  Anvers  qui  soit  cité  par 
les  bibliographes.  Le  livre  eut  asse^  de  succès  pour 
qu'on  ait  cru  devoir  en  donner  une  seconde  édition 
rannée  suivante  i  Deventer,  mais  nous  ne  croyons 
pas  que  malheureusement  il  existe  aujourd'hui  de 
la  première  édition  d'Anvers  un  seul  exemplaire 
connu,  du  moins  dans  les  bibliothèques  publiques. 

Comme  M.  Goitfried  Reichhart  et  quelques  autres 
savanu  bibliographes  sont  de  Topimon  de  M.  Van 
Iseghem,  nous  ne  craignons  pas  de  nous  rangera  leur 


suite  (il  est  prudent,  en  fait  de  discussions  bibliogra- 
phiques, d'éire  du  côté  des  gros  bataillons),  et  nous 
concluons  :  Le  premier  imprimeur  d'Anvers  est 
Thierry  Martens,  et  les  deux  premiers  vohunes  im- 
primés dans  cette  grande  ville  datent  du  mois  de 
mai  1470. 

MathiJs  van  der  Goes  serait  alors  le  second  impri- 
meur d'Anvers  :  il  débute  en  1482,  puis  vient  le  cé- 
lèbre Gérard  de  L«eu  ou  Gerardus  Lemis,  l'impri- 
meur de  Gouda  en  1477,  et  son  frère  Nicolas  ou 
Claes,  qu'il  associe  à  son  établissement  d'Anvers  en 
1487;  puis  viennent  encore,  au  xv«  siècle,  Godfrid 
Back,  Adriaen  Van  Liesvcldt,  W.  Vorsterman,  qui 
fonde  au  xve  siècle  un  établissement  qui  devient 
très-important  au  xvi«;  Henri  Eckert,  van  Homben:h, 
Nicolas  de  Graeve,  etc. 

Bien  qu'il  nous  soit  interdit  de  suivre  les  déve- 
loppements de  la  tj-pographie  à  Anvers  pendant  les 


XTi«  siècle.  Christophe  Plantin  était  Français;  il 
naquit  près  de  Tours,  en  1514,et  mourut  en  1589  :  le 

f premier  livre  imprimé  par  lui  est  daté  de  1555,  il  est 
ntit.  :  La  institvtione  di  vna  faneivlla  nota  no- 
bilmente  (par  J.  M.  Bruto),  trad.  de  langue  toscane 
en  françoise.  —  Anvers,  Chr.  Plantin,  1555,  in-12  de 
00  or.  La  même  année  il  publie  les  Observations  et 
plusieurs  slngularitez  des  choses  mémorables  trou- 
vez en  Grèce,  Asie,  Judée,  etc. ,  par  Pierre  Selon  du 
Mans,  pet.  in-8,  fig.  en  b.  avec  une  planche  pliée 
gr.  en  b.  qui  doit  se  trouver  entre  les  p.  224  et  225. 

Ce  livre  serait  peut-être  le  premier  publié  par 
Plantin.  (Voy.  Ann.  Plantin.,  p.  8  et  9.) 

Qu'on  nous  permette  encore  de  citer,  au  moins 
comme  imprimeurs  d'ouvrages  français,  au  xvi*  s., 
Martin  l'Empereur  (Martinus  Cssaris),  et  Jehan 
Steels.    . 

Nous  avons  passé  sous  silence  l'étrange  mémoire 
lu  à  l'Académie  de  Bruxelles  en  1777  par  un  savant 
du  nom  de  Jean  des  Roches,  qui  prétend  faire  re- 
monter à  1442  l'introduction  de  la  typographie  à 
Anvers  ;  Pabbé  f .  Ghe>quière  en  fit  bonne  et  prompte 
Justice.  (Voy.  Esprit  des  Journaux,  1779-1780,  sur 
la  singulière  polémique  qui  s'engagea  à  ce  sajeL) 

Anxa,   Callipous    [Sil.  Ital.l,    KaXXiiroXic 

tSieph.],  GcUlipoh,  ville  de  1  anc.  Grande 
Irèce,  auj.  dans  le  roy.  d'Italie  (Terre 
d'Otrante). 

Anxanum,  Lanciam,  ville  d'Italie  (Abruzze 
citer.). 

Anxi-xloduncm,  Ossoldunum,  Exoldunum, 
YsoLDUNU*,  Issoxtdxm,  ville  de  France 
(Indre). 

Nous  ne  connaissons  pas  de  livre  imprimé  dans 
cette  ville  avant  le  commencement  de  ce  siècle. 

Anxia,  ville  de  Lucanie,  auj.  Anzi,  dans 
la  Basilicate. 

AjrauR  [Plin.  m],  Tarracinj:,  Toppoucivai 
[Ptol.J,  Tarracina  [Cic.  Epist.  ad  Att.], 
Tofpaxî^r.  [Strab.],  ville  des  Volsques, 
dans  le  I^tium,  auj.  Terracina,  dans 
les  États  Pontificaux,  pr.  de  Frosinone. 

Anydros,  île  des  côtes  d 'Ion  ie,  auj.  Sycussa^ 

Aous   [T.  Liv.    xxxii],  ^Eas  [Plin.],  A?a« 

i Strab.],  la  Vyossa  ou  Vqjuzza,  fleuvQ 
l'Albanie,  passe  au  N.-E.  de  JaniiMi> 

Apamu,  APAMiiE,  Apannes  [Itin»  AlltQiO.]^ 


79 


APANUM.  —  AQUA  CAUDA. 


80 


Apamicensis  sub  TolosatE;  Pamiers,  ville 
de  France  (Ariége). 

Nous  connaissons  une  pièce  imprimée  dans  cette 
ville  en  1668,  ou  tout  au  moins  portant  Pamiers 
comme  Heu  dMmpression  : 

Sentence  d'excommunication  contre  troii  Je- 
suistes  du  collège  de  Pamiis,  A  Pamiés,  de  Timpri- 
merie  épiscopale,  février  1666,  U  p.  in-4. 

Le  Rapport  Sartines  (l'Wft)  cite  un  imprimeur  de 
Pamiers,  Jean-Florent  Baour,  pourru  par  arrêt  du 
12  mai  1750. 

Apanum,  voy.  Aponum. 

APENESTiE^  ville  de  TApulie  DaanieDDe, 
auj.  Viesti,  dans  l'anc.  roy.  de  Naples 
(Gapitanate). 

APENNINUS,   ApENNINI  JuGA,    'Air^wiVGV   5po;, 

les  Apennins,  montagnes  d'Italie. 

Apenroa,  A]fenrade,  ville  du  Danemark^ 
sur  le  Petit  Belt  (Sleswig). 

Aperiascio^  Eperl£^  Eperiesinum^  Eperies, 
pet.  ville  de  Hongrie^  sur  la  Théiss. 

Aphrodisium^  Pyrenje  Promontorium,  tÎ) 
Tîic  nopiivïjc  àxpov  [Strab.] ,  Promonto- 
rium Crucis,  Cap  de  Creus,  Cabo  de  Cruz, 
promontoire  de  Catalogne. 

Apia  Tellus,  nom  primitif  du  Pélop(mnése, 

Apiarium,  Bejar,  bourg  d*Espagne  (roy. 
de  Murcie). 

Apidanus,  'AiTi^avoç  [Thucyd.],  VEipideno, 
riv.  de  Thessalie,  affl.  du  Pénée,  auj. 
SaltUffias. 

Apolunares  Aqvm  [Tab.  Peut.],  établisse- 
ment d'eaux  minérales  en  Etrurie,  au 
N.-O.  de  Caere,  dont  il  existe  des  Itiné- 
raires, fort  importants  au  point  de  vue 
géographique. 

Apollonia  Avlona,  voy.  Valona. 

Apollonu  ad  Mare  Hadriaticum  [Tit.  Liv. , 
Cic],  'AiToXXwvia  [Plut,  in  Sylla. ],  ville  de 
rilljrrie  grecque,  auj.  Ptrgo,  en  Al- 
banie. 

Apollonia  Cret^e  [Steph.l,  Eleuthera  [Dio 
Cass.l,  AoRos,  ville  de  Tîle  de  Crète, 
auj.  6ortyna(t), 

Apollonia  Sozopolis,  anc.  ville  de  Xbrace, 
auj.  Sizeboli,  dans  la  Roumélie. 

Aponum,  Aponus,  Apanum,  Abano,  ville  de 
la  Vénétie,  près  Padoue  :  ses  eaux  mi- 
nérales étaient  connues  des  anciens 
sous  les.  noms  d'APONi  Fons,  Aqu^e  Pa- 
tavin^e;   c'est  la  patrie  de  TiteLive. 

Apostolorum  Porta,  Apostolorum  Mons, 
'  Postelberg,  bourg  de  Bohème. 

Appianum,  AMano,  bourg  du  Tyrol. 

,    Apraricu  [monn.  mér.],  Aprey  (?)  village 
de  Bourgogne  (Haute-Marne). 


Aprianïcum^  Abrianecum  [monn.  mér.], 
Chevry,  village  de  France  fSeine-et- 
Marne),  suiv.  Valois  et  Lelewel.  =  Chor 
brignac,  village  de  la  Corrèze,  suiv.  De- 
loche.  =  Plusieurs  autres  localités  en 
France  portent  le  nom  de  Chevr}*. 

Apriuanum,  Apiigliano,  pet.  ville  de  l'anc- 
roy.  de  Naples.         ♦ 

Aprimonasterium,  Novientium,  Ebersheim- 
munster,  village  et  anc.  abb.  en  Alsace, 
près  Schélestadt  (Bas-Rhin). 

Aprusa,  riv.  de  l'Ombrie,  auj.  ÏAvesa, 
dans  la  Romagne. 

Aprutium  [Plin.],  Apruntum,  Abnazo,  pro- 
.vince  de  l'anc.  roy.  de  Naples;  forme 
VAbruLze  ultérieure  et  citérieure, 

Apsorus  [Itin.  Anton.],  "Aijwfpo;  [Ptol.], 
Ausara,  Osero,  île  de  l'Adriatique,  sur 
la  côte  d'Illyrie. 

Apsus  [Cœs.],  'Atl»;  [Plut.j,  Ckrevasta,  riv. 
de  rillyrie  grecque  (Albanie). 

Apta  Julia  [Plin.],  Apta  [Sidon.  Ed.],  Q- 
vrrAs  Aptensium  [Not.  Provinc.J,  Apta 
VuLGiENTiuM,  villc  dcs  Vulgicutcs  dans 
la  Gaule  Narbonnaise,  auj.  Apt,  ville 
de  France  (Vaucluse). 

Impr.  en  1682,  suiv.  M.  Temaux  ;  La  vie  de  saint 
Castor,  évêque  tTApt,  par  M.  dé  Saint-Quentin, 
Apt,  1682,  in-12. 

Aptera,  'Àirrspa  [Strab.],  Apteron  [Plin.], 
'Awrepia  [Ptol.J,  ville  de  l'ouest  de  nie 
de  Crète,  auj.  Pakeocastro,  fort  de  l'île 
de  Candie. 

Apua,  ville  des  Apuani  Ligures,  sur  la 
Macra;  depuis  Pons  Trêmulus,  auj. 
Pontremoli,  dans  le  N.  de  la  Toscane. 

Apud  indaginem  MARcmoNis,  Grossenhayn, 
ville  de  Saxe  [Graësse]. 

Apuua  [Cœs.,  Cic,  Liv.,    etc.],  'AsouXia 

S  Strab.],  au  moy.  âge,  la  Pouilk,  prov. 
le  l'anc.  roy.  de  Naples,  qui  se  subdivise 
ainsi  :  Apuua  Dauniorum  [Plin.],  ou 
Daunias  [Horat.],  la  Capitanate  avec  un 
.canton  de  la  Basilicate.  =  Apulu  BIes- 
SAPU,  la  Terre  d'Otrante.  =.  Apuua  Pes- 
CETU,  la  Terre  de  Bari,  avec  une  portion 
de  la  Basilicate.  * 

Apulum,  voy.  Alba  Carouna. 

Aqua  Bella,  Aqua  Pulchra,  Aiguebelle, 

Set.  ville  de  Savoie,  auj.  dép.  de  la 
aute-Savoie. 

AouABURGUM,  -Aqu^burgum,  Wosserbwrg, 
pet.  ville  de  Bavière. 

Aqua  Cauda,  voy.  Aqua  Sparsa. 


8i 


AOUA  PGTA.  —  AQUiE  CALlDiE. 


82 


Aqua  Putâ,  in  pago  Parisiaco,  PtUeaux, 
bdurgde  France  (Seine). 

Aqca  Spabsa,  Aqua  CALmA,  Xqvm  SpARS^e, 
Aigne-Perse,  pet.  ville  de  France  (Puy- 
de-Dôme).  =  Bourg  du  Beaujolais^  près 
Màcon  (Saône-et-Loire). 

« 

AocA  VivA,  Atgiie-Vïve,  bourg  du  Langue- 
doc, près  Nîmes  (Gard).  Il  y  a  en  France 
plusieurs  localités  du  même  nom. 

Aor.E,  Ax,  pet.  ville  du  pays  de  Foix 
'Ariége). 

AorjE,  Badena,  Civitas  Aubelia  Aquensis, 
Baden,  ville  du  grand-duché  de  Baden. 

Uimpiimeiir  René  Beck,  fùvtnt  la  peste  de  Stras- 
boorg,  te  réfugia  dans  cette  ville  en  1510,  et  y  trins- 
Borta  son  matériel  ;  il  y  imprima  sous  la  date  de 
ISll  :  Dca  MABGOBAPrscHAPFT  Bodcn  Statuten 
mmâ  OrdtMMHçeH  in  iestamenten,  Eràfellen  und 
worwuumâKkatfUn,  A  la  fin  :  Gedrûekt  und  volendet 
te  der  LobUehen  statt  Baden  dureh  Retnharten 
Meckem  Bvrger  zu  Strasiturg,  off  vnter  Lieben 
fr^wok  abad  w^untatiôia..,  Anno  DfU.  h.  qcogc.  xJ. 
in-iDl.  de  18  IL  écrit  en  allemand,   par  Ddalric 


La  même  année  il  imprima  mie  pièce  de  Jean 
de  Motis,  intit.  :  AvolOQia  malierum  in  virai 
pratratot,  in4  de  18  IL,  en  lettres  rondes,  dont  la 
sooKriptli»]  est  à  noter  i  Sxcuuum  iu  Thermii 
Aatltonùds  opifidi  Badensiâ  per  Benatum  Beek 
cteeai  arçadineh.  Anno  H.  D.  u.  Nono  kal,  JanuO' 
rti,  qmâto  pettiM  prêter  tolitam  crudetitatem  Argen- 
tùTûti  inerudeMcebaU 

Go  ne  sjit  trop  pourquoi  le  Judicieux  Panxer  a 
Strasbourg  comme  lieu  d'impression  à  cet 


k(j^M,  voy.  Aquisgranum  . 

AociE  Allobrogum,  voy.  Aqua  Gratianje. 

AoujK  Apollinis,  voy.  Apollinares  AoUiS. 

AoUiE  Aponi,  voy.  Aponum. 

Aqua  Augustje,  'ï^am  AÙ70Û<rra  [Ptol.], 
Aqua  Tarbellicje  [Ant.  Itin.],  Aquensis 
CivrrAs  [Not.  GalLj,  anc.  cap.  desTar- 
belli,  dans  la  Novcmpopulanie,  aui. 
Box,  ville  de  France  (Landes).  Quel- 
oues  auteurs  voient  dans  ce  nom 
aAquœ  Tarbellicœ,  Bayonrte  ;  Sanson 
d*Abbeville,  entre  autres^  qui  donne  à 
Dax  le  nom  de  Tasta  Datiorum. 

Imprimerie  en  1747,  suit.  M.  Temaux  :  Dufau. 
Ok$er»ation$  sur  la  nature  de.t  eaux  thermales  de 
Terwls.  Dax,  17(17,  io-lZ  Mais  rimprimerie  remonte 
ceruinement  plus  haut,  car  le  rapport  Cait  à  M.  de 
Sartines  en  1704,  en  donnant  le  nom  de  Tunique 
inmrlmeur  de  la  ville,  Roger  Le  Qcrcq,  qui  possé* 
dait  trois  presses,  dit  que  la  famille  des  Le  Qercq 
exerçait  la  typographie  dans  la  ville  de  Uax  depuis 
im  temps  reculé. 

Aqca  Baussa  [Itin.  Anton.],  localité  de 
la  Pannonie  supérieure,  auj.  Selle,  pet. 
ville  de  Hongrie,  entre  la  Drave  et  la 
Save. 

Aqua  Bella,  voy.  Aqua  Bella. 


Aqua  Bellicus,  Wasserbillich,  bourg  de 
Belgique  (Luxembourg). 

Aqua  Bigerronum,  Vicus  Aquensis,  Ba^ 
gnéres  de  Bigarre,  sur  l'Adour,  ville  de 
France  (Hautes-Pyrénées). 

Aqua  Bilbitaxorum  [Itin.  Anton.],  Aqua 
BiLBiLiTANA,  Ville  de  l'Espagne  Tarra- 
conaise,  auj.  Alhama  ou  los  Banos  de 
Alhama,  pet.  ville  d* Aragon. 

Aqua  Bona^  Bonn,  lieU'  de  bainâ,  en 
Suisse,  dans  le  canton  de  Fribourg.  = 
Les  Eaux-Bonnes,  bourg  de  France 
(Basses-Pyrénées).  =  Aigues-Bœi/nes , 
village  de  France  (Landes).  =  Eau- 
bonne,  village  de  l'Ile-de-France  (Seine- 
et-Oise). 

Aqua  Borbonle,  Aqua  Borbonica,  Burbo 
açchembaldi  ,  burbonium  arcnibaldi, 
ville  des  Bituriges  Cubi,  dans  l'Aqui- 
taine première,  auj.  Bourbon-VArcham- 
bault,  ville  de  France  (Allier). 

La  ville  est  dominée  par  i*anc.  château  des  sires 
de  Bourbon. 

Aqua  BoRvo^as,  Aqua  Bormonis,  ville  des 
Sequani,  dans  la  Gaule  Belgique,  auj. 
Bourbonne4eS'BainSy  ville  de  France 
(Haute-Marne). 

Aqua  Calentes,  Chaudes- Aiguës,  ville  et 
lieu  de  bains  de  France  (Cantal). 

Aqua  Caltoa,  Aigties-Chaudes,  bourg  de 
France  (Basses-Pyrénées). 

Aqua  Calida,  Archessa,  bourg  et  sources 
thermales  d'Espagne,  dans  le  roy.  de 
Valence. 

Aqua  Çalida,  Bagni  di  Ballicano,  bourg 
des  États  Pontificaux,  près  Viterbe. 

Aqua  Cauda,  Bagnols,  village  du  Langue- 
doc (Gard). 

Aqua  Calida,  Aqua  Sous  [Itin.  Anton.], 
Aqua  Cauda  Belgarum  Transducto- 
RUM,  Bathonu  [Cellar.l,  Bath,  ville  de 
bains ,  en  Angleterre  (Somersetshire). 

Nous  ne  connaissons  pas  de  livre  imprimé  dans 
cette  ville  avant  Tannée  1702  :  M.  Gotton  (Suppl.)  cite  : 
Jardine's  Discourses ^  sans  indication  ae  format 
ni  d*imprimeur.  Voici  un  rare  volume  imprimé  dans 
cette  ville  un  peu  plus  lard:  Merrylanddeneribed, 
containing  a  topographical ,  geographical  and 
natural  Uistory  ofthat  country,  Bath,  1741,  in-8. 

Aqua  CAtn>A,  Viciuum,  ville  des  Ai'vemi, 
dans  l'Aquitaine,  auj.  Vichy,  ville  de 
France  (Allier). 

Aqua  Cauda,  ''T^ara  Oipuà  [Ptol.],  Aqua 
VocoNiA  [Itin.  Anton.],  Bannolia,  ville 
de  l'Espagne  Tarraconaise,  auj.  Ban- 
fwlas,  en  Catalogne. 


83 


AOU^  CAROUNiE.  —  KQUM  SEXTIiE. 


84 


Aquj:  Caroun-e,  Cavlsbaden,  ville  de 
Bohème,  sur  la  Tôppel. 

Xqvm  Cilinorum,  AiTRU,  Aqu^e  CeLENI;E 
[Itin.  Anton.],  ville  des  Gilteni  dans 
FEspagne  Tarrabonaisc,  auj.  Caldas  de 
Rey,  ville  el  sources  thermales  de 
Galice. 

Aquje  Consorannorum,  voy.  Conseranum. 

Aqu^  Convenarum  [Anton.  Itin.],  Thermje 
Onesle,  Ta  Tûv  'OvTi<r΀i>v  dippiaé  fStrab.], 
ville  des  Coiwefiœ,  dans  la  Gaule  Aqui- 
taine, auj.,  Bagnéres  de  Luchon,  ville  de 
France  (Haute-Garonne). 

Aqu^  Dur jî,  Italica,  AkcUa  del  Rio,  bourg 
d*Espagne  (Andalousie). 

Aquj:  Flavle  [Inscr.  ap.  Grut.],  CnAViE, 
Chiaves,  ville  et  évèché  de  Portugal 
(Tras  os  Montes). 

Aquj;  Fondus,  Aigtie-Fonde ,  bourg  du 
haut  Languedoc,  près  Castres  (Tarn). 

AQUiE  Gradatj:,  Laguna  di  Grao,  ville  du 
Frioul. 

AQUiE  Grani,  voy.  Aquis  Granum. 

Aquje  GRATiANiE,  Sabaudic^,  Allobrogum, 
Aix,  AiX'le&'Bains,  ville  de  Fane.  Sa- 
voie, près  de  Cbambéry  (dép.  de  la 
Savoie). 

Aquj:  HelveticjE,  Aqu^e  Verbigenje,  Ad 
Aquas  Helvetus,  Vicus  Thermarum, 
Thermie  Helvetiorum,  Thermopolis,  Bada 
Helvetiorum,  Badena,  Badenu^  Baden, 
ville  et  sources   thermales  de  Suisse, 

•  dans  le  canton  d'Argovie,  sur  la  Lim- 
mat. 

Aquj:  JuxNctj:,  Aygu^imtes,  village  du 
Languedoc  (Haute-Garonne). 

Aquj:  Labodj:,  ad  Aquas  Labodes,  Sacca, 
pet.  ville  de  Sicile. 

AqU:E   Lentinatj:,  "ï^ara  AiotTowa  [Ptol.], 

Sardara,  pet.  ville  de  Tîle  de  Sardaigne. 

Aquj:  Luple,  Aqu jlupje,  GuadcUupe,  bourg 
d'Espagne,  dans  la  Nouvelle-Castille, 
célèbre  par  son  église  dédiée  à  Notre- 
Dame. 

Aquj:  Luvienses  Tungrorum,  Aqu^e  Spa- 
DANj,  Spa,  ville  de  Belgique,  dans  la 
prov.  de  Liège. 

M.  Cotton  (Suppl.)  prétend  que  Timprimerie  re- 
monte en  cette  ville  à  Tannée  1089,  et  M.  Gothier, 
libraire  de  Liège,  nous  écrit  qu*elle  ne  date  que 
de  1841. 11  a  sans  doute  voulu  dire  1741,  car  nous 
connaissons  et  M.  Ternaux  cite  i  Dissertaticn  inau- 
gurale sur  les  eaux  de  Spa,  par  de  Pretseux 
Spa,  1749,  in4k. 

AQUiE  Mattiacj:  [Am.  Marc],  Mattiaci 
Fontes    [Plin.],  Thermje    Wisbadenses 


iCellar.],  Visbada,  ville  des  MatHaH,  en 
■crmanie,   auj.    Wiesbad&n,   danî  le 
grand-duché  de  Nassau. 

Aquj:  Mortu^e,  Aigue&-MoTtes ,  ville  de 
France  (Gard). 

M.  Ternaux  cite  un  livre  imprimé  dans  cette  ville 
en  1608  :  Wlâolâtrie  papiatique  en  réponse  à  l'UiO' 
latrie  huguenote,  par  Jean  Bansilion,  Aiguet- 
Mortes,  1608,  in-8.  Mais  il  y  a  tout  lieu  de. croire  que 
le  nom  du  lieu  dMmpression  est  supposé  ausst  bien 
que  le  nom  de  Tauteur. 

Aquj  NerjE,  Nereenses,  Néiis,  pet.  ville 
de  France  (Allier). 

Aquj  Nisineh,  voy.  Borbonium  Anselmium. 

AQUiE  Origines,  Orenses,  Caldas  d'Ùrense, 
ville  et  eaux  thermales  d'Espagne  (Ga- 
lice). 

AQUiE  PaNNONICJ,  ThERH J  AUSTRIACiE,  Ville 

de  la  Pannonie  supérieure^  auj.  Baden, 
sur  le  SchwÔchat,  en  Autriche. 

Aqu^  Parisiorum,  voy.  Balneoletum. 

AQUiE  PATAVINffi,  VOy.  ApONUM. 

Aquj  Plumbarle,  Plombières,  ville  de  Fr. 

(Vosges). 

Aqu>e  QuiNTiANiE,  villc  de  la  Tarraconaise, 
auj.  Saria,  ville  d'Espagne,  prèsOviedo. 

Aquj  Regij,  Egere,  pet.  ville  de  Suisse 
(Canton  de  Zug). 

Aquj  Rubej,  Rubeacum,  Rouffacum, 
Ruffach  ou  Rouffach,  pet.  ville  de  Fr. 
(Haut-Rhin). 

Aquj:  Sabaudicj,  voy.  Aquj  Gratianj. 

Aquj  Saxonicj,  voy.  A«ona. 

Aquj  Segestj,  voy.  Ferrarle. 

Aquj  Sentian j,  voy.  Lucus  AuGUsn. 

Aquj  Sextle  [Flor.  m,  Liv.,  Plin.,  xxxi], 

"T^ara  Tàlî^na  [Strab.],  COLONU  AquéN- 

sis,  Col.  Jul.  Aur,.  Aquis  Sextus  [Inscr. 
Grut.],  Aix,  ville  de  France,  anc.  capit. 
de  la  Province  romaine,  ce  qui  lui  a 
valu  aussi  le  nom  de  Metropous  Civitas 
Aquensis,  archevêché  ;  conciles  (Bou- 
chcs-du-Rhône). 

L*imprimerie  remoQte  en  cette  ville  au  milieu 
du  xvie  s.  :  le  plus  ancien  livre  que  nous  con- 
naissions est  intitulé  Beiglement  des  advocats^ 
procureurs  et  greffiers  et  des  troubles  de  cour  : 
avec  deux  arrests  et  auires  ordonnances,  par 
François  Guérin,  à  Aix,  Fas  CavaUis,  1552,  in-8. 
sans  nom  d'imprimeur,  mais  probablement  exécuté 
par  Pierre  Rest  ou  Roux,  pour  le  libraire  Vas  Ca- 
vaUis ou  plutôt  Cavallier. 

Il  peut  cependant  exister  quelques  ouvrages  im- 
primés dans  cette  ville  antérieurement  à  cette  date 
de  1552  ;  car  des  privilèges  sont  accordés  en  15S0  et 
15A5  aux  libraires  d*Aix,  par  François  l«r  qui,  quel- 
ques années  auparavant,  avait  oonné  A  Antoine 
Vincent,  imprimeur  A  Lyon,  la  permission  pour 
trois  ans  (1530-1539)  dMmprimer  les  ordonnances 
du  pays  de  Provence. 


85 


AOUiE  SICC^.  —  AQUILA  IN  VESTINIS. 


86 


Ce  «mit  donc  à  cette  date  de  1SS9  qa*il  faadnit 
(lire  remoater  rintrodnction  de  la  typographie  à 
Aix,  si  qoelques  faits  ne  Tenaient  malencontreuse- 
■ent  s*^poser  à  cette  conjecture  :  en  1M7,  le  cha* 

Çitre  d'Arles,  par  acte  notarié,  autorise  le  libraire 
as  Cavallier,  d*Aix,  à  publier  une  nouvelle  édition 
du  BrMairc  de  son  église,  ce  qui  est  d'autant  plus 
rsBarqaible  que  la  première  édition  de  ce  Bréviaire 
avait  été  imprimée  à  Arles  même  en  1501.  Hais  le 
libraire  d'Aix  duurge  de  l'impression  un  imprimeur 
de  Lyqp,  Thiband  Payen,  qui  publie  rouvrage  en 
15^,  aTec  cette  souspription  :  Luaduni  excudebat 
Th,  Paganus^  venwuUmtur  Aquis,  In  Palatù)  re- 
§aii  per  Vas  CwmUIU  ,  Mbliopoiam, 
.  Ainsi  Vas  Gavallier  n'avait  pas  encore  à  cette  épo- 
que monté  d'établissement  typographique;  et  tres- 
probableaieot  le  livre  que  nous  citons,  à  la  date  de 
15&2,  n"^  point  été  imprimé  par  lui,  bien  que  sa 
soosaiption  puisse  le  laisser  croire. 

M.  Hcnricy,  dans  son  livre  sur  l'imprimerie  en 
Provence,  n'admet  pas  que  Tintroduction  de  la  ty- 
pographie à  Aix  puisse  remonter  plus  haut  que 
15^  et  il  soutient  qu'en  cette  année  seulement  les 
magistrau  de  la  ville,  ayant  voté  les  fonds  néces- 
saires à  l'établiaseaient  d'une  imprimerie,  firent 
venir  d'Avignon,  pour  la  diriger,  Pierre  Rest,  qui 
déjà  exerqiit  cet  art  dans  cette  dernière  ville. 

Les  imprimeurs  du  xvi«  siècle  que  l'on  peut  citer 
à  la  suite  de  Vas  Cavallier  et  de  Pierre  Resi  ou  Roux, 
d'Avignon,  sont  Jean  Tboloxan,  Nicolas  Pillehotte  et 
Jean-Baptiste  et  Estienne  Roize,  qui  prennent  le 
titre  de  Beçiœ  Vnivertitaiis  ordinarii  typograpM, 
Au  XVII*  siècle,  Estienne  David  s'intitule  :  impri^ 
du  Boy  et  de  la  ville. 


Aqu£  Sicc.£,  dans  la  Gaule  NarboDDaise^ 
aaj.  Seyches,  bourg  de  France  (Lot-et- 
Garonne). 

Aqu£  Sous^  Toy.  Kqvm  Caud^e. 

AqujK  Spadanje^  voy.  AquvE  Luvienses. 

AoL\E  Sparsjî,  voy.  Aqua  Sparsa. 

AQL.E  SpIrs^  Petrocoriorum,  Atgues- 
Perses,  village  de  France  (Haute- 
Vienne). 

Aol-e  Statiellje  [Plin.  xxxi],  Aqu^  Sta- 

TIELLORUM    [PHu.    IIl],     AQU^  StELLAT^E, 

ville  des  Statielli,  dans  la  Li^urie,  auj. 
Acqui,  ville  du  roy.  d'Italie^  sur  la 
Bormia^  au  S.-O.  d'Alexandrie. 

Panxer  cite  comme  imprimée  à  Acqui,  en  149S,  une 
édition  rare  de  la  grammaire  d'Alexandre  de  Ville- 
dien,  intitulée  :  Opus  AUxandri  grammatici  pro 
erudilione  pverorum.  A  la  fin  :  Doctrinale  Alexan- 
driGalli,  vulgo  de  ViUa  Dei,  grammatici,  féliciter 
expUcit...  Anno  Domini,  lù93.  sans  indication  de 
lien  ni  de  nom  d'imprimeur,  SO  It;  imprimée  à  Acqui 
on  i  Jite,  dit  Hain,  qui  décrit,  sans  avoir  vu  la  se- 
conde, deux  éditions  à  peu  près  identiques,  mais 
dont  la  première  est  sans  date.  La  souscription  de 
la  première  édition  est  assez  curieuse  pour  mériter 
d'être  reproduite  :  impresaum  sat  incommode, 
eum  aliquarum  rerum,  quœ  ad  hanc  artem  perti- 
memt,  impressori  copia  fieri  non  potuerity  in  hujiu 
artiâ  initio:  poste  Genuae,  Ast,  alibique  militante, 
Emendavit  autem  hoc  ipsum  opus  Venturinus 
prior,  grammaticus  eximius,  ita  diligenter,  ut 
non  aniea  doctrinale  parum  emendatum  in  pie- 
risque  locis  librariorum  vitio  esse  videretur,  nunc 
ilHms  cura  et  diligentia  adhibita  in  manus  homi- 
«rm  quam  emendalissimum  veniat.  Imprimentur 
mulem  posthne  libri  alteriux  generis  littcris,  et 
ekgantrr  arbitror,  nam  et  fabri  et  aliarum  re- 
rum, quorum  haclenus  promptor  indigus  fuit,  illi 


nunà  Dei  munere  copia  est,  qui  euneta  disponit 
pro  sue  votuntatis  arbitrio.  Amen. 

La  Sema  Santander  donné  ce  livre  comme  im- 
primé k  Alba,  et  nous,  comme  Gottfried  Reichhart, 
nous  disons  seulement  :  il  a  dû  être  imprimé  à 
Acqui  ou  à  Alba,  mais  plus  probablement  dans  la 
première  de  ces  villes. 

Aqu^e  Suesan^  ou  MoNs  Draconis,  Mondror 
goncy  bourg  d'Italie  (anc.  roy.  de 
Naples). 

AQUiE  Tarbelucj:,  voy.  Aqvm  August.e. 

Aqujs  TarinjE^  Acula,  Acquapendente,  pet. 
ville  dltalie  (Etats  du  Pape). 

AoUiE  Verbigen^e,  voy.  Aqu^e  Helveticje. 

AgUiE  Veteres,  OudewiUer,  sur  TYssel^ 
ville  de  Hollande  (prov.  d'Utrecht). 

Aquje  Viv^,  Aigues-Vives,  bourg  de  Fr. 

(Var). 

Aqu.e  Voconi^,  Vôconis  ou  Vocontis  (Au- 
soNA?),  station  des  Itiri.  des  Aquœ  Apol- 
linares,  Vick,  pet.  ville  et  eaux  ther- 
males, en  Espagne  (Catalogne).  Que  - 
ques  géographes  croient  que  Vich  n'est 
autre  chose  que  Tanc  ville  d*AusoNA. 

AQiiiE  VocoNiJE  Indigetum,  CcUdos  de  Mala- 
vellu,  pet  ville  d'Espagne  (Catalogne). 

AqUM  VOIJITERN^,  voy.  VOLATERR^. 

Aqualatum,  Ygualada,  bourg  d'Espagne 
.    (Catalogne). 

AouARiA,  Yvoire,  bourg  de  Savoie  (Cha- 
blais). 

Aquensis  Vicus,  voy.  Aqij^  Bigerronum. 

Aquianum,  Evian,  bourg  de  Savoie,  près 
du  lac  de  Genève. 

AotiFLAVu,  voy.  Aql^e  Flavle. 

Aquifouetum,  la  Houssaye,  vill^e  de  Fr. 

(Oise). 

Aquila,  Ad  Aquilas,  V Aigle,  pet.  ville  de 
France  (Eure). 

Aquila,  Ala,  Aelen,  pet.  ville  de  Suisse 
(canton  de  Berne). 

Aquila  in  Vestinis  [Martyr.  Rom.J,  Aqui- 
lia,  Avella,  Avia  [Cluv.],  Aquila,  ville 
de  Fane.  roy.  de  Naples,  ch.-lieu  de 
l'Abruzze  ultérieure  Ib,  fondée  en  1240. 
(Fu  fabbncata  dalle  ravine  délie  città 
d'Amitenio,  e  di  Forconio.) 

LMmprimerie  fut  importée  dans  cette  ville  par 
l'Allemand  Adam  de  Rotwil,  qui  venait  de  Venise,  où 
il  avait  imprimé  depuis  1474  Jusqu'en  IMO.  Il  im- 
prima à  Aquila  en  1482  plusieurs  ouvrages  : 

1.  Plutarco  :  vile  degl'  imperatori  traducte  de 
lat.  in  volgare,  pcr  Bapt,  Aless,  Jaconello  de 
Biete.  Stamp.  per  Maestro  Adam  de  Rotuvil,  Ala- 
mano  stampalore  excellente,  xvi  de  septcmb. 
M.ccccLXXXii,  in-fol. 

•    2.  Ja:obi  de  Bangio.  Tractât,  de  censuris  et 
panis  ecclesiaslicis.  In-fol. 


87 


AQUILANA  PROVINCIA.  —  ARA  (LESAWS. 


88 


s.  Jacobi  de  Bangio  :  lo  Septenario,  In-A. 

U,  Chronica  di  San  Isidoro  Menore,  In-ft,  etc. 

Un  fait  à  noter,  c'est  que  quelques-uns  des 
rares  exemplaires  qui  sont  arrivés  Jusqu'à  nous  de 
cette  première  partie  des  Vies  de  Plutarque,  impr. 
à  Aquila  en  1482,  portent  par  erreur  le  cliil&«  de 
1472,  qui  Tut  évidemment  corrigé  pendant  le  tirage 
de  rédition. 

Aquilana  Provincu,  VAbruzze  u/^ër.,  pr. 
(le  Tanc.  roy.  de  Naples. 

Aquilaria,  Aguilar  de  la  Froniera,  pet. 
ville  d'Espagne  (Andalousie). 

Aoi'iLARiA  Gampestris,  AguUor  del  Campo, 
pet.  ville  d'Espagne  (Haute-Castille). 

A0UU.EGIA,  voy.  Ala. 

Aquileja  [Plin. ,  Amm.  Marc.,  etc.].  Aom- 

LEJA    COLONIA    LaTINA    [Liv.J,    TQ     AxuXïjia 

[Strab.],  anc.  cap.  des  Cami,  puis  des 
Veneti,  dans  la  Gaule  transpadane,  auj. 
Aglar  ou  Aquileja,  dans  le  Frioul 
(gouvern.  de  Trieste).. 

Nie.  Catherinot  et  Prosper  Marchand  ont  prétendu 
que  rimprimerie  avait  existé  dans  cette  ville  au 
xve  siècle;  mais  le  comte  Bartolini  [Tipogr.del 
Friuli,  p.  38  et  suiv.)  a  \  ertement  relevé  ces  alléga- 
tions téméraires ,  Catherinot,  qui  composait  ses  éïu- 
cubrations  sans  preuves  ni  documents,  mais  «  de 
seule  mémoire,  ■  a  pris  le  célèbre  Mitsale  Aqui- 
lejensis  Ecclesie  impr.  à  Augsbourg  en  lAM  par  Erh. 
Hatdoli,  pour  un  produit  des  presses  imaginaires 
d'Aquilée  ;  et  le  second  a  tout  simplement  confondu 
Aquila,  ville  du  pays  napolitain,  avec  AquUeia,  ville 
du  FriouU  Mercier  de  Saint-Léger  avait  déjà  relevé 
cette  seconde  erreur  dans  son  Supplémenfk  VHist, 
de  Pimprimerie. 

AouiLONu  [Liv.  x],  'AxoulXnivia  [Ptol.],  ville, 
des  Hirpms,  auj.  la  Cedcfgna,  bourg  de 
l'anc.  roy.  de  Naples  (Princip.  ultér.). 

AouiNcuM  [Tab.  Peut.],  Acincum  [Anton. 
Itin.l,  AciNcus  [Sid.  Apollin.],  \xoôï-yxov 
[Ptol.],  Ad  Herculem  Castra,  Castra 
Hercuus,  Buda  Vetus,  ville  de  la  Pan- 
nonie  inférieure,  sur  le  Danube,  auj. 
Bude  (en  allem.  Ofen,  en  hongr.  Budin), 
capitale  du  royaume  de  Hongrie,  sépa- 
rée de  Pesth  par  le  Danube. 

I/imprimerie  paraît  dater  dans  cette  grande  ville 
de  lCi73;  le  roi  Mathias  Gorvin,  qui  1  voUa  délia 
Pannonia  formare  una  Italia  novella,  •  à  la  re- 
quête d*un  savant  italien,  Taddeo  Ugoleto,  qu*il 
s'était  attaché,  fit  venir  (probablement  de  IHirnie) 
rimprimeur  Andréa  Hess,  qui  enrichit  du  produit 
de  ses  presses  Tadmirable  bibliothèque  que  le  grand 
roi  avait  déjà  réunie  à  Bude. 

Le  premier  livre  imprimé  par  lui  est  probablement 
Chronica  Hungarorum  ab  origine  ad  coronatio- 
nem  Régis  Mathiœ,  A  la  fin  :  Finita  Bude  anno 
Dni  M.  cccc  Lxxiii,  in  vigilia  Penthecostes  per 
Andream  Hess^  in-fol. 

Ce  livre  est  d'une  excessive  rareté. 

Un  autre  ouvrage,  sans  date,  mais  qui  paraît  être 
aussi  ancien  que  cette  chronique,  est  celui-ci  : 

Ubellus  Basilii  magni  de  legendis  poetis,  cum 
prœfatione  Leonardi  Aretini.  A  la  fin  :  Sic  finis 
lÀbelli  Basilii  est,  p.  A.  H.  Bude  :  et  à  la  suite  de  cet 
opuscule  :  Apologia  Socratis  incipit.  —  Sans  date, 

fwt.  in-4,  sans  ch.,  réel,  ni  sig.  20  ff.  à  24  longues 
ignés  à  la  page. 


Nous  ne  connaissons  pas  d'autres  livres  portant  le 
nom  de  cet  imprimeur,  André  Hess,  quil  faut  peut- 
être  lire  Andréas  de  Uassia. 

Aquiniacum,  Aquigny,  bourg  de  Norman- 
die (Eure). 

Aquinum  [Plin.,  Cic],  Aquinium,  Aquino, 
village  de  l'anc.  roy.  de  Naples,  dans  la 
Terre  de  Labour,  près  du  mont  Cassin  ; 
c'est  la  patrie  de  saint  Tbomas.  =  Un 
autre  bourg  du  même  nom  dans  le  pays 
des  Volsques,  au  Latium  ;  c*est  la  patrie 
de  Juvénal. 

Aquiscinctum,  Anchin,  village  du  Hainaut 
françaifi,  près  de  Douai  (Nord),  anc. 
abb.  de  Benéd.  établie' dans  une  île  de 
la  Scarpe. 

Aquisgranum  [Itin.  Anton.],  Urbs  Aquen- 
sis,  Veterra  [Ptol.],-  Aquje  Graniin  Ton- 
GRIS  [Chr.  carlov.],GRANiA\iLLA  [Charta 
Car.  Calvi,  a.  886],  Aquis  Granlm  Pa- 
LATiiJM  [Capit.  Car.  C],  Aqu-e,  Aquis 
[Praecept.  Car.  m],  en  ail.  Aachen,  en 
iranç.  Aix-la-Chapelle,  ville  des  Etats 
prussiens,  sur  le  Rhin,  fondée  par  le 
Romain  Granus,  l'an  i23  de  J.-C;  re- 
levée par  Charlemagne,  dont  la  cathé- 
drale, le  Mw\ster,  renferme  le  tom- 
beau. 

C*est  à  l'année  1591  que  nous  croyons  pouvoir 
faire  remonter  la  date  de  l'introduction  de  la 
typographie  dans  cette  ville:  et  nous  pourrions 
citer  trois  ouvrages  imprimés  a  cette  date  ;  en  voici 
un  :  Jacobus  HovUiusivs  Antverpianvs  :  Exem- 
plaria  sive  formulœ  scripturœ  omatioris  xxxv.  in 
quibut,  prœter  diversa  litterarum  q^era,  varii 
eammdem  duetus,  structurœ  et  eonnexiones  tra- 
duntur.  Âquisgrani,  1501,  in-ft. 

L*uii  des  premiers  imprimeurs  d'Aix-la-Chapelle 
s'appelait  Johann  Schvniartxenbach. 

Aquitaî^u  [Caes.,  Mêla,  m],  AourrANiCA 
Provincia  [Notil.  Gall.,  Frédég.],  Galua 
Aquitania  [Plin.],  l'une  des  quatre 
grandes  divisions  territoriales  de  la 
Gaule  ;  divisée  en  trois  provinces,  Aqm- 
tQ;nia  prima,  secunda  et  tertia  ou  Novem- 
populania  (César  désigne  cette  dernière 
comme  formant  de  son  temps  toute 
l'Aquitaine).  Une  partie  de  ces  trois 
provinces  a  forme  depuis  le  duché  de 
Guienne  ;  elles  comprenaient,  après  Cé- 
sar, toute  la  partie  du  S.-O.  de  la 
France,  depuis  l'Auvergne  et  «la  Sain- 
tonge  au  N.,  jusqu'aux  Pyrénée'S  au  S. 

Aquitanicus  Oceani  s,  le  Golfe  de  Gascogne. 

AouuLA,voy.  Aquila. 

Ara  Baccbi,  Ar^e  BAccm,  Bàccharacum, 
Bacharach,  pet.  ville  sur  le  Rhin,  près 
Coblentz. 

Ara  Cesaris,  dans  la  Gaule  cisalpine,  auj. 
Arsago,  pet.  ville  du  Milanais. 


89 


ARA  COEU.  —  ARAUSIO. 


90 


Ara  Cœij,  Aracillum,  AraquU,  pet.  ville 
d'Espagne  (Aragon). 

Ara  LAPn>£A^  Pechlar,  pet.  ville  d'Au- 
triche. 

Ara  Ubiorum,  voy.  Bonna  ad  Rhenum. 

Ababo  [PtoL],  Rabus  [Cell.l,  Aoua  Nigra 
[Jornand.]^  Rhaba,  la  Raab,  riv.  de  Hon- 
grie,  afll.  do  Danube. 

Arabo?ïensis  ou  Jauriensis  Gomitatus^  le 
Comitat  de  Raab,  en  Hongrie. 

Arabonu,  Arrabo,  Arabone  [Eginh. 
chron.],  Jaurinum,  Ruaba^  Raab  (ei) 
hongr.  Nagy-gior,  Gyôr-ben  ou  Java- 
rin)y  ville  de  Hongrie,  située  au  con- 
fluent de  la  Raab  et  du  Danube. 

Le  D^  Gottoo  date  Tintrod.  de  Timprimerie  dans 
ceue  TUIe  deiaftS,  maif  M.  Gotton  (Sappl.)  nous 
dooDe  1728  cooime  l'Smnée  à  laqaeUe  il  peat  ftdre 
Pimprimerie. 


Arabrica,  ville  de  l'anc.  Lusitanie^  ad. 
Araicida,  dans  le  Portugal,  au  S.  de 
Colmbre. 

Aracbthus,  'a^Ooc  [Ptol.,  Strab.],  fleuve 
d'Épire,  auj.  Vowropotami. 

ARAGnxuM,  voy.  Ara  Cœu. 

'    Aracosu,  Arcus,  Arcûs,  pet.  ville  d'Anda- 
lousie, sur  le  Guadalete. 

ARAD1E5SIS,  Orodiensis  Comitatus  (eu  ail. 
Die  arader  Gegpannsehafl),  le  Comitat 
d'Arad,  en  Hongrie^  chef-lieu  Alt- 
Arad. 

Aradccta,  Amarante,  bourg  du  Portugal 
(entre  Minho  et  Duero). 

Xk£  Flavlk  [Tab.  Théod.],  B«»{xoi  <l>XaotSiGi 
[Ptol.],  ville  de  Germanie.  Plusieurs 
villessont  désignées  par  les  géographes 
comme  occupant  cette  localité;  Rott- 
weill,  sur  leNeckar  ;  Aurach  [Cell.],  près 
de  Ulm,  ou  Nordlingen,  en  Bavière. 

Arjegenus,  voy.  Argentomum. 

Ar^gents,  Aregenus,  Argences,  village  de 
France  (Manche). 

Ar-€  Jovis,  voy.  Aranguesia. 

Akjl  Sous,  Cabo  de  Mongia,  bourg  d'Es- 
pagne, près  du  cap  Finistère. 

AR.iG>TM,  Aemen,  bourg  de  Suisse  (Va- 
lais). 

AR-iGoNiA,  Celtiberu,  Tehra  Iberia,  V Ara- 
gon, prov.  d'Espagne. 

Aragls,  VArga,  riv.  d'Espagne,  affl.  de 
lEbre. 

Aramonœusi,  Aramons,  Aramont,  pet.  ville 
du  Languedoc  (Gard). 
L*Unprinierie  eiiaie  dans  cette  peUie  ville  en  16M, 


ainsi  qae  nous  le  prouve  un  livre  d'une  certaine 
importance,  que  le  Manuel  a  dédaigné  cependant  de 
signaler  :  /o.  D.  PUmiavit  de  la  Pause;  ehroni" 
con  Prœsulum  Lodovenslum.  Aniax>n«i,  10S4, 
in-ft. 

Aranda  Duru,  Aranda  de  Duero,  pet.  ville 
d'Espagne  (Haute-Castille). 

Aranda  Iberi,  Aranda  de  Ebro,  bourg 
d'Aragon. 

Arandis,  Turres  Veteres,  Torres  Vedras, 
bourg  de  Portugal  (Estramadure). 

Aranguesia,  Ar-e  Jovis,  Aranjuez,  ville 
d'Espagne  (Nouv.-Castille). 

Imprimerie  en  1793   (Suppl.-  au    Typogr,  Ga^ 
utteer). 

Arania,  Vile  d'Aran,  sur  la  côte  0.  de 
l'Ecosse. 

Aranu  Valus,  le  val  d'Arran,  dans  les 
Pyrénées  (Haute-Garonne). 

Aranum,  Arunci,  Aronches,  bourg  du  Por- 
tugal (Alentejo). 

Aranyensis  Sedes,  le  Siège  d'Aranyas 
{StuM),  enclave  du  pays  des  Szeklers, 
prov.  de  Transylvanie. 

Arar  [Plin.,  tes.,  etc.],  6  "Apop  [Strab.], 
Araris  [Virgil.  Claud.],  Sagona  [Amm. 
Marc],  Saugonna  [Greg.  Tur.],  la  Saône, 
riv.  de  France;  prend  sa  source  au  pied 
du  MoNs  VoGEsus  (les  Vosges),  et  se  perd 
dans  le  Rhône  à  Lyon. 

Arassium,  Arassi,  bourg  d'Italie  (Prov. 
de  Gènes). 

Araugia,  Aravia,  Arovia,  Arovium,  Aarau 
ou  Arau,  ville  de  la  Confédération 
suisse,  chef-lieu  du  canton  d'Argovie, 
sur  l'Aar  (AniJa). 

Aarau,  dans  le  canton  d'Argovie,  dit  M.  Temaux, 

£>ssède  une  imprimerie  depuis  1796.  On  trouve  in- 
qué  dans  la  Biblioth,  suisse  de  Ilaller  :  Hemoriale 
exhibitum  a  D.  Malapert,  résidente  hoUandico  ; 
Aarau,  1072.  Mais  il  paraît  que  c*est  une  désignation 
fictive,  car  on  ne  trouve  dans  les  registres  de  la 
ville  aucune  trace  de  l'existence  de  cette  impri- 
merie. 

Araura  [Itin.  Anton.],  ou  plutôt  Cessero 
[Plin.  III.],  Kwatpco  [PtoL],  StiThiberu^ 
OPPIDUM,  s.  Thiberi,  pet.  villo  du  Lan- 
guedoc (Hérault),  anc.  abb.  de  Saint- 
Benoît. 

Arauris  [Mêla  ii,  PUn.],  'Afaupîo;  [Ptol.], 
Rauraris  [Strab.],  Ahalraris,  V Hérault, 
fleuve  de  France;  des  Cévennes  à  la 
Méditerranée. 

Arausio  [Tab.  Peut.],  'Apauaiwv  [Ptul.J, 
Arausio  Secundanorum  Coloxia  [Plin. 
ui],  CiviTvs  Arausicohim  [Notit.  Gall.], 
Arahsica,  Arausicanum,  Oragnia,  Oran- 
Gu,  ville  des  Cavares,  dans  la  Gaule 


9i 


AHAUSIONIS  CASTRUM.  —  ARCIA. 


92 


Narbonnaise,auj.  Orange  (dép.  des  Bou- 
ches-du-Rhône). 

Nous  ne  connaissons  pas  de  liTre  imprimé  dans 
cette  Tille  qui  remonte  plus  haut  que  157S  :  Dialch 
gv8  quo  milita  exponuntur  quœ  Luther ania  et  Hu' 
ganotis  Gallii  accidenmt;  nonnuUa  item  adtu 
digna  et  salutaria  consilia  adjecta  swit,  Oragnic, 
excudebat  Adamus  de  Monte,  157S,  pet.  ln-8. 

Ce  petit  voK  est  de  Nicolas  Rarnaud  ou  Bernand, 
suiv.  Prosper  Marchand  et  Allard,  de  Hugues  Don- 
neau,  suiv.  Cu\bs\  enfin  il  est  donné  à  Théod.  de 
Bèie,  par  Adr.  Baillet.  Il  fut  traduit  en  français  et 
imprimé  à  Basle,  la  même  année,  avec  cette  soascrin- 
tion  :  Achevé  d'imprimer  le  donziesme  iottrdu 
sixicsme  mois  d*apri$  la  tournée  de  la  trahi$on, 
Cest-à-dire  le  12  février,  le  mois  de  la  trahison  cor- 
respondant h  août  1572. 

Au  xvii«  siècle  nous  ne  connaissons  guère  d'impri- 
meur à  Orange  méritant  une  mention,  si  ce  nVst 
Edouard  Raban. 

Arausionis  Castrum,  Arausionensis  Burgus^ 
Onanenburg,  ville  de  Prusse. 

Aravia,  voy.  Araugia* 

Araxos,  Cap  Papa  ou  Palogria,  en  Grèce, 
vis-à-vis  Céfalonia. 

Arba  [Plin.l,  Arbe,  île  de  l'Adriatique,  sur 
la  côte  dalmate. 

Arbacala,  Vilîena,  bourg  d'Espagne 
(Murcie). 

Arberga,  Arlaburgum,  Arberg,  pet.  ville 
de  Suisse  (Canton  de  Berne). 

Arbogia,  Arboga,  ville   et  port  suédois, 
'  sur  la  pet.  riv.  du  même  nom. 

Arbona,  Arbor  Félix  [ïtin.  Ant.],  Arbon, 
ville  de  Suisse  (Thurgovie),  sur  le  lac 
de  Constance. 

Arborea,  Oristana  [Cluv.],  Oristagni,  pet. 
ville  de  l'île  de  Sardaigne,  sur  la  côte  0. 

Arborella,  VArbresle,  bourg  de  France 
(Rhône). 

Arbosia,  Arbosium,  Arborosa,  Arbois,  pet. 
ville  de  France  (Jura). 

Arbuda,  TiNiNiuM,  Knin  ou  Tinen,  ville 
forte  de  Dalmatie. 

ARBURGUM,     ArOLJIBURGUM,     ÀjiOhM    MONS, 

Aarburg,  ville   de    la    Confédération 
suisse  (Argovie). 

Arca,  Arcua,  ArcjE  Caletenses,  Arqujs, 
Castri:m  Archarum,  Argues,  village  et 
anc.  chat,  de  France  (Seine-Infér.J. 
C'est  Fane,  capit.  du  TcUou,  suiv.  l'abbé 
Cochet. 

Arca,  la  rivière  d'Argués  ;  se  jette  dans 
la  Manche,  à  Dieppe. 

Arcadia,  Arcades,  Arcade  [Tab*  Peut.], 
Arcadim,  bourg  de  l'île  de  Candie; 
anc.  abb. 

Akcadia  [Virg.,Plin.,etc.],  'Afx«^ia[Strab., 
Ptol.],  VArcadie,  prov.  du  Péloponnèse, 


auj.  Morée,  comprenant  les  diocèses  de 
Kynéthe  et  de  Mantinée, 

Arcadius,  riv.  de  Grèce,  auj.  îaSpimazza. 

Xrc£  Castrenses,  Arches,  village  de  Cham- 
pagne (Marne). 

Arc^  Eburovicum,  voy.  Pons  Arcuatus. 

Arc^e  Palatium,  Arqiies,  anc.  villa  carlov., 
auj.  village  sur  la  Meuse^  près  Mé- 
zières  (Ardennes). 

Arc.e  Remenses,  voy.  Carolopous. 

Arcegovina,  VHerzegowine  {Herzek),  partie 
.  de  la  Bosnie  mérid.  formant  le  pacha- 

lik  de  Mostar,  nominativement  soumis 

à  la  Porte. 

ÀRCELLfi,  ArchelJes,  village  de  Normandie 
(Seine-Infér.). 

Arcennum,  Arcenum,  BreceniAjm,  Braccia- 
NUM,  Bracciano,  ville  et  anc.  duché  des 
États  Pontificaux. 

Andréas  Phaeus  (Andréa  Fei),  qui  se  doone  la  qua- 
lification de  typographus  ducatis,  exerça  Pimpri- 
merie  dans  cette  ville  de  1621  à  16M.  U  venait  de 
Rome,  oh  son  établissement  continua  à  être  floris- 
sant, pendant  qu'une  partie  de  son  matériel 
fonctionnait  à  Bracciano.  Nous  pensons  que  le 
premier  ouTrage  sorii  de  ses  presses  est  celui-ci: 
Alexander  Ambrosinus  de  immunitate  et  iibertate 
ecclesiastica,  Bracdani,  per  Andream  Phsnm,  1021, 
in-4.  (Caul.  Baluze.) 

A  la  même  date  nous  connaissons  encore  :  Seudo 
di  Chriito  overo  di  David,.,  Bracciano,  1021,  in-4. 
,(CaL  Dubois,  n,  p.  35.)  Et  au  cataL  Floncel  (n* 
5<I98) ,  nous  trouvons  :  Il  martirotogio  Bomano, 
sec.  la  nuova  forma  del  ealendario,  trad.  del  Jt 
D,  Rern,  Rocea,  —  Bracciano,  Fei,  1021,  in-lli. 

Un  antre  ouvrage,  dont  le  Utrê,  donné  par  Fr. 
Zambrini,  p.  348,  est  rectifié  par  Haym,  I,  p.  173, 
est  celui-ci  :  Vita  di  Cola  di  Biemo  trituno  del 
Popolo  romano,  scritta  in  Ungua  volgare  Bomana 
di  quella  età  da  Tommaso  Fortifloeca  scribasenato, 
— Bracciano,  per  Andr.  Fei,  Stampatorem  Ducalem, 
1024,  in*12.  Réimp.  par  le  même  en  1031. 

Un  ouvrage  plus  important  est  donné  par  le  même 
impr.  quelques  années  après  :  Scheineri  (Chr.) 
Bosa  Vrsina  sive  sol  ex  admirando  faeularmm  et 
macularum  stiarum  phœnomeno  varius.  Bracdani, 
1020-30,  in-fol.  orné  d*un  très-beau  portrait  du  duc 
de  Bracciano,  Paolo  Jordano  Ursino. 

Arces  ad  angustias  Hellesponti  (Sestos  et 
Abydos),  les  Dardanelles. 

Archa,  Herck,  bourg  de  Belgique  (prov. 
de  Liège). 

Archangelopolis,  Fanum  s.  Michaeus  Ar- 
ciiANGELi,  Arlûiangel,  ville  de  Russie 
(prov.  Dwina). 

Archucum,  Archiac,  bourg  de  France 
(Charente-Inférieure). 

Arciile,  voy.  Arca. 

Archiniaco  Villa,  Archignat  sur  la  Ma^ 
gieure,  village  près  Huriel  (Allier)» 

ARcmPELAGUs,  voy.  Mare  Mgehu.  • 
Arcia,  Arcia  ad  Flumen  Icaunam,  Arcey** 


93 


ARCIACA.  —  ARDONELE. 


94 


suar-Yornie,  village  de  France  (Côte- 
d*Or);  plusieurs  localités  portent  ce 
nom  en  France. 

Arciaca^  Arciacas  [monn.  mérov.],  Artia- 

CUM  VnJLA  SUPER  FLUYIUM  ALBAM,  ARCHIA- 

ci-M  [Aimon.  Chr.],  Archi  [Chr.  de  S. 
Den.],  Aruacensis  Campanu,  Arcees, 
Artie-mr-Aube  [Chr.  des  xn*  et  xm*  s.]. 
Arcis-sur-Aube ,  ville  de  Champagne 
(Aube). 

Arcuca  de  Bosco,  Bois  d'Arcy,  village  de. 
Bourgogne,  anc.  abb.  d*Aug  (Yonne). 

Aroca  ou  Arcisa  ad  Albionem,  Arc  en  Bar- 
rois,  sur  TAujon,  pet.  ville  de  France 
(Haute-Marne). 

Aboca  ad  Toam,  Arc-«ur-lVUe,  bourg  de 
France  (Côte-d'Or). 

Abocs,  y  Arche,  riv.  de  Savoie,  affl.  de 
ITsère. 

Abcobriga  [Itîn.  Anton.],  Aracosia,  Arcos 
de  la  FrmUra,  ville  aEsnagne  (Anda- 
lousie). =  Ariza,  pet.  ville  d'Espagne 
(iùagon). 

Arcouvm,  Arcus  JuLiANi,  ArcueU,  bourg 
de  nie-de-France,  près  Paris. 

Ok  imprinoie  cluidaUiie  a  existé  dans  cette 
locaUté  n  stiu*  dède.  En  1750  eDe  tat  découverte 
et  Miiie,  les  im|rtmeiirt  arrêtés  et  condamnés.  [Lot- 
tiB,  II,  p.  «•) 

kncomM,Areon,hourg  de  Franche-Comté 
(Doubs). 

ARcrAUifUif  FraKcorum,  Orteîiburg?  pet. 
viûe  d'Allemagne  (Hesse-Darmstadt). 

Cest  as  jy  Cotton  que  nous  empruntons  le  ren- 
seifDeiiient  qui  Suit  :  Une  traduction  en  rers  latins 
du  petit  poème  écossais  du  capiL  Alexander  Mont- 
fonérr,  tke  Ptum  and  the  Cherry  (la  Prune  et  la 
(krimX  fut  imprimée  dans  cette  TÎlie  en  lesi,  «  tyffis 
PUitckmaimiaHiM,  »  Un  exemplaire  de  ce  rare  vo- 
lune  existerait  à  Dublin  dans  la  bibl.  de  lord  Char- 
leaooL 

Arctopous,  voy.  Berna. 

Arctopous,  Ursorum  Castrum,  Bjmiieborg, 
ville  de  Russie  (Finlande). 

Arctopous  ad  Salam,  Bernburgum,  Urso- 
pous,  Bemburg,  ville  du  duché  d'An- 
balt-Bemburg,  sur  la  Saaie, 

Arcua,  voy.  Arca. 

Arclm,  Arco  (en  ail.  Boden),  sur  la  riv. 
Sarca,  pet.  ville  du  Tyrol,  près  de  Trente 
et  du  lac  de  Constance. 

Van  Praét  cite  un  livre  imprimé  dans  cette  petite 
localité  en  1584,  dont  im  exemplaire  sur  vélin  exis- 
tait de  son  temps  à  la  Bibliothèque  impériale  de 
Paris  ;  il  avait  été  acquis  à  la  vente  Maccarthy  : 

PrirU^ia  et  diplomata  et  quàs  investit uras  vo- 
eaut,  Olim  eomitilm»  De  Arce  irrngata.  Opéra  Am- 
broaii  Franei  et  tenebria  propemodum  eruta  et 
Arci  exntMsa  (15M),  pet.  in-foL  de  25  flC 


Arcus,  voy.  Aracosia. 

Argus,  l'Arc,  riv.  de  Provence  ;  se  perd 
dans  l'étang  de  Martigues. 

Argus  in  Briage,  Archambray,  bourg  de 
Saintonge  (Charente-Inférieure). 

Argus  Juuani,  voy.  Arcouum. 

Ar'da  Morinorum,  voy.  Ardra. 

Ardaca,  Ardacha,  xirdagh,  pet.  ville  d'Ir- 
lande. 


Ardartum,   Ardfeart 
d'Irlande. 


ou   Artfeart,  ville 


Ardea,  Civttas  Ardeatium,  Ardée,  ville  du 
Latium^  anc.  capit.  des  Rutules,  avec 
des  eaux  minérales.  Fontes  sulphurati 
[Vitruv.j.  Ce  n'est  aujourd'hui  qu'un 
village  de  la  Campagne  de  Rome. 

Ardea,  Ardee,  bourg  d'Irlande,  sur  la 
DeCi 

Ardea,  Ardes,  bourg  d'Auvergne  (Puy- 
de-Dôme)'.  . 

Ardea  ou  Ardurus,  V Ardée,  riv.  de  Nor- 
mandie ;  se  perd  dans  les  sables  du 
mont  Saint-Michel. 

Ardeuca,  voy.  Pescaria. 

Ardena,  VArdeine,  village  de  Normandie 
(Calvados). 

Ardesca,  VArdécke,  riv.  de  France,  qui  se 
jette  dans  le  Rhône. 

Ardevicum,  Harderovicum  ,  Hardervigum 
[Cluv.l,  Hardeiwyck,  ville  de  Hollande 
(Guelarc). 

LMmprimerie  parait  avoir  existé  dans  cette  ville 
en  lOlS.  MM.  Temaux  et  Cotton  citent  une  traduc- 
tion des  LambettC$  articles  imprimée  sous  la  date 
de  1513  (pour  1013),  par  Thomas  Hcnricus. 

Nous  trouvons  au  Catal.  des  Livres  qui  in  BibliO' 
polio Danieliê Elzevirii vénales  extant  (Anist.,  1674), 
un  volume  in-û,  de  J.  Isaac  Pontanus,  intit.  :  Origi- 
num  Francicarum  lib.  vi,  imprimé  dans  cette  même 
ville  en  1016  par  Th.  Heinrick  ;  mais  le  catal.  dressé 
après  la  mort  de  Daniel  Elzevir,  arrivée  le  k  août  1681, 
donne  le  même  livre  avec  la  date  de  1650.  La  pre- 
mière nous  paraît  devoir  être  acceptée  pour  bonne, 
car  la  plupart  des  ouvrages  d'isaac  Pontanus  sont 
de  ce  temps,  161ft4634.  Dans  ce  même  catal.  de  D. 
Elzevir  de  16S1,  nous  avons  encore  Joan.  Urùani 
Tapcinophrosines,  Hardervici,  1616,  in-8. 

Ardiensium  Burgus,  Ardon,  bourg  de 
Suisse  (Valais). 

Ardimacua  ,  Ardmacha,    Armaciu  ,  Arma- 

canum  ,  Aiinagh,  ville,  évèché  et  comté 

d'Irlande  (Ulster). 

Le  Syppl.  au  Typogr,  Gazrttecr  nous  donne 
comme  imprimeur  dans  cette  ville  William  Diciâe  en 
1751,  et  T.  VVaIsh  en  1786. 

Ardon K.£  .  [Liv.  xxiv] ,  Erdoni.e  [Tab. 
Peut.,  Itin.  Anton.],  Kftp^'&vta  [Strab.l, 
Herdonia  [Liv.  xxv|,  'Ep^wvia  [IHol.j, 
ville  des  Hirpins,  dans  l'Apti/ta  Daujiia, 


95 


AHDRA.  —  ARENACUM. 


96 


auj.  la  Cedogna,  dans  la  Principauté 
ultér.,  suiv.  Clavier,  et  Ardona,  bourg 
de  la  Basilicate,  suiv.  Cellarius. 

Ardra,  Ardr.€,  Arda  Morinorum,  Ardre- 
siuM,  Ardretii  M,  Ardrat  fxii»  s.),  Ardres, 
ville  do  France  (Pas-de-Calais). 

Ardrosa^  Ardrosen,  bourg  d'Ecosse 
(comte  d'Ayr). 

Arduenna,  Ardenne,  pet.  ville  et  anc.  abb. 
de  Belgique,  sur  la  Meuse. 

Arduenna  Sylva  [Caes.,Tac.1,  Ardukndu- 
XUM,  Ardoennensis  SiLVA  [Grég.  Tur.], 
Ardenna  [Frédcg.],  la  fwest  des  Ar- 
dannes»  la  forest  d'Ardwie  [Grég. 
Chron.1,  la  forêt  des  Ardennes,  qui 
s'étend  des  défilés  de  l'Argonne  à  la 
Forêt  Noire. 

Areje,  Ohia,  Olbia,  Hy ères,  ville  de.Fr. 
(Var),  anc.  abb.  de  femmes  (les  Non- 
nains  d'Hycres). 

Aherurgii:m,  Areburium,  Aremontium^ 
Aremberg,  bourg  et  château  de  la  Prusse 
rhénane,  sur  1  Aar,  entre  Cobleutz  et 
Cologne. 

Arecanum,  voy.  Arenacum. 

Areconu'm,  Ariconium,  Harfordia,  Hère" 
ford,  ville  d'Angleterre,  sur  la  Wye, 
.    chef-lieu  du  comté  d'Hereford. 

Thomas  Davies  y  imprimait  en  1722.  Un  Journal, 
the  Hereford  Timest  y  fat  fondé  en  17S9.  Simon 
Tlwmas  y  imprima  son  Hùtory  of  the  Cimbri  en 
1740:  tfie  author  $it  up  the  types  Mmtelf^  and 
distributed  a  fcw  copies  as  présents.  (Lowndes'Dibl. 
Manual.) 

Aredata,  Aredati'm,  Gesoduntm,  Lentia, 
Lentuîm,  LiNcu,  LiNciUM,  Linz  ou  Lintz, 
ville  forte  de  la  basse  Autriche,  sur  le 
Danube. 

Noos  pouvons  citer  d'après  le  catal.  de  H.  Libri 
(Juillet  1861,  no  70.^9),  un  livre  imprimé  dans  cette 
ville  dès  Tannée  1520.  Cest  un  in-8  goth.  intit.  :  J. 
Bûnderlin,  Gemeyme  Berechnung  Ut>er  der  iieyli- 
gen  Schriffi  Jnnhalt.  Lynts,  1529. 

LMllustre  astronome  J.  Keppler  publia  dans  cette 
ville  la  plupart  de  ses  immortels  ouvrages  :  JV^va 
Stereometria  doUorvm  vinariorvm  imprimis  Aus- 
triaci..,  Lintiis,  Plancus,  1615,  in-fol.,  avec  une  tra- 
duction allemande  publiée  Vannée  suivante  dans  la 
même  ville. 

Epitome  astronomiœ  Copernieanœ.  UnUis  ad 
Danubium,  Plancus,  1618,  in-8. 

Harmonices  mundi  JAb.  V\  —  Lincii  Austr., 
1619,  in-fol. 

Ephemerides  motuum  cœlestium,  —  Ibid.,  1650, 
in-ft,  etc. 

keppler  nous  apprend  que  vers  1627  rétablisse- 
ment typographique  de  Lyntz  ayant  été  détruit  à  la 
suite  d'une  commotion  politique,  il  fut  obligé  de  se 
retirer  à  Sagan,  en  Silésie  :  mais  le  dernier  ouvrage 

Î|ue  nous  \enons  de  citer,  Ephemerides  motuum  cœ- 
eslium,  imprimé  en  1650,  prouve  que  cette  inter- 
ruption ne  fut  que  momentanée.  Cependant,  à  dater 
de  cette  époque,  les  publications  du  grand  astronome 
se  font  un  peu  partout,  k  L'Im,  à  Francfort  et  î 
Augsbourg. 


Aredvnovicvs  [monn.  mérov.],  Arâin, 
bourg  du  dep.  des  Deux*Sèvres,  suiv. 
M.  de  Barthélémy. 

Areflucti's  ,  Harflevium  ,  Harflorium  , 
Harfleur,  ville  et  port  de  France  (Seine- 
Inférieure). 

Aregauacoi,  Aregalivicvs  [monn.  mér.], 
Aurillac  (Cantal),  suiv.  Cartier.  Voy. 

AL'REUACUM. 
AREQIA,  voy.  AURIGERA. 

Arelas  [Auson.],  Arelas,  Gallula  Roma, 
Arelate  [Cœs.  Civ.  i],  Arelatf  Sextado- 

RUM  [Plin.],  'AptXâTov  RoXcavta  [Ptol.],ARE- 

LATE  Salyiîm,  Arelatensis  Colonta,  Ale- 
RATO  CiviT  [monn.  mérov.],  Arlait,  Arle- 
Îe-Blmic  [Anc.  Chron.J,  Arles,  ville  de  la 
Narbonnaise  II*,  sur  le  Rhône,  auj.  dép. 
des  Bouches-du-Rhône  ;  sous  Constan- 
tin fut  appelée  Constantixa  et  Ivua 
Materna  ;  capitale  du  comté  de  Pro- 
vence, puis  de  la  Bourgogne  cisjurane 
sous  les  Mérovingiens. 

L*imprimerie  remonte  en  cette  ville  I  l'année 
1501  :  Brtviarium  secundum  consuetwttnem  eeeU' 
sie  arelatensis,  A  la  fin  :  Bxptieit  Breviarium  s'd 
vsvj  sacratisstme  arelatisis  ecclesie^  accuratissime 
eorrectû  ae  emendaium  in  eadé  arelatensi  wrbe 
impengis  CapittiU  impressum.  Anno  DonUni  iQfie- 
simo  quingentesimo  primo.  Pet.  in-8  goth.,  âi  2  coL, 
car.  rouge  et  noir.  Le  nom  de  Timprimeur  n'est  pas 
désigné,  et  probablement  c'est  un  artiste  lyonnàisqne 
le  chapitre  aura  fait  venir  en  Provence  pour  exé- 
cuter ce  Uvre.  Ce  rare  volume  est  bien  décrit  dans  le 
Manuel  de  M.  Brunet,  d'après  rexempl.  de  U  Bi- 
blioth.  impér.  Hain  n'en  parle  pas. 

Parmi  les  imprimeurs arlésiens  des  XYi*  et  xyiKS., 
nous  ne  citerons  qu'une  seule  famille,  celle  des 
Hesnier,  que  nous  voyons,  après  plusieurs  généra- 
Uons  d'imprimeurs,  figurer  encore  dans  cette  ville 
au  milieu  du  xvui«  siècle. 

Arelatense  Regnum  [Chron.  mérov.],  le 
royaume  de  Bourgogne  au  vii«  siècle. 

Arelaunus,  Arelaunum  [Jocundum  Pala- 
tium,  Mabillou] ,  Arelenco  [monn. 
mérov.],  Ariane  ou  Arlant,  suiv.  Car- 
tier, pet.  ville  d'Auvergne  (Puy-de- 
Dôme). 

Aremonia  Nova,  Citta  Nuwa,  ville  d'ïs- 
trie. 

Aremorica,  voy  Armorica. 

Arenacum  [Tac.  Hist.  v],  Arenacio,  Are- 

NATiuM  [Tab.  Peut.],  R^renatium  [Itin. 

Anton.],  Arnhemu,  Arnhemium,  Arnhe- 

MUM  Geldrorum,  Aniheim,  ville  forte  de 

Hollande,  dans  la  pruv.  de  Gueldre; 

anc.  résidence  des   ducs  de  Gueldre; 

un  lui  donne  aussi  dans  les  chron.  le 

nom  d'Arnoldi  Villa. 

Nous  trouvons  au  fatal,  des  foires  de  Francfort, 
de  1625  (page  662),  une  indication  qu'il  nous  faut  ^ 
enregistrer,  bien  qu'il  nous  soit  impossible  d'en 


y? 


ARENiE.  —  ARGENTINiE. 


98 


saraotir  r^nctitude.  Cest  le  titre  d*un  ouvrage 
in|Mr.  dans  cette  Tille  en  15(15  :  Jaeob  Kaltenbnm- 
mtnBecktnMIddein,  darinnen  aUejetzt  Getraueh- 
iM€  KoMffmœms  und  anderer  hechnungen  be- 
frigoi,  Ambeim,  1565,  in-^  Ce  serait  lA  certainement 
le  pins  ancien  livre  connu  imprimé  dans  cette  ville, 
et  u  nous  faudrait  sauter  Jusqu'aux  premières  an- 
nées éa  vmfi  s.  pour  trouver  la  trace  d*un  vaste 
étabUssement  typographique  fonctionnant  à  Amheim. 
Cn  imprimeur  damand,  appelé  Jan  Janssens  ou  Jan 
lann  on  plus  souvent  Jan  jansson,  et  ce  Jan  Jansson 
doit  être  le  Jansson  d'Amsterdam,  l*un  des  plus  grands 
imprimeurs  de  ce  temps  en  Hollande,  établit  une 
soecursale  à  Amheim  vers  Itsn  1000.  Nous  pour- 
rions dter  un  grand  nombre  d'ouvrages  imprimés  à 
ceue  époque  par  le  Jansson  d'Amheim;  en  voici 
imelqaa-uns  :  ŒMer  von  Hordt  :  Nye  êcMffart 
êtr  koUoMkr  umtker  den  Gantzen  Kreysz  der 
Brdem.  Ambem,  ben  Jan  Jansson,  1003,  in-4. 

Àlterti  Uwrtri  inttUvtiofwm  GeotneMcarvm 
Uèrt  quatmov,  —  Hamhmix  in  dvcatv  Geldri»,  in 
oCidoa  Joannis  Jansonii  bibliopolae,  1605,  in-fol.  flg. 

La  plupart  des  ouvrages  du  grand  artiste  de  Nu- 
remberg ont  été  réimpr.  à  Amheim,  même  les  trad. 
ftramaises,  telles  que  :  tes  Quatre  livres  d'Albert 
J>§rerée  la  jfropârtUm  des  par  lies  et  pourtraits 
été  corps  htmains,  trad.  par  Loys  Meygret.  — 
^  "  sur  redit,  de  Paris,  1557,  à  Amheim,  chez 
,161S,in-foL 


ÀREKc^Atremies^Tillage  près  d'Abbe^ille 
(Somme). 

ABiKiB  Olonenses^  les  Sables  d'Olonnes, 
▼ille  de  France  (VeDdée).  On  trouve 
anssi  Pictonum  Promontoriuv. 

Abzksberga,  Arensberg,  ville  de  Westpha- 
lie,  près  Cologne. 

kîŒSS90CÂ,  Arembock,  bourg  du  Holstein. 

Arerstum,  Arleux,  bourg  de  France,  dans 
le  Gambrésis  (Nord). 

Areschottum,  Arschot,  ville  de  Belgique, 
sur  le  Demer  (Brabant). 

Aresdobfium,  Arensdorf  (?),  village  du 
Brandebourg  (Prusse). 

M.   Cotton   dte    un    volume   que   possède    la 
Bodléienne,  imprimé  dans  cette  localité  au  xvi*  siè- . 
de  :  Sebast.  Castalionis  diatogi.  Aresdorfiii,  per 
Tbeophilnm  Pbiladelphum,  1578.  Les  noms  de  lien 
et  d'imprimeur  nous  paraissent  supposés. 

Arestaliux,  voy.  Heristâllum. 

Arethusa  [ïtin.  Anton.],  'Apeô^vuca  [Strab.], 
FocUno,  pet.  ville  de  la  Macédoine  (pa- 
chalikdeSaloniki). 

Arethcsa,  =  un  grand  nombre  de  fon- 
taines ont  porté  ce  nom  en  Sicile,  danç 
les  îles  d'Eubée,  d'Ithaque,  etc. 

Aretium  (Plin.  xv,  Martial  i],  Arretitm 
(Cic.  Epist.  xvi],  'ApfiiriGviroXiç  [Polyb.], 
Aretium  Fidens,  Municu>ium  Aretinum 
[Inscr:  Grut.],  Castiglione  Fiorentino, 
Arezzo,  ville  de  Toscane,  sur  l'Arno; 
a  donné  naissance  à  Pétrarque,  à  Gui 
d'Arezzo,  etc. 

Nous  trouvons,  dans  la  Bibliotheca  Aprosiana 
(p.  A29),  un  livre  imprimé  in  Arezzo  per  Hereole 
Gort^  1616,  in-12et  intit  Cieitia  (sic)  son^i,  indra- 
muitiea  poeska,  di  AnnihaU  Lomeri  sanese, 

DlCnOHII,  DE  OiOOM, 


Arevacorum  Urrs,  voy.  Segubu. 

Arevalum,  Arevalo,  ville  d'Espagne,  dans 
la  Vieille-Castille. 

Antonio  date  de  1551  l'introduction  de  Timprim. 
dans  cette  ville. 

Argadu,  Argatheua,  Argyle,  anc.  mar- 
quisat, puis  duché  d'Ecosse,  chef-lieu 
Inverary, 

Argajonense,  Augusto  Albense,  Urgao, 
ViRGAo,  Arjœia,  bourg  d'Espagne  (An- 
dalousie). 

Argea,^  'Açyiîa    [Polyb J  .    Argous,  "'Af^oXîç 

[Hérod.J,  partie  du  Péloponnèse;  forme 
auj.  un  diocèse  de  la  Grèce,  chef-lieu 
Nauplie. 

Argeua  'AfryiXta  [Ptol.LToRGAVU,  Torgou, 
sur  l'Elbe,  ville  de  Prusse. 

ARGENsoUiE,  Argensoles,  village  près  Sois- 
sons  (Aisne). 

Argensonium,  Argemon,  village  de  Tou- 
raine  (Indre-et-Loire). 

Argentacum,  Argentavi  [monn.  mérov.], 
Argentat,  pet.  ville  du  Limousin  (Cor- 
rèze). 

Argentanum  [Liv.].  Marcopous,  ville  des 
Bruttiens,  dans  le  roy.  de  Nazies,  auj. 
S.  Afarco  in  Lamis  (Galabre  citer.). 

Argentanum,  voy.  Argentonum. 

Argentaria  [Amm.  Marc],  Castrum  Ar- 
gentariense,  Argentuaria  [Tab.  Théod.], 
'ApiftvTouttpîa  [Ptol.],  Argentovaria  [Itin. 
Anton.],  Horburg?  ville  des  Rauraci, 
dans  la  Gaule  Belgiaue,  détruite  lors 
des  invasions  des  baroares  et  dont  on 
voit  les  ruines  au  village  de  Uot^burg, 
près  Colmar  (Haut-Rhin). 

Argentaria,  Argenteria  ,  Argentières, 
bourg  de  France  (Hautes-Alpes).  = 
Village  d'Auvergne,  près  Montlucon 
(Allier). 

Argenteis,  Lorgnes  [1)   bourg  de  Franco 

(Var). 

Argenteola,  anc.  ville  d'Espagne,  auj. 
le  bourg  iïAvilés,  dans  les  Asturics. 

Argenteus  [Plin.],  Argentum  Flumen  [Cic. 
Epist.],  'Ap^EVTiGv  [Ptol.J,  VArgenz,  pet. 
fl.de  Fr.;  se  jette  dans  la  Méditerranée. 

Argentigera,  VArget,  pet.  riv.  de  France 
se  jette  dans  l'Ariégc. 

Argentina,  Zwonmk  ou  Iswomik,  ville  de 
Turquie,  sur  la  Drinna  (Bosnie). 

Argentina,  voy.  Argentoratum. 

ARGENTiNiE,  Argentine,  bourg  du  Périgord 
(Dordogne). 

4 


99 


ARGENTO.  —  ARGOS. 


iOO 


Argento,  Argenîomagus  Pictonum,  Argen- 
ton-le-Château,  pet.  ville  et  anc.  comté 
de  Poitou  (Deux-Sèvres). 

Argento,  ArgenUm,  bourg  de  l'Anjou 
(Maine-et-Loire). 

Argentouum,  ArgenteuU,  bourg  de  Bour- 
gogne, près  Tonnerre  (Yonne). 

Argentouum  ad  Sequanam,  ArgenteuHsuT' 
Seine,  bourg  de  TIle-de-France,  anc. 
abb.  de  S.-Benoît. 

Argentobiagus   Cuborum  ,    Argantomagum 

SItin.  Xnion.],  Argentonsiir-Creuse,  ville 
le  France  (Indre), 

Argentomum,Argentanu]|,Ar£G£NUS  [Tab. 

Peut.],  'AûTévGO;  [Ptol.],  ARiE  Genu£,  Ar- 

gentoen  (au  XI*  s.).  Argentan,  ville  de 
France  et  anc.  comté  (Orne). 

Argentoratum  [Tab.  Theod.],  Argentina  Ci- 
viTAS  [Not.  Prov.],  Argentina  Reni,  'ApT*^ 
Topa  [Julian.  Ed.],  'Ap^iyropaTW  [Ptol.], 
Argentoratus  [Itin.  Anton.],  Argento- 
RAcuM  Palatium  [Charta  Lotbar.  reg.j, 
AuGusTA  Trebocorum  ou  Triboccorum, 
Strateburgum  [Not.  Prov.],  Stratisbur- 
GUM  [Géogr,*  Raven.],  Stateburgus, 
Stratburgum,  •  enfin  Strazbourch  [Car- 
tuL],  Strahashourg  [Chron.  Carlov.]  et 
Strasbourg  (en  ail.  Strassburg),  anc.  ca- 
pit.  des  Triboques,  dans  la  Gaule  Bel- 
gique, auj.  chef-lieu  du  départ,  du 
Bas-Rhin. 

Cette  ¥iUe  revendique  l*honnear  de  la  découverte 
de  rimprimerie.  Cest  avec  Mayence  et  Harlem  la 
seule  qui  puisse  présenter  à  Tappui  d'une  prétention 
aussi  grave  des  titres  assez  sérieux  pour  mériter 
Tbonneur  d'une  discussion  approfondie. 

M.  Léon  de  Laborde  {Dètmti  de  Cimfnimerie  à 
Strcubourg)  a  publié  avec  une  exactitude  scrupu- 
leuse et  un  grand  bonheur  de  traduction  les  pièces 
des  diflérents  procès  que  soutint  en  cette  ville  de 
llt^i  &  1439  Jean  Gensfleisch  (en  ÏAÛnAruicaro),  ou 
Zum  Gutenberg,  né  à  Kuttenberg  en  Bohème,  suiv. 
l'opinion  la  plus  généralement  accréditée.  Les  pièces 
et  dépositions  de  ces  procès  sont  présentées  et  ana- 
lysées avec  une  telle  netteté,  les  recherches  sur  les 
mystérieux  travaux  par  lescpiels  l'illustre  père  de  la 
typographie  préludait  à  son  mimortelle  découvertede 
la  mobilisation  des  caractères,  sont  présentées  avec 
unt  de  clarté,  enfin  les  conséquences  qu'a  su  tirer 
M.  de  Laborde  de  l'ensemble  des  faiu  sont  déduites 
avec  une  logique  si  puissante,  qu'il  nous  paraît  inu- 
tile de  rentrer  dans  une  discussion  qui  ne  se  rat- 
tache qu'indirectement  au  plan  que  nous  nous 
sommes  imposé.  Le  livre  de  M.  de  Laborde  est  d'ail- 
leurs dans  les  mains  de  tous  les  bibliophiles,  et 
nous  lui  demanderons  la  permission  d'y  renvoyer 
le  lecteur. 

Strasbourg,  à  l'époque  de  Gutenberg,  était  ville 
impériale,  depuis  l'année  1205.  Lors  de  la  réforme 
elle  se  rallia  tout  d'abord  au  protestantisme  et  ob- 
tint en  récompense,  des  empereurs  d'Allemagne,  la 
création  d'une  université  protestante  (1621).  A  la 
fin  du  xvu«  siècle,  Louis  XIV  la  réunit  à  la  France 
(1681). 

Si  l'on  peut  ^^outer  foi  &  la  Chronique  contempo" 
raine  de  Phil.  de  Lignamine  (Rome,  147A).  Jean 
Mentelin  imprime  dans  cette  ville  dès  l'année 
1U8  :  U  est  à  croire  que  cet  imprimeur,  lors  même 


qu'il  n'eût  pas  été  appelé  à  Mayence,  ainsi  que  le 
veut  Meerman,  eut  connaissance  des  procédés  nou- 
veaux employés  par  Gutenberg,  procédés  sur  les- 
quels le  retentissement  dés  nombreux  procès,  soute- 
nus par  celui-ci  à  Strasbourg  même,  avait  forcément 
atUré  l'attention  des  hommes  spéciaux. 

Mais  même  en  admettant  l'authenticité  du  rensei- 
gnement de  Philippe  de  Lignamine,  il  ne  nous 
serait  pas  possible  de  préciser  auquel  des  nombreux 
ouvrages  exécutés  sans  indication  de  lieu  ni  de  date 
par  J.  Mentelin  pourrait  s'appliquer  cette  assertion. 

L'un  des  livres  incontestablement  les  plus  impor- 
tants qui  soient  sortis  de  ses  presses,  l'un  de  ceux 
qni  révèlent  une  antiquité  reculée,  est  certainement 
la  Bible  allemande  (BibUa  sacra  Germaniea)  en  un 
seul  volume  in-fol.  de  C1O5  AT.  à  2  col.  et  de  6!  lignes 
à  la  colonne  enUère  :  ce  livre  précieux  à  tous  égards 
est  reporté  par  tous  les  bibhographes  (voy.  JSctet 
Altliorp,;  P.  G.  Reichhart,  etc.)  au  moins  à  l'année 
1400. 

La  Bible  latine,  dite  de  50  lignes,  plus  importante 
encore  (2  vol.  in-fol.  de  21S  et  212  IL  à  2  col.  de 
50  lignes),  est  peut-être  tout* aussi  ancienne.  Les 
caractères  ronds  dont  s'est  servi  Mentelin  pour  son 
exécution  sont  les  mêmes  que  ceux  avec  lesqneb  il 
a  imprimé  en  1473  le  Spéculum  MstoriaU  de  Vin- 
cent de  Beauvais. 

Henrv  Eggesteyn  fonde  à  peu  près  simultanément 
un  établissement  rival  de  celui  de  Mentelin.  Sa  Bible 
allemande  (in-fol.  de  004  If.  à  2  coU  de  00  lign.)  est 
tout  aussi  ancienne  que  celle  de  son  rival,  et  peut 
également  être  reportée  à  l'année  1400. 

Le  premier  livre  strasbourgeois  publié  avec  une 
date  certaine  est  sorti  de  ses  presses  :  c'est  le  Gra- 
tiani  decretum ,  cum  apparatu  Bartholomœi 
Brixiensis,..  artificiosa  adinuêcûnis  iw^primendi 
absffi  vIUl  catami  exaratione  sic  effiçiata  et  ad 
iaudem  offmipoêtis  dei  est  eôsûmatû  Per  venera- 
bilem  vira  Henricû  Eggesteyn.  Artia  Uberaliû  ma- 
gistrum  eivem  inclite  dvitatis  ArgentifL  Anno  Dfii. 
li.C(kx.LXXjo,  in-fol.  à  2  col.  Texte  entouré  par  la 
glose,  459  tL 

La  même  année  U  publie  d'Adrien  le  Chartreux  le 
lÀber  de  remediis  utriusque  fortunœ,  in-4,  im- 
primé avec  son  plus  petit  caractère. 

Les  principaux  imprimeurs  strasbourgeois  qui 
suivent  J.  Mentelin  et  H.  Eggesteyn  sont  :  Adolphe 
Rusch  de  Inguilen,  qui  prend  la  suite  de  l'établiue- 
ment  de  Mentelin,  Martin  Flach  et  Jean  Grûninger. 

En  1764  le  rapport  fait  à  M.  de  Sartines  signale  à 
Strasbourg  dix  libraires  et  cinq  imprimeurs. 

^Argentovaria,  voy.  Argentària. 

Argentum,  Argent,  bourg  et  anc.  château 
du  Berri  (Cher). 

Argenus,  Argttenon,  riv.  de  Fr.  ;  se  jette 
dans  la  Manche^  près  de  Saint-Malo. 

Argu^  Argous^  auj.  la  Saccama,  district 
de  la  Morée. 

Argivernum,  Argenxière,  bourg  du  Niver- 
nais (Nièvre). 

Argoja,  Argonia,  Argovu,  Arahts  Pagus, 
VArgovie  (en  ail.  Argau  ou  Aargau), 
canton  suisse. 

Argous,  voy.  Argia. 

Argonna,  Argonnensis  Silva,  VArgonne, 
partie  montagneuse  et  boisée  des  dép. 
de  la  Meuse  et  des  Ardennes. 

Argos,  Argouca  Urbs  [Ovid.],  ville  du  Pélo- 
ponnèse^ sur  remplacement  de  laquelle 
existe  auj.  une  ville  qui  porte  encore 


101 


ARGOS  fflPPIUM.  —  ARIAPE. 


102 


ce  grand  nom  d'Argos,  au  N.-O.  de 
Nanplie. 

Argos  Hippium  [Plîn.K  Argyripa  [Virg. 
JSn.],  Argyrippa  (Plin.  m],  *Apyopîinra 
XajTHMv,  "Afirci  [Ptol.] ,  Arpi,  Ville  de 
VAptHa  Daunia,  dont  les  ruines  se 
voient  dans  la  Capilanate  et  sur  l'em- 

{^lacement  de  laquelle  on  a  bâti  un  vil- 
age  nommé  Foggia. 

Argous  Pohtus  [Diod.  Sic.],  Porto  Ferrajo, 
cq>it.  de  rîle  d'Elbe. 

Argovu,  voy.  Argoja. 

Arhusia,  AannsiuM,  voy.  Aarhusu. 

Aria,  voy.  Aeru. 

Aeia,  Ait  ou  Arroê,  île  du  Jutland  (Da- 
nemark). [Rinneir.] 

Arialbinum  (Tab.  Theod;],  Aktalbinum 
[Itin.  Anton.],  MuLHusnJM,  Mùhlhausen, 
Mu0i€use,  anc.  ville  des  Rauraci,  dans  la 
Gaule  Belgique,  auj.  ville  de  France 
(Haut-Rhin). 

Od  oonfond  aaseï  fréquemment  cette  ritle  avec 
b  Tille  momie  dn  même  nom,  dans  laquelle  Pim- 
primerie  exisu  à  partir  dn  zyi«  siècle.  U  nous  pa- 
rait cependant  que  nous  pouvons  faire  remonter 
PétalillaMment  de  la  typographie  dans  la  Mulhouse 
abadcnne  à  l'année  1561.  voici  un  livre  &  cette 
date  que  nous  trouvons  flréquemment  cité  t  De  Ar- 
bore  âdeniiœ  àom  et  mali,  Augustino  Eleutherio 
(Séb.  Frank)  authore.  —  A  la  fin  :  MOlbusii  sope- 
rioris  Elsatiae,  per  Petrum  Fabrum,  anno  1501,  in-S. 

Parmi  les  imprimeurs  du  xvi^  siècle  que  nous 
coonaiasons  dans  cette  ville,  nous  ne  trouvons  pas 
de  noms  importants  à  mentionner  ;  mais  nous  re- 
commandons de  ne  pas  confondre  George  et  André 
llantzach,  les  premiers  imprimeurs  de  MQhlhausen 
en  Saxe,  avec  les  typographes  de  Mulhouse  d'At' 
sace,  NOUS  les  retrouverons  à  Mulhcsicm  Tcrir- 

GOICM. 

AKIA5UM,  Ariano,  sur  le  Pô,  bourg  d'Italie. 

Ariarica,  voy.  Ariorica. 

Arica  [Itin.  Anton.],  Ebodia,  Evodia,  Ori- 
NucuM,  AuRiNiACA  [Auc.  Cbr.j,  Avrigny 
(en  angl.  Aldemey),  île  de  la  Manche, 
sur  la  côte  0.  de  France. 

Aricia,  Aricia  Nemoraus  [Martial,  xml, 
ville  du  l^tium,  au  nied  du  Monte  Al- 
bano,  auj.  Laricda,  aans  la  campagne 
de  Rome. 

Arigomum,  voy.  Areconium. 

Aroonum  [Itin.  Anton .1,  'ApijAivov  [Strab.], 
Armimum,  ville  de  l'Ombrie  sur  l'Adria- 
tique, auj.  litmtm^  dans  la  délégation 
de  Forli. 

Cn  livre  imprimé  en  1^86  a  passé  longtemps  pour 
être  le  premier  produit  des  presses  de  Rimini; 
c'éuit  un  livre  hébreu  :  Sepher  Bkkarim,  du  rabbi 
Joseph  Albo,  an.  v.  ccxvi  (Christi  IdSÔ),  in-fol.  de 
197  p.  U  est  aiiijourd'hui  avéré  que  ce  livre  précieux 
et  recherché  est  sorU  de  l'imprimerie  de  Soncino, 


dans  le  Crémonais  (voy.  Bossi,  de  Hebr,  typ. 
orig,)*  n  fut  réimprimé  à  Rimini,  en  1522  ;  mais 
cette  édition  tronquée  n*a  aucune  valeur  ;  elle  n*a 
même  pas  le  mérite  d*étre  le  premier  livre  imprimé 
k  Rimini,  puisque  les  bibliographes  en  citent  un  de 
Vannée  précédente  :*PubUi  Prancisci  Modesti  Ve- 
netfados  tibri  xii  et  alia  poemata.  item  ejusdem 
Sylvarum  liber  unus.  —  Arimini,  cura  et  impensa 
Sebastiani  Modesti,  per  Bemardinum  Venetum  de 
Vitalibus,  1521.  2  tom.  en  1  voL  in-fol.  (Catal.  La 
Valiière,  no  2624, 119  livr.  19  s.) 

Ariminus,  Marecchia,  riv.  d'Italie,  qui 
prend  sa  source  dans  les  Apennins. 

Arinianum,  Arignano,  ville  de  Toscane, 
sur  l'Arno. 

Ario,  Arionius,  Arnona,  TAmon,  riv.  du 
Berri,  affl.  du  Cher. 

Ariodunum,  Aerding  ou  Erding,  pet.  ville 
de  Bavière. 

Ariola  [Itin.  Anton.],  Ayrolum,  Oriens, 
Orienz  (en  ital.  Airolo),  bourg  de  Suisse 
(canton  du  Tessin). 

Ariola,  Ureuil,  village  près  Toul  (Meur- 
the).  Quelques  géographes  voient  dans 
cette  station  de  lltinér.  d'Antonin  le 
village  de  Bocourt  (Marne). 

Ariolica  [Tab.  Peut.],  Nizeroles,  village 
du  dép.  de  la  Nièvre,  suiv.  Baudrand. 

Ariouca,  Aiarilly.  Plusieurs  localités  en 
France  portent  ce  nom. 

Ariona,  Arjona,  VOmbla,  riv.  de  Dalmatie. 

Ariorica  [Itin.  Anton.],  à  xvi  m.  de  Be- 
sançan,  Ariarica,  Pons  Aelu,  Pons  Du- 
Bis,  Pons  Arlle  fChr.  Virdun.  a.  1095], 
Aelium  [Valcs.  Not.  Gall.],  Pons  Elave- 
Ris,  Pontarlum,  Pontarlier,  sur  le  Doubs, 
ville  de  Franche-Comté  (Doubs). 

Nous  ne  trouvons  pas  trace  d'impression  dans 
cette  viUe  antérieure  au  xixe  Siècle. 

Aripolis,  voy.  Ingolstadium; 

Arisa,  l'Anse,  riv.  du  Languedoc;  se  jette 
dans  la  Garonne. 

Ariscotium,  voy.  AREscnorruM. 

Arisitensis  Pagus,  VArzai,  canton  du 
Rouergue  (Aveyron). 

Arisitum,  ville  épiscopale,  suiv.  Grégoire 
de  Tours,  mais  dont  il  ne  subsiste  que 
de  faibles  ruines  auprès  de  la  petite  ville 
d'Arza^  en  Rouergue  (Aveyron)/ 

Aristadium,  voy.  Arnstadium* 

Aritium  Pr^torium,   voy.  Beneyentum. 

Arlantum,  ARiaATEVicus  [monn.  mérov.], 
Arlant  ou  Ariane,  bourg  d'Auvergne 
(Puy-de-Dôme). 

Arlape,  Arx  Lapidea,  Ara  Lapidea,  Pechlarn 
ou  PocMam,  ville  d'Autriche. 


103 


ARLAUNUM.  —  AROSIA. 


i04 


Arlaunum,  Arlunum,  Arolàunum,  Orolau- 
NUM,  Arlon,  ville  de  Belgique  (Luxem- 
bourg). 

Arlegia  Palatium,  Arleux,  village  de  TAr- 
tois^  entre  Cambrai  et  Douai.  [Spicileg. 
Acber.,  p.  187.] 

Armanls,  ARMASANiCiEy  Aymargues,  pet. 
ville  de  France,  près  Lunel  (Hérault). 

Armeium,  Armieu,  bourg  du    Daupbiné 

(Isère). 

Armeniacensis  Comitatus  ,  Armeniacum  , 
Arminacensis  Tractus  [Cbron.  Carlov.l, 
ÏArmeniac,  Liermignac  (xin«  et  xiv"  s.), 
V Armagnac,  province  française,  repré- 
sentée auj.  par  les  dép.  du  Gers,  des 
Hautes-Pyrénées  et  partie  du  Tarn-et- 
Garonne. 

Armenita  fjab.  Tbeod.T,  Arnina  [Itin. 
Marit.],  Fiore,  riv.  de  Toscane. 

Armenopous,  Armenienstadt,  ville  de  Tran- 
sylvanie. 

Armentari^,Armenteria,  Armenft^res,  pet. 
ville  de  France,  sur  la  Lys  (Nord). 

Armentio,  VArmançon,  riv.  de  Bourgogne; 
se  jette  dans  TYonne. 

Armorica  (du  celte  Ar  Mor,  prés  la  mer), 
Armoricanus  Tractus  [Not.  Imper.J, 
Armohic^e  Civitates   [Caes.  v,  51],  Bri- 

TANNIA    MiNOR,    BRITANNIA    GlSMARINA,  la 

Bretagne,  prov.  de  France,  la  patrie  des 
hommes  de  mer. 

Arna,  VAme,  pet.  riv.  de  Champagne. 

Arna  [Sil.  Ital.],  Civitella  d'Amo,  pet. 
ville  de  Toscane,  au  pied  des*  Apen- 
nins. 

Arn^cm  Ducium,  *Arnejum  Duas,  Arnehum 
DucuM,  Amay-le-Duc,  ville  de  France 
(Côte-d'Or). 

Arnapha,  Ervates,  Erft,  riv.  de  West- 
phalie,  affl.  du  Rhin. 

Arnasia,  Miitsch,  château  et  baronnie  en 
Tyrol. 

Arnavia,  Amau,  Amaw,  sur  TElbe,  pel. 
ville  de  Bohème. 

Nous  connaissons  un  livre  imprimé  dans  cette 
ville  à  l^époque  de  la  rérorme  : 

Eyn  fregsprech  gen  Regenspurg  zu  ynss  conci- 
lium  zwischen  eynem  Byschoff  hûrenwirt  und 
Kuntzen  seinem  knecht, 

A  la  fin  :  Gedruekt  zu  Amaw  an  der  Elbe  in 
liOhem  durch    Hans    Jlosi   von  Brawn.    Anno 

MDXXV. 

In-ft  de  20  (T.  fig.  s.  b.  ;  très-curieux  opuscule 
que  nous  communique  le  libraire  L.  Liepmannsohii. 

AiLNBURGUM,  Arnold!  Burgum,  Aimbùr§  ou 
Ambourg,  pet.  ville  de  Prusse,  sur 
l'Elbe  (Brandebourg). 


Nous  ne  pouvons  rien  ajouter  au  renseignement 
fourni  par  M.  Ternaux.  Premier  livre  imprimé: 
Icônes  et  historica  descriptio  prœcipuorvm  hœre- 
siarcharum,  etc.,  Arnburgi,  1009,  in-fol.  Nous 
pensons  seulement  qu'il  y  aurait  lieu  peut-être  de 
lire  :  Uamburgi,  car  celte  localité  n'est  citée  que 
par  M.  Ternaux. 

Arnemium,  voy.  AreiNacum. 

Arnemuda,  Arnebiunda,  Armuyden,  ville 
de  Hollande,  dans  Tile  de  Walcheren. 

Arnetum,  voy.  Arn^um. 

Arnhemium,  voy.  Arenacum. 

Arnoldi  Villa,  Arnovilla,  Amouville.  — 
Plusieurs  villages  de  France  portent  ce 
nom. 

Arnona,  voy.  Arto. 

ARNSBURGLT4,  Amsborg,  ville  et  château  de 
Danemark  (Gothland). 

Arnstadium,  Aristadium,  Arnstetum,  Ar- 
NosTADiuM,  Amstadt,  ville  de  Thuringe, 
près  Erfurt  (princip.  de  Schwartzburg- 
Sondershausen). 

Premier  livre  imprimé  :  Eckardus  Leichnenu; 
Comment,  de  Magit  qui  Christum  adarare  vetu- 
runt  in  Bethléem,  Arnsteti,  1625,  in -10.  Réimpr.  à 
léna,  en  1655,  sous  le  titre  de  :  De  Tempore  MagO' 
rum,  in-12.  Le  catal.  des  Elzevirs  de  1681  nous 
fournit  un  titre  d'ouvrage  imprimé  dans  cette  Tille 
en  1641  :  Jos,  Grossgebaur,  Jesuê  staurologia  Pa- 
rabolico-paradigmatica.  Amstad,  1641,  in-4,  et  la 
Bibliotheca  saxonica  G,  Struvii  nous  donne  un 
grand  nombre  de  livres  relatifs  à  l'histoire  de  cette 
Tille  et  de  la  province  de  Schwartzburg,  entre 
autres  tous  les  ouvrages  de  Jean  Christ.  Olearius,  le 
célèbre  pasteur  de  cette  ville,  à  la  fin  du  xvii«  siècle, 
Arnstcedische  feuer-historie  ;  Amstadt,  1700,  in-8, 
Epitome  historiœ  Arnstadiensis,  cum  fig.  cneis. 
iM(t,  1704,  infol.,  etc. 

ARNULpm  Oppidum,  S.  Amoul,  S.  Amould, 
pet.  ville  de  France  (Eure-et-Loir). 
Plusieurs  localités  en  France  portent 
ce  nom. 

Arnus  [Plin.,  ra.  ;  Tacit.  Ann.,  i],  VAmo, 
fleuve  de  Toscane. 

Aroanna  Fluvius,  VOrvanne,  riv.  de  Fr., 
affl.  du  Loing. 

Aroasia,  Aroaise,  bourg  de  l'Artois,  près 
Bapaume  (Pas-de-Calais). 

Aroe,  voy.  Patrie. 

Arola,  Arula,  voy.  A  ara. 

Arolj:  Burgum,  voy.  Arburgum. 

Arol^  Mons,  Mont  Saint-Gothard, 

Arolaunum,  voy.  Arlaunum. 

Aronà,  VAiwide,  riv.  de  Picardie,  affl.  de 
rOise. 

Arosia,  Arosen,  Westei^as,  ville  de  Suède, 
sur  le  lac  de  Maelar. 

Le  catalogue  delà  Biàl,  TeUeriana  (p.  187), Pan- 
ier (tom.  Ti,  130),  Jean  Hallervort  {BibL  curiosa, 
Regiomonti,  1676,  in-4,  p.  S9),  enfin  J.  SchelTer 


105 


AROSIUS.  -  ARTEMÎSIUM. 


i06 


(5verùi  tUtercia,  p.  17),  donnent  comme  premier 
liTre  imprimé  dans  cette  Tille  s  Brtuiarium  tecuti" 
dmm  ritum  aimœ  ecclniœ  ArosiensU,  Arosic,  15M, 
in-S.  Ce  tH-ériaire,  publié  par  Otto,  éTéque  de  Wes- 
teras,  existe-t-il  réellement?  Le  fait  est  trës-con- 
testé  :  Panser  indique  le  liire  comme  étant  In-fol.  ; 
le  catal.  Le  Tellier  parle  d'un  in-4,  et  ScbeCTer,  qui  né 
le  cite  oue  d^près  Hallerrort,  le  dit  in-8.  Le  D' Gotton 
prèieqd  que,  selon  toutes  les  probabilités,  ce  bré- 
Tlaire  n'tet  aotre  que  celui  qnimprimait  à  Bâle,  en 
1513,  Jacques  de  Pforxbeim ,  dont  Panser  aurait 
TU  un  exemplaire  incomplet  du  dernier  f.,  et  que 
la  préCKe  étant  datée  d^Arotiœ  ti  /d.  octobr,  1500, 
le  bibliograpbe  de  Nuremberg  aurait  été  induit  en 
erreur  et  aurait  improTisé  ce  titre  :  Brevtarium 
aeewéum  riium  BecL  âroslentis.  Ceci  est  très-pos- 
sible sans  doute,  mais  comment  admettre  que  Panser, 
'exactitude  faite  bomme,  oui  décrit  ce  bréTiaire 
de  Bile  sous  le  format  in-4  (Ann.  ti,  p.  190),  se 
soit  ainsi  trompé  deux  fois  T  En  effet,  quelques  pages 
aanaraTant,  il  désigne  le  BréTiaire  de  Westeras  sous 
le  format  in-fol. 

M.  ScbrGder  dfjpsal  {Ineunabula  artis  typoçra- 
ffkkm  (n  Sueeia)  ne  fait  aucune  mention  de  ce  Bré- 
Tiaire de  Westeras,  et  son  silence  est  une  forte 
preuTe  à  l*appui  de  la  non-existence  du  livre. 

M.  Brunet  esqulTe  la  difficulté  en  ne  citant  ni 
rnn  ni  rautre  de  ces  deux  bréviaires,  et,  nos  efforts 
pour  nous  les  procurer  étant  restés  vains,  il  nous 
est  impossible  de  trancher  la  question,  bien  que 
Doos  pendiioos  fortement  jtour  l'opinion  du  doc- 
teur Gotton. 

Si  rappel  que  nous  fsisons  aux  bibUograpbes 
étrangers  est  entendu,  et  sL,  comme  nous  l'espé- 
rons, notts  obtenons  de  leur  complaisance  quelques 
documents  nouveaux,  nous  reviendrons  sur  cette 
question,  ainsi  que  sur  tous  les  points  laissés  dans 
fobscurité^  que  nous  ne  serons  pas  parTenus  à  élu- 


Cest  seulement  à  Tannée  1821  que  le  Dr  Gotton 

bit  remonter  rétablissement  d'une  imprimerie  à 

testeras  sous  la  direction  d*01au8  Olai,  d'Elseneur, 

et  mai  le  pstronage  du  grand  roi  Gustave- Adolphe. 

Mais  ta  Bibtioth,  Septentrianalis  nous  fournit 

quelques  indications  antérieures,  entre  autres  :  Con- 

ao  fwekrU  in  oMUm  Joh.  Trotziç.  Arosiae,  per 

Eacoariom,  1617,  in-8.  Cette  oraison  funèbre  est 

d^  pisttur  de  Stockholm,  nommé  Simon  Benedlcti. 

Gd  psautier  en  suédois,  dont  il  existe  un  exem- 

pUiK  rar  vélin  A  Puniversité  d'Upsal,  fut  imprimé 

aWnteras  en  163S,  et  nous  citerons  encore  une  tra- 

éoctioo  du  célèbre  ouvrage  de  Philippe  de  Momay, 

Ccnsidenaio    vttœ  ae  mortU  humanœ,    impr. 

irosie,  per  Petrum  Wald,  an.  16S9,  in-8. 

•Vrosits,  Arrosius,  YAroux  ou  VArroux, 
riv.  de  Bourgogne,  afïl.  de  la  Loire. 

Abothu,  Arolsen,  ville  de  la  princip.  de 
Waldeck,  prèsPaderbora. 

Arovu,  voy.  Aradgia. 

AiiPAJONUM,  Castrdm  Arpajoni^  Arpacona 
monn.  mérov.],  Arpajon,  ville  de  Fr. 

Seine-et-Oise). 

AiPKUM  [Cic. .  Sallust.] ,  anc.  ville  des 
Volsques,  dans  la  haute  Apulie,  auj. 
Ârpm,  ville  de  l'anc.  roy,  de  Naples 
(Terre  de  Labour). 

l'itriedeCicéron  :  Haym  cite  plusieurs  ouvrages 
nottcrés  A  la  description  de  cette  ville  antique. 


ippelée  par  A.  Bicchi  da  Cora  la  Reçina  de.Voi 

Arponium,  Quarcano,  bourg  dltalie  (Ca- 
labre  citer.). 

AaocATA,  Arquatum,  Arqua,  bourg  de  la 


Vénétie,  près  Padoue.  =  Arqua,  bourg 
près  de  Rovigo. 

Arrabona,  voy.  Arabo. 

Arreium,  Arreio  Villa,  Arreau,  pet.  ville 
de  France  (Hautes-Pyrénées). 

Arruca,  ville  des  Carpetani,  dans  la  Tar- 
raconaise,  auJ.  Guadalajara,  dans  la 
Nouvelle-CastiUc.  On  trouve  dans  les 
Chroniqueurs  :  Godelfare. 

Nous  connaissons  un  livre  imprimé  dans  cette 
ville  en  \5ÙU  :  Mémorial  de  cosas  notables,  por 
Inigo  Lopez  de  Mendota,  Guadalajara,  S.  de  Cor- 
melias,  ISOft,  pet.  in-fol. 

ARRiANiE,  ville  de  la  Pannonie,  qu'on 
croit  être  auj.  AUenhoven,  en  Autriche, 
sur  le  Danube. 

Arroa,  Arroê,  lie  de  la  Baltique. 

Arrosa,  VAyr,  pet.  riv.  de  Champagne, 
afQ.  de  l'Aisne. 

Arsaq  Abbatia,  Arsac  l'Abbaye,  bourg  de 
France  (Gironde). 

Arsacum,  Arzac,  pet.  ville  de  Gascogne 

(Gers). 

Arsembiacum,  Arsembouy,  village  du  Ni- 
vernais. 

Arsicua,  'Apdixoo*  [Ptol.],  Hadrisch,  pet. 
ville  de  Morale  (Autriche). 

Arsignanum,  Arx  LANiE,  Arzignano,  bourg 
de  la  Vénétie,  près  Vicence. 

Arslnoe  [Plin.  v],  KXtowaTpiç  [Strab.], 
Hauiroth  [Num.  xxxui],  Suez,  sur  la 
mer  Rouge. 

Arsinoe,  voy.  Fama  Augusta. 

Artabrum  Promontorium  [Plin.],  Ni'picv 
[Strab.],  Caput  Finisterr^^  Cap  Finis- 
terre,  en  Galice. 

Artaium,    Ai'tas,    bourg    du    Dauphiné 

(Isère). 

Artalbinum,  voy.  Arlalbinum. 

Artaunum,  voy.  Herbipous. 

Artegia,  Arthies,  village  et  anc.  château 
du  Vexin  français  (Seine-et-Oise). 

Arteuca,  voy.  Piscaria. 

Artemisia  [Plin.  m],  'Af^!^*'^*  [Steph.], 
GianuH,  Januti,  île  d'Italie,  sur  la  côte 
de  Toscane. 

ARTEiasiuM,  Santa  Agata,  bourg  d'Italie 
(Calabre  citer.). 

Artemistdm  [Strab.],  Aiàvicv  [Ptol.],  Dia- 
NiuM  [Cic,  Plin.J ,  Hemoroscopium  Con- 
TESTANORUM  [Fcst.],  auc.  ville  de  la 
Tarraconaise ,  auj.  Dénia,  ville  mari- 

.  time  d'Kspagne  (roy.  de  Valence). 


/ 


107 


ARTEMÏSIUM  PROMONTORIUM.  -  ARVERNA. 


i08 


Artemisium  Promontorium,  C€^  s.  Martin, 
en  Espagne. 

Artesu  .  [Cell.] ,  Atrebatensis  Comitatds, 

Ï^ays  des  anc.  Atrebates,  V Artois,  prov. 
rançaise  qui  comprend  partie  des  dé- 
partements du  Pas-de-Calais  et  de  la 
Somme. 

ARTHENiEUM,  Arthetioy,  Artenay,  pet.  YJlle 
de  France  (Loiret). 

Arthona,  voy.  Artona. 

Artiaca^  voy.  Arcuca. 

Artucuh  Villa,  Supra  Fluvium  Ararim 
[Charta  Rodulfi  reg.  a.  925],  Arcey, 
anc.  villa  royale,  auj.  village  de  la 
Haute-Saône. 

Artigi,  Artigis  [Itin.  Anton.],  Alhama, 
ville  d'Espagne  (roy.  de  Grenade). 

Artivu,  Ariél,  bourg  du  Nivernais. 

Artobriga  [Tab.  PeutJ,  Laufen,  bourg  de 
Suisse,  près  Schafiouse.  =  Artzburg, 
ville  de  Tanc.  Yindélicie  (Wurtem- 
berg). 

Artouca,  Tugîia,  bourg  de  Savoie,  près 
d'Aoste. 

Artona,  Arthona,  Hortana,  Artonne,  pet. 
ville  d'Auvergne  (Puy-de-Dôme). 

Artonum,  ArUm,  ou  Arthon.  Plusieurs 
villages  de  France  portent  ce  nom. 

« 

ARuca,  Aruc^  [Itin.  Ant.],  auj.  Maura, 
ville  de  Portugal  (Alentejo). 

Arula,  TArlbergy  chaîne  secondaire  du 
Voralberg,  montagnes  du  Tyrol. 

Arula,  voy.  Arola. 

Arula,  Y  Aigre,  pet.  riv.  de  la  Beauce, 
affl.  du  Loir. 

ARULiE,  Arles-sur-Tech,  bourg  de  France 
(Pyrénées-Orient.). 

Arunda  [Plin.],  Ronda,  ville  d'Espagne, 
dans  le  roy.  de  Grenade. 

Nous  empruntons  à  Tadmirable  trayail  de  Don  J. 
Gallardo  le  titre  d'un  livre  imprimé  &  Ronda  au 
XVII*  s.  :  Relacion  verdadera  <U  l  la  çrande  tor- 
menta  y  diluvio  que  sucedio  m  la  chidad  |  de 
Bonda.  Lunes  28  de  setiembre  deste  présente  \\  ailo 
de  1657,  y  dêl  grande  estrago  que  hito  en  hom  | 
bres,  animales,  ediflcios  y  eampos.  |  Dose  cuenta 
de  algunos  mUagros  que  la  Virgen  nueslra  sefiora  | 
obré  en  ella,  In-ft. 

Aruntina,  Arvndel,  ville  d'Angleterre 
(comté  de  Sussex). 

Imprimerie  en  1756.  [Gotton^^uppL] 

Arupinum  [Strab.LARUPiuM  fltin»  Anton.], 
Arypium  [Tab.  Peut.],  le  château  (TAues- 
berg,  dans  la  Gamiole,  près  Laybach. 


Arur,  voy.  Arola. 

Arva,  Orawa,  AlsO'KiMn,  pet.  ville  de 
Hongrie,  dans  le  comitat  d'Arva. 

• 

Arva,  TAvre,  pet.  riv.  de  France,  affl.  de 
l'Eure.  C'est  sur  cette  rivière,  dans  la 
papeterie  du  Mesnil,  près  l'abbaye  de 
l'Estrées,  appartenant  alors  à  M.  Guil- 
lot  et  maintenant  à  MM.  Didot,  que 
furent  continués  par  Robert,  avec 
aussi  peu  de  succès  qu'à  Essonnes, 
les  essais  de  son  idée  première  sur  la 
machine  à  papier  continu.  =  VArve, 
riv.  de  Savoie,  affl.  du  Rbône. 

Arvensis  Cobutatus,  die  Armer  Ges^ 
pannschaft,  le  comit(U  d'Arva,  en  Hon- 
grie. 

Arverna  [Sidon.  m,  Epist.],  ARVERNORm 
CivrrAs  [Not.  Civ.  Gal.J,  Augusta  Arver- 

NORUM  ,      Au70U<rrovip[4Tov     [Plol. ,    Tab. 

Peut.],  Gergovia  Arvernorum  (voy.  Ger- 
Govu),  Areverno,  Arroverno  Ijnonn. 
mérov.],  Claromontium  [Cell.],  Nemos- 
sus,  NepAKidoç  [Strab.l ,  Clarus  Mons, 
Clairmont  (moy.âge),  Clermont-Perrand, 
anc.  capit.  des  Arvemi,  puis  du  comté 
d'Auvergne^  auj.  chef-lieu  du  dép.  du 
Puy-de-Dôme. 

Sept  conciles;  abb.  de  Bënéd.,  abb.  de  Quoy,  abb. 
de  Prèmontré.  Impr.  en  1538. 

M.  Temaux  donne  comme  premier  lirre  imprimé 
dans  cette  ville  l'ouvrage  de  Savaron  sur  les  Ori- 
gines de  Clermont,  impr.  en  1607,  in-S,  et  M.  Gotton 
fait  remonter  Jusqn^A  1594  la  date  de  l'introduction 
de  Timprimerie  dans  la  capitale  de  l*Auirergiie.Nous 
pourrions  facilement  citer  un  grand  nombre  de'iro- 
lûmes  antérieurs  ;  le  plus  ancien  et  le  plus  impor- 
tant, à  notre  avis,  est  la  seconde  édition  des  Cou- 
tumes du  hauit  et  bas  pays  (PAuj^ergne^  Clermont, 
Nicolas  Petit,  1SS8,  in-8,  dont  la  première  est  datée 
de  Paris,  1511,  imprimée  par  Jeban  Petit  et  déposée 
àOermont  en  Ihostel  de  Loys  Maritain  libraire 
dutT  lieu,  in-8,  gotb.  (Bibl.  impér.,  F.  SUS). 

La  même  année  nous  avons  un  autre  livre  imprimé 
à  Qermont,  dont  un  bel  exempl.  est  aussi  conservé 
ft  la  BibL  imp.  (B.  1505)  :  Statuta  Synodalia  diae, 
Claromontensis  a  GuUlermo  de  Prato,  episcopo 
Claromontensi,denovo  ordinata,  anno  hdxxxvh. 
aermon^  Nicolas  Petit,  15S8,  in-ft.  Ces  statuts  sy- 
nodaux avaient  été  imprimés  antérieurement,  ainsi 
qu'il  résulte  d'un  fragment  que  nous  avons  eu  entre 
les  mains,  et  dont  le  titre  était  conservé  :  Statuta 
syniHialia  Claromon,  De  novo  ordinata  eum  pri- 
vilégia régis,  h.d.  xxvi.  Venundatur  in  ciuitate 
claromofl.  A  magistro  Antbonio  Chalvet  bibliopola 
comornti  ante  ecclcsiam  diue  Marie  de  Gratia.  in-ft, 
avec  une  marque  formée  d'un  A  entre  deux  GC.  — 
Ce  de  novo  ordinata  semble  même  indiquer  pne  édi- 
tion antérieure. 

Parmi  les  imprimeurs  postérieurs  A  Nicolas  Petit, 
ui  ont  quelque  importance,  nous  citerons  Jean 
Durand,  qui  donne,  en  1587,  une  nouvelle  et  belle 
édition  des  Coustumes  d'Auvergne,  in-8;  Nicolas 
Jacquard  et  Boujon,  au  xviie  siècle. 

Le  rapport  fait  à  H.  de  Sartines  donne  les  noms 
de  deux  imprimeurs  conservés  à  Clermont  par  l'édii 
de  1759  et  exerçant  en  1764  :  Pierre  ViaUanes, 
pourvu  en  1736,  possédant  trois  presses,  et  Lauis- 
P.  Boutandon,  établi  dep.  1735  (<k  presses).  Les  an- 
cêtres de  ce  dernier  avaient  exercé  la  charge  d'im- 
primeur du  roi  depuis  1697. 


S 


109 


ARVn.  —  ASCRÏVÏUM. 


.  110 


ARTHy  peuple  de  la  Gaule;  occupait  le 
dép.  actuel  de  la  Sarthe. 

ART0MA9  Arvoniensis  Gomitatcs^  Snau- 
DONu,  la  j[)fY)vi7tce  de  Caemarvon,  en 
Angleterre  (Pays  de  Galles). 

Arx  Alta,  yoy.  Altum  Gastrum. 

Arx  ARMiNn,  Hermannsburg,  dans  la  prin- 
cip.  de  Waldeck. 

Arx  kusnask,  Zuyd-Schans,  forteresse  du 
Brabant,  près  Bcrg-op-Zoom. 

Arx  Batayorum^  Batemburgy  pet.  ville  de 
Hollande  (Gueldre). 

Arx  Britâivnica  [Sueton.]^  Brittenbwrg, 
bourg  de  Hollande,  près  Leyde. 

Arx  Buccin'^,  le  château  Trompette,  fort 
près  Bordeaux.  [Graesse.] 

Arx  DRUSIANA9  Dœsbwrg,  ville  forte  de 
Hollande  (Gueldre). 

Arx  Fohtana,  Fuenies,  place  forte  du  Hi« 
lanais. 

Arx  Gandulfi,  CasteUGcatdolfo,  bourg  et 
résidence  d'été  de  la  cour  papale. 

Arx  iFHiAy  Arx  Taxuna,  Gastellum  Iphium^ 
châtmu  d'îf,  lie  et  forteresse  dans  la 
rade  de  Marseille. 

Arx  Keluna,  EniskUling,  ville  d'Irlande 
(Ulster). 

Arx  LANiE,  voy.  Arsignanum. 

Arx  Lapibea,  voy.  Arlape. 

AixLuDOViaAD  Saaram^  Sara  vus  LuDOVia, 
Saarlom,  Sarrelouis,  ville  forte  de  la 
Prusse  rhénane^  près  de  Trêves. 

Arx  Lddovicu,  Foii-Lovis,  pet.  ville  d'Al- 
sace (Bas-Rhin). 

Arx  Media,  Médius  Yicus,  Moyemic,  bourg 
de  Lorraine  (Meurthe). 

Arx  MiNERViE  [Virg.J,  'A^vaiov  [Dion. 
Halyc],  PoRTus  Veneris,  auj.  Castro, 
bourg  dltalie  (Calabre). 

Arx  Nova,  Nysslot,  SawolUna,  ville  de 
Russie  (Finlande). 

Arx  Nova,  Neoseuum,  Neuhùàsel,  bourg 
de  Hongrie. 

Arx  Rcbra,  Bother  Thurm,  défilé  des 
montagnes  de  Transylvanie. 

Arx  s.  Hospirn,  Ospitio,  bourg  de  France 
(Alpes-Marit.). 

Arx  s.  JuuANi,  fort  San  JtUiano,  sut  le 
Tage  (Portugal). 

Arx  Scepusiensis,  Scepusium,  Szepervar, 
bourg  de  Hongrie. 


Arx  Schenkiana,  Schenhenschans,  bourg 
dans  l'île  de  Grafenwoord,  sur  le  Rhin. 

Arx  Septeniua,  Settenil,  bourg  d'Espagne 
(roy.  de  Grenade). 

AsA  Paulini,  voy.  Ansa. 

AscAUNGiuM,  *A<jxaXî-]f7wv  [PtoL],  Bennopolis 

B'ab.   Peut.],  HiLDEsiA,  Hildeshemium, 
Udesheim,  ville  du  roy.  de  Hanovre. 

L*imprimerie  remonte  dans  cette  ville  à  Tannée 
1605.  et  le  premier  imprimeur  est  Andréas  Hantzsch. 
Voici  le  titre  d*Qn  livre  pubUé  par  lui  cette  pre- 
mière année  :  M.  Christop/u  Roatbarti  extremum 
Judidvm^  du  gantze  Ltlùr  vom  Jûngsten  Tag  ;  — 
Hildestaeim  ku  Hannober,  1605,  in-S. 

André  Hantzsch  n'avait  établi  à  Hildesheim  qu*ane 
succursale,  son  imprim.  princip«étantàMQhlhau8en. 

Le  D'  Gotton  fait  aussi  remontera  cette  même 
année  1605  rétablissement  d'une  imprimerie  à 
Illldesbeim. 

AscANiA,  AscHARU,  l'ancicn  château  des 
princes  d'Anhalt,  sur  les  ruines  duquel 
s'est  élevée  la  petite  ville  d*Aschersleben, 
près  Halberstadt. 

Peignot  mentionne  un  ouvrage  de  J.-Fr.  Rein- 
man,  imprimé  dans  cette  petite  ville  en  1702,  et 
Temaux  cite  :  HeberU  flducia  magistratus.  As- 
canic,  1715,  in-ft.  U  est  vrai  oue  trois  Ifgnes  plus 
bas  cet  excellent  bibliographe  cite,  sous  la  rubrique 
Aschersleben  :  Lutheri  Catechistmtu,  1705,  in'12. 
Pour  Timprimerie  à  Anhalt,  en  1590,  voy.  Anhal- 
tinum  Vêtu»* 

9 

AscANu,  TuscANiA,  Toscar^jûla,  pet.  ville 
fortifiée  d'Italie  (délég.  de  Viterbe). 

AscHAviA,  ksthmh,  ville  de  Bavière,  près 
Wùrtzburg. 

AsciBURcn  Montes  [Cell.], Gigantei  Montes, 
dos  Riesengebirge,  chaîne  de  montagnes 
qui  sépare  la  Silésie  de  la  Pologne. 

AsciBUROiuM  [Tab.  Theod.l,  ville  des  Gti- 
gerni  dans  la  Gaule  Belgique,  auj. 
Asburg,  bourg  du  roy.  de  Wurtemberg. 

AsciBURGUM,  voy.  Embhica. 

AsciBURGUM,  voy.  Dispargum. 

AsaBURGUU,  ASCHIBURGUM,  COLONIA  TrAJANA, 

Aschaffenburgum,  Aschaffenbwrg,  ville 
de  Bavière  (cercle  de  Franconie),  entre 
Francfort  et  Mayence. 

L'introduction  de  l'imprimerie  dans  cette  viUe 
date  de  1620,  suiv.  le  docteur  Gotton,  oni  désigne 
Balthasar  Lippius  comme  le  premier  imprimeur. 
Nous  ne  connaissons  pas  les  livres  sur  lesquels 
s'appuie  le  bibliographe  anglais  pour  déterminer 
cette  date,  et  ce  n'est  qu'en  1C29  que  nous  trouvons 
des  livres  imprimés  dans  cette  ville  :  Vorburg 
(  Wolfg.  Sigistn,)  Testimonialis  commissarius  Lati- 
no-Germanicus»  Aschaiïenburgi,  16S0,  in-12.—  Vor- 
burg {Jo.  PML)  Paratitla  Juris  canonici.  AschaflC, 
1629,  in-8.  (Cat.  de  Tournes,  p.  200.)  —Jo,  Althusii 
Apfiorismi  Juris  civitis.  AschalTenburg,  16S0,  in-12.' 

Ascrivium  [Plin.  m],  'Aoxpouîov  [PtoL],  Cat- 
TARA,  Catar^,  ville  de  Dalmatie,  auj. 
Caitaro  (Kottor^  en  slave),  avec  un  grand 
port  sur  l'Adriatique. 


m 


ASCULUM  APULUM.  -  ASSINIUM. 


H2 


AscuLUM  Apulum  [Cell.],  Asculum  fFlor.], 
*A<ncXov  [Plut,  in  Pyrrh.],  ville  de  VApu- 
lia  Datmia,  auj.  Ascoli  di  Satriano,  ville 
de  Tanc.  roy.  de  Naples  (Capitanale). 

Nous  avions  cru  retrouver  les  traces  d'un  établis- 
sement typographique  dans  cette  petite  ville  au 
XTii*  siècle,  mais  nous  avons  acquis  la  preuve  que 
c*est  à  V Ascoli  du  Pitenum  que  s'appliquent  les 
notes  que  nous  avions  recueillies. 

Asculum  Picenum,  "AoxXov  t^  nîxYivov  [Strab. 
Plutarch.],  *X<t)woXov  [PtoL],  Asculum 
[Plin.  ni,  Cœs.],  Ascoh,  ville  forte  de  la 
Marche  d'Ancône,  sur  le  Tronto. 

Tous  les  bibliographes  citent  deux  ouvrages  im- 

S rimes  dans  cette  ville  au  xv*  siècle  ;  aussi  n*en 
onnerons-nous  que  les  titres  succincu  :  La  Cro- 
fdea  de  Saneto  Isidero  Menore,  eon  atchune  addi' 
tioni  eaciate  del  texto  et  Utoria  délia  Bibbia  e  del 
IWro  de  Pauto  Orosio.  A  la  fin  :  Impresso  in  Ascoli 
in  casa  del  Rev.  Plebano  de  saneto  Venantio  Miser 
Pascale  :  per  mano  del  degno  impressore  Mag. 
Golielmode  LinisdeAlamania,  M.cccCLXxyn,  in-A. 
Char.  rom.  157  ff. 

Et  Statutactvitatis  AsetUanœ,,,  Gli  sopradicti  sta- 
tuti  sono  stampati  per  il  venerab.  frate  Joanni  da- 
Theramo...  d*  la  çità  d'Ascolo,  in  Tanno 
M.  CCGC  LXXXXYi.  lu-fol.  à  2  coL,  30  lig. 

AscuM,  AscA^  Assche,  bourg  et  château  de 
Belgique,  près  d'Alost. 

Le  célèbre  Josse  Bade  était  né  dans  ce  château,  ce 
qui  lui  fit  donner  le  surnom  d*Aseentius,  On  a  pré- 
tendu que  Thierry  IMartens  d'Alost  était  originaire 
de  ce  bourg;  mais  le  contraire  est  démontré 


M.  Van-Iseghein,  dans  la  remarquable  étude  qu'il  a 
consacrée  au  prince  des  imprimeurs  belges. 

AsENA,  ville  de  Bétique,  auj.  Alamuz, 
bourg  du  Portugal,  sur  le  Tage. 

Asu,  voy.  Aqu^  Tarbeluos. 

Asn.uM  ou  Mansus  Asuj,  le  Maz  d'Azil, 
bourg  du  Languedoc  (Ariége). 

ASINARIUM,    ASINERL£,    ASNERLE    PaLATIUM, 

Asniéres,  anc.  villa  royale,  in  agro  Par 
risiaco  [Charta  S.  Ludov.  a.  126i],  auj. 
bourg  de  la  banlieue  parisienne.  Un 
grand  nombre  de  localités  en  France 
portent  ce  même  nom. 

AsîNARUs,  'Aatvopo;  [Plutarch.l,  le  Freddo, 
riv.  de  Sicile,  dans  le  Val  ai  Demona. 

AsiNDo,  voy.  AssrooNU. 

AsiNi,  Asnes,  village  de  la  Flandre  fran- 
çaise (Nord). 

AsiNiAcuM,  Ais'enay,  Yillage  près  Luçon 
(Vendée). 

AsmovuxAAE,  Anseauvillars  en  Chaussée, 
village  près  de  Breteuil  (Oise). 

ASISIUM,  Al9l<nov  [Ptol.],  ASISINATIUM  MUNICI- 

•  piuM  [Grut.],  ville  de  lOmbrie,  auj. 
Assisi,  Assise,  ville  de  l'Italie  centrale, 
dans  la  délég.  de  Pérouse.  • 

Armellini  a  publié  dans  cette  ville  en  1751  et  17S2 
les  deux  premières  parties  de  sa  Biàttotheca  Bene- 
dicto-Casineiuù,  sive  teriptorum  Castnensis  con- 


gregationis  Sanctœ  Justinœ  Patavtnœ  eum  addiu 
et  append.  fn-fol.  La  Ire  partie  a  238  pp.,  la  2*  242, 
et  V Appendice  qui  forme  15  pp.  fut  imprimé  cette 
même  année  17S2,  mais  à  Foligno.  La  biblioth.  de 
Tabbaye  de  Sainte-Justine  de  Padoue,  auj.  dispersée, 
était  fort  importante  et  renfermait  un  grand 
nombre  de  traités  inédits  des  savants  Bénédictins. 

Asros,  Chiascio,  riv.  d'Italie,  affl.  du 
Tibre. 

ASLOA,  voy.  Ansloa. 

AsNEsuM,  Assens,  ville  de  l'île  de  Fionîe 
(Danemark). 

ASOTDIA,  ASSINDIA    [Ccllar.],  ESSENDIA,  Es- 

sen,  ville  de  la  Prusse  rnénane. 
AsoLVEROTH,  voy.  MoNS  S.  Georgh. 

Asopus  [Ovid.],  'Aattwcoç  [Strab.l,  rAsspo  ou 
VAsopo,  fl.  de  Grèce,  dans  1  anc.  Béotie. 

AspALATOs,  Salona  Nova,  Spalatrum,  Spo- 
lairo,  ville  des  États  autrichiens  (Dal- 
matie). 

AspALucA,  Acous,  village  du  Béam,  près 
Orthez  (Basses-Pyrénées).  Quelques, 
géogranhes  désignent  sous  ce  nom  la 
vallée  a'Aspe,  dans'  le  même  départe- 
ment, et  le  Gare  d*Aspe,  torrent  qui 
traverse  cette  vallée. 

AsPAviA  [Cœs.],  Espejo,  village  d'Espagne 
(Andalousie). 

Aspera,  Asperen,  bourg  de  Hollande^  sur 
le  Linge.  =:  Aspres,  bourg  du  Dau- 
phiné  (Hautes- Alpes). 

Asperosa,  Astrizza,  Polystilo,  ville  de  la 
Turquie  d'Europe,  dans  la  Roumélie. 

Aspis,  Aspe  ou  Aspa  Vi^a,  bourg  d'Espa- 
gne^ au  roy.  de  Valence  (cest  une 
station  de  l'itin.  d'Antonin,  située  entre 
Tarragone  et  Carthagène). 

Aspis,  YAspido,  pet.  riv.  de  l'Italie  cen- 
trale. 

Asprencia,  voy.  Sparnacum. 

Aspricolus,  Mons  Acutus,  Scherpehhemel 
(Mont-Aigu),  pet.  ville  de  Belgique 
(Brabant). 

AspRmoNTTCM,  Asprimons,  Aspremont  ou 
Apremont,  la  plus  illustre  baronnie 
d'Austrasie,  dit  le  père  Anselme.  Un 
grand  nombre  de  localités  en  France 
portent  ce  nom. 

AssA  Pauuni,  voy.  Ansa. 

AssiDONiA,  AsiNDO,  Methymna  Sidonia,  ville 
de  la  Bétique,  à  l'O.  de  Cadix,  auj. 
Médina  Sidmia  (prov.  de  Séville). 

ASSINDIA,  voy.  ASNIDLA. 

AssiNiuM,  AssiNUM,  Assimshire,  comté 
d'£iCosse« 


il3 


ASSISIUM.  —  \TALANTyE  NESÏUM. 


H4 


Assisnm^  voy.  Asismic. 

AsoRcs  [Cic.  Ver.],  'Aa<T»poç  [Steph.],  As- 
soMin^  Azaro,  bourg  de  Sicile. 

AssoviuM,  Asovu  Tanais  [Plin.],  Azom?  ou 
Azof,  ville  de  la  Russie  d'Europe,  dans 
une  île  du  Don  (prov.  d'Iekateri- 
noslaw). 

AsTA  [Plin.  m,  5],  'Aora  xoXwvia  [PtoL], 
AsTExsis  CiYiTAS  [Paul.  Diac.],  Asta 
PoifPEJA^  Hatia  [Tab.  Peut.],  ville  de 
Fane.  Ligurie,  sur  le  Tanaro,  auj.  Asti, 
ville  et  évêché  de  Piémont. 

Paoxer  et  les  bibliographes  moderaes  citent  deux 
livres  imprimés  k  Asti  en  1518  et  1519  :  Albert  i 
Bnod  de  ConstUvtionibuê,  decretis,  statutis  et  eon- 
netmdÙÊiàus.  Astx,  mdxvui,  in-toU -^  Benevenuti 
SaMgeorgii  Séries  MontUferrati  marchianum  et 
prùicipum,  Astae,  per  Franciscum  de  Silva,  hdxix, 
fai-4.  (CaL  Pioelli,  II,  p.  Î6H.) 

n  ne  nous  est  pas  pennis  de  passer  soùs  silence 
le  lÎTre  le  plus  prédeux  imprimé  à  Asti,  dont  un 
exemplaire  est  consenré  dans  l'admirable  bibliothè- 
que du  respectable  doyen  des  bibliographes,  M.  J.- 
C  Bronet,  qui  l*a,  (te  vinL,  décrit  aussi  exactement 
que  possible  dans  la  dernière  édition  du  Manvel  du 
Ukraxrt,  »  AUotd  AstensU  {J.-G.)  opéra  Joeunda 
meiro  Maekarronico  matemo  :  et  GtUlieo  compo" 
rita.  A  la  fin  :  Impressum  Ast  per  magistrum  Franc 
deSilva,  anno  dfii,  Hilesimo  quingentesimo  rigesimo 
primo,  die  xij.  mensis  HardJ.,  pet.  in-8,  demî-goth. 
Iig.s.l»is;  200  ff.  non  chiCTrés.  Le  bel  exemplaire 
de  H.  Branet  a  figuré  dans  les  ventes  Hanrott  et 
Ridi.  Heber.  ;  il  fut  acquis  à  cette  dernière  vente 
par  le  libraire  Groiet,  qui  le  céda  A  M.  Brunet  :  11 
est  incomplet  de  2  AL,  mais  il  a  le  frontispice  origi- 
nal que  n'avait  pas  celui  de  M.  Libri  (vente  de  1M7). 
Voyex,  k  cette  occasion.  Acte  d'accusation  contre 
Ubri-Carueei,  art.  Grenoble, 

Asta  Regu  [Plin.,  Mêla.,  Itin.  Ant.], 
Xeresium,  ville  de  Tanc.  Bétique,  auj. 
Xérès  de  la  Frontera,  sur  le  Guadalete 
(Andalousie). 

•  L'imprimerie  doit  exister  dans  cette  ville  depuis 
Pao  1620,  »  dit  le  D*"  Cotton,  qui  ne  cite  aucun  livre 
à  rappui  de  son  assertion.  Voici  un  vol.  imprimé 
Tannée  précédente,  qui  se  trouve  A  la  biblioth.  de 
rArsenal  :  Diseorso  en  que  se  prueva,  que  et  habito, 
mtroéueido  por  la  nueva  Pragmatica,  es  el  mas 
natural  y  mas  conforme  al  antiguo  destos  Reynos, 
por  el  Ueeneiado  Fernando  Manojo  de  la  Corte, 
Xérès,  1025,  in-^  Une  édition  de  ce  petit  traité  a  été 
pabliée  A  Barcelone  cette  même  année  1625  :  nous 
^norons  laqueUe  est  la  première. 

AsTAPA  [Liv.],  Estepa  la  Vi^a,  ville  d'Es- 
pagne, près  du  Xenil  (Andalousie). 

AsTARACENSis  Ager,  Astaracum,  'pays  d'As- 
tarac  ou  d*Estarrac,  en  Gascogne,  près 
Gomminges  (Haute-Garonne). 

Asnois  [Itin.  Ant.],  Astigitana  Colonu 
(Plin.  m] ,  CoLONiA  Augusta  Firma 
[ïnsc.  ap.  Grut.l,  Ecija  ou  Exija,  ville 
d'Espagne,  sur  le  Xenil  (Andalousie). 

Noos  ne  connaissions  pas  de  livre  Imprimé  à  EciJa, 
aatérieurement  à  celui-ci  :  Sotedad  entretenida  en 
que  se  da  noticia  de  la  storia  de  Ambrosio  Cali- 
sandao,  eompuesio  por  Joan  de  Barrio  nuevo  y 
Moya  cUrigo,  —  En  EciJa,  por  Juan  de  Malpartida 


de  las  Alas,  1638,  in^k.  Mais  D.  J.  Gallardo  nous  en 
indique  un  plus  ancien  :  Relacion  de  ta  solemnitad 
con  que  celetfrô  ta  octaba  del  Santissimo  Sacra- 
mento  en  la  ygleaia  mayor  de  Santa  Crut  su  pa- 
trono  Don  Diego  de  Mendoza,  regidor  de  la  dictia 
ciudad  este  aflo  de  16SS.  —  Con  licencia,  imprcsa  en 
Ecija,  en  la  oficina  de  Luis  Esiupiftan,  afio  1653. 
\n-U.  36  (T.  sans  pagin. 
(Bibiioth.  espailola,  tom.  J,  729.) 

AsTiGis  Vêtus,  Astygis,  Alahameda  (Ala- 
meda),  bourg  d'Espagne,  près  Ecija 
(Andalousie). 

ASTIPALfiA,  \(srw:aXa.U  [Ptol.],l/e  deStam- 
pâli,  dans  rArchipel,  entre  Naxos  et 
Rhodes,  sur  la  côte  de  Carie. 

AsTR£us,  fleuve  de  Macédoine,  auj.  la 
Vistrizza,  dans  le  pacb.  de  Saloniki. 

AsTRASu,  Westrachia.  Westergoè,  l'un  des. 
quatre  districts  ae   la  Flandre  wal- 
lonne. 

AsTRizzA,  voy.  Asperosa. 

AsTURA  [Plin.  m],  6  STopa;  [Strab.],  Salira, 
pet.  riv.  des  États  du  Pape. 

Astures,  peuple  de    l'Espagne  Tarraco- 
naise,    divisé    en   Astures  Augiistani 
.  Iroy.  de  Léon)  et  Astures  TYansmontani 
(les  Asturies), 

AsTURiCA  Augusta,  Colonia  Asturica,  Aus- 
TURGA,  AsTURGU,  auc^  cap.  des  Astures, 
auj.  Astorga,  ville  d'Espagne,  dans  le 
roy.  de  Léon. 

Le  Dr  Cotton  rapporte  que  la  bibliothèque  du 
Trinity  Collège  de  Dublin  contient  un  volume  im- 
primé dans  cette  ville  en  1624  par  Hieronymo  Mu- 
rillo,  mais  il  n*en  donne  pas  le  titre. 

Pedro  Cosin  imprima  dans  cette  ville  en  1577  un 
traité  de  D.  Franc  Garmiento  de  Mendoza,  inlit.  : 
Defensio  libelli  de  rediiibus  ecclcsiasticis  ab  im- 
pvgnationibus  doctoris  Martini  yavarri,  —  Astu- 
rica, 1577,  in- fol. 

Asula,  Acelum  [Plin.  in.],  Acedum,  ^Ajte^cv 
[Ptol.],  Asola,  pet.  ville  de  la  Vénétie, 
sur  la  Cbiese. 

Cest  la  patrie  d*Andreas  Asulanus,  qui  prit  la  di- 
rection de  rimprimerie  des  Aides,  à  la  mort  d*AIde. 
Tancien,  qui  arriva  le  8  fé>Tier  1515  (1516,  n.  style). 

Ataciacus  Vicus  [monn.  mérov.],  voy. 
Narbo  Martius. 

Atacini,  peuple  de  la  Gaule  Narbonnaise 
première,  babitait  sur  les  bords  de 
XAtax  (Atide). 

Atacinorum  Civitas,  voy.  Nahbo  Martius. 

Atacinus  Vicus,  Au&sière,  bourg  de  Fr. 

(Aude). 
Ataginos  [monn.   mérov.],   voy.   Narbo 

Martius. 

Atagis  [Strab.],  Eisacus  [Cell.],  Hisarcus, 
Itargus,  l'Eysac/i,  riv.  du  Tyrol. 

ATALANTiE  NeSIUM,  'AToXàvTYlç  NïKJlOV,  île  dC 


H5 


ATANACUM.  —  ATHENiË  AD  EHNUM. 


ii6 


Nesos,  TàlcmcU  oa  Tkalandonis,  dans  le 
N.-O.  de  Négrepont. 

Atanacum,  Aignai-le-lhic,  bourg  de  Fr. 
(Haute-Marne). 

Atanus,  voy.  Atoanatum. 

Atax,  Adax^  Aude,  fleuve  du  Languedoc. 

Ategua,  Attegtia  [Dio.  Cass.],  Attegova, 
ville  de  la  Bétique,  dont  César  fit  le 
siège,  et  sur  les  ruines  de  laquelle  s'est 
élevée  Alcala  Reale  ou  Alcaia  la  Real, 
près  Jaen  (Andalousie). 

ATELiE  VeROMANDUNORUM,    AXELfi  VlLLA    IN 

Pago  VitiOMANDENSi  [Grég.  Turon.],  At- 
telé, AihieSy  bourg  de  France,  dans 
l'anc.  Yermandois  (Aisne). 

Atella  [Liv.,  Cic,  Tab.  Peut.], 'A-rtXXa 
[Ptol.],  'ATtXa  [Strab.],  ville  des  Osci, 
dans  la  Campanie,  auj.  Avena,  près 
Capoue,  ou  San  Arpino,  dans  la  Terre 
de  Labour  (d'où  Atellanes). 

Aternum,  'AT^pvcv  [Strab.],  Pescara,  bourg 
du  roy.  de  Naples  (Abruzze  citer.). 

Aternus  [Plin.],  Piscarius  [Paul  Diac], 
ÏAtemo,  riv.  d'Italie;  se  jette  dans 
TAdriatique. 

Ateste  [Tac.  Hist.  ra],  Ateste  Colonu 
[Plin.J,  Adestdm,  Este,  ville  de  la  Véné- 
tie,  au  S.-O.  de  Padoue. 

Noos  ne  connaissons  pas  de  liyre  imprimé  dans 
cette  ville  avant  17ftS  :  Èrevi  notizie  Intomo  alla 
terra  di  Este,  ii  per  queUo,  che  riguarda  l*anti- 
cMtà  délia  sua  origine,  che  le  sue  varie  mutazioni, 
ecc,,  di  Antonio  AngelierL 

Este,  per  l*0rlandini,  17ftS,  in-8.  Haym  prétend 
qne  ce  livre  est  l'oeavre  de  D.  Paolo  Vagenti. 

Atha,  Athum,  Ath,  pet.  ville  de  Belgique 
(Hainaut). 

L*auteur  du  Très-dévot  vouage  à  Jérusalem, 
Jean  Zuallart,  a  fait  imprimer  dans  cette  petite  ville 
un  livre  tout  spécial  :  Description  de  ta  ville  d'4th. 
Atb,  J.  Mafis,  lèlO,  in-8. 

Nous  ne  trouvons  aucune  trace  d'imprimerie  an- 
térieure. En  16S7,  nous  pouvons  encore  signaler  : 
Chronique  de  Grandmont,  par  Benoit  Ihtteau, 
Ath,  J.  Maés,  in-12,  et  :  Fie  de  S.  Adrien^  patron  de 
Grand-Mont,  par  le  P.  Martin  le  Brun,  Ath, 
1657,  in-8. 

Atha-Clyath,  voy.  Dublinum. 

Athanagia  [Liv.  xxiT,  Cardona,  sur  le 
Cardonero,  ville  d'Espagne  (Catalogne). 

Athanatum,  Atanvs,  Atanence  Monasterium, 
S.  Arediys.  StrYtier-de-la-Percke  ou  St- 
Yrieix,  village  et  anc.  abb.  de  Bénédic- 
tins, près  Limoges  (Haute-Vienne). 

Nous  citons  ici  cette  abbaye,  parce  qa*au  xn^  siè- 
cle les  moines  y  montèrent  un  établissement  typo- 
Sraphique  dont  le  plus  ancien  produit  fut  un 
reuiarium  cité  par  P,  de  Golonia,  dans  son  His- 
toire littéraire  de  la  ville  de  Lyon,  impressum  in 
monasterio  Athanatensi,  anno  1520,  et  un  Mis- 
sale  Athanatense,  imvr,  Athanati,  in  eodem  mO' 
nasterio^  anno  1531,  in-foL,  dont  un  bel  exemplaire 
ne  fut  vendu  que  5  fr.  1  s.  à  la  vente  Golbert. 


Athenje  [Liv.  etcj,  'A(Mv»j,  Geciopia  [Ca- 
tul.],  Thesea  [Thucyd.]  ;  au  moy.  âge  : 
AsTiNEs,  Setines,  Athina.  Athènes  {Athi- 
niàh  en  turc),  capitale  ae  la  Grèce. 


Le  S  aoAt  182S,  dès  le  commencement  de  Pinsw^ 
rection  grecque,  M.  Ambroise-Firmin  DidoL  promo- 
teur du  célèbre  Comité  philbellénique  de  Paris, 
s*cmpressait  de  faire  don  k  la  Grèce  d*une  imprimerie 

Î|u*il  aurait  voulu  diriger  sur  Athènes  ;  mais  éUe 
ut  expédiée  d*abord  à  Hydra,  oh  elle  senit  à  Csirc 
paraître  le  <l>îXo;  tov  N6(jlou,  Journal  politique. 

En  1824  le  comité  de  Londres  envoya  trois  petites 
imprimeries  qui  ftarènt  ainsi  réparties  :  l'une  A  His- 
solonghi,  l'autre  à  Kauplie,  la  troisième  k  Athènes, 
d'oh  les  Turcs  avaient  été  chassés.  Le  2ft  avril,  le 
Journal  d^ Athènes,  *E^\t£ç'iç  tûv  'AOiQvâv,  parut» 
imprimé  dans  Athènes.  Mais  cette  imprimerie  fut 
complètement  détruite  le  24  mai  1827,  quand  les 
Turcs  reprirent  Atht*nès. 

En  Janvier  1834,  sur  la  demande  et  la  recommao- 
dation  du  prince  Soutzo,  M.  Ambroise-Firmin  Didot 
confia  à  M.  Kororoélas  d'Athènes,  qui  vint  s'ins- 
truire des  procédés  de  la  typographie  chexMH.  Firmia 
Didot,  une  imprimerie  qui  devint  par  la  suite 
très-considérable.  Les  premiers  livres  qui  sor- 
tirent de  ses  presses,  k  Athènes,  sont  :  en  18S4, 
VHisioire  d'Athènes,  par  Denys  Sourmélis,  in-8*; 
en  18S5,  *AvOoXoYCa  f|  ovXXoyi^  qiajidtedv  ifjpolxûv 
xal  ipcoTixcôv,  2  pet.  vol.  in-16  ;  en  18S0,  les  Mé- 
moires militaires  du  général  Christophe  Perraibos 
(*Aico(&vT]{jLoveu(iaTa  9coXs(i.()ià  OMX^^iaj^mL  icopà 
TOV  ovvrayiJATâpxou  ^pior.  lleppaiooO).  2  vol. 
in-8<»,  André  Koromélas,  rue.  d'Othon,  n*  2i5. 

Dans  une  antre  imprimerie  parurent,  en  1888,  les 
Souvenirs  de  la  régénération  grecque,  de  1820  à 
1823,  par  Germanos,  métropolitain  de  Patras» 
*rico(ivr,(iaT«  iccpi  xi];  éicavaffxdaeoi;  if]c  '£X>flu* 
8oc  icopà  ToO  ucTpoicoXtTov  IlaTpàiv  rep(ia*0Uy 
publiés  par  Callimaque  Kastorchès,  à  Athènes,  ty- 
pographie de  Pierre  Bflantzarakès,  rue  Nteka,  n*  45. 

Koromélas  a  imprimé  plusieurs  dictionnaires.  Le 
premier,  publié  en  1837,  est  le  Dictionnaire  fran- 
çcds-grec,  de  Dentotis  et  Zalik,  un  fort  volume  in-8*, 
Athènes,  1837,  typographie  de  Koromélas,  et  le  der- 
nier est  le  grand  dictionnaire  d'après  le  Thésaurus 
grcecœ  linguœ  de  Henri  EStienne,  par  Skarlatos, 
2  voL  in-4*,  Athènes,  1852,  imprimé  et  stéréotypé 
par  A.  Koromélas.  Cet  ouvrage  est  fort  bien  exécuté, 
bans  les  prolégomènes  l'auteur,  Skarlatos  de  By- 
zance,  et  réditeur  disent  qu'ils  ont  été  encouragés  à 
préférera  l'ordre  étymologique  adopté  par  H.  Estienne, 
et  qui  fut  suivi  à  tort  par  les  éditeurs  de  Londres,  l'or- 
dre alphabétique,  selon  l'exemple  donné  par  Ambroise- 
Firmin  Didot,  et  ils  s'expriment  ainsi  :  *Ave6dp- 
puvav  TÔv  àXY)Od>c  i\ptùOL  Tfi;  TvitOYpat^tac  Xp.- 
ébôaiov  Oip(Aîvov  AiSoÂTov,  f|  xaOûc  tov  i6aicTt<rcv, 
eu  icoicôv ,  ô  if)(JLéTepo;  Aatanio^ ,  Aiodorov ,  va 
àvaXâ6iQ  Tpirriv  toO  8T)90cupoO  Sxdoatv  xaT*  àX- 
9a0v)Tov  (p.  2). 

D'autres  imprimeries  s'établirent  à  Athènes  avec 
les  caractères  de  Didot  :  celle  d'Apostolidès,  de  Gkar- 
boi^,  etc. 

Koromélas  mourut  à  Athènes  en  1800. 

ATHENiE  AD   EhNUM,    AcADEMIA   JuUA,  HeL- 

mestadium,  Helmstadilîm,  Helmstœdt,  ville 
du  duché  de  Brunswiclc. 

L'imprimerie  précède  de  quelques  années  en  cette 
ville  la  fondaUonde  l'Université,  qui  n'eut  Jieu  qu'en 
1570.  Nous  connaissons  un  livre  imprimé  en  1572  : 
D.  NicSelneckers  Bekandtnuss  vnd  testament  vom 
h,  abendmal  dess  Henren,  was  es  sen,  und  tvas 
darinnen  aussgetheilt  und  genommen  werde. 
Helmstatt,  1572,  iu-8.  Le  nom  du  premier  imprimeur 
est  Jacobus  Lucius  Transylvanus. 


117 


ATHENiE  AD  SALAM.  —  ATREBATiE. 


H8 


Athekje  ad  Salam,  Athenis  Salanjs^  Ihena^ 
lena,  YiUe  du  grand-duché  de  Saxe^ 
'Weymar  (anc.ahuringe). 

UniTcnité  eâèbre  ftmdée  en  1548.  SulTant  le 
Dr  CoCtoOf  qui  t'appuie  de  Pautorité  de  Ldong, 
rfoipriaierie  date  en  cette  Tille  de  1545  et  le  premier 
Une  imprimé  serait  :  Chrùtophori  Hammeri  in- 
tro4meiio  fm  UetUmem  Armmteam.  lenae,  1545, 
ki-4.  Gomme  noui  sommes  forcé  d*avouer  en  toute 
homilité  ne  connaître  ni  les  ouvrages  ni  même  le 
nom  de  Christophe  Hammer,  nous  déclarons 
manquer  des  élémâits  nécessaires  pour  Térifier  l*au- 
theniidié  de  cette  assertion.  Un  théologien  luthé- 
rioi  du  nom  de  H anin  Hammer  a  publié  plusieurs 
•nvrages  à  léna  à  peu  près  à  la  même  époque,  mais 
rfmnêssion  du  plus  ancien  ne  remonte  qu'à  1565. 
Toiâ,  imprimé  A  léna,  unlirre  intéressant  que  nous 
croyons  devoir  citer;  il  nous  est  fourni  par  Stru- 
Tlui  {De  TkMrimniœ  scriptori&uâ)  :  JolL  SMgelii 
ùrmHo  éê  emaU^  quart  eonitihumtur  Aeademiœ, 
ÊutHtm  lemmj  in  etieberrimo  eonsetsu  iUu$trissi- 
wtormm  itemm  Saxonlœ,  prùuipumy  eamitum,  no- 
èêUtmtU  et  raîUM  uhoUuHei^  eum  pubUee  rteita- 
remtmrprirUtgia  «f  statuia  AcadtnUœ  lenêntU^  2  die 
PeèrmarU  amo  iatuti»  m  d  Lvin.  len»,  1558,  in-4. 

Atheiuk  Anglorum^  Yoy.  Oxonu. 

Atheeue  Ràcrac^^  yoy.  Basilea. 

Atbenjs  Remorum^  voy.  Rémi. 

Axhenopous  [Mêla].  Athenopous  Massi- 
LiENsiuM  rPiio.  m],  Sambraoa,  Tille  de 
la  Gaule  Narbonoaisey  colonie  de  Mar- 
seille, aaj.  Grimaud,  pet.  yille  de  Fr. 
(Var). 

AnoDiRiA,  Athewrey,  Tille  d'Irlande. 

AiHEKDAy  Aiherdee,  bourg  d'Irlande. 

Atbesia,  Athesinus  Ager^  Etschland,  dis- 
trict du  Tyrol. 

Athesis  [Virg.  iEn.,  Plin.],  'Afti<nç  JPtol.J, 
Atïsia  [Tab.  Peut.],  'Atkjgv  [Plut.], 
ÏAdige  (Ètsch  en  ail.),  fleuTe  d'Italie  ;  se 
jette  dans  TAdriatique. 

Athiso,  Toy.  Ansis. 

Athloka,  Athlone,  ville  d'Irlande  (comté 
de  Roscommon). 

M.  Gotton  iSuppl.)  croit  qu'un  certain  Denys 
Daiy  ftat  le  premier  imprimeur  de  cette  vUle,  vers 
1785;  en  1789  il  y  fonda  un  Journal,  intit.  :  the 
àtklone  HeraUL. 

Atho,  Athos  [Plin.  iv,  Oyid.1,  é  "AO»;  [Hé- 
rod.],  Athon  [Cic,  Liv.1,  le  mont  Athos, 
Monte  Santo,  Hagion  Oros,  montagne 
de  Macédoine,  auj.  dans  la  Roumélie  : 
22  couvents  de  l'ordre  de  S. -Basile. 

Atroua,  Atht^,  comté  d'Ecosse. 

Atbum,  voy.  Atha. 

AxHURmrs,  Vulturnus  [Liv.,  Plin.],  Vol- 
Tt-RNus  |Dion.  Halic.J,  il.  de  la  Campa- 
nie,  auj.  le  Voltumo,  dans  le  Napoli- 
tain. 

Atu,  voy.  Atina. 

Atilia,  voy.  Aldenburgum. 


AiiLiAcuM,  Tilly,  villaffe  de  France,  près 
des  Andelys  (EureJ;  ou,  suiv.  l'abbé 
Cocbet,  Antigny,  village  près  Fontaine- 
le-Dun,  arrondiss.  d'Yvetot .  (Seiné- 
Infér.). 

Atina  [T.  Liv.,  1x1,  Atia,  Atinum  [Plin.  m], 
Atino,  bourg  du  pays  napolitain  (Terre 
de  Labour). 

Atisis,  Athiso,  riv.  de  la  Gaule  Transpa- 
dane,  chez  les  Insubres,  auj.  la  Tosa  ; 
se  jette  dans  le  lac  Majeur. 

Atlanticum  Mare,  'ATXamxri  ôatXotaaa,  OcEA- 
Nus  OcciDENTAUs,  VAtlautique. 

ATORnuM,  Ai>0RFiuM,  Adorf,  pet.  ville  du 
roy.  de  Saxe,  sur  l'Elster. 

Atrebata  [Not.  Imp.L  Atrebates  |moy. 
âge],  Atrebatium  IJCluv.],  Atrebatum 
[Ceil.],  Rigiacum,  Regiacum  Atrebatum, 
Opif  iflucov  [Plol.],  Nemetacdm  [Itin.  Ant.], 
Nemetocenna  [Hirt.  vm],  Civitas  Atra- 
VATUM  [Itin.  Anton.},  Atrebetis  [monn. 
mérov.j,  Arras,  ville  de  France,  sur  la 
Scarpe  (Pas-de-Calais). 

Ruinée  par  les  Vandales  et  par  les  Normands.  Ap- 
partient définitivement  à  la  France  depuis  le  traité 
de  Nlmègue. 

L'imprimerie  ne  fut  introduite  dans  cette  rille 

Ïu'en  1528«  et  le  premier  imprimeur  est  Jehan  de 
uyens. 

En  1508  parait  un  Miuale  ad  usum  inMtgnis 
Beelesie  AtrebcUentiâ...  finit  hùc  intigne  saerimii- 
$alis  opta.  Anno  a  Notait  DomiMi  u  d  tiii,  impenta 
et  are  Johannia  Lagaehe  (en  lat.  Joh.  Piea)^  ti- 
Ifrarii  manentia  domum  familiamgue  haoentis 
Atrebati  ad  inlertignium  5.  Joti,  Èvangelisii.,, 
ibidemque  vénale  reperietur,  In-A,  lettres  rouges 
et  noires. 

Ce  beau  livre  (ùt  imprimé  à  Rouen  par  le  célèbre 
Martin  Morin,  qui  mit  son  nom  en  toutes  lettres  sur 
le  Jambage  intermédiaire  de  l*ftl  majuscule  qui  com- 
mence Touvrage. 

En  1517  une  seconde  édiUon  In-foL  du  même  Mis- 
sel fut  imprimée  à  Rouen  par  Martin  Morin  et  éditée 
par  Jean  L.agache,  qui  s^était  associé  son  fils  An* 
thoine,  et  six  mois  après  un  Bréviaire  portatif  in-8 
sort  encore  des  presses  rouennaises,  mais  cette  fois 
'avec  la  marque  et  le  nom  entier  de  «  Magiater  Mar- 
tinu»  MoriUs,  > 

Mais  les  années  suivantes  voient  une  imprimerie 
nationale  s'établir  à  Arras  et  Tan  1528  paraît  le  pre- 
mier livre  réellement  artésien  :  ■  Ordonnances, 
V8age$  et  itUiiie  la  gouvernance  d'Arras^  faictes 
et  décrétéet  par  Vempereur  comte  d* Artois.  — 
On  les  vend  en  la  cité  d'Arras  par  Jean  de  Buyens, 
deuant  le  portail  de  Nostre  Dame.  (A  la  fin  :)  Imprime 
nouuellement  en  la  cite  d*Arras  par  Jehan  de 
Buyens  l*an  hdxxviii,  pet.  in-ft,  goth.,  avec  les 
armes  impériales  sur  le  titre,  gravées  sur  bois. 

Jehan  de  Buyens  imprime  encore  eu  1531  les 
nouvelles  ordonnances  du  même  empereur,  in-4, 
gotlu  (a  la  Bibl.  impér.). 

La  première  édiuon  des  Coustumes  generaltes  du 
conte  d'Arthois,  connue  et  décrite,  est  donnée  en 
1555,  par  Jehan  Bourgeois,  libraire,  denunirant  près 
du  petU  marché  devant  Saint-Géri,  in-8,  goth. 
M.  Brunet  fait  remarquer  que  la  dernière  ordon- 
nance est  datée  de  1551,  ce  qui  permet  de  supposer 
une  édition  antérieure  i  celle  de  1555.  Nous  Igno- 
rons si  ce  Jehan  Bourgeois  avait,  à  la  date  de  15S5, 
un  matériel  d'imprimerie  suffisant  pour  produire  un 
livre  de  cette  importance,  et  il  nous  est  permis  d*en 


ii9 


ATREBATENSIS  PAGUS.  —  AUDIERNUM. 


120 


douter,  puisque  nous  voyons  cotte  coutume  réim- 
primée en  1547,  avec  cette  souscription  i  •  On  Us 
vend  en  Arras  par  Je/ian  Bourgeois,  «  et  à  la  lin  : 
«  imprimé  à  Anuers  par  moy  Jehan  Grap/ieus.  « 
'  Ce  n'est  qu'en  1553  que  nous  trouvons  sur  une 
nouvelle  édition  des  Ctnistumes  la  mention  d'Im- 
primeur accolée  au  nom  de  Jehan  Bourgeois. 

Voici,  pendant  les  xvie  et  xvii»  sièles,  la  suite  des 
imprimeurs  artésiens  que  nous  fournit  une  curieuse 
monogcaphie  de  MM.  d'Iléricourt  et  Caron  : 

Jehan  de  Buyens,  dont  le  frère  Pierre  ne  fût  que 
libraire. 

Jehan  Bom*geois  ;  il  y  en  eut  deux  probablement 
du  même  nom  qui  imprimèrent  de  1535  à  1590. 

Claude  de  Buyens  et  Gilles  Bauduyn  (1589),  librai- 
res, pour  lesquels  fmprimait  d'abord  Joachim  Tro- 
gnesius,  mais  que  l'on  trouve  plus  tard  figurer 
comme  imprimeurs. 

Robert  Maudhuy(1592-16S0). 

Guillaume  de  la  Rivière  (1591-1634),  qui  imprimait 
aussi  quelquefois  pour  Gilles  Baudouin.  Ce  G.  de  la 
Rivière  est  le  typographe  dont  se  glorifient  à  Juste 
titre  les  bibliophiles  artésiens;  il  fait  revenir  de 
Cambrai,  en  1629,  son  fils  Jean-Baptiste,  dont  nous 
voyons  pendant  quelques  années  le  nom  associé  au 
sien. 

Arras  fournit  aux  imprimeries  étrangères  Pierre 
Touros,  surnommé  le  Tondeitr  d'Arras^  prote  de 
l'illustre  Thierry  Martensd'Alost,  et  le  savant  Cris- 

{>inus,  Jean  Grespin,  que  l'intolérance  religieuse 
brce  ft  quitter  la  France,  et  qui  va  porter  à  Genève, 
la  libre  patrie  des  réformés,  son  savoir  et  son 
génie. 

Nous  trouvons  la  mention  d'un  imprimeur  d'Ar- 
ras,  nommé  Ralet,  qui  exerçait  an  commencement 
du  xviie  siècle  ;  mais,  comme  MM.  d'Iléricourt  et 
Caron  n'en  parlent  pas,  nous  ne  le  citons  que  sous 
toutes  réserves. 

'  '  En  1764  (Rapp.  Sartines),  il  n'existait  à  Arras  que 
deux  imprimeurs,  Charles  Lemaltre  de  la  Sablon- 
nière,  pourvu  en  1747,  et  Michel  Nicolas,  reçu  im- 
primeur en  1752. 

Martin  Franc,  l'auteur  du  Champion  des  Dames, 
était  d'Arras,  ainsi  que  l'auteur  de  la  JUélusine, 
Jehan  d'Arras. 

ATREBATENSIS  PaGUS  OU  COAIITATUS,  VArtoiS, 

anc.  province  française  réunie  à  la  cou- 
ronne 
passe 

mariage  de  Maximilien  avec  Marie  de 
Bourgogne,  et  revient  définitivement  à 
la  France  par  le  traité  de  Nimèirue 
(1678). 

Atrebates,  peuple  de  la  GauleBelgique  II«; 
occupait  l'emplacement  de  Tanc.  dio- 
cèse d'Arras,  auj.  partie  du  départ, 
du  Pas-de-Calais. 

Atrebath,  peuple  de  la  Bretagne  romaine  ; 
occupait  une  partie  du  comté  de  Midd- 
lesex,  sur  la  Tamise,  et  de  l'Oxford- 
shire. 

Atrianus,  Tartarus  LPlin.L  ^^  Tartaro,  pet. 
riv.  de  la  Vénétie. 

Attaoum,  "Attoxov  [Ptol.],  station  de  TEs- 
paçne  Tarraconaise,  chez  les  CelHberi, 
auj.  Darocca. 

ATTEIJI,V0y.  AlEL^. 

Atterus  Lacus,  die  Sckwartzee,  ou  le  Lac 
Noir,  en  Bavière. 


par  Philippe-Auguste,  en  li80; 
a  la  maison  d'Autriche  par  le 


Attiniacum,  Attiniacum  Palatium  in  agro 
Remensi  ad  Axonam  [Capit.  Car.  C.  ; 
Baluz.],  Attigny,  pet.  ville  de  France 
(Ardennes),  résidence  royale  pendant 
les  deux  premières  racrs  et  siège  de 
plusieurs  conciles. 

Attipîacum,  Attichy,  bourg  de  Fr.  (Oise). 

Attium  Promontorium,  cap  de  la  Corse, 
sur  la  côte  0.;  auj.  Puenta  diLacdvoio. 

Attobriga,  Monast.  Veltenburgicum,  Wel" 
tenburg,  bourg  de  Bavière,  sur  le  Da- 
nube, anc.  abb. 

Attuatuca,  Aduatdca  [Itin.  Anton.],  Açuaca 

TUNGRORUM,  'ATCUabccuTOV    [Ptol.],  AtUACA 

[Tab.  Peut.],  Tungri,  Tongres  (Tongem 
en  flam.),  ville  de  Belgique,  dans  le 
Limbourg,  anc.  cap.  des  Tongri,  peuple 
de  la  Gaule,  dans  la  Germanie  II*,  au 
S.-O.  des  Ubiens,  qui  vinrent  occuper 
le  pays  des  Eburones  quand  ceux-ci 
eurent  été  détruits  par  César.  —  On 
croit  aussi  que  cette  ville  correspond 
à  la  PALfiOPous  Aduaticorum,  dont  on 
rencontre  souvent  le  nom. 

Nous  ignorons  oii  M.  Temaux  a  pris  l'indication 
d'un  vol.  impr.  à  Tongres  en  1005  :  Bonarseus, 
amphitheatrum  honoris.  Paleopolis  Adualieorum, 
1605, in-h. 

Nous  trouvons  dans  plusieurs  anc.  catal.  la  men- 
tion d'une  édition  de  ce  livre  imprimée  à  Anvers  en 
1006,  in-4,  avec  le  nom  véritable  de  l'auteUr,  Ôliv, 
Bonarsius  (Bonars) ,  comme  on  traduisait  Bongarspar 
Bongarsius,  Nous  trouvons  dans  un  des  catalogues 
des  Elsevirs  une  édition  de  la  Cité  de  Dieu  de 
saint  Augustin,  trad.  en  flamand  et  imprimée  à 
Tongres  en  1018,  in-A.  Mais  ces  indications  sont 
l'une  et  l'autre  inexactes,  si,  comme  le  prétend  le 
Bibliophile  belge,  la  ville  de  Tongres  n'a  eu  sa  pre- 
mière imprimerie  qu'en  1829. 

Un  imprimeur  d'Anvers,  au  commencement  du 
xvii«  siècle,  était  de  Tongres  et  en  portait  le  nom  : 
Willem  van  Tongeren. 

Attubi,  voy.  CoLONiA  Claritas  Julu. 

Atur,  Atodris,  'AToupio;  [Ptol.] ,  Aturus 
[Lucan.],  Tarbelucus  Aturus  [Auson.], 
Arus  Silvensis  [Auson  .1,  VAdour,  fleuve 
de  France  ;  se  jette  aans  le  golfe  de 
Gascogne. 

Atura,  Aturum,  Aturre,  Civitas  Aturen- 
siuM  [Itin.  Anton.],  Aire,  pet.  ville  et 
anc.  évêché  de  Gascogne,  sur  TAdour 
(Landes). 

AuBANiA,  voy.  Albinu. 

AuBiGNiuM,  voy.  Albintacum. 

AucENsis  Fluvius,  Oka,  riv.  de  Russie. 

AuciAcuM,  AuxyAe-Chàteau  (^Auchy),  bourg 
de  Picardie  (Pas-de-Calais). 

AUDENARDA,  VOy.  ALDENARDA. 

AuDiERNUM,  Audieme,  bourg  de  France 
(Finistère). 


121 


AUDOENI  VILLA.  -  AUGUSTA. 


122 


AUDOENI  YUXA,  s.   AL'OOENI  NOBIUS  DOMUS9 

s.  OuYN  [Ordin.  reg.  fr.],  anc.  rési- 
dence royale,  ScdnMhien,  près  Paris  ; 
pendant  la  Révolution  s'appela  Bains- 
ptr-Seine.  On  trouve  dans  tes  chron.  : 
SanU-Oain,  Saint^Hans  :  les  Gesta  Reg. . 
Fr.  portent  B.  Odoenus.  Aimoin  dit  : 

AUDOENUS  ALIAS  DaOO. 

ACPOMAROPOUS,    AUDOMARUM,     FaNUM    DIVI 
AUDOMARI  [ClUV.],  S.  AUDOMARI  PaLATIUM 

[Chron.  Ludov.  viii^  a.  1211],  appelée 
autrefois  SUhieu,  suiv.  Malbrancq,  auj. 
Saini'ùmer,  ville  de  France  (Pas-de- 
Calais). 

En  15M,  on  ooUése  de  jésuites  7  fut  installé  par 
If  R.  P.  Panons,  et  devint  bientôt  la  maison  d*édu- 
caiioo  privilégiée  des  Jeunes  catholiques  de  la  no- 
bloK  d^rbode,  d'Angleterre  et  des  Pays-Bas.  Vers 
rn  ION  les  RR.  PP.  y  montèrent  une  petite  im- 
primerie A.  M.  D.  G.,  dont  les  premiers  produits 
iOBt  nres  et  rediercliés. 

Le  Dr  Goiton,  dans  son  SuppL,  dit  que  les  Jésuites 
imprimèrent  dès  Tannée  \Wi  the  Ufe  atid  Dcalh 
9fM,  Bématud  GenfngSj  prie$t,  in-4.  Les  Jésuites,  en 
iSM ,  ne  pensaient  pas  encore  à  leur  collège  de  Saint- 
Omer  ;  et  comment  les  aventures  du  prêtre  Genings, 
•  tfuiiued  vitb  martyrdome  at  London  the  10  day 
of  november,  •  auraient-elles  été  imprimées  à  Saint- 
Orner  dans  le  courant  de  cette  année?  Cette  asser- 
tioov  empruntée  au  S^  volume  de  J,  Ames  et  au 
Matauell's  €at,,  p.  5S,  est  donc  inexacte  :  le  Mar- 
tyre de  Genings  ne  fut  imprimé  à  Saint-Omer  qu'en 
flOift,  et  le  volume  est  im  mince  in-4*  de  110. pp. 
qui  s*est  vendu  on  ne  sait  pourquoi  SIO  fr.  à  la 
vente  Dinaux. 

Le  premier  livre  imprimé  par  les  Jésuites,  dans 
lenr  couvent  de  Saint'Omer,  est  probablement  :  A 
èriefe  âpotoçU  or  defenceofthe  eatholike  eccU» 
aiattical  kkrarehie  and  subordination  in  England 
(^  JI.FaraofU),Saint-Omer,160i,  in-12.  —  Lowndes 
nous  donne  un  ouvrage  plus  important  :  Discttsslons 
of  ihe  answfre  of  Wm.  Barlow  to  the  booke  intit. 
tke  Judgnunt  of  a  CathoU  English  man,  Saint- 
Omer,  1603,  with  a  svppL,  1612.  —  2  voL  in-4. 

Mais,  pendant  que  les  Jésuites  prenaient  Pavancc, 
la  omnicipalité  de  la  ville,  piquée  d*hoiineur,  attirait 
on  im|Himeur  laïque,  François  Bellet,  qui,  dans 
Pèpltre  dédjcatoire  du  premier  volume  sorti  de  ses 
presses,  se  fait  un  devoir  de  remercier  c^s  dignes 
échevins  de  b  munificence  ttbérale  dont  ils  ont  fait 
preoveà  son  égard,  et  ce  premier  ouvrage  est  intit.  : 
Bpùires  dorées  de  saint  Uierosme,  traduites  de 
latin  en  françois,  avec  une  table  très-ample,  Saint- 
Omer,  François  Bellet,  1602,  pet.  in-12  de  299  p. 

Chartes  Boscard,  que  M.  Brunet  appelle  Bascariy 
nous  ignorons  pourquoi,  ne  vint  s*établir  à  Saint- 
Omer  que  quelques  années  après  François  Bellet. 

L'arrêt  de  17àO  fixa  le  nombre  des  imprimeurs 
de^aint-Omer  à  deux,  et  le  rapport  fait  à  M.  de  Sar- 
lioes  nous  donne  le  noiU'de  ces  deux  imprimeurs  : 
FraiM;ois-Dominique  Festel,  pourvu  en  1743,  pos- 
vedant  ft  presses,  et  Ilenri-Françob  Boubers,  établi 
en  17U,  aj-ant  aussi  A  presses. 

Vous  devons  une  partie  de  ces  renseignements 
l  un  bioliophile  artésien  distingué,  M.  le  baron 
Uard. 

XibBucA  Villa,  Odreia  Villa,  Audrieu 
|Chron.  Carlov.],  anc.  villa  royale,  aui. 
Ormille,  village  de  France,  près  Doul- 

lens  (Oise). 

Amm,  AirruRA,   Ebura,  rjBwre,  riv.  de 
Normandie,  affl.  de  la  Seine. 


Auftdena,  Aùçi^YÎya  [Ptol.J,  Al  Fetieda  (en 
arabe),  Alfidena,  ville  au  roy .  de  Naples 
(Abruzze  citer.). 

AUFIDUS  [Horat.,  Liv.],AUFIDA-STAGNA  [Sil. 

Ital.l,  auj.  VOfanto,  fleuve  du  roy.  de 
Naples;  passe  à  Cannes  et  se  jette  dans 
TAdriatiquc. 

AunNA,  AuFiNUM,  auj.  Ofeiia,  bourg  du 
roy.  de  Naples. 

AuFONA,  voy.  Antona. 

AuGA,  AuGJE,  AucA,  AuGiuM,  Algia,  Augum, 
AusTA,  Eu,  ville  de  France  ;  anc.  comté  ; 
résidence  et  château  royal  ;  anc.  abb. 
d'Augustins  (Seine-Laférieure). 

AuGu  [campus  pascuus  amni  adjacens,  vel 
amm  circumfiisus,  Duc),  voy.  Alglu 

AuGiA,  AuGiA  Lacus  Tigurini,  Vile  de  Ufiiau, 
dans  le  lac  de  Zurich. 

AuGU  Alba,  Wissenavia,  Weissejiau,  bourg 
et  anc.  abb.,  en  Bavière. 

AuGu  DivEs,  RicHENAVu,  Rckhetiou,  île  du 
lac  de  Constance. 

AuGiA  DoMiNi,  Herisau,  bourg  de  Suisse 
(C.  d'Appenzel). 

AuGiA  liAJOR,  AuGiA  Reesï /Rheinou,  ville 
de  Suisse  (pr.  Schaffhauseii). 

AuGiA  Sacra,  Elgg,  bourg  de  Suisse  (C. 
de  Zurich). 

AuGiA  ViRGiNUM,  Mogdetiau,  village  et  abb. 
de  Suisse  (canton  de  St-Gall). 

AuGLE  Saltus,  Saut'd'Auge,  bourg  de 
Normandie  (Calvados). 

AuGMiNioNA,  Aumignon,  pet.  riv.  de  Picar- 
die, affl.  de  la  Somme. 

AUGUBIUM,  voy.  EUGUBIUM. 

Augum,  voy.  Auga. 

AuGusTA,  Augusta  Leontinorum,  Agosta, 
ville  cl  port  de  Sicile,  au  N.  de  Syra- 
cuse, sur  la  mer  Ionienne. 

Augusta,  Aouste  sur  la  Bresle,  village  de 
Normandie  (Seine-Iùféricure). 

Augusta,  Augustus,  Au{jst,  village  de  Pi  - 
cardie  (Pas-de-Calais). 

Augusta  [Itin.  Anton.  ;  Tah.  Peut.],  Neu- 

MAGUS,     NoiGaa-j^OÇ     [Ptol.]  ,   NOVIOMAGIS, 

Neodunum,  Niviodunum,  ville  des  Tricas- 
tini,  dans  la  Gaule  Narbon.,  auj.  Nynns, 
ville  de  Suisse,  sur  le  lac  de  Genève 
(Vaud). 

LUmprimeric  fut  introduite  dans  cette  petite  ville 
à  la  fin  du  xviii«)  siècle  :  le  Tableau  de  Paris  cri- 
tiqué, Nyon,  1783,  S  vol.  in-S. 

Augusta,  voy.  Tublvga. 


123 


AUGUSTA  ACILU.  —  AUGUSTA  NEMETUM. 


i24 


AuGusTA  AaLU^  Castra  AuGusTANAy  Servio- 
DURUM  [Tab.  Peut.],  Straubinga,  Straih 
bifigen,  ville  de  Bavière,  sur  le  Danube. 

Imprimerie  en  1585  t  Jacob  Rabi  Cfiristtteti 
manual  oder  handbUchlein ,  von  rechtem  Nutz 
dess  wallfahrtenê,  und  mit  was  Christliciier  an- 
dacht.,.  Straubingen,  1585,  in-8.  (Catal.  des  foires 
de  Francfort,  a.  1625,  p.  ASl,  2«  partie.) 

Du  même  auteur,  nous  trouvons  encore  :  Jae» 
Rabi  ChrisHiche  instruction  und  unterweisung, 
wesê  iieli  Fatter  und  Mutter,  Gevatter  und  Prie- 
ster.  Straubingen,  1585,  in-4.  Mais  nous  n'avons 
pas  le  nom  du  premier  imprimeur. 

AuGusTÂ  Allobrogum,  voy.  Geneva. 

AuGUSTA  Antonini,  Gastinum,  Gastein,  ville 
de  bains,  en  Autriche,  près  Saltzburg. 

AuGusTA  Arvernorum,  voy.  Arverna. 

AuGUSTA  ASTURICA,  VOy.  ASTURICA. 

AuGusTA  AusaoRUM  [Itin.  Anton.],  Auxo- 

RUM,    AUXITANA  CiVITAS,  aUC.  GUMBERRIS 

OU  Climberrum  [Mêla,  m],  Ausci  [Amm. 
Marc],  anc.  cap.  des  Auscii  et  de  la  No- 
veinpapuianie,  auj.  Attch,  ville  et  archev. 
de  France  (Gers). 

I^  Breviarium  Auxitanum,  imprimé  I  Auch,  en 
1555,  in-8,  goth.,  est  le  plus  ancien  livre  que  nous 
puissions  citer  comme  imprimé  dans  cette  ville  ar- 
chiépiscopale. Ce  livre  doit  être  fort  ;vre,  car  nous 
ne  le  trouvons  décrit  nulle  part  et  nous  ne  le  voyons 
figurer  qu'une  fois  dans  un  catalogue  de  Tente  (Cat. 
Baluie,  11,  no  9b2h). 

En  n^U  (Bap.  Sartincs).  nous  ne  trouvons  à  Anch 
qu'un  seul  imprimeur,  Etienne  Duprat,  reçu  en 
1742  et  possédant  deux  presses. 

Algusta  Badacum,  Birckhausen^  pet.  ville 
de  Bavière. 

AUGUSTA  BaSILEA,  VOy .  LONDINUM.      ^ 

AuGUSTA   Batiennordm,    AÙYcuara  Boctmvââv 

iptol.],  ville  de  la  Gaule  Cisalpine,  auj. 
lassignana,  bourg  d'Italie,  près  Coni. 

AcGusTA  BuBius,  BiLBius  [Martial,  x 
Epig.li  ^ille  des  Celtiberi,  dans  la  Tar^ 
rac,  auj.  Catalayudy  ou  suiv.  Bischoff 
et  Môller  Bambola,  près  Calalayud. 

AuGBSTA    Bracara     [luscr.  Grut.],    Au- 

GUSTA  BrACARITM  [PllH.],  BrACARA,  BpOXOp 

ACryoûara  [Ptol.],  Bracharaugusta,  ville 
des  Callaici  Bracarii,  auj.  Braga,  ville 
du  Portugal  (prov.  entre  Duero  et 
Minho). 

LMmprimcric  fut  introduite  dans  celte  ville  archié- 
piscopale au  xve  siècle  par  un  typographe  allemand 
nommé  Jean  Ghcriing  ou  Gherlinc  :  le  premier  livre 

3ue  nous  connaissions  est  un  Bréviaire:  Breviareum 
\raeharcnsef  impressum  in  Augusta  Bracharensi 
civitate,  per  masistrum  Joannem  Gherlinc  alcma- 
num,  anno  salutts  Christians  mccccxciv,  in-fol.,  et 
non  pas  in-ft,  comme  le  dit  le  P.  Gotif.  Rcichhart,  et 
non  pas  in-8,  comme  le  dit  Née  de  la  Rochelle. 

Augusta  C-esarea,  voy.  Salduba. 

Augusta  Castra  [Itin.  Anton.],  Augustana 
Castra  [Notit.  Imper.],  dans  la  Vindé- 
licie,  auj.  Azelburg,  en  Bavière. 


Augusta  Coloota,  voy.  Nemausus. 
Augusta  Colonia  Apulensis,  voy.  Alba  Ca- 

ROLINA. 

Augusta  Dâcica,  Colonia  Sarhizegetbusa 

[Inscr.     Grut.l,     Xaffif^uacc     PooCXuov 
Ptol.l,  ville  de  Dacie,  auj.  Yœrh&y, 
en  Valachie. 

Augusta  Dea,  voy.  Du. 

Augusta  Drusi,  voy.  Campidosa. 

Augusta  Emerita,  Au^uara  'Hpi^ita  [Dion 
Cass.l,  CoLONU  EMERiTENsig  fuiscr. 
Grut.l,  Emerita  TPrud.,  Plin.],  Merida, 
ville  au  Portugal  (Estramadure). 

L'imprimerie,  suivant  Antonio^*  existe  dans  cette 
ville  depuis  1545,  et  Toici  le  titre  du  livre  qn*il  cite  à 
Tappui  :  Diego  de  Cabranet.  Amiadura  esffiritual 
del  hombre  interior;  Merida,  1545,  in-fol.  Cet  auteur 
et  son  livre  ne  sont  pas  cités  dans  la  BibUoth.  Lnui' 
lana  (Lisboa,  1786,  A  vol.  iu-12).  Mais  Gallardo  (p. 
409)  en  fait  mention;  il  nous  aimrend  aussi  que 
Diego  de  Cabranes,  vicaire  de  Menas,  devint  le  cha- 
pelain honoraire  de  Tempereur  Qiarles^^ulnL 

Augusta  Firma,  voy.  Astigis. 

Augusta  Francorum,  voy.  Augcstodunum. 

Augusta  Gemella  [Plin.],rt|aXXa  [Appian.J, 
•  Martos,  pet.  ville  d'Espagne  (prov.  de 
Jaen). 

Augusta  Julia  Gaditana,  voy.  Gades. 
Augusta  Leontinorum,  voy.  Augusta. 

Augusta  Londinium,  voy.  Londinum. 

Augusta  Misneksium,  Augustoburgum,  Avr 
gustusburg,  ville  de  Saxe.  [Graësse.] 

Emestus  Ilermann,  pasteur  d*Iéna,  a  fait  VHii- 
toria  Augustoburçi,  et  Phil.  Wagner  a  publié  à 
Dresde  en  1572  :  Btnweihung  de$  Schlotaes  Augu9- 
tusburg,  in-4. 

Augusta  Nemetum  [Cluv.],  Civitas  Nemktum 
[Not.  Prov.],  Spira  Nemetum  [Notit.  re- 
cens.], NovioMAGus  [Tab.  Theod.],  Ifow- 
jxa-yGç  [Ptol.],  Sphira  [Geogr.  Rav.], 
Nemetense  Palatium  [Prœcep.  Carol.  a. 
789],  anc.  capit.  des  Némètes,  dans  la 
Gaule  Belgique;  auj.  Srdre  (en  allein. 
Speyer  ou  Speier),  ville  de  Bavière, 
anc.  ville  impér.  ;  cvèché  ;  jadis  la  ca- 
pitale de  l'une  des  plus  illustres  prin- 
cipautés ecclésiastiques  de  l'Europe. 

Nous  faisons  remonter  Jusqu*en  1471  la  date  de 
riniroduction  de  rimprimerie  dans  cette  ville  :  Pot- 
mia  scholastica  super  Apocalypsin  et  super  Can- 
tica  eanticorum,  A  la  fin  :  Explicit  PostiUa  stolas- 
tica  (sic)  super  Apocalypsin  et  super  Cantica  ean- 
ticoru^  impssa  Spire  anno  uuuo.  —  15  ff.  in-4. 
sans  ch.,  réel,  ni  sign.,  car.  ronds,  à  Texceplion  du 
V  qui  est  gothique.  Ce  rare  volume  est  considéré 
par  tous  les  bibliographes  comme  le  premier  livre 
imprimé  à  Spire  ;  il  ne  nous  donne  malheureusement 
pas  le  nom  de  Timprimeur,  et  le  caractère  n*a  au- 
cun rapport,  dit  M.  Brunet,  avec  celui  qu'emploie 
en  iUli  Peler  Drach,  que  Pon  considère  générale- 
ment comme  Pintroducteur  de  la  typographie  à 
Spire. 


125 


AUGUSTA  NOVA.  —  AUGUSTA  TAURINORUM. 


.126 


Le  P.  Gottfiried  Reichhart  et  Hain  attribuent  ce- 
peodant  à  Peler  Drach  rimpression  d*un  traité  de 
S.  Augustin,  FamosuB  BeeUi  Augustint  libellus  de 
Vita  XjOana.  A  la  fin  :  Aie  Beati  Augustint  Ubel- 
tea  vartntUis  et  famosus  in  civitate  Spirensi  est 
S.  a.  in-tk,  lOlT.  à  SI  1.,  sans  ch.,  réel,  ni 


sigtu  et  Hain  lait  remarquer  que  le  V  sothique  du 
urtcèdent  volume  se  retrouve  dans  celui-ci.  L'autorité 
de  ces  deux  bibliographes  est  assez  considérable 
pooruoos  permettre  d^attribucrà  Peter  Drach  rim- 
pression du  livre  intiu  :  Postilla  sctiolastica,  aussi 
bien  que  celle  d'un  autre  recueil  de  traités  du  même 
Père  de  TÉglise  latine  :  De  Fuga  muUerum,  de 
emuineniia^de  coniemptumandi,  etc.»  in-A,  s.  1.  n. 
d.,  2S  ff.  à  20  lig.,  même  caractère  que  les  précé- 
dents et  imprimé  à  peu  près  à  la  même  époque. 

Ainsi  donc  :  Date  de  rintroduction  de  rimprime- 
rie  i  Spire,  1471  :  premier  imprimeiu-.  Peter  Drach. 

AuGusTA  Nova,  Yoy.  Porta  Augusta. 

Atgusta  Nova  [Plin.  ni],  Noo^ou^cucrra 
[Ptol.1,  ToKRis  Crebiata,  Torquemada, 
ville  d'Espagne. 

Acgcsta  Prjetoru  [Plin.  m,  Tab.  Peut.], 
AdgcstaPr^etoria  Salassorom  [Strab.J, 
AcGfJSTUM,  Aoste  {Aosta),  ville  de  Pié- 
mont, sur  la  Doire,  dans  Tanc.  Taren- 
taise. 

Mont  ce  connaissons  pas  dans  cette  ville  de  livre 
plusanden  que  celui  cité  par  M.  Temaux  :  te  Héros 
ées  Alpes,  ou  la  vie  du  grand  saint  Bernard  de 
Meittkon,  fondateur  des  Mpitaux  de  Montjoux  et 
Comiomnejoux,  par  F,  Bernant  Aoste,  168S, 
iD-12. 

Augusta  Quintana,  Augusta  Quintanorum, 
Kyntzen,  bourg  de  Bavière  sur  le  Da- 
nube. 

Augusta  Raxtracorum,  Axt^cùotcl  'Paupixwv 
[Ptol.],  Augusta  Rauracum  [Tab.  Peut.], 
Raurica  (Inscr.  Grut.],  Colonia  Raurica 

iPlin.  ivj,  ville  des  Rauraci,  dans  la 
;aule  Belgique,  auj.  Avgst,  bourg  de 
Suisse,  sur  le  Rhin  (cant.  de  Bâle). 

Siège  primitif  de  Pévêché  de  Bâle.  Le  Dr  Cotton 
prétend  que  Timprimerie  exista  dans  ce  bourg  ^ 
Ididi,  sans  citer  aucun  ouvrage  à  l'appui  de  cette  as- 
sertion ;  mais,  comme  il  traduit  la  souscription  Au- 
gusta Munatiana  par  Aug»t ,  tandis  que  de  tout 
temps  le  terme  Augusta  Ûunatiana,  Cotonia  Au- 
gusta Munatiana,i  été  appliqué  à  Bâle,  il  est  à  sup- 
poser que  le  lirre  surlcmiel  il  base  sa  prétention  est 
rédlement  le  produit  d'une  typographie  bàloisc.  Le 
cataL  des  frères  de  Tournes  (Gçnève,  1670,  in-12), 

?i  est  d^me  grande  importance  pour  Thistoire  de 
typographie  en  Suisse,  ne  cite  pas  un  seul  volume 
impnmé  à  Augst.  L'erreur  de  M.  Gotton  serait  d'au- 
tant plus  excusable,  que  ce  bourg  est  en  quelque 
aorte  un  faubourg  de  Bàle,  et  que  Ton  a  dû  bien  des 
fois  confondre  ces  deux  localités,  Augusta  Raura- 
,  et  Augusta  Munatiana, 


Augusta  Romanduorum,  voy.  Luoliburgum. 

Augusta  Salassorum,  voy.  Augusta  Pr.£- 
toria. 

Augusta  SuESsoNUM  [Itin.  Anton.],  Au^ouora 
Oùtwowv  [PtoL],  Augusta  Sukssorum 
[Tab.  Peut.J,  Noviodunum  Suesstonum 
[Caes.  B.  Gall.  n],  Suessonj:,  Sues- 
sioN^  [Greg.  Tur.],  Sexonas  [Frédég.], 


Sexsionas,  Suessionas  [Frédég.  contin.], 
ville  importante  de  la  Belgique  11%  auj. 
SoissonSy  ville  de  Fr.  (Aisne). 

lA.  Temaux  date  de  1617  l'introduction  de  la 
typographie  dans  cette  ville  :  Chronicon  abbatiœ 
$,  Joannis  apud  Vineas,  a  Petro  Grisio,  Sues- 
sionc,  1617,  in-8  (Cat.  Secousse,  n'*  /i731). 

Cette  histoire  de  l'abbaye  de  Saint-Jean  des  Vignes 
fut  traduite  eu  français  par  de  Louen  et  publiée  en 
1710.  L'un  des  ouvrages  les  plus  importants  publiés 
à  Soissons  au  xviie  siècle,  c'est  Vllistoire  de  la  ville 
deSoissons  et  de  ses  rois,  ducs,  comtes  et  gouver- 
neurs, avec  une  suite  des  évéqués,  etc.,  par  Clpude 
Dormay.  Soissons,  N.  Asseline,  1663-64,  2  toL  in-4. 

En  1764  (fVapp.  Sarlines),  on  trouve  à  Soissons 
deux  imprimeurs,  quoique  l'arrêt  de  1759  n'en  eût 
permis  qu'un  seul;  mais  ces  deux  imprimeurs 
avaient  tous  deux  succédé  à  leur  père,  le  premier 
en  17/k8,  le  second  en  1752,  et  l'on  passa  par-dessus 
l'irrégularité;  le  premier,  Pierre-Nic.  Waroquier, 
avait  deux  presses,  et  le  second,  Pierre  Courtois,  en 
employait  trois. 

Augusta  Taurinorum  [Plin.  m.  Tac.  Hist. 

n]  ,  COLONIA  Taurina  [Tac.  l] ,  Aù^oûara 

Towpivwv  [Ptol.],  Taurasu  [Appian.],TAU- 
RiNUM  [Itin.  Anton.],  Turi  (au  moy. 
âge),  auj.  Torino,  Turin,  ville  forte 
d  Italie  ;  anc.  cap.  des  États  sardes. 

Université;  bibliothèque  riche  et  importante. 
LMmprimerie  existe  dans  cette  ville  depuis  l'an  1474. 
Dans  une  excellente  monographie  du  baron  Vemazza 
(Bassano,  1827,  iu-8)  intit.  \  Osservaiioni  suUibri 
stampaii  in  Piémont e  net  secolo  xv,  l'auteur,  après 
avoir  rappelé  que  l'introducteur  de  la  typographie 
dans  le  Piémont  fut  un  Allemand  nommé  Ilans  ou 
Johannes  Glim,  que  nous  retrouverons  à  l'art.  Savi- 
gliano,  nous  rappelle  qu'après  lui  Ant.  Mathias  d'An- 
vers et  Balthazar  Cordero  de  Mondovi  imprimèrent 
en  1472  à  Mondovi,  et  qu'alors  seulement  apparut  le 
premier  imprimeur  turinois ,  Joanncs  Fabcr  Lin- 
gonensis  (Jean  Lefebvre ,  de  Langres) ,  appelé  en 
cette  ville  par  un  médecin,  Paiitaleone  di  ConHucnza, 
et  par  Pietro  Cara  ;  ce  Jean  Lefebvre  s'étant  associé  à 
un  autre  Français,  Giovannino  di  Pietro  (ce  que  nous 
pouvons  traduire  par  Jouannin  ou  Janin  de  Pierre, 
ou  fils  de  Pierre),  ces  deux  typographes  mirent  au 
Jour,  en  1474,  le  livre  suivant  : 

Breviarium  Bomanum.  A  la  fin  :  Prœclarissimiet 
medici  etphilosopM  DominiMagistriPanthaleonis 
volumina  lohannes  Fabri  et  tohanninus  de  Petro 
Galici  (sic)  egregii  quidem  artifices  Taurini  féli- 
citer impressere  m.  cccc.  uuliiii.  Deo  grattas. 
Amf.n.  In-8,  ou,  dit  Amati,  pet.  in-4.  505  AT.  à  2  col. 
de  28  1.,  siins  ch.,  réel,  ni  sign. 

Cette  erreur  est  excusable,  Amali  n'ayant  vu  que 
l'exempl.  sur  vélin,  conservé  à  la  biblioth.  de  Turin. 

L'associé  de  Jean  Lefèvre  ne  reparait  plus,  et,  pres- 
que immédiatement  après  l'impression  du  bréviaire, 
l'imprimeur  Langrois  établit  une  succursale  à  Casale,  • 
près  Turin,  bourg  renommé  pour  ses  cartiere^  c'est- 
à-dire  ses  moulins  à  papier;  nous  l'y  retrouverons; 
mais  il  conserve  néanmoins  son  établissement  prin- 
cipal, car  l'année  même  (1477)  où  nous  le  voyons 
imprimer  au  mois  de  mai  les  DisticUa  Catonis  à 
Casale,  paraît  à  Turin ,  die  ix  Julii,  un  ouvrage  de 
son  protecteur  et  ami  le  médecin  Panialéon  de  Coii- 
fluentia  {Coblentz  ou  Confions)  :  Pantaleonis  de 
Confluentia  summa  Lactictniorum,  sive  tractât  us 
varii  de  Butyro,  de  caseorum  vanarum  gentium 
differentia  et  facultatc.  Taurini  pcr  Johanncm  Fa- 
bri, MCCCCLXXVii.  In-fol.  Livre  sa\ant,  livre  recher- 
ché par  les  caséopMleSy  c'est-à-dire  par  les  amateurs  , 
de  fromage. 

Jean  Lcfèvrc  imprime  encore  en  cette  même  année 
1477 ,  à  Turin ,  la  Chronica  Martini  Poloni,  ln-4»  ; 
puis  les  Décréta  Sabaudiœ  ditcalia,  in-fol.  ;  enfin 


127 


AUGUSTA  TIBERII.  —  AUGUSTA  VAGIENNORUM. 


128 


Tannée  suivante  une  édition  célèbre  de  Térenee, 
in-fol. 

En  1&79,  il  est  appelé  I  Saluzzes  par  le  marquis 
Louis  II  ;  il  y  imprime  un  seul  volume  et  retourne  à 
Turin.  En  1481  il  va  faire  une  petite  excursion  à 
Casai,  dans  le  Montfcrrat,  et  y  établit  une  impri- 
merie. Jusqu*ea  1485  nous  le  voyons  seul  typographe 
à  Turin;  mais  cette  année  voit  Tart  de  Timpri- 
meric  prendre  une  extension  considérable  dans 
toute  la  province,  et  à  Turin  nous  voyons  arriver 
Jacobus  Suigus  (Jacopo  Suigo  da  8an  Germano),  Ni- 
colaus  de  Benedictis  (Espagnol),  Francisco  de 
Silva,  etc. 

Jean  Lefèvre  cède  son  établissement  vers  IftQl,  et 
cet  infatigable  typographe  meurt  vers  Tan  1500, 
car  nous  trouvons  à  cette  époque  plusieurs  livres 
«  impr.  Taurini  cum  cha-acteribus  Johannis 
Fabri.  • 

AUGUSTA  TiBERn,  COLONIA  TiBERIA  AUGDSTA, 

Regtnum  [Ilin.  Anton.],  Castra  Regina 
[Not.  Imper.],  Ratisbona,  Ranasbona, 
Reginoburgum  ,  HiEBOPOLis,  Imbripolis 
[Acta  Pub.],  Tiburnu  [Diploma  Leonis 
m],  Regensburgum  Palatiitm  pubucdm 
[Charta  Carol.  Magni,  a.  792|,  Ra- 
ganesburg  Palatium  [Charta  Ludov.  p. 
a.  82i],  Renebourc  [Gr.  Chron.],  Régi- 

NUM  ClVITAS  QVJE  NUNC  ReGANESBURG  VO- 

CATUR  [Ann.  Eginh.],  Ratisbonne  (Be- 
•   gensburg  en  ail.),  ville    importante  de 
Bavière^  au  confluent  du  Danube  et  du 
Regen. 

Tous  les  bibliographes  s'accordent  à  reconnaître 
que  l'imprimerie  fut  introduite  en  1485  dans  cette 
ville  par  les  typographes  de  Bamberg,  Joh.  Sensen- 
schmidt  et  Joh.  Bcckenhaub  de  «Mayence,  aux  frais 
et  dépens  de  l'évèque  Henry  de  Ratisbonne.  Le 
premier  livre  imprimé  est  :  Liber  Missalis  ucun- 
ttum  breviarium  chori  Bcclesfœ  Batitponauis, 
Après  le  calendrier  vient  le  décret  de  Tévèque  de 
lUtisbonnc,  qui  se  termine  ainsi  :  Dune  Librum 
per  viroa  inaustrios  Johannem  Sensenscftmidt  et 
Johannem  Beckenhaub  diclum  Mogunlinum  opifl- 
ces  :  Jussimus  et  fecimus  impressione  decarati. 
Datum  Batispone  die  quinta  mensit  Mardi.  Anno 
Domini  M.  cccc.  octogesino  quinW.  In-fol.  de  S60  AT. 
à2coL 

Ce  missel  fut  réimprimé  par  ordre  dudii  évéque 
et  du  chapitre  de  Ratisbonne  en  1492,  par  de  nou- 
veaux typographes  de  Bamberg,  Henry  Petzenstei- 
ner  et  Jean  Pfcyl  ;  mais  très-probablement  cette  réim- 
pression rut  exécutée  dans  leur  établissement  de 
Uamhcrg,  et  ils  ne  se  transportèrent  point  à  Ratis- 
bonne. 

AuGusTA  Treba,  Voy.  Trebu. 

Augusta  Trecarum,  voy.  Trece. 

Augusta  Trevirorum  [Tab.  Thcod.],  Aù- 
-^cuara  Tpïiêipwv  [Ptol.],  Augusta  in  Tre- 
veris  (Mêla,  m],  Colonia  Treverorum 
[Tacit.  Hist,  iv.],  Treveris,  Treviri 
[  Amm.  Marc],  Treverica  Urbs  f  Auson.], 
Trevirensia  Palatia  [Mabillon],  anc. 
capit.  de  la  Belgique  r*^  puis  du  dio- 
cèse des  Gaules;  son  importance  la 
faisait  surnommer  la  métropole  des 
Gaules:  auj.  Trêves  {Trier,  Tn'ers  en 
ail.),  ville  de  la  Prusse  rhénane,  sur 
la  Moselle. 


Bibliothèque  importante,  qui  possède  un  Evangé- 
Uaire  du  vi»  siècle^  Tun  des  plus  anciens  connus. 

L'imprimerie  (suiv.  Panzer,  Ann.,  u  viii)  remonte 
en  cette  ville  k  l'année  1517  ;  mais  le  Dr  Gotton  ne 
paraît  pas  accepter  cette  donnée  du  bibliographe  de 
Nuremberg,  puisqu'il  ne  fait  dater  l'introduction  de 
la  typographie  à  Trè\es  que  de  l'année  158S. 

II  nous  est  heureusement  possible  d'assigner  une 
date  infiniment  plus  respectable  à  l'imprimerie  de 
Trêves,  puisque  Ilain,  le  P.  Reichhart  et  M.  Bruoet 
nous  donnent  le  titre  d'un  opuscule  publié  en  IftSl  : 
incipit  specutum  Clarum  nobile  et  pdosum  ipi&^ 
iocerdotu  in  quo  reftilgët  et  repaentantur  aliqx 
valde  vtilia  speculûda  rirca  tria  pncipaUa  :  Bai>- 
tismi  Eitkaristie  et  Penitëde  êaeramèta..»  per 
fratri  nermânû  dictz  de  Schildiâ  ordïs  Heremi- 
tarû.,,  —  impressû  Treveris.  Anno  DM  nUlletimo 
quadringentesimo  oetuagesimo  primo.  In-A,  16  ff. 
a  50  I.  sans  ch.  réel,  ni  sign. 

M.  Edw.  Tross  nous  fait  remarquer  que  ce  livre, 
dont  on  ne  connaît  pas  l'imprimeur,  est  exécuté 
principalement  avec  les  caractères  de  Guldenschaff 
de  Cologne,  mais  qu'il  s'y  trouve  mêlé  toutes  sortes 
de  caractères  différents,  même  des  caractères  ro- 
mains, comme  s'il  avait  été  imprimé  par  un  ouvrir 
ayant  couru  lé  monde,  et  qui  se  serait  approprié  une 
partie  des  caractères  dans  chacune  des  typographies 
oh  il  aurait  été  employé. 

Augusta     Tricastinorlu     [Plin.,     Itin. 
•  Anton.],  Fanum  Sancti  Pauu  Tricastini 

fCell.],   Civitas    Tricastinorum     [Not. 

Prov.J,  Saint'Paul-trois^hàieaux,  bourg 

de  Fr.  (Drôme). 

Pierre  Chevillot,  «  typographus  regiwt,  •  exerçait 
l'inoprimerie  dans  cette  petite  ville  dès  Tannée  1615. 
M.  Ternaux  est  tombé  ici  dans  une  bizarre  erreur; 
il  a  pris  Troyes  {Augustobona-Tricassium)  pour 
St-Paul-trois-Châteaux,  et  a  donné  comme  premier 
livre  imprimé  dans  cette  ville  la  célèbre  édition 
princeps  de  Phèdre,  publiée  en  1596  par  P.  Pithou, 
édition  dont  nous  reparlons  à  l'arL  Luyera, 

Augusta  Tjmnobantum,  voy.  Londinum. 
Augusta  Turonum,  voy.  Turones. 
Augusta  Yagiennorum  [Plin.],  Augusta  Ba- 

GIENNORUM,  SaLUTI^E,  SaLUTIARUM  CiVTTAS, 

ville  des  Bagitenni  [Tab.  Peut.]  ou  Va- 
gienni,  dans  la  Ligurie,  auj.  Salwes 
(Saluzzo  en  ital.),  ville  des  États  sardes, 
anc.  marquisat.  -^  Quelques  géogra- 
phes voient  dans  TAugusta  Vagienno- 
RUM  Bassignana,  bourg  des  États  sardes, 
près  Coni  (voy.  Augusta  Batiennorum). 

Saluces  est  la  patrie  de  Bodoni.  L'imprimerie  re- 
monte dans  cette  ville  à  l'année  1470  :  le  marquis 
Louis  II  de  Salucès  décida  le  célèbre  Jean  Le- 
fèvre de  Langres  à  quitter  Turin  pour  quelques 
mois  et  à  venir  fonder  un  établissement  typogra- 
phique dans  sa  ville  capitale.  Ilain  nous  donne  le, 
titre  exact  du  vol.  qu'y  imprima  le  célèbre  Langrois, 
et  la  souscription  est  asseï  curieuse  pour  que  nous 
la  reproduisions  in  extenso  :  Facinus  Tiberga.  In 
Atexandrum  interpretatio  ex  Prisciano  :  ad  itlus- 
trem  Ludovicum  marchionemSalutiarum.  A  la  fin  : 
Marchio  me  jussit  generosus  Salutiarum  Edere, 
quod  quintus  protulit  annus  opus.  Quo  viso  dixit 
prudens  hic  verba  Facine  Adduccns  artis,  non  tua, 
nempe  sapis.  Erras  si  forsan,  tuus  et  velut  error  ho- 
nestus  ;  Qucm  semper  magnus  dux  fovet  atque 
régit.  Quique  fidem  testis  vcl  iudicis  obtinet,  ut  tu, 
Scriptuui  securus  prodere  nemi)e  potesL  O  quam 
'  te  memorem,  quae  me  non  despicis,  alto  lmi)erii 
quanquam  sanguine  ducta  domus,  et  Germano  tuo. 
Generoso  Galliae  régi  aOinis  ducibus  prtndpibusque 


1^9 


AUGUSTA  VALEMA.  —  AUGUSTA  VOCONTIORUM. 


i30 


sàmiL— Inprettimi  per lobannem  Fabri  miUesimo 
mmlrîiigeQtesiiiio  aeptnasiesiino  nono  die   altima 

lôui  Lefèrre,  au  bout  d'une  année  de  séjour  I  Sa- 
hmes,  i^tn  retourna  à  Turin  asses  peu  satisfait  des 
ptoMH  du  marcpiis  (non  aveiuio,  corne  si  deve 
SM^porrt,  ritrovate  tu  Sahitio  quelle  eonvenienze 
eàe  ai  JoreMe  oMpettaio,  Amati,  p.  509),  et  son  suc- 
cesseur tat  Martin  de  la  Valle  ;  celui-ci  donna  en 
MU  une  édition  des  satires  de  Perse,  avec  cette 
lOMKriptioH  :  Impressuê  SdtutiU,  arte  et  ImpensU 
Jfarftel  de  Ut  Folle,  eorreetiuqz  ae  emcwtati 
éUI§iii  opa  Bfreqit  viri  Johaàis  Gauterii  rectariâ 
acftoinrftft  SaiueiisUt  anno  DM  m cccclxxxi,  in-fol. 
SOCli.  de  12  ir.  sign.  A-B. 

IL  Bninet  fiit  remarquer  que  les  caractères  go- 
thiqncs  de  Martin  de  la  Valle  ressemblent  beaucoup 
I  ceux  d*une  édition  de  Boèce,  donnée  i  Pignerol 
en  lftl9  par  Giacomo  de  llossi,  autrement  dit  Jaco- 
Inb  de  Httbeis,  Fram^is  que  nous  trouverons  à  Par- 
tide  PigneroL  Cela  n*a  rien  d'impossible,  et  Martin 
de  b  Valle  peut  avoir  acheté  son  matériel  de  Jacques 
le  Rouge,  ou  bien  celui-ci  avoir  Cait  fondre  des  ca- 
ractères identiques  I  ceux  de  celui-là,  saAs  que  du 
fût  on  paisK  tirer  une  conclusion  bien  intérêt- 
santé. 

AUGUSTA  VaLERIA^  VOy.  SiETABIS. 

AUGUSTA  VaNGIONOM,  VOy.  VORMATIA. 

ArcusTA  Veromanduorum^  voy.  Quintino- 

POUS. 

AuGusTA  Vesckna,  voy.  Petricordidm. 
AuGCSTA  ViNBEUcoRUM  [Ant.  Itin./  Tab. 

Peut,  Tac],  AÙTOWTTaOùiv^sXixûv  [Ptol.1, 

Coijonia  Augusta  Raçtorum  [Grut.J, 
ViNDEucA  iEuA  Augusta  (sur  beaucoup 
délivres  anciens  on  trouve  seulement: 
Augusta  ;  sur  quelques  autres,  Trago- 
pous),  ville  des  Licates,  dans  la  Vindé- 
licie,  auj.  Augsburg,  Augsbourg,  ville 
de  Bavière.  On  Tappela  aussi  quelque- 
fois LioAunoRUM  Damasu,  parce  que, 
avant  d'avoir  reçu  une  '  colonie  ro- 
maine, elle  était  la  ville  principale  de 
ce  peuple. 

ViBe  impériale  de  1276  k  1806;  eUe  fut  Ulustrée 
par  la  protestation  ou  plutôt  la  confession  de  foi 
que  les  réformés  opposèrent,  en  1530,  aux  décrets 
impériaux,  ce  qui  lui  a  fait  donner  le  nom  A  jamais 
célèbre  de  Confession  d*Augsbourg. 

Do  libraire  de  Paris,  fort  instruit  et  excellent  bi- 
Uiographe,  M.  Edwin  Tross,  a  bien  voulu  nous  don- 
ner, au  si^et  de  Timprimerie  à  Augsbourg,  quelques 
notes  que  nous  sommes  heureux  de  présenter  à  nos 
lectiters. 

Augsbourg  est,d*après  Tordre  chronologique  établi 
par  tons  les  bibliographes,  la  cinquième  ville  de  TAlle- 
magoequi  ait  produit  des  impressions  avec  date  cer- 
taine. Son  premier  typographe  fut  GflntherZainerou 
Zejnerde  Reutlingenqui,vraisemblablement,  sortait 
des  ateliers  de  Fust  et  Schoiffer;  ses  impressions 
sont  fort  belles  et  ses  caractères  bien  gravés.  Le 
premier  livre  sorti  de  ses  presses  est  intit.  :  Medi- 
latkmes  Bonarenturœ  ;  il  porte  la  date  iiiio  ydas 
Marrii,  anno  LXo  oclavo  (1468),  in-fol.  goth. 

L'est  à  Zatner  que  l'on  doit  l'introduction  et 
remploi  en  Allemagne  des  caractères  ronds  dits  ro- 
mains :  le  premier  livre  imprimé  avec  ces  caractères 
est  daté  de  1472  ;  ce  sont  les  Etymologiœ  Isidori 
ktspalensis. 

Jusqu'en  1500  on  compte  23  imprimeries  à  Augs- 
bourg, dont  celle  du  monastère  de  St-Dlric  et  St- 
Afre,  de  l'ordre  de  S.  Benoît,  est  ime  des  plus  Im- 

dictioun.  de  oéogb. 


portantes.  Quelques-uns  des  volumet  sortis  des 
presses  monacales,  entre  autres  le  Spéculum  Msto^ 
riale  de  Vincent  de  Beauvais,  de  1470,  S  vol.  in-foL, 
sont  exécutés  avec  les  caractères  d'Ant.  Sorg. 

Un  exemplaire  de  ce  beau  livre  qui  a  iiguré  à  la 
vente  Bearxi  contenait  la  note  manuscrite  sui- 
vante :  Melchior  de  Stamhain  abbas  SS.  Udalrici  et 
Aufnne,...  incipit  opus  lllud  impressoriac  artls  per- 
ficere... 

Augsbourg  est  la  ville  oui  a  produit  au  xve  siècle 
le  plus  grand  nombre  de  livres  illustrés  avec  figures 
en  bois,  et  le  plus  grand  nombre  d'ouvrages  en 
langue  allemande  :  les  belles-lettres  et  les  sciences 
y  marchaient  d'un  pas  égal  avec  la  théologie  ascé- 
tique et  dogmatique. 

Augsbourg  a  aussi  produit  la  première  impression 
musicale  exécutée  en  caractères  mobiles  en  Alle- 
magne. Ce  premier  ouvrage  est  intitulé  :  Melopoiœ 
seti  Harmoniœ  Tetracenticœ  super  xxii.  Gênera 
carminum  heroicorum,  elegiaeorum,  tyricorum  et 
ecclesiastieorum  hymnorum  per  Petrum  Trini- 
tonium,,,.  etc.  Impressum  Auguste  Vindelicorum 
ingenio  et  industria  Erhardi  Oglin,  1507,  pet.  in-fol. 

Les  principaux  bibliographes  qui  se  sont  occupés 
de  la  typographie  i  Augsbourg  sont  : 

Zapf{G.  W.)Augsburg'sBuchdruekerçeseMchte, 
Augsbourg,  1788-91,  2  part.,  in-4,  fig. 

Meçger  (C,G.)  Augsburg^s  œlteste  Druekdenk- 
maie.  Augsburg,  1840,  in-4,  fig. 

Nous  demanderons  la  permission-  d^t^outer  quel- 
ques mots  à  cet  exposé. 

M.  Tross  est  de  l'avis  de  Panzer;  il  dit  :  Premier 
livTe  impr.  à  Augsbourff,  1468:  Bonaveniurœ  medi- 
tationes.  Mais  pourquoi  ne  dit-il  pas  un  mot  de  Joh. 
Bamier,  Bemler  comme  l'appelle  Bfaittalre,  ou  Bacm- 
1er,  suiv.  Lichtenberger,  qui  cit«  de  cet  imprimeur 
une  Bible  latine  de  14667  Bien  des  bibliographes  ont 
admis  cette  assertion  comme  certaine  :  il  est  vrai 

2u'il  paraît  prouvé  aii|ourd*hui  que  cette  Bible  de 
amler  fut  impr.  par  H.  Eggetteyn  de  Strasbourg, 
et  que  le  fait  qui  donna  lien  à  cette  hérésie  biblio 
graphique  est  une  inscription  manuscr.  qui  se  trouve 
sur  l'exempl.  de  cette  Bible  que  l'on  conserve  I 
WolfenbOttel  :  explicit  Psalterium,  Bamler.  1466. 

Ce  Bamler  n'était  alors  qu'un  enlumineur  de 
talent ,  et  il  lui  plaisait  de  signer  sa  peinture 
sans  qu'il  pût  se  douter  que  ce  fait  dût  mettre  dans 
l'embarras  les  bibliographes  de  l'avenir,  Maittaire, 
Zapf  et  M.  Didot  compris  ;  comme  en  définitive  ce 
Jean  Bamler  se  laissa  emporter  par  le  courant  et  se 
fit  imprimeur  4  son  tour,  vers  1470  et  certainement 
en  1472,  il  méritait  l'honneur  d'une  mention. 

Mentionnons  aussi  lo.  Schûsslcr,  qui  •eleçantiS' 
simo  charaetere  chartaque  nitidissima  excudit 
an.  1470,  JosepM  de  Belle  Judaico  latinam  editio- 
nem  prineipem,»  (Lichtenberger,  p.  191.) 

Ehrard  Hatdolt,  l'imprimeur  de  Venise,  qui  re- 
vient dans  sa  patrie,  et  y  imprime  en  1488  Valma- 
nach  de  Jean  de  Kœnigsberg,  dont  il  avait  déjà  donné 
une  édition  à  Venise  en  1476. 

Et  surtout  donnons-nous  garde  d'oublier  Jean 
Schcensperger,  senior  (l'aîné),  «qui  abanno  circiter 
1481-1524 typiselegantibus  libros  excudit»  (Lichtenb. 

f».  193),  et  auquel  nous  sommes  redevables  des 
ivres  les  plus  richement  ornés  qui  peut-être  aient 
Jamais  été  mis  sous  la  presse  :  une  Bible  allemande 
de  1487  et  1490,  avec  figures  sur  bois  ;  —  un  Novum 
Testamentum,  allemand,  de  1523,  avec  des  gravures 
sur  bois  de  Jo.  Scheufelein,  d'une  exécution  char- 
mante et  a^ec  le  caractère  réduit  du  fameux  The- 
werdank  ;  enfin  ce  Tewrdannekh  ou  Thewrdanck, 
lui-même,  dont  il  avait  donné  la  première  édition,  à 
Nuremberg  en  1517,  et  dont  il  publia  deux  réimpres- 
sions à  Augsbourg  en  1519  (Lichtenb.  193),  mais 
déjà,  dit  M.  Didot,  il  avait  imprimé  h  Augsbourg  en 
1514  le  livre  de  prières  de  l'empereur  Maximilien, 
|)et.  in-4,  en  gros  caractères,  dont  l'exécution  typo- 

?*aphique    est    peut-être    supérieure  à    celle    du 
hewrdanek  lui  même. 

Augusta  Vocontiorum  ,    Augustum   [Géo. 

5 


131 


AUGUSTANA,  PILETORIA.  —  AULA  QUIRIACA. 


132 


Hav.l,  FoHUM  AuGusTUM[Itin.  Anton.], 
AvsTA  Ci  VIT  A,  Agvsta  [monn.  mérov.J, 
Aouste,  bourgade  du  Dauphiné  (Drôme). 

AuGusTANA  PrjKtowa  Dacl€,  Romon,  pet. 
ville  de  la  Moldavie. 

AuGUSTi  Ll'cus,  ville  des  Calaici,  dans  la 
Tarraconaise,  auj.  Lugo,  ville  de  Ga- 
lice. 

Al'gusti  Mûri,  voy.  Pons  Saravi. 

AuGUSTi  TroP-EA,  StêaoToû  Too'waia  [Ptol.|, 
TuRBiA,  auj.  Torbia,  bourgade  du 
comté   de  Nice   (Alpes-Maritimes). 

AuGUSTius,  AcuTus,  VAgoust,  VAgoût,  riv. 
du  Languedoc. 

AuGUSTOBONA  Tricassium,  voy.  Trec*. 

AUGtSTOBRlCA  [Itîn.  AUtOH.],  AUGUSTOBRIGA 

[Inscr.  Grut.],  ville  de  la  Lusitanie, 
auj.  Puente  del  Arçobispo ,  dans  la 
»Nouv.-Castille. 

AUGUSTOBRIGA,   AùjOUOToêpilf*  [Ptol.|,     viUc 

des  PelentoneSy  dans  la  Tarraconaise,  auj . 
Agreda,  pet.  ville  de  la  haute  Castille. 

AuGusTODDNENsis  Tractds  [pavs  dcs  JBdut), 
VAuttmois,  anc.  çrov.  de  France  ;*  cor- 
respondait au  dép.  de  Saône-et-Loire, 
réuni  à  un  arronaiss.  de  la  Côte-d'Or. 

AuGL'STODUNUM  [Tacit.  Ann.  m.],  AùifouarcH 
^ouvov  [Ptol.l,  CiviTAS  J;]duordm  ou  Eduo- 
BUM,ifeDUA  [itin.  Anton.],  Hkdua,Avgvs- 

TEDVNO ,     AVGVSTEDVNVM,      AVGVSTU)YNO, 

AvGvsoTEDVNo  [mouu.  mérov.J,  Eduense 
Palatium  [Charta.  Lug.  Jun.J,  Augusta 
Francorum  (sur  quelques  vieux  livres), 
•  OsTVN  [Chr.  de  S.  Den.],  anc.  Bibrac- 
TLM?  dont  rétymologie  serait,  selon 
J.  Lempereur,  Mons  Bifractus,  AtUun, 
ville  de  France,  sur  TArroux  (Saône-et- 
Loire). 

Quelques  géographes  pensent  que  Tantique  Bi- 
bractum  des  Gaulois  n'est  autre  qu'un  bourg  de 
HAutunois  nommé  Beurect  ;  mais,  comme  les  auto- 
rités les  plus  importantes  ont  consacré  la  ville  d'Au- 
tun  comme  représentant  le  Bitfractum  de  César, 
nous  ne  faisons  mention  de  l'opinion  contraire  que 
comme  d'un  renseignement  de  quelque  intérêt  :  un 
dictionnaire  de  géographie,  connu  sous  le  nom  de 
dUetionnaire  de  Lacombe,  n'écrit  pas  Beurect,  mais 
Beuvray  ou  Beuveray^  autre  village  de  l'Autunois. 

L'imprimerie  ne  fut  pratiquée  dans  ceite  ville,  au 
dire  de  M.  Temaux,  qu'en  lÔW,  et  le  Dr  Gotton 
l'a  lait  remonter  en  1596.  Nous  pouvons  la  reporter 
à  une  date  antérieure.  Le  livre  intiU  :  SlatutaEduœ, 
atatuta  curiœ  EdtœnsU,  auct,  Joan.  Btondel,  1534, 
in-8,  bien  que  publié  sans  nom  de  lieu  ni  d'impri- 
meur, est  très-probablement  sorti  des  presses  aulu- 
noises.  Le  catal.  Golbert  nous  fournit  l'indication 
d'un  Mûsale  cceUsiœ  Ueduensit.  Heduc,  1556, 

in- fol. 

Enfin  nous  trouvons  dans  le  catal.  des  sciences 
médicales  de  la  Biblioth.  impér.  un  livre  imprimé 
«n  1578  ;  c'est  une  édition  de  Galien,  trad.  en  latin, 
corrigée  et  augmentée  par  Jean  Lallemand  et  im- 


primée sans  nom  d'éditeur  ni  de  typographe,  He- 
duœ,  1578,  in-8. 

Il  nous  faut  citer  i)lusieurs  imprimeurs  auiunois 
au  xTii*  s.:  Blasius  Simonnot,  Pierre  Laymeré,  Ber- 
nard Lamethe  et  Tort  à  la  fin  du  siècle. 

Cette  ville  ne  figure  pas  en  1764  au  Bap^fort  dit  i 
M.  de  Sartincs. 

AuGUSTODURUM,  Ar^genus,  Vedeocjî,  auc. 
ville  des  V%d\iica8ses,  dont  le  village  de 
Vieux  (Calvados)  maraue  auj.  l'empla- 
cement; suiv.  Rcichard,  ce  serait 
AuUnay,  et,  d'après  d'Anville  et  Valloy, 
St-Fromond,  local,  du  même  dép. 

AuGUSTOMAGus  [Itin.  Anton.  ;  Tab.  Peut.], 

CiVITAS      SiLVANECTUM       [Not.      PrOV.]    , 

SiLVANECTiE    INotit.  Imper.J,  Silvanec- 

TENSIS  UrBS    [Greg.  Tur.],    àLVANECIUM, 

SiLVANECTiK  Palatium,  Seni.esses  [Chr.l, 
ville  des  Silvanectes,  dans  la  Gaule  Bel- 
gique, station  de  Titin.  d'Antonin,  à 
xxu  m.  de  Soissons»  auj.  Senlis,  ville  de 
France  (Oise)  ;  suiv.  d'Anville  ce  serait 
le  'PaTojxapç  de  Ptolémée. 

Nous  ne  connaissons  |)as  de  livre  imprimé 
dans  cette  ville  avant  l'année  1698  :  Critique  d*um 
docteur  de  Sorbonne  sur  les  deux  lettres  de 
MM,  Deslyons,  ancien,  et  de  Bragelongne,  nou- 
veau doyen  de  la  cathédrale  de  Setdis,  toucfuuU  la 
symphonie  et  les  instruments  que  l'on  a  voulu  in- 
troduire dans  leur  église  aux  leçons  des  ténèbres. 
Senlis,  impr.  de  R.  Caron,  1608,  iu-ft.  (Bibl.  impér. 
Hist.deFr.,  t.  viii.) 

En  1764  (Rapp.  Sartines),  il  n'y  avait  à  Senlis  qu'un 
seul  imprimeur,  Nicolas  Desroques,  né  à  Paris,  établi 
en  1751  ;  il  était  à  la  tête  de  trois  presses. 

AUGUSTOMANA,  VOy.  TrECjE. 

Augustonemetum,  voy.  Arverna. 
AuGusTOPous,  voy.  Augusta. 
AuGUSTORiTUM  Lemovicum,  voy.  Lemovicum. 

AUGUSTORITUM  PlCTOiNUM,  VOy.  PiCTAVU. 

AuGusTUM,  voy.  Augusta  Vocontiorum. 

AuLA  BoNA,  AubofinCy  pet.  ville  de  Suisse 
(canton  de  Vaud). 

AULA    MAGNI    MAGISTRI    ORDINIS    TeUTONICI, 

Marlë  domus,  Mergethum,  MergerUheùn 
ou  Mergenthal,  ville  du  roy.  de  Wui^ 
temberg;  ruines  de  Tanc.  château  des 
grands  maîtres  de  Tordre  Teutonique. 

M.  Cotton  (suppl.),  mais  sans  citer  aucun  titre  de 
livre  à  l'appui  de  son  assertion,  prétend  que  cette 
ville  possédait  une  imprimerie  en  1698. 

ÀuLA  Nova,  Ebersdorf,  sur  le  Danube, 
bourg  d'Autriche. 

Est-ce  dans  cet  Ebersdorf  ou  dans  la  petite  ville  du 
même  nom  située  dans  la  haute  Saxe,  dans  le  cercle 
de  Zwickau,  que  fut  imprimée,  en  1727,  la  Biblia  Sa- 
xonica,  in-8,  dont  parle  le  père  Leiong?  La  Biblio- 
ttteca  Saxomca  de  Struvius  ne  mentiomiant  même 
pas  cette  localité,  il  est  à  croire  que  c'est  à  l'Ebers- 
dorf  autrichien  qu'il  nous  faut  attribuer  cette  impri- 
merie. 

AuLA  QuiRiACA,  QunuAcuM,  Gueranda,  Gué" 
\aiide,  ville  de  France  (Loire-lnféheure). 


133 


AULA  REGIA.  —  AURELIACUM. 


134 


Alla  Regu^  KânigsscuU,  Zbraslaw,  abb.  en 
Bohème,  sur  la  Moldau. 

L*iinprinierie  a  peat-étre  été  exercée  dans  ce  mo- 
nastère au  Xf  s.  ËD  effet  nous  trouvons  :  Dyalogm 
éittwt  MaloçnmahtM,  comvUatua  a  quodam  vtne- 
rmHU  abàaie  numasterii  Aule  régie  in  Bohemia. 
àm.  Dni  ■  GOGCLXXXTii*.  in-fol.,  sans  aucune  autre 
inAkatian ,  ce  qui  ne  nous  permet  pas  d'affirmer 
d'une  manière  précise  que  le  monastère  de  KOnigs- 
saal  ait  possédé  une  imprimerie  au  XTe  siècle. 

AuLA  Regia  ad  Lynum,  voy.  Aulicâ. 

AuLERa,  peuple  de  la  Gaule  lyonnaise^ 
divise  en  :  Aiderci  Brannovices,  sur  les 
bords  de  la  Loire  ;  Aulerci  Cenomani 
[Caçs.  vn],  Kr^pa^A  [Ptol.l,  le  Maine; 
Att/erct  Diablintes  ou  Diaolindi  [Plin., 
iv],  àwRiXîTflu  [Ptol.L  le  Perche  (?)  et  Au- 
lerci  Eburovtces  (Plin.,  m],  ou  Eubu- 
rones  [Cœs.,  \u],  AuXipxioi  ^^cupalxot 
[PtoK],  le  dép.  de  l'Eure. 

Auuca,  Aula  Regia  ad  Lynum,  Elze,  sur 
la  Leine,  pet.  ville  du  Hanovre. 

Auus,  AuXt;,  Microvathi,  ville  de  Grèce, 
dans  l'auc.  Béotie. 

Aulon  [Itin.  Ant.],  AùXwv  [Strab.],  ville  de 
riUvrie  grecque,  auj.  Vaùma,  sur 
r Adriatique,  en  Albanie. 

AuMiGHONA,  VAtmigwm,  riv.  de  Picardie, 
affl.  de  la  Somme. 

AUNEDONNACUM,  VOy.  AlNEALDUM. 

Au>'us,  ALNEALDUM,  Atoicau  ou  Awieoux, 
bourg  de  France  (Eure-et-Loir). 

AUIL\,  VOV.    AUTURA. 

AiRA,  VAure,  pet.  riv.  de  Normandie, 
affl.  de  l'Eure. 

AuRAauM,  AuRAicuM,  AuRAscL'M,  Auvay, 
ville  de  Bretagne  (Morbihan). 

AuRAcuM,  Uraçl'm,  Aurocky  Urach,  ville  de 
Wurtemberg,  sur  l'Erras. 

LHmprimerie  existait  en  cette  ville  dèsl^année  1A81, 
si  nous  en  croyons  Tindlcation  suivante  négligée  par 
Panser  et  Maitlaire,  mais  que  nous  donne  Hain 
(Ul,  JM)  :  Leifcn  der  Heiligen  (la  Vie  des  Saints)  ; 
à  la  fin  :  Hye  endet  sich  der  Heiligen  leben  dos 
H^tHiterteyt,  Dos  haXt  Getruckt  ikn  wlendel  Cun- 
radus  Feyner  zu  Uvacli.  An  Montag  nacli  sont 

Maftinstag...  M.  CCCC.  LXXXI 2  vol.  in-foL,  le 

premier  de  240  rr.,chirf.  àcis  lig.,  plus  un  premier  L 
non  chiffré:  le  second  vol.  commence  par  un  f.  non 
chiffré,  suivi  de  2G8  ff.  chiffr.  avec  fig.  xylographiques. 

Conrad  F>-ner  était  à  cette  époque  établi  à  Essling, 
ob  nous  le  retrouverons;  il  fut  sans  doute  appelé 
i  Aurach  par  les  congrégations  religieuses. 

AuRAcuM  Duas,  Aurucum,  Aurach-le-Duc 
(Herzogen  Aurach),  pet.  ville  de  Bavière, 
près  Nuremberg. 

Imprimerie  en  1707,  d'après  le  iuppL  du  Dr  Cot- 
ton. 

AtRAICUM,   VOV.  ArRACIUM. 

AuRARiA  Magna,  Aurariacum,  Abrud-Banya 
(  Gross  Schlatten),  bourg  de  Transylvanie. 


AuRARiA  Parva,  Zalathna  {Klein  Schlatteti), 
bourg  voisin  du  précédent. 

AuRAsitM,  Auras,  ville  de  la  Silésie  prus- 
sienne, sur  l'Oder. 

AuREA  Tempe,  Aureim  Arvum,  die  goldetie 
Ane,  Eosenùne,  district  de  la  basse 
Saxe. 

AuREA  Vaixis,  Airvault,  bourg  de  France 
(Deux-Sèvres).  =  Orval,  bourg  et  abb. 
près  Trêves  (Luxembourg). 

AuREATA,  Aurée,  village  de  Fr.  (Nièvre). 
=  VAurée,  pet.  riv.  de  Champagne, 
affl.  de  la  Seine. 

AUREATUM,  voy.  AlCHSTADILM. 

AURELIA     [Cell.],      AUREUANORUM      ClVlTAS 

tSid.  ApoU.],  AUREUANUM,  AURELIANENSE 
>ALATIUM,    AURILTANA    CiVITAS,     CeNABUM  . 

fltin.  Ant.],  KwMxêcv  [Ptol.],  Genabum 
[Caes.],  Ktivaécv  [Strab.],  Genabum  Carnt:- 

TUM        [CaeS.j   ,        AVRELIANIS        ClVITATE, 

Avriuanis  [monn.  mérov.],  Oruens, 
aux  XII''  et  xiu°  s.,  Orléans,  ville  de 
France  (Loiret). 

Panier  et  après  lui  tous  les  bibliographes  s^accor- 
dent  à  reconnaître  comme  premier  ouvrage  imprimé 
à  Orléans  la  traduction  française  du  âtampulu»  CU' 
raiorum^  Guidonis  de  Monte-Bocherii,  M.  Bniiiet 
Joint  à  la  description  exacte  qu*il  fait  de  ce  rare  vo- 
lume la  reproduction  de  la  marque  de  Mathieu  Vivian, 
le  premier  imprimeur  d^Orléans.  Voici  le  titre  du 
volume  :  Manipulus  Curatorû,  trâslate  de  latî  en 
fràcoys.  Au  v*  de  Pavant-dernier  f.  —  Cy  finitt  le 
Hure  dit  Manipulus  Curatorum  translate  de  latin 
en  francoys  par  vénérable  et  discrète  psonne 
Maistre  Guis  du  Mont  Rocher  docteur  en  théologie. 
Imprime  à  Orléans  par  Maistre  Mathieu  Vivian.  Ouec- 
quez  la  ayde  de  Nostre  Signcur  ihûxpt  lan  mille 
quatre  cens  quatre  vings  et  X.  le  dernier  iour  de 
mars. 

ln-4.  goth.  sans  ch.  ni  réel.,  avecsign.,  2iik  ff.  à 
2i!i  et  25  longues  lignes  par  page. 

Les  principaux  imprimeurs  de  la  ville  d'Orléans 
au  xvie  siècle  sont  :  Jacobus  Hoys,  que  nous  rencon- 
trons en  1518,  Jac.  Martinet  en  1528,  Fr.  Gueiardus 
en  1536,  Louys  Rabier,  Pierre  Trepcrel  (sic),  Satur- 
nin Hôtel,  Olivier Boynard  et  Eloy  Gibier;  au  xvii's. 
nous  ne  citerons  que  Gilles  Ilotot,  Maria  Paris  et  les 
frères  Borde. 

Le  rapport  fait  à  M.  de  Sartincs  en  1764  nous  donne 
les  indications  suivantes  :  il  y  a  à  Orléans  quatre  im- 
primeurs :  (Iharles  Jacob,  syndic,  descendant  de  plu- 
sieurs g(>nèrations  d'imprimeurs,  pourvu  en  1720, 
possède  3  presses.  —  Martin  Courel  de  Villeneuve, 
natif  d'Orléans,  âgé  de  47  ans,  fils  d'imprimeur, 
établi  en  17û7,  a  succédé  à  son  père;  b presses.  — 
Jean  Rouzeau  MontaulL,  adjoint,  établi  en  1752; 
U  presses.  —  Pierre  Rousseau  Liger,  établi  en  1750; 
5  presses.  Ce  dernier  ayant  imprimé  un  livre  pour 
démontrer  l'inutilité  de'  la  confession,  son  imprime- 
rie fut  interdite  pendant  trois  mois  ;  il  a  donné  sa 
démission,  qui  n'est  pas  encore  acceptée. 

Nota.  Le  commerce  des  livres  se  fait  par  des  gens 
qui  ne  sont  pas  autorisés;  il  y  a  entre  autres  un 
nommé  Pierre  Chevillon,  frère  du  libraire  de  ce  nom, 
qui  lient  boutique  de  revendeur. 

Al'Relia  Allohrogum,  voy.  Geneva. 

AUREUACUM,     AURII^CUM,     AURIUACUM,  Ail' 

rillac,  ville  de  Fr.  (Cantal). 


135 


AUREUÀNENSIS  AGEK.  —  AUSTRASlÂ. 


136 


Nous  ne  connaissons  pas  de  lirre  imprimé  arant 
108»  dans  cette  Tille  :  VEntélécM".  des  Baux  de 
ViC'le-Comtt  en  Auvergne^  par  Jean  Mante,  — 
ÂuriUac,1085,in-12. 

En  17601  {Rapp,  Sartines),  il  y  a  an  imprimeur-li- 
braire établi  dans  cette  ville  depuis  1761  ;  il  se  nomme 
Antoine  Viallanes. 

AuRELiANENSis  Ager,  VOrléonois. 

AuRETJANuu^  Origanxm,  Oiigano,  pet.  ville 
de  la  Vénétie. 

AuREOLus  Pons,  Pons  Aureliani,  Pons  Au- 
REou  [Aur.  Vict.],  ville  des  Insubres^ 
dans  la  Gaule  Transpadane,  auj.  Pm- 
tirolo,  bourg  du  Milanais,  sur  la  route 
de  Bergame  à  Milan. 

AuRGi,  voy.  Flavtum. 

AURIA,   voy.  AMPfflOCHIA. 

AuRU,  voy.  Xqvjr  Caud.e. 

AuRiAcuM,  Auriac,  bourg  du  Périgord 
(Dordogne).  Plusieurs  localités  en 
France  portent  ce  nom. 

AuRiAcuM^  AuRicuM,  AuTtc/i,  villc  de  rOst- 
Frise  (Hanovre). 

Est-ce  à  cette  ville  que  s'applique  la  désignation 
que  nous  fournissent  Herbert  et  Lowndes  d\m  livre 
imprimé  en  1541 7  «  James  Sawtrey,  Defence  ofttie 
mariage  of  Presittes  agents  Steven  Gardmer, 
BiMhopofWynchester,  WUl,  Repse^  BUhopofNor- 
wiehe,  etc.  Awryk,  by  John  Froost,  IMl,  in-16. 
28  pag.  Goth.  « 

AuRiAciiM,  voy.  AuRACUM  Ducis. 

AuRiGERA,  Alburacis,  Aregia,  VAriége,  riv. 
de  Fr.,  afïl.  de  la  Garonne. 

AuRiuAcuM,  Aurillé  et  Aurilly;  plusieurs 
villages  de  France  portent  ce  nom. 

Alrimontanum,  Ursimontanum,  Ormonts, 
bourg  de  Suisse  (canton  de  Berne). 

AuRiMONTiuM,  Goldberg,  ville  de  la  Silésic 
prussienne,  au  pied  des  monts  Géants 
(Eiesengebirgé). 

AuRiNiAcuM,  Oiigny  en  Thiérache,  yillagc 
de  France  (Aisne). 

AuRio.  Evron,  bourg  de  France,  anc.  abb. 
de  béncd.  (Sarthc). 

AuRisiLM,  Roth,  ville  de  Bavière  (margr. 
d'Aiispach). 

AURISTADIUM,   voy.  AVERSTADHIM. 
AURIVAIXIS,  voy.  AUREAVALUS. 

AuRUNCA  [Liv.  vui],  SuESSA  [die.  Phil.], 

SUESSA  AURUNCORUM  [LiV.  IX],SUESSA  Au- 

RUNCA  [Vell.  Pat.] ,  ville  des  Awunci, 
dans  la  Campanie,  auj.  Sessa  ou  Sezza, 
ville  de  la  Terra  di  Lavoro,  prov.  napo-. 
litaine  du  roy.  dltalie,  qu'il  faut  se 
garder  de  confondre  avec  Suessa  Po- 

METIA. 


Nous  pensons  que  la  grande  famille  des' imprimeurs 
de  ce  nom,  oui  florissaient  à  Venise  au  xvi*  siècle, 
était  originaire  de  cette  ville  :  le  premier,  dont  les 
essais  comme  typographe  datent  de  1505,  s*appelait 
Giov.  Bapt.  da  Sessa  ou  Sessa  ;  puis  viennent  le  cé«> 
lèbre  Melchior  ou  Marchio  Sessa,  et  Giov.  Baptista 
Marchio  Sessa  et  ses  fils.  Sept  différentes  marques 
(te  ehat  et  la  souris)  de  cette  famille  illustre  ont 
été  recueillies  et  publiées  uar  Dibdin  dans  son  Deea- 
meron.  Un  célèbre  bibliophile  du  commencement  de 
ce  siècle.  Tévéque  d'Kly,  disait  à  propos  des  livres 
sortis  des  presses  de  ces  imprimeurs  :  «  Whenever 
you  see  a  book  with  a  cat  and  mouse  in  the  frontis- 

ÎMce,  seize  upon  it  ;   for  the  chances  are  as  three  to 
bur  that  it  will  be  found  bothcuriousand  valuable.» 

AUSA,  AUSA  N0VA,VICUSAUS0NENSIS  [Cell.],^ 

AusoNA   (au  moy.  âge),  Aasona,  Vick/ 
Vich  d'Osona,  ville  d'Espagne  (Cata- 
logne). 

AUSAR.\,  VOY.  ApSORUS. 

AusARiENsis  CiviTAS,  Ic  bourg  d'Osero,  dans 
l'île  du  même  nom.  Voy.  Apsorus. 

Ausri,  voy.  Augusta  Ausciorum. 

AusciA,  la  Bresle,  pet.  riv.  de  Normandie , 
séparait  le  Vimeu  du  Tellau. 

AusER  [Plin.  in],  Ausur  [Rutil.  Itin.], 
Aîaof  [Strab.  v],  fleuve  uEtrurie,  auj. 
le  Serchio,  affl.  de  l'Arno. 

AusiACA  Vu.LA,  Ameauoille,  village  de 
Lorraine. 

AUSIMUM,  voy.   AUXIMUM. 

AusoBA,  Aù<To6a  [Ptol.],  le  Logh,  riv.  d'Ir- 
lande, dans  le  Connaught. 

AusoNA,  voy.  AusA. 

AusoNu,  r Ausonte,  nom  poétique  de  l'I- 
talie. 

AussoNA,  AussoNicA,  AuxoNu,  Aussontie, 
Afixonne,  ville  de  Fr.  (Côte-d'Or). 

Âuxonne  fut  fondée  Tan  ftOO  de  J.  C,  suivant  Thls- 
torien  Claude  Jurain;  ses  armoiries  lui  furent  don- 
nées par  Philippe  le  Hardi,  duc  de  Bourgogne. 
LMmprimerie  n'existe  dans  cette  ville  qu*à  parUr  de 
1787,  suivant  M.  Temaux,  qui  cite  un  Manuel  des- 
tiné à  la  célèbre  école  d*artillerie  :  Lombard^  Table 
du  tir  des  canons,  Âuxonne,  1787,  in-8. 

AusTA,  AusTiA,  UsnA,  UsTiE,  Atfsstg,  ville 
de  Bohème,  sur  l'Elbe. 

AusTERAViA,  voy.  Ameijindia. 

AUSTERBATIUM,  VOy.    AUSTREBATIUM. 

AusTRACHu,  Emstrachie^  YCEstergoê,  partie 
orientale  de  la  Frise. 

AUSTRASlA,  AUSTRACIIIA,    AUSTER  [Frédég.], 

Westerreich,     Westreich,     VAusirasie, 

f)rov.  N.-E.  de  la  France  et  0.  de  l'Al- 
emagne;  comprenant  la  Lorraine,  le 
Brabant^  la  Thuringe,  le  Luxembourg 
et  pays  de  Liéçe,  etc.  ;  a  formé,  du  vi* 
au  viii°  s.,  un  des  principaux  royaumes 
francs. 


137 


AUSTRAVÎA.  —  AVARICUM. 


138 


ArsTKATU^  Castra  Prjetentta^  Osteirhova, 
(kierhofm,  ville  de  Bavière^  près  du 
Danube  [B.  et  Môller]. 

ArSTREBATIUM,    AUSTERBATIDM^  AVSTREBANTO 

[mono.  méroY.]^  Ostrevand,  district  du 
Hainaut  belge  (territ.  de  Bouchain). 

AcsTRiA  [Cluv.  Cell.],  AusTRi  Franqa, 
Oster-Rks,  Regnum  Oruntaus,  CEster- 
rekh,  (Estreich,  Vempire  d'Autriche, 
Tune  des  grandes  puissances  euro- 
péennes (?). 

ArsTRu,  Toy.  Licerium. 

AusTRi£  CivrrAs,  Toy.  Bedriacum. 

AusiTGiuM,  AusuGUM  [Itin.  Ant.],  ville  de 
Fane.  Norique;  auj.  Borgo  di  vai  Sugcaia 
(d*après  Forbiger),  pet.  ville  du  T^rol 
autrichien. 

L*iiiipriiiierte  exista  dans  cette  localité  en  1750,  dit 
M.  CotiOD,  dans  son  supplément. 

AcnssioDORUM  [Tab.  Peut]^  Autesioih)- 
RFM  [Itin.  Anton.],  Altisiodorum  [Geli.], 
AcTosiDORUM  [Amm.  Marcel.],  Antisio- 
DORUM,  Urbs  Alcedronensts,  Avtiziodero, 
AvnxioDERo  J^monn.  mérov.],  Avnssio- 
DERVM  [Frédeg.J,  Avaucerre  [Joinv.], 
AvsEURRE  (Guy  aAuseurre,Guy,  évêque 
d'Auxerre,  Docange),  la  Cité  d'Auçoire 
[Chron.  de  St-Denis],  Auxerre,  ville  et 
evècbé  de  Fr.  (Yonne). 

M.  Ternanx  porte  1 1050  et  le  D' Gotton  1 1960  la 
date  de  Tintroduction  de  la  typographie  dans  cette 
Tille,  mais  sans  indication  de  livre  imprimé. 
Voici  le  voimne  que  M.  Gotton  a  dû  vouloir  dési- 
gner: c*est  unfiréTiaire  à  Tusage  d*Auxerre,  Brevia" 
rimm  EecUsiœ  Antissiodorentis,  Ântissiodori,  1580, 
in^i,  que  nous  trouvons  dans  plusieurs  catologues» 
entre  autres  sous  le  n*  5521  du  cat .Dubois.  Mais  la 
Bibliotlièque  impériale  possède  une  pièce  publiée 
soos  une  date  antérieure  :  Sauvegarde  donnée  par 
rEmperevr  (MaximBien  11)  à  M,  le  cardinal  de 
Lorraine,  euesqye  de  Metz,  Ausserre,  par  M.  Bour- 
don, 1500,  in-8. 

Parmi  les  imprimeurs  d'Auxerre  que  nous  Jugeons 
dignes  d*une  mention  honorable,  nous  citerons  : 
Pierre  Vatard,  au  commencement  du  xvii*  siècle,  et 
C  de  Villers. 

En  175%  [Rapp,  Sartines],  il  n*y  a  qu'un  seul 
imprimeur  \  Auxerre;  c'est  François Fonrnier,  èu- 
blien  17A2. 

Altomate  [Plin.  u],  Hiera  [Oros.] ,  Tune 
des  îles  Lipari,  auj.  Megali  Cametii, 
dans  r Archipel. 

Autosidorum,  voy.  Actissiodorum. 

Autreum,  Autrai  ou  Autrey,  bourg  et  anc. 
comté  de  France  (Doubs). 

AuTRicuM,  vov.  Carnutum. 

AuTUMNAaTM,  voy.  Andernacum. 

Autura,  Audura,  Ebura,  l'Eure,  riv.  de 
Fr.,  affl.  de  la  Seine  (non  citée  par 
Forbiger). 

AuvERTiuM^  Atfters;  plusieurs  localités  en 
France  portent  ce  nom. 


AuxANUM,  Anxanum  ITab.  Peut.],  Lanciano, 
bourg  d'Italie  (Abruzze  citer.). 

AuxEixoDumJM,  voy.  Exelodunum. 

AuxENNA  [Tab.  Peut.],  Muenna  [Itin.  An- 
ton.], A  VALLES^  Avaulx,  Avaux,  sur 
TAisne,  bourg  et  château  de  France 
(Marne),  construit  sur  les  ruines  d'Er- 
chery  ou  Ecry  [Chron.  cari.]. 

AuxiMUM  [Gaes.  B.  G.  i],  Ausimum  [Tab. 
Theod.l,  Au&pLcv  [Plutar.],  Acximon  [Itin. 
Anton.],  ville  des  Picentins,auj.  Ommo, 
ville  de  la  délég.  d'Ancône  (Italie). 

Voici  un  livre  imprimé  dans  cette  ville  ï  une  date 
assez  reculée  t  c'est  une  traductidh  latine  dumremier 
chant  de  TArioste  :  Ariosto  Lud.  —  EolandiFurioti 
liber  primui  et  Cantuê  cujusque  Prikeipia,  laii- 
nitate  donati  a  Visito  Mauriiio  de  Monte  forum. 
Auximi,  per  Astulfum  de  Grandis,  1570,  in-S. 

AUXONIA.  voy.  AUSSONNA. 

AuxuENNA,  voy.  Fanum  s.  Meneioldis. 

AVAUX),  VOy.ABALLO. 

Av.uxoauM  [Greg.  Tur.,  Frédég.],  Alluye, 
bourg  de  Fr.  (Eure-et-Loir). 

AvANTici,  peuple  de  la  Gaule  Narbon.; 
auj.  occuperait  partie  des  dép.  des 
Alpes-Maritimes  et  des  Basses-Alpes. 

AVANTICORDM  OpPIDUM,  VOy.   ICTODURUM. 
AVANTICUM,    AÙOVTUCOV     [Ptol.] ,     AVENTICUM 

Tacit.  Hist.  i] ,  Aventicum  Helvetiorum 
Itin.  Anton.],  ville  de  la  Gaule  Lyon- 
naise], aui.  Avanche,  Avenches,  ville  de 
Suisse,  près  du  lac  de  Morat  (cant.  de 
Vaud). 

AvARA  Major,  VYévre,  Vléire,  pet.  riv.  du 
Berry. 

AvARicuM  fCaes.,  Itin.  Anton., Tab.  Peut. 
Aùopixov  [Ptol.j,  BiTURicE  [Geog.  Raven.' 
BiTURiGiE   [Sid.  Apoll.],  BrruRicuM  [Lu- 
can.],  BrruRiGA,  BmiRix,  Oppidim  Ava- 

RICIM    IN    FINIBUS  Bm^RIGUM   [CffiS.],  Be- 

TORicA  [Greg.  Tur.],  Beturigas  urbs 
[Frédeg.J,  Betoregasci,  Beoregas^  Be- 
TORGAS,  Betorex  [moHii.  mérov.],  cap. 
des  Bituriges  Cubi,  dans  la  Gaule  Aqui- 
taine, auj.  Bourges,  ville  et  archevêché 
de  Fr.  (Cher). 

Catberinot,  le  compilateur  berrichon,  porte  k 
Tan  1500  la  date  de  IMntroduction  de  Timprmierie  à 
Bourges,  et  laThaumassière,  dans  son  HUt,  du  Berry , 
cite  un  Bréviaire  en  deux  volumes  imprimé  S  Bour- 
ges en  151S,  pour  Tabbaye  de  S.  Satur  :  mais 
aucun  Eait ,  aucune  preuve,  ne  sont  apportés  à  Tappui 
de  ces  assertions  purement  gratuites. 

M.  Gotton ,  de  son  côté,  dit  que  Timprimerie  fut 
introduite  k  Bourges  pur  Barthélémy  fiartault,  et 
H.  Temaux,  suivant  sa  coutume,  reproduit,  sans 
même  en  varier  les  termes,  cette  assertion  erronée  t 
B.  Baruult  fut  Tun  des  premiers  libraires  de  Bourges, 
mais  n'imprinui  Jamais.  Le  Coustumier  général  des 
Payé  et  Duché  de  Berry  (Man.,  toin.  Il,  coL  555 


139 


AVARIO.  —  AVELDA. 


140 


fut,  suivant  Gotton,  1c  premier  livre  imprimé  à 
Bourges  ;  il  se  vendait  dans  cette  ville  en  COBtel  de 
Barth.  BarlauU ,  et  avait  été  imprimé  à  Paris  par 
Michel  Fezandat,  mais  aux  fraisde  trois  libraires  asso- 
ciés, B.  Bartault  et  Jean  Gamier  de  Bourges,  et  Ponce 
RofTet.  dît  le  Faulcheur,  de  Paris. 

Suel  fut  donc  le  premier  imprimeur  de  cette  grande 
de  Bourges,  si  célèbre  k  cette  époque  par  son 
université  cl  son  école  de  [droit,  oh  brillaient  d*un 
renom  sans  égal  les  Cujas  et  les  Alciat? 

Nous  emprunterons  à  une  curieuse  brochure  de 
M.  Boyer,  bibliothécaire  de  Bourges,  quelques  détails 
consciencieux  et  fort  intéressants  à  ce  sc^^'t  On  ne 
reconnaît,  dit-il,  de  fondation  certaine  d*un  établis- 
sement d'imprimerie  à  Bourges  qu'en  15S0.  A  cette 
époque,  sous  la  bienfaisante  protection  de  Margue- 
rite, duchesse  de  Berri,  qui  portait  à  cette  province 
une  affection  particulière,  les  cours,  de  TEcole  de 
droit  avaient  commencé  à  prendre  un  lustre  inaccou- 
tumé ;  le  renom  européen  du  professeur  AlciaU  qui 
venait  d'y  faire  son  entrée,  appelait  autour  de  sa  chaire 
une  foule  d'hommes  d'étude  à  qui  les  livres  deve- 
naient plus  que  Jamais  nécessaires.  La  ville  crut  de- 
voir répondre  à  ce  besoin,  et  appela  de  Paris  un 
imprimeur  du  nom  de  Jean  Gamier,  qui  apporta 
avec  lui  ses  presses  et  s'engagea  à  rester  six  ans  au 
moins  dansle  pavs.  De  plus,  pour  l'attacher  davan- 
tage et  prévemr  les  mauvaises  chances  d'un  nou- 
vel établissement,  les  maire  et  échevins  lui  assu- 
X  rèrent  une  rétribution  annuelle  de  100  livres 
tournois.  On  y  ajouta  10  livres  une  fois  données 
pour  l'aider  à  faire  le  voyage  de  Bourges  k  Paris,  ob 
il  allait  chercher  sa  femme  qu'il  y  avait  laissée  avec 
tout  son  ménage  et  son  matériel.  (Compte  de  la 
ville,  1529-1530.) 

Les  premiers  spécimens  des  presses  de  Gamier  ont 
disparu.  Celaient  sans  doute  de  simples  ordonnances 
ou  des  pièces  administratives  des  maire  et  échevins  i 
mais  bientôt  il  fut  adopté  par  le  clergé  et  devint  à 
la  fois  l'imprimeur  de  l'autorité  séculière,  celui  de 
l'Université,  et  en  mémp  temps,  ce  qui  valait  mieux 
à  celle  époque,  le  tvpographe  agréé  par  le  parti  clérical. 

Malgré  ces  trois  cordes  à  son  arc,  Gamier  ne  fit 
pas  fortune,  puisqu'on  lit  dans  un  dénombrement 
des  officiers  de  l'Université  :  •  L'imfnrimeur  c*e»t 
Jehan  Gamier,  homme  paouvre  qui  n'imffrima  de 
sa  vye  livre  fors  des  Almanacs  et  ut  Vhoffice  nou- 
uetlement  érigé  et  ni  eust  iamays  imprimatr  que 
luy,  •  Celte  pièce,  dit  M.  Boyer,  doit  être  de  1556 
environ;  or  Gamier  avait  certainement  imprimé 
lui-même  le  MiMel  de  15*7,  dont  nous  avons  parlé; 
ce  qui  contredit  l'assertion  précitée:  qu'il  n'imprima 
de  sa  vye  Hure  fors  des  Almanacs, 

Gamier  exerçait  encore  en  1562  ;  la  biblioth.  du 
chapitre  de  Saint-Etienne,  ayant  été  saccagée  parles 
Huguenots  qui  envahirent  la  ville  cette  année  1562, 
fut  reconstiiuée,  tant  bien  que  mal,  par  les  bourgeois 
bien  inlenlionnés ,  qui  recueillirent  <;*  et  là  les 
épaves  du  nauf^ge;  parmi  ceux  qui  achetèrent  des 
livres  aux  pillards,  dans  ce  but,  figure  ce  brave 
Jehan  Gamier,  faisant,  comme  l'on  voit,  contre  for- 
tune bon  coeur. 

La  marque  parlante  de  ce  libraire  était  un  vaisseau 
battu  par  la  tempête,  avec  trois  moutons  paissant 
sur  le  rivage,  et  cette  devise  biblique  : 

Discerne  causam  meam  de  aente  non  saneta. 

L'homme  dont  Bourges  a  le  droit  de  se  glorifier, 
('est  Geoffrov  Tory,  bien  que  nous  n'admettions  pas 
comme  suffisamment  authentiques  les  attributions 
qu'on  voudrait  faire  à  son  burin  de  toutes  les  pièces, 
sans  exception,  marquées  d'une  4- ^  ^^^  un  biblio- 
graphe éminent,  M.  Auguste  Bernard,  ayant  consa- 
cré à  cet  ariiste  une  monographie  fort  importante 
(éd.  Tross,  1866,  1  vol.in-8.),  nous  n'avons  pas  à 
nous  en  occuper. 

La  Coutume  du  Berry  fut  publiée  en  latin  bien 
avant  d'être  imprimée  en  franoiis  :  le  Manuel  de 
M.  Bmnet  indique  comme  étant  la  première  une  édi- 
tion de  ces  Coustumes  gi-néralles,  annotées  par 
Nicolas  Bcerier  ou  Boyer , imprimée  en  1512  ;  la  biblio- 
thèque de  la  ville  de  Bennes  en  possède  une  plus 
ancienne,  doni  un  éminent  professeur  à  la  faculté 


des  lettres  de  cette  ville,  M.  Delaunay,  nous  com- 
munique la  description  : 

Le  volume  est  in-'B,  et  se  compose  de  156  fL, 
sign.  A-V,  impr.  en  car.  goth;  après  le  titre  en 
rouge  et  noir,  semblable  à  celui  de  l'édit.  de  1512,  on 
lit  :  Earumdem  ae  noUuUis  cO  |  sUiis  et  addti  p 
ipih  p  Boerier  novi  |  ter  edil  tis;  ce  mot  noviter 
indique-t-il  une  édition  plus  ancienne  ?  Le  livre  est 
dédié  à  Jehan  de  Gannay,  chancelier  du  roy.  A  la  fin 
on  lit:  ExpUeiunt  Consuetud,  inelite  Civitatis  et 
septene  Byturigum,  impresse  anno  DM  M*  CGCGCIX, 
die  vero^XV,  mensis  octo&ris,  sans  aucune  indica- 
tion de  lieu  ni  d'imprimeur;  mais  au  ▼*  du  dernier  f. 
la  marque  dfEnguilbert  de  Mamef,  ce  qui  nous 
donne  Paris  comme  lieu  de  l'impression. 

Nous  ne  connaissons  pas  de  Coustumier  Berrichon 
imprimé  à  Bourges,  avant  celui  de  1579,  que  cite 
aussi  M.  Bmnet. 

Quant  aux  livres  de  liturgie  spéciale,  nous  cite- 
rons le  Miuel  de  Bourges^  impr.  à  Paris  par  l'Alle- 
mand J.  liygman,  en  l(k9S,  in-fol.  goth.  sous  Pépis- 
copat  de  Guil.  de  Cambray.  (bibl.  de  Bourges.) 

Un  autre  Missel^  impr.  à  Paris,  jmpensis  J.  Parvi, 
Engleb.  de  Mamef,  Pétri  Sanier  et  Jac.  Ferot,  pen- 
dant l'épiscopat  de  François  de  Bueil,  en  1522,  in-fol., 
dont  un  splendide  ex.  sur  vélin  fut  vendu  1915  tr, 
en  1860. 

Caiherinot  cite  un  autre  Missel  de  Bourges,  impr. 
également  à  Paris  en  1527. 

Le  premier  qui  soit  sorti  des  presses  locales  est  un 
in-fol.  Si  2  col.,  en  car.  goth.,  avec  cette  souscrip- 
tion :  Excudebat  Joaties  Gamerius  Biturigibus 
ad  seholas  utriusqz  iuris  vM  vénale  reperies. 
M.  D.  XLYIL 

Le  Manuel  foumit  encore  cette  indication  :  En 
même  temps  que  l'archevêque  de  Bourges  confiait 
aux  presses  parisiennes  l'impression  du  Missel  de 
son  église,  il  faisait  imprimer  un  Bréviaire  à  Li- 
moges en  un  vol.  in-8,  aiec  cette  souscription  à 
Pavant-dernier  f.  :  impressum  in  Lemovieœ  civitaie 
per  Paulum  Berton,  1522;  mais  les  frais  de  cette 
publication  furent  faits  par  les  quatre  libraires  de 
Paris  et  de  Bourges,  que  nous  venons  de  citer;  aussi 
voit-on  au  v«  du  demier  f.  la  marque  et  le  nom  de 
Pierre  de  Sartières  (ou  Sartier),  et  lit-on  cette  sous- 
cription :  Venundûtur  Bituris  et  Parisii. 

Noua  citerons,  parmi  les  imprimeurs  qui  ont  suc- 
cédé à  J.  Gamier,  Jean  Hantet  (1558),  Pierre  Bou- 
chier  (1576-1587),  Nicolas  Levez,  chef  d'une  dynastie 
qui  imprime  Jusqu'au  xviii*  siècle,  et  qui  le  premier 

S  rend  le  titre  d'fmpHm^ur  juré  de  la  ville  ;  les 
risto.  Chaudière  et  Toubeau.qui  portèrent  la  typo- 
graphie berruyère  à  un  degré  -de  perfection  assex 
remarquable. 

Le  Bapport  Sartines  signale  deux  imprimeun  : 
Solange  Toubeau,  veuve  de  Jacq.  Boyer,  impr.  de- 
puis 1717  ;  la  famille  des  Boyer  est  originaire  d'Or- 
léans, où  elle  imprimait  depuis  deux  siècles.  Pois 
Barthélémy  Cristo,  d'une  vieille  famille  dMmprimeurt 
du  Berry. 

AvARio,  Veronius,  YAveiro,  Aveyrou,  Avey- 
ton,  riv.  de  Fr.,  affl.  du  Tarn. 

AvATicoRUM  Stagnum,  Mastramelum  Stag^ 
NUM  [Cell.],  VEtang  de  Martiffues  (Bou- 
cheSKlu-Rhône). 

Avedonacum,  Aunai,  bourg  de  Fr.  (Cha  - 
rente-Inférieure). 

AVEIRUM,    AVERIUM^    ErcOBRIGA     [Polj'b.l, 

Talabrica  fltin.  Anton. J,  Aveira,  ville 
et  duché  de  Portugal,  au  N.-O.  de 
Coïmbre,  suiv.  Ukert. 

AvELDA,  AvELDiA,  Aveld,  pet.  ville  de  la 
Hesse. 


141 


AVELLA.  —  AVERSiE. 


i42 


lytiprès  M.  Ternaux,  intis  sans  aucune  garantie 
iTauUienticité,  nous  citerons  :  AtigustiHUs  AveUUn- 
9U,  Pia  CcUakio  cum  Martino  iMihero  super  Bi- 
èUotkeca  nova,  ÂTeldic,  1528,  in-4.  Nous  ne  con- 
nûssons  ni  le  livre  ni  son  auteur,  que  nous  ne 
troaTOQS  cit^  par  aucun  bibliographe. 

AvEXLA^  voy.  Aquila  in  Vestinis. 

AvELLAy  Avu  Vacckorum,  VilMon,  ville 
d*Espagne  (roy.  de  Léon). 

KmiASA,  AvELLANUM,  HmIocH,  pet.  ville 
da  cercle  de  Franconie,  près  de  Nu- 
remberg. 

AVE51CUÎI,  AvENAiTJM,  AvKNUCUM,  Avetioy, 

St.  ville  et  anc.  abb.  de  Champagne 
arae). 

AvENPi  Castrum,  voy.  Romarici  Mons. 

Atenio  [Mela^  Plin.],  Aôivîwv  «oXiç  [Steph.]^ 
AvENio  Cavarom  [Tab.  Peut.],  Gvitas 
AvENîocoRDM  [  Notlt.  Ptov.  Vien.  ]  , 
AvTNioTîi  ûv.  [monn.  mérov.],  ville  des 
Cavares,  dans  la  Gaule  Narbon.^  auj. 
Avignon,  ville  de  Fr.  (Vaucluse). 

LUmprimerie  date  à  Avignon  de  1497  :  Lueiani 
JHittmMnu,  Seiffk)  Romanua,  Carmina  heroiea  in 
Awtarem,  Asinus  Aureut,  Bruti  et  Diogenis  Cynici 
epiMioUt  (omnia  latine).  Uec opuscula  castigatissinu 
emeiidata  impreasa  sunt  Aninione  impensa  Nicolai 
Tepe  ciuîs  Auinlonensis.  m.  ccc  xcvii  ,  idibus  octo- 
brtt,  pet.  In-4i,  goth.  de  37  fC  à  20  lig.  par  page,  plus 
on  t  bbnc 

M.  Brunet  a  écrit  Nie,  Cèpe,  Panser,  Bain  et  les 
autres  biltliogr.  Lepe;  mais  un  libraire  de  Paris,  cu- 
rieux et  instruit,  M.  daudin.  dit  observer  qu*à  cause 
de  la  forme  singulière  de  la  lettre  T,  gui  offre  une 
grande  analogie  avec  VL  et  le  C,  les  bibliographes 
ont  écrit  tantôt  Lepe,  tantôt  Cèpe,  mais  guMI  faut 
lire  Tepe;  et  en  cela,  après  vérification,  nous  sommes 
d*aufant  plus  de  son  avis,  que  nous  trouvons  sur  le 
second  hvre  avignonais  le  même  nom  écrit  Tepe, 
et  par  M.  fôiinct  lui-même  (J/an.  A,  col.  159}.  VAai- 
nus  Aurais  annoncé  sur  le  titre  n*est  |)as  compris 
dans  le  volume;  non  plus  que  dans  Tédition  de  1505 
< Paris,  Gaspard  Philippe),  qui  reproduit  celle  d^ Avi- 
gnon, 1497  ;  la  censure  ecclésiastique  a  passé  par  là. 

Le  second  livre  imprimé  à  Avignon,  cité  par  les 
bibliographes,  est  intitulé  :  Roffi  edi  Tractatus  U- 
èetlomm  super  utraque  censura.  —  Tractatus 
Ubellorum  super  utraque  censura  cum  questioni- 
bus  sabbatinis,  cattigatus  a  Petro  MiUtti,  Petro 
Tepe  et  Joanne  Pabeyrani  dicto  Gandarre  scho- 
lastico.  —  Impressit  Dominicus  Anselmus  Auenio- 
nen&is,  Aiienione  altéra  Roma  ultima  Kal.  Marcîus, 
A.  M.  cccrr. ,  in-fol. 

Le  Lucien  de  1497  ne  nous  avait  pas  donné  de 
nom  dUmprimeur;  mais  celui-ci  nous  révèle  très- 
*  probablement  comme  premier  t)'pographe  avigno- 
nab  Dominique  Anselme  :  nous  disons  très-probable- 
ment, parce  que,  n*a>'ant  pu  trouver  le  livre  du 
légiste  Odofredus  ou  Roffredus,  que  nous  citons, 
nous  n'avons  pu  comparer  le  caractère  dont  s*est 
seni  Dora.  Anselme  avec  celui  du  Lucien. 

Mais  le  nom  le  plus  glorieux  de  la  typographie 
avignonaise  est  évidemment  celui  du  célèbre  Jehan 
de  Channey,  dont  les  produits  sont  encore  aujour- 
d^ai  si  recherchés  des  amateurs;  la  marque  de  cet 
habile  imprimeur  rappelle  exactement  celle  des 
AMes. 

Parmi  les  nombreux  imprimeurs  d^Avignon  au 
XTI*  siècle,  nous  citerons  :  Ant.  Bonhomme,  qui 
exerçait  en  15S2,  et  Barth.  Bonhomme,  en  15b5; 
Gr.  Tachet,  en  1549,  et  à  la  même  époque  Hymbert 
Parmentier;  Pierre  Roux,  en  1555,  et  Math.  Vmcent. 


AvENioNETUM,  Aviguonet,  bourg  de  France 

(Aude). 

AvENioNis  Castrum,  Napoule,  village  de 
Fr.  (Var).  Quelques  géographes  donnent 
'  à  ce  village  remplacement  de  Fane. 
Aihenopolis, 

AvENUFNius,  LiRNius,  the  Liffey,  riv.  d'Ir- 
lande. 

AVENNiE,    AVESNiE,    AVISNA    |ch.    Ct    dipl.], 

Avemes,  ville  de  Fr.  (Nord).  Quelques 
villages  de  Picardie  et  d'Artois  portent 
aussi  ce  nom. 

Nous  ne  connaissons  pas  de  livre  imprimé  à 
Avesnes  avant  1078  ;  à  cette  date  nous  trouvons  au 
Catal.  Dubois,  n«  2416  t  TraUé  de  ta  retraite. 
Avennes,  1678,  in-i6. 

AvENNJE  Ck)Mms.  AvesneS'k'Comte,  bourg 
de  Fr.  (Pas-de-Calais). 

AVENTACUM,  voy.  AVENACUII. 

AvENTicENsis  Lacus,  dev  MurtnerseCy  le  lac 
de  Morat,  en  Suisse  (canton  de  Fri- 
bourg). 

AvENTicEXsis  Pagus,  vov.  Ultrajuranus. 

AvENTiciiM,  voy.  Abrinc^. 

AVENTICITM,  voy.  AVANTICIJM. 

AvENTiNUM,  voy.  Abusina. 

AvENTiNus  MoNS,  Ic  mofit  AventiM,  monte 
di  Santa  Sabina,  une  des  sept  collines 
romaines;  il  y  en  a  huit  aujourd'hui. 

AvENiiM,  l'Aven,  pet.  riv.  de  basse  Bre- 
tagne. 

Averciaco  Villa  [monn.  mérov. ],AiTec/iy, 
ville  de  Fr,  (Oise). 

Averdera,  Aveurdre,  bourg  de  France 
(Allier). 

AVERIUM,  voy.  AVEIRIîM. 

AvEBNUM,  Averties,  Plusieurs  villages  de 
France  portent  ce  nom,  partie,  en  Nor- 
mandie et  dans  le  Vexin. 

AvERNTS  [Plin.  Stat.],  Averni  Lacus  IT. 
Liv.,  Cic],  il  "Aopvo;  Xiji.vTfj  [  Strab., 
Diod.  Sic],  logo  Avemo,  dans  Tanc. 
Campanie,  auj.  lago  Tripergola,  au  roy. 
de  Naples. 

AVERS.E,  Aversa,  ville  de  la  Terra  di  La- 
,  voro,  proY.  nap.  du  roy.  d'Italie. 

Comté  normand  au  moyen  ige  :  Timprimerie  date 
dans  cette  petite  ville  de  l'an  1620  :  D,  Luce  Pras^ 
sicii  Confutationes  in  Commentationes  Augusti 
yipM  pro  defensione  Cathoticœ  ac  peripatheticœ 
veritatis.  —  Impressae  Averse  per  A.  de  Fritiis,  A.  D, 
1520,  in-fol. 

C'est  M.  Temaux  qui  nous  donne  cette  indication,  et 
nous  manquons  de  moyens  de  contrôle:  le  livre  est 
inconnu  à  Tanzer  et  à   Maittaire;  Amati  non  plu 
qu*Haym  ne  le  citent.  Giustiniani  seul  (p.  125)  no  u 
fournit  le  titre  d'un  livre  du  même  D.  Lucas  Pras- 


143 


AVERSBERGA.  —  AZAUM. 


144 


sieius,  imprimé  à  Naplei  l*année  soiT.  1521,  où  nous 
voyons  qu'il  était  qualifié  de  Patricius  Aversanus, 
ce  qui  semble  donner  quelque  apparence  d'authenti- 
cité au  renseignement  de  M.  Temauiu 

AvERSBERGA^  AuERSBERGÂ^  Aversberg,  boucg 
de  Carinthie^  près  Laybach. 

AvERSTADiuM,  AuRiSTADiuM,  AueTstœdt,  pet. 

ville    des    États  prussiens^  prov.  de 

Saj[e. 

Avu,  voy.  Aquila  (in  Vestinis). 

AviARiUM  (Locus  aptus  mUriendis  avibus 

'  vUUUicis,  Duc),  Pluverium,  Pluviers 

[Chron.], Pithiviers,  ville  de  Fr.  (Loiret). 

AvicuLA,  der  Vogelberg  (en  ital.  Monte- 
Uccello),  montagnes  de  Suisse  (Alpes 
Bhœticœ). 

AviLiACUM,  Avilly,  village  près  Chantilly 

(Oise). 

Le  père  Houbigant  (Ch.  Fr.),  célèbre  hébrafsant, 
y  établit  une  petite  imprimerie  à  son  usage  en  1*745, 
et  cette  imprimerie  fonctionna  pendant  un  laps 
d*ftnnées  asses  considérable  :  il  en  sortit  un  PiaUe- 
rium  hebralcum,  en  17ik8,  sous  l.i  rubrique  t  Lug- 
duni  Batavorum,  tiré  à  cent  exemplaires  ;  les  Prxh' 
verbia  en  1703  et  plusieurs  ouvrages  en  français. 

AviUANA,  ViLLUNA,  Avigliafia  ou  Avi- 
gliano,  pet.  ville  du  Piémont^  dans  la 
prov.  de  Susa. 

AviLLA,  Aviles,  pet.  port  d'Espa^e^  dans 
les  Asturies^  sur  le  golfe  de  Biscaye. 

AvDioNS,  Oisemont,  bourg  de  Picardie 
(Somme). 

AviNauM  Villa  super  fluvium  Tarni  [Ch. 
Car.  C.  a.  843],  Avizucum,  Aveins,  sur 
le  Tarn,  village  de  France  (Tarn-et-Ga- 
ronne),  anc.  villa  royale. 

AvisiuM,  Avis  ou  Aviz,  pet.  ville  de  Por- 
tugal, dsms  TAlentejo. 

AvisiuM,  Ecas  ou  Effas,  pet.  ville  d'Autri- 
che, près  Brixen. 

AviTAcuM,  Aubières,  bourg  de  Fr.  (Puy- 
de-Dôme). 

AvoLOTiuM,  AvoLODiA  [Frédég.],  Avallo- 
auM  [Greg.  Tur.l,  Allonne,  village  et 
anc.  seigneurie  de  Fr.  (Eure-et-Loir). 

Avus,  riv.  de  TEspagne  Tarraconais.e,auj. 
le  Rio  d'Avés,  en  Portugal. 

Axa,  Axbridge,  bourg  d'Angleterre  (Som- 
mersetshire). 

Axa,  Axucum,  Axium^  Essay  ou  Essex, 
bourg  de  Normandie  (Orne|,  anc.  abb. 
d*A.  =  Essey,  anc.  abb.  de  B.,  dioc. 
d'Agen  (Lot-et-Garonne).  =  Essay, 
village  de  Fr.  (Côte-d'Or).  =  Un  village 
du  même  nom  dans  la  Haute-Marne. 

AxALiTA,  Fanum  Axalitanum,  Axati  fPlin.], 
Lora,  bourg  d'Espagne,  près  de  Séville. 


AXANTA,  voy.  UXANTTS. 

Axati,  voy.  Axalîta. 

AxELLA,  Axel,  pet.  ville  de  .Hollande, 
dans  l'île  du  même  nom  (prov.  Zee- 
land), 

AxELLODUNUM,  Codenoc  (?),  ville  du  Quercy 
(dép.  du  Lot). 

AXELODUNUM,   AXELLODUNUM,   Exhom,    Ville 

d'Angleterre  (Northumberland). 

AxiACiE  [Plin.  iv],  AxiACE  [Mêla],  ville  de 
l'anc.  Sarmatie,  sur  YAxiaces  (le  Teli- 
goul),  auj.  Oczakûw,  Otschakow,  ville  de 
Russie,  prise  aux  Turcs  en  i739  (prov. 
de  Cherson). 

AxiACEs  [Mêla.,  Plin.l,  ô  'aÇmucïjç  [Ptol.], 
le  Teligoul,  riv.  de  Russie  ;  se  jette  dans 
la  mer  Noire. 

AxiACUv,  voy.  Axa. 

AxniA  [Tab.  Peut.] ,  Axuna  [Geoç.  Rav.], 
ville  de  la  Gaule  Narbon.,  auj.  Aymé, 
bourg  de  Savoie.  =  Jacquemont,  dans 
l'anc.  Tarentaise,  pet.  ville  de  Savoie. 

Axiopous  [Itin.  Anton],  'AfrouiroXi;  [Ptol.l, 
ville  de  la  Mœsie  infér.,  auj.  GaUUsch, 
Galatz,  ville  et  port  franc  de  la  Molda- 
vie, sur  le  Danube.  Forbiger  voit  dans 
Axiopous  Bassova, 

AxiTTs  [Liv^  PlinJ,  'A&oç  [Hom.  n],  'aÇiw; 
[Ptol.],  'AÇioç  [Strab.,  Thucyd.],  Barda- 
Rius,  Vardarius,  fleuve  de  Macédoine 
(Maidonia),  auj.  le  Vardarou  Vardhari; 
se  jette  dans  le  golfe  de  Saloniki. 

AxoNA  [Caes.,  Auson.] ,  Axonia,  AûÇouwo; 
IDio.  Cass.],  VAisne,  riv.  de  Fr.  afQ. 
ae  l'Oise. 

AxuENA  [Itin.  An  ton.],  à  47  m.  de  Verdun. 
Est^e  Ste-Menehmdd ,  comme  l'ont  dit 
qq.  géographes,  ou  plutôt  JVeuvtWe^<m- 
Ponty  bourgde  Champagne,  reconstruit 
en  1203  par  Blanche,  comtesse  de 
Champagne  p) 

AvENNUM,  Ayen,  pet.  ville  de  Fr.  (Haute- 
Vienne),  anc.  auché-pairie. 

Aygarus,  VEygues,  pet.  riv.  du  Dauphiné, 
àfQ.  du  Rhône. 

Aymontium,  Ajamontium,  Ayamonte,  ville 
forte  d'Espagne,  sur  le  Guadiana  (An- 
dalousie;. 

AvROLUM,  voy.  Ariola. 

AzACUM,  AsAcuM,  Azay,  plusieurs  local, 
de  ce  nom  dans  les  dép.  d'Indre-et- 
Loire,  du  Cher  et  de  la  Vienne. 

AzAUM  [llin.  Anton.],  ville  de  Pannonie, 


145 


AZELUM.  —  AZINCURTUM. 


146 


sur  remplacement  actuel  de  laquelle 
les  géoeraphes  sont  divisés  :  suiv.  Mu- 
char  il  ULUorait  le  voir  près  d*un  bourg 
de  Hongrie  nommé  Tata;  Mannert  y 
voit  NeiMorf,  sur  le  Danube,  et  Aeichard 
Ac$  [Forbiger]. 

AzELUM,  ville  des  VeneH,  dans  la  Gaule 


Transpadane,  au}.  Asolo,  bourg  d'Italie, 
près  Trëvise. 

AzERAcuM,  Azerat,    bourg  du    Périgord 
(Dordogue). 

AzuicuRTUM,  AzmcAKTUM,  Azincourt,  bourg 
•  de  l'Artois,  près  Hesdin  (Pas-de-Calais) . 
On  disait  au  jy*  s.  Agitwourt. 


BABAnniA,  Baudobrica  [Itin.  Aoton.],  Bo- 
noBRiA  [Not.  InipJ,  BoDASBir-iiM,  Boppar- 
DiA,  Bo.NTOBBicAlTab.  Peut.],Boîrtï>BBi(:E 
ImoQii.  niérovJ,  fioppord.  ville  d'Alle- 
magno,  sur  le  Rhin,  près  CoblenU. 

Babeberga,  voy.  Bambekga. 

BABEcnxtM,voy.  Babbecii-luk. 

Babia  [Plin.],  Balbu,  Altokontium,  Mons 
Alti.'s,  JSotUallo,  pet,  ville  de  la  Calabre 
citer.,  au  pied  des  Apennins. 
Le  cCtèbre  Joannes  deJanua,  l'aaleur  dc'la  pre- 

crtu  (Ule. 

Babina,  Bahaisek,  bourg  de  Hongrie- 

Bacacl'h,  .voy.  BauacIih. 

Bacasis,  voy.  Baoanïm. 

BAr.i::£,  BAccniH,  BAcnAcm.  Baccis  Villa 
[N  TERBiToitio  SiDONEHsE  (de  Sion)  [Fré- 
dég.j,  Bex,  tioui^  de  la  Confrd.  suisse 
(Vaud). 
Imprlnteri»  en  IB<n. 

Bacun.c  [Itin.  Anton.],  ville  d'Étruriej 
auj.  Baccano,  sur  le  lac  du  mËtne  nom. 

Bacchahacuh,  voy.  Aba  BArcm. 

Bacchimo,  HEtioACKs  HiNOR  [Plin.,  Liv.], 
Baechiglione,  riv.  de  la  V(>nétie, 

Bacen.e,  An  Bacenas,  Binaseo,  forteresse 
entre  Milan  et  Pavlir. 

Haoua,  Baeh,  pet.  ville  de  la  basse  Hon- 
frie,  sur  le  Danubf. 

Baliuh,  BAr.ivuH,  Basia,  Ba[î:iuu,  Bachts 
Villa,  Bacivile  [Chroii.  Sigeb.],  Bai- 
aieux,  village  près  Corbie  (Somme), 
anc,  villa  roy.  (Chr.  Fontan.,  a.  847). 

Baciviiu  SuBTEBius,  Bésu  S.  Êloi  (?],  village 
près  Gisors  (Eure). 


BArjvuu  SupEBiDS,  Bém  le  Long,  village 
près  Gisors  (Eure),  [Aug.  le  Prévost]. 

Bacorurvu,  Batava  Castb*  [Not.  Im|>er.], 
Castellum  Ratavinuh  (Tafi.  Peut.],  Pas- 
savia,  pAssAvniM     Patatia,  Passoovdii 

ÎChron.],  dans  l'aoc.  Vindélicic,  auj. 
'afsau.  ville  forte  de  Bavière,  au  oiu- 
fluent  de  Tlnn  et  du  Danube. 

L'IntrcMhiction  de  b  typographie  nmonle  eacrile 


bliogrsphei  ciieni  i 


M  le  ptm 


:  Palmiinêt,  d 
—"I,  qui  rorm 

Fini  lifrrC  hararam  luxla  ruirleam  Ealt- 
tit  PatavitÂ.  Imprttti  tu  \itclUa  dnllalt  praticla 
mil  Aimo  dmnjnli^'c)  Mltlttlmo  guaartngtnltMmo 
etutagtiiino  (irfnui,  txta  Me  angiitlL 

L'nmte  tuinnie.  nous  Irouiom  In  nam  de  deux 
Imprimeurs I Conrad  Stahcl  et  Benoit  Uayr,  anociéi; 
lepremierdcsomnEueiMultepar  co  lypographet  ' 
eat  InilluKi  £pftrcK(a  Beau  BiiteMt  S.  UHromiml 
dliclptill  de  mni-le  glorioil  Hieronlml,  in.*,  M  tt, 
1 1  col.  aiec  sign.  —  Ce  Conrad  Siahel,  ijul  exerce 
le  premier  l'art  lypottriphiilue  *  Passau,  en  «ociéni 
de  Ben.  Mair  lou  M«yr),ïlla  posiéricureinenn'irablir 
k  Venise,  puis  enlln  i  Brunn  en  Moravie  ;  Il  ril  1 
jrvnurquer  que  leacar»itrea  qn'ii  employa  k  Pai&au 
MDl  Mentlqnemenl  aemblablea  t  ceux  dont  ae  ter- 
vali  i  la  mtinc  ^poiiue  Looiad  Zmlnger,  rimin-linFur 
de  Hurembent.an  polnl  que  piuiîetiri  ouiragei. 
pnblKa  uni  indlcallonde  lieu  ni  de  lypographe,  mais 
èiécui^aieccecancitre,  soniindlfleremmentaltrî- 
buéa  par  les  blbUographes  aux  |«nses  de  NOrenUierg 
on  1  cellea  de  Patiau. 

Wlllebert;  en  Bohtme,  Jean  Alacrav,  et  dont  le 

wnnler  outrage  ei^Ut^  t  llïsau  nt  IntiL  :  Ueita. 

SeAUitUt  Ont.  katm.  S.  Aaguil.  Spenthm  ma- 

nuak  larerdaiHin.  —  /mpr.  in  tnctlta  ricitale  pa- 

rairfniif  prr  Joli.  Atakraa>  tt  Bentdtclum  Mair. 

S«b  mua  dHi  H.  CCCC  uuxil,  dtchna  quarta  Me 

nonemtrU,  in-A. 

Bacovilla,  Bacqueville,  bourg  de  Nor- 
mandie (Seine-Infcrieure). 

Bacttacum,  voy.  BArj:.«. 

BAct'NTuîs  iPlin.],  riv.  de  la  Pannonie 
inr€r.,auj.  le  Bosset,  afO.  de  la  Save. 

Bada,  voy.  Aqu*  Helvetic*. 


149 


BADENA.  —  BAJOC^. 


i50 


Badena^  voy.  Aqvm  Baden^e. 

Badenacha,  Badenoch,  bourg  et  district  du 
comté  d'Inverness  (Ecosse). 

Badenvilla,  Badenweiler,  pet.  ville  du 
grand-duché  de  Bade. 

Badera,  Badinum,  Badum,  Basiége,  Bazié- 
geSy  pet.  ville  du  Languedoc  (Aude). 

Bader.%,  voy.  Alta  Ripa. 

Bapu,  voy.  Pax  Augusta. 

Badonicus  Mons,  voy.  AqujE  Gaud^. 

Babrinus,  Vatrenus  [Plin.],  auj.  le  San^ 
terno,  riv.  de  la  Romagne^  afQ.  du  Pô. 

Baduhenna  Sylva,  Baduhenn^.  Lucds 
[Tac],  der  SevenwcUd,  Cette  forêt,  qui 
couvrait  une  partie  de  la  Frise,  n'existe 
plus. 

Badum,  voy.  Badera. 

BfCULA,  Bao^uXa   [Ptol.]^  BaixuXa   [Polyb. 

iO],  ville  des  Ausetani,  dans  la  Tarra- 
conaise,  auj.  Boda  (Catalogne). 

Baela  Claudu  [Itin.  Anton.] ,  Baelon 
[Plin.  m] ,  BaÔLitfv  [Ptol.] ,  Belo  [Strab., 
Anon.  Rav.  ] .  ville  des  Turdetani ,  en 
Bétique,  sur  le  il.  Baelon  (  laguna  de  la 
Janda),  auj.  Barbote  f?)  en  Andalousie, 
on  suiv.  Ukert,  quelques  ruines  sans 
nom ,  à  3  m.  de  Tarifa. 

B.Esn»po,  B«ujiinM  [Ptol.j,  Besippo  [Plin. 
ni,  1],  ville  maritime  des  Turditani, 
dans  la  Bétique,  auj.  Porto  Barbato, 
bourg  d'Andalousie ,  entre  Cadix  ot 
Algésiras  [Forbigerj. 

BfTERRA  SePTIMANORDM,  VOy.   BlTERR£. 

Bjetes  [Sil.  Ital.],  B^etis  [Plin.,  Mai-tial.], 

9    Baîn;     [Strab.  ]  ,      Certis  ,    TafTTiaao; 

[Stob.],  QuADARQurviB  (au  xv«  s.),  le 
Guadalqmvir,  il.  de  l'Andalousie  (de 
l'arabe  :  Oited-el-Kebir,  le  grand  ileuve). 

BincA  Provln'cia  [Plin.] ,  ^  Bainxii  [Po- 
lyb.], Betica  [Insc.  ap.  Grut.],  Turde- 
TAXiA  [Strab .1,  ppov.  de  l'Espagne  ulté- 
rieure, auj.  V Andalousie. 

Bjttlo  [^Plio.],  Betdlo,  ville  des  Lacetani, 
dans  la  Tarraconaise ,  auj.  Badeloiia, 
en  Catalogne  [Marca  Hisp.  n] . 

Bagacum,  Bajacum  Nebviorum  [Itin.  An- 
ton.], Bavaccm  [Tab.  Peut.],  Bv^tvK^ 
[Ptol.],  Bacacum,  Bavaeum.  ville  des 
Nervii,  dans  la  Gaule  Belgique,  auj. 
Bavay,  ville  de  France  (Nord). 

• 

Baganum,  Bax*<ji;  [Ptol.],  ville  des  Lace- 
tani, dans  la  Tarraconaise,  auj.  Marnera 
suiv.  Cell.,  mais  plutôt  Baga,  bourg  de 
Catalogne,  suiv.  Reichard. 


Bagaudarum  Castrum,  Monasterium  Fossa- 
tense,  s.  Mauri  Fossatensis  abb..  Si- 
MatiT'deS'Fossés,  anc.  monastère  de  Bé- 
nédictins (chef  d'ordre),  auj.  bourg 
près  Paris  (Seine). 

Bagenn^e,   Benna,  Bena,   bourg  d'Italie, 
*  près  Mondovi  (Piémont). 

Bagisinus,  voy.  Bajocensis  Ager. 

Bagnacaballum,  voy.  An  Caballos. 

BAGNBRIiE,  OnESI£  TUERHiE.  Ta  TÛV   '(Maïuv 

etppwt  [Strab.].  ville  de  la  Gaule  Aqui- 
taine, au  piecl  des  Pyrénées,  auj.  Ba- 
gnères-de-lAJichon,  dans  la  Haute-Ga- 
ronne. 

Bagyona,  Bajonium,  Bajon,  bourg  de  Fr., 
sur  la  Moselle  (Meurthe). 

Bahusia,  BAmisiUH,  Bahus,  forteresse  de 
Suède,  dans  l'île  de  Gœthœlf. 

Badiocium,  Baimoza,   Boinitz,  ville  de  la 
*  haute  Hongrie,  chef-lieu  du  district  du 
même  nom  {Baimotzensis-processus), 

Bajj:     [Mêla,    Flor.,  Sen.,    etc.],  ^B«îati 

t Strab.],  ville  de  la  Campanie,  entre 
lisène  et  Pouzzoles,  auj.  Baia  dans  le 
Napolitain. 

Bajanum,  voy.  Tornacum. 

Bajoaria,  Bojaria,  Bajwaria,  Bavaria, 
la  Bavière  (Baiem),  roy.  de  l'Allemagne 
du  Sud. 

Bajocj:  [Not.Imper.J,  Givitas  Bajocassicm, 
Arj:genus  (?)  [Tab.  Peut.],  Augustodu- 
Rus  [Graësse],  Civitas  Biducassium,  Ba- 
oassinum  [Greg.  Tur.] ,  Baigassinum 
Saxondm  [Frédeg.],  Bagias  (sur  la  tapis- 
serie de  Bayeiiœ),  Baieuks  (au  xi«  s.},  ville 
des  Biducasses,  dans  la  Gaule  Lyon- 
naise, auj.  Bayeux,  évèché  (Calvados). 

M.  Frère  {Man,  du  Bibiiogr,  normand)  nous 
donne  quelques  indications  sur  Pintroduction  de  la 
ty^graphie  dans  la  ville  de  Bayeux.  Le  premier  im- 
primeur de  Bayeux  aurait  été  Pierre  le  Roux,  qui 
serait  venu  s'établir  vers  162S,  et  dont  le  premier 
livre  imprimé  daterait  de  lOSt  seulement.  M.  Fréd. 
Pluquet  [E»8ai  hisU  sur  Bayeux)  fixe  à  16S0  ki 
date  de  TintroducUon  de  Timprimerie,  en  prenant 
également  1628  comme  date  de  l'arrivée  et  de  réta- 
blissement de  Pierre  le  Roux  :  Arrest  de  ta  cour  de 
Parlement  de  Rouen  pour  Vh&pital  et  Maison-Dieu 
de  Bayeux,  donné  entre  le  Prieur  de  ladite  Maison 
et  les  bourgeois  et  habitants  dudit  Bayeux,  te 
11  ai-ril  1651  ;  Bayeux,  P.  le  Roux,  in-ft,  de  26  p. 
A  la  suite  se  trouve  un  extrait  des  grands  jours 
tenus  à  Bayeux  en  1540  ;  cette  pièce  est  d'une  exces- 
sive rareté.  Et  encore  :  Itécitdela  vie  et  des  miracles 
du  bienheureux  Thomas-Elie  de  BiviUe,  Bayeux, 
P.  le  Roux,  16S2,  in-12.  Cité  par  MM.  Frère  et  Plu- 
quet. comme  Tun  des  premiers  livres  imprimés  dans 
la  ville. 

Le  Catalogue  de  la  BibL  impériale  nous  roiimit 
une  indication  antérieure;  malhcurcusenient  les 
noms  de  la  ville  et  de  l'imprimeur  paraissent  être 
supposés,  ce  qui  ne  laisse  au  renseignement  d'autre 
intérêt  que  celui  de  la  curiosité  :  V Anti-Roussel,  au 


i5i 


BAJOCENSIS  AGER.  —  BALNEOLUM. 


452 


tiom  du  peuple  de  BretheuU  (sic) .  par  T,  D,  CS.D.  P, 
(2S  avril  1622).  fiayeuk,  N.  rEnnite.  1022,  in-». 

La  famille  des  Uriard  tient  après  Pierre  le  Roux  ; 
au  xviie  siècle  nous  trouvons  Jean  Briard,  et  TÊtat  de 
la  librairie  en  Môk  nous  signale  ft  Bayeux  an  seul  im- 
primeur, Gabriel  Briard,  petit-fils  de  Jean,  exerçant 
depuis  le  1«'  février  1721  et  possédant  deux  presses. 

Bajocensis  Ager^  Bajocassinus,  B£LLCm:as- 
S1NU8,  Bagisinus  Tractus,  le  Bemn,  anc. 
district  de  Normandie;  forme auj.  l'ar- 
rond,  de  Bayeux. 

Bajona  [Cell.],  (Baya  ona,  bonm  baie  en 
basque},  Lapurdum  [Sid.  Apoll.]^  (d'où 
Terre  de  Labour),  Bojatum^  Bayonna, 
BayoTum,  Bayonne,  ville  et  port  de  Fr.^ 
sur  l'Adour  (Basses-Pyrénées). 

Nous  trouvons  cité  un  vol.  de  poésies  imprimé  à 
Bayonne,  en  lOSO  :  Etcbberry  (Etcheverry),  Canttqi  et 
ipirttuets  en  basque,  Bayonne,  16S0,  in-24. 

If.  Cotton  donne  109S  comme  di^te  de  Tintroduc- 
tlon  de  rimprinierie. 

Voici  la  note  ifui  nous  est  obligeamment  fournie  par 
M.  Ed.  Dulaurens,  bibliothécaire-archiviste  de  la 
ville  : 

Baylac,  auteur  d'une  Nouvelle  Chronique  de  la 
ville  de  Bayonne,  imprimée  par  Dubart-rauvet  en 
182'7,  mentionnant  la  Relation  des  privilèges,  droits 
et  règlements  de  la  ville,  imprimée  à  Bayonne  en 
1681,  lOoute  en  note  : 

«  Ce  livre,  imprimé  chez  Antoine  Fauvet,  oui  y 
«  prend  le  titre  dMmprimeur  du  Roy  et  de  la  Ville, 
«  est  du  reste  fort  postérieur  à  Pépoque  de  Pexisr 
«  tence  d'une  imprimerie  à  Bayonne.  D^apirès  un 
•  mémoire  de  la  ville,  il  y  en  avait  une  dès  Pan  IMO, 
«  établie  par  un  Pauvet,  d*o(i  descendent,  ainsi  que 
«  rimprimeur  du  livre  cité,  ceux  du  niéme  nom 
«  actuellement  existant.  • 

«  Voilà  les  renseignements  que  nous  fournit  notre 
pauvre  bibliothèque,  ajoute  M.  Dulaurens,  et  nos 
archives  communales  n'en  disent  pas  davantage.  ■ 

Dans  son  Pays  Basque,  M.  Francisque  Michel  in- 
dique l'année  1610  pour  date  de  Fimpression  à 
Bayonne  d'une  doctrine  chrétienne  en  basque  la- 
bourdin. 

En  1764,  le  rapport  fait  à  M.  de  Sartines  établit 
l'état  de  l'imprimerie  ft  Bayonne  :  trois  libraires,  dont 
deux  imprimeurs  :  Pierre  et  Paul  Fauvet,  impri- 
meurs de  père  en  fils  ;  ils  tirent  pour  le  commeree 
avec  l'Espagne  leurs  livres  de  Paris,  Lyon  et  Tou- 
louse. Pierre  Fauvet  est  imprimeur  de  PEvéché  et  de 
rilOtel-dc-Ville;  Paul  Fauvet  celui  de  la  Marine. 

Bajomum,  hayon,  commune  et  chat,  sur  la 
Moselle  (Meurthe). 

BAJONNA,Bayo7ie,  bourg  d*Espagne  (Nouv.- 
Castille). 

Bajonna  ad  Minium,  Bajonne,  ville  de  la 
Galice,  sur  le  Mincio. 

Bajoxus,  voy.  Pax  Augusta. 

Balagn'ia,  Algajola,  pet.  port  de  la  Corse. 

Balagurria,  voy.  Ballegarium. 

Balbastrum,  voy.  Barbastrum. 

Balbia,  voy.  Babja. 

Balcilm  Bretolu,  les  Baux  de  Breteuil, 
village  de  France  (Eure). 

Balt>omeri  Villa,  St-Gaîmier,  village  de 
France,  près  Lyon  (Rhône). 


Baléares  Insulte    [Liv.],    BoXiapî^ic  vraci 

ÎStrab.,  Ptol.].  BoXioftlç  [Diod.  Sic], 
ÎYMNESLE  [Liv.j,,rufA.v«aîati  [Diod.  SicJ, 
lies  Baltaires,  (au  moy.  âge),  îles  Ba- 
léares, dans  la  Méditerranée,  apparte- 
nant à  l'Espagne. 

Voy.  pour  l'imprimerie  Insula  Majoriea. 

Balgentiacum,  Belgentiacum,  Bavoenua- 
cuM,  Beauqency,  ville  de  Fr.  (Loiret). 
Deux  conciles. 

Balgiacum,  Bagé4e'Chàtel,  bourg  de  Fr., 
dans  la  Bresse  (Aisne);  anc.  mar- 
quisat. 

Balgium,  Baugium,  Beaugé,  Bougé,  ville  de 
France  (Maine-et-Loire). 

Balina,  OùflcXtiva  [Ptol.],  Vauna,  ville  de 
la  haute  Pannonie,  auj.  Valbach  (Hon- 
grie). 

Balistella,  Balsial,  bourg  de  Suisse  (can- 
ton de  Soleure). 

Ballegarium,  Beulegarium,  Balagurla,  Ya- 
ijLGMàmk,  Baksguer,  auj.  fia/agu«r,  ville 
d'Espagne  (Catalogne). 

Baluolum,  Balltola,  Belgiolum,  Bailleul, 
ville  de  Fr.  (Nord).  Plusieurs  localités 
du  même  nom  en  France. 

Baima,  Palma,  Baulme,  Baulme-les-Dames 
ou  Baume'leS'Nofinains,  ville  de  Fr. 
(Doubs),  avec  deux  abb.  de  bénéd. 

Balma,  la  Balme,  village  de  Fr.  (Isère). 

Balmi,  voy.  Bapalma. 

Balma  Augustoduni,  la  Baume  d'Autun, 
bourg  du  Dauphiné  (Drôme). 

Balma  Rupis,  Baume-lorRoche,  village  de 
Bourgogne  (Côte-d'Or). 

Balnea,  Balneolis,  Bagnols,  ville  de  Fr. 
(Gard). 

Balnea  Regia,  Balneum  Régis  [Geo.  Rav.], 
Bagnarea,  ville  des  États  du  Pape  (de- 
lég.  de  Viterbo).  =  Bagnara,  ville  d'Ita- 
lie (Calabreultér.). 

« 

Balneolum,  BagnolS'leS'Bains ,  ville  de 
Fr.  (Lozère). 

Balneolum,  Balnea,  Bagnoles,  village  de 
Fr.  (Orne). 

Balneolum,  Balneoletum,  Aqu^  Parisio- 
RUM,  Bagnolet,  village  de  Fr.  (Seine). 

En  16S0,  le  cardinal  Duperron  y  avait  établi  une 
imprimerie  particulière;  il  y  faisait  imprimer  ses 
ouvrages,  dit  M.  Peignot,  et  était  lui-même  son  cor- 
recteur; il  faisait  toujours  deux  éditions  de  sesécrits, 
la  première  pour  quelques  amis  éclairés,  dont  il 
recueillait  les  avis  (ainsi  ^suet  pour  la  première 
édition  de  VExposition  de  la  doctrine  de  l'Eglise 
cathoUquey  dite  des  amis),  et  la  seconde  quMI  livrait 
au  public. 


153 


BÂLNEUM  MARI^.  —  BAIIBERGA. 


i54 


Baucscx  Uâx^m,  Marienbad,  TÎUaj^e  de 
Bohème,  près  Pilsen  ;  eaux  minérales. 

Balsa  [Mêla,  m],  BoDigot  [Ptol.] ,  Tavira, 
ville  de  Portugal  (Algarves). 

Balsacum,  Balsac  ou  Balzac,  pet.  ville  de 
France,  près  Brioude  (Haute-Loire). 

Balsio  [Itin.  Anton.],  BiXoi^cv  [Ptol.], 
ville  de  l'Espagne  Tarraconaise,  aui. 
Bcfrgia,  en  Aragon;  suiv.  Reichard, 
Fuente  de  Xaim, 

Baltia  [Plin.],  Basiu  [Plin.l,  Scani>u, 
ScANu,  ScANDTNAViA,  U  Scandinavie;  au 
N.  de  l'Europe,  forme  auj.  la  Suéde, 
Nortége,  Laponie  et  Finmark  :  ce  nom 
se  retrouve  dans  Belt  et  mer  Baltique. 

Balticuii  frctum  Majus  et  Mwus,  Grandet 
Petit  Belt  ;  détroits  qui  réunissent  la 
Baltique  à  la  mer  du  Nord. 

Balticum  mare,  voy.  Codants  Sinus. 

Baltiona,  Belenizona,  Bebinzona,  Belun- 
zoNRH,  Bwjno  [Greg.  Tur.],  Bhjtiona, 
ftLUzoïiA,  BeUinzona  (en  aU.  Bellenz), 
ville  de  Suisse  (c.  du  Tessin). 

B^iLiTCH,  voy.  Bauctom. 
Baluclavu,  Balaclam,  en  Grimée,  sur  la 
mer  Noire. 

Bamberga,  Babebebga,  Btp^tcv  [Ptol.],  Pape- 
BERGA,  Paembert  FGesta  Ludov.  Jun.l, 
Baanberg,  ville  de  Bavière  (cercle  de  la 
Haute-Franconie),  archevêché  catholi- 
que; biblioth.  fort  importante. 

Bamberg  a  l*boimetir  d*étre  le  second  berceau  de 
rimprimerie,  Inatnatulum  typoqrapMœ;  quatre 
anoees  seulement  la  séparent  de  Mavence,  si  Ton 
prend  comme  point  de  départ  la  date  de  1457»  année 
da  PfaUerium. 

Il  nousserait  bien  difficile  de  dire  quelque  chose  de 
nouveau  sur  un  sujet  qui  a  servi  de  thème  aux  disser- 
utions  les  plus  approfondies,  aux  déductions  les  plus 
ingénieuses  des  meilleurs  esprits  de  la  bibliographie; 
il  serait  même  imprudent  à  nous  d'en  avoir  la 
peaiée,  quand  nous  n'avons  pas  les  monuments  sous 
les  yeux,  et  quand  il  y  a  si  longtemps  quMI  nous  a 
été  donné  d'admirer  \e»  fables  deBoneret  les  trésors 
bibliographiques  de  la  célèbre  collection  de  Wolfen* 
bûHel.  Nous  ne  nous  permettrons  donc  point  d'ex- 
cursion sur  un  terrain  semé  d'obstacles  et  d'obscu- 
ritrâ,  eL,  renvoyant  aux  nombreux  travaux  que  les 
bibliographes  de  tous  les  pays  ont  depuis  environ 
un  siècle  consacrés  à  l'histoire  des  débuts  de  Timpri- 
nerie  à  Bamberg,  nous  nous  permettrons  seulement 
dVmprunter  à  l'un  de  ces  bibliographes  les  plus 
aatorisés.M.  Auguste  Bernard,  quelques  notes  essen- 
tielles. 

Le  premier  imprimeur  de  Bamberg,  sur  le  passé, 
Ja  vie  et  la  postérité  duquel  tout  n'est  que  ténèbres, 
est  Albrecht  PTister,  et  se$  impressions  datées  re- 
montent ft  l'année  1481 .  Des  seiie  ouvrages  que  les 
partisans  de  ce  typographe  lui  attribuent,  M.  Bernard 
en  écarte  sept,  et  ceux  qu'il  conserve  sont  par  lui 
classés  dam  l'ordre  suivant  : 

1^  premier,  comme  antiquité  et  comme  impor- 
tance, est  la  Bible  de  30  lignes,  appelée  aussi  quel- 
quefois Bible  de  Schelhom,  parce  qu'elle  fut  décrite 
pour  la  première  fois  par  ce  bibliographe  ;  c'est  un 
m-lbl.  de  882  fT.  à  2  col.;  le  seul  exemplaire  connu, 
à  peu  près  complet,  est  conservé  k  la  Bibliotlièque 


impériale  de  Paris.  M.  Bernard  pense  que  cette  Bible 
fut  imprimée  avant  IMO,  et  avec  des  caractères 
achetés  par  Pfister  au  typographe  inconnu  auquel 
on  doit  le  Calendrier  de  1457,  dont  le  seul  fragment 
existant  fût  cédé  par  G.  Fischer  k  cette  même  biblio> 
thèque  de  Paris.  Ce  qui  fait  croire  k  M.  Bernard,  avec 
toute  apparence  de  raison,  que  cette  Bible  est  anté- 
rieure a  1461,  c'est  que  la  Bibliothèque  impériale  de 
l'aria  possède  un  second  exemplaire  du  dernier  feuil- 
let portant  une  souscription  manuscrite  datée  de 
1460  ;  c'est  encore  qu'on  a  trouvé  depuis  un  autre 
feuillet  détaché,  dans  Tépaisseiu*  de  la  couverture 
d'un  registre  de  dépenses  de  l'abbaye  de  iralnt-Micbel 
de  Bamberg,  commencé  le  21  mars  1460. 

Les  Fables  de  Roner  en  allemand,  liber  sHnilitu- 
dinis,  qu'Heinecken  appelle  aussi  le  livre  dee  singes, 
parce  que  les  planches  gravées  sur  bois  représentent 
ces  animaux  au  milieu  d'hommes,  dessinés  avec  un 
art  assea  naff  pour  (fu'on  ait  peine  à  les  distinguer 
les  uns  des  autres.  Ces  fàbUs  portent  la  date  de 
1461,  et  ce  serait  k  la  fois  le  premier  livre  avec  date 
imprimé  par  Ptister,  et  le  premier  livre  imprimé 
en  caractères  mobiles  illustré  de  figures  gravées 
sur  bois.  \je  seul  -  exemplaire  connu  (te  ce  ti^-pré- 
cieu<  incunable  a  passé  quelques  années  k  Paris,  k 
l'époque  des  splendeiuv  du  premier  empire;  lors 
des  misères  de  1815,  il  est  retourné  à  Wolfenbattel. 
'  M.  Bmnet  signale  une  seconde  édition  de  ces 
Fable»  imprimée  a^ec  les  mêmes  gros  caractères  de 
la  Bible  de  S6  lignes^  sans  aucune  souscription  ni 
indication,  avant  77  ff.  à  28  longues  lignes,  tandis 
que  la  précédente  a  88  ff.  à  25  lignes  seulement  ;  te 
seul  exemjilaire  de  cette  édition  que  l'on  connaisse 
est  à  la  Bibliothèque  royale  de  Berlin. 

Le  lÀvre  de»  Quatre  Histoires  (c'est  à  savoir  : 
Joseph,  Daniel^  Bsther  et  Judith),  pet.  in-fol.  de 
68  ff.  à  38  lignes,  même  caractère  que  tes  précédenu  ; 
la  souscription  porte  te  nom  d'Albrecht  Pfister,  k 
Bamberg,  et  la  date  de  1462.  Trois  exemplaires  con- 
nus, l'un  relié  avec  tes  Fables  de  Boner  k  Wolfen- 
bQttel,  l'autre  ^  la  Bibl.  impériale  de  Paris,  et  le 
troisième  en  Angleterre,  à  la  spenceriana. 

Belial  ou  la  ConaoUUion  des  Pécheurs,  en  alle- 
mand, in-fol.  de  95  ff.  à  28  lignes;  le  seul  exemplaire 
connu  est  décrit  par  Dibdin  comme  faisant  partie  de 
la  Spenceriana. 

Biblia  Pauperum,  en  altemand,  18  fT.  pet.  in-fol., 
dont  te  dernier  blanc:  trois  exemplaires  connus, 
décrits  par  Sotheby,  Ottley,  etc. 

La  même  en  latin;  le  seul  exemplaire  connu  est 
conservé  k  la  Spenceriana. 

Plaintes  contre  la  Mort,  en  allemand  ;  24  ff.  pet. 
in-fol.  ;  trois  exemplaires  connus. 

Bechtstreit  des  Menschen  mit  dem  Tode,  2S  ff. 
pet.  in-fol.;  Falkenstein  (p.  139)  croit  ce  livre  une 
seconde  édition  du  précédent. 

Nous  avons  dit  qu'on  ne  possédait  aucun  détail 
biographique  sur  Pfister  ;  on  croit  cependant  qui! 
fut  le  père  de  Sébastien  Pfister,  qui  publia  vers  1470 
un  ouvrage  assea  remarquable  sous  le  rapport  typo- 
graphique (vov.  Falkenstein,  p.  141). 

En  1481,  âpres  une  lacune  de  plus  de  quinze  années, 
nous  voyons  deux  nouveaux  imprimeurs  s'établir  i 
Bamber|(  :  Jean  Sensenschmidt  et  Henry  Petzenstei- 
ner  ;  puis  viennent  J.  Pfeyl,  Joh.  Schoncrs  et  George 
Erlinger. 

l'armi  les  nombreux  bibliographes  qui  ont  con- 
sacré h  l'imprimerie  de  Pfister,  soit  des  monocra- 
phies  spéciales,  soit  des  articles  importants  au  milieu 
de  travaux  généraux,  nous  citerons  :  G.  Fischer, 
Camus,  Lileinecken,  Falkenstein,  Sclielhom,  Lich- 
temberger,  Steiner,  Wetter,  Van-Prafit,  Dibdin, 
M.  deLaborde,  M.  Aug.  Bernard,  M.  Ambroise-Firmin 
Didot,  etc.,  etc. 

Outre  les  nombreux  fac-similé  donnés  par  presque 
tous  ces  auteurs,  nous  croyons  devou*  indiquer 
comme  fort  intéressante  pour  l'histoire  de  la  typo- 
graphie k  Bamberg,  la  précieuse  suite  de  spécimens 
Srovciiant  de  la  bibliotlièque  du  baron  Kloss,  publiée 
Francfort  en  1835,  k  un  nombre  restreint  a'exem- 
plaires. 

Au  moment  de  mettra  sous  presse,  nous  recevons 


155 


BAMBUftlA.  —  BARAFLETUM. 


«56 


de  notre  savant  éditeur,  M.  Ambroise-Finnin  Didot 
une  lettre  d*un  intérêt  tout  particulier,  que  nous 
croyons  devoir  publier  in  ejctenso: 

•  Mon  cher  monsieur  Descbamps, 
«  Je  lis  votre  article  sur  BamlMrg  et  vois  avec 
peine,  niais  sans  étonnement,  que  plus  on  veut  ap- 
profondir et  éclaircir  les  origines  de  rimpriroerie, 
plus  elles  semblent  s*obscurcir.  Dans  mon  Esuxi  sur 
la  Typographie,  J^avais  élevé  des  doutes  sur'ce 
nouveau  système  qui  voudrait  attribuer  à  Pfister  et 
à  la  ville  de  Bamberg  la  plus  grande  part  dans  Tin- 
vention  de  rimprimerie,  bien  quMl  n*a!t  été  fait  pres- 
que aucune  mention  de  Pfister  dans  les  écritsméme 
tes  plus  rapprochés  de  Torigine  de  Plmprimerie. 

■  Possesseur  de  plusieurs  feuillets  de  la  Bible  de 
36  liçnes  et  aussi  d'un  exemplaire  de  la  Lettre  (f  In- 
dulgence de  1ft5ft,  J'ai  pu  signaler  l'identité  du  carac- 
tère de  la  Bible  de  S6  lignes  avec  le  gros  caractère 
de  cette  Lettre  d* Indulgence,  (^  qui  me  faisait  dire 
(col.  615)  de  mon  Essai  en  1952  que  si  l'on  attribue 
à  Pfister  l'impression  de  celte  Bible  parce  que  les 
raracières  s'y  reproduisent  les  mêmes  que  dans  leli- 
vre  des  (Quatre  Histoire»^  il  faudrait  par  hi  même 
raison  faire  imprimer  aussi  par  Pfister  la  Lettre 
d*lnaulgencedeiit5ii,\aque\\e  contient,  en  outre  des 
lignes  on  figure  ce  gros  caractère,  un  texte  de  29  li- 
gnes d'un  petit  caractère,  qui  est  un  véritable  chef- 
d'œuvre  de  gravure,  de  fonte,  et  même  d'impression; 
or,  on  sait  que  les  quelques  opuscules  attribuésè  Pfis- 
ter, et  dont  deux  seulement  portent  son  nom,  le 
Joyau  de  Boner,  1401,  et  le  Ûvre  des  Quatre  His- 
toires^ 1462,  sont  d'une  grossière  exécution. 

«  A  ces  impressions  de  Pfister  on  voudrait  ijou- 
ler  encore  la  feuille  du  Calendrier  de  1457,  déposé  à 
notre  bibliothèque  par  Fischer,  lequel  en  attribuait 
l'impression  k  Guteuberg,  et  un  Almanaeh  ou  Appel 
contre  les  rvrrs,dont  l'unique  exemplaire  esté  Mu- 
nich, et  même  le  Doiiat ,  dont  la  Bibliothèque  impé- 
riale possède  deux  feuillets,  et  dont  J'ai  aussi  deux 
autres  feuilletf .  puisque  ce  même  caractère  sert  k 
toutes  ces  impressions  (1). 

■  Que  rcstera-t-il  donc  k  Gutenberg,  proclamé 
universellement  de  tout  temps  Pinventeur  de  Plm- 
priuierie,  tandis  qu'on  accorderait  à  Pfister,  Jadis  si 
peu  connu,  la  presque  totalité  de  ce  qu*on  atûibualt 
à  GiJitenbergT 

■  Je  maintiendrai  donc  mon  opinion  (col.  61  S)  t  «Il 
«  est  probable  que  le  démembrement  d'une  partie 
«  de  l'imprimerie  de  Gutenberg  précéda  sa  mort 

■  C'est  ce  qui  expHquerait  comment  le  caractère  qui 
•  lui  avait  servi  pour  l'impression  de  la  Bible  de 
«  trente-six  lignes  aurait  paru  subitement  k  Bam- 

■  berg.  > 

Les  opuscules  de  Pfister  semblent  plutôt  l'œuvre 
d'un  typographe  où  le  texte  semble  n'être  qu'un  ac- 
cessoire 4  ses  gravures  sur  bois,  que  celle  d'un  ha- 
bile typographe. 

«  Pfister,  qui  deux  fols  s'est  adressé  au  lecteur  pour 
lui  apprendre,  avec  des  détails  particuliers,  qu'il  a 
Imprimé  à  Bamberg  le  Joyau  de  Bonet\  en  1461, 
et  le  Livre  des  Quatre  Histoires  en  1462,  aurait 
très-probablement  fait  mention  de  l'impression 
d'un  ouvrage  aussi  important  que  la  Bible  de 
96  ligni*s  s'il  en  eCït  été  l'imprimeur. 

«  A.  F.  DiDOT.  » 
«  Adhuc  sub  judice  lis  est.  • 

Bamburia^   Banbury,  bourg  d'Angleterre 
(Oxfurdshire). 

Un  libraire  du  nom  de  George  Thorpe  résidait  dans 
cette  ville  en  1706,  mais  l'imprimerie  n'y  fut  intro- 
duite que  beaucoup  plus  tard  :  en  1789  un  tyiiographc 
du  nom  de  William  Aussher  s'y  établit  ;  en  1804  une 
édition  du  Bosselas  de  Johnson  y  fut  donnée  «  with 
patent  types.  > 

(Ij  Je  pot^'de  Auuideux  ptKc«  da  Bélial,  autre  livre  impn- 
aie  psr  Pfl«ler,  mais  dont  U  n'cxi«te  ou'un  teal  eiemplaint 
dan«  la  bibtiothcqiie  de  lord  8peneer.   Cei  deux  feuilleu  nie 

Cerniellenl  d'alletter  l'aulbcnlicile  des  raraclèrei  avec  celu  i  de 
i  Bible  de  36  lignef. 


Ban  AGI  A,  Banaiia,  Bavarta  I  Ptoi.J.  dans  la 
Britannia  Barbara,  auj. Âinnoc^6tini  (?), 
bourg  d'Ecosse  ^  (  comté  de  Stirling), 
célèbre  par  la  victoire  de  Robert  Bruce 
sur  les  Anglais. 

Baxayenna,  Vedow,  bourg  d'Angleterre 
(Norlhamptonshire) . 

Bancona,  Oppenhemium,  Oppettheùn,  ville 
de  la  Hesse-Darmstadt^  sur  le  Rhin. 

Maittaire  et  Panxer  nous  donnent  les  titres  de  deux 
ouvrages,  imprimés  air  xve  siècle  dans  cette  petite 
ville  :  frigandi  Wirt  (Cauponis)  Dyalogus  apolo- 
geticus  adversus  Trittiemium  de  Conceiftione  Vir- 
ginis  Mariœ.  Oppenliemii,  1494,  in-4. 

Schelhom  (Auiœnit.  litter.)  cite  du  même  auteur: 
Dyalog.  apolog.  Pr,  fVigandi  fVirt  contra  Wesa- 
lianicam  perfidiam  atque  ordinis  Pr.  PrœdicatO' 
rum  persecutores,  in-4,  s.  d.  Ce  volume  est  curieux 
k  cause  d'une  pièce  de  vers  que  le  correcteur,  Pierre 
Gunther,  ludi  litterariiOppenheimensismagister, 
publie  h  la  suite  des  pièces  liminaires;  cette  pièce 
de  vers  est  une  apologie  de  la  découverte  de  Pimpri- 
mcrie  et  des  premiers  typographes  allemands. 

Le  second  volume  imprimée  Onpenheim  au  \v«  s. 
est  daté  de  1498;  c'est  un  in-4,  intitulé  :  de  Vitaet 
Morte  Aristotflis  liber  vernu  et  métro,  item  de 
sainte  Aristotelis^  liber.  Malheureusement  aucun  de 
ces  volumes  ne  nous  donne  le  nom  du  premier  typo- 
graphe d'Opi)enhcini  ;  ce  n'est  qu'au  xvie  siècle  que 
nous  trouvons  le  nom  d'im  imprimeur  dont  l'établisse- 
ment eut  certainement  de  l'importance,  si  l'on  en  Juge 
par  le  nombre  des  spécimens  oui  en  sont  conserva 
Jacques  KObel  {Jacobus  Koebelivs  et  ChobelUus)^ 
qui  s'intitule  :  Protlionotarius  et  Calcographus 
Oppenhcimensis,  imprima  de  1510  4  1530  environ; 
Panxer  (tom.  Tii  et  ix)  nous  doime  les  titres  d'im 
très-grand  nombre  d'ouvrages  exécutés  par  lui,  avec 
ou  sans  date. 

Banbritum     [Tab.     Peut.],    Pontiviacum 

ifîreg.  Tur.J, Pontiniacum  [Ann.  franc], 
^ontigny,  bourg  de  Champagne  (Yonne), 
anc.  abb.  de  Cîteaux. 

Banea  Valus,  la  vallée  de  Biuiienthal,  en 
Suisse  (Valais). 

Banfia,  comté  de  Banff,  en  Ecosse,  dans 
le  Murray. 

Bangertium,   Bangor,  ville  d'Angl.  (Pays 
de  Galles). 

Baniascum,  Bagnasco,  sur  le  Tanaro,  bourg 
dllalie  (Piémont). 

Baxxavaml'm,  voy.  Bennayexna. 

Bannoua,  voy.  Aqu-e  Caud^, 

'Banonum,  Banm,  village  de  Fr.  (Basses- 
Alpes). 

Bantia    [Liv.    27],    ville   d'Apulie,  auj. 
S.  Maria  di  Vanze  [Forbiger]. 

Bapalma,  Balma,  Bapaume,  ville  de  Fr. 
(Pas-de-Calais) . 

Bapaume  n'a  commencé  à  imprimer  qu'à  l'époque 
de  la  Hévolution.  [B.  Dard.] 

Bah  A,  île  d'Italie,  sur  la  cote  de  l'anc. 
Messapie,  auj.  terre  de  Bari. 

Barafleti  M,  Barokllctum,  Barfleur,  ville 
de  Fr.  (Manche). 


157 


BiiRANlVARlUM.  —  BARCINO. 


io8 


Baramyarium^  Barcuiya,  Baramwar,  ville 
de  la  basse  Hongrie. 

Baiunoma^  Baranow^  yille  de  Pologne^ 
dans  le  palatinat  de  Sendomir. 

LÉ*giise  réfomi^e  y  établit  une  imprimerie  en  1028  : 
SemdomuiauiM  Conaenms,  Latine  et  Polonice.  Ba- 
ranovix,  in  typo^raphla  André*  Petricorii,  1628,  in-8, 
rCimpr.  en  1632.  (Hoffmann,  Typoç,  Polontœ,  p.  52) . 

Bara.vyensis  Comitatus^  le  wmUat  de  Ba-  s 
ranya,  en  Hongrie ,  s'étend  le  long  de 
la  Drave  au  S.,  et  est  borné  par  le  Da- 
nube à  l'E. 

Barbana^  la  Bojana,  riv.  de  Tanc.  lllyrie 
grecque^  auj.  laDalmatie.' 

Barbansonium.  Barbcmçon,  bourg  de  Fr. 

(Nord). 

Barbarium  Promontorium,  cabo  do  Espkhel 
(Portugal). 

Barbastrum,  Balbastro,  anc.  ville  épiscop. 
d'Espagne  (Aragon). 

M.  Cotton  dit  avoir  vu  dans  la  bibliothèque  de 
Trinity  CoUece,  k  Dublin,  un  recueil  ^homUietetpa- 
fnofef  pour  les  Jours  de  carême,  publiées  par  ordre 
de  Philibert  Grand,  prieur  de  GastUle  et  de  Lfon, 
avec  cette  souscription  :  Impressas  en  la  Ciudad  de 
Barbasiro,  vor  Sébastian  Matevad.  Afio  1622, 
in-foL  Antonio  n'en  parle  point. 

BARB£cn.LUM^  Barbicellum  ^  Barbezu^us^ 
Bœrbezieux,  ville  de  Fr.  (Charente). 

Barbesoi.a>  BcuêviaoXa  [Ptol.],  Barbesula 
IPlin.],  Guadiaro,  riv.  d'Espagne. 

Barbium,  Barby,  bourg  et  comté  de  Saxe, 
sur  l'Elbe.  • 

Un  grand  collège  et  une  imprimerie  furent  établis 
dans  cette  petite  ville,  |u  milieu  du  xviii«  siècle. 

Barcelum,  Cœuobriga  (?),  ville  de  Lusita- 
nie,  fondée,  dit-on,  par  Hamilcar  Barca, 
auj.  Barcelos,  bourg  de  Portugal  (entre 
Minho  et  Douro). 

Barcheria,  Bercheru,  Berkshire,  comté 
d'Angleterre. 

Barcuoxium,  Barchon,  bourg  d'Espairne 
(N.-Castillc). 

Barcino,  Bofxivwv  [Ptol.],  Barchino,  Bar- 
r.LNo.\  [Auson.],  Co|X)NiA  Barcino  Faven- 
tia  [Plin.  iiij,  ville  des  Lacetani,  dans 
la  'Tarraconaise,  auj.  Barcelona,  Bar- 
celone, capit.  de  la  Catalogne. 

M.  AUg.  Bernard  a  consacré  4  cette  ville  un  cha- 
pitre fort  intéressant  de  son  Uist.  de  ^Imprimerie 
•  t.  II,  p.  I»i9  et  suiv.)  ;  nous  donnerons  quelques  ex- 
traits de  cet  excellent  livre,  corroborés  par  Tautonté 
incontestable  de  la  dernière  édition  de  la  Typographie 
e^ugnole  de  >leudei. 

Des  assertions  contradictoires  de  vingt  biblio- 
graphes, il  résulte  malheureusement  que  les  orisiiies 
de  la  typographie  espagnole  sont  enveloppées  d^une 
ombre  épaisse* Valence  passe  pour  la  premi&re  ville 
qui  ait  Joui  des  bienfaits  de  rimpriuierie,  et  cepen- 
dant Barcelone,  par  sa  position  géographique,  par  ses 
vastes  relations  commerciales  et  par  son  grand  port 
devait  se  trouver,  de  toutes  les  cités  de  la  Pénmsule, 


la  première  en  contact  avec  ces  imprimeurs  alle> 
mands,  qui,  missionnaires  ardents  d*une  sorte  de  reli- 
gion nouvellement  révélée,  s'expatriaient  k  Penvi 
pour  aller  porter  aux  autres  peuples  les  bien  aits  de 
leur  industrie  et  les  merveilles  de  la  sublime  décou- 
verte de  Gutenberg. 

laissant  de  côté  les  assertions  trop  glorieuses  d'une 
foule  de  bibliographes  espagnols  qui  font  remonter 
rirtipriinerie  de  Barcelone  4  des  dates  un  peu  ambi- 
tieuses, tels  que  :  D.  Antonio  Campany  qui  cite  une 
prétendue  Cathena  aurea  de  saint  Thomas,  impri- 
mée en  1471  ;  de  Seiz,  qui  relate  avec  autorité  des 
Commentaires  sur  la  Métaphysique  d'Aristoie,  par 
Fr.-Nicolas  Boneti,  imprimés  en  1(173  (lisea  140S), 
édition  donnée  sous  la  forme  dubitative  par  Malt- 
taire,  mais  contestée  ou  niée  par  tous  les  autres, 
nous  arrivons  à  un  livre  qui  a  donné  lieu  à  de  lon- 
gues dissertations  et  à  une  polémique  ardente,  à 
laquelle.M.  Bernard  a  porté  le  dernier  coup;  ce  livre, 
in-8  ou'  pet.  in-4  de  50  pages,  est  une  prétendue 
grammaire  de  Barthélémy  de  Mates,  qui  porte  cette 
souscription  :  lÀbeUus  pro  effleiendis  orationibus 
ut  grammatice  artis  leges  expostultuitedocto  viro 
Bartholdmeo  Mates  eonditus.,.  et  mira  arte  im- 
pr*essa  (sic)  per  Johannem  Gherlint  atamanum: 
finitur  Barcinone  nonis  oelobns  anni  a  Nativitate 
Christi  M.  occc.  lxviii.  M.  Bernard,  qui  a  eu  entre 
les  mains  un  fac-similé  envoyé  de  Barcelone,  prouve, 
avec  son  autorité  et  sa  véritable  science  typogra- 
phique, que  cette  date  ne  peut  être  exacte,  que  rien 
dans  la  disposition  ni  dans  les  caractères  employés 
ne  permet  d'attribuer  h  ce  livre  une  antiquité  aussi 
reculée;  que  de  plus  l'imprimeur  allemand  Jean 
Gheriint  ou  Ghertinc  imprime  à  Braga  seulement 
en  l&M,  et  propose  en  conséquence  de  lire 
M.  CCGC.  xcviii  au  lieu  de  M.  occc.  lxviii. 

Nous  Sommes  d'autant  plus  fondé  k  reconnaître  la 
Justesse  de  ce  raisonnement,  que  nous  retrouvons 
ce  Jean  Gherlint  en  France  près  de  vingt  ans  aprbi  ; 
h  Saint-Paul  de  Tomiers,  petite  ville  de  Languedoc, 
en  1516,  enfin  à  Toulouse  en  1519,  toutefois  avec 
une  légère  variation  de  nom,  car  en  France  il  s'appelle 
Jean  Gueriins,  Ailoinjnd;  mais  c'est  bien  14  le  rait  de 
ces  artisans  nomades  qui  vont,  à  ces  débuts  de  l'im- 
primerie, porter  de  ville  en  ville,  de  pays  en  pays, 
leur  industrie  et  leur  luatéricl,  fait  dont  nous  retrou- 
vons de  si  fréquents  exemples,  même  à  une  époque 
bien  plus  rapprochée  de  nous. 

Il  est  fâcheux  qu'un  bibliographe  aussi  exact  que 
le  P.  Reichhart  ait  cru  devoir  admettre  cette  date 
fabuleuse  de  1468  et  les  conclusions  de  M.  G.  Heine, 
de  Berlin,  dans  le  Serapeum, 

Antonio,  la  Scnia  et  Paiizer  citent  comme  premier 
livre  imprimé  à  Barcelone,  /.  Falesci  Tarentini 
(maestro  Valasco  de  Taraiita)  opus  de  Epidemia  et 
Peste^  trad.  en  caUlan  par  Juan  Villar,  et  imprimé 
en  1475  ;  ils  ne  donnent  ni  la  désignation  du  format 
ni  le  nom  de  riuiprimcur.  Ce  livre  étant  également 
cité  par  Mendez  cuins  l'édition  de  1861,  nous  avons 
cru  devoir  en  faire  mention,  par  respect  pour  l'au- 
torité de  ces  quatre  bibliographes,  mais  nous  ne 
pouvons  y  ajouter  une  foi  considérsrtile.    % 

Les  deux  premiers  imprimeurs  authentiques  de 
Barcelone  sont  deux  étrangers  :  Nicolas  Spindelcr, 
un  Allemand,  et  rierre  Bru  ou  Bruno,  un  savoyard. 
Ces  deux  compagnons  établissent  en  association  une 
typographie  d'une  certaine  importance  dès  Tan  1478, 
et  le  premier  ouvrage  qui  soit  sorii  de  leur»  presses 
est  \ni\{\x\é  i  EijregU  Doct(fl^  Sancti  ThomedeAqvino 
in  librit  EUiicorum  Cornent  vm  incipit  ;  à  la  lin  se 
trouve  b  souscription  que  rapporte  Mendea,  et  de 
laquelle  il  résulte  que  le  \v  Juin  1478  ce  livre  fut 
iiupriiné  {Kir  Pei'e  Bruno  y  yicolau  Spindeler  , 
Atemanijs. 

Ijà  même  année  les  deux  associés  publient  du  même 
saint  Thomas  un  commentaire  in  libros  PolittiicO" 
rum  Auisic);  cette  abréviation  bixarre  du  urenversé 
se  retrouve  souvent  dans  ces  premiers  volumes  : 
ici  Au  veut  dire  Aristotelis;  plus  loin  on  trouve 
pMcO:L  pour  pMsicorum, 

Puis  ces  deux  imprimeurs  se  séparent:  Pierre  Bru 


459 


BARCINO  VASCONIiE.  —  BARIUM  DUQS. 


160 


8*as9ode  à  on  Espagnol,  Pedro  Posa,  en  1A81  ;  on 
voit  k  Séville  en  1492  un  autre  Pedino  Bruno  qui 
pourrait  bien  être  notre  Savoyard. 

Nicolas  Spindeler  continua  seul  &  diriger  son  im- 
primerie de  Barcelone. 

Pedro  Posa  apprend  son  métier  avec  Pierre  Bru, 
mais  de  lft82  à  150ù  il  figure  seul  k  la  souscription 
des  livres  quMl  imprime. 

En  IMM  nous  trouvons  Pedro  Miguel  ou  Père 
Miquel  Condam  qui  donne  la  fiimeuse  édition  de  la 
Metaphytiea  Fr.  Sieolai  Boneti,  datée  par  erreur 
de  1A7S;  en  1A97  la  seconde  édition  du  célèbre  roman 
de  Tirant  lo  Blancho,  in-fol.  gotb.  à  2  col.,  presque 
aussi  rare  que  la  célèbre  édition  de  Valence,  et  que 
nous  voyons  encore  imprimer  en  1408  pour  le  monas- 
tère de  Monserrate. 

En  cette  même  année  1A9S  Juan  de  Bosembacb  de 
llaydellerch  (pour  Heydelbergj,  qui  imprime  les 
célèbres  Constitueiona  de  Cathalunya.  En  1409  il 
s*en  va  imprimer  &  Tarragona  un  Missel;  en  1500 
nous  le  voyons  à  Perpignan;  en  1518  11  est  de  retour 
en  Espagtw  et  devient  nmprimeur  des  PP.  de  Mon- 
scmite;  enfin  en  1526  il  imprime  à  Barcelone  lo$ 
Offlcioâ  de  CIcéron. 

Nous  avons  encore  au  XT*  siècle  h  Barcelone  t 
Diego  de  Gumiel  (1494  à  1502);  à  cette  époque  il 
imprime  &  Valladolid,  et  en  151S  et  1515  nous  le  re- 
trouvons à  Valence. 

Enfin  TAllcmand  Jean  Luschner,  de  1495  &  1503, 
qui  devient  aussi  Tun  des  tiTHigraphesdu  couvent  de 
Monserrate. 

Mous  attendons  avec  impatience  la  suite  du  beau 
travail  de  D.  José  Gallardo  «  Ensayo  de  una  BibL 
EtpanolOn  >  dont  les  deux  premiers  volumes  seuls 
ont  paru.  Nul  n'est  plus  apte  k  élucider  les  points 
restés  obscurs  des  origines  de  la  typographie  espa- 
gnole, et  &  la  dégager  des  t  ténèbres  que  se  sont  com- 
plu h  épaissir  autour  de  son  berceau  les  autres 
bibliographes  nationaux. 

Barcino  Vascoxle,  Barceîofie,  bourg  de  Fr. 

(Gers). 

Barcinona,  Barcino  nota,  Barcilona,  Bar- 
ceîonette,  pet.  ville  de  France  (Basses- 
Alpes), 

BARœvicuM.  Barovicum,  Barvicum,  Berwick 
on  Tweed,  ville  d'Angleterre,  sur  les 
frontières  d'Ecosse  (Northumberland). 

Nous  ne  connaissons  pas  de  livre  im|Hinié  à  Ber- 
wick remontant  plus  haut  que  1774  :  •  Description 
exact  and  circumstantiat  of  Boitte  of  Ptodden,  in 
verse,  written  atHmt  lime  ofQueen  Elisabeth,  with 
notes,  tm  Bev,  B,  Lambe,  vicar  of  Norham.  Ber- 
wick, 1774,  in-12.  >  Mais  le  SuppL  du  D*  Cotton  fait 
remonter  à  1759  Tintroduction  de  la  typographie  en 
cette  ville. 

Barcum,  JBarco,pet.  ville  d'Italie,  prèsOr- 
sinovi,  dans  la  prov.  de  Brescia. 

L*une  des  premières  typographies  hébraïques  a 
fonctionné  à  Darco  à  la  fin  du  XY«  siècle  ;  elle  a  pro- 
duit un  assea  grand  nombre  d'ouvrages  dont  le  plus 
ancien  est  intitulé  :  Selicoth  :  seu  preces  pro  remis- 
sione  peccedorum,  in-fol.  litt.  quadr.,  les  plus 
craiids  car.  avec  points,  les  plus  petits  sans  points. 
La  souscription  est  curieuse  :  Hodie  feria  V, 
die  VIll,  mensis  Tisri  (octobre  et  novembre), 
annioCLMUSextimillenarii  (Chr.  1497),  absotvimus, 
Deo  donte,SeticothJuxta  ordinem. . .  fuit  autem  finis 
carum  Me  Barri  quodest  in  provincia  Brixiana  pcr 
manum  minimi  typoffraplwrum  Gersom  filii  sa- 
pientis  B.  Mosis  feL  mem,  qui  appetlatur  germa- 
niée  Btenttlen  Sontiin^  quem  Deus  custodiat.  Ita 
adjuvet  eum  Domimis  pro  clementia  sua,  ut  inci- 
piat  tractatum  Sanhédrin  eumque  absolvat  cum 
retiquis  libris  sanctis,,. 

Ce  Rabbi  Gerson  était  le  fils  du  juif  Moïse  de  Son- 


cino,  le  premier  imprimeur  hébreu  de  ritalie,  et  la 
souscription,  que  nous  venons  de  citer,  nous  apprend 
son  origine  allemande;  ai^rès  avoir  pendant  un  asses 
grand  nombre  d'années  imprimé  à  Barco  et  à  Breadat 
ce  R.  Gerson  s'en  alla  avec  tout  son  matériel  k  Con- 
stantinople,  où  11  mourut  en  15S0. 

Bardenuvicum  ,  Bardovicum,  Bardincum, 
Bardevicuh,  Hardengoant  [Chron.l, 
Bardeioick,  bourg  de  Hanovre,  près  de 
Luncburg,  sur  nlmenau. 

Barderate  [Plin.],  Braida,  ville  de  Ligu- 
rie,  auj.  Bardi,  sur  le  Tanaro,  pet.  ville 
du  Piémont  [Forbiger], 

Bardia,  Bartke,  riv.  de  Poméranie. 

Bardium,  voy.  Barthum. 

Bardum,  voy.  Barthum. 

BarduiI,  Bardo,  pet.  ville  du  Piémont, 
dans  le  val  d'Aoste. 

Bahea,  Boftia  [Ptol.],  Baria,  ville  de  Béti- 
que,  auj.  Vera,  dans  le  roy.  de  Grenade. 

Bareflectum,  voy.  Baraflectum. 

Barentonium,  Borenlofi,  bourg  de  France 
(Seine-Inférieure). 

Baretium,  voy.  Varesium. 

Bargemontilm,  Bargemonum,  BargemotU, 
bourg  de  Fr.  (Var). 

Barianus,  Baritanus,  Bariensis  ager,  terra 
di  Bari,  prov.  napolitaine  du  roy. 
d'Italie. 

Barium,  Bapicv  [Strab.,  Ptol.].  Barrium, 
Bari,  ville  d'Italie,  ch.-l.  de  la  prov.  du 
même  nom. 

Le  premier  volume  imprUné  dans  cette  ville  est 
daté  de  1516  :  Pétri  Galatini  opus  de  arcanis  eatho- 
ticœ  veritatis,  eonira  obstinatissimam  Judœorum 
nostrœ  tempestatis  perftdiam.  Baril,  m.  d.  xvi, 
in-fol.  On  trouve  dans  ce  rare  volume  une  épUre  de 
l'empereur  Maximilien  Ji  l'auteur,  datée  de  1515, 
avec  la  réponse  de  Galatmus,  et  u;i  privilège  du 
pape  Léon  X.  Le  livre  de  Galatinus  fut  réimprimé 
deux  ans  après.  (Voy.  Orthona  Maris,) 

Panser  et  le  catal.  La  Vallière-Myon  nous  donnent 
un  second  ouvrage  imprimé  k  Bari  quelques  années 
plus  tard  ;  celui-ci  a  un  nom  d'imprimeur  :  Opérette 
del  Parthenopeo  Suavio,  in  varii  •  tempi  et  per 
diversi  subjetti  composte,  Bari,  Gilliberto  Nehou, 
Francese,  15S5,  in-4,  fig.  s.  b.  —  Ce  rare  volume  est 
ai^ourd'hui  &  la  bibliothèque  de  l'Arsenal. 

Barium,  Bar,  ville  de  Podolie,  sur  le  Kow. 

Barium  ad  Albulam,  Barrum  ad  Albulam, 
Barcastrum,  Bar-suT'Aube^  ville  de  Fr. 

(Aube). 

Le  premier  imprimeur  de  Bar-sur-Aube  s'appelle 
Fèvre^  auquel  succèdent  Blanchard,  puis  fiastien; 
le  15  août  1760  Jean  Vitalis  prend  la  suite  des  affaires 
de  Bastien  et  meurt  en  176S:  son  fils  Germain  Vitalis 
succède  à  la  librairie  du  père,  mais  ce3se  d'imprimer 
et  se  défait  du  matériel. 

Barium,  Barum  ad  Sequanam,  Bar-sur-Seùie, 
ville  de  Fr.  (Aube). 

Barium  Ducis,  Barro*Ducum,  Barrum  Du- 


i61 


BARJOLIUM  —  BARUTHUM. 


162 


as,  Bar-le-Duc,  ville  de  Fr.  <Meuse)  ; 
on  dit  aussi  Bar-mr-Omain. 

M.  Beiiipr^  ne  comprend  pas  cette  ville  dans  soq 
BiML  ée  nm^rimerie  en  Lorraine;  M.  Saboorin  de 
Nanion  ne  la  mentionne  pas  dans  sa  brochure  sor 
les  C<mmme€Wiaa$  de  l'imprimerie  dans  les  Vosges. 
Il  bodrait  pourtant  bien  la  placer  quelque  part. 
LMmprimerie  tfa  fonctionné  que  fort  tard  dans  cette 
TUle;  M.  Temaux  désigne  un  ouvrage  de  de  Maillet 
imprimé  à  Bar-le-Duc  en  1759,  in-12,  et  un  peu  plus 
loin  il  cite  wi  AMçé  de  la  Nouvelle  HéMae,  im- 
primé en  l*an  tm,  à  Bar-sur-Omain,  comme  si  c'était 
une  antre  TiDe. 

Kous  trouTOQS  dans  le  curieux  catal.  d'un  avodit 
au  Pariement,  nommé  Gaoon,  dont  la  vente  se  fit  en 
1737,  une  indication  intéressante  :  dans  la  nombreuse 
coDection  de  coutumes  qu'avait  réunie  cet  bommede 
loi,  se  trouve  au  n*  259  :  Commentaire  sur  la  cou- 
tume de  Bar  le  Due  et  de  S,  MiMel  par  Jean,  le 
Patçe,  Bar-le-Duc,  Lochet,  1711,  in-8.  Ce  renseigne- 
ment nous  donne  en  même  temps,  le  nom  du  pre- 
mjerimprimeur  de  la  ville. 

Le  Catal,  de  la  BibL  impériale  (tom.  Vil!)  nour 
donne  le  nom  d^in  autre  imprimeur  de  Bar-le-Duc, 
qui  se  nommait  R.  Briflot,.  et  le  titre  d^ine  pièce 
sans  date,  mais  selon  toute  apparence  imprimée  dans 
cène  ville  es  1757  :,Belatian  d^une  fête  donnée  à 
Bar-le-Shte  le  25  août  1757,  en  l'honneur  du  Roy, 
—  Cantate  pour  le  jour  de  la  Saint-loutt,  s.  d.  in-ft. 

L'imprimerie  fut  étouffée  dès  son  début  dans  cette 
ville  par  r^rrêt  de  1759,  aussi  ne  figure-t-elle  pas  sur 
Pétat  piésenté  en  17(M  à  M.  de  Sartines,  et  ce  n'.est 
qu'i  partir  de  h  Révolution  qu'on  la  voit  fonction- 
ner de  nouveau. 

Les  Coustumes  du  BaUliage  de  Bar,  imprimées 
en  1580,  par  le  commandement  du  duc  Chartes  III  de 
Lorraine,  avec  une  Epitre  audit  duc,  siniée  par 
Martin  le  Martorat,  datée  de  Bar,  le  20  Janvier  1580» 
furent  imprimées,  suivant  M.  Beaupré,  k  Pont-4- 
Moosson,  par  Etienne  ou  Martin  Marchant,  et  réim- 
primées en  1599,  à  Nancy. 

BARJouim,  Beriolum,  BarjoU,  pet.  ville  de 

Provence  (Var). 
Bar>iîs,  B«fvoû«  [Polyb.],  BoRA  [Tit.  Liv.J, 

ville  de  Macéaoine,  auj.  Nitje  ou  Vitzt, 

dans  le  pacbal.  de  Saloniki,  suiy.  Pou- 

queville. 
Barocca,  Baroche,  bourg  de  Fr.  (Orne). 
Barofluctum^  voy.  Barafluctum. 

Barolocus,  Cannes  (au  ix«  s.),  Barlim, 
bourg  du  Berri  (Cher). 

Barolum,  Parulum,  Barmu^  Bormio,  bourg 
de  la  Lombardie. 

Baromacus^  voy.  Cjvsaromagus. 

Barpana^  Harpon  a  [Plin.l,  Carbanu  fP. 
Mêla],  ile  Cerboli,  dans  la  Méditerranée, 
près  de  l'île  d'Elbe. 

Barra,  la  Barre  ;  plusieurs  localités  por- 
tent ce  nom  en  France,  entre  autres 
une  anc.  abb.  d'Augustins. 

Barrana  Arx,  Barraux,  bourg  de  Fr., 
dans  le  Grésivaudan  (Isère). 

Barrensis  Ducatus,  Barum,  Barium,  le 
Barrois,  le  dttché  de  Bar,  anc.  comté, 
puis  duché,  forme  auj.  partie  du  dép. 
de  la  Meuse. 

Barroducum,  voy.  Barium  ducis. 

DICnONN.  DE   GÊOGB. 


Barrojus,  Barrow,  fl.  d'Irlande  (Leinster). 

Barsa  insula  [Ilin.  Anton.],  VUe  de  Cers 
dans  la  Manche,  entre  Jersey  et  Guer- 
nesey  [Forbiger] . 

Barsacum,  Barsac,  bourg  de  Guyenne 
(Gironde). 

Barschiensis  CoMrrATUs,comtta^de  Baicscher, 
en  Hongrie. 

Bartha,  Barissus,  Bauisch,  riv.  de  Silésie. 

Barthum,  Bardum,  Bardium,  Barth,  pet. 
ville  de  Poméranie,  sur  la  Baltique;  on 
trouve  aussi  Barda,  Bardensis  Princi- 

PATUS. 

En  1582  le  duc  Boguslaw  XIII  établit  dans  cette 
viUe  une  imprimerie  parUculière;  le  plus  ancien 
livre  sorti  de  ces  presses,  que  nous  connaissions, est: 
BalthoÈor  Russow,  Cronicader  provintz  Lyfflandt 
darinne  vermeldet  werdt,..  mit  velen  Historien 
vermehret  dorch  den  autoren  SUlveit.  Gedrflcket 
to  Bart,  in  tler  FOrsUichen  Driickerge  dorch  Andream 
Seitnem,  158A,  in-h.  Livre  précieux  et  recherché. 

On  croit  que  les  quelques  volumes  sortis  de  ces 

Sresses  ducales  n^étaient  pas  mis  en  vente,  mais 
istribués  par  le  duc  4  ses  amis. 
Les  Juvenilia  d*Ant.  MureL  que  nous  trouvons 
imprimés  dans  cette  ville  eb  1590  (cat.  Maittaire,  ii, 
p.  175),  y  fturent  réimprimés  Tannée  suivante  1591. 
(Foires  de  Francfort,  1592,  p.  590.)  Les  deux  éditions 
portent  :  ex  offlcina  princlpis,  et  sont  fort  remar- 
quablement exécutées. 

Bartonia,  Barten,  pet.  ville  de  Russie 
(Brandebourg). 

Bartpha,  Bartfeld,  ville  de  Hongrie,  dans 
le  comitat  de  Saros,  sur  la  Tepla. 

Une  imprimerie  fut  établie  dans  cette  ville  vers 
1579 ,  et  plusieurs  ouvrages  importants  y  fu- 
rent exécutés  par  David  Gutgesel  et  Jacques  KlOs, 
à  partir  de  1590  ;  plusieurs  spécimens  de  164S  et  de 
1650  sont  conservés  à  la  Bodléienne.  De  1008  à  . 
1072  la  typographie  de  Bartfeld  fut  dirigée  par 
George  Sambuch  •  Civitatis  Senator;  »  mais,  de  1072 
à  1701,  les  troubles  du  royaume  de  Hongrie  ruinè- 
rent cet  établissement,  qui  eut  encore  quelque 
importance  Jusqu'en  1715,  époque  à  laquelle  le  ma- 
tériel ftat  transporté  au  Collée  des  Jésuites  de  Ka- 
schau  [Nemeth,  typo^.  Hungriœ], 

Baruluh,  Barolum,  Baruuta,  Barletta, 
ville  d'Italie,  fondée  par  les  Normands 
au  xi«  siècle,  dans  la  Terra  di  Bari. 

Barum,  voy.  Barium. 

Baruthum,  Byruthum,  Bayreuth,  Baireuth, 
ville  et  anc.  margraviat  de  Bavière. 

M.  Temaux  date  de  1000  Pimprimerie  de  Baireuth. 
Le  livre  qu*il  cite  :  lAlien,  Summa  Theologiœ  Chrie- 
tianœ;  Baruthi,  1000,  in-4,  nous  est  inconnu;  mais 
nous  le  trouvons,  heureusement  pour  M.  Temaux, 
cité  au  catal.  des  Elsevirs  (Amst.  1081,  p.  261  )  sous 
le  titre  :  Caspar  lÀlien,  Summa  Theologiœ,  Baruthi, 
1600,  in-a. 

LMndication  d*un  livre  imprimé  à  Baireuth  en  1069 
nous  est  donnée  par  M.  Brune t,  et  elle  est  exacte  : 
Th,  Reinesii  Epietolœ  ad  Nesteros  patrem  et  filium, 
Baruthi,  1009,)  in-4,  réimprimé  Tannée  suivante  à 
Leipzig. 

Nous  n^avons  malheureusement  pas  le  nom  du  pre- 
mier imprimeur  de  Baireuth,  à  moins  (jue  nous 
n'acceptions  pour  authentique  le  renseignement 
sommaire  donné  par  M.  Cotton  (SuppL)  :  «  Printing 
was  carried  oh  nere,  by  John  Gérard,  in  1000.  » 
• 

0 


163 


BASATENSIS  AGER.  —  BASILEA. 


i   4 


Nous  aurions  été  heureux  de  Yoir  le  titre  d*nn 
ouvrage  cité  à  Pappui. 

BaSATENSIS  AGER,  VaSATENSIS  AGER  (BaSA- 

BocATEs),  ïeBazadois,  anc.  prov.  franc.; 
fait  auj.  partie  des  dép.  de  Lot-et-Ga- 
ronne et  de  la  Gironde. 

Basatum,  voy.  Vasatum. 

BASENtiiNiis,  Basiento,  il.  du  roy.  de  Na- 
pleSy  trav.  la  Basilicate, 

Basiana,  dans  la  Pannonie  inf.,  anj.  Pos- 
séga,  dans  TEsclavonie^  ou,  suiv.  d'au- 
tres géographes,  Sabaiz,  sur  le  Sau. 

Basuxa  [Itin.  Anton.] ,  Basiua  [Amm. 
Marcel.],  Basilea  Raubacorum,  Colonu 
MuNATUNA  (de  Munatius  Plancus^  aue 
Ton  prétend  avoir  fondé  la  ville), 
ATHENiE  Raurac^,  Bazbla,  [Gco.Rav.], 
BiEsuLA^  Basula,  Baille,  Baalle  [Chron. 
Garlov.],  auj.  Basle,  Bàle  (en  ail.  Basel), 

>    ville  4^  Suisse,  sur  le  Rhin . 

Conciles;  université  fondée  en  1459,  par  iEneas- 
Sylvius  Piccolomini  (P.  Pio  H**);  bibliofnèque  d'une 
haute  importance. 

D*innonibrables  recherches  bibliographiques  ont 
été  consacrées  aux  origines  de  la  tj^granhle  dans 
cette  Tille  célèbre.  Voici  le  résumé  des  faits  désor- 
mais acquis  au  domaine  de  l*histoire. 

En  1455  on  voit  figurer  comme  témoin  dans  le  pro- 
cès intenté  par  Faust  à  Gutenberg  k  Mayence,  et  que 
celui-ci  peroit  le  6  novembre,  un  certain  fierthold 
Rot,  natif  de  Hanau,  appelé  aussi  quelquefois  Bec- 
thold  ou  Dertboud  de  Hanau,  ouvrier  de  l*atelier  de 
Gutenberg. 

Vers  l*an  1460  une  sorte  de  fièvre^dc  propagande 
s'empare  des  ouvriers  typographes  de  Mayence; 
comme  après  la  mort  du  Christ,  ses  apôtres  se  parta- 
gent le  monde,  ainsi  les  missionnaires  de  rimprime- 
rie  se  répandent  en  Europe  et  portent  les  bienfaits 
diie  la  sublime  découverte  Jusqu'à  ses  extrémités. 

Berthold  Rot  fut  un  de  ces  émigranis,  mais  lui 
n'alla  pas  si  loin  ;  de  Mayence  il  remonta  les  bords 
du  Rhin  Jusqu'à  Strasbourg  oh  il  résida  quelque 
temps,  ditnm,  puis  arriva  à  Bâle,  alors  ville  d'Alle- 
magne, oh  il  se  fixa. 

De  1A62  à  1474  il  dut  imprimer  un  assez  grand 
nombre  de  livres,  mais,  comme  son  illustre  et  mo- 
deste maître,  il  les  publie  sans  y  mettre  son  nom  et 
même  sans  date;  heureusement  il  fit  une  seule  fois 
exception  à  la  i^le,  et  le  volume  au  bas  duquçl  il 
apposa  son  nom,  sert  à  faire  reconnaître  ses  carac- 
tères. Ce  volvune  est  intitulé  :  Repertorium  vocabu- 
Ufi^  Bquisitorum  ^sic)  Oratorie  poesz  et  historia  0 
rum  cum  ftdeli  narracoe.»,  Editum  a  doctistimo 
If  arum  ama  fl  tore  Magiatra  Conrado  (  de  Mure) 
Tvricentz ccclesie  cantore.  Et  ,fptetu$  an  g  no  dO' 
mini  M*  COGC.  Lxx.  ni".  —  Puis  on  lit  ces  vers  s 

Vnde  litter  venerit  presens  si  forte  recuiras 
Quid  t^  novi  référât  perlege  quod  sequitur 
Èertoldus  nitide  hûc  impresserat  in  Basitea,,. etc. 

(Absq.  anno),  in-fol.  goth.  147  fr.,sans  ch.,  réel,  ni 
sign.,  30  et  38 11.  à  la  page  entière. 

Les  caractères  dont  Berthold  se  servit  pour  Tim- 
pressiou  de  cç  livre  se  retrouvant  dans  un  assez 
grand  nombre  des  premiers  produits  de  la  typogra- 
phie bâioise,  par  exemple  dans  le  livre  de  saint  Gré- 
Î(oirele  Grand,  intitulé  :  Moraiia  in  Job,  on  est  assez 
égitimement  fondé  à  les  attribuer  tous  aux  presses 
de  cet  imprimeur.  Un  exempl.  du  livre  de  saint  Gré- 

goire,  ci-âessus  cité,  porte  cette  note  manuscrite  et 
ion  authentique  :  ■  Hune  solvianno  u.  cccc  Lxvui. 
Joieph  de  Vergerê,  presbiter  Ecete$iœ  S.  Hytlarii 
Moçvntini,  •  crob  l'on  a  tiré  cette  conclusion  fort 
naturelle  que  Berthold  Rot  imprimait  en  1407,  puis- 


que cet  énorme  in-folio  de  421  ff.  à  2  col.  de  48  lig. 
a  demandé  plus  d'un  an  de  travail. 

Vers  1473  il  commença  l'impression  d'une  Bible 
en  deux  volumes,  in-fol.,  mais  probablement  la  mort 
Pempécha  de  terminer  ce  grand  ouvrage;  le  premier 
volume  seul  est  imprimé  avec  ses  caractères  {tom. 
prim.  Bibliorum  Latinorum,  in-fol.,  gine  a.,  {.  et 
typ.  indic.,  qui  flnitur  Psalterio  et  Uneas  50  in 
quavis  cotumna  gerit,  excepta  prima  quœ  48  tin. 
est.  Initiales  singutorum  tibrorum  et  cap.  literœ 
non  impressœ  sed  manu  appictœ  sunt.  Uchtenber- 
gcr,  p.  218.) 

Bernard  Hichel,  bourgeois  de  Dàle,  qui  probable- 
ment avait  prêté  à  Berthold  Rot  les  premiers  fonds 
nécessaires  a  l'établissement  de  son  imprimerie  (et 
nous  verrons  dans  un  grand  nombre  de  villes  le 
même  isÀt  se  reproduire),  prit  goût  lui-même  au 
métier,  et  s'établit  aussi  typographe;  ce  fut  lui  qui 
termina  la  Bible  que  nous  venons  de  décrire,  et  im- 
prima le  second  volume  avec  ses  propres  caractères, 
en  1475.  Le  nom  de  ce  U.  Ricbel  cesse  de  figurer  sur 
les  impressions  bâloises  à  partir  de  1480. 

Les  deux  premiers  volumes  imprimés  avec  date  à 
BAle  sont  de  l'année  précédente  ;  le  premier,  daté  du 
13  décembre,  est  :  Repertorium  Juris  Joannis  Cal- 
derini,  in-fol.;  il  est  exécuté  par  un  troisième  impri- 
meur, Michel  Wensler  ou  Wensel,  c'est-à-dire  avec 
les  caractères  dont  ce  dernier  se  servit  pour  l'im- 
pression des  Epttres  de  Gasparin,  auxquelles  il 
mit  son  nom  ;,le  second,  imprimé  par  Bernard  Richel, 
est  im  in-fol.  faititulé  t  Der  Sachsenspieget. 

Michel  Wensler  et  B.  Ricbel  Impriment  ensemble 
le  QuadragesinuUe  Roberti  de  Ucio...  pressit  ma- 
nimu  née  tersis  in  Basilea,  Bemardus  Richel,  cum 
MiehaeU  fVaUel,  1475. 

Nous  ne  pouvons  suivre  dans  tous  ses  détails  la  déve- 
loppement rapide  de  l'art  typographique  à  Bàle  ;  nous 
devons  seulement  noter  encore  quelques  bits  et 
signaler  de  grands  noms. 

On  livre  publié  sous  la  fausse  date  de  1444  donne 
occasion  à  âuelqucs  rêveurs  de  revendiouer  pour 
cette  ville  l'honneur  de  la  découverte  de  rimprime- 
rie  ;  il  est  intitulé  :  Reformatorium  vitœ  morumque 
et  honestati  saluberrimum.  Basilex.  M.  occcxuni, 
in-8^pourxaiii). 

Parmi  les  grands  imprimeurs  bàlois ,  que  Zwinger 
appelle  typographid  Heroes,  nous  devons  citer  : 
Jean  de  Amerbach,  chef  d'une  famille  illustre,  qui 
porte  presque  à  la  perfection  l'art  de  la  typographie  ; 
son  premier  livre  est  de  1481,  c'est  le  Prœceplorium 
divinœ  legis  de .  J.  de  Nyder,  des  frères  Prêcheurs, 
in-fol.  de  221  rr.  à  44 1.  ;  son^  Saint  Ambroise  de  1492 
est  resté  célèbre. 

Ses  ti'ois  fils  succèdent  à  son  imprimerie  et  sou- 
tiennent dignement  l'héritage  paternel. 

L'Un  de  ses  correcteurs  fut  Jean  Froben,  de  Ham- 
melbruck  (1400-1527),  qui  devint  à  son  tour  Princeps 
typographiœ  Basiliensis;  il  fut  le  protecteur  et  l'ami 
de  trois  grands  hommes  :  Erasme,  OEcolam|»de  et 
HoUbein,  qui  pendant  de  longues  années  lui  prêtèrent 
leur  concours.  Erasme  pleure  la  mort  de  Froben 
d'une  façon  touchante  :  Irunquam  antehac  expertus 
sum,  dit-il,  qxtantam  vim  haberet  sincera  amicitia 
ae  mutuus  animorum  nexus.  Fratrit  Germemi 
mortem  moderatisaime  tuli,  Probenii  desiderium 
ferre  non  possum» 

M.  A.-F.  Didot  a  consacré  à  ces  deux  grands 
hommes,  Amerbach  et  Froben,  une  des  plus  intéres- 
santes notices  de  son  Hist.  de  la  typographie, 

11  nous  faut  encore  nommer  Jo.  Hervagius,  auquel 
nous  sommes  redevables  du  Polybe  de  1529,  Jo.  Bc- 
belius,  qui  donne  VAristote  grec  de  1531,  Andréas 
Cratander,  Jean  Oporin,  dont  le  vrai  nom  est  Jean 
Herbst,  qui  mourut  en  1508,  et  qui  publia  le  VesaU 
de  1555,  in-fol.,  un  admirable  livre  ;  enfin  Thomas 
Guarin,  l'imprimeur  de  la  Bible  de  VOurs. 
.  Au  xviie  siècle  Jean  Buxtorf,  le  père,  fait  fondre 
des  caractères  hébreux,  et  pendant  plusieura  années 
publie  des  ouvrages  imprimés  en  dette  langue  : 
«  Nostra  typographia  hebratca  sopita  est ,  dit 
P.  Burmann,  quam  tamen  resuscitare  typographus 
ad  œstatem  cogitât^  ■ 


165 


BASILEENSIS  PÀGUS.  —  BATIA. 


i60 


Au  xviii*  siècle  on  doit  à  un  imprimeur  de  Bile, 
M.  Baas  les  ;premien  etads  de  cartes  exécutées  par 
h  typographie. 

Nous  terminerons  cette  notice  par  un  emprunt 
fait  à  un  curieux  voya|{e  que  publiait  en  171S  im 
ceruin  M.  de  Routière,  cooseiHer  du  roi  et  apothi- 
caire cûrdin.  de  S.  M. 

«  Maintenant,  dit-il,  la  librairie  de  B^  est  peu  de 
chose,  elle  est  fort  tombée;  elle  ne  roule  quasi  plus 
que  sur  les  Kcmig,  dont  les  ancêtres,  depuis  1580 
Jusqu^en  lOiO,  nous  ont  donné  plusieurs  ouvrages 
considérables  :  le  grand  Lexieon  Chaldaiewn,  Tal- 
wuÊMcym^  et  BMmtemn,  ouTrage  de  trente  années 
de  M.  Jean  BnxtorfSe,  que  Louis  Kioenig  a  imprimé  en 
10S9,  sous  les  yeux  de  M.  Jean  Buxtorfe  le  fils,  est 
un  immense  volume,  qui  fera  toi^Jours  honneur  à 
rimprimerie  des  Kcenig.  Il  est  vrai  qu'ils  s^accom- 
modent  aqjourdliui  au  goût  de  leur  patrie,  oh  les 
livres  ne  sont  pas  fort  recherchés,  et  qu*Us  ne  don- 
nent pas  beaucoup  de  livres  nouveaux  au  public, 
contents  av<ec  raison  des  fonds  qu*iis  tiennent  de. 
leurs  pères.» 

Basileensis  PAGUS,  le  cou/on  de  Bàle,  réiioi 
à  la  Suisse  en  1501. 

Basiuca  s.  ViMCEirrn  f  Aimoinl,  S^Vimeni, 
commune  de  Fr.  (Lot-et-Garonne). 

BAscmm,  Basinga,  Poesing,  yiUe  de  la 
basse  Hongrie. 

Basivus,  Baitieux,  village  près  Corbie 
(Somme). 

Bassacum,  Bassac,  bourg  de  Fr.  (Cha- 
rente)^ anc.  abb.  de  Bén. 

Bassavilla,  BasoiUe,  village  de  Tlle-de- 

Franee,  anc.  marquisat: 

Bassea^  la  Bouée,  pet.  ville  de  la  Flandre 
Wallonne  (Nord). 

BASsnnAy  Bassinucits  ager,  le  Bassigny, 
anc.  district  de  la  prov.dc  Champagne. 

Bassus  foss,  Basee-Fontaine,  village  de 
Champagne  (Aube),  âne.  abb.  dePrém. 

Basta  (Plin.],  ville  de  TApulié,  entre  Hy- 
dnmhtm  et  le  cap  Japyge,  auj.  Ycate 
[Forbiger]. 

Bastarnorum  regio^  voy.  Russia  rubra. 

Basti  [Itin.  Anton.],  Bacca,  ville  de  la 
Tarraconaise,  anj.  Baza,  dans  le  roy. 
de  Grenade. 

M.  Cotton  donne  la  date  de  161ft  pour  rintroduc- 
tion  de  rimprimerie  dans  cette  ville;  voici  le  livre 
sur  lequel  il  a  base-cette  assertion  :  Peregrinot  pen» 
âomientos  de  Mytterios  (Hirinos  en  varios  verto»  y 
gUnas  diflcyltouu,  ptar  Alph.  de  BoniUa,  en  Bacca, 
IMJk  in-4  (cat.  Dubois,  II,  p.  624);  mais  les  biblio- 
grapbes  espagnols  citent  plusieurs  ouvrages  du 
même  auteur  imprimés  k  la  même  époque  k  Baeaa, 
»  ville  natale,  et   particulièrement  celui-ci  dont 


Antonio  nomme  Timprimeur  Pedro  Cuesta,  ce  qui 

i  permet  de  considérer 
tion  du  caul.  Dubois  et  du  D*  Cotton. 


nous 


comme  une  erreur  Tasser- 


Bastia,  voy.  Mantinum. 

Bastida,  la  Bastide;  plusieurs  localités 
portent  ce  nom  en  France. 

Bastonacum^  Bastonu>  Belsonacum^  Bas- 


tognack,  pet.  ville  des  Pays-Bas  (Luxem- 
bourg). 

J5ATAVA  Castra,  voy.  Bacodurum. 

Batavi  [ctv.  fratres  et  amid  P.  R.,  Inscr. 
ap.  Grut.],  les  Hollandais. 

Batavia,  BatTawvîat  [D.  Cass.]  ,  Patavu 
[Tab.  Peut.],  Batavorum  ager  [Tacit. 
Ann.] ,  HoLLANBiA,  la  Hollande  (Pays- 
Bas  ou  roy.  Néerlandais),  État  de  l'Eu- 
rope centrale,  divisé  en  onze  prov. 

^ATAVOBURGIUM^    BaTAVORUM   OpPTDUM,   Ba- 

thenis  Arx,   Batenburgum,  Batenburg, 
ville  des  Pays-Bas,  sur  la  Meuse. 

Batayodurum  ITac.J,  Durostadium,  Duers- 
tadium  [Cell.],  Dorostate  [Geo.  Rav.], 
Wyck  Duurstede,  ville  de  Hollande, 
(prov.  d'Utrecht). 

Batavorum  insula  [Caes.  B.  G.,  Plin.,Tac.], 
1^  Tûv  BamovcAv  N^«o«  [D.  Cass.],  Batavie^ 
patrie  primitive  des  Bataves;  on  pense 
que  c'est  auj.  l'ile  appelée  Bommder 
Waard,  entre  le  Wabal  et  la  Meuse^ 
dans  la  prov.  de  Gueldre. 

Batenburgum,  voy.  Batavoburgium. 

Batha,  Insula  Bxtbevsis,  île  de  Batz,  sur  la 
côte  N.  de  la  Bretagne  (Finistère). 

Bathaseca,  Bathasac,  pet.  ville  de  la  basse 
Hongrie. 

Bathenis  Comttatus,  le  comitat  de  Ba- 
tha (der  Bathische  district),  en  Hongrie. 

Batuia,  Bathonia,  vey.  Aqu^  Calîd^. 

Bathmonasterium,  Batmunster,  bourg  de 
la  haute  Hongrie,  sur  le  Danube;  anc. 
abb.  de  S.  Ben. 

Batuys,  Boôu;  [Ptol.l,  riv.  de  Sicile,  auj. 
loti,  dans  le  val  ai  Mazara. 

Batia,  Beatia,  Biatia,  Baeza,  ville  d'Es^ 
pagne,  sur  le  Guadalquivir  (Anda^ 
lousie). 

Suivant  Antonio,  Timprimeric  remonte  en  cette 
Yille  h  l'année  1551,  et  voici  le  titre  du  volume  qu*il 
indique,  mais  sans  donner  le  nom  de  Timprimeur  : 
Traslado  de  la  CapUulacion  entre  el  poderoso  liey 
de  Tunes  Muley*Has*an  y  el  illustre  Sefior 
D.  Alonso  de  la  Cueva  y  Benavides^  Capiton  Gène- 
rat,  Àleaide  y  Gotfemador  de  la  Goleta  de  Tunes. 
—  Baeça,  1551,  in-4. 

Cet  ouvrage  fut  probablement  imprimé  par  Andres 
Fanega  ou  tout  au  moins  il  en  fut  réditeur.  Gallardo 
(tom.  11,  n«*  iim  et  2204)  nous  indique  plusieurs 
autres  livres  imprimés  en  cette  même  année  1551* 
Doctrina  cor  dis  del  seraftco  dotor  Scuit  Buenaven* 
tura  en  romance,  E  impresso  en  Baexa  à  costa  de 
Andres  Fanega,  mercader  de  libres,  vccino  de  Gra- 
nada,  en  el  mes  de  Julie,  aik>  1551.  ~  A  la  fin:  Aca- 
bôseicatorce  diasdei  mes  de  Agosto  de  1551,  in-4, 
s.  réel,  ni  chiff. 

Fuensalida  [Franc,  (te).  Brève sumnut ,  llamada 
sotiego  y  descanso  del  Anima.  —  Impreso  en  Baeia, 
à  8  dus  del  mes  de  Enero  1551,  in-8. 

En  15M  Juan  Batista  de  Montoya  était  imprimeur 
dans  cette  ville. 


i67 


BATIANA.  — *  BEDOVINÛM, 


'     168 


Battana,  ville  des  Helviens,  sur  le  Rhôoe^ 
dans  la  Gaule  Narbonn.-, auj.  J3ai5«  Baix 
atix  Montagnes  (Drôme).  , 

Batinum  [Plin.],  riv.  d'Italie^  auj.  le  ScUi- 
nello, 

Battica  (t)  Battice,  village  près  de  Hervé 
(prov.  ae  Liçge). 

M.  J.  Gothier,  libraire  &  Liège,  auquel  nous  som- 
mes redevable  de  nombreux  et  consciencieux  ren- 
seignements, nous  communioue  la  note  suivante  : 

Selon  Ferd.  Hénaux,  une  imprimerie  fut  établie 
dans  ce  village  en  1780,  et  M.  L.  Capitaine  ne  date 
cet  établissement  que  de  1789  ;  voici  le  titre  du  seul 
livre  daté  que  Ton  sache  provenir  de  cette  localité  : 
Ckte  'à  leurs  Alte$tes  Royale»  Marie-Christine,  Ar- 
chiduchesse d* Autriche,  et  le  due  Albert-Caslmir  de 
SaxeTesschen^  Gouverneurs  généraux  des  Pays- 
Bas  autrichiens^  au  sujet  de  leur  passage  par  te 
JUm^oura.  — fiattice,  F.-J.  Vieillewye,  17M,  in-12, 
de  12  p. 

BaTUA    [PUn.],    BooXooa  [Plol.],  BULUA^  BUr 

doa,  ville  ae  Dalmatie^  sur  le  Gattaro. 

Batula,  Besos,  fl.  de  Catalogne  :  se  jette 
dans  la  Méditerraoée^  près  de  Barce- 
lone. 

Baucium^  Baltium,  les  Baux,  bourg  de 
Provence,  anc.  marquisat  (Bouches-du- 
Rhône). 

Bauconica  [Itin.  Anton.],  Bonconica,  ville 
de  la  Gaule  Belgique,  auj.  Bockenheim, 
en  Hainaut,  suiv.  Cruse,  et  Oppenheim, 
dans  la  Hesse  Rhénane,  suiv.  Gluvier. 

Baudobrica,  voy.  Babahdia. 

Baudru,  Boudry,  bourg  de  Suisse  (c.  de 
Neufchàtel). 

Baudrino  villa,  Boran-sur-Oise,  village 
près  Beaumont  (Oise). 

Baugeium,  Baugé-k'Vieux,  bourg  et  chat. 
d'Anjou  (Maine-et-Loire). 

Baugeriacitm  ,     Bauqesium  ,     Beaugerais , 
*bourg  de   Touraine  (Indre-et-Loire); 
abb.  de  Citeaux. 

Baugiacum,  Baugy,  bourg  du  Berry  (Cher). 

Baugium,  Bougé,  pet.  ville  d'Anjou,  sur  le 
Couesne  (Maine-et-Loire). 

Baujovium,  voy.  Bellojocum. 

BAUTiE,  voy.  BONA.VILLA. 

Bauzanum  [P.  Diac],  Bolzanum,  Bulsanum, 
Bauxare  [Cod.  Theod.  Lex  3],  ville  de 
Rhaetie,  auj.  Botim,  Bolzano,  ville  du 
T^rol. 

LUmprimerie  existait  dans  cette  petite  ville  au 
ivii*  siècle;  voici  le  titre  d*un  rare  volume  non  cité 
par  Lowndes,  que  nous  avons  vu  cbez  M.  Tross, 
libraire  de  Pans  :  O*  Conor.  Lumen  orthodoxum, 
sparaens  duodecim  radios  Ulustrioris  prœ  cœteris 
luvii  et  ignis  fidei  catholicœ,  emteantes  entheiviri 
Joan,  Duns  Scoti...  probat  Fr.  Bonav.  O*  Conarus 
Kiei'iœ  (alias  a  S.  Patritio)  Hybemus.  —  Bulsani. 
in  typograpliia  Archiducali,  1601,  pot.  in-8,  de  2ft  et 
590  p.  plus  un  f.  d'errata. 


.  > 


Bavacitm,  voy.  Bagacum. 

Bavaru,  voy.  Bajoaria. 

Bavo  [Plin.  m],  Bo^e  [Amm.  Marcel.] , 
île  de  la  mer  Adriatique,  sur  la  côte 
niyrienne,  auj.  BahtUL, 

Bayonna,  voy.  Bajona. 

Bazinga,  voy.  Basinium. 

Bazochu,  Bazoche,  bourg  et  anc.  vicomte 
du  Perche  (Orne). 

Bealta,  Buixacum,  Bealt,  bourg  d'Angt., 
dans  le  Brecknockshire  [B.  et  M.]. 

Bearnia  [Cluv.],  Beneharnia,  Beneehar- 
NUM,  Bieme  fau  xni«  s.,  Nosire-Dame 
Bieme,  cri  ae  guerre  des  comtes  de 
Foix),  le  Béam,  prov.  franc.,  réunie  à 
la  couronne  en  1594;  auj.  dép.  des 
Basses-Pyrénées. 

Beatia,  voy.  Batia. 

Bebuna,  Bahenhausen,  bourg  de  Bavière. 

Bebriacum  [Juven.Sat.l,  BEDRiACUMPTac. 
Betriacum  [Sueton.J,  BviTpMuwvJ[Ptol. 
Vetriacum  [Chron.],  Canedum  [Cluv.  ^ 
ville  de  la  Gaule  Transpadane,  auji 
Canedo,  bourg  de  la  prov.  de  Mantoue, 
ou  S.-Lorenzo  Guazzone  [Forbiger]. 

Beccum,  Beccum  Herluini,  le  Bec-UelUmn, 
commune  de  Normandie  (Seine -Infér.), 
anc.  abb.  de  S.  Benoit. 

Beccum  Akiosi,  Bédarrieux,  pet.  ville  de 
France  (Hérault). 

Becia,  Biecz,  ville  de  Pologne  (palat.  de 
Cracovie). 

Bech-lum   [Geo.  Rav.],  auj.  Benecello,  lo- 
calité entre  Parme  et  Modène  [Forbi- 
.  ger]. 

Becoisellum,  Becoisel,  Beœyseau,  anc.  villa 
roy.  et  château  dans  la  forêt  de  Crécy 
(Oise);  in  Sylva  Crisciacensi  in  pago 
Bfiegio  [P.  Anselme,  l.  ra]. 

Beckena,  Bechen,  Beckum,  ville  de  West- 
phalie  au  S.-O.  de  Munster. 

Beda  [Tab.  Peut.],  anc.  ville  des  Treviri, 
dans  la  Gaule  Belgique,  auj.  Bidburg, 
bourg  près  de  Trêves. 

Bedesis,  le  Bonco,  û,  d'Italie;  se  jette 
dans  TAdriatique,  ou  la  Bevana,  suiv. 
Reichard. 

Bedfordia,  voy.  Lactodurum. 

Bedfordiensis  Gomitatds,  the  Bedfordshire 
(Angleterre). 

Bedovinum,  Bédouin,  bourg  d'Angleterre 
(Wiltshire). 


169 


BEDRIACUM.  —  BELLA  GUMBA. 


170 


Bedruccm.  vov.  Bebhiacum. 

BEFORncM^  Belfortia^  Béfort,  Belfort,  ville" 
de  la  haate  Alsace,  réunie  à  la  France 
en  1648  (Haut-Rhin). 

Le  rapport  Sartines  nous  apprend  que  rimiNriine- 
rie  date  à  Belfort  de  Tannée  1756;  Jean-François 
Comte,  natif  de  Besançon,  y  fonde  un  établissement 
typof^pbique  arec  deux  presses;  on  était«  aTant 
cette  époque»  obligé  de  fiiirè  imprimer  à  Bâle  ou  à 
Monibelliard. 

Begardum,  Bigardu^  Begars,  commune  de 
France,  anc.  abb.  de  bénéd.  (Gôtes-du- 
Nord). 

Begu,  Bejara^  Pax Juua,  nà|  ^IcuXix  [Ptol.], 
CoLONiA  Pacensis  [PUn.|,  ville  des  Tur- 
detani,  dans  la  Lusitanie,  auj.  Beja,  en 
Portu^  (Alentejo). 

Beichunga  Arx^Beichungiuh,  BeicMingen, 
▼ille  de  la  Saxe-Weimar. 

Bee(hemium,  Beinheùn,  pet.  ville  d'Alsace 
(Bas-Rhin). 

Bejara  McLENjr,  St-dejoT-de-Metena,  bourg 
d'Espagne  (Andalousie). 

Belacum,  Beîlac,  pet.  ville  de  France 
(Haute-Vienne). 

Belca  [Itin.  Anton.],  prem.  station  sur  la 
Loire  après  Briai'e,  axxn  m.  d'Orléans  ; 
anc.  ville  romaine  dont  on  voit  les 
ruines  à  Montboux,  village  du  Gàtiuais 
(Loiret)  ;  ou  à  Bougy,  village  du  même 
département,  suiv.  Forbiger. 

Belcastrcm,  Belucastrum,  Geneocastrum, 
Belcastro,  ville  d'Italie  (Calabre  ,ul- 
tér.  II*). 

Beldea,  vov.  Beuca. 

Belegra,  Bf^iTpa  [Ptol.],  Beregra  [Plin.l, 
ville  du  Picenum,  s\x}.  Celmo  ou  Civi- 
tella,  dans  le  roy.  de  Naples  (Abruzze 
ultér.). 

Belemiîm,  Bekm,  château  sur  le  Tage, 
qu'il  commande,  en  avant  de  Lisbonne. 

Beleni  Villa,  BUximÂlle,  bourg  de  France 
(Seine-Inférieure). 

Belenizona^  voy.  Baltiona. 

BELERiDf  iNsuLiE,  Ics  iks  Sanguxncoie,  sur 
la  côte  de  Sardaigne. 

Bcleriuv  Promontorium,  BcXipicv  [Ptol.j, 
AxTivESTAcuM  Prom.,  thecctp  of  Comwail, 
ihe  Land's  end,  cap  Finisterre,  à  la 
pointe  de  CorDOuailles. 

Belesmdm,  BEusMiJif,  Belléme,  Belesme, 
pet.  ville  du  Perche  (Orne). 

Belfastum  (?),  dans  le  pays  des  anciens 
Autni,  kùnmi  [Ptol.],  auj.  Belfast, 
ville  d'Irlande,  dans  le  comté  d'Antrim. 


Nous  ne  pouvions  faire  remonter  Timprimerie  h 
Belfast  gu'à  1714  (Lowndes,  part.  V,  p.  1421),  mais 
le  âuppL  du  D' Cotton  nous  reporte  à  Tannée  1690. 
James  Blow,  imprimeur  de  Glascow,  vint  se  fixer 
k  cette  époque  en  cette  ville  avec  Patricl^  Neill ,  son 
beau-frère.  L'archevêque  de  Dublin,  King,  cite  des 
éditions  du  ■  ScottUh  Catechism,  with  tne  soiemn 
Leaque  and  Covenant.  •  aux  dates  de  1004  et  1700, 

ZuMl  assure  avoir  été  imprimées  à  Belfast  en  1704. 
e  même  James  Blow  donna  une  édition  de  la  Bible, 
qui  fut  la  première  publiée  en  Irlande  ;  il  fout  clou- 
ter, avec  le  respect  dO  à  la  mémoire  du  vénérible 
prélat,  que  cette  Bible  est'parfaitement  inconnue  de 
tous  les  bibliogniplies. 

Belfortium,  Bel  forte,  pet.  ville  d'Italie 
(prov.  de  Parme). 

BeLGENTUCUM,  voy.  BALGEimACUM. 

Belgica,  voy.  G  allia. 

Belgica  [Itin.  Anton.],  ville  des  Ubiens, 
dans  la  Gaule  Belgique,  auj.  Balckhau- 
sen,  pet.  ville  de  la  Prusse  rhénane, 
suiv.  Cluvier. 

Belginiim  [Tab.  Peut.],  ville  des  Treviri, 
dans  la  Germanie  infér.,  auj.  Baldenau, 
près  Goblenz,  ou  Belch,  au  N.-O.  de 
Kirchberg,  suiv.  Forbiger. 

Belgiolum,  voy.  Baluolum. 

Belgium,  pays  de  la  Gaule  placé  au  centre 
de  la  Belgique  II®,  occupé  par  les  Bel- 
lovaci,  les  Atnbiam,  les  Atrebaies,  etc. 

Belgium,  Belgica  [Cluv.],  Germania  infe- 
RioR  [id.],  partie  de  la  Gaule  Belgique 
comprenant  : 

i .  Belgium  Austriacum,  formé  de  la  Flan- 
dre, le  Hainaut,  le  comté  de  Namur,  le 
Gueldre,  le  Luxembourg,  Anvers  et  Ma- 
Unes. 

2.  Belgium  Confœderatum,  formé  de  la 
Hollande,  la  Zélande,  le  Gueldre  infér., 
Groningue,  Utrecht,  la  Frise  ocdd. 

3.  Belgium  Galucum,  V Artois  et  partie  de 
la  Flandre,  du  Hainaut,  du  Luxembourg 
Belge  et  du  comté  de  Namur. 

Belgradum,  voy.  Alba  GrjEca. 

Beua,  B(Xita  [Ptol.],  ville  des  Edetani, 
dans  la  Tarraconaise,  auj.  Belchite,  pet. 
ville  d'Aragon. 

Beuca,  Belucum,  Belucium,  Beldea,  Bel- 
ley,  Bellay,  ville  de  Fr.  (Ain),  anc.  cap. 
du  Bugey. 

Mous  ne  connaissons  pas  de  livre  imprimé  dans 
cette  ville  avant  le  xix*  siècle  ;  le  célèbre  Camus,  écri- 
vain disert  mais  quelque  peu  trop  fécond,  fut  évêqne 
de  cette  ville  au  xvii*  siècle  :  ses  innombrables  éiu- 
cubrations  sont  pour  la  plupart  éditées  et  imprimées 
à  Paris. 

Belisia,  Bilsen,  \ille  des  Pays-Bas  (prov. 
de  Limbourg). 

Beutionum,  voy.  Baltiona. 

Beu.a  Cumba,  Belle-Combe,  bourg  et  anc. 
abb.  de  France  (Haute-Loire). 


171 


BELIA  REPARIA.  —  BEl.LOVACUM. 


172 


Bella  Reparia^  Beaurepaire,  bourg  du 
Dauphiné  (Isère). 

"  Bëlla  villa  ad  Sagonam^  BellevUle-sur' 
Saône,  bourg  de  France  (Rhône). 

Bella  villa  in  pago  Paiusl\co^  Bdleoille  ; 
dépend  anj .  de  Paris. 

Bellefordu,  Beaufort  ;  un  grand  nombre 
de  localités  en  France  portent  ce  nom, 
entre  autres  Beaufort-m-Vallée,  pet. 
ville  et  anc.  château  d'Anjou  (Maine- 
et-Loire). 

Bellegardia,  Belugardum,  Bellegarde,  pet. 
ville  de  France  (Côte-d'Or)  ;  anc.  duché- 
pairie. 

Belucadrum,  Bellocarum,  Belloquarda, 
Ugernum  [Tab.  Peut.],  oôi^tpvov  [Strab.L 
Castrum  Arelatense  [Greg.  Tur.],  ville 
de  la  Gaule  Narbonaise^auj.  Beaucaire, 
sur  le  Rhône,  vis-à-vis  Tarascon  (Gard). 

Bellicastrum,  voy.  Belcastrum. 

Belucetum^  le  Beaus9et,  pet.  ville  de  Fr. 
(Var). 

Belugardum,  voy.  Bellegardu. 

Belluocensis  AGERy  Belu  Joq  Gampus,  le 
BeatgoUm,  anc.  prov.  de  France,  divi- 
sée auj.  entre  les  dép.  du  Rhône  et  de 
la  Loire. 

Belujocum,  Bbllojocum,  Baujovium,  Be- 
URu  [au  xin<>  s.).  Beaujeu,  anc.  cap.  du 
Beaujolais,  ville  de  Fr.  (Rhône). 

VoKU,  d*après  M.  S.  de  la  Rocbe  la  Carelle,  la  note 
des  deux  premiers  livres,  peut-être  même  des  deux 
seuls  livres  iiiipriinés  k  beai^eu  :  te  Blason  des 
Donnes  où  se  voyent  Us  maUieitrs  et  ruines  venant 
des  danses  dont  Jamais  homme  ne  revint  plus  sage 
ni  femme  plus  pudique,  par  Guillaume  ParaOin, 
k  Beav-Iev,  pour  Justinian  et  Philippes  Garils,  1556, 
pet.  in-9,  réimprimé  en  1560  audit  lieu  par  les 
mêmes  typographes,  pet.  in-8  de  111-87  pp.  Cet 
ouvrage  est  dédié  par  Paradin  i  sa  nièce  Prudence, 
femme  de  Pun  des  Garils.  Le  second  volume  Imprimé 
k  Beaujeu  est  du  même  Paradin  :  De  la  Concorde  pu- 
blique, à  Beav-Icv,  pour  Justinian  et  Philippe  Garils, 
1565,  in-8,  de  68  pp.  et  2  ff. 

Quelques  exemplaires  des  Annales  de  Bourgogne, 
que  Paradin  fit  imprimer  à  Lyon  chez  Gryphe  en 
1556,  in-fol.,  portent  Beaujeu,  au  lieu  de  Lyon; 
la  bibliothèque  de  Rennes  possède  un  de  ces  rares 
exemplaires  (cat.  n^  10824). 

Cet  ëublissement  typonaphiaue  de  BeaiiJeu,  qu'on 
peut  appeler  Pimprimerie  particulière  de  Guil.  Pa- 
radin. doyen  de  BeanO^u,  cessa  d'exister  à  sa  mort, 
arrivée  vers  1568  ;  son  frère  le  chanoine  Jean  Para- 
din, qui  fit  imprimer  divers  ouvrages  à  Lyon,  n'en 
usa  Jamais.  Les  frères  Garils,  après  la  mort  de  leur 
onde,  retournèrent  k  Lyon  avec  le  matériel  de  la 
typographie. 

Bellilocus,  BewéUey,  sur  la  Sevem,  pet. 
ville  du  comté  de  Worcester  (Angle- 
terre). 

Bellinsula,  voy.  Calonesus. 

Bellintum  [Itin.  Hierosol.] ,  station  entre 
S.  Gabriel  et  Avignon,  aui.  Lauzac  ou 
Barbantam  [Papon,  Hist  de  Provence], 


Belupratum,  Bellopratum,  Beaupré;  plu- 
sieurs localités,  dont  deux  abbayes,  en 
France,  portent  ou  ont  porté  ce  nom. 

Bellitas  prope  Vicenas  ad  Matronau, 
BeatUé-sur-Mame,  près  Vincennes,  anc. 
villa  roy.  (Seine)  ;  on  trouve  domus  Pul- 

CHIUTUDINIS  et  DOMUS  DeCORIS. 

Bellocassinus  ager,  voy.  Bajocensis  ager. 

Bellofontanum,  voy.  Fons  Bliaudi. 

Bellogradum,  voy.  Alba  Gr^eca. 

Bellojocum,  voy.  Bellijo<:um. 

Bellomartscus,  Beaumaris,  chef-lieu  de 
rile  d'Anglesey,  dans  la  mer  d'Irlande. 

Bellomontium,  Bellus  mons,  Beaumont; 
plusieurs  localités  en  France  portent 
ce  nom. 

Bellomontium  ad  Isaram,  Beaumont-^ur- 
Oise,  bourg  de  Fr.  (Seine-et-Oise). 

Bellomontium  in  Algla,  Beaitmont-en-Au^e, 
anc.  vicomte  et  prieuré  de  béned. 
(Eure). 

Bellomontilh  in  Argona,  Beaumont  en 
Argone,  ville  de  Fr.  (Ardennes). 

Bellomontium  Rogerii,  Bdmons  (au  xui*  s.), 
Beaumont-îe-Boger,  bourg   ae   France 

(Eure). 

Brllomontium  vicecomitis,  Beaumont^ le- 
Vicomte  ou  Beaumont-sur-Sarthe,  ville  de 
Fr.  (Sarlhe)  [Babel.,  liv.  ii,  chap.  xxij. 

Bellopratum,  Beaupréau,  pet.  ville  de  T An- 
jou, anc.  marquisat  (Maine-et-Loire). 

Bellovacensis  ager,  le  Biauvoisin,  Beau^ 
voisin,  dép.,  le  Beauvoisis,  anc.  prov. 
de  Fr.  (dép.  de  l'Oise). 

Bellovacum,  Bratuspantium  [CaBS.  Bell. 
Gall.],  CiESAROMAGus  [Tab.  Theod.],  Kai- 
aopojxa-yoç  [Ptol.J,  Bellovacorum  aVITAS 
INotit.  Imper. I,  Belvacum  (xu*  s.), 
Biauvais,  [anc.  chron.],  anc.  chef-lieu 
des  Bellovaci,  dans  la  Gaule  Belgique, 
auj.  Beauvais,  ville  de  Fr.  (Oise). 

La  date  la  plus  ancienne  à  laquelle  nous  puissions 
faire  remdnterPimprimerie  dans  cette  ville  est  1602, 
et  nous  trouvons  cette  indication  dans  le  Père  Leiong 
et  dans  le  tom.  ▼!«  du  catal.  La  Valilère-Nyon  :  His- 
toire des  sattUes  Princesses  Maure  et  Brigide, 
martyrisées  à  Baiagny  et  transportées  à  yogent- 
tes*  Vierges  en  Beauvaisis.  Beauvais,  Courtois,  1002, 
in-i2.  Si  le  renseignement  est  exact.  Courtois  serait 
donc  le  premier  imprimeur  de  Beauvais,  et  ce  ne 
serait  que  quelques  années  après  que  nous  verrions 
G.  Valet  établir  ses  presses;  celui-ci  imprime  des 
livres  plus  important^,  parmi  lesauels  nous  citerons 
les  Poésies  latines  de  Micliel  Vérin  en  1017  ;  Pannée 
suivante  :  Ànthodosispro  feliei  Belvacensis Episcopi 
adventu,  autltore  Jacooo  de  NuUy,  1018,  in-4, 
les  Coutumes  de  Sentis,  Amiens,  Ctermont  et  Mon' 
dktier,  la  même  année  ;  enfin  :  Discours  du  siège 
de  Be€tuvais  par  Charles,  due  de  Bourgogne,  en 
i«72.—  Beauvais,  1022,  in-8. 


i73 


BELLOVIUM.  —  BENËHARNUM. 


i74 


Sa  TeoTC  loi  succède  vers  16S0. 

Au  xviii*  siède  nous  trouvons  établie  dans  cette 
Tille  la  famille  De^ardlus,  qui  imprime  à  la  fois 
pour  Pèréque  et  pour  la  manici|iBlité;  en  17M 
Pierre-Nicolas  De^ardins  succède  à  son  père,  et  le 
rapport  fiit  è  M.  de  Sartines  le  signale  en  iw  cotmne 
le  seul  imprimeur  exerçant  à  Beauvais. 

BELLOTim,  Bélku,  bourg  de  Normandie 
(Calvados). 

Bellux  Castellum»  Bekastel,  bourg  de  Fr. 
(Aveyron). 

Bellum  fagetum,  Beaufay,  bourg  du  Maine 
(Sarthe). 

Bejjlum  forte,  Beauforten  FoZ/ée^pet.  ville 
et  anc.  château  de  TAnjou  (Maine-et- 
Loire). 

Bellum  PratÛm,  Beaupré;  plusieurs  loca- 
lités et  anc.  abbayes  portent  ce  nom  en 
France. 

Beua'm  vadum,  voy.  Flàviobrica. 

Beixuxum  [Cluv.,  P.  Diac.|,  Belunum 
IPiin.  m],  BtXoOvov  et  BtXX&ûwv  fPtol.J, 
Berunum  [Cellar.];  ville  des  Veneti^ 
dans  la  Gaule  Transpadane,  auj.  Bel- 
iuno,  Bdlune,  sur  la  Piave^  dans  l'Etat 
de  Venise. 

LMmpriroerie  fut  exercée  dans  cette  ville  en  1629 
par  Franciscus  Viecerus;  le  catal.  du  TrirUty  Collège 
de  Dublin  fournit  cette  indication  à  M.  Cotton.  En 
16^0  nous  trouvons  dans  Haym  :  Gio.  Battisia 
Barpo.  Detcritione  di  Cividal  01  Belluno  e  iuo  ter- 
ritorio.  Belluno,  t(UO,  in-4.  Giovanni  Niccolo  Doglioni, 
que  la  Bibliotheea  Aprotlana  appelle  Hfobile  BetiU' 
nese,  e  chiaro  Lume  de*  nostri  incognitU  a  publié 
i  la  fin  du  XVI*  siècle  un  grand  nombre  d'ouvrages 
dont  le  Origine  di  Cividal  di  Belluno,  imprimé  à 
Venise,  en  15S8,  in<4. 

Bellus  locus,  Beaulieu;  un  grand  nombre 
de  localités  en  France  portent  ce  nom  ; 
Bellus  locus  ad  Duranium,  Beau/ieu, 
pet.  ville  de  Fr.  (Corrèze).  ==  Bellus 
Locrs  ad  Ingerim,  Beaulieusur-Indre, 
bourg  de  Fr.  (Indre-et-Loire).  =  Bel- 
lus Locus  AD  LiGERiM,  Beoulteursur- 
Loire,  bourg  du  Loiret,  etc. 

Bellus  Mons,  voy.  Bellomontium. 

Bellus  portus,  Beauport,  près  St-Brieuc, 
bourg  et  anc.  abb.  de  Prém.  (Côtes-du- 
Nord). 

Bellus  Riparius,  Beaw^èpaire,  bourg  de 
Bourgogne  (Saône-et-Loire). 

Beixcs  visus^  Beauvoir,  bourg  de  France 
(Seine-Inferieure)  ;  anc.  abb.  de  cha- 
noinesses  régulières.  Plusieurs  autres 
localités  en  France  portent  ce  nom. 

Belna  [Cluv.],  Beijîum,  Btaune  (auxui®  s.), 
Beoim^,  ville  de  Fr.  (Côte-d'Or). 

Le  premier  livre  imprimé  dans  cette  ville  remon- 
terait à  1059,  au  dire  de  M.  Ant.  Voisin,  qui  nous 
communique  (|uelques  notes  relatives  &  la  Bour- 
iragne  ;  ce  livre,  que  nous  trouvons  également  cité 


par  le  P.  le  Long,  estintit.  z  tes  Beglemens  et  Cou$- 
tûmes  de  la  Chambre  des  pauvres  de  la  ville  de 
Beaune;  à  Beaune,  chea  François  Simonnot,  impri- 
meur du  roy  et  de  la  ville,  1<»9,  pet.  in-12. 

Les  archives  de  la  ville  de  Beaune  renferment  une 
péUtion  adressée  à  la  municipalité  por  ce  FrançoISv 
blmonnot,  quelques  mois  seulement  avant  Timpres- 
sion  de  ces  Beiglemens  des  Pauvres  fil  expose  que 
la  ville  de  Beaune  n'ayant  Jamais  possédé  d*éiabliûe- 
ment  typographique,  il  y  a  ursence,  pour  les  besoins 
de  la  ville,  dV  établir  une  Imprimerie  dont  il  de- 
mande le  brevet. 

Un  autre  livre  sorti  des  mêmes  presses  s.  d.,  nais 
très-probablement  îQiprimé  cette  même  année  1650, 
c^est  :  fondation  et  reigles  de  l*hâpital  de  la  vilU 
de  Beaune,  fondé  par  Nicolas  Bollin,  in-ft  (cat. 
Secousse,  no  52M). 

La  famille  Simonnot  a  fourni  une  longue  suite 
d'imprimeurs  &  la  ville  de  Beaune,  ainsi  qu'à  cel!e 
d'Autun. 

Les  arrêts  de  17S9  et  de  1759  retirent  à  cette  ville 
le  droit  de  foire  imprimer  ;  nous  n'y  trouvons  plus, 
en  170ft,  que  trois  libraires  qui  font  venir  de  Paris 
et  de  Lyon  les  livres  nécessaires  k  leur  commerce.. 

Belna  ^  Belna  Rolandi,  Vellaunodunum 
fCaes.  B.  G.J,  Beaune-la-Rolande  pu 
Beaune  en  Gatinais ,  bourg  de  France 
(Loiret),  suiv.d'Anville  et  Tabb.  Belley; 
ce  serait,  suiv.  Reichard,  Chàteaur 
Landon. 

Belœh.,  château  de  Belgique  (Haînaut). 

U»  maréchal  Prince  de  Ligne  avait  fondé,  vers  1780, 
dans  celte  magnifique  résidence  une  imprimerie, 
dont  le  premier  produit  est  bien  connu  :  Coup  d'csil 
sur  Belœil,  k  Belœil,  de  l'imprimerie  du  prince 
Charles,  de  1781 ,  in-8,  de  150  p.  ;  réimprimé  en 
1786,  in-8,  de  204.  M.  Aug.  Voisin,  biblioth.  de 
rOniversité  de  Gand,  a  consacré  une  notice  curieuse 
aux  imprimeries  particulières  de  Belgique,  et  il 
compte  six  ouvrages,  formant  neuf  volumes,  impri- 
més de  maiti  de  prince  h  Belœil. 

Belogradum,  Bielgorod,  ville  de  Russie, 
dans  le  gouvernement  de  Kursk. 

Belsia^  la  Beauce,  anc.  district  de  l'Orléa- 
nais, fait  auj.  partie  du  dcp.  d'Eure-et- 
Loir. 

Belsinum,  voy.  Balsio. 

Belza,  Belzium,  Belz,  cb.-lieu  du  palatinat 
du  même  nom,  dans  la  Gallitie. 

Benacus  lacus  [Plin.  nj,  -h  Biivouo;  xîptvyj 
[Strab.],  logo  di  Garda,  en  Italie. 

Benearnia,  voy.  Bearnia. 

Beneuarnum  [Itin.  Anton.],  ville  des  Con- 

venae,  dans  la  Novempopulanie,  auj. 

Ortez  suiv.  d'Anville,  Pau  suiv.  Andem, 

.ou  Navarreins  suiv.  Reicbard;  mais  la 

plupart  des  géographes,  Marca,  Valois, 

etc.,  voient  dans  cette  localité  la  ville 

de  Lescar  ou   Lescars,  dans  le  dép.  des 

Basses-Pyrénées.   On  trouve  aussi  sur 

quelques  livres  Lescuria  et  Lascuria. 

Nous  croyons  qu'à  la  requête  de  l'évéque  de  Lescar, 
l'imprimeur  de  Pau,  Jehan  de  Vingles,  envoya  dans 
cette  \ille  une  partie  de  son  matériel  typographique, 
en  l'année  même  où  il  imprimait  4  Pau  les  Fors  et 
Costunuu  de  Bearn  ;  en  effet  nous  trouvons  k  cette 
date  de  1552  les  Constitutiones  DiOKesis  Lascurien' 


ilo 


BENESCHOVIUM.  —  BERGA. 


176 


sis,  per  Jacobum  de  Fuxo  ectttœ.,,  sans  lieu,  typis 
Joannis  de  Vingles,  in-4.  Cette  expression  tyjrts 
J,  de  Vingles  ne  se  retrouve  sur  aucun  des  livres 
exécutés  par  cet  imprimeur  à  Pau,  et  nous  croyons 
pouvoir  affirmer  aue  ce  livre  liturgique,  édité  par 
Jean  de  Foix,  Téveque  de  Lescar,  fut  exécuté  sous 
ses  yeux. 

Les  Fors  et  Costumas  de  Bearn  furent  réimpri- 
més à  Lescar  en  1602 ,  par  Louis  Rabier.  Quelcfues 
années  après  nous  trouvons  de  nouveaux  impri- 
meurs :  loan  de  Saride  et  G.  de  la  Place. 

La  ville  de  Lescar  ne  possédait  plus  d'imprimerie 
en  17S9. 

BENESCHOVIUM,  Btmschau,  ville  de  Bohême. 

L*imprimerie  date  en  cette  ville  de  1749  (D'  Cot- 
ton*s  Suppl»), 

Beneventum,  BENAVENTuii^fienoventé^  bourg 
de  Portugal  (Estramadure). 

Antonio  (t.  Il,  p.  26A)  et  le  Summario  da  Biblio- 
theca  Lusitana  nous  donnent  le  titre  d*un  livre  im- 
primé dans  cette  ville  au  commencement  du  xvii* 
siècle  :  Sanetissimt  D,  N.  Papœ  PauU  V.  stafuto 
nuper  emUso  in  confessionario  fœminas  solUdtan' 
tes  in  confessione  motœ  solutœ  quœstiones  atiquot 
auctore  Aoderico  à  Cunha.  —  Benaventi  in  Hispa- 
nia,  apud  Blatheum  Donatum,  1611,  in-ft. 

U.  Rodrigo  da  Cunha,  né  k  Lisbonne,  fut  d'abord 
inquisiteur,  puis  évéque  de  Portalegre  et  de  Porto, 
devint  archevêque  de  Braga  et  de  Lisbonne,  et  mou- 
rut en  164S  ;  son  livre  de  Confessariis  soUicitanti" 
bus  fut  réimprimé  avec  de  notables  additions  4 
Valladolid  en  1620  et  en  16S2. 

Beneventum   [Liv.  ix,  Hor.,  Plin.L  anc. 

MaLEVENTUM  [Liv.  IX],   Btvtcutvroc  [Ptol.], 

BivicucvTov  [Slrab.l,  CoLONiA  Beneven- 
tana,  Bonivent  [Chron.] ,  anc.  ville  du 
Samnium^  auj.  Bene^^enio,  ch.-l.  de  la 
délég.  du  même  nom^  enclave  de  la 
Princip.  ultér. 

Le  Dr  Cotton  donne  Tannée  1646  comme  date  de 
rintroducUon  de  la  typographie  k  Bénévent,  et 
il  emprunte  cette  date  au  cataL  Pinelli  (vente  de 
Londres,  n*  17&5)  :  'Beltrano,  Descritione  del 
reano  di  Napoli,  Benevento,  1646,  in-4.  Mais  Haym, 
qui  cite  plusieurs  ouvrages  d*Ottavio  Beltrano,'  et 
entre  autres  celui-ci  avec  un  titre  plus  ample  :  Breoe 
Descrizione  del  regno  di  Ntxpoli  divisa  in  dodici 
provincie,  Napoli,  per  lo  stesso  Beltrano,  1640,  in-4, 
et  une  seconde  édition  du  même  ouvrage  également 
imprimée  à  Napies  en  167S,  ne  dit  pas  un  mot  de 
l'édition  de  Bénévent,  que  nous  considérons  comme 
apocryphe.  Cette  expression  per  lo  stesso  Beltrano 
nous  indique  en  même  temps  que  Beltrano 
était  lui-même^  un  imprimeur  napolitain;  en  ef- 
fet Haym  nous  donne  la  liste  de  plusieurs  ouvrages 
sortis  de  ses  presses  à  partir  de  l'année  1602.  Nous 
pensons  qu'il  faut  reporter  k  l'année  1703  seulement 
u  date  du  premier  établissement  typographique  de 
cette  ville  :  Catalogo  universale  di  tutti  glt  obblighi 
di  Messe  perpétue  nellaeittà^e  diocesi  di  Benevento 
di  Vineenzo  Maria  Cardinale  Ors<ni. -~  Benevento, 
1703,  in-4.  (Haym,  p.  66.) 

Benfica^  Bemfica,  abb.  de  dominicains,  en 
Portugal. 

En  162S,  Emmanuel  deSousa  Goutinh'o,  en  religion 
Fr.  Luiz  de  Sousa,  fit  venir  de  Lisbonne  l'imprimeur 
Gérard  de  Vinha,  ou  tout  au  moins  un  matériel  pro- 
venant de  son  établissement  typographique,  et  fit 
imprimer  sous  ses  yeux  au  couvent  de  Bemfica  la 
1'*  partie  de  VHistoria  de  S,  Domingos  particolar 
do  heino  et  Conquisias  de  Portugal,  in  fol.  La  se- 
conde partie  ne  fut  imprimée  à  Lisbonne  que  trente 
ans  après  la  mort  de  Luix  de  Sousa,  en  1662;  et  la 
troisième  au  même  lieu,  en  1078. 


Benium,  Bény,  le  Bény,  village  et  château 
près  Bayeux  (Calvados). 

Bennavenna,  Bannaventum  [Itin.  Ant.J, 
IsANNAVATu,  villc  dcs  Goritanî,  dans  la 
Bretagne  romaine,  auj.  Daventry,  ville 
d'Angleterre  (Northamptonshire). 

M. Cotton  [SuppL]  donne  l'année  1755commedate 
de  l'introduction  de  la  typographie  k  Daventry. 

Bennopolis,  voy.  Ascaungium. 

Benofeldia,  Benfeld,  pet.  ville  d'Alsace 
(Bas-Rhin). 

BENTHEiauM,  BENTUDfu,  Beutheim,  ville 
de  Hanovre:  anc.  ch.-l.  du  comté  du 
même  nom. 

Berancurtum^  Brécourt,  village  de  Nor- 
mandie (Eure). 

Berauna^  Beraunium^  Beraun,  ville  de 
Bohême. 

Bercetum  [P.  Diac.]^  Berzetto,  S^rceio, 
bourg  d'Italie  près  de  Parme. 

Bercheioum,  Berghehium^  Berckheim,  pet. 
ville  d'Alsace  (HautrRhin). 

Bercizoma,  Bercomum,  Berga  ad  Zomam^ 
Bergen  op  Zoom,  ville  de  Hollande  (Bra- 
bant  sept.). 

L'imprimerie  date  en  cette  ville  des  premières  an- 
nées du  XTII6  s.  ;  voici  le  titre  du  livre  le  plus  ancien 
que  nous  connaissions,  nous  le  trouvons  porté  au 
catal.  de  Tournes,  p.  2S4  :  Personœ  [Joh,  Bapt.)  in 
Galenum,  quod  animi  mores  corporis  tempora  se- 
quuntur.  Bercomi,  1602,  in-4. 

Le  Bibliophile  belge  nous  donne  comme  nom  du 

Jremiei  imprimeur  J.  Canin,  et  cite  un  ouvrage  de 
.  BadeHus,  deOppugnatione  Bergopzomii,  imprimé 
par  lui  en  1603,  ouvrage  dont  on  ne  connaît  plus  que 
deux  exemplaires.  En  1605  le  P.  le  Long  (1,  p.  380), 
le  catal.  Dubois  (III,  p.  321),  le  catal.  de  Tournes 

L148),  nous  donnent  un  nouveau  livre  imprimé 
s  cette  ville  :  Jean  Tassin,  l'Etat  de  l'Eglise  avec 
le  discours  des  temps,  depuis  les  apôtres  Jusqu'à 
présent,  Berg  op  Zoom,  1605,  in-4. 

Berckessella  r?)  BERGASEU.A,  Bcrckessel, 
pet.  ville  d'Allemagne,  près  Mayence. 

Le  catal.  Glgongne,  si  parfaitement  rédigé  par 
M.  Potier,  notre  excellent  hbraire,  nous  fournit  l'in- 
dication suivante  :  Admirable  discours  d'un  bri- 
gand, nommé  Ghristeman,  exécuté  à  mort  en  la 
ville  de  Berckesset,  près  de  Mayence,  le  14  juin 
1590|  lequel  a  confessé  entre  autres  crimes  avoir 
tué  en  sa  vie  964.  personnes.  Berckessel,  imprimé 
par  Jehan  Ghebon  ou  Gheben,  anno  1590,  In-4,  de 
2  fC.  lig.  s.  b. 

Bercqricm^  Bressuira,  Bressuire,  ville  de 
Fr.  (Deux-Sèvres). 

BERBcmA,  Béregh  Ozasz,  ville  de  Hongrie. 

Berbnna,  Berens,  bourg  du  Languedoc, 
près  Alby  (Tarn). 

Beretra,  voy.  Belegra. 

Berga,  Berg,  village  de  Suisse  (St-Gall). 

Un  habitant  de  ce  village,  nommé  Hietemberger, 
nous  apprend  M.  Temaux»  y  imprima,  dans  la  se- 


177 


BERGA.  —  BE31LENGA. 


178 


coude  moilié  du  xnn*  liède»  plusieare  ouTnges 
ornés  de  figures  sar  bois  qa*U  griTait  lai-mênie. 

Berga,  BERGiBy  Bergen,  ville  de  Norvège. 

Cette  Tille  tat  fondée  en  1070  par  OUif  Kyrre  et  ftit 
la  résidence  des  rois  de  Nonrége  Jiisqu*en  1397.  Nous 
ne  cootiaiasoos  -pas  de  date  d'impression  plus  an- 
cienne que  celle  que  nous  fournit  M.  Ternauxt 
Parentatitm  over  Maria  BtUabeth  Tuxen  ;  Bergen, 
1722,  in-fol. 

Bergà  ad  Zoxam^  voy.  Bercizoiia. 

Bergj£  .div£  Gertbudis.  Gertrudëberga^ 
Gertruydenberg,  ville  ae  Hollande  (Bra- 
bant  septent.). 

Imprimerie  en  1802. 

Berg'je;  Sti  ViNoa,  Berg  St-Vinox,  anc. 
abb.  et  vicomte,  auj.  bourg  de  France 
(Nord).   . 

Bergamensis  ager,  ]&  province  de  Bergame, 
U  BergamascOy  en  Italie. 

Bergeraccm^  Brageracum,  Bergerac  iBra" 
gerac  au  xvî«  s.),  ville  de  France  (Dor- 
dogne). 

Le  lirre  le  plus  ancien  que  nous  trouvions  à 
Bergerac, 'est  une  pièce  de  poésie,  d*André  Ducros  : 
tKacowr»  ntr  les  mUired  de  et  temps,  en  vers,  à 
Bergerac,  1M9,  in4i;  il  se  trouve  quelques  exem- 
plaires de  ce  rare  volume  dont  la  souscription  porte  : 
Angoulesme,  et  d'autres  :  La  Rochelte,  par  Bar- 
tkëemy  Berton  [Bibl.  exctica,  Francfort,  1610, 
p.  148). 

Le  catal.dela  Bibliothèque  impériale  (tom.  I,  p.  S08) 
nous  donne  une  pièce  imprimée  en  1585  :  Déclara- 
tion et  protestaiton  du  roy  de  Nauarre,  de  mon- 
sieur  le  prince  de  Condi,  et  de  monsieur  te  duc  de 
Montmorenei,  sur  la  paix  faiete  avec  ceux  de  la 
maison  de  Lorraine.  —  Imprimé  à  Bergerac,  1585, 
in-8. 

Nous  connaissons  encore  (cat.  Secousse,  P.  le  Long, 
etc.)  un  assez  grand  nombre  de  volumes  imprimés 
dans  cette  ville  au  ui*  siècle,  mais  nous  ne  citerons 
que  les  Statuts  et  les  Coustumes  de  la  ville  de  Bra- 
gerac,  en  latin  et  en  français,  par  E.  Trelier, 
Bragerac,  15d3,  in-4;  réimprimés  cinq  ans  après 
dans  la  même  ville  plir  Gabr.  de  Gourtaiiève,  égale- 
ment in-4. 

Au  ivii*  siècle  nous  ne  citerons  que  Gilbert  Ver- 
noy  (1609-1834^,  quifitsoucbedMmprimeurs. 

La  typographie  n'existait  plus  dans  cette  ville  en 
1704  (itapp.  SarUnes). 

Berguemium,  voy.  Berchemium. 

BERGU>rUM  FLAVIUM,  Bsoyi^ov  *Xao6ïov  [Ptol.], 

ville  des  Astures,  aans  l'Espagne  Tar- 
raconaise^  auj.  VUlafranca,  dans  le 
roy.  de  Léon. 

Berginium,  Bergium  Castrum  [Liv.  34], 
Berga,  pet.  ville  d'Espagne  (Catalogne). 

Bergomum  [Plin.  m,  Justin,  xx],  Be'pYOjxov 
Ptol.],  Pergamus  [P.  Diac],  Pergamum 
Geo^:.    Rav.],    Bergamum,    Vergamum 
Justin.],  ville  des  Orobii  dans  la  Gaule 
Transpadane,  auj.  Bergamo,  ville  d'Ita- 
lie, dans  le  Milanais. 

Les  anciens  bibliographes  citent  tous  comme  date 
de  l^ntroduction  de  IMmprimerie  à  Bergamo  Tannée 
1477  ;  mais  il  est  reconnu,  depuis  longtemps,  que  le 
livre  qui  a  donné  lieu  à  cette  asserUon  est  imprimé 


k  Vicence;  en  voici  le  titre  exact:  GuUelmi  Patelli 
Squitis  Vicentini  Laudatio  in  funere  iUustris  Bar- 
tholomei  Colei  exereitus  Venetorum  Unperaioris, 
—  A  la  fin  :  Oratio  fUnebris.,,.  habita  BergomL., 
alqz  impressa  yicentiœ  :  quâ  diligentissime, . . . 
Bergomt  in  foro  ante  œdem  divœ  virginis  m.  cccc. 
Lxxvii.  Finis.  On  ne  Comprend  pas  que  Mercier  et 
Tiraboschi  aient  pu  tirer  d*une  souscription  aussi 
claire  l*induction  que  ce  livre  soit  sorti  des  presses 
bergamasques  ;  il  est  de  plus  à  remarquer  que  les 
caractères  qui  ont  servi  k  son  impression  sont  iden* 
tiquement  semblables  à  ceux  quHimployait  à  cette 
époque  Pimprimeur  de  Vicenza,  Blesser  Pre.  Zuan- 
luoardo  loogo ,  Piovano  dl  sancto  Paulo  de  Vicenia, 
et  avec  lesquels,  cette  même  année  1477,  il  imprimait 
le  livre  de  Giacomo  Gamfora  de  Animœ  immorta- 
tUate. 

Un  autre  volume  imprimé  en  1498  :  Tractatus 
Chirurgie  Guidonis,  Bruni  Theodortei  Rolandi  et 
Lanfranehi,  BergonU,  1496,  in-fol. ,  sans  nom 
d'imprimeur,  cité  par  l'anzer  sous  la  lieiusse  date  de 
1497,  fut  imprime  k  Venise  cura  et  arte  Boneti 
LocateUi  Bergomensis. 

Dans  la  savante  dissertation,  publiée  en  1780  par 
le  comte  Giovambattista  Galizioii  sur  IMmprimerie 
bergamasque,  nous  trouvons  la  preuve  qu'en  15t7 
la  typographie  n'existait  pas  encore  dans  cette  ville  : 
t  Appare  bensi  da  una  scrittura  che  si  conserva 
neUd  copiosa  libreria  di  quesli  Padri  Eremitani 
di  sanV  AgostinOjChe  la  città  nostra  nelPanno  1517 
fosse  sprovveduta  di  stampatori.  Blab  bien  avant 
cette  année  un  grand  nombre  d'artisans  avalent 
quitté  Bergame  et  avaient  exercé  l'imprimerie  avec 
un  certain  éclat  dans  les  villes  voisines;  ainsi  à  Ve- 
nise Pietro  et  Giovanni  son  frère,  qui  se  fait  appeler 
Pietro  Bergamasco,  imprime  vers  1480;  dix  ans 
après  nous  trouvons  Vincenzo  Benaglio,  puis  Simone 
da  Lovere,  etc. 

n  nous  fout  de  toute  nécessité  arriver  à  la  seconde 
moitiC  du  xvi*  siècle  pour  trouver  une  typographie 
locale  établie  à  Bergame,  et  .nous  sommes  forcé  de 
n'accueillir  que  sous  toutes  réserves  le  renseigne- 
ment fourni  par  le  cat.  Pinelli  :  Bellaflno,  origiae 
delta  città  di  Berçamn,  tradotto  da  Ucinio,  Ber- 
gamo, 1558,  in-8.  Non -seulement  nous  ne  connais- 
sons ni  le  livre  ni  son  auteur,  mais  nous  ne  le 
trouvons  signalé  dans  aucun  catalogue  ni  livre  de 
bibliographie;  de  plus  nous  connaissons  plusieurs 
volumes  relatifs  à  l'histoire  de  Bergame,  imprimés  è 
cette  même  époque  dans  les  villes  avoisinantes.  Bref, 
ce  n'est  qu'à  l'année  1587  que  nous  pouvons  reporter 
avec  certitude  l'établissement  de  la  typographie  dans 
cette  ville,  avec  le  nom  de  Comin  Ventura  comme 
premier  imprimeur.  Ilaym,  les  catal.  des  Volpi,  Pi- 
nelli, Floncel,  etc.,  nous  fournissent  un  grand 
nombre  de  livres  imprimés  A  celte  date  ;  nous  n*en 
citerons  que  deux  :  une  tragédie  de  Torquato  Tasso, 
il  Torrismondo,  in-4,  et  Rime  ai  ceiebri  Poeii 
raccolte  da  Giambatista  Ucinio,  in-8. 

Bergua,  Bergties,  bourg  de  Fr.  (Pas-de- 
Calais). 

Bergul^e  [Geo.  Rav.J ,  Bip-^cûXin  [Ptol.] , 
Bep^ouXiov  [Cedren.,  p.  266],  Afxa^toû- 
woXt;  [Hierocl.],  ville  de  Thrace,  auj. 
Dsjatcu-Borgas,  en  Roumélie. 

Bergusium  [Tab.  Peut.],  Bergusia  [Itin. 
Anton.],  Birgusia  fGeogr.  Rav.],  Èour- 
gain,  ville  de  Fr.  (Isère). 

Berigonium,  Bargeny  pet.  ville  d'Ecosse 
(comté  d'Ayr). 

Berinzona,  voy.  Baltiona. 

Beriolum,  voy.  Barjolium. 

Berlenga,  Berlanga  [chroii.carlov.],JBar- 


no 


BERUNUM,  —  BERONA  IN  ERGOVIA. 


180 


Imga,  pet.  ville  de  la  Vieillc-Castille, 
sur  le  Ducro,  conquise  par  Gharle- 
magne. 

Berlinum,  voy.  Berounum. 

Berna  [Cluv.],  Berna  Het^vetiorum,  Arcto 
pous,  Bern,  Berne, .  sur  TAar,  ville  et 
ch.-l.  d*un  canton  suisse. 

Berne  ftit  fondée  en  1101  par  le  doc  Benbold  de 
Zœhringeu;  déclarée  en  1218  viUe  impériale  et  reçue 
dans  la  Confédération  en  1852. 

^vec  la  réforme  vient  s'établir  à  Berne  un  impri- 
meur du  nom  de  llathias  Bienenvater  ou  Apiarlus, 
qui  fut  Tun  des  agents  de  la  propagalide  protestante, 
et  l'introducteur  de  la  typographie  dans  cette  ville. 
Falkenstein  (p.  273)  dit  qu'il  y  imprima  dès  Tannée 
1525  une  Danse  des  morts  {todleniant)  de  Nicolas 
Manuel,  mais  sans  donner  Tindication  du  lieu  d'im- 
pression ;  ce  lieu  est  désigné,  nuiis  sans  le  nom  du 
t)'pographc,  sur  un  édit  de  réformation  daté  du 
7  février  1528;  enfin  ce  n'est  qu'en  1530,  toujours  au 
dire  de  Falkenstein,  qu'on  trouve  à  la  fois  et  le  lieu 
de  l'impression  et  le  nom  de  Mathias  Apiarius  sur  les 
rares  volumes  sortis  de  ses  presses. 

Ce  Mathias  Apiarius  se  lixa-t-it  à  Berne,  et  n'éta- 
blit-il qu'une  succursale  &  Strasbourg,-  pourfrevenir 
définitivement  à  Berne  7  Voilà  ce  qu'il  ne  nous  est  pas 

Kssible  de  préciser;  nuis  nous  le  voyons  à  Stras- 
urg  en  1533,  et  nous  voyons  son  nom  figurer  sur 
les  livres  Jusqu'en  1537;  puis  nous  le  retrouvons  à 
Berne  en  153V  :  Joan,  Boccatii  Oe  Certàldo  insigne 
opta  de  Claris  mutieribus.  Berne  Helvetiorum, 
excudebat  Mathias  Apiarius,  153g,  in-fol.,  fig.  s.  b. 
Volume  rare,  édité  par  un  maître  d'école  bernois, 
nommé  Télorus. 

Bernacum^  BernayvM;,  Betnay,  ville  de  Fr. 
(Eure)  ;  anc.  abb.  de  bénéd. 

Bernrurgum^  voy  .àrctopous  ad  Saiam. 

Bernensis  pagus^  canton  de  Berne  (Suisse). 

Berniacum,  Bemy;  plusieurs  localités  por- 
tent ce  nom  en  France. 

Bfaœa,  Btpoia  (Thucyd;!,  Btppoux  [Polyb.], 
depuis  Irenopolis,  ville  de  Macédoine, 
au  S.-O.  de  Pella,  auj.  Veria  ou  Beria, 
dans  la  Roumélie  (pacbal.  de  Salo* 
niki). 

Berounum,  Berlinum  [Cluv.],  JBer/tn,  cap. 
de  la  Prusse,  sur  la  Sprée. 

Cette  ville  fut  fondée  en  1103  par  le  margrave 
Albert  de  Brandenburg  ;  elle  portait  le  nom  de  (Mftn 
an  der  Spree;  en  1657  elle  fut  appelée  Friedriehs- 
werder  du  nom  de  l'électeur  Frédéric-Guillaume; 
Friedrichsstadt  en  1688,  de  Frédéric  1er  ;  enfin  Ber^ 
lin.  Le  D*  Cotton  {Suppl.)  dit  que  l'imprimerie  date 
à  Berlin  de  1539,  et  que  le  premier  livre  Imprimé  fut 
un  ouvrage  de  Geoi^  Wicelius;  nous  trouvons  un 
grand  nombre  d'ouvrages  de  ce  théologien  catho- 
lique imprimés  de  1564  à  1577  ;  et  plusieurs  même 
le  furent  à  Paris  en  1565,  mais  nous  ne  croyons  pas 
pouvoir  faire  remonter  à  une  date  aussi  ancienne 
l'impression  de  ses  traités  dogmatiques  ou  polémiques. 
Ce  n'est  que  l'année  suivante,  1540,  que  nous  trou- 
vons trace  &  peu  près  certaine  d'une  typographie 
fonctionnant  à  Berim  :  Kirehen  Ordnung  im  Chur^ 
furstenthum  der  Marcken  lu  Brandanburg,  voie 
mon  sich  beide  mit  der  Leer  wid  Ceremonien  /uil' 
ten  toi,  Berlin,  Johan  Weis,  15ft0,  trois  parties  en 
un  volume,  pet.  in-4,  ai  ce  musique  notée.  Le  Privi- 
lège, daté  de  a  COln  an  der  Spree  Dinstag  naeh 
JubUate,  1540,  >  donne  à  a  Ûans  Weiâ*  unser 
Buchdrveker  •  le  droit  d'imprimer  et  de  vendre  des 


livres  dans  la  ville  de  Berlin.  Ce  rare  volume  fut 
vendu  chex  M.  Libri,  en  1850, 5gulnées;  la  note,  ré- 
digée par  ce  célèbre  ami  des  livres,  à  la  «suite  des 
titres  que  nous  venons  de  rapporter,  est  fort  cu- 
rieuse. 

I*endant  le  xvi«  siècle  nous  trouvons  plusieurs 
noms  de  libraires  et  un  assez  grand  nombre  de  vo- 
lumes imprimés  à  Bertin  dans  Vogt,  dans  le  catal. 
Heinsius,  des  EUevirs,etc. 

Pour  l'imprimerie  établie  à  Beriin  dans  un  cou- 
vent de  Franciscains,  dont  les  produits  portent  tan- 
tôt :  ■  in  Graven  Klosler,  >  tantôt  «  fit  monasterio 
Lettcophœo^»  voy.  Priedldnder,  Beitràgetur Bucli- 
dmekerge-SchicMe  Berlins,  1834,  in-8.     • 

Berolstadia  Lusati.€,  Beriisiadt,  sur  la 
Pliesnitz,  pet.  ville  de  la  prov.  de  Lau- 
sitz  (Lusace). 

Berolstadium^  Bernstadium,  Btntëtadi,  sur 
la  Weida,  ville  de  Silésie. 

Berona  in  Ergoyu,  Monasterium  Bero- 
nense,  Ecclesia  Beronensis^  VAhhaye  de 
Berone  ou  Beromunster  ;  ce  monastère 
illustre  a  donné  naissance  au  bourg 
lucernois  du  même  nom^  Munster  in 
Aérgau,  près  du  lac  de  Sempach. 

En  1460,  ce  monastère  avait  pour  prévôt  du  cha- 
pitre Joost  de  Sillinen,  administrateur  de  révéché 
de  Grenoble,  et  plus  tard  évéque  de  Lyon,  l'agent 
stipendié  du  roi  Louis  XI  de  France  ;  et  parmi  les 
chanoines  de  ce  chapitre  figurait  Bile  de  l^ufTen, 
qui  signe  Helyas  Helye,  ou  Helyas  de  LoufTen.  Cest 
le  personnage  qui  figure  comme  fondateur  de  l'im- 

Erimerie  de  Beromunster,  comme  l'introducteur  de 
I  typographie  en  Suisse,  dans* une  série  d'ouvrages 
datés  de  1470  à  1474. 

Ce  digne  chanoine,  déjà  septuagénaire  &  cette  épo- 
que, ne  fut,  suivant  toutes  les  probabilités,  que  le 
propulseur  moral  de  l'atelier  typographique  établi 
sous  ses  auspices  par  quelques-uns  des  réfugiés  de 
Mayence. 

On  cite  parmi  ces  ouvriers  typographes  qui  trou- 
vèrent asue  et  protection  ft  l'ombre  des  murs  de 
rabbaye,  un  certain  Pierre  Kranu,  qui  figure  comme 
témoin  de  Fust  dans  le  procès  de  1455,  et  qui  fut 
peut-être  le  père  de  Martin  Krantz  ;  on  cite  encore 
Oorfling  de  Winterthur,  et  M.  Ambnoise-Firmin 
DIdot  y  ajoute  Ulrich  Gering,  fnais  sans  rien  appor- 
ter à  l'appui  d'une  assertion  aussi  importante,  de 
laquelle  on  devrait  conclure  que  certainement  l'ate- 
lier de  Berone  a  fourni  à  Paris  ses  premiers  t}^»- 
graphes,  et  que  l'imprimerie  a  existé  à  Berone 
avant  1470,  puisqu'eb  cette  même  année  Gering  et 
ses  deux  associés  publient  plusieurs  volumes  à 
Paris. 

Quoi  qu'il  en  soit,  chef  de  la  typographie  ou  seu- 
lement correcteur  et  éditeur,  le  chanome  Hélie  de 
Lauffen  publie  en  1470  le  fameux  Mamolrectus  de 
Jean  Marchcsini,  destiné  par  l'auteur  aux  clercs  en- 
core notices  dans  la  langue  latine  {Veluti  Mammam 
aaci^efufam  et  infantibus  manibus  tractandam, 
(nsfor  piœ  nutricis  exMbuerat)  :  Mammotrectus 
seu  exposUU)  voctibulorum  quœ  in  Bibliis  occur- 
runt  ;  on  lit  à  la  fin  :  Explicit  Mamotrectus  siue 
pri  y  micerius  arte  inprimendi  seu  ca  ||  ractari- 
zanai  {sic)  per  me  Helijam  lle\\  lije  alias  de 
lUouffen  canonicum  \\  Bcclesie  ville  Beronensis  in 
pa  11  go  Brgowie  sitt^  absqj  catami  ||  excwacione 
Vigilia  sancti  Mar  ||  tini  Episcopi  sub  Anno  ab  in  || 
carnacione  Domini  MUlesimo  \\  Quadringentesimo 
Septuage  \\  simo.  Deo  laus  et  gloria  per  in  [|  /ini'm 
secula  secttlorum.  Amè. 

In-fol.  de  299  AT.  et  non  pas  297  AT.  comme  l'ont 
dit  MM.  Van  Praet  et  Bninet,  à  2  col.  de  32  lignes. 

La  Sema  Santander,  M.  de  MaroUes  et  d'autres 
bibliographes  n'ont  voulu  voir  dans  ce  livre  qu'une 
réimpression  textuelle  ou  même  un  second  tirage 


181 


BEROSTONUM.  —  BEUXUM. 


482 


4e  rédition  dv  même  livre  donnée  par  Scbeffer  à 
Blayeoce,  le  même  joiir  de  la  même  année,  et  ils 
basent  cette  opinion  sur  ce  que  le  Mamoireelus 
de  Berooe  a  des  signatures,  ce  qui  est  incompatible 
a>ec  sa  date  ;  mais  M.  Auguste  Bernard  prouve  que 
rédition  de  Bérone  est  incontestablement  différente; 
que  cette  coinddenee  de  date  est  accidentelle  ;  que 
ce  que  Ton  a  pris  ^our  des  signatures  n'est  qu'une 
Iccine  de  Talphabet  placée  en  bas  de  chaque  colonne 
en  guise  de  signe  de  renvoi  ou  de  point  de  repère, 
qui  se  combine  avec  un  chiffre  arabe  placé  en  haut 
de  la  colonne  suivante. 

Cest  dans  ce  Hvre  que  Ton  trouve  employés  typo- 
gfaphiqnement  pour  la  première  fois  les  chiffres 
arabes. 

Martin-George  Christgau  a  consacré  im  mémoire 
fort  intéressant  à  ce  mamotrûetuê  ;  CpmmaUatio 
hiator.  Utteraria  de  Mammoirecto ,  statum  rei 
tiîterariœ  drea  inventa  typaarapMœ  tempora 
iUustrante,  ~  Fratteof.  dd  Viaéram,  17è0,  ln-4. 

Un  livre  que  M.  Van  l>raet  (catal.  in-foL  p.  iOè) 
estimait  antérieur  au  Mamolrectus,  f  est  un  Psal' 
terhtm  de  68  ff.  in-fol.,  à  31  lignes  à  la  page  entière, 
imprimé  avec  le  ,méme  caractère,  que  le  précédent, 
mais  sans  aucune 'indication  de  lieu  d'impression,  ni 
de  libraire,  ni  de  date;  on  en  co'nserve  un  exem- 
plaire à  la  BibUoth.  Impér.  de  l>aris. 

Le  total  des  impressions  attribuées  au  chanoine 
Helyas  de  Lauffen  monte  i  huit;  il  mourut  en  lft75. 

Nous  vemms  combien  il  y  a  de  fortes  présomp- 
tions pour  croire  que  l'atelier  de  fierone  fournit  & 
Louis  XI  les  premiers  typographes  de  ftuis  :  en  effet 
du  prévôt  du  chapitre  oe  Berone,  Joost  de  Sininen, 
agent  et  créature  du  roi  de  France,  à  Jean  Heynlein 
de  Siein,  ou  de  /a  Pierre^  originaire  de  la  petite 
ville  scbaffbousoise  de  Stein  am  Roein,  et  à  Guillaume 
Fkhet,  né  sur  les  bords  du  lac  Léman,  l'un  préteur 
et  Pautre  recteur  de  la  Sorboone  à  Paris,  il  existe  un 
rapport  direct,  im  trait  d'union  si  évident,  qu'il  ne 
faut  pas  un  grand  eflbrt  d'imagination  pour  se  re- 
présenter ces  deux  savants  s'adressant  par  ordre  du 
roi  à  leur  compatriote  le  prévôt  de  Vabbaye  de 
Berone,  qui  leur  envoie  aussitôt  trois  de  ses  meil- 
leurs ouvriers  imprimeurs,  et  de  I&  l'établissement 
de  râtelier  typographique  de  la  Sorbonne. 

BEROSTOînjii,  Bemstein,  ville  de  Prusse, 
dans  la  marche  de  Brandenburg. 

Beroyicum,  voy.  Barovicum. 

Berra,  Berre,  bourg  et  anc.  baronnie  de 
Provence' (Bouches-du-Rhône) . 

Bkrsinum,  Lombaru,  Lombatia,  Lombez, 
bourg  de  Fr.  (Gers). 

Bersula  [Tab.  Peut.],  riv.  d'Italie,  auj., 
suiv.  Reichard,  la  Bardinezza, 

Bersuria,  voy.  Bercorium. 

Bertini  abbatia,  St'Bertin  ou  Sithiu,  abb. 
de  rArtois,  dans  le  dioé.  de  St-Omer. 

Charlemagne  accorde  aux  religieux  de  cette  abb. 
un  diplôme  par  lequel  il  les  autorisait  à  se  procurer, 
par  la  chasse,  tes  peaux  nécessaires  à  la  reliure  des 
manuscrits  du  monastère. 

Bertranopous,  voy.  Lugdunum  convenarum. 
Berumjm,  vov.  Bellunum. 

BESARRA,VOy.  BlTERRfi. 

Besoa,  Vescu,  Vescianum,  Vesciano,  bourg 
napolitain,  dans  la  Terra  di  Lavoro. 

Beseda,  B€<ni^a  (Ptol.],  Basi,  ville  des  Cas- 
tellani,  dans  la  Tarraconaise ,  auj. 
San- Juan  de  las  Badesas  (Catalogne). 


Beselounuh,  voy.  Bisaldunum. 

BESiDiiE  [T.  Liv.],  Bestoianum,  Besignanum, 
Besinianijm,  ville  des  Brutii,  dans  la 
Grande  Grèce,  auj.  Bisignano,  dans  la 
Calabre  citérieure.  • 

Besippo,  voy.  Basippo. 

Besontium,  voy.  Vesontio. 

Bessapara  [Itin.  Anton.],  Bocnropa  [Pro- 
cop.]^  ville  de  Thrace,  aui.  Tatar-Bor 
zam^ik,  dans  la  Roumélie  [Forbiger]. 

Bestisiacom,  BisnsiAcuM  Palatium  [Edict. 
Phil.  Aug.  a'>  1200],  Betisi,  Bethûg,  anc. 
villa  royale,  auj.  bourg  de  Picardie, 
près  Compiègne  (Oise). 

Bbtboricc,  voy.  Mbudm. 

BSTERRiE,  voy.  BlTERRC. 

Beutania,  Bythonia,  Beuthen,  ville  de  la 
Silcsie  prussienne,  sur  l'Oder. 

Le  5tipp/.  du  docteur  Gotton  nous  dit  que  la  Bod- 
léienne  possède  deux  ouvrages  de  Gaspar  Domavius 
imprimés  «  Bethaniœ  ad  Oderam»  en  1017.  Noiu 
ne  connaissons  pas  ces  volumes  ;  les  deux  livres  de 
ce  savant  sont  imprimés,  le  premier  !  •.Menenfus 
Agrippa,  »  \  Hanovre,  en  1615,  typie  WechelianU^ 
in-ft,  et  le  second  :  «  ÀmpMtheatrum  sapientiœ  t<h 
eratieœ  jocO'Seria,  in-fol.,  »  dans  la  même  ville 
en  1019. 

M.  Teniaux  nous  donné  le  titre  d'un  vol.  du  même 
auteur  imprimé  dans  cette  ville  en  1010  :  Everg^ 
tes  ehrisiianuM^  Hoc  est  de  vita  et  morte  G,  a 
Schonaich  baronis  Bethaniœ.  Bethanis,  1019,  in-4. 

Betharram  ou  Beth-Aram. 

Nous  citons  ce  lieu  dont  nous  ignorons  le  radical 
latin  et  même  la  situation  aciueUe,  mais  que  nous 
soupçonnons  n'avoir  été  qu'une  église  dépendant  de 
r^rchevéché  de  Toulouse  et  ainsi  appelée  de  la  Bai- 
ôspav  de  l'Ecriture,  parce  que  nous  trouvons  an 
XVII*  s.  un  livre  dont  ui  souscription  porte  ce  nom  : 
■  Traité  des  merveilles  opérées  en  la  chapelle  N.- 
D.  du  Calvaire  de  Beth-Aram,  par  P,  de  Marca, 
—  Beth-Aram,  R.  Lavoir,  1646,  in-12  et  seconde  édi- 
tion :  audit  lieu,  164S,  in-8. 

Betulehemuh,  voy.  Belemum. 

Bethunia,  Béthune,  ville  de  Fr.  (Pas-de- 
Calais). 

L'imprimerie  n'existe  en  cette  ville  qu'à  partir 
de  la  période  révolutionnaire. 

Betonu,  Extremadura  Legionensis  [Bisch. 
et  Môll.],  ÏEstramadure,  prov.  d'Es- 
pagne. 

BeTUÊA,  voy.  BiECULA. 

Betulus,  Batulo,  Beses,  Besos,  fleuve  de 
Catalogne;  tombe  dans  la  Méditerra- 
née, entre  Barcelone  et  Tarragone 
(Bisch.  et  Môll.). 

Beucinum,  voy.  Buxonium. 

Beugesia,  Bugia,  le  Bugey,  pet.  province 
de  Fr..  avec  Belley  pour  chef-lieu,  auj. 
dép.  ae  TAin. 

Beuxum,  Bœuf,  bourg  du  Forez  (Loire).     ' 


483 


BEVELANDIA.  —  BIDINUM. 


184 


Bevelaxtoia  austraus  [Cluv.],  Zutd-Beve- 
land^  Lcaid  van  der  Goes,  île  de  Hol- 
lande, dans  la  prov.  Zeeland. 

Bevelandia  septentrion aus^  NordrBeve- 
land,  île  de  la*  même  province. 

Beverlacum,  Beverley,  ville  d'Angleterre 
(Yorkshire). 

Un  Hollandais  nommé  Hugh  Goes  {al.  Van  der 
Goés)  y  séjourna  vers  l'année  1510;  une  ballade  im- 
primée par  lui  à  cette  époque  est  le  seul  produit  de 
cette  presse  qui  soit  parvenu  Jusqu*à  nous. . 

Bevernense  Castellum,  Beveni,  château 
de  Silésie. 

Résidence  du  duc  Ferdinand  de  Brunswick-BeTem, 
ob  il  iit  imprimer  son  oiivrage'  intitulé  :  Des  umn- 
derlichen  wunderliehe  Bègelmiste.  Auf .  dem  fOrst* 
lichen  Residenx-schloss  Bkvbrn  gedruckt  von 
Johann  HechtmQUer;  part,  ire,  1078,  in-ft;  part.  11*, 
1080,  in-4.  On  ne  coimalt  pas  d*autre  livre  im- 
primé dans  ce  château  [Temaux]. 

Beverovicum,  Beverwyck,  pet.  ville  de 
Hollande,  entre  Alkmaër  et  Harlem. 

(Jn  imprimeur  hollandais,  du  nom  de  Franz  Pels, 
y  fonda  en  10S8  un  établissement  typographique. 

Beyssacum,  Beyssac,  bourg  du  Limousin 
(Haute-Vienne). 

Bezelinga,  Basselingen,  ville  de  Suisse. 

Bezua  de  Bosco,  BézvrlOrForét,  bourg  de 
Normandie  (Seine-Inférieure). 

Biala,  la  Biala,  riv.  de  Gailicie^  affl.  de 
la  Vistule. 

BiALiKAMiA,  Bialykamen,  ville  de  la  Galli- 
cic,  au  N.-O.  de  Lemberg,  sur  le  Bug. 

BiALOQUERCA,  Biolocerlfiew,  ville  de  Russie, 
dans  le  gouv.  de  Kiew. 

BiATiA,  voy.  Batia. 

BtRacum,  BtëflUMv  [Ptol.],  Viechtach,  bourg 
de  Bavière. 

BiBE  [Tab.  Peut.],  localité  de  la  Gaule 
Belgique,  auj.  Bazoches,  bourg  entre 
Fismes  etSoissons  [Forbiger]. 

Biberacum,  Bragodunum,  Biberach,  ville  du 
Wurtemberg,  sur  la  Riss,  au  S.-O. 
d'Ulm. 

BiBERAHA,  Bibra,  pet.  ville  de  la  Saxe 
prussienne,  près  Naumburg. 

Le  SuppL  du  docteur  Cotton  nous  apprend  que 
la  souscription  de  certains  livres  imprimés  dans 
cette  ville  porte  :  Bialynice^  et  que  dès  i*année  1050 
un  établissement  typographique  fonctionnait  dans 
ses  murs  ;  nous  n*avons  pas  malheureusement  de 
titre  de  livre  à  citer  ^  l*appui  de  cette  assertion,  et 
nous  ignorons  sur  quelles  données  s*appuie  le  bibli- 
ographe d*Oxford  pour  émettre  cette  <^inion,  que 
Bibra  et  Bialynice  ne  font  qu'un. 

BiBiENA,  BiBiuM,  dans  la  Germanie  super., 
à  ro.  du  Rhin.  auj.  Iffizheim  [Bisch. 
et  Môll.],  IfPgheim  [Forbiger],  bourg 
du  Nassau. 

BiBISCUM,  voy.  ViVIACUM. 


BiBOLA  [Gcogr.  Rav.],  sur  la  Macra,  à  TO. 
de  la  Yia  Clodia,  auj.  Bibola,  bourg 
près  Carrare  (Italie). 

BiBONiuM  [Tacit.]",  Bôbîingen,  ville  du 
Wurtemberg,  aans  le  cercle  du  Neckar. 

Bibra,  Birra,  la  Berre,  pét.  riv.  du  I-an- 
guedoc,  qui  coule  dans  la  vallée  Cor- 
bière, valHs  Corbaria;  se  jette  dans 
rétaùg  de  Bages  (Aude),  et  sur  les 
bords  de  laquelle  se  livra  une  bataille 
en  737  [Frédég.]. 

BiBRACTUM  ;  le  nouvel  historien  de  César 
place  cette  localité  importante  sur  le 
mont  Beiwray,  mons  Bwractus,  près  Au- 

tun.  (Voy.  AUGUSTODUNUM.) 

BiBRAX  [Cœs.  B.  G.  ii,  6],  Oppidum  Rhe- 

MORLM. 

Le  père  Lempereur  place  cette  loca- 
lité à  trois  lieues  àeNeufchàtel;  Tavocat 
Jacq.  Robbe  croit  que  c'est  Lcum  ;  une 
lettre  publiée  au  journal  de  Verdun  en 
1750  dit  que  c'est  Bruyères,  village  à 
une  lieue  de  Laon  ;  Samson  et  Du  Cange 
opinent  pour  Fismes  (voy.  Ad  Fines)  ; 
enfin  Lebeuf,  d'Anville  et  Forbiger 
penchent  pour  Biévres,  village  aux  en- 
virons de  Laon  (Aisne). 

BiBRoci,  peuple  de  la  Britannia  Major,  oc- 
cupait le  territoire  qui  correspond  en 
partie  aux  comtés  cle  Surrey,  de  Sus- 
sex  et  de  Berk. 

BicESTRiA,  VicESTRiA,  Bicestre,  Bicétre,  près 
Paris. 

Ce  nom  vient  de  Jean,  évèque  de 
Winchester,  possesseur  du  château  au 
xvf*  siècle. 

BiciNA,  BiTT.€,  BiDiscuM,  Bitche,  ville  de 
Fr.  au  pifed  des  Vosges  (Moselle). 

BicocA,  la  Bicoque,  bourg  du  Milanais. 

BicoRNis,  FuRCA,  FuRCELLA,  Gobelberg  (en 
ital.  Fvrca),  bourg  de  Suisse  (cant.  de 
Vaud). 

BiCURDIUM,    Bixcup^icv   OU  Bixoup^iov    [Ptol.], 

Bickenriede,  bourg  près  Mûlnausen,  en 
Saxe,  suiv.  Reichard  et  Forbiger. 

Le  SuppL  du  D*"  Cotton  nous  apprend  qu*on  im- 
prima  dans  ceue  ville,  qu'il  appelle  Bieurgicorum 
metntpolUy  un  ouvrage  de  H.  Carpzovius  daté  de 
1022.  Nous  connaissons  cet  auteur,  dont  le  catal.  des 
ElwTirs  de  ^6^k  cite  Jusqu'à  27  ouvrages,  mais  im- 
primés pour  la  plupart  à  Leipzig,  et  tous  de  1650  à 
1671  :  nous  doutons  de  l'exactitude  du  renseignement. 

BiDGosTiA,  Bromberga  [Cluv.l ,  Bromberg, 
Bydgosz,  ville  de  Prusse,  dans  la  prov. 
de  Posen.. 

BiDiNUM,  Bydena,  Biuivaxiov  [Procop.],  Vi- 
MDîAQUM  [Luen.J,  WiDDiNUM  [Lucn.], 
Widdin,  ville  de   Hongrie,  sur  le  Da- 


185 


BIDIS.  —  BiNGUIUM. 


186 


Dube  (?)   mais  plutôt  suiv.  Reichard 
Kosiolacz, 

BiDis  [Cic.  Ferr,],  Bi^oç  [Steph.],  S.  Gio- 
vanni di  Bidim,  ville  de  Sicile^  dans  le 
¥al  di  Noto. 

BiMSCCIf,  YOy.  BlONA. 

BiDOLiiJMy  BEDOLrroM  [Mabill.],  vieus  mbH- 
eus,  aui.  Beiiou,  TiUage  et  chat,  de  Pi- 
cardie (Somme). 

BiDossA^  ViDASsos^  la  Bidassoa,  riv.  qui 
sert  de  lifipe  de  démarcation  entre  la 
France  et  l'Espagne  à  l'O. 

BiDRUNTUMy  BiTUNTUM^  BUonto,  villc  d'Ita- 
lie, dans  la  Terra  di  Bari. 

BlMXIÀSSES^  TOy.  VmUCASSES. 

BiELA,  Ebelunum^  Bid,  bourg  d'Espagne, 
dans  le  roy.  d'Aragon. 

BiELCA,  BiOsk,  BUlsko,y\\\e  de  Russie, 
dans  la  prov.  de  Bialystock,  du  roy.  de 
Pologne. 

BiELCENsis  Palatinatcs,  XàPodlachie,  prov. 
de  la  Pologne  russe. 

BiELLA,  BiPENNis,  BiENNA.  Biella,  ville 
dltalie,  sur  le  Gervo  (Piémont). 

Noos  ne  connaissons  pas  de  livre  imprimé  dans 
cette  Tille  avant  177S  :  Mémoire  eronoioçiehe  e  eo» 
rografkke  deUmeiità  di  BieUa,  da  G,  T.  MulUaera. 
Bielia,  177S. 

BiENNA,  Bid,  Bienne,  ville  de  la  Confédé- 
ration suisse  (canton  de  Berne),  sur  le 
lac  du  même  nom,  Biennensis  lacus. 

L*împrimcrie  existe  dans  cette  Tille  depuis  Tan 
1M7,  dit  le  SuppL  du  D»  Cotton,  et  M.  Temaux 
prétend  qu'un  typographe  du  nom  de  Daniel  Beck 
j  exerçait  rimprimerie  dès  1011  ;  nous  ne  pouvons 
la  faire  remonter  avec  certitude  qu*à  171S  :  Panigy- 
riqme  de  taint  Florent,  Bienne,  171S,  in-12.  [P.  Le 
Long,l,ôt5.] 

BiExnNuii,  BiofUina,  bourg  de  Toscane, 
au  S.-O.  de  Lucca. 

Bœkneburgum,  voy.  Aretopous. 

BiGARGiOM  pALATiuM,  BiGAUCHE  [Gesta  Da- 
gob.].  Gorges,  village  entre  St-Denis 
et  Gonesse;  suiv.  Lebeuf  fiv,  i).  398], 
ou  Garthes,  près  St-Cloud,  village  du 
dép.  de  Seine-et-Oise. 

BlGASTRÛM,   VOV.  OrIOLA. 

BiGACGU,  Fegau,  ville  de  Saxe  [Graêsse]. 

BiGERRA,  BÎYifOA  [Ptol.],  ville  des  Basti- 
tani,  dans  l'Espagne  Tarrac,  auj.  VU- 
lena,  dans  le  roy.  de  Murcie. 

BlGERRENSIS    COMITATUS,    BlGDRIA,    BiGORRA, 

Baigorry,  la  Bigorrey  le  Bigorre,  anc. 
prov.  et  comté,  de  France  ;*  comprenait 
le  dép.  des  Hautes-Pyrénées. 

BiGERRi  [Paul.  Not.] ,  Begerri  [Plin.],  Bi- 


GERioNES  [Cœs.],  peuple  de  la  Gaule 
Aquitaine  (Novempopulanie). 

BiGERRONUM   AQUJS,  VOy.  kQVJE, 

BiGORRA,  Begorra^  BigoTTe,  anc.  villa  mé- 
rovingienne ;  n'existe  plus  aujourd'hui. 

BraAciuM,  Bihacs  ou  Wihitz,  ville  de  Bos- 
nie, dans  une  île  de  l'Unna  [Bisch.  et 
Môll.]. 

BraARiuM,  BraARiENsis  comTATus,  Bihar, 
ville  et  comitat  de  Hongrie. 

BiLBius  [PlinJ ,  BixêiXt;  [Strab.],  Salo 
[MartialJ,  fleuve  de  la  Tarraconaise, 
auj.  le  Xalon,  dans  le  roy.  d'Aragon. 

BiLBius,  voy.  Augusta  Bilbius. 

BiLBiLis  NOYA,  CoMoyud,  ville  d'Aragon, 
sur  le  Xalon. 

BiLEFELDiA,  BiuvELDA,  BteUfeld,  ville  de 
Westphalie,  entre  Osnabrûck  ètMinden. 

Nous  pouvons  faire  remonter  &  1075  l'imprimerie 
dans  cette  ville  t  le  Cattd,  librorum  novlstime  Im- 
preesonan  publié  tous  les  six  mois,  à  Amsterdam, 
de  1078  à  108^  (part.  1,  p.  12), nous  fournit  cette  In- 
dication :  C,  Mentzelii  lâpiê  BatumieneU  in  obecuro 
lucenê  eoUatus  cum  Photphoro  htrmetieo  C.  A, 
Baiduini,  Bilefeldic,  1075,  in-12,  avec  pi. et  front, 
gr.  Ce  livre  a  été  vendu  eu  1801,  à  Londres,  dans 
un  catal.  de  M.  Libri  (n*  IIM).  -^  Le  cataL  des  Bl- 
xeyirs  de  1081  (p.  470)  nous  indique  aussi  :  yotk' 
mar  {Henningiti  PUum  Ariadne»  logieum.  Bile- 
feld,  1075,  in-8. 

BU.ESTINUM,  BeUstetn,  ville  de  la  Prusse  * 
rhénane,  sur  la  Moselle. 

BiLUOMUM,    BlLLBMUM,    BlUOMAGUS,    Billom, 

pet.  ville  d'Auvergne  (Puy-de-Dôme). 

BiLiNA,  Bilin,  ville  de  la  Bohème,  sur  la 
Bila. 

BiuTio  [Greg.  Tut.],  voy  Baltiona. 

BUJVELDA,  VOV.  BiLEFELDIA. 
BiLLEMUM,  voy.  BiLHOMUM. 

BiLLENA,  Bille,  fl.  du  Lauenburg. 

BiLLiAcuM,  Billy  ;  plusieurs  localités  de  ce 
nom  enr  France,  dont  une  pet.  ville  de 
l'Allier. 

BiLuzoNA,  voy.  Baltiona. 

BmoNiuM,  Birichester,  bourg  d'Angleterre 
[Bisch.  et  xMôll.]. 

BiNARiTsiA,  Binaros,  pet.  ville  d'Espagne, 
dans  le  roy.  do  Valence. 

BiNcrauM,  Binch,  Bincke,  ville  de  Belgique 
daus  la  prov.  du  Hainaut. 

LMmprimerie  remonte  en  cette  petite  ville  h  1545  : 
La  vie  z  legîde  de  madame  smncte  Luthgarde, 
iadis  tresêaincte  moniale  au  monastère  de  Euuiere 
ou  pay»  de  Brabant,  Imprime  en  Binch  pour 
Monsieur  Labbe  Deulne,  Un  M.  v.  cxlv.  par 
M«  Guillaume  Cordier,  in-4  goth.  de  40  ff.  à  SI  lign. 
La  marque  gravée  en  b.  qui  est  figurée  sur  le  titre  et 


187 


BINDRIUM.  —  BISUNTILM. 


488 


ri  reproduit  le  Matmel  (t.  coU  1201),  est  entourée 
ce  nom  :  D.  Joamne»  de  Lanoy  atbai  AUuû, 
que  Poo  croit  être  le  nom  de  rautenr  de  cet  opq»- 
cnle. 

M.  Bnmet  ajoote  :  livre  trèê-rare,  le  aeul  amnu 
quiaUHè  tmpr,  à  cette  époque  et  pemi-itre  pendaa 
fort  Um^tempe  après,  à  Bime/u»,  et  au  tom.  11,  ool. 
873,  nous  trooToos  cette  note  empruntée  au  catal. 
La  Vallière  et  de  Soieinne'  s  iHaloçue  nauvean  à 
trois  perâomuiçes  c'est  à  sçatair  Ltmbassadewr  de 
Lemperewr  dcame  Pakx  et  BeUome  la  déesse  de  la 
guerre...  En  Binch,  imprimes  par  Goittaume  Cor- 
dier,  Lan  M.D.XLTni,  pet.  in-4,  de  8  IL  en  ital.  et 
en  vers  de  i9  syllabes. 

Blndrii:m,  voy.  Buscum  ducis. 

BiNGHTM  [Tac.  Hist.L  ville  des  Vangiooes^ 
dans  ta  Gaule  Belgique,  auj.  Bingeny 
ville  de  Hesse-Dannstadi ,  à  TO.  de 
May  en  ce. 

BiouNDUM^  DiOLiNDUM  [Tab.  Peut.]^  Belvez, 
bourg  du  Périgora,  au  S.-O.  de  Péri- 
gucni  (Dordogne). 

BiPENNIS;  voy.  BlELLA. 

Bipoynof,  Bipoxtcm  (Cell.j,  Geminus  pons, 
Zweybrûcken  (en  fr.  Deux-Ponts),  ville  de 
Bavière,  sur  TErlbach. 

Nous  connaissons  on  grand  nombre  de  llTres  Im- 
primés dam  cette  ville  en  1500,  et  c*est  là  la  date  la 
plus  ancienne  que  nous  puissions  assigner  &  la  typo- 
graphie de  Deux-Ponts.  Nous  citerons,  d*après 
VElenetius  ou  cataL  des  lirres  imprimés  de  l'an  1593 
à  16M  dans  l'étendue  du  saint  Empire  :  Johan 
Schwebelii  erster  Theil  aller  deutscher  BHeher 
und  uhrifften  welche  er  im  hochlôbltehen  fUrs- 
leHihumb-Zweibruek  von  anno  christi  1522,  Msf 
auff  1540,  geschrieben.  ZweibrQck,  bey  Ludwig 
KOnig,  1596,  lu-8.  (Cité  également  par  le  CataL  des 
foires  de  Francfort,  de  1625.) 

Citons  encore,  d\mrès  ce  dernier  CataL  (p.  420)  : 
fkriâtliche  Geffetttn  geoentoertiger  atlgemeiner 
Koth,  sonderlich  wider  den  feindt  der  ckristenheU 
tout  geschwinae  sierbens  sewehe  der  sehâdtiehen 
Pesiilentt,  —  ZweibrQck,  1596,  in-ft. 

Nous  trouToos  ce  premier  imprimeur,  Ludwig 
Kônig,  établi  à  la  même  époque ,  ou  à  quelques  années 
de  distance,  à  Strasbourg,  à  Constance  et  i  BAle  ; 
encore  un  de  ces  imprimeurs  nomades  comme  on 
en  rencontre  si  souvent  à  cette  époque  ;  et  son  fils 
Peter  KOnig  fut  imprimeur  à  Munich  au  commence- 
ment du  siècle  suivant. 

II  nous  faut  aussi  signaler,  au  xvni«  siècle,  la  célè- 
bre imprimerie  qui  produisit  cette  admirable  collec- 
tion de  classiques  latins,  si  connue  sous  le  nom  de 
Collection  de  Deux-Ponts, 

BiRcoFELDA,  Birkmfeld,  ville  du  Palatinat, 
dans  le  S.-O.  de  Trêves. 

BnuciANA  [Tab.  Peut.],  Wemitz,  riv.  de 
Bavière,  affl.  du  Danube. 

BmiciASA  [Tab.  Peut.],  ville  de  Vindélicie, 
auj.  Burkheim,  bourg  de  Bavière. 

BiRMixouAMiiM  (?)  Birmingham,  ville  d*An- 
gleten-c  (Warwicksliire). 

Le  Supp^.  du  Dr  Gotton  nous  apprend  que  la  ty- 
pographie fut  introduite  dans  celte  grande  ville  en 
ni6.  Le  premier  livre  cité  est  A  sermon  by  t^^»  J» 
SouthatL  Le  second  fut  x  A  loyal  oration  bg  J. 
Parkinsoti,  Head-Master  of  the  Free  school,  i*n- 
primé  par  Maithcw  Dnwin  en  1717,  in-4.  En  17ftl 
un  Journal  :  Aris'  Birmingham  Gaxette,  txxX  pu- 
blié dans  cette  yille,  et  le  premier  numéro  est  daté 


du  Mnovembre.'Bieotôt  après  fut  établie  la  célèbre 
typographie  de  John  Basker>îlle,  dont  la  belle  col- 
lection de  classiques  laUns  est  si  justement  recher- 
chée ;  U  débuta  par  le  VirgUe  de  1757,  in-à,  et  son 
dernier  volume  imprimé  parait  être  le  SaUuste  de 
177ft,  in-8.  Cet  imprimeur  employa  pour  la  première 
fob  le  papier  vélin  en  1756;  en  France  ce  furent  les 
Johannoc  qui  s*en  servirent  les  premiers  en  1780.  Tout 
le  monde  sait  que  Beaumarchais  se  rendit  acquéreur 
des  caractères  de  Baskerville,  et  les  fit  transporter 
i  Kehl,  où  de  17M  à  1789  il  publia  en  70  voL  in-8 
rédition  complète  des  ouvres  de  Voltaire. 

BiRTHALBi.NTMy  Béret halom,  bourg  de  Tran- 
sylvanie. 

BisALDU?nnf^  BisHJïuxA,  Beseldunum,  ville 
des  Ausetani^  dans  la  Tarraconaise^ 
auj.  Besalti,  ville  et  anc.  comté  de  Ca- 
talogne. 

BisAMMs^  le  Bisaqno,  fl.  d'Italie,  des  Apen- 
nins au  golfe  de  Gènes. 

BiSANTHE  [Plin.] ,  BmvOn  [Hérod.] ,  Rhœ- 

DESTUM^  Tsu^ltfTOV  [Ptol.],  'PflU^SffTo;  [Pro- 

cop.],  REsisTOSyRiEGisTus[Uin.  Anton.] , 
ville  de  la  Thrace^auj.  Bodosto,  Bodos- 
tschig,  TejW'Laghi,  ville  de  la  Rou- 
mélie. 

BiscAJA  [Cluv.  Cell.],  Cantabru  [Plin., 
Cic],  partie  de  la  Tarraconaise,  auj.  la 
Biscaye,  prov.  d'Espagne. 

BiscARGis  [Plin.],  Buncofvtç  [Ptol.],  ville 
des  Hercaones,  dans  la  Tarraconaise, 
auj.  Flix,  en  Catalogne,  suiv.  Bisch.  et 
MolL,  ou  Berrus  suiv.  Forbiger. 

BiscoANUM,  voy.  Besidle. 

BisoNTiuM,  voy.  Vesoktio. 

BissoNTM,  Bessan,  bourg  du  Languedoc 
(Aude). 

BlSTONIS  LACUS,   BiSTONUM  STAGNLII  [PllU.], 

lac  de  Thrace,  dans  le  pays  des  BisUmes, 
auj.  Logos  Buru,  près  Kumulscbina,  en 
Roumclie. 

BisTiuciA^Cluv.],BisTRicicM,  Bistritz  [Besz^ 
tercze),  Noesen,  ville  de  Transylvanie, 
sur  la  riv.  du  même  nom. 

Christian  Lehman,  typographe  de  Kronstadt,  en 
Transylvanie,  transporu  son  éublissement  à  Bis* 
trica,  ven  1778  ;  et  le  premier  livre  qu*il  y  imprime 
eft  intit.  :  Bericht  iKurzgcf aster)  von  der  Belaae- 
rumg  der  Stadt  Bisztricz,^  Bistrits  druckts  Chr. 
Lehman,  1770,  in-8,  de  8  ff. 

BisTRoviTsiuM  (?),  localité  dont  nous  igno- 
rons la  position.  M.  Cotton  croit  qu'il 
faut  traduire  ce  nom  par  Bistritz.  (Voy* 

BlSTRlCU.) 

La  Bibliotheca  Lusitana  nous  donne  le  titre  d*un 
ouvrage  imprimé  dans  cette  localité  en  159S  :  Isaae 
AbarbaneU  sacrifîcium  Paschalis  (en  hébr.),  Bis^ro- 
vitsii,  1503,  tn-fol.;  Wolfius  mentionne  également 
celte  imprimerie  hébraïque.  Cçt  Isaac  Abarbanel  ou 
Abarbinel  était  né  à  Lisbonne.  Antonio  rappelle 
ceUberrimus  inter  suœ  gentis  ttomines  Rabbinus. 

BisuNTiuM^/Voy.  Vesontio. 


1S9' 


BiSURGiS.  —  BLASËNDOKFIUM. 


190 


BisuRGis^  voy.  VisURGlS. 

BrrECTUM,  Bitetto,  pet.  ville  de  la  province 
napolitaincy  Tcna  di  Bari. 

BiTERRf,  BjsniiRjE  Septimannorum  [Mela^ 
Win.],  BctTipat  [Ptol.l,  BaiTOjjpa  [Steph.], 
SiîTopp&y  Beterrje:  fjtin.  Anton.],  Bu- 
tera,  BUTERR^    [CfuvJ,    BeDIERS    [gT. 

chr.],  ville  des  Volcae  Tectosages,  dans 
la  Gaule  Narbonaise,  auj.  Béziers,  ville 
de  Fr.  (Hérault). 

^oas  lie  pooToos  faire  remonter  rintroduction  de 
la  lypo^npiiie  dins  cette  Tille  qu'à  rannée  1012;  à 
cette  époque  le  cliap.  de  Bésiers  fait  venir  de  Tofi- 
looae  riniprimeiir  Pech  et  loi  bit  impriinlîr  t  Coti' 
dtium  provinciale  Narbonenae,  htMtum  «umo 
lOM.  Biterris,  Joan.  Pecb,  1612,  in-8. 

Dès  l'année  1615  nous  trouvons  un  nouvel  impri- 
meur, C.  Moret,  dont  nous  connaissons  les  Ptoûan» 
te»  nouvelteM  apportées  sur  tout  ce  qui  u  poise  en. 
la  guerre  du  Piedmont,  avec  ta  harangue  du  ca- 
pitaine Picotin,  Béxiers,  C  Moret,  1<H5,  in-S.,  si 
toutefois  ce  n*est  point  un  nom  de  lieu  supposé.  En 
1617  nous  retrouvons  le  nom  de  Jean  Pech  au  bas 
de  Pouvrage  bien  connu  de  Jacques  Gassan  sur  l'on- 
tioaitt^  et  l'exeeUenee  du  languedoc. 

Nous  citerons  parmi  les  imprimeurs  subséquents 
Jean  Martel,  qui  imprime  en  1628  VAntiqmtè  du 
triomphe  de  Biziers,  Am.  Estradier  et  Oaverie. 

Les  Barbut  de  Toulouse  viennent  s'y  établir  au 
railiendu  xvu»  riécle  et  y  font  souche  d'imprimeurs  ; 
c'est  un  membre  de  cette  famille  que  le  rapport  bit 
i  M.  de  Sartines  signale  comme  seul  imprimeur 
exerçant  à  Béxiers  en  1764  ;  U  avait  été  pourvu  le 
18  janvier  1740. 

BrruERViuM,  voy.  VrrERBiuM. 

BiTORicA,  voy.  AvARiaiM. 

Bnrf,  voy.  Bicina. 

Bnrj; viLL.\,  BkhwiUer,  pet,  ville  d'Alsace 
(Haut-Rbin). 

Bituxtum,  voy.  Bidruntum. 

BiTURGiA,  Borgo-diSan'Sepolcro,  pet.  ville 
de  Toscane. 

BmiRicf,  BrroRicuM,   Biturix,  voy.  Ava- 

RICUM. 

BrruRicENsis  ducatus,  Bitorlnus  pagus,  le 
Berry  ou  Berri,  grande  province  de 
France;  comprend  auj.  le  dcp.  du  Cher 
et  de  l'Indre. 

BiTiRiGEs  [Caes.  vn,  Liv.  v],  peuple  de  la 
Gaule  Aquitaine,  qui  se  divisait  en  : 
BrrURIGES  Cubi,  Biroupi^i;  oî  Koûêci  [Ptol.], 
et  BrruRiGEs  ViBisci  ou  Ubisci,  Birwpm; 
'oîo<jxsi  [Strab.],  ou  ci  oùîêicncoi  [Ptol.J  ; 
les  premiers,  dans  rAquitaine  T®.  oc- 
cupaient le  pays  du  Berri,  chei-licu 
AvARicuM,  Bourges:  les  seconds,  dans 
l'Aquitaine  U^,  au  S.  des  Santones,  oc- 
cupaient le  B(rrdelais. 

BuuRni,  Bedarides,  ville  de  Fr.  (Vau- 
cluse). 

Bizucm,  Bizy,  bourg  et  chat,  de  Nor- 
mandie (Eure)^  anc.  prieuré  de  béné« 
dictins. 


BizYA,  Viza  ou  Vyzia,  ville  de  Roumçlie, 
dans  le  pachal.  d'Andrinople. . 

Blabia  [Notit.lmp.l,  Blavltum,  Por(-Iouis 
(pend,  la  République  Port-Libre),  petit 
port  de  Bretagne  (Morbihan),  suiv. 
d'Anville.  La  Sauvagère  voit  dans  Bla- 
bia Blaye,  en  Saintonge  (Gironde)  ;  voy. 
Blavia. 

BiJkBTRA)  Blabyrja,  Blauburnium,  Burrho- 
NiUM,  Blaubeuefn,  Blaubeuren,  ou  Boit- 
toiîl,  ville  du  roy.  de  Wurtemberg. 

On  connaît  un  livre  imprimé  dans  cette  ville  au 
XV*  siècle,  très-probablement  par  une  imprimerie 
ambulante,  qui  se  transporta  ailleurs  après  cet  essai; 
eh  voici  le  titre  exact  :  AlOertus  de  Hyb,  Oà  ein 
ma  sen  zu  nemen  ein  eiich.  wih  oder  nit,  A  la  fin  : 
M.  cccc.  Lxxv.  Ck>nradus  Mancx  zu  Blauburren,  gr. 
in-8,  IW  H. 

Le  célèbre  imprimeur  Adam  de  Rotlwill,  Tun  des 
missionnaires  de  la  typographie  en  kalie,  était  de 
Blaubcuem. 

Blabius,  le  Blavet,  riv.  de  Bretagne. 

Blancoberga,  Blankmherg,  port  de  la 
.Flandre  occid.,  entre  Ostende  et  Sluys. 

Blancoburgum,  Albimontium,  Blankenburg, 
ville  du  grand-duché  de  Brunswick,  au 
pied  du  Hartz. 

Blancoxis  fanom,  BlanJsmhayn,  pet.  ville 
de  Saxe-Weimar. 

Blanda,  BXav^flt  [PtoL],  BUmos,  port  de  la 
Catalogne  [Forbiger]» 

Blanda  [Liv.,  Plin.,  Tab.Peut.],  S.  Biasio, 
bourg  du  pays  napolitain,  suiv.  Forbi- 
gcr,  ou  LoflfOTieflTo,  dans  la  Basilicate, 
suiv.  Bisch.  et  Môllêr. 

Blandona  [Itin.  Anton.],  BXavwva  [Ptol.], 
auj.  Toire  Biline,  sur  la  côte  illyrienne, 
suiv.  Reichard. 

Blangiacum,  Blangeium,  Blangy-en-Teniois, 
bourg  de  Fr.  (Calvados).  =  Village  de 
l'Artois,  avec  une  anc.  abb.  de  Saint- 
Benoît,  près  Hcsdin  (Pas-de-Calais). 

^hxszikcvUfBlanzac,  pet.  ville  de  France, 
près  Barbezieux  (CharenUî).  zz:  Blanzy^ 
paroisse  de  Bourgogne,  a\ec  16  ha- 
meaux (Saône-et-Loire). 

Blara,  Blair,  pet.  ville  d'Ecosse,  dans  le 
comté  d'Athol. 

Blascon  [Plin.J,  fiXa^xiiv  [Strab.,  Ptol.], 
île  BrcHcou,  dans  la  Méditerranée,  près 
Cette. 

BlasendorfiuîT,  Bïdsendorf  (Baiasfalva), 
ville  de  Transylvanie ,  dans  le  comitat 
de  Weissemberg  résidence  de  révo- 
que des  Grecs  unis. 

L*évèque  Petms  Aaron  de  Bisstra  y  fonda  -en 
1761  une  imprimerie  de  laquelle  sont  sortis  plusieurs 
ouvrages  en  langue  grecque  et  .valaque.    Joseph 


191 


BLASII  IN  HYRGINIA  GCENOBIUM.  —  BOBIUM. 


192 


BenkO  {TransstlvanUi,  l.  II,  p.  230)  écrit  s  •  Habe- 
tur  et  insigne  typographeeum  (BaUsfilvae)  a  Sté- 
phane Pildi  typographe  ClaudfopoUtano  reformatae 
religionis,  adstructum,  qno  latin!  quoque,  sed  Vala- 
chid  imprimls  libri  iinprimantur.  » 

Blasii  jn  Hyrciniacœnobium^  monastère  de 
St-Blaise,  dans  là  forêt  Noire,  de  Tord, 
de  Saint-Benoit,  diocl  de  Constance. 

L*iniprinierie  exista  dans  ce  monastère  au  milieu 
du  XYiiie  siècle  ;  oi>  peut  ta  faire  remonter  à  1758. 
Nous  citerons  :  Mort,  Gerberti  de.eantu  et  mutUa 
sacra,  a  prima  Eceletîœ  œtate  usque  ad  presens 
lempus.  Typis  San-BIasianis,  177ft,  2  vol.  in-A,  fig. 
M.  Temaux  cite  du  même  auteur  :  Iter  Alamani- 
cum,  Italicum  et  Gallicum,  Tvp.  San-Blasianis,  1765, 
in-8.  Le  même  Gerbert  a  publié  en  3  vol.  in-4,  I*his- 
toire  de  son  monastère.  Typ.  S^-BIas.,  17854)8. 

Blasiua,  Blesle,  bourg  et  anc.  abb.  de  Bé- 
néd.,  en  Auvergne  (Cantal). 

Blatobulgium,  Blâtum  bulqium  [Itin.  An- 
ton.], localité  des  Brigantes  dans  la 
Bretagne  romaine,  à  xu  m.  p.  de  Lugu- 
VALLUM  (Carlislé),  auj.  Bulness,  à  la 
pointe  S.-.O.  du  Firth  of  Solway,  mais 
plutôt  Middleby  ,*  suiv.  Reichard  et 
Caniden. 

Blauburnium,  voy.  Blabira. 

Blavia  [Tab.  Peut.,  Auson.]  (Blavio),  Bla- 
VATUM,  Blaviense  Castrum  [Greg.  Tur.l, 
Blavium  [ïtin.  Ant.],  Bîaie,  Bîaye,  ville 
de  Fr.,  sur  la  Gironde  ;  abb.  de  Béné- 
dictins et  abb.  d'Augustins. 

Blenavium,  Bleneau,  bourg  du  Gâtinais 
(Loiret). 

Bleonis  vn.LA , ,  Belem  yiLLA  y  Blainville, 
bourg  de  Fr.  (Manche). 

Bleonis  villa  ad  Mosam,  BlairwUk,  bourg 
de  Fr.  (Meuse). 

Blenodium,  Blmod,  bourg  de  France  (Mo- 
selle). 

Bles£  [Luen.],*BLiES-€,  Blesum^  Blesbnse 
PALATTOM  AD  LiGERiM,  Bkis,  Ville  "dc  Fr. 
(Loir-et-Cher). 

Nous  ne  pouvons  faire  remonter  plus  haut  qi^ 
155ft  rimprimerie  à  Blois  s  le  premier  livre  imprimé 
dans  cette  ville,  nous  écrit  M.  A.  Dupré,  bibliothé- 
caire, serait  :  te»  GraxuU»  et  fantastiques  Bataittes 
des  grands  rays  Boditarauset  Craocus.,,  (trad.  du 
laUn  d*Elisius  Calentius),  impr.  à  Bloys,  chez  Julian 
Angelier,  1556,  in-16. 

Julien  et  Jean  Angelier  ou  les  Atigetiers,  comme  ils 
avaient  Thabitude  de  s^appeler,  Œins  celte  grande 
famille  de  typographes,  étaient,  croyons-nous,  les 
fils  de  Charles  Angelier,  établi  à  Paris  avec  son  frère 
AmouL  en  15S5;  le  fils  d*Amoul,  qui  s*appelait  Abel, 
succédait  à  son  père  en  1584. 

En  1556  nous  trouvons  fLe  Long,  Bibt.  hist. 
no  S5628)  un  ouvrage  considérable^  imprimé  cette 
fois  a>ec  le  nom  de  Jean  Angelier;  c*est  la  première 
partie  du  commentaire  latin  de  Denys  Dupont  (Dio- 
nysius  Ponianus/Blesensis  advocatus),  sur  la  cou- 
tume de  Bloys.  Blesis,  apud  Joannem  Langeller, 
1556,  in-fol.  Cette  importante  publication  ne  vit  le 
Jour  qu*un  an  après  la  mort  de  l'auteur,  arrivée  à 
Blois  Tannée  précédente,  1555. 

La  Bibt  sacra  du  P.  Le  Long  (I,^p.  551)  nous 


donne  :  Nouveau  Testament  en  français  (version 
de  Genève).  Bloys,  Jean  Langellier  [sic],  1559,  ln-16. 
Et  enfin  nous  trouvons  dans  les  mémoires  du  P.  Ni- 
céron  (t.  xiv,  p.  211)  :  Traité  des  devoirs,  par  du 
Haitlant  (imitaUon  du  Livre  de  Of/ieiis  de  Qcèroni, 
imprimé  &  Bloys  chex  Jean  Langelier,  1560,  in-ld. 

Ce  du  Haillant  doit  être  l'illustre  Bernard  de  Gi- 
rard, seigneur  du  Haillant. 

Il  est  à  regretter,  nous  dit  M.  Dupré,  que  la  biblio- 
thèque de  la  ville  de  Blois  ne  possède  aucun  de  ces 
premiers  monuments  de  la  typographie,  et  il  serait 
a  souhaiter  que  dans  chacune  des  villes  de  France 
une  municipalité  intelligente  prit-  soin  de  réunir  et 
de  conserver  avec  orgueil  les  incunables  de  la  tj-po- 
graphle  locale. 

Parmi  les  imprimeurs  blésols  postérieurs  aux  An- 
geliers,  citons  Jamet  Mettayer  qui,  obligé  de  quitter 
Paris  et  d'accompagner  le  pariement  à  Tours  en 
1580,  fonda  en  passant  un  etablissenKnt  typogra- 
phique à  Orléans,  et  à  Blois.  Au  xti«  siècle,  nous 
ne  connaissons  que  la  veuve  Gomet,  qui  imprime 
en  1505  un  poème  fort  rare  de  Sébastien  Gamier  : 
Les  trois  premiers  livres  de  ta  Loyssée,  contenant 
le  voyage  de  5.  Loys,  roy  de  France^  in-i^  (bibl. 
de  l'Arsenal). 

Au  zvii*  siècle,  Aleiis  Moette,  Ph.  Cotterau, Collas, 
de  la  Saugère,  Mottot,  etc. 

En  17611,  le  rapp.  Sartines  nous  donne  les  noms  ' 
de  deux  imprimeura,  Philibert-Joseph  Masson,  né  h 
Tours,  établi  à  Blois  en  1720  ;  et  Pierre-Paul  Charies, 
né  à  Châteaudun,  pourvu  en  1735. 

Blesensis  ageb,  le  Blaisois,  prov.  de  Fr., 
correspond  au  dép.  de  Loir-et-Cher. 

Bleterum,  Bletterans,  bourg  de  Fr.,  sur  la 
Seille  (Jura). 

Bletisa  [Inscr.  Grbt.,  Marianà],  ville  de 
Lusitanie.  auj.  Ledesma,  près  Salaman- 
que  (roy.  de  Léon).   • 

Blirucum,  Bléré,  bourg  et  chat,  de  Tou- 
raine  (Indre-et-Loire). 

BuTABRDM,  Buitrago,  ville  de  la  Nouvel  le- 
Castille,  prov.  de  Guadalajara. 

BLITERRiE,  voy.  BiTERRiE. 

Boa  [cod.  Theod.],  BoiE  [Amm.  Marc], 
Bovo  [Plin.l,  Bua,  île  de  la  mer  Adria- 
tique, sur  la  côte  de  la  Dalmatie. 

BoAcpjE  [Itin.  Anton.],  ville  de  Ligurie, 
sur  le  fl.  Vara,  auj.  Bozzolo,  eu  Pié- 
mont, suiv.  Reichard. 

BoACTEs,  BcflbcTr,;  [Plol.],  le  Vara,  pet.  fl. 
du  Piémont. 

BoANDUs,  BoiNA,  la  Boyne,  riv.  d'Irlande, 
dans  la  prov.  de  Leinster. 

BoARRu,  voy.  Bajoarla. 

BoBAcuM.  Bem(mx,  village  et  abb.  du 
dioc.  cie  Sisteron  (Basses-Alpes). 

BoBiANiJM.  Boiavov  [Strab.].  Bovianum  [T. 
Liv.j,  itàxiov  [Diod.  Sic],  ville  duSam- 
nium,  auj.  Bcjawo,  sur  le  Biferno,  ville 
de  la  prov.  napolitaine  de  Molise. 

BoBii3M  [P.  Diac],  BoBBiuM,  S.  Columbani 
Cœnobiuh,  Bobina,  sur  la  Trebbia,  ville 
de  la  prov.  de  Gènes.  Célèbre  abbaye. 


193 


BOBIUM.  —  BOJOBINUM. 


m 


BoBiuM  L'mbiuje,  Sarsina  [Si).  ital.J^  X0ÉO- 
ona  [Strab.]^  Sassina  [Inscr.  ap.  urut.L 
▼ille  de  l'Ombrie,  auj.  Sanina,  dans  la 
délég.  de  Forii  (Romagne). 

Haym  (p.  Al)  Dont  domie  le  titre  d'un  vol.  imprimé 
dau  cette  ville  en  1007,  mais  sans  nom  d^imprimeur  : 
Fflfppo  Ant(m!M,dUcorii  deU'  antiquUà  dtSar- 
zina  e  ée'  coHumi  de'  Bornant  Sanina,  1607,  in-A. 

BocARj)!  iNsuLAy  VIsle-Bouchord,  bourg  de 
Touraine,  dans  une  ile  de  la  Vienne 
(Indre-et-Loire). 

BoccBOLTu,  Bûcholt,  ville  de  Westphaiic, 
sur  l'Aa,  dans  la  prov.  de  Munster. 

BocBANiux^  Bucuanium;  Bouchain,  ville  de 
Fr.  (Nord). 

BocuB.iRDUMy  Yoy.  Babardia. 

B0CJL1.NGA  (?)  Bocking,  bourg  d'Angleterre 
(comté  aEsseï). 

Le  SnppL  éa  docteur  Cotton  nous  apprend  que 
deux  imprimeurs  du  nom  de  Penno  et  de  Sbearcroft 
iQDdèmt  en  1785,  dans  cette  petite  localité,  un  éta- 
blisfiement  typographique  qui  ne  fonctionna  que 

BocoMCA,  Bockenheim,  bourg  de  Fr.  (Bas- 
Rhin). 

BoDALCHA,  Bouaffles,  village  de  Normandie 
(Eure;.  =  Autre  du  même  nom^  près 
Meulan  (Seine-et-Oise).  ' 

BODAMICUS  ULCUS  [Gell.J^BlUGANTINUS  LACUS 

[Plin.]y  Lacus  BRiGANTiiE  [Amm.  Mar- 
cel!.], COXSTANCIESSIS  LACUS  [Ccll.],  laC 

de  la  Germanie 9  auj.  der  Bodemee, 
Cofistanzer  See,  le  lac  de  Constance,  sé- 
parant la  Suisse  de  l'Allemagne  (Bade, 
Wurtemberg,  Bavière). 

BuDAXExsis  VALUS,  le  vol  de  Baïuiés,  près 
Sisteron  (Basses-Alpes). 

BooEDE^-BN,  village  de  l'île  d'Anglesey  (N. 
Wales). 

Le  Suppl.  do  D' Cotton  nous  apprend  qu*en  173ft, 
nne  imprimerie  fut  instaUée  temporairement  dans 
ce  village  ;  avant  cette  époque  il  n'en  avait  existé 
aucune  autre  dans  toute  retendue  de  la  princip.  de 
Halles. 

BobETiA  [Itin.  Anton.],  localité  de  la  Li- 
jrurie,  auj.  Bonacioîa,  bourg  de  la  prov. 
de  Gènes  (Italie),  suiv.  Reichard. 

BoiK)BIUCA,  BODOBRIGA,  VOy.  BaBARWA. 

BoDOTBu  [Tacit.  Agric.]^  Boderia  iEsTUA- 
wi*M  fMannert],  golfe  formé  par  la  mer 
du  Nord,  dans  la  Britannia  romana, 
auj.  the  firth  of  Forth,  sur  la  côte  S.-E. 
d'Ecosse.  {Firih  comme  fiort  viennent 
de  pretum,) 

Bodoxu,  Bodok,  cbàteau  de  Hongrie. 

Bodrogiessis  comitatus,  le  camitat  de  Bo- 
drog,  dans  la  haute  Hongrie,  entre  le 
Danubeetla  Theiss.  , 

Mcnom.  M  otooR. 


Bœa,  Bota  [Strab.],  Bo^e  |.Plin.].  Boiai 
[Pausan.j,  Vatka  ou  Vatiha  [Foroiger], 
pet.  ville  de  Morée. 

Bœbeis  lacus  IPlin.],  1^  BoiCtit^  Xip.vr.  [Ptol., 
Strab.],  Bcigia<xî(iw)  [Steph.],  lelacKarla 
en  Albanie. 

Boemu,  Bojemum  iTac.  Germ,],  Bojoqe- 

MUM    [Vell.     Pat.],    BOHEMIA,     BEHAIG>k 

(au  xiv«  s.),  Behaingne  [Froissart],  la 
Bohême,  B[>ehmen,  roy.  de  l'Europe 
centrale,  partie  de  l'empire  d*Autriche. 

Buenium,  Boen,  surleLignon,  bourg  du  Fo- 
rez, près  Montbrison  (Loire). 

Bœotia,  -h  BcuDTta  [Hom.,  Strab.,  Ptol.], 
Bœotis  [Mêla],  province  de  Grèce,  en- 
tre la  Phocide,  1  Attique  et  le  ^olfe  de 
Corinthe  ;  forme  auj.  un  distnct  de,la 
Livadie,  nommé  Stramulipa,  et  un  dio- 
cèse nommé  Voiotia. 

BoERosu,  Boras,  ville  de  Suède  (Goth- 
land). 

BoGADiuM,  Bo^a^iov,  suiv.  Rcichard^  Boc/io/(  ; 
suiv.  Ledebur,  Bockum  an  der  Lippe 
[Forbiger]. 

BoiLLANUM,/aBout7/6^  bourg  de  Normandie 
(Seine-Inférieure). 

BoiuM,  Boîov  [Strab.] ,  ville  de  la  Doride, 
auj.  Astaco,  suiv.  Bisch.  etMÔller. 

BojANovA,  Bqjanowa,  pet.  ville  de  Prusse, 
dans  le  gouv.  de  Posen. 

M.  Cotton  a  vu  à  la  Bodiéienne  une  grammaire 
allemanno-polonaise,  imprimée  dans  cette  localité 
en  1770. 

BojANUM,  voy.  Bobiani;m. 

BoJARiA,  voy.  Bajoaria. 

Bojatum.vov.  Bajona. 

BojATUM^  BuciisiuM,  BuxiiM,  Buch,  la  Téie 
de  Bmh,  ville  de  Fr.  (Gironde). 

Bon  [Caes.,  Liv.,  Tac],  Bc'îoi  [Strab.],  peu- 
ple divisé  en  plusieurs  nations,  dont 
deux  étaient  établies  dans  la  Gaule, 
l'autre  en  Germanie  et  la  quatrième  en 
Italie,  sans  compter  des  colonies  en  Asie 
Mineure  •  les  Boïcns  gaulois  furent 
confinés  par  César  dans  la  Lyonnaise  P*, 
entre  la  Loire  et  l'Allier;  la  seconde 
peuplade  habitait  le  dép.  actuel  des 
Landes.  Les  Boïens  de  la  Germanie  ha- 
bitaient d'abord  la  Boio-Uemum  ou 
Bohème,  puis  furent  refoulés  par  les 
Marcomans  dans  la  Boio-Aria  ou  Ba- 
vière. Enfin  les  Boïens  d'Italie  occu- 
paient^ dans  la  Gaule  Cispadane,  le 
territoire  deBononûx,  Bologne. 

BojOBiNinf,  voy.  Praga. 


495 


BOJODURUM  —  BONN;E. 


196 


stadt,  faubourg  de  Passau,  en  T^rol. 

BOJORLM      AGER,      BURBONENSIS      PROVINCIA 

[Cellar.],  le  Bmrhmnais,  anc.  province 
irançaise^  auj.  dép.  de  l'Allier. 

BoLENA,  Bolléne,  peU  ville  du  comtat  Ve- 
naissin  (Vaucluse). 

BoLEONis  FANUM,  Bolkmhayn,  pet.  ville  de 
la  Silésie  prussienne. 

BoLERim      PROMONTORIUM ,       BoXtplOV      «Xfov 

[Ptol.],  the  Land'8  end,  cap  Finisterre, 
en  Angleterre  (Cornouailles). 

BoLESLAi  FANUM  NOVUM,  JuTig-BunzloM,  pet. 
ville  de  Bohème,  sur  Tlsar. 

BoLESLAi  FANUM  VETUS,  Alt-Bunzlau,  ville 
de  la  Bohème,  au  confluent  de  Tlsar  et 
de  TElbe. 

BOLESLAYIA    [LUCU.],    BOLESLAVU    SlLESI^, 

Bunzlau,  ville  de  la  Silésie  prussienne^ 
sur  le  Bober. 

BoLEUM,  Boglio,  bourg  de  Fr.  (Alpes-Mari- 
times). 
BoLONiA,  voy.  Gessoriacum. 

BOLONIA,  voy.  BONONU. 

BoLONiA,  BoNONiA  Vasconlk,  Boulogiie,  sur 
le  Gers,  bourg  de  Fr.  (Haute-Garonne). 

BoLONDUAHiuM,  BolandwoT,  forteresse  de 
Hongrie. 

BoLovERDA,  Boulmre,  bourg  de  France 
(Sarthe). 

BoLovERDA.  Bolsioaert,  ville  de   la  Frise 

(Hollande). 

M.  Gotton  {SuppD  prétend  qoe  ^imprimerie  exisu 
dans  cette  ville  en  1600  ;  nous  ignorons  sur  quoi  re- 
pose cette  assertion  ;  Fallcenstein,  non  plus  que  les 
autres  bibliographes,  ne  menUonnent  cette  ville 
parmi  celles  qui  ont  Joui  du  bénéfice  de  Timpri- 
merie. 

BoLTONUiM.  (?),  Bolton,  ville  d'Angleterre 
(Lancashire). 

L*imprimerie  existe  dans  celte  ville  depuis  1701, 
dit  le  Suppl,  du  D' Gotton.  M.  Jackson  y  imprima  en 
1787,  et  John  Gardner  de  1780  à  1835. 

BoLZANUM,  voy.  Bauzanum. 

BoMELu,  BoMLo.  ZcUt-Bommel,  ville  de 
Hollande,  sur  le  Wahal  (Gueldre). 

BoMiuM,  localité  des  Ordo vices,  dans  la 
BntanniaRomana,auj.  Cowbridge,  ville 
du  Glamorganshire. 

Imprimerie  en  1771. 

BoNADUTZ,  village  de  Suisse,  dans  le  can- 
ton des  Grisons,  dont  nous  ignorons  le 
radical  latin. 


p.  Moron  avait  fondé  dans  cette  localité  une  im- 
primerie qui  subsista  une  trentaine  d'années.  Son 
plus  ancien  produit  est  :  /.  Bawier^  BeschrtUntng 
de»  Sauerbrunn  tu  Piderig  in  Prettigaw.  Bona- 
duts,  P.  Moron,  1707  [Temaux] . 

BoNA  Spes,  Bonfie-Espérance,  anc.  abb.  de 
Prémontré,  dans  le  diocèse  de  Cambrai 
(Nord). 

Une  petite  imprimerie  fonctionna  dans  cette  abb. 
au  commencement  du  XTin«  s.  s  Chronican  ecclesiœ 
B,  Mariœ  virginU  Bonœ  Spei,  ordini»  PrœmonM- 
tratenii$<,  ex  oreMvU  ejutdem  et  quitmsdam  aue- 
torUnu  compotitum;  per  R,  D,  r.  Engelbertum 
Maghe ,  quadragesimum  êeeunditm  abbatem  : 
Bons  Spei,  sacne  majestatis  catliolicae  pennissu, 
170^  in-4. 

BoNA  Valus,  Bonevallis,  Bormeval,  pet. 
ville  de  Fr.  (Eure-et-Loir).  Plusieurs 
localités  et  anc.  abb.  portent  ce  nom. 

BONAVUXA,  voy.  BAUTiE. 

BoNAziDA,  Bonzi^fkfi,  château  de  Transyl- 
vanie. 

BoNcoNicA,  voy.  Oppenuemium. 

BoNDEUA,  Bagnone,  bourg  de  Toscane. 

BoNDORnuM,  Bondorff,  pet.  ville  du  grand- 
duché  de  Bade. 

Dans  cette  localité,  qui  dépendait  Jadis  de  Tabb. 
de  Saint-Bbise,  dans  la  Forét-Noire,  exista  une  im- 
primerie qui  donna  en  1728  une  histoire  de  l'Uni  ver-  ^ 
site  de  Saltzburg." 

BoNEcciA,  GtUeneck,  chat.  d*Illyric. 

BoNEFA,  Boneffe,  bourg  et  anc.  abb.  de 
Belgique  (prov.  de  Namur). 

BoNn^Acii  civiTAs,  Bonifacio,  ville  de  Corse. 

BOOTFACU  SINUS,  FRETUM  HeTRUSCUM,  dètfOUdi' 

Bonifacio,  entre  la  Corse  et  laSardaigne. 

BONNA  [Tac,  Itin.  Anton.,  etc.] ,  Bo'wa 
[Ptol.],  BoNNA  AD  Rhenum  [Cell.Jy  Cas- 
tra Bonnensia  [Tac.  His/.j,  Ara  Unui- 
RUM,  ville  de  la  Gaule  Belgique,  auj  ,Bonn, 
ville  de  la  Prusse  rhénane,  sur  le  Rhin. 

Université,  biblioth.  importante.  Nous  ne  pouvoiii» 
faire  remonter  plus  hautqu*à  Taïuiée  1543  Pcxercice 
de  la  typographie  dans  cette  ville  ;  c*est  du  moins 
cette  année  que  Falkenstein,  et  après  lui  tous  les  bi- 
bliographes, assignent  comme  date  du  premier  li\re 
imprimé  \  Bonn  par  une  presse  locale. 

Voici  le  titre  mie  cite  IL  Temaux:  Hermann 
ErzbiachofT  zu  Côm,  Einfaltiges  Bedencken^  worauf 
eine  christliche  reformation  an  tehr.,,  in  der  chur- 
fûrsdichen  statt  Bonn  duiV:h  Laurentium  von  der 
MQllen,  15<k3,  in-4. 

Ge  livre  est  cité  par  J.-J.  Bauer  {Bibl.  lib.  rario- 
ninuU,  p.  101).  mais  seulement  à  la  date  de  1545  et 
imprimé  à  Marburg;  voici  do  même  auteur  et  im- 
primé en  15U  un  vol.  que  cite  Bauer  k  la  suite  : 
Bestaendige  Ferantwortung  des  Bedenekens  von 
chriMtUchcr  reformalion  contra  des  Timm.  capi- 
têts  daselbst,  etc.  Bonn,  1545,  in-fol.  Il  qualifie 
ces  livres  de  minus  cogniti,  rarissimi  et  nuucimc 
quatsiti. 

Ce  Laurent  von  der  MQllen  signait  en  latin  Lau- 
rentius  Mylius,  et  c'est  sous  ce  nom  que  le  cite 
M.  Gotton. 

BoNN.E,  Bonnea,  bourg  de  Fr.  (Vienne).  = 


i07 


BONNOPOUS.  —  BONONIA. 


i98 


Autre  commuDc  du  même  nom  (Cha- 
rente). 

Boxsopous,  voy.  BArii. 

BoNOGiLUM,    BoNOGELo    [monn.   méroY.], 

BuNOGELl'M^  BONOILUM  VILLA,    od  MotrO- 

nom,  in  agro  Parisiaco,  Bonœml-sur- 
Manie,  village  de  TllcMle-France,  anc. 
villa  mérovingienne  (Lcbeuf). 

BoNONL\  [L\\,,  Plin.,  Suet.)  etc.],  ivcvwvîa 
[Strab.,  Plol.],  appelé  par  erreur  b&6cî>- 
vttx  par  Steph.  Byz.,  anc.  Fei^lna  [Plin., 
Sil.J,  BoNOMA  PiNGuis  [Cluv.],  viUc  de  . 
la  Gaule  Cisalpine,  auj.  Bologna,  Bolo- 
gne, chef-lieu  de  Tanc.  délég.  du  même 
nom  ;  appartient  au  roy .  dltalie,  après 
avoir  longtemps  dépendu  du  domaine 
de  Saint-Pierre. 

UniTersité  fondée  en  1119;  bibliotlièque,  musées, 
moniuDents,  coUecUons  scienUfiques  a*ufie  haate 
importance.  L'imprimerie  remonte  dans  cette  ville 
illustre  \  rannée  l£i71  ;  bien  que  nous  ne  possédions 
pas  d*ouTnge  spécial  consacré  à  Phistoire  de  la  typo- 
graphie bolonaise,  les  matériaux  extraits  des  ouvra- 
ges  généraux  sont  abondants,  il  n*y  a  làni  doute  ni 
point  contesté.  Le  premier  imprimeur  de  TanUque 
Fetgbut  est  un  Bolonais,  Balttaaxar  Axioguidi,  et  le 
premier  livre  sorti  de  ses  presses  est  d'autant  plus 
précieux  ou'il  peut  être  regardé  en  même  temps 
comme  Tédition  jnincepa  dhin  de  nos  grands  clas- 
siques :  PuBucs  OviMi^s  Nabo.  Poemataet  ^usdem 
viia.  P.  O.  NasoHis  Epistola^  Liber,  Sappkos. 
AmtPf  UM  très,  ad  iuuentvtem  rhomanam  a  arte 
amàdi  Mri  très.  De  remeéio  amorU  liber.  Meta- 
nufrpkoêeos  libri  xv.  Ad  Germanieum  Cesarem 
foMtonan  tibri  aex.  De  Tristtbus  tibri  qvinque.  De 
Ponto  libri  iv.  De  PuUce,  De  PMtometa.  De  Medi- 
camine  faciei.  De  Nuce,  i^e  li\re  commence  par 
l*fpttrp  dédicatoire  de  Frandscus  Puteolanus  au  car- 
dinal de  Goozague,  puis  vient  la  vie  d*Ovide  par  le 
même  Puteolanus,  à  la  suite  de  laquelle  est  la  sous- 
cription suivante  :  Huius  opéra  tmmia  Medea  ex- 
cepta  et  triumpho  Cesaris;  et  libello  Uto  pontica 
UÀgua  eâpotito  :  que  incuria  tempo^  perierunt  : 
Baithetar  Atofuidus  eivis  bommiensia  honeêtis- 
siMio  loco  natuM  primus  in  sua  ciuitate  artis  im- 
pressarie  îuentor  et  sUma  nectsritudine  mihi 
côiMnctissinuis  ad  utiUtatè  humani  generis  im- 
pressiL  M.  CCGC  lxxi.  Le  U*  feuillet  contient  la  table 
que  nous  avons  analysée  au  commencement  de  la 
deacripUoii  du  livre. 

Ge  vol.,  in-fol.,  doit  avoir  Uk7  ff.  à  30  lignes,  si  la 
dernière  partie  qui  manque  à  Pexempl.  de  la  Bi- 
bHoth.  impér.  est  composée,  comme  dans  la  seconde 
édition  de  Bologne  (1080),  de  48  ff.;  un  fait  à  signa- 
ler, c'est  que  Balth.  Aizognidi  n'emploie  pas  de 
dipbibongues:  ainsi  il  remplace  M^  Oh,  par  ç. 

Balth.  Aizoguidi  cesse  d'imprimer  en  1480,  suiv. 
Falkenstein,  et  son  dernier  livre  est  la  seconde  édiL 
dt>vide,  que  nous  venons  de  citer. 

Le  second  Inqïrimeur  de  Bologne  est  Scipio  Mal- 
pigii,  si  Pasaertion  d'Apostolo  Zeno  et  de  Maxiu- 
cbeBi  est  exacte.  En  effet,  nous  avons  :  Justi  de  CO' 
wdiitus  romani  utriusque  iuris  interpretis  poetœ 
etaristtmi  Ubellus  Faliciter  ifidpit  intituiatus  : 
u  BCLLA  Maho.  —  Per  me  Scipionem  Malpiglium, 
Boooaiensem,  M.ccccLUU,  in-à.  Cette  édition 
serait  imprimée  à  Vérone,  au  dire  de  Pietro  Valva- 
sensé  ;  quoi  qu'il  en  soit,  c'est  le  seul  livre  où  l'on 
trouve  le  nom  de  ce  typographe. 

André  Portilia,  le  célèbre  imprimeur  panncsan, 
essaye,  en  l£i7S,  de  fonder  un  établissement  à  Bo- 
logne; U  y  publie  le  commentaire  sur  le  Digeste 
d*Ali*ssandro  d*Imola,dit  le  Tartagni,maisdoppo 
questa  ediz.  fatta  in  Bologna  ripatrià,  non  tro^ 


vandovi  quello  scopo  che  forse  si  era  prefisso 
(AmaU). 

Puis  viemienl  L'gone  Rugerio,  Bertocbo  de  Beg- 
gio  et  Giov.  Vursier  de  Kampidonia. 

L'édition  du  Ptolèméc  impr.  à  Bologne  par  Do- 
nienico  Lapi  ou  de  Lapis,  en  1A82,  porte  par  erreur 
1462.  Ce  Domenico  Lapi  imprima  de  1476  a  1482. 

Une  autre  édition  bolonaise  est  imprimée  sous  la 
date  de  1405,  c'est  le  Pétri  Jtrixiensis  repertorium 
utriusque   Iuris.  Panser  dit  qu'il  faut  lire  1475. 

La  liste  des  imprimeurs  bolonais  au  W  s.  est 
considérable  et  nous  nous  en  tiendrons  là;  mais 
nous  mentionnerons  en  finissant  un  rare  et  char- 
mant petit  volume  cte  M.  Panizzi,  Téminent  ex-con- 
servateur du  British  Muséum,  intitulé  :  CM  era 
Francesco  da  Bologna  ?  M.  Panisii  prouve  Jusqu'à 
l'évidence  que  ce  Francesco  da  Bologna,  qui  grava 
les  charmants  caractères  italiques  et  romains  des 
Aides  ;  ceux  de  Jérôme  Soncino,  qui  imprlim^  lui- 
même  cinq  rares  et  précieux  volume\en  1510  à 
Bologne  :1e  Pétrarque^  in-S2,  VArcadia  de  San- 
nazar,  les  i42o/an<  de  Bembo,  le  Corbaccio  de  Boc- 
cace,  et  quelques  Jours  seulement  avant  sa  mort  les 
Epistolœ  ad  familiares  avec  un  petit  caractère 
bizarre,  mais  d'une  grande  netteté,  qui  ressemble  à 
celui  de  Paganino,  et  peut-être  même  a-t-il  gravé 
celui  même  de  cet  imprimeur;  M.  Panizzi  prouve, 
disons-nous,  que  ce  graveur,  ce  typographe  bolo- 
nais, n'est  autre  que  le  très-universel  artiste,  le 
grand  Francesco  Raibolinl,  que  nous  connaissons  et 
admirons  tous  sous  le  uom  à  Jamais  illustre  de 
Francia, 

BoxoMA  [Tah.  Thood.],  Bcvcavia  jZosim.], 
BoNosiA  IN  Francia  [Luen.],  Gessoria- 
CI:M  [Mêla],  rT)aopt«xôy  iwivtiov  fPtol.], 
Gessoriacus  [Plin.J,  Gessoriacum  oroD 
NUNc  BoxoNiA  [Ant.  Bertiusl,  Morinorum 

PORTUS     BRITAXNICUS     [Pliu.J  ,     BOLONIA, 

port  des  Morini  dans  la  Gaule  Bel- 
gique, auj.  Boulognesur-Mer,  ville  de 
France  [Pas-de-Calais). 

Les  archives  de  l'ancienne  cathédrale  de  Boulogne 
constatent  que  Pierre  Battut  était  établi  imprimeur 
dans  cette  ville  en  1005  :  mais  le  premier  livre  sorti 
de  ses  presses  porte  la  date  de  1G7S  ;  il  est  intitulé  : 
Officia  propria  sanctorum  ecclesiœ  cathcdralis  cl 
diœcesis  Morino-Boloniensis,  etc.,  ^ol.  in-8,  de 
18-158  pp.  En  1094,  le  même  imprimeur  publiait 
le  Martyrologe  des  fondations  de  l'église  cathé- 
drale de  Boulogne,  peu  in-fol.  de  40  pp.,  aussi  in- 
téressant par  les  renseignements  qu'il  corttlent  que 
par  son  excessive  rareii*.  Un  exemplaire  de  ce  volume 
se  trouve  à  la  Biblioth.  impériale.  L'imprimerie  de 
Pierre  Baltut  passa  successivement  à  ses  deux  fils,  et 
le  dernier,  Charles  Battut,  eut  pour  successeur,  en 
1781,  François  Dolet,  qui  imprima  les  nombreuses 
instructions  oastorales  de  M.  de  Pressy,  puis,  dans 
un  ordre  d'idées  bien  dilTérent,  les  opuscules  poli- 
tiques de  Daunon,  de  Leuliotte  et  de  la  MKieté  des 
amis  de  la  Constitution.  (Voir  l'essai  de  M.  Morand 
sur  les  principales  impressions  boulonnnises,  vol. 
in-8, 1841.)  [Baron  C.  Dard.j 

Nous  n'ajouterons  que  peu  de  mots  à  cette  note 
substantielle.  Peignot,  indiquant  une  traduction  de 
Dap/uiis  et  Chloi,  s'est  évidemment  trompô.  Rec- 
tifions également  l'erreur  de  M.  Urunet  qui  donne 
aux  Coustumes  de  la  ville  de  Calais  et  pays  recon  * 

Suis,  imprimées  à  Boulogne  par  P.  Uattut,  la  date 
e  1683  au  lieu  de  1083  ;  enfin  mentionnons  l'affir- 
mation du  Dr  Cotton  [Suppl.)  qui  signale  comme 
existant  à  la  Bodiéienne  un  vol.  imprimé  par  P.  Bat- 
tut en  1070;  ce  vol.,  dont  il  a  le  tort  de  donner  le 
titre  en  anglais,  serait  un  :  Véritable  Portrait  de 
PÉglise  du  Christ,  par  Theodulus  Philadeiphus,  et 
il  dit  :  /  lutve  seen  (?). 

Le  rapport  Sartiiies  donne  la  note  suivante  :  «  En 
1704,  à  itoulogne.  Chartes  Battut,  reçu  en  1752,  asuc' 


499 


BONONIA.  —  BOSNIA. 


200 


cédé  I  son  père  et  ayeul,  qai  ont  été  les  preinten 
imprimeurs  établis  dans  cette  Tille  ;  il  possède  et  il 
emploie  deux  presses.  • 

BoNONiA  [Amm.  Marc.^  Itin.  Anton.],  Bovw- 
vîa  [Procop.],  Malaise  [Tab.  Peut.],  lo- 
calité de  ta  Pannonie  infér.,  sur  le  Da- 
nube, auj.  niok,  Ujlak,  bourg  à  FO.  de 
Peterwardein  (Hongrie). 

BoNONiA,  Bcvwvîa  [PtoL],  anc.  ville  de  FIl- 
lyrie,  dont  on  vpit  les  ruines  auprès  de 
Bunich,  dans  le  gouv.  de  Trieste. 

BoNONiENsis  AGER,  le  Bouloniiais,  anc.  prov. 
de  Fr.,  occupant  le  pays  des  anc.  Mo- 
rini;  faitauj.  partie  du  Pas-de-Calais. 

BoNOPPiDUM ,  GtUstadt,  pet.  ville  prus- 
sienne, dans  la  prov.  de  Kônigsberg. 

BoKsiDELiA,  WunsiedeU  pet.  ville  de  Ba- 
vière, dans  la  princ.  de  Bayreuth. 

Imprimerie  en  1677  :  PertncMi  origineê  Vùitlan» 
diœ,  et  ceUbria  in  hâc  urbi»  Bonsideliœ.  —  Bonsi- 
delic,  1677,  in-4.  (BIbl.  BrubU,  U,  p.  202.) 

BoNTOBRicA,  Baudobrica  [Itiu.  Antou.], 
localité  de  la  Gaule  Belgique,  auj.  Bù- 
delich,  suiv.  Ukert,  ou  Boppard  suiv. 
Cluvier,  Bisch.  etMôU.  (Voy.  Babardu.} 

Bonus  fons  in  Terascia,  Bonne-Fontaine  en 
Tierascke,  anc.  abb.  de  Citeaux,  dans 
le  dioc.  de  Reims  (Marne). 

Une  imprimerie  fut  installée  dans  ce  monastère 
au  milieu  du  xvii*  s.  et  produisit  un  assez  grand 
nombre  de  volumes.  Nous  citerons  :  Berirandi 
Tiasier  BibUolheca  Patrum  CUtereensium.  Bono- 
fonte,  typis  Cœnobii,  per  Ant.  Benesson,  1660  et 
ann.  suiv.,  8  vol.  in-fol.  —  Le  Falots  Boyal, 
extrait  des  mémoires  de  Nie.  Bergeron,  amplifié  et 
enrichi  de  plusieurs  pièces  curieuseê,  par  Fr.-A. 
Mauldrae.  —  Bonnefontaine,  1662,  in-8.  ~  Joan. 
de  Lancy,  historia  Fusniarensis  CanoàU,  ordinis 
cisterciensis.  Bono-fonte,  1670,  in-4.  Ce  vol.  du  prieur 
de  Tabbaye  de  Foîgny,  Jean  de  Lancy,  est  à  la  Bi* 
blioth.  impër.  (Cat.  de  Phist.  de  Fr.  viii,  312.) 

Boppardia,  Voy.  Babardia. 

Borbetomagus,  voy.  Vormatia. 

BoBBoxn'M  Anselmium,  voy.  Burbo  Ancelli. 

BoRBONiLM  Arcimbaldi,  voy.*  Aqvje  Bor- 

MONIS. 

BoRBURGiJM,  Broblrgus,  Bourbourg,  pet. 
ville  de  Flandre,  près  Saint-Omer 
(Nord). 

BoRcovicCs,  localité  de  la  Bretagne  ro- 
maine, où  séjourna  la  prem.  cohorte  ; 
auj.  doit  être,  suiv.  Camden,  Pnidhotv- 
Castle. 

BoRDONELLrs,  BoDERNELixs,  BoHiel,  villagc 
près  Chambly  (Oise). 

BOREUM  PrOMONTORIUM,  Bopstcv  àxpov  [Ptol.], 

auj.  North  Cap,  ou,  selon   Camden, 
8.  Helen's  head,  en  Irlande. 


Normandie,  anc.     abb.     d'Augustins 
(Seine-Inférieure). 

BoRGUs  Novus.  Blrgus  novus,  Borgo  novo, 
bourg  de  ta  Lombardie,  dans  le  mar- 
quisat de  Rocca-forte. 

On  imprimait  dans  cette  pet.  localité  en  1718:  Trat- 
tato  délia  Povertà  de*  cavalieri  di  Matta  raccolto  dal 
fu  Ven,  Priore  di  Lombardia  Garavita  eon  varie 
Grazie  faite  da  SS,  Pontefici  a*  cavalieri  deU*  Or- 
dine  Gerosolimitano.  Borgo  Novo,  1718,  in-ft. 

Boringia,  BoRXHOLMiA,  ilc  BoHiAo/w,  dan  S 
la  mer  Baltique,  à  la  Suède. 

BoRMA,  Bonnes,  bourg  de  France  (\ar;, 
anc.  baronnie  et  anc.  couvent  de  Mi- 
nimes. 

BoRifANUM,  voy.  Cascuovia. 

BoRMiUM  THERM.E,  BormianjE,  Bormio,  ville 
d*Italie,  dans  la  Lombardie. 

BoRNnouoA,  voy.  Boringia. 

BoRsoDiENsis  coMTTATUs,  Bot^schodcT,  comi- 
tat  de  la  haute  Hongrie. 

BoRTiNA  [Itin.  Anton.],  Bcrtina,  ville  des 
Ilergetes,  dans  la  Tarraconaise,  auj. 
Zwira,  sur  le  Gallejo.  ou,  suiv.  Rei- 
chard.  Villa  Nueva  de  Gallejo,  entre 
Huesca  et  Saragosse. 

BoRussu,  la  Prusse,  Tune  des  cinq  gran- 
des puissances  de  l'Europe. 

BoRYSTHENEs,  BcpuoOi'vïj;  [Hcrod.,  Strab.J, 
Axvawpiç,  le  Dnjepr,  Dnieper,  fleuve  de 
Russie. 

BOSA   [Itin.    Anton.],  Bàaa,  Boaaa    fPtol.], 

sur  la  côte  0.  ae  l'île  de  Saraaigne, 
auj.  Bosa. 

BoscHETUM,  le  Bouchet,  pet.  ville  du  Gàti- 
nais,  anc.  marquisat  (Loiret). 

BoscoBELLiM,  Bois-belle,  anc.  petite  sou- 
veraineté enclavée  dans  le  Berry, 
exempte  de  tailles  et  de  droits,  avec 
Hefirichemont  (HENRicoMOi\nuM)  pour  ca- 
pitale ;  elle  a  appartenu  aux  ducs  de 
Sully.  Henrichemont  est  auj. un  ch.-lieu 
de  canton  du  dép.  du  Cher. 

BoscoDUcuM,  voy.  Buscoduca. 

BOSCODUNUM,  voy.  BUSCODUNUM. 

Boscus,  le  Bois  ou  le  Bosc;  ulusieui*s  loca- 
lités en  France  et  en  Belgique  portent 
ce  nom  :  Boscus  Alberici,  le  Bois  An- 
bry;  Boscus  Alzeraci,  le  Bois  Auzevoi; 
Boscus  Dagoberti,  le  Bots  Dabert  ;  Bos- 
cus MoRETi,  le  Bosc  Moret;  Boscus  Ho- 
BERTi,  le  Bosc  Robert  y  etc. 

BosNA  [Cluv.j,  la  Bosna,  riv.  de  Bosnie, 
affl.  de  la  Save  {die  San), 


BoRGus  AcHARDi,  Boui^gochord,  bourg  de      Bosxu  [CelL,  Cluv.] ,  Bosixa,  la  Bostiic 


SOI 


BOSPHORUS.  —  BRANA  ALLODIENSÏS. 


202 


{Bosnien},  prov.  turque,  cb.-lieu  Bosnor 
Seraj, 

BospHORUs,  Ocîtsenfurt,  ville  et  bailliage 
de  Bavière,  dans  la  prov.  deWûrzburg. 

On  vol.  iii-12 intitulé:  De  naturœ  altquot  areani» 
wieékwmemtiM,  porte  comme  souscription  :  Bosphori, 
apnd  Ctarifltopboram  Justinom^  l<t22;  il  esté  la  Bod- 

KieiBlC* 

BospoRLs,  Bo9i70foc  [Procop.],  Kertsch,  ville 
de  Crimée,  suiv.  Forbiger. 

BospORCs  Cdoierle  [Plin.],  BoWopo^  Ktft- 
ui^viz  [Strab.] ..  Fretum  Bosporanum 
[Steph.],  dans  la  Chersonèse  Tauri- 
que,  auj.  détroit  de  Caffa,  dans  la  mer 
Noire. 

BospoRCS  Thracue  [Ovid.J,  Bosporus 
Thracius  [Plin.,  Amm.  Marcel.],  Bôt- 

«coc;    i  6(Muucç   [Ptol.] ,     tô    Ru^ayrtaucov 

(no(&a  [Strab.],  le  Bosphore  ou  canal  de 
Boghaz,  entre  la  mer  Noire  et  la  mer 
de  Marmara. 

BosTADTUM,  BostacU,  pet.  ville  de  Dane- 
mark (Halland). 

BOSTAHPIUM  ,         BOSTANIUM  ,         POSTAM PIUM 

ILuen.],  PoTESTAMPiuM,  Potsdam,  ville 
le  Prusse  (Brandenburg). 

Imprimerie  en  1700,  suIt.  Falkenstdn. 

BoswoRTH,  ville  d* Angleterre  dans  le  Lei- 
cestersbire. 


Le  SupifL  &a  Dr  Gqtton  nous  soprend  qu*un  im- 

Inucy 
en  1775. 


primeur  du  nom  de  Robert  Grii 


y  était  établi 


BoTBNu,  BoTMA  [Cluv.,  Cell.],  la  Bothnie, 
pro?.  de  Suède. 

BoTHNicus  smus,  le  golfe  de  Bothnie, 

BOTHRUNTUM,  VOy.  BUTROTUM. 

BoTOBRiGA,  voy.  Babardia. 

BOVIANUM,  voy.  BOBIANIIM. 

BovauE  [Tac.,  Plin.],  BoIXXat  [Steph.], 
BoBELUE  [Tab.  Theod.l,  pet.  ville  du 
Latium,  auj.  Marino,  bourg  des  États 
pontificaux. 

Bovdîje,  Bovine,  Bouvines,  village  de  Fr. 
(Nord). 

BOVINDA,  voy.  BOANDUS. 

BovmucuM,  Bouvignies,  bourg  de  la  Flan- 
dre wallonne  (Nord). 

BovwuM,  île  de  Bouin,  en  Bretagne  (Loire- 
loférieure). 

BoviiM,  ville  des  Silures,  dans  la  Breta- 
gne romaine,  auj.,  suiv.  Camden  et 
Reicbard,  Bangor,  ville  du  pays  de 
Galles  (comté  de  Caemarvon). 

BoYNTM,  PoYNTTM  cASTRuii ,  Peina,  pet. 
ville  de  Hanovre,  au  N.-O.  de  Brunswig. 


BoxuM,  ville  de  la  Gaule  Lyonnaise  I", 
auj.  Bussiére,  bourg  près  Autun  (Saônc- 
et-Loire),  suiv.  d'Anville. 

BozoKiENsis  coMiTATus,  Ic  distfict  de  Bozoh, 
en  Hongrie. 

BozoLUM,  Bozolo,  sur  l'Oglio,  ville  du  Cré- 
monais  (Italie). 

Brabantu,  Bragobantus  pagus  (au  vin*  s.), 
le  Brabant,  prov.  de  Belgique. 

Bracara  Augusta,  voy.  Augusta  Bracara. 

Bracchia,  Bracha,  Brattia  [Plin.  m], 
Brazza,  île  de  la  mer  Adriatique,  sur  la 
côte  de  Dalmatie. 

BRACCHniM  [Notit.  imper.],  suiv.  Andrews, 
auj.  Brclugh,  bourg  au  S.-O.  de  Rich- 
mond,  en  Angleterre  (comté  de  Surrey). 

Braccunum,  voy.  Arcennum. 

Braccum  Saccum,  voy.  Brisacum. 

Braclavu  ad  Hypanim,  BracUxw,  sur  le 
Bug,  ville  de  Russie  (Podolie). 

Braclejum,  Brachley,  pet.  ville  d'Angleterre 
(Northam  p  tonshire) . 

Bradants  [Itin.  Anton.],  fl.  de  la  Lucanie, 
auj.  le  Bradcmo,  dans  la  Basilicate. 

BRiEA,  Bree,  bourg  de  Belgique,  dans  la 
prov.  de  Liège. 

Bragantia,  Brigantia  Lusffanle,  Braganza, 
ville  de  Portugal  (Tras-os-Montes). 

Brageracum,  voy.  Berger acum. 

Bragodukum,  Bça-yo^cupov,  ville  de  la  Rha»- 
tie,  auj.  Altheim,  près  Moskirch,  en 
Bavière. 

Braia,  Bria  œMms  Roberti  Bne-Comte- 
Bobei't  (pendant  la  Révolution  :  Brie- 
sur-Hyéres),  ville  de  France  (Seine-et- 
Marne)  . 

Braina,  voy.  Brennacum. 

Brajacum,  Brageac,  pet  oourg  d'Auver- 
gne (Cantal). 

BrAJUM,  voy.  BlBRAX. 

Bramenium,  Bremenium  [Itin.  Anton.],  Bpc- 
piviov  jPtol.],  ville  de  la  Britannia  Major, 
auj.  Rochester,  ville  du  comté  de  Kent 
suiv.  Camden,  et  Brampton,  dans  le  Cum- 
berland,  suiv.Bisch.  etMôll.  (voy.  Di'ro- 

BRIVIS) . 

Brammovicuh,  Bramant,  bourg  de  la  Savoie, 
dans  la  Maurienne. 

Bramosauti'm,  JBramosmi/,  bourg  de  Suisse, 
(cant.  de  Berne). 

Brana,  voy.  Braina. 

Brana  Allodiensis,  Braine-la-Leud,  bourg 


203 


BRANCASTRUM.  —  BRAYUM. 


204 


de  Belpnqut%  dans  le  Brabant  méridio- 
nal. 

Brancastrum,  voy.  Brannodunim. 

Brancidunum,  Brancicni,  bour^  et  château 
de  Bourgogne  (Saônc-et-I.oire). 

Brandeburgium  [Cluv.] ,  Brandenburgum 
AD  Havelam,  Brennoburgum.  Brcaiden- 
bwg,  ville  de  Prusse,  dans  la  prov.  du 
même  nom. 

Cette  Tille  est  omise  par  Falkenstein  et  tous  les 
autres  bibliographes  ;  cependant  nous  trouvons  dans 
les  caialogues  des  foires  de  Francfort  TindicaUon  de 
plusieurs  ouvrages  publiés  dans  cette  ville  au  com- 
mencement du  xvii«  s.  Le  plus  ancien  est  celui-ci  : 
Gebeth  und  Gesang  avff  aile  tag  in  der  wochtn, 
auff  Anordnung  margraff  Johanne»  Geargen,  — 
Zu  Brandenburg,  bel  Henning  Tross,  1002.  in><k. 
Cet  imprimeur  Henning  Tross  avait  son  établissc- 
mrnt  principal  &  Leipzig. 

Brandenbi  RGUM  NovuM,  NeU'Biwidenburg, 
Tillo  du  jluché  de  Mecklenburg-Strelitz. 

LMmprimerie  existait  dans  cette  petite  ville  kla 
fin  du  xvi«  siècle  ;  voici  un  livre  imprimé  en  15M 
dont  la  Bibliotheca  exoliea  (Francfort,  1025)  nous 
donne  le  titre  :  D.  Eras,  Albert  verUhrte, 
Lehr  der  Carlêiader  und  aller  vornembtten  Laup- 
ter  der  Saeramentirer  widertauffer,  satrament- 
loMlerer...  und  verwuiier  aller  guten  Ordnung, 
Newen  Brandenburg,  i5M,  in-8. 

Braxdinos,  Arran,  île  d*Écosse,  dépendant 
du  comté  de  Bute. 

Brankcuim,  Brunecca,  Brunopous,  Bru- 
neyg^  Bruneck,  ville  du  Tyrol,  dans  le 
cercle  de  Pusterthal. 

Brangonia,  Branomum  [I lin.  Anton.],  B^v- 
viféviov  [Ptol.],ViGORNiA  [Ccll.],  vflle  dcs 
Cornavii,  dans  la  Bretagne  romaine, 
auj.  Worcester,  ch.-lieu  du  comté  de 
ce  nom,  sur  la  Severn.  Forbiger  croit 

Sue  ces  indications  se  rapportent  au 
RAViNiuM  de  ntin.d'Ant.,  qu'il  traduit, 
avec  Camden,  par  Bromféld, 

L*imprimerie  fleurit  k  Worcester,  comme  k  Can- 
terbury,  k  Ipswirh,  etc.,  k  une  époque  asseï  reculée, 
mais  elle  disparaît  pendant  le  règne  et  par  suite  de 
rinflnence  aesséchatile  de  la  reine  Marie  {withe- 
riig  influence,  dit  le  Dr  Cotton).  Ce  n'est  qu'An 
milieu  du  xviii*  siècle  qu'on  voit  refleurir  la  plupart 
de  ces  typographies  provinciales.  M.  Cotlon  cite 
Sampson  Evans  qu'il  qualifie  de  libraire,  peut-être 
même  imprimeur  k  Worcester  en  1058.  Un  Journal, 
le  Woreeiter  Postman,  fut  fondé  en  1778  par  Sa- 
muel B^n,  et  il  fut  suivi,  l'année  suivante,  d'une 
seconde  feuille  publique  :  the  Worcester  joumaL 

Brannodunl'm  [Itin.  Ant.],  Brancastrum, 
Brcmcaste)*,  ville  d'Angleterre  (Norfolk- 
shire). 

Brannovr'm,  voy.  Brangonia. 

Hransberga,  voy.  Brunsberga. 

Brantosomum,  Brantolmum  ,  Brantôme, 
bourg  de  Fr.  (Dordogne). 

Braslï:,  voy.  Prasia. 

Braslavta,  Bratislavta  ,  Braslmv,  ville  de 


Russie,  sur  la  Dwina,  dans  le  gouv. 
de  Wilna. 

Brassovia  [Luen.],  Corona  [Cluv.],  Ste- 
phanopous  jCluv.,  Cell.],  Kronstadt, 
Brassow,  Brassôy  ville  forte  de  Transyl- 
vanie (Land  der  Sachsen),  au  S.-O. 
d'Hermanstadt. 

J.  Nemeth  {Hht,  typogr.  Hungariœ  et  TranuU- 
vaniœ,  Pesthini,  1818)  et  Falkenstein,  nous  fournis- 
sent les  éléments  nécessaires  k  l'histoire  de  la  typo- 
graphie dans  cette  ville  :  Jean  Honterus,  né  en  laôs,  k 
Kronstadt,  alla  étudier  aux  universités  de  Cracovie,  de 
Wurtemberg  et  de  Râle.  Il  revint  en  1555  dans  sa 
ville  natale,  avec  un  matériel  typographique,  et 
fonda  une  imprimerie  qu'il  dirigea  lui-même  ;  sélé 
protestant,  il  fit,  k  l'aide  de  ses  presses,  une  propa- 
gande énergique  en  faveur  de  la  religion  nouvelle, 
propagande  que  combattit  du  reste  avec  un  lèlc 
tout  aussi  virulent  le  Dr  Georg.  Martmusius.  Hon- 
ler  mourut  le  25  Janv.  15A9.  Le  premier  livre  qu'il 
ait  imprimé  est  intitulé  :  /.  Honteri  compendium 
grammatices  latinœ,  Coronc,  1555,  in-12.  réiropr, 
en  1577,  in-8. 

Ses  successeurs  k  Kronstadt  furent  :  Valeniin 
Wagner,  écrivain  et  typographe,  dont  le  premier  vo- 
lume: KatYÏ/irivicOOâXrmvou  ToOOOocvtcpou  Kopù- 
veoc,  est  imprimé  par  lui-même  en  1550,  in-8  ;  Jo- 
hann Nitreus,  Geoi^r  Creus,  Micbael  Hermann,  Lucas 
Sefller,  Stephan  MQIler  et  Christian  Lehmann  :  ce 
dernier  imprimeur,  établi  k  Kronstadt  au  milieu  du 
XV1II«  siècle,  avait  aussi  un  atelier  typographique  à 
Linu. 

Bratananium,  ville  de  la  Rhœtie,  Brands- 
tetten,  sur  l'Ebraeh,  bourg  de  Bavière, 
suiv.  Reichard. 

Brattia  [Plin.,  ïtin.  Ant.],  Brazia  [Geog. 
Rav.l,  grande  île  de  la  mer  lllyrienne, 
auj.  Brazza, 

Bhatcspantium,  BreteuiJ,  village  du  dioc. 
de  Beauvais,  suiv.  le  P.  Menestrier, 
Mabillon  et  d*Anville  ;  le  P.  Oaire  veut 

Su'Amiens  ait  été  biUie  sur  les  ruines 
e  BRATispANTirM ;  suivant  Bisch.  et 
Môll.  ce  serait  Fiers,  bourg  du  dép.  de 
rOise. 

Braunatiim,  Braunate  in  Briegio,  Brunoy- 
sair-Yères,  commune  de  Fr.  (Seine-et- 
Oise). 

Braunodunitm,  Brunodt'num,  Braunau,  villr 
de  Bavière,  dans  rUnterdouaukreis  (k 
cercle  au-dessous  du  Danube). 

BrAUNSRERGA,  [Cluv.],  voy.  BRrXSBERGA. 

Brauron,  Bpaufwv  [Strab.,  Steph.],  ville  dr 
TEpire,  auj.  Vraona,  Vrana,  dans  la 
Roumélie. 

Braviarum ad  Samaram,  voy.  Brayim. 

Braviniim  [Itin.  Anton.],  Bromfu'hl,  ville 
d'Angleterre  (Shropshire). 

Bravum,  voy.  Bi  ROI. 

Brayum  ad  Samaram,  Bkaviarim,  Bray-sur- 
Somme,  ville  de  Fr.  (Somme). 

Brayiîm,  Braiacum  ad  Sequanam,  Bray-snr- 


205 


BRECASI.  —  BRENNOBURGUM. 


206 


Semé,  bourg  de  Fr.  (Seine-et-Marne), 
anc.  abb.  de  Gîteaux. 

Breca£i  {Y}. 

Proteblement  on  lien  d'impression  nipiMMé, 
eonuBe  Behoodi,  que  Melcy  croit  être  lliLAHO;  nous 
croyons  que  BiiCAM  siniifie  RolU. 

MwnuM  é^  Frati  Min.  €aiuf.  del  P,da  Bagna- 
«naOo.  Btrecatit  1618,  ln-12. 

Brecennum,  voy.  Arcennum. 

Brechinia,  Breconiun.  Brecknoeh,  comté  du 

pajs  de  Galles,  oont  le  chef-lieu  est 

Urscofi* 

/oMi'  kittanf  cf  tke  ctmuttf  wtu  prtnted  hère  te 
18tS.(DrCAippL) 

B11ECBINICIC9  Brechin,  bourg  d'Ecosse 
(comté  de  Forfar). 

BlIECISLABURGUIf,  TOy.  PR£SBUR0UM. 

Bredana  BARocmA,  Breda,  ville  forte  de 
Hollande,  dans  le  Brabant  septentrio-^ 
nal. 

Lnprimerie  en  1015,  sniT.  Falkenstein.  Nous  trou- 
ivtns  dus  le  Fiorigerium  lÀtrorum  raricrum 
(GroningK,  17t7,  in-12,  p.  2M)  une  traduction  hol- 
kndiise  dn  livre  suivant  t  Joéffue»  de  Weaenbeee. 
La.  detcriptkm  de  CSêtat,  nueès  et  oeeurreitee, 
«teemies  au  Paie  Bas  on  fatet  de  ta  retigton,  toi 
Breda  gednikt  bv  Isaac  Schiiders»  1016,  ln-4.  Jacques 
de  Wcaenbeec  ŒAnTeri,  conseiller,  puis  syndic  de  sa 
viUe  natale,  tut  dépoté  des  Provinces-Unies  auprès 
do  rai  d»£^i«ne  en  150S  (de  Tlioo,  liv.  40,  f.  520). 

Bredefortu,  Brefortium,  Breedevoort,  Bre- 
fort,  sur  l'Aa,  pet.  ville  de  Hollande 
(Gueldre). 

Bredo,  Bron,  village  du  Dauphiné  (Isère). 

Brega  [Luen.],  Briga  [id.],  Brieg,  ville  de 
la  Silésie  prussienne. 

Nous  ne  pouvons  foire  remonter  plus  haut  que 
1015  Plmprimerie  dans  cette  ville  :  Johann  Gaàrie- 
li$  andâektlge  Gebet  undSeufttxen  auffden  santd- 
gtickem  vnnâ  fUmembtten  (est  evangetien,  Brieg, 
bei  Gaspard  Siegfried,  1015,  in-8.  (F.  de  Francf.,  a. 
1025,  p.  Iftl.) 

BREGfnUM,     BfTfOltTtcv     [Ptol.],     BRFiïETIO 

[Itin.  Anton.l,  BwGrno  [Aur.  Vict.], 
Bergentio  [Tan.  Peut],  ville  de  Panno- 
nie,  sur  le  Danube,  auj.  Trùmmer,  près 
de  Szôny,  à  l'O.  de  Komorn  (Hongrie). 

Bregensistherîle,  Bregaua,  Brieg,  bourg 
de  Suisse  (cant.  de  Vaud). 

M.  Temaux  cite  un  vol.  imprimé  dans  cette  loca- 
lité :  CtOMéU  Phitomust  exelamatio  in  acerrimam 
hottimn  invaglonem  in  vaUem  Turrenam.  Brega- 
Itc,  1020. 

Brkgentu,  Brigantia,  Bregenz,  riv.  qui 
se  perd  dans  le  lac  de  Constance. 

Bregentiuh,  voy.  Briganthim. 

Bregeho,  voy.  Breg^tium. 

Brema  [Cluv.  Cell.],  Fabiranum,  Fabirana 
Saxokum,  la  ville  libre  de  Brème,  sur  le 
Weser, 


Falkenstein  ne  Ikit  remonter  qu'à  Tannée  1585 
l'introduction  de  la  typographie  dans  cette  ville  ; 
nous  pouvons  la  reporter  k  1502. 

La  première  édition  d'un  des  plus  rares  volumes 
du  célèbre  dissident  Francowiu  fut  donnée  dans 
cette  ville;  Bsner  nous  en  donne  le  titre  exact:  Diê- 
putatio  de  originaU  peeeato  et  libero  art/itrio, 
inter  M,  Placium  Ulyrieum  et  Victorin,  Strigelium 
publiée  Finariœ  (Weymar)  per  tntegrwn  hebdoma^ 
dam  prœeentHna  iliustriss,  Saxoniœ  Prineipibus 
a,  1500.  /frit.  M.  Aug.  habita,  cum  prœfatione.,. 
Bmne,  1502,  in-4.  (CaL  de  la  bibl.  des  eoi-diêant 
jésuites  du  coll.  de  Ctermont,  no  881,  vendu  18  li- 
vres). La  Bibl.  saxon,  de  Struvius  (p.  1005)  cite 
aussi  ce  volume  sous  le  titre  de  Aeta  CoiloguU  Fi' 
nariensis  de  Peeeato  originis..é 

Le  cat.  des  frères  de  Tournes,  de  1070,  nous 
donne  un  grand  nombre  d'indicaUons  antérieures  à 
celle  que  fMimit  Falkenstein;  citons  Ambr,  Wolfii 
Fundamenta  Lutheran.  de  ubiquitate  expensa, 
Brems,  1579,  in-ft. 

Les  première  imprimeura  de  Brème  sont  Amoldns 
Wessel  et  Bembardus  Pétri. 

Bremacum,  Berneghjm,  Brinnacum  [Cart. 
»  IX  sœc],  Bargny,  auj.  Bamy-Bivière, 

village  près  de  Soissons  (Aisne),  anc. 

villa  roysde,  dans  le  dioc.  de  Senlis  (ab. 

Lebeuf). 

Brembatitm  inferius,  Brembato  (H  SoUo, 
bourg  du  Milanais,  dans  la  délég.  de 
Bergame. 

Brehbus,  le  Brembo,  riv.  du  pays  Berga- 
masque. 

Bremeniuh,  voy.  Bramentum. 

Brementônacum  [Itin.  Ant.l,  Brembtenra- 
CUM  [Geo.  Rav.],  ville  des  Brigantes, 
dans  la  Britannia  Romana,  auj.  06er- 
burrow,  dans  le  Yorkshire,  suiv.  Man- 
nert  et  Forbiger. 

Bremetum,  Brema,  bourg  du  Piémont,  au 
continent  de  la  Sesia  çt  du  Pô. 

Bremogartum,  Bremgarten,  bourg  de 
Suisse,  sur  la  Reuss  (cant.  d'Argovie). 

Brena,  Breona,  Briona  villa,  Briennium, 
Brienne,  ville  de  Fr.  (Aube)  ;  anc.  villa 
royale  [Praec.  Car.  C.J. 

Brendulum,  Brentula,  Brentola,  bourg 
d'Italie,  près  Vicence. 

Brenianum,  Bregnano,  bourg  du  Piémont 
sur  la  Sesia. 

Brennacum,  Brinnacum,  Brana  adVidulam, 
Braina,  Brinagum  [Greg.  Tur.],  Brin- 
NAicuM  [id.],  Braunade  [Gesta  Dag.], 
Braine-sur^la-Vesle,  bourg  de  Fr.,  près 
Soissons  (Aisne);  anc.  villa  roy. ;  con- 
cile en  580  ;  abb.  de  Prémontre.     , 

Brennensis  circulus,  le  cercle  de  Brùnri,  en 
Moravie. 

Brennia  comitis^  Bronium,  Braine-le-^omte, 
ville  de  Belgique  (Hainaut). 

pRENNOBURGUM,  VOy.  BrANDFJIURGIUM, 


207 


BRENNOVICUM.  -  BRETOLIUM. 


208 


Brennovicum,  Fanum  Sancti  Joannis  in 
VALLE  Mauriana,  S.' Jean  de  Mavrienne, 
ville  de  Fr.  (Savoie). 

Brennum,  Breno,  bourg  vénitien,  sur 
rOgno. 

Brenta,  riv.  de  la  Rhaetie,  auj.  le  Brenz, 
afil.  du  Danube. 

Brenta,  Brentia,  Brenz,  bourg  de  Wur- 
temberg, sur  la  riv.  du  même  nom. 

Brentesia,  Medoacus  MAJOR  JPHn.,  Cell.], 
la  Brenta,  fl.  d'Italie;  se  jette  dans  l'A- 
(iriatique. 

Brentonicum  [P.  Diac,  Cluv.],  Brentonico, 
bourg  du  pays  vénitien. 

Breona,  voy.  Brena. 

Brescu,  Bressicia,  Bresica,  Brestia  in 
LiTHUANiA,Brz6SC  (Brzésciu),  ville  et  pa- 
latinat  de  Lithuanie. 

Masch,  dans  ion  édition  de  la  BièUotheca  ioera 
de  Leloiif,  et  Faikenstein,  dans  sa  Table  chronolo- 
gique, donnent  1M6  comme  date  de  Tintroduction 
de  la  t]q>ographie  dans  cette  ville.  Masch  cite  un 
Pentateuque  imprimé  par  les  Juift  &  cette  époque, 
ce  qui  prouyerait  que  la  première  imprimerie  aurait 
été  établie  par  eux;  mais  de  Rossi  n*ea  parle  pas,  et 
le  fait  doit  paraître  au  moins  douteux,  car  le  livre 
est  resté  inconnu.  C'est  à  1550  seulement  que  tous 
les  bibliograplies  et  Falkenstein  lui-même,  se  recti- 
fiant (p.  S05),  font  remonter  le  premier  établisse- 
ment d'une  Imprimerie  dans  cette  ville. 

Nicolas  Radziwil,  palatin  de  Vilna,  zélé  protecteur 
des  dissidents,  dépensa  plus  de  10000  flofins  d*or,  dit 
Hegenvolscius  [HisL  Èecle$,Slavonteœ,  1. 1),  pour 
la  création  d'im  établissement  t)'pographique  k 
Brzesé,  et  l'imprimeur  qu'il  mit  à  la  tête  de  cet  éta- 
blissement s'appelait  Bernhard  Woiewodka.  Le  livre 
par  lequel  il  débuta  est,  selon  toutes  probabilités, 
Simonis  Zaici  confetsio  fldei  ecelestœ  Velnensis 
contra  exnurgentea  AnabapliÊlas.  Brestiv,  1559, 
iu-(i.  Mais  la  célèbre  Bible  polonaise  de  156S  est  la 
publication  la  pins  •  Importante  ;  en  voici  le  titre 
exact  * 

Bibiia  Swi^ta,  iho  iest  Ksiçgi  êtarego  y  Nowego 
Zakonu  wlamie  z  Zydowskiego^  Greekiego  y  La- 
cinMkiego,  nowo  na  Polski  i0yk  z  pilnoscia  y 
wiemie  wylofone.  —  Drukowano  w  BDescio  Li- 
te wskim  z  roskatania  a  nakladem  OswieconegroPana, 
Pana  Mikolaia  Radxiwila  Ksiazecia  na.  Olyce  y  na 
Nieswiezu,  etc.  156S,  in-fol.,  fig.  s.  b.,  579  et  143  AT. 

Cette  traduction  avait  été  faite  sous  les  yeux  du 
prince  Radziwil  à  Pinczow,  peUte  ville  près  de  Cra- 
covie,  par  un  grand  nombre  de  savants  protestants, 
parmi  lesquels  on  peut  citer  Simon  Zacius,  Bernard 
Ochin,  André  Trtecieski,  Mart.  Rrowicki,  etc. 

Une  seconde  traduction,  faite  par  Simona  Budnego 
(Simon  Budneus),  fut  imprimée  en  1572,  non  pas  à 
Brzosc,  comme  le  dit  M.  Temaux,  mais  à  Zaslaw 
(w  2eslawin)  ;  c'est  un  \ol.  in-4,  qui  n'est  pas  moins 
recherché  et  est  peut-être  encore  plus  rare  que  le 
précédent. 

Bressl\,Segusianus  ager,  Brexia^  la  Bresse, 
LUC.  prov.  de  France;  forme  auj.  le 
lép.  de  l'Ain. 

Bressuira,  voy.  Bercorium. 

Brestia,  voy.  Bresca. 

Brestia,  Brestum  oppidum,  Brest,  ville  et 
port  militaire  de  Fr.  [Finistère]. 


de 


Le  nom  de  celte  ville  apparaît  pour  la  première 
fois  dans  une  chronique  du  ix»  siècle. 

Le  savant  bibliothécaire  de  la  ville  de  Brest,  M.  P. 
Levot,  nous  adresse  au  sujet  de  l'imprimerie  bres- 
toise  la  comraunicaUon  suivante  : 

L'état  de  barbarie  dans  lequel  Brest  resta  plongé 
Jusque  vers  1681  donne  tout  lieu  de  croire  qu'aucun 
imprimeur  n'exista  dans  cette  ville  avant  Olivier 
DriUet,  qui  prenait  en  1681  le  titre  d'imprimeur  du 
Boy  et  de  la  marine,  et  imprimait  sur  placard  de 
formatpetit  in-fol.  les  Lettres  patentes  de  Louis  XI  F, 
données  à  Versailles  au  mois  de  Juillet  1681,  lettres 
constitutives  de  la  nouvelle  marine. 

La  Camille  des  OriUet  semble  avoir  été  une  famille 
d'imprimeurs,  car  Nicolas  du  Brayet,  imprimeur  à 
Morlaix  en  1647,  avait  épousé  une  Drillet,  parente 
vraisemblablement  de  Pimprimeur  brestois. 

Un  peu  après  DriUet,  nous  trouvons  la  mention 
d'un  Guillaume  Camarec,  qui  prend  le  titre  d'impri- 
meur et  libraire  de  la  marine  ;  il  imprima  en  1699, 
sur  parchemin  in-plano,  les  Statuts  réformés  de  la 
corporation  des  cordonniers  de  Brest.  En  tête  est 
un  fleuron  fort  bien  gravé  représentant  les  armes  de 
France  supportées  par  des  anges.  La  première  ligne 
commence  par  un  L  ob  se  voit  un  personnage  nimb<> 
placé  sur  un  fond  parsemé  de  fleiuv  de  lis. 

Ce  G.  Camarec  a  dû  imprimer  le  Traité  d'hydro- 
graphie de  Coubait,  premier  professeur  d'hydrogra- 
phie à  Brest.  Colbert  en  avait  autorisé  l'impression 
au  mois  de  mare  1684,  et  une  lettre  de  ce  ministre, 
datée  du  12  Janvier  1685,  et  adressée  à  M.  Desclou- 
leaux,  intendant  de  la  marine  à  Brest,  lui  prescrit 
d'envoyer  à  Ilochefort  150  exemplaires  du  Traité  de 
navigation  que  le  sieur  Coubait  a  fait  imprimer. 

Un  autre  imprimeur,  Jean-Louis  Camarec,  demeu- 
rant vis-à-vis  la  maison  de  l*intendant, »ux\ni*  s., 
est  probablement  le  Gis  de  Guillaume. 

Un  imprimeur,  Romain  Malassis,  de  la  famille  des 
imprimeure  d'Alençon,  prend  le  titre  û*imprimeur 
de  la  marine  et  des  armées  navales  de  Sa  Majesté  ; 
il  imprime  ven  1696  une  tragédie  sacrée  de  dom 
Jean  Cadec,  prêtre  du  diocèse  de  Léon,  Brest,  in-8  ; 
et  vers  1698,  les  privilèges  accordez  par  Louis  XIV, 
très  crestien,  aux  maire,  eschevins  et  habitans  de  la 
ville  de  Brest,  pet.  in-8. 

Citons  pour  mémoire  deux  numéros  du  catal. 
Dubois  :  an  imitation  lésus-Christ ,  hon  Salver 
Biniquet,  E  Brest,  1689,  in-8,  et  :  €in  Templ  eonsa- 
cret  der  Passion  lesus^hrist,  E  Brest,  1695,  ln-8. 

M.  Frère  (BibL  nomi..  Il,  p.  569)  nous  donne 
aussi  le  titre  d'un  ouvrage  imprimé  à  Brest  en  169S  ; 
c'est  un  Exercice  en  général  de  toutes  les  manœu- 
vres qui  se  font  à  la  mer^  par  l'amiral  de  Tour- 
ville,  in-8. 

L'arrêt  du  conseil  du  21  juillet  1704,  qui  fixe  le 

nombre  ûes  imprimeurs  tant  à  Paris  que  dans  les 

villes  de  province,  en  autorise  un  seul  pour  la  ville 

de  Brest. 

Le  Bapport  fait  à  M.  de  Sartines  signale  deux  im- 

Srimeries  existant  à  Brest  en  1764,  celle  de  la  veuve 
amaret,  et  celle  de  Romain-Nicolas  Malassis,  qui 
possède  4  presses. 

Brestiensis  PALATIN  ATI  s,  Woieicodut  dl' 
Brzesc,  en  Lithuanie. 

Brestum,  voy.  Brestia. 

Bretelium,  voy.  Bretolium. 

Bretiniacum,  Bretigny;  plusieurs  localités 
en  France  portent  ce  nom,  mais  le 
traité  de  4360  fut  conclu  dans  un  ha- 
meau de  la  Beauce,  au  dioc.  de  Char- 
tres, auj.  dép.  d'Eure-et-Loir. 

Bretouum,  Bretelrtm,  BRrroucM  palatium 
Charta  Ph.  Aug.  a.  1204],  Britouum 
Charta  Ludov.  vui,  a.  1223],  Breteuil- 


209 


BREUœMAGUS.  —  BRIOCENSE  OPPIDUM. 


210 


sur-IUm,  ville  de  Fr.  (Eure),  anc.  villa 
royale.  =  BreteuHsur-Noye,  ville  de  Fr. 
(OL^). 

Breucohagus,  voy.  Brocomagus. 

Breuiha  valus,  le  val  de  BoUenza,  Boknzer 
Thaï,  CD  Suisse. 

Brelthe,  ville  d*Arcadie,  au  N.-O.  de  Mé- 
galopoliSy  aig.  Karithene,  en  Morée. 

Brevaixis,  Brev<il;  plusieurs  localités  en 
France  portent  ce  nom. 

Breviodurum  [Itin.  Anton.],  Audemari 
PONS,  ville  (les  Lexovii,  dans  la  Lyon- 
naise W,  auj.  Pont'Attdemer,  ville  do 
Fr.  (Eiu^). 

Noos  penMos  que  c*est  par  suite  d'une  erreur  de 
non  on  d'tanée  que  II.  Frère  [Bibl.  nomt,)  donne 
15SS  comme  dite  de  l'introduction  de  la  typographie 
dans  la  Tille  de  Pont-Audemer,  et  le  nom  de  Guil- 
laume Oural  comme  premier  libraire-imprimeur  : 
nous  ignorons  sur  quels  livres  peut  s'étayer  cette 
assertion,  et  nous  désirons  vivement  être  édifié  à 
ce  s^let. 

Bresia,  voy.  Brixia. 

Brezei:m,  Brézé,  bourg,  chat,  et  marquisat 
d'Anjou  (Maine-et-Loire).  On  trouve 
dans  le  Voyage  des  reL  Bènéd.,  Petrus 
Brezeus,  F^nqsca  Brezea,  etc. 

Bria,  voy.  Braia. 

Brianzonu  arx,  Biiançonnet,  sur  l'Isère, 
pet.  ville  de  France  (Isère). 

Bruru,  voy.  Brivodurdm. 

Bricejuh,  Bricesum,  Briey,  bourg  di?  Fr. 
(Moselle). 

Bricucus,  Bructugus,  Brécé,  commune  de 
Fr.  (Mayenne). 

Briela,  Briel,  pet.  ville  de  la  Hollande  du 
Sud. 

Le  Cat.  de  Daniel  Elzevir  de  1681  nous  fournil 
une  indication  qui  nous  permet  de  faire  remonter 
à  16U  la  date  de  rimpriroerie  dans  cette  ville  :  Ja- 
cobi  Revit  Thekei  contra  Carthenium,  Briel,  16AS, 

Briensis  pagus,  Brigensis  ager,  Briegii:s 
sALTis,  la  Brie,  anc.  prov.  de  France. 

Brjeza  nDA,  Treuen-Briezen ,  ville  do 
Prusse,  dans  le  gouv.  de  Potsdam. 

Briga,  le  Breg,  riv.  du  gr.-duché  de  Bade. 

Briga,  voy.  Brega. 

Brigabannis,  Brigobanna,  ville  de  la  Vin- 
délicie,  sur  le  Danube,  auj.  Breunlin- 
gen,  bourg  du  gr.-duché  de  Bade. 

Briganconia,  Bregançm,  village  et  chat, 
de  Provence,  érigé  eu  marquisat  en 
1574  (Var). 

BRiGANTEs^anc.  peuple  d'Irlande;  occupait 
la  province  de  Leinster. 


Brigantes,  peuple  de  la  Bretagne  romaine; 
occupait  les  comtés  de  Cumberland, 
Westmoreland,  Lancaster,  York  et 
Durham. 

Brigantu,  voy.  Bragaktu  et  Brigantium. 

Brigantinïis  ager,  le  Briançonnais,  district 
de  Fr.,  autour  de  la  ville  de  Briançon. 

Brigantinus  lacus,  voy.  Bodamicus  lacus. 

Brigantium,  Bpi-yavncv  [Dio  Cass.^  Flavium 
Brigantium,  <ï>Xat&ûï&v  Bpi-yoÉvnov  [Ptol.] , 
Brigantia  [Oros.],  ville  desCallaici  Lu- 
censes,  dans  la  Tarraconaise,  sur  l'em- 
placement actuel  de  laquelle  on  est  peu 
d'accord  ;  mais  les  principales  autorités 
penchent  pour  Coruna,  la  Corogne,  ville 
rorte  et  port  de  Galice  ;  Mannort  penche 
pour  le  Ferrol  et  Reichard  pour  Betan- 
zos,  près  de  la  Corogne, 

Brigantium  [Itin.  Anton.,  Tab.  Peut.;  etc.|, 
Bpt-yflcvTiGv  [Ptol.,  Strab.l,  Byrigantum, 
BJ)t7<xvTia  [Julian.  Ep.],  Briscatio  [Geo. 
Rav.],  Bhegetio^  ville  des  Caturiges, 
dans  la  Gaule  Narbonaise,  auj .  Briançon, 
ville  de  Fr.  (Hautes-Alpes). 

Brigantium  [Tab.  Peut.],  Bpi-yivTiov  [Strab., 
Ptol.],  Brigantia   [Amm.  Marc,  Itin. 
Anton.],  Bregenz,  ville  du  Tyrol  autri- 
chien; chef-lieu  du  Voralberg,  sur  le  ' 
lac  de  Constance. 

Imprimerie  en  1711  [Dr  Cotton*s,  5uppf«];mals 
M.  Temaux  cite  :  Plancher  Baitwas»er  dur  eh 
P.  N.  N.  P.  Brcgentz,  1669,  in-8. 

Rrige  [Itin.  Anton.],  ville  de  la  Bretagne 
romaine;  auj.  Broiigton,  ville  du  Hamp- 
shire  [Camden]. 

Brigensis,  voy.  Briensis  pagus. 

Ôrigetum,  voy.  Ovetum. 

Briguna,  Baniann,  ville  d'Espagne 
[Graësse] . 

Brigolium,  Brigueil,  bourg  de  Fr.  (Cha- 
rente). 

Brinnacum,  voy.  Brennacum. 
Brinnium,  voy.  Brdna. 

Brinolium,  Brinonia,  Brigmles,  ville  de 
Fr.  (Vdr). 

Briocense  oppidum,  s.  Brioci  faxum,  Brioc.e, 
Brioci  Castrum,  Castel  de  Brioc  [Guill. 
Gemet.],  St-Brieu^,  ville  de  Fr.  (Côtes- 
du-Nord). 

Le  premier  imprimeur  de  Saint-Brieuc  s'appelait 
Guillaume  Doublet.  Voici  le  premier  livre  que  nous 
connaissions  de  lui  :  Les  hymnes  on  cantiques  sacrez 
à  la  gloire  (Ut  Dieu,  tirez  de  plusieurs  sainctt  pères 
et  docteurs  anciens,  traduicts  en  vers  français 
sur  tes  plus  beaux  airs  de  ce  temps,  par  le  sieur 
Auffray  Pleduno,  chanoine  de  Véglise  cathédrale 
de  Sainct'Brieuc,  A  Sainct-Brieuc,  par  Guillaume 
Doublet,  1623,  in-8.  GoUetet  dit  de  ce  brave  cba- 


2H 


BRIONNA.  —  BRIVA  ISARiC. 


242 


noine ,  qu*U  s*cxpriine  si  nistiquement  et  avec  un 
style  si  contraiot  et  si  barbare,  qa*il  lemUe  tenir  un 
peu  plus  de  Tair  de  Pantique  langage  des  Goths  et 
des  Vandales  que  de  Tair  de  notre  langue  française. 

En  1027,  le  même  Guillaume  Doublet  Imprima  : 
Vie  et  nUracUB  ae  S.  Brieuc  et  de  5.  Guillaume^ 
eiuemble  ta  tranUattan  des  reliques  dudit 
5.  Brieue...  avec  des  remarques  et  des  oëserva- 
tioM^  par  L,  G,  delà  Devison,  chanoine  de  t'éçtise 
de  S.  Brieuc.  Saint-Brieoc,  Doublet,  1027,  in-0. 

Rn  lOM,  le  même  imprimeur  donne  une  nouvelle 
édition  des  t^Uoques  bretons,  de  J.  Quiquicr  le 
Roacovite. 

Les  arrêts  du  conseil  du  21  Juillet  1704  et  du 
SI  mars  17S0  autorisent  un  seul  imprimeur  dans  la 
ville  de  Saini-Brieuc,  et  cet  imprimeur  privilégié 
est  Jean-Louis  Mahé,  éubli  en  1751. 

L'arrêt  du  12  mai  1759  confirme  les  précédents. 

Brionna,  Brionu,  Brùmne,  pet.  ville  de 
Normandie  (Eure)  ;  concile  en  1050. 

Briovera,  Oppidum  Sancti  I^audi^  Sanlau- 
DDM,  Sixint-Lô,  ville  de  Fr.  (Manche). 

Suivant  M.  Frère,  l'imprimerie  date  en  cette  ville 
de  rannée  idSti  et  le  premier  typographe  s'appelle 
Jean  Pien.  Le  Catal,  Offar,  cité  par  M.  Cotton,  oonne 
un  kaUndrier  Mstorial  et  atmanaeh  perpétuel^ 
in-10  (n*  437),  et  les  Pseaumes  mis  en  rime  par 
C.  Marot  et  T.  de  Beze,  avec  la  prose  coireapon- 
dante,  verset  pour  verset,  in40  (n*  452).  portant 
St'Lô,  comme  lieu,  et  1507  comme  date  d'unpres- 
sion  ;  nous-même  pourrions  citer  un  volume  pu- 
blié sous  la  rubrique  St-Lâ^  en  1505,  mais  imprimé 
k  Rouen.  Ccst  seulement  à  la  date  fixée  par  M.  Frère 
que  nous  pouvons,  avec  certitude,  fiiire  remonter 
l'introduction  de  la  typographie  dans  cette  Tille. 
Parmi  les  livres  sortis  des  presses  de  J.  Pien,  qui 
prend  le  titre  d^imprimeur  et  libraire  du  coUège^ 
nous  citerons  une  pièce  assez  rare  :  Lettre  héroïque 
sur  le  retour  de  M,  te  Prince  à  madame  la  du- 
chesse  de  Longuevilie,  par  te  steur  Jacques  de 
CaitUères.  St-LÔ,  J.  Pien,  1000,  in-4. 

L'arrêt  du  èonseil  du  SI  mars  17S9  supprime  l'im- 
primerie dans  la  ville  de  Saint-LÔ. 

Bripium^  Brwio,  bourg  de  Lombardie^  sur 
TAdda. 

Brisacum,  Brisiacus  mons  [Itin.  Anton.j^ 
Brescha  [Geo.  Rav.]^  Braccdm  Saccum, 
Breisach,  Brisach,  anc.  cap.  du  Brisgaw^ 
ville  du  gr.-duché  de  Bade. 

Brisacum  ksDEGAyiJE,  Brissac,  bourg  et 
chat,  de  Fr.  (Maine-et-Loire). 

Brisacum  novum,  Neu-Breisach,  ville  de  Fr. 
(Haut-Rhin). 

Brist.avia,  Brigovia  [Cell.,Cluv.],  Brisiga- 
viA  [Cluv.],  der  Breisgau,  le  Brisgaw, 
anc.  prov.  du  gr.-duché  de  Bade. 

Bristolia,  Bristolidm,  Brictzstowensis  c:i- 
vrrAs  (xin«  s.).  Bristol,  ville  et  comté 
d'Angleterre. 

Cest  à  1042  que  le  Dr  Cotton  fait  remonter  l'in- 
troduction de  la  typographie  à  Bristol  ;  il  cite  :  A 
sennon  by  Bichard  Towffood,  104S,  in-8  (Inconnu 
4  Lowndes).  —  Certain  observations  on  the  new 
league  or  covenant,  etc.,  with  a  eopy  ofsaid  co- 
venant,  in-4,  Bristol,  prmted  for  Richard  Harsell, 
and  are  lo  be  sold  by  him  in  Bristol,  1043. 

Citons  encore  :  BowetVs  Mercurius  Hibemicus; 
or  a  disconrse  of  the  insurrection  iti  Ireland. 
Bristol,  1044,  in-4. 


Bruannia  [Cœs.,  Tac,  etc.],  ia  Bpirwwixf. 
wo;  [Strab.],  ii  BptTTovia  [D.  Cass.], 
iQ  Bpimvia  [Ptol.J,  Albion  [Plin.],  '^6ut«v 
vwoo;  [Ptol.] ,  Angua,  V Angleterre  [£ng- 
land),  ou  la  Grande-Bretagne  (en  saxon  : 
Vryaain). 

BarrANMA  barbara,  voy.  Galedomia. 

BrTTANNIA  niFERIOR  SEPTENTRIONAUS  [Ccll.], 

au  nord  de  la  Bretagne  romaine,  for- 
mant auj.  les  comtés  du  Cumberland, 
West-Moreland ,  Lancaster,  York  ot 
Durham. 

BarrANMA  minor,  voy.  Armorica. 

Britannia  romana,Britanxia  major  [Cluv.], 
Britaknu.  propria  ,  [CelL] ,  V Angleterre 
propre,  séparée  de  la  Britannia  indé- 
pendante par  le  mur  d'Adrien,  de  New- 
castle  au  nrth  of  Solway. 

Brftannia  secdnda,  Cambria  [Cluv.,  Cel  1.1, 
CAMBRo-BRrrANNu,  KiMRu,  Walua,  le 
Fays  de  Galles,  en  Angleterre. 

Britannica  insula,  les  lies  Bntanniques, 

BRrrANNODUNUM,  Castrum  Britoncm,  Dum- 
BRrroNiuM,  Dumbartœi,  ville  et  chat. 
d*Ëcosse,  ch.-lieu  du  comté  du  même 
nom. 

BarroLicM,  voy.  Bretouum. 

BanTENEVALUs,  Britenevalle,  Bemeval-le- 
Grand,  bourg  près  Dieppe  (Seine-Infé- 
rieure). 

Briva  cdrretia,  Briyatensis  vicus,  Brives- 
larGaillarde,  ville  deFr.  (Corrèze). 

Nous  trouvons  au  catal.  Baluae  (no  8201)  un  toI. 

Sue  cite  aussi  M.  Temaux  :  Histoire  de  S.  Martin 
e  Brive,  par  Jean  Conte,  Brive,  10S5,  in-12  ;  nous 
trouvons  encore  au  t.  UI*  du  cataL  Dubois  (n*  1M8), 
te  Siècle  illuminé,  ou  exercice  de  piété  pour  vivre 
spirituellement  dans  le  monde,  par  te  P.  U»  de 
ac.  Brive,  1049,  in-12. 

Briva  IsÂRM  [Itin.  Anton.,  Tab.  Peut.], 
Brivisar^e,  Pons  Isaile,  OEsiensis  Pons, 

PONTŒSIA,     PoNTESIA      IN     VeUOCASSIBOS 

SCh.  Lud.  vm,  a.   i  179],  Pontoise,  ville 
le  Fr.  (Seine-et-Oise). 

Nous  ne  pouvons  assigner  de  date  certaine  à  rin- 
troduction  de  rimprimerie  dans  cette  localité.  Le 
P.  Lelonc  et  le  cataL  de  la  Bibl.  irop.  nous  donnent 
le  Utre  d'un  vol.  imprimé  en  10S7  :  Histoire  oéri- 
table  de  l'antiquité  et  prééminence  du  vicariat  de 
Pantoise  et  du  Vexin  français  (par  le  curé  de  St- 
Nicolas  du  Chardonnet,  Hipp.  Ferret  de  Pontoise), 
dont  la  première  édition  fût  donnée  4  Paris  en  10S7, 
chez  la  veuve  Chevalier,  mais  dont  la  réimpression 
de  la  même  année  porte  :  Paris  et  Pontoise,^  /.  de 
la  Varenne,  in-4.  Mais  très-probablement  ce  Jean 
de  la  Varenne,  dont  nous  ne  trouvons  le  nom  ni 
dans  Lottin  ni  dans  la  Caille,  était  un  simple  li- 
braire de  Pontoise  qui  obtint,  en  se  rendant  acqué- 
reur d'une  partie  de  l'édition,  rautorisation  de  faire 
imprimer  son  nom  sur  le  frontispice. 

En  1052,  le  pariement  étant  à  Pontoise  se  fait 
suivre,  comme  a  Tours  en  1589,  d'un  imprimeur  et 
d'un  matériel  suffisant,  et  plusieurs  pièces,  daté<^ 


2H 


BRIVAS.  —  BROCARIACUM  PALATIUM. 


âU 


et  cette  époque,  soot  imprimées  sous  la  rabrknie  t 
PomttHse.  (Voy.  calai,  de  Phist.  de  France,  Riblioth. 
impér..  tom.  fin,  n**  S099,  St09,  SUO,  5147,  etc.) 
Toutes  ces  pièces  sont  imprimées  par  Jean  Courant* 
Cette  tille  ne  figurant  ni  k  Parrêt  du  conseil  de  1704, 
ni  à  celui  de  17S9,  ni  au  rapport  fait  ft  M.  de  Sar- 
tiMS  en  1764,  il  est  clair  que  rétablissement  de  Jean 
Gourant  ne  continua  pas  à  fonctionner  après  le 
rappel  du  Parlement. 

Brivas  iSidon.  Apoll.J,  Brtvatum  in  Arver- 
MA,  Brivata,  ville  (les  Arverni^  dans  la 
Gaiile  Aquitaine^  auj.  Brmuie,  ville  de 
Fr.  (Haute-Loire). 

Brivas  vêtus,  Bri(mde4a- Vieille,  sur  l'Al- 
lier, bourg  de  Fr.  (Haute-Loire). 

BrIVATES    KORTCS  ,    bfiOWlVK  Xiutljv    [Ptol.], 

dans  la  Brit.\nnia  minor,  auj.  le  Croisic, 
ville  de  la  Loire-Inférieure,  suiv.  d'An- 
ville  ;  le  bourg  de  Batz,  dans  le  même 
dép.,  suiv.  Gosselin  ;  et  une  localité 
entre  Guérande  et  le  Croisic,  du  nom 
de  Brivain  ou  Brévin,  suiv.  Reichard. 

Brivouurcm  [Itin.  Anton.,  Tab.  Peut.], 
Briare,  ville  de  Fr.  (Loiret). 

Bri\ellum  [Tacit.,  Plin.],  BpiÇsXXov  [Ptol.], 
Brexuxum  [P.  Diac.],  sur  le  Pô,  et  sta- 
tion de  la  voie  qui  conduisait  de  Rcg- 
gio  à  Crémone,  auj.  BregelUi  ou  Bres- 
relia. 

Brixia  [Liv.,  Plin.,  etc.],  Beiïî*  [Strab.], 
Bpi(ta  [Ptol.],  Brexu,  ville  des  Ceno- 
nianni,  dans  la  Gaule  Transpadane, 
auj.  Brescia,  ville  d'Italie,  chef-lieu  de 
la  dclég.  du  même  nom,  dans  le  Mi- 
lanais. 

Le  cardinal  Quirini  {de  Utterat.  Brixtana,  ln-4. 
Brixis,  17M),  Amati  (p.  (k20  et  suiv.),  Mauro  Boni 
{Primi  Mri  a  gtampa  deil*  italia  mper.  —  Ve- 
neaia,  17M,  pet.  in-fol.  p.  7S  et  suiv.),  se  sont  occu- 
pés saécialeinent  de  Phistoire  de  la  typographie  à 
Breacta.  Voici  ce  que  nous  croyons  devoir  extraire 
de  ces  volumineux  documents  :  L'imprimerie  fut 
introduite  à  Brescia  vers  1A72  ;  on  trouve  à  cette 
date  un  vol.  imprimé  en  caract.  ronds,  sans  nom  de 
lien  ni  d'imprimeur,  mais  que  l'on  s'accorde  k  con- 
sidérer comme  le  premier  produit  de  la  typographie 
bressane.  Cest  un  in-foL  de  70  ff.  à  S7  1.,  sans  ch., 
réel,  ni  sign.,  inUtulé  x  Lamardi  Arretini  (sic) 
Ep^oUurrm  ||  famiUarUfm  Uber  primvs  feUci  ||  ter 
imeipU,  MCOCCLXXU. 

Par  qui  fut  imprimé  ce  volume  rare  et  précieux  ? 
e!U-ce  par  Thomas  Ferrando,  le  premier  imprimeur 
bressan? est-ce  par  rimprlmeur  également  anonyme 
du  VirgQe  de  1473?  voilà  ce  qu'il  nous  est  Impossi- 
Ue  de  déterminer.  Le  caract.  rond  avec  lequel  il  est 
e'xécuté  n'a  aucun  rapport  avec  celui  de  Thomas 
Ferrando.  Le  voL  commence  par  deux  épttres  adres- 
sées à  révteiie  de  Padoue,  J.  Zeno,  par  Anu  Moreto 
de  Bresda,  réditeur,  et  Jér6me  Alessandrino  ;  mais, 
parce  que  Péditeur  cPun  livre  est  de  Brescia,  on  ne 
peut  afllnner  que  ce  livre  soit  imprimé  k  Brescia. 

Le  second  volume  imprimé  dans  cette  ville  serait, 
au  dire  de  Mauro  Boni,  le  célèbre  pofime  de  Fran- 
cesco  de  Stabili,  plus  connu  sous  le  nom  de  Fran- 
ceaoo  ou  Geceo  d'Asooli,  VAeerba,  in-fol.  s.  d.  (154 
poftee  fmirresae  oU*  aUetza  <U  9  poUiei  et  tre  di 
terf  AfSM),  16  lignes  à  fai  page  entière  ;  k  la  fin  : 

FINIS 
BIXlETHOIfAFERlino  AUTORE  [tic). 


Parmi  les  autres  productions  de  cet  imprimeur, 
non  datées,  mais  révélant  une  grande  antiquité,  par 
les  caractères  et  par  l'absence  de  ch.,  récL  et  sign., 
nous  citerons  t  la  ira  édiUon  de  Lucrèce^  in-fol., 
104  ff.,  rarissime  vol.  dont  Dibdio  croyait  posséder 
le  seul  exemplaire,  et  qui  depuis  a  été  décrit  dans 
le  caul.  de  la  bibl.  d'Eki  (p.  04)  ; 

La  première  édlt.  de  Properce,  in-4,  sans  aucune 
désignation,  mais  toujours  exécutée  avec  le  même 
caractère  ; 

Un  Térenee,  un  Aulu-GelU,  les  Epttre»  de  Pha- 
laris,  les  Oroitones  Ciceronis  et  une  pièce  de  4  ff., 
petit  In-4,  dont  on  ne  connaît  qu'un  seul  exemplaire  : 
iUiutrU  MtMtwmi  MarcMoni»  in  NuptU»  \\  Tho- 
masi  Ferandi  Brixiani  oraiio. 

Les  éditions  de  l'année  147S,  datées,  sortant  des 
presses  de  cet  imprimeur,  sont  :  Statuta  eômunie 
Brixtœ,  publiées  XII  kl'  Junii,  dont  Amati  (p.  423) 
donne  un  titre  minutieusement  détaillé.  Cest  dans 
ce  livre  que  Th.  Ferrando  se  plaint  de  la  ladrerie  de 
SCS  cx>ncitoyens,  qui  le  payent  c  per  aduUerinam 
modo,  modo  per  tontam  monetam,  >  et  le  rédui- 
sent k  mourir  de  faim. 

puis  :  Statuta  Merehancie  mercluUorum  Brixte 
et  dtstrictus,  in-fol.  ;  et  la  même  année  :  Obligatlo- 
ne»  et  ordines  contra  dadarioê  et  debitores  Cam, 
ducaliM  $iue  côi»,  Brixie  euju»  eapita  êunt  XI i  ; 
tirées  k  100  cxempialrps  seulement. 

Une  nouvelle  édition  de  D,  I.  luuenali»  et  A. 
Peritii  Satyrœ,  in-fol.,  datée  de  XIU  kl'  AugusU 
M  çooc  Lxxiii,  et  publiées  :  lubente  preêbytero  Petro 
Villa,  00  ff.  Cette  édition  fut  découverte  par  le  car- 
dinal Quirini  et  passa  longtemps  pour  le  premier 
livre  imprimé  à  Brescia  (voy.  Mercier  et  Tiraboschil. 

Il  nous  faut  parler  aussi  d'une  édition  plus  pré- 
cieuse que  tout  ce  qui  précède  ;  c'est  du  célèbre  rir- 
Qile  de  1473,  exécuté  avec  des  caractères  que  Dib- 
din  et  Brunet  croient  être  ceux  du  Mercure  Tris- 
mégiste,  imprimé  liTn^vise  par  Gérard  de  Flandre  en 
1471,  ce  qui  permet  de  supposer  que  cet  Imprimeur 
fonda  un  établissement  à  Bresda,  comme  il  en  eut 
à  peu  près  à  la  même  époque  à  Venise  et  k  Udine  : 
ce  livre  serait  le  premier  volume  à  la  date  de  1473, 
car  il  fut  publié  par  le  prêtre  Pietro  Villa  le  21  avril 
de  cette  aniiée,  et  par  conséquent  le  troisième  Jour 
de  l'année,  puisque  Pasques  tombe,  en  1473,  le  18 
avril. 

Les  autres  Imprimeurs  de  Brescia  au  xv«  siècle 
sont  :  l'Allemand  llenricus  de  Golonla,  le  Fran<»is 
Eustache,  qui  donnent  ensemble  V Homère  ûe  1474, 
latinisé  par  Laurent  Vallc,  puis  Boninus  de  Boninis 
de  Ragusia,  Gabriel  Pétri  de  Trévise  et  son  fils  Paul, 
Barthélémy  de  Vercelli,  etc. 

Brixianus  ager,  U  Bresciano,  la  province 
de  Brescia. 

Brixina  [Lucn.],  Brixia,  [Cluv.],  Brixinu.m, 
Brixen,  ville  du  Tyrol,  dans  le  cercle 
de  Piisterthale. 

Voici  un  livre  imprimé  dans  cette  localité  :  Br, 
Joh,  Nasen  concordia  alter  und  neuwer,  guter 
unnd  bOter  Glaubens  strdtiger  Lehren  verglichen, 
Beschreibung.  Brixen,  1383,  in-4  {Biblioth.  Exo- 
tica,  pari,  allem.  p.  45) . 

Broagium,  Britagium,  Brouage,  ville  de  Fr. 
(Charente-lnfér.). 

Broruroum  morinorum,  Bourbourg,  ville  de 
Fr.  (Nord);  voy.  Borrurgum. 

Brocariacum  PAI.ATIUII,  Brucariacum  villa, 
Bruciif-riacum,  Burcharïacum  [Aimoii.|, 
Brocariaca  [BoUand.],  Bruguele  [Clir. 
S.  Dion.],  anc.  villa  mt^rov.,  rési(lence 
{\v  la  reine  Brunehaut,  auj.  Boucherasse, 
Bourrheresse ,  village  près  d'Avaloii 
(Yonne),  suiv.  Valois. 


215 


BROCAVUM.  —  BRUG.*:. 


216 


Brocâvum  [Itin.  Anton .],  Brougham,  ville 
d* Angleterre  (Westmoreland). 

Brocmeria^  Brockmerland,  district  de  la 
Frise  orientale  (Hanovre). 

Brocomagus  [Itin.  Anton.,  Tab.  Peut.], 
Bptujtoixap;  [Ptol.],  Brochâgad  palatium, 
Brodmat  [Valois],  anc.  cap.  des  Tribo- 
ques,  auj.  Brump^,  BrvmaÂ,  bourg  d'Al- 
sace (Bas-Rbin). 

Broda  Bohemica,  Bohmisch-Brod,  ville  di» 
Bohème. 

Broda  Teutonica,  Bpo^ivria  [Ptol.J,  Brod- 
Nemottki  ou  Deutschbrod,  ville  de 
Bohème,  dans  le  cercle  de  Czaslau 
[Forbiger], 

Brodnica,  Stratioburguh  ,  Brodniiz  ou 
Strassburg,  ville  de  la  Prusse  occiden- 
tale, dans  la  prov.  de  Marienwerder. 

Broiaccm,  Brou,  ville  de  Fr.  (Eure-et- 
Loir). 

Broilum,  Broglio,  bourg  de  Suisse  [For- 
biger] . 

Brouum,  le  Breuil  ;  plusieurs  localités  en 
France  portent  ce  nom. 

Bromptonum,  Brompton,  bourg  d'Angle- 
terre (Middlesex). 

Brondulum,  Brundulum  [Plin.],  Brofidolo, 
bourg  du  pays  vénitien. 

Bromum,  voy.  Bren'nia  comitis. 

Brossa,  Ambrosiopous ,  Brosz,  ville  de 
Transylvanie. 

Brovonacum  [Itin.  Anton.],  BROvoNACiE, 
localité  des  Bridantes,  dans  la  Britan- 
nia  Romana,  auj.  Wlielpcastle,  dans  le 
Cumberland. 

Brubacum,  Braubach  sur  le  Rhin,  ville  du 
Nassau. 

Brucariacum  villa,  voy.  Brocarlacum. 

Brucsauum,  Brucfisal,  ville  du  gr.-duché 
de  Bade. 

L'imprimerie  existe  dans  cette  YlIIe  au  commen- 
cement du  XTiie  siècle,  et  le  premier  imprimeur  est 
un  Français  du  nom  de  Gilles  Vivet  :  Joh.  Val,  Pts- 
lorii  begUrer  oder  Schatz  der  Seelen^  voie  mon 
Gott  erkermen,  fûrehten  und  lieben  soUe.  Bruchsal, 
durch  Egidium  Vi?et.  1005,  in-8  [Bibl,  exotica, 
part,  aliem.,  p.  200). 

Bructeri  [Tac],  Bpouxripoi  [Ptol.l,  peuple 
de  la  Germanie,  habitant  sur  les  bords 
de  l'Ems  et  du  Rhin,  entre  Osnabrùck 
et  Munster. 

BRLERiiE,  Bruyères  ;  plusieurs  localités  de 
ce  nom  en  France,  dont  un  bourg  du 
dép.  des  Vosges. 

Nous  ignorons  sur  quoi  se  fonde  le  Dr  Cotton  pour 


prétendre  quMi  a  existé  une  imprimerie  dans  ce 
Bourg  en  178S. 

Bruga,  Krvlm  Pons,  Bi*uck,  Bnigg,  bourg 
de  Suisse,  sur  TAar  (canton  d'Argovie). 

Bruga  ad  Ederum,  Armorder  Brug,  ville  du 
Nassau  [Graësse]. 

Brug^e,  Brugge,  Bruges,  ville  de  Belgique 
(Flandre  occid.). 

Tous  ceux  qu'intéresse  Thistolre  de  Piroprimerie 
ont  entre  les  mains  le  monument  aue  Van  Praet 
consacra  à  l'illustre  introducteur  de  la  typographie 
dans  la  \ille  de  Bruges;  il  est  donc  inutile  de 
nous  appesantir  sur  des  faits  universellement  con- 
nus. 

Le  premier  livre  imprimé  par  Golard  Mansion  est 
sans  date  ;  c'est  le  Jardin  de  dévotion,  imprimé  vers 
1475,  in-foL  de  29  ff.  à  2S  lign.,  sanscli.,  récL,  sigii. 
ni  init.,  en  anc.  grosse  bâtarde.  Au  dernier  f.  on  lit  : 

Primum  opus  impressum  per  Golardum 
Mansion,  Brugis.  Laudetur  omnipotens. 

Le  premier  livre  avec  date  est  :  Bœcaee  du  de- 
ehitt  des  nobles  hommes  et  eleres  femmes  traduit 
du  latin  en  françoi».  Bruges,  Colard  Mansion,  1476, 
gr.  in-fol.,  en  anc.  gros  caractère  gotb.  saosch., 
réd.  ni  sign.,  avec  minuscules  pour  indiquer  la 

8 lace  des  initiales  qui  doivent  être  miniaturées;  280 
'.  \  2  col.  de  SS  lignes.  A  la  fin  i  A  la  gloire  et 
loenge de  JH\\eueta l'instrvction  de  tous (| a  este 
eestui  euure  de  boca  \\  ce  du  decMet  des  nobles 
hommes  et  femmes,  im  ||  prime  a  Bruges  par 
Co  II  lard  Mansion.  Anno  m  ||  cccc  lxxvJ. 

Parmi  les  volumes  sortis  incontestablement  des 
presses  de  Golard  Mansion  qui  ont  été  découverts 
depuis  la  mort  de  Van  Praet,  nous  citerons  la  pre- 
raière  édition  de  VBstrif  de  Fortune,  de  Martin 
Franc ,  in-fol.,  sans  I.  n.  d.,  mais  imprimé  avec  Ir 
caractère  goth.  du  Boece  de  1477.  La  Bibliothèque 
impériale,  qui,  grâce  au  zèle  ardent  de  son  ancien 
administrateur,  possède  wie  suite  superbe  des  Uvtvs 
sortis  des  presses  de  Golard  Mansion,  n'a  pas  ce  ra- 
rissime volume;  mais,  comme  il  est  k  la  biblioili. 
Sainte^eneviève,  il  faut  espérer  qu'un  Jour  ou  l'au- 
tre, par  voie  d'échange,  il  viendra  compléter  une 
collection  des  plus  importantes  au  point  de  vue  de 
la  typographie  française. 

Le  registre  de  la  confrérie  des  libraires  de  Bruges 
renferme  deux  noms  d'imprimeurs  antérieurs  k  Go- 
lard Mansion,  Dieric  de  Prentere  (Didier  l'impri- 
meur) ^  en  1457,  et  l'année  suivante,  Dierk  F.  lan  de 
Prentere  {Didier,  fils  de  Jean  l'imprimeur)  \  en  se- 
condlieu  un  libraire  nommé  Jean  Briton  (1454-1  iM). 
Le  premier  (car  ces  deux  Dieric  à  la  date  de  1457  et 
1458  ne  nous  paraissent  faire  qu'un  seul  et  même 
artiste)^  le  premier  était  un  imprimeur  xylographe 
qui  découpait  des  caractères  ou  des  images  en  relief 
sur  des  planches  de  bois  ;  il  ne  reste  malheureuse- 
ment rien  que  l'on  puisse  lui  attribuer  avec  certi- 
tude. 

Le  second  exécuta  c  par  un  art  nouveau  et  des 
instruments  de  son  invention^  un  écrit  composé  à 
la  prière  de  lévéque  de  Térouanne  par  Jean 
Gerson,  et  que  ce  prélat  avait  fait  transcrire  dans 
deux  tableaux  pour  qu'ils  fussent  exposés  at 
dehors  de  son  église,  >  (Voy.  Man.  du  Libr.,  k  l'art. 
Gerson.) 

«  Cette  nouvelle  manière  d'écrire,  dit'  M.  Van 
Praet,  consistait  probablement  à  motder  des  carac- 
tères avec  des  lettres  de  laiton  k  jour,  semblables  à 
celles  qu'on  a  longtemps  employées  pour  exécuter 
des  livres  de  liturgie  et  de  chœur.  > 

Ces  deux  tableaux  furent  imprimés  par  Jean 
Veldener  pendant  son  séjour  À  Utrecht,  vers  1480;  le 
seul  exemplaire  que  l'on  en  connaisse  est  à  la  Bi- 
bliothèque impériale. 

On  ne  connaît  pas  d'autre  imprimeur  à  Bruges  au 
xve  siècle  ;  mais,  tout  au  commencement  du  xvi»,  i 
faut  citer  Heynderic  van  den  Dale,  dont  on  connaît 


2n 


BRUGiE  BEARNl^.  —  BRUXELLA. 


218 


en  1593  an  rare  petit  Tolume  in^  intit.  :  Rosarium 
rirgims  Marie,  Jft  It  ornés  de  M  lig.  gravée*  sur 
cuiTre.  A  la  8n  :  /mprewiim  Brugiâ  perme  nqfn- 
Hrwnlidf  OaUe.  Anno  Dfti  M  cccoc  ||  TerTto  de- 
cimo  memengU  MartiJ. 

Ce  petit  Tolaine,  fort  rare,  passe  pour  être  le  pre- 
mier ouvrage  orné  de  planches  sur  cuivre  qui  ait 
paru  en  Belgique.  .     ^ 

Pour  le  long  séiour  qa^  (ait  Guill.  Caiton  à  Bru- 
ges, Toyei  une  longue  et  intéressante  dissertation 
de  M.  Aog.  Bernard  [Hist.  ds  Vimpr,,  1. 11,  p.  36)  à 

385). 

Yen  le  milieu  du  xn"  sitele,  Hubertus  Goltdus, 
Pnn  des  pins  savants  archéologues  et  numismates  de 
son  époque,  fondait  k  Bruges,  dans  sa  propre  mai- 
son, une  imprimerie  d*une  certaine  importance,  & 
son  reUMH-  d'Iutte,  d*ob  II  rapportait  et  d'admirables 
souvenirs  artistiques  et  le  titre  de  citoyen  romain. 
Ses  commanditaires,  ses  protecteurs,  ses  amis  les 
ptu  dévoués,  étaient  ces  frères  Laowerin  ou  Laurin, 
la  GroUkn  de  la  Belgique,  dont  la  bibUothèqae  est 
restée  câèbre.  Goltsios  compoiait  loi-méme,  corri- 
çeait  et  wtHtait  en  pages  ses  propres  ouvrages  ;  il 
alla  Jusqu'à  en  graver  lui-même  toutes  les  planches. 
îje  kmuel  (lom.  U,  col.  1033)  donne  le  détail  des 
principaux  ouvrages  émanant  des  presses  particu- 
liHesd^aberGolta  [Foppens,  Bm.  Belgiea]. 

Brvgm  Bearni^^  Bruges,  bourg  de  Fr. 
(Basses-Pyrénées). 

Bmjgga  (?),  Bntfjg,  en  Suisse  (caiit.  des 
Grisons). 

II.  Teraaux  cite  un  livre  imprimé  dans  cette  loca- 
lité :  B.  Amhom  ttegOge  wie  dergebuet  der  evan- 
geliukm  kirchen  in  Rfuttia.  Brugg,  1680,  in-8. 

Bbcgnatith,  BruxNUcum^  Brcnetum,  BrU' 
gmUo,  ville  d'Italie,  sur  le  fl.  Vara  (prov. 
de  Gènes). 

BRrMiA,  Toy.  Prumu. 

Brunna,  Brinnïlm,  Brinnum,  Civitas  Bru- 
NENsis,  Bruxxa,  Brùnn,  Bnio,  ville  de 
Moravie  (Autriche). 

Le  premier  livre  connu  et  cité  par  tous  les  biblio- 
gnpiies  comme  imprimé  dans  cette  ville  est  un 
Agtmia  uamdtan  ehorum  Olomticensem.  Bruns, 
1M0,  in-ft  (Rain,  n*  371).  Le  second  est  :  Johanne»  de 
Tkaroez,  chnmiea  HungarUg.  in\\ineUta  terra 
Morwrie  Bmnesi  Uum  \\  bratissime  impressa  finit 
FeOeius.  Anno  8a||lutis  M  cccc  LyyyvIiJ.  die  x\ 
Martii.  In-foL  goth.,  fig.  s.  b 

Ce  n'est  qu'en  1491  que  nous  trouvons  les  noms 
de  deux  imprimeurs  :  BIissale  strigo^iiense  im- 
nrcasum  Brunnae...  per  ingeniosos  ac  magnarum 
indostriarum  virQs  Conradura  Stahcl  et  Mathcum 
Preinlein,  impressores  venetos,  1491,  in-4. 

Conrad  Stahel  était  imprimeur  à  Passau  vers  1^0  ; 
il  s^assoda  probablement  avec  un  Allemand  arrivant 
de  Venise  pour  fonder  le  premier  établissement 
typographique  deBrunn. 

BRtrxDULUM,  voy.  Brondolum. 

Brundustom  [Cœs.,  Cic,  Tac,  etc.], 
Brundyshtm   [P.   Diac.j ,  BpwWawv   fPo- 


lyb.,  Strab. 
Japyçii,  au, 


,  Bpcv<^saiov  [PtoL],  ville  des 
Brindisi  (Brindes),  ville 
forte  d*italie  (terra  d'Otrauto). 

BRCTŒTLif,  voy.  Brugnatum. 

BRDxoDUMJif^  voy.  Braunodunum. 

Brl'xoxis  moxs,  BourmoîU,  ville  de  France 
[Haute-Biame). 


Brunonis  vicus,  voy.  Brunsviga. 
Brunopolis,  voy.  Branecium. 
Brdnsberga^  Braunsberga  [Cluv.],  Brans- 

BERGA,  BrUNSBURGUM.  BrUNORUH  (?),  BrI> 

NEBER  [Chr.  E^inh.],  Bnmsberg,  ville 
de  Prusse,  dans  la  prov.  de  Kônigsberg, 
sur  le  Wescr. 

Le  Dr  Cotton  nous  apprend  que  le  cardinal  Hosius, 
à  son  retour  du  concile  de  Trente,  établit  dans  le 
collège  de  Jésuites  de  cette  ville  une  imprimerie  qui 
fonctionna  à  partir  de  l'année  1601.  On  trouve  sur 
ces  livres  BROnORitCequi  peut  s'appliquera  Bruns- 
berg,  mais  pourrait  également  signifier  Brvneck  en 
Tyrol.  Le  catal.  de  la  Bibl,  Hielmsii^na  (p.  278) 
nous  donne  t  Gultielmi  Corvini  assertiones  ex  uni- 
versa  pMlosopMa,  préside  Stanisiao  RadzinekU 
Bninori,  G.  SchGnfeis,  1604,  iu*8. 

Brunsbutta,  Bnuisbùtteî,  bourg  du  Hols- 
toin. 

Brunsviga  [Luen.] ,  Brunsvh:um  [Cluv., 
Cell.J,  Brunonis  vicus,  Brunopous, 
BMwischweig ,  Brwismg,  ville  d'Alle- 
magne, capit.  du  ducbé  du  même  nom. 

C'est  à  l'année  1509  que  Falkenstein  fait  remonter 
l'imprimerie  dans  cette  ville,  et  Panser  nous  donne 
le  titre  du  livre  :  Regimen  sanitatis  Anglorum 
Régi  ex  Parisiensi  gymnasio  miuum.  A  la  fin  : 
Expressa  sunt  hœe  in  florentissima  urbe  Bnuis- 
vigo,  per  Joannem  Dom,  imposita  suprema  manu 
quinto  Iduum  iunii,  anno  Christi  1509,  in-ft. 

Le  second  volume  cité  par  lui  est  :  Probœ  Falco- 
niœ  virgilio-centones.  Bruns  vie  i ,  1510,  in-A  ;  et  la 
même  année  parut  un  commentaire  de  llenr.  flâner 
sur  ce  livre. 

Bruntutum,  Bruntrutum,  Bruxdusia,  Brus- 
msiA,  Porentruy  (Bruntrut),  ville  de 
Suisse  (caiit.  de  Berne). 

Quelques  géographes  croient  cette  ville  bâtie  sur 
remplacement  de  VAmagetobria  de  César.  Cest  à 
1594  que  Falkenstein  fait  remonter  l'imprimerie 
dans  cette  ville  :  nous  ne  connaissons  pas  le  livre 
qui  lui  fournit  cette  date,  mais  dès  l'année  suivante 
mus  trouvons  :  Sacerdotale  BasUiense  jussu  Ja- 
cobi  Christophori  Episcopi  Basiliensis  editum. 
Bnintuti,  1595,  in-a  (Catal.  d'Estrécs,  n«  710  ).  On 
sait  qu'après  la  réforme  cette  ville  devint  le  siège 
de  révêché  de  Bâle. 

Brusca,  Brusciia,  Breusch,  bourg  d'Alsace 
(Bas-Rhin). 

BuuTTiUM  rPlin.,  Liv.],  Brutiorum  regio 
[Jornand.]  ,  Boernavr,  ywpa  [Polyb.] , 
Bperrîa  [Strab.J,  prov.  du  Sud  de  Tlta- 
lie,  habitée  par  les  BnttHi,  comprise 
dans  les  CcUabres. 

Bruxella  [Cluv.],  BRUXEL.fi  [Cell.],  Bru- 
CELLE,  Bruxelles  [Brùssel),  cap.  de  la 
Belgique.  On  trouve  Brucelas  et  Brur 
selas  sur  les  livres  espagnols,  et  Bruesel 
sur  les  flamands. 

Les  frères  de  la  vie  commune,  de  l'ordre  des  Hié- 
ronymites,  étaient  établis  en  Belgique  depuis  l'an 
1S70  environ;  ils  avaient  pour  fondateur  Gérard 
Groot  on  Gérard  le  Grand,  né  à  Devender  en  1S40  ; 
leur  maison,  chef-d'ordre,  était  k  Gand  ;  elle  existait 
déjà  en  IftSS,  rue  basse  de  l'Escaut  (Nederschelde- 
straet] ,  dans  le  bâtiment  qu'occupe  ai:4ottrd*hui  l'hos- 


219 


BHLYJKRIiC  AD  VELOGERAM.  —  BUCHAiMA. 


220 


pice  des  Kuldcrs;  ils  forent  supprimés  eu  17M 
[A.  Voisin,  impr.  partie,  aux  Pays-Bas],  L'histo- 
rien inédit  de  la  ville  de  Louvain,  J.  Molanus,  nous 
donne  dans  son  intéressant  ouvrage,  dont  M.  Van- 
Hulthem  possédait  une  fort  bonne  copie,  plusieurs 
détails  fort  curieux  sur  la  règle  et  les  actes  de  Cfs 
religieux  lettrés  :  fVatranus,  prior  primus  Vallis 
S.  Martini,  auxit  structuras^  fratres  conscribcre. 
libros  octo  horisjussit  quotilfet  ipst  die.,..  Cum  ty- 
pographia  adinventa  esut,  eoiuui  sunt  etiam  Mar- 
tinenses,  exempta  aliorum  quorumdam  régula- 
rium,  quœdam  iypis  exprimere.  Sed  cum  tnde 
dispeHdium  faceraU,  ab  impressione  mox  cessa» 
runt,  contenu  fere  describere  Ut/ros  offlcii  eccte- 
siastici,  eo  qnod  alH  liàri  per  typagrapkos  poMStm 
ederentur.  Gomme  on  le  voir,  ce  furent  desreligieax 
du  couvent  du  Val  Saint-Martin  dans  le  diocàe  de 
Liège,  qu*il  faut  se  garder  de  confondre  avec  le  cou- 
vent du  même  nom  du  diocèse  de  Tournai,  appar- 
tenant aux  Bénédictins  ;  ce  furent  les  Hiéronymites 
du  Val  Saint-Martin  qui  les  premiers  se  livrèrent  à  la 
typographie,  aussitôt  après  Tintioduction  en  Belgi- 
que, par  Thierry  Martens  d*Alost,  de  cet  art  qui,  sc- 
ion rexpressioQ  de  Laurent  Valle, 

Quod  vix  in  toto  quisquam  pnescripserat  anno 
Munere  Germanico  confkit  nna  dies. 

(Encore  une  pierre  Jetée  par  le  poCte  aux  partisans 
de  L.  Coster.) 

Les  frères  de  la  vie  commune  se  livraient  à  Pédu- 
cation  et  A  l'enseignement;  ils  avaient  plusieurs  éco- 
les à  Deventer,  A  Bruxelles,  A  Cambrai,  etc.  ;  A  Gand, 
ils  formèrent  plusieurs  élèves  célèbres,  entre  autres 
Josse  Bade  (Ascensins)  ;  A  Deventer,  ils  eurent  l'hon- 
neur d'instruire  Erasme  de  Rotterdam,  dont  le  pn>- 
fesseur  s'appela  Alexander  Hegius.  Nous  les  retrou- 
verons ailleurs,  particulièrement  A  Marienthal,  où 
ils  impriment  avant  même  le  retour  en  Belgique  de 
Thierry  Martens  ;  A  Nuremberg,  A  Rostock,  A  Schoon- 
hoven,  etc. 

Leur  première  impression  bruxelloise  qui  porte 
une  date  certaine  est  imprimée  avec  un  caractère  ex- 
trêmement irrégulier  et  barbare,  sans  ch.,  réel,  ni 
sign.,  et  avec  un  luxe  d*abréviations  qui  en  rend 
la  lecture  aussi  difficile  que  celle  des  manuscrits  du 
même  temps  ;  elle  fut  exécutée  dans  leur  couvent  ; 
la  maison  qu'ils  occupaient  alors  fUt  cédée  par  eux 
aux  religieuses  de  Sainte-Claire  quand  ils  quittèrent 
la  ville  au  xvi*  siècle,  par  suite  des  troubles  politiques 
des  Pays-Bas.  Kn  voici,  d'après  Hain,  le  titre  exact  : 
Arnoidus  Geilhoven  ou  Gneyloven  de  HoUandia  de 
Rotterdam.  Ordin.  S.  Auçustini.  Cnotosotitos  sive 
»peculum  conscientia..,.  Presens  hoc  spéculum... 
Arte  îpssolria  multiplicatû.  ^  fftû  liuàna  suffecit 
îdustria  Isatis  sollerî  elaboralû.  Bruxetle  opido 
tfraààcij^e  ftnitû  féliciter  anno  d/U  M^  cccco.  Lx. 
xvi".  XXV I  mensis  maij.  Sur  quelques  exempl.  la  sous- 
cription est  difTérente.  2  parties  ai  un  vol.  in-ful. 
A  2  col.  de  50  I. 

Un  grand  nombre  de  bibliographes  font  remonter 
à  1472  la  date  de  Pintroduction  de  la  typographie 
dans  la  \iUe  de  Bruxelles  :  voici,  mais  imprimé  sans 
nom  de  lieu  ni  de  typographie,  sans  ch.,  sign.  ni 
réel.,  le  vol.  qui  a  donné  lieu  A  celte  revendication  : 
indpit  sUma  collacionû  ad  Ôe  genus  ttominU.  —  ù- 
nitû  est  hoc  opus.  Anno  domini  1.  A.  72.  die  lA  men- 
sis julii,  in-fol.  de  111  (f.  à  2  col.  de  AO  lignes.  Ce 
\olume  passe  pour  avoir  été  imprimé  A  Bruxelles  chez 
les  frères  de  la  vie  commune  ;  il  est  du  moins  exé- 
cuté avec  les  caractères  du  Gnoto80litos;tt  cette  date 
de  1A72  parait  être  exacte,  car  à  l'exemplaire  de  la 
vente  La  Serna  Santander  était  écrit  sur  une  f.  de 
vélin,  en  tête  du  vol.,  cette  note  :  Uunc  Ubellum  ego 
Anthonius  Estourncl  emi  bruxellc  anno  Xvi. 
M.iiiic.LXXiU. 

M.  Didot,  lui,  donne  comme  premier  livre  imprimé 
A  Bruxelles  une  édition  de  1A7A  :  Epistola  Beati  Gre- 
gori  Pape  de  expositione  Ezechietis  ad  Marianum 
episcopum.  —  expliciunt  omelic  Gregori  Pape.., 
in-A,  1A7A  (voy.  Amati,  p.  13y,  qui  ajoute  :  Char, 
coth.  eod.  quod  impressi  sunt  1081  in  bac  dvitaïc 
Sermones  D.  Bemardi), 


Un  assex  grand  nombre  d'ouvrages  de  liturgie  ou 
de  théologie  ascétique  et  sermonnaire  furent  encore 
imprimés  par  les  frères  de  la  vie  commune  A  Bru- 
xelles :  nous  ne  pouvons  ici  en  donner  le  détail,  et 
croyons  devoir  nous  en  tenir  aiu  trois  volumes  que 
nous  avons  cités,  en  maintenant,  avec  MM.  de  Reif- 
femberg,  Gottf.  Reichhart  et  autres  bibliographes 
modernes,  1A70  comme  date  certaine  de  l'introducti<» 
de  la  typographie  dans  la  capitale  actuelle  delà  Bel- 
gique et  Jadis  de  la  contreCiiçon. 

BRUYiERLfi:  AD  Velogekam  ,  Bt^uyéTet-star- 
lorVélogue.  village  de  Franche-Comté 
(Haute-Saône).  [Ann.  Fr.a.  805]. 

Brygianum,  voy.  Arcennum. 

Le  catal.  Baluxe  (n*  6A5i)  nous  donne  un  titre  de 
livre  imprimé  A  Bracciano  en  1020  :  JutU  Cmsaris 
Rainerii  catalogus  censurorum  et  irregularitatum. 

BnysEM,  Boiottat  IHpm. ,  lliad.] ,  B^uotxi 
[Pausanj,  localité  de  la  Laconie^  au 
pied  duTaygcte,  auj.  Potrini. 

Brystacia,  Umbriaticum^  Umbriatico,  bourg 
d'Italie  (Calabre  citer.). 

BirBULiE,  BuileSy  bourg  de  l'Ile-de-France, 
à  4  lieues  de  Beauvais  (Oise). 

BucA  [Plin.],  Bcûîta  [Strab.],  ville  des 
Frentani,  dans  le  Samnium,  auj.  pro- 
bablement TermoH,  ville  dltalie^  dans 
la  Capitanate. 

BUCARESTA^  BUCIIURESTUM,  ThYANUS  (?),  BOU- 

kharest,  Boukowesti,  ville  des  provinces 
danubiennes  (Valachie). 

Cest  aux  efforts  multipliés  de  l'hospodar  Jean- 
Constantin  Bassarabas  que  Ton  doit  llntroductioiide 
rimprimerie  A  Bucharest,  ù  la  fin  du  xvtie  siècle. 
Weller  (Altes  a.  allen  Theilen  d.  Geisch.,  vol.  II,  p. 
820)  nous  donne,  comme  premier  livre  imprimé 
dans  cette  ville,  Biblia  tVcUlachica:  Bukarcst,  1688, 
in-fol.  Pour  l'histoire  de  rimprimerie  qui  a  produit 
cette  bible,  on  peut  consulter  If  e(/ad«  statUM  Ècclcs. 
Grœcœ,  p.  13-17.  Cette  bible  est  citée  par  Henderson 
dans  ses  c  BibUcat  researches  in  Russia  •;  mais  U 
lui  donne  A  tort  la  date  de  1068. 

BucciNA,  PnoRBANTiA  INSULA,  Uc  Ltxenzo, 
sur  la  cote  de  Sicile. 

Buccipni:M,  voy.  Bociianilm. 

BuccoNis  Villa,  Bouzonville,  bourg  de  Fr. 
(Loiret). 

BrcELL^,  Bucelhis,  localité  de  Portugal. 

M.  Temaux  cite  :  Antonio  CarveUho  de  Parada, 
Arte  de  reynar.  Bucellas,  Pedro  Craesbeck,  16Ai, 
in-fol.— Antonio  cite  le  livre  sans  en  désigner  le  lieu 
d'impression  ;  mais  la  Bibliotk.  Lusitana  {l,  p.  107) 
confirme  l'assertion  de  M.  Temaux.  Ce  Pedro  Craes- 
beck était  établi  A  Lisbonne  depuis  le  commen- 
cement du  xviic  siècle. 

BucELLUM,  Civita  Borella,  bourg  napoli- 
tain, dans  l'Abruzze  citer. 

BUCEHIALEA,  VOV.    BeUCU^LM. 

BucFELDUM,  Bocfeld,  bourg  d'Anglotenv 
{Adamus  de  Bocfeld,  ord.  fr.  Minor. 
sœc.  xiv), 

BiicuANiA,  Buchan,  district   écossais  du 


221 


BUCHAVIA.  —  BULLIO. 


222 


comté   d'Aherdcen^  sur    la  mer  du 
Nord. 

BicAAVU,  Blxdum  (pagus  qui  Buqui  voeu- 
twr,  Mgmh.  cbr.\  sans  doute  Budsau, 
pet  ville  de  Souabe  (Ba?ière). 

BccmNGHAJiiA  y  Neomagus  9  Buckingham , 
ville  et  comté  d'Angleterre. 

J.  Scdey  poMMiit  on  éubiiaaeiiieiit  typograplii- 
qne  en  cette  Tille  en  ITSXi  on  important  ouvrage  lUt 
publié  par  ce  mène  Seeiey,  li  nous  en  croyons  le 
SttffpL  do  Dr  Cottoo,  soixante  ans  aprfes  la  création 
de  son  imprimerie  t  ce  fut  le  lirre  du  savant 
ly  Charles  &Goanor,  intitulé  :  Jl«raiiii  UiUndca- 
rwm  Èoripîorttt  •  an  admirablv  edited  work,  prin- 
led  at  tbe  expcnse  of  Us  GrKe  tbe  Duke  of  Bnckinc- 
Imm.  ■  Lovndes  cite  cet  ouvrage  sons  la  date  de 

BiTjAci  M,  Bucy  ;  plusieurs  localités  por- 
tent ce  nom  en  France. 

Bi'CLvni,  voy.  Vulceja. 

Buda  [CIot.^  Oeil.],  voy.  Aquincum. 

Nous  jouterons  quelques  mots  à  l*Srtfcle  que  nom, 
avons  consacré  à  Pimprimeffe  de  Bude  t  le  grand 
Msdiias  Gorrin,  désirant  ftdre  de  sa  capitale  VEmpO' 
Htm  teitoManniLt  ctaarffea  son  parent  LjKlislas  Ge- 
reb,  Tice-dnnoelier  de  Hongrie,  depuis  évéoue  de 
Transylvanie  et  enfin  archevêque  de  Gok>csa,  an  soin 
d'un  étahlissement  typographibiie  à  Bude  t  celui-ci 
m  venir,  comme  nous  levons  dit,  André  Hesse,  qui 
hii  dédia  sa  Cnmi^ue  iU  Hongrie  :  •  Laborem,  dit-il 
étoquemnent,  qnem  omnibus  Hungaris  mtum  at- 
qae  Jacundum  fore  pntavi .  quaodoquidem  t  ut 
quisqne  natale  sotaun  unk%  dillgit  s  reliquisqne  or> 
Db  tcrrarum  partibus  kmge  anteponit  :  ita  ut  suo- 
rum,  qoalem  vitam  egerint  qulsqoe  vematicos  scire 
plmkmm  exoptat  t  ut  si  que  prcdara  x  memorato- 
qne  digna  oonspexerit  imitarl  debeat:  si  qua  vero  mi- 
nus féliciter  gesta  compererit  doctus  prccavere  pos- 
sit.»  On  ne  peut  expliquer  qu*André  liesse  n^ait  im- 
primé que  cette  chronkfue,  et  peui-étre  un  second 
ouvrage,  que  nous  avons  cité,  que  par  la  supposition 
d'une  mort  prématurée  ;  mais  dans  ce  dernier  cas 
powqnoi  Laoïslas  Gereb,  gui  vécut  Jusqu'en  150S, 
pourouoi  llathias  Gorvin,  laissèrent-ils  tomber  un 
établissement  qu'ito  avaient  en  tant  à  cœur  de  fon- 
der ?  Qu'est-ce  que  ce  l^urentins  Paep,  librarius  Bu- 
demis,  qui  fait  imprimer  en  IftOS  les  Légende  sanC' 
tonm  regfti  Hungarte  (Bain,  990S)  7  VoiU  des 
questions  que  nous  ne  saurions  résoudre  et  que  nous 
laissons  sans  réponse.  Quoi  gu*il  en  soit,  en  1541  Soli- 
man, vainqueur  des  cbrétiens,  arbora  le  croissant 
snr  la  cathédrale  de  Bude,  et  le  pillage  et  la  dévasta- 
tion de  rsdmirable  bibliothèque  de  llathias  Gorvin 
furent  la  conséquence  de  la  ruine  de  la  Hongrie. 

En  IdOS,  après  1*5  ans  de  misères,  les  armes  vic- 
torieuses de  Léopokl  arrachèrent  la  ville  de  Bude  k  la 
iwfitnde  ottomane,  et  Tannée  suivante  Parchevéque 
de  Gran,  George  Saédiényi,  y  fonda  une  académie  ; 
msH  rimprimerie  n*y  reparut  qu'en  1725,  et  le  pre- 
typographe  de  cette  ère  nouvelle  s'appelle  Jean 


Bcddia,  Budin,  pet.  ville  de  Bohème^  dans 
le  cercle  de  Raconitz. 

BuPccGA,  Budingefi,  ville  de  Hessc^  entre 
Francfort  et  Hanau. 

Le  5Hpp(.  du  D'  Gotton  dit  qu'un  Nouveau  Testa- 
memt  en  allemand  fut  imprimé  dans  cette  localité  en 
1717,  et  M.Temaux  dte  :  BUdingiaeh  Ge$angbueti, 
BîMOngen,  17SS,  in-8. 

BUDISSINA^  BiniSSA  [Ccll.|,  BUDISSINA  LUSA- 


TORiiMy  Bautzen,  Budissin,  ville  du  roy. 
de  Saxe,  sur  la  Spréc,  ch.-l.  de  district, 
dans  Fane.  Lusace  Suiiérieure. 

Le  premier  imprimeur  de  Bautzen  est  Nicolas 
WolruD  (et  non  pas  tFoIrab,  comme  récrit  M.  Got- 
ton), et  le  titre  au  premier  livre  qu'il  ait  peut-être 
imprimé,  ou  tout  au  moins  que  nous  connaissions, 
nous  est  fourni  parla  Bibliotn.  Saxon,  de Struvius  : 
Chroniea  und  antiquUateê  des  alien  Kayserttchen 
ntiffii,  der  Rœm.  Èurg  Chroniea  und  êtadt  MOrê- 
burg  am  der  Sala  im  Obern  Saefuen.  Budissin, 
1550,  in-4.  Ce  livre  est  de  Emestus  Brotuffins, 
rainé,  de  Merseburg,  qui  fut  d'abord  préfet  des  étu- 
des k  l'école  de  Pforta,  puis  syndic  et  bourgmestre 
de  Mflrseburg.  Le  fils  de  l'imprimeur  Wolrub,  qui 
succéda  i  son  père  vers  1580,  imprimait  encore  i 
Bautxen  en  lOM,  et  s'appelait  MichaeL 

BuDORiGLif,  Boo^ooiTov,  BiJDORGis,  Bri^-nur- 
l'Oder,  ville  ae  Silésio,  suiv.  Reichard 
et  Forbiger.  (Voy.  Breoa.) 

BuDORis,  Bcu^opt;  [Ptol.J,  sur  le  Rhin,  auj. 
Morûteim,  suiv.  Wilnelm,  et  Bùdei-ich, 
pet.  ville  prèsCologne,  suiv.  Reichard  ; 
une  foule  d'autres  localités  sont  encore 
désignées  par  les  géographes. 

BuDoviciUM,BunovisiA,  Buduissa.  Budweiss^ 
ville  de  Bohème,  sur  la  Moldau. 

BunRiciiiLTf,  voy.  Buricuum. 

BUDRUNTUM,  BUTUNTUM,    viUc    dc   I'ApULIA 

Peucetu,  auj.  BiUmte,  au  N.-O.  dv 
Brindes,  dans  la  prov.  d*Otrante. 

BuDUA  [Itin.  Anton.],  çrobablement  la 
BoOp^cua  de  Ptolémee,  ville  de  Lusitanie, 
auj.  S.  Maria  de  Botna,  suiv.  Forbiger. 

BuEzzoviiM,  BuNrnuM,.BnxoNiuM,  Butzow, 
pet.  ville  du  gr.-duché  de  Mecklemburg- 
Schwerin. 

fie  cataU  de  la  Bibliotb.  Speculœ  PuleovensU  {i\c 
Pobservat.  de  Pouikova)  nous  révèle  l'existence 
d'une  imprimerie  à  Butsow  au  siècle  dernier  :  Jeu- 
$enii  Kraftii  Mechanica  latine  reddita  et  aucta  a 
J.  iV.  Tetens.  Buezzovii,  1775,  in-ft. 

BUGEIXA,  voy.  BlELLA. 

BuLBONiuM,  Boulbon,  village  et  aiic.  cotnlé 
de  IM'ovence  (Vaucluse). 

BuuuAcuM,  Bulcy,  bourg  du  BeiTi  (Cher). 

Bulgares  [Gest.  Longob.  |,  BouX-yâpoi  |Suid.  | , 
Bui/iARi  fjornand.J,  Simlgares»  BoiUgves, 
l)euple  de  la  M(esie  inférieure,  qui  ve- 
nait de  la  Sarmatie  asiatique. 

Buix^ARiA  [Cluv.,  Cell.],  la  Bulgatia,  Bnl- 
ghar-ilH,  prov.  de  l'empire  turt ,  en  Eu- 
rope, entre  les  Balkans,  le  Danube  et 
la  mer  Noire,  cap.  Sophia, 

BuLiuM,  Bidl,  bourg  de  Suisse  (caiit.  de 
Fribourg).  =  Le  Btruf,  village  et  aiic 
abb.  de  Cîteaux,  près  Limoges  (Haute- 
Vienne). 

BuLLio,  BuLLONiUM,  BuLUUM,  BotiWon,  ville 
de  Belgique  (Luxembourg). 


223 


BULLIUM.  —  BURDIGALA. 


224 


Pierre  Rousseau,  imprimeur  de  Toulouse,  se  lit, 
en  1760,  Pèditeur  du  Journal  eneyelopidique,  quHl 
alla  imprimer  à  Bouillon,  Tille  essentiellement  to- 
lérante, et  dont  les  anciens  ducs  de  Bouillon  avaient 
fait  un  lieu  de  refuge  pour  les  protestants  et  les 
néo-philosophes.  Pierre  Bousseau  imprima  vers  cette 
époque  un  assez  grand  nombre  de  livres  de  polémi- 

Îue  religieuse;  nous  citerons  seulement:  Justini 
'eàronii,  JuriicoMuUi,  de  Siatu  EecUsiœ  et  tegi- 
ttma  potcitate  Romani  Pontiflci»,  liber  êinguUtri», 
ad  reuniendos  di»$identeê  in  religione  Chri»tianos 
compotitus;  BuUioni,  176S,  in-4;  ouvrage  qui,  bien 
qu*écrit  en  latin  pres<](ue  macaronique,  eut  un  grand 
retentissement  ;  u  était  d*iu  nommé  Lefèvre,  du  dio- 
cèse de  Trêves,  et  fait  à  la  requête  des  princes  dis- 
sidents d*Aliemagne. 

Il  fut  réimprimé  deux  ans  après  dans  la  même 
ville. 

BiiLLiuM,  Beuil,  pel.  ville  de  Touraine 
(Indre-et-Loire). 

Blngeia,  Blngiacum,  Bondy,  bourg  de  Fr. 
(Seinc-etrOise). 

Bungucensis  Silva,  la  Forêt  de  Bondy; 
s'est  appelée  aussi  Ljberiacensis  Silya^ 
la  forêt  de  Uvry,  et  peut-être  aussi 
Lauchonia  Silva,  sous  les  Mérovin- 
giens. 

BUNITIUM,  BouvÎTlGV  fPtol.],VOy.  BUEZZOVIUM. 

BiNOMiA,  voy.  Pella. 

Blouojlm,  Bitquoi,  bourg  de  Fr.  (Pas-de- 
Calais). 

BuRA,  Bùren,  ville  de  Prusse,  dans  le  cer- 
cle de  Minden. 

BuRBo  Ancelu,  Bl'rbu  Anselu,  voy.  Borbo- 

NIUM   AnSELMILM. 

Nous  trouvons  dans  le  P.  Lelong:  Lettre  mr  les 
vertus  des  eaux  minérales  de  Bourbon-Lancy,  par 
iaaac  Cattier,  médecin.  Bourbon,  1055,  in-4. 

Burbo  Arcimbaldi,  voy;'  Aqu^e  Bobbonle. 

BURBONENSIS   AGER,  BoRBONENSIS    PROVINCU, 

le  BotirbonnaiSy  anc.  prov.  de  France; 
forme  auj.  le  dép.  de  l'Allier. 

BlRBLRGUM,  voy.  BrOBIRGUS. 

Blrchana  insula  [Plin.J,Bcupx*''U  [Strab.J, 
Fabaria  |Plin.  iv],  ile  de  Borhum,  dans 
la  Frise,  au  N.-O.  de  Emden. 

BuRCHARiAci  M,  voy.  Broc'.ariacum. 

BuRCHOLMiiM ,  Btircholm ,  ville  forte  de 
Suède  (Gothic). 

Blrchlsa,  BuRciiLsii'M,  Burghunsen,  pet. 
ville  de  Bavière,  dans  le  cercle  du  lias 
Danube. 

Le  Suppl,  Coiton,  sans  aucun  détail  à  Tappui  de 
son  assertion,  dit  que  l'imprimerie  exista  dans  cette 
localité  en  1738. 

Blrcinalium,  Cranenhurg,  ville  de  Prusse, 
dans  la  prov.  de  Clève. 

BuRDiGALA  [Itin.  Anton.,  Sid.  Apoll.l,  Bcup- 
kv^aXoL  [Strab.,Ptol.],BuRDEGALA  [Amm. 
Marc,  Cluv.],  Civitas  Biturigum  Vivis- 


(:ori:m  [Inscr.  Grut.],  Bordiaus  [Chron. 
S.  Dion.],  Bourdeamx,  Bordeaux,  ville 
de  Fr.  (Gironde). 

M.  Gustave  Brunet,  l*éminent  bibliographe  borde- 
lais, nous  adresse  quelques  notes  au  sujet  de  la 
proto-typograpbie  bordelaise,  que  nous  insérons 
presque  sans  additions  ni  commentaires.  Le  pre- 
mier volume  avec  date  imprimé  k  Bordeaux  est  on 
in-folio  de  2ft0  f.  divisé  en  trois  parties  (la  dernière, 
sur  le  fronUspice  de  laquelle  sont  les  armes  de  la 
ville,  est  impnmée  en  152ft)  ;  il  est  inUiulé  :  5vifui 
diuersar\nn  questionum  medicinaliû  perordinial- 
phabeti  :  coUectarû  Per  Mgf.  Gabrielem  dé  Tare' 
gua,  doctorem  regentem  Burdegale.  —  Impressuj 
est  hoc  opust  comnietu?;  Burdegale  décima  octaua 
die  mCsis  decembns  anno  cristi  millesinio  quingë- 
tesimo  vicesimo  Per  Gaspardû  pbliippum  cafcogra- 
plium  prope  sanctam  columbam  morantem. 

Ce  volume  fut  réimprimé  en  1524  par  Jehan 
Guyart,  et  Fauteur,  dans  cette  seconde  édiUon,  est 
nommé  de  Tarrega.  (Voir,  au  sulet  de  ce  médecin, 
un  article  do  Dr  Cailleau  dans  VAlmanaeh  de  la  Soc» 
de  médec,  de  Bordeaux,  et  un  autre  de  M.  Jules 
Delpit,  dans  les  Actes  de  TAcadémie  de  Bordeaux,  an- 
née 18A8,  pag.  117-1S2.) 

M.  J.-Gh.  Brunet,  oui  décrit  consciencieusement  les 
deux  volumes,  fait  observer  avec  raison  qu*il  parait 
peu  probable  que  Timprimerie  bordelaise  ait  oébuté 
par  un  ouvrage  aussi  considérable. 

Gaspard  Philippe  était  imprimeur  à  Paris  dès  Tan- 
née 1699  ;  en  1508  il  y  avait  exécuté  pour  Martin 
Alexandre  et  consorts  «  la  Pragmatique  Sanction, 9 
in-A.  de  88  et  A7  iC  Mais  on  ignore  à  Thiler- 
cession  de  qui  sa  typographie  fut  établie  à  Bordeaux. 
U  semble  avoir  cédé  au  bout  de  quelques  an- 
nées son  établissement  à  Guyart,  qui  s^nnonce  en- 
lement  comme  habitant  devant  l'église  Sainte-u>- 
lombe  :  sa  marque  est,  sauf  le  changement  de  nom, 
exactement  la  même  que  celle  de  Gaspard  Philippe 
(voy.  Silvestre,  Marques  typographiques). 

Sans  doute  Gaspard  Philippe  fut  mandé  à  Bordeaux 
par  la  municipalité.  Jalouse  de  mettre  la  métropole 
de  la  Guyenne  au  niveau  des  grandes  villes  avoisi- 
nantes  ;  il  y  insulla  une  tvpogniphie  et  la  dirigea 
Jusqu'à  ce  qu'il  eût  formé  des  élèves  en  état  de  le 
remplacer,  puis  retourna  k  Paris. 

Jehan  Guyart  imprime  depuis  Tannée  152ft;  i  cette 
date  nous  connaissons  de  lui  la  2e  édit.  du  livre  de 
Taregua,  et  les  Constitutiones  Johannis  de  Puxo, 
va-k.  En  1528,  nous  trouvons  les  Coiudaiies 
gènèralles  de  la  ville  de  Bordeaux,  in-4,  dont  un 
exempl.  sur  vélin  est  conservé  dans  la  bibliothèque 
de  la  ville;  en  1529,  les  Gestes  des  sotUcitman 
d'Eustorg  de  Beaulieu;  ces  deux  rares  volumes 
sont  les  deux  premières  impressions  françaises  exé> 
entées  k  Bordeaux  que  nous  connaissions. 

11  faut  également  ranger  parmi  les  producUons  de 
Tancienue  typographie  bordelaise  la  Complainte  du 
trop  tard  marie,  in-8,  de  8  ff.,  pubUée  avec  la  mar- 
que de  Guyart,  et  la  Complainte  du  trop  tost  ma- 
riéf  exécuta  avec  les  mêmes  caractères. 

£n  1545,  un  nouvel  imprimeur  bordelais,  François 
Morpain,  publie  un  rare  et  curieux  volume  :  Unguœ 
Vasconum  primitiœ  per  Bemardum  Deckepâre, 
rectorem  sancti  Michaelis  veteris.  Burdigalae,  Franc 
Morpain,  1545,  pet.  in^  de  28  IT.  Ce  volume,  malné 
son  Utre  latin,  ne  renferme  que  des  pièces  de  poàie 
en  langue  basque;  c'est,  croyons-nous,  le  premier 
volume  imprimé  en  cette  langue  :  il  a  si  complète- 
ment disparu,  qu'on  ne  connaît  que  l'exemplaire  de 
la  Biblioth.  impér.  de  Paris,  exemplaire  dont  M.  G. 
Brunet  a  donné  une  minutieuse  et  intéressante  des- 
cription  dans  les  Actes  de  V Académie  royale  de 
Bordeaux,  ann.  1847,  p.  79-162. 

Le  plus  grand  nom  de  la  typographie  bordelaise 
est  incontestablement  celui  des  Millange;  plusieurs 
générations  d'imprimeurs  de  ce  nom  portèrent  &  un 
assez  haut  point  de  perfecUon  l'art  typographique 
dans  la  patrie  de  Montaigne.  Mais  leur  plus  beau 
titre  de  gloire  est  d'avoir  été  les  premiers  éditeurs 


225 


BURDIGALA  IN  DELPHINATU.  —  BURGUM  AURACENSE. 


226 


EuAls  de  Phomine  de  génie  dont 
la  ville  de  Bordeaux  est  à  Juste  titre  si  fière. 
SiiDoa  llUlaces,  le  cbef  de  la  fimille,  donna 
en  ISM  et  15S2  les  deux  premières  éditions  des 
deax  premiers  Utivs  de  Micnel  de  Montaigne. 

La  première  édition  de  1580,  bien  moins  complète 
que  1rs  sniTanles,  est  devenue  depuis  quenues 
années  unjoyan  bibliographique  du  premier  ordre  ; 
an  eiempi  en  maroqnin,  qui  n'avait  été  payé  que 
18  lirres  t  la  vente  d*llanganL,  en  1780,  est  monté  h 
2Mt  fr.  à  celle  dn  prince  Radziwil  en  1805  (n*820). 

Jacqoes  Mongeroo-Millanges  succède  k  Simon  Mil- 
langes,  son  ban-père,  et  après  lui  nous  citerons, 
pnitti  les  typographes  bordelais  au  iTn«  siècle.  Du- 
dier,VeiDoy,  Pierre  de  la  Cour  et  Simon  Boé. 

Un  arrêt  da  conseil  du  mois  de  Juillet  1088  avait  ù\é 
il2  le  nombre  des  imprimeure  qui  pouvaient  exercer 
dans  la  ^ille  de  Bordeaux  ;  ce  chiffre  fut  réduit  à  10 
par  rarrét  du  M  mare  1759  et  ne  fut  plus  dépassé. 

En  ITSI*  le  rapport  fait  à  M.  de  Sartines  signale  à 
Bordeaux  15  Ubraires  et  10  imprimeurs,  employant 
ensemble  38  presses. 

Bi'RPiGALA  IN  Delphinatu^  Bowrdeoux , 
bourg  du  Daupbiné  (Drôme). 

BcRGAsuy  voy.  Bergcsitm. 

Bi'RGAViA.  Bwrgau,  Tille  de  Bavière,  dans 
le  cercle  du  bas  Danube. 

Bl'BGDORnUMy  BURGYITXA,  BURGIVILIA,  BkR- 

THOLDiuMy  Bargâarf  ou  Berthoiui,  ville 
de  Suisse  (caut.  de  Berne). 

BcRGOoRncM  OPPIDUM,  BuTgdorf,  ville  de  la 
Confédération  germanique,  rov.  de 
Hanovre,  préfecture  de  Luueburg,  sur 
TAa. 

L*iaiprlaierie  existe  dans  Vum  ou  Tautre  de  ces 
deox  vIDes  au  Tf  siècle  :  plusieun  bibliographes 
ont  prétendu  que  c'était  à  la  vUle  helvétique  que 
s*appliquait  la  souscription  des  ouvrages  que  nous 
allons  dter;  mais  depuis  un  certain  nombre  d'in- 
nées Popinion  contraire  paraît  prévaloir  :  Traetatui 
de  tifiparUkmitus  animantm  posi  exitumletuf.  a 
earporiè'  BdWlin  erdfoniia  nb  exceltentitsimo  viro 
Jacobo  de  ClMiaîord,  Carth.  — Impressus  in  opido 
BoRdorf ,  annofdfU  1475,  in-fol.  de  20  ff.  k  35  llg. 

L^xcmpl.  de  ce  livre  rare,  qui  Ogurait  à  la  vente 
Beani,  contenait  une  note  manuscrite  qui  en  attri- 
buait Pexécution  typograpbiqueè  Lucas  Brandis,  l*im- 
primeur  contemporain  de  Lubeck  et  de  Merseburg, 
qui  anrait  éf^lement  imprimé  à  Burgdorf  le  vol.  que 


i citons  plus  bas;  M.Gaullieur,qui  le  revendique 
natareOenient  pour  la  Suisse,  prétend  que  Tlmpres- 
sioo  en  doit  être  attribuée  k  l'imprimeur  anonyme 
de  Strasbourg  dont  les  produits  sont  reconnais-' 
tables  à  b  forme  particulière  de  la  lettre  S. 

Ebett,  Trosa  et  bien  d'kutres  experts  sont  les 
dn  Hanovre.  Qui  tranchera  la  question  ? 
it  parviendra-t-on  k  éclaircir  tant  d'autres 
polBti  qui  restent  obscora  dans  les  origines  de  l'im- 
VK  T  par  la  création  dHin  musée  typographique 
ka  fastes  galeries  de  la  Bibliothèque  impé- 
riale, dont  les  riches  collections  d'incunables,  dispo- 
ste avec  méthode,  classées  par  années  et  par  pays 
cl  fwwiniqnéfs  avec  complaisance,  permettraient 
a«x  bibliographes  l'étude  comparée  des  premien 
Bmnments  de  l'art 

Le  second  votaune  imprimé  à  Burgdorf  est  inti- 
talé  :  imeipit  ûgenda  Sonet,  ff'olfgangi  epieeapi 
KeihiptmeMMii  ewm  offkio  vetperarum  matutina' 
non  et  wdsêe  de  eodem.  Impressum  in  opido  Burg- 
dorf, anno  dfU  lft75,  in-folio  de  20  ff.  S.  Wolfj;ang 
tpovqooi  M.  Brunet  estropie-t-il  le  nom  de  ce  saint 
éVêqve  T)  était  fito  da  comte  de  Pfnlingen;  il  mou- 
rm  en  9M  et  ftit  canonisé  par  Léon  viu.  (Freytag, 
p.  lits.) 

UCnORIf.  M  GÉOGB. 


BuRGËLLA,  Bùrgel,  pet.  \ille  de  Saxe,  au 
N.-O.  diéna. 

Bi  RGETUM,  le  Bourget,  pet.  ville  de  Fr.  (Sa- 
voie). 

Bi'RGETLif  AD  MiNciUM,  BoTghetto,  dans  la 
prov.  de  Vérone,  sur  le  Mincio. 

BURGI,  BURGUM,  BraVI'M  (?),  Bfoûcv  [Ptol.], 

CiviTAs  BuRGiTANA,  Bwgos,  vilIc  d'Espa- 
gne, cap.  de  la  Vieille-Gastillc. 

C'est  à  l'année  1485  que  nous  pouvons,  d'accord 
avec  tous  les  bibliographes  espagnols,  re|)orter  la 
date  de  l'introduction  de  la  typographie  dans  cette 
ville  célèbre,  et  c'est  encore  un  Allemand,  sans  doute 
un  élève  de  Bertbold  Rot,  Frédéric  de  Bâle,  que  les 
Espagnols  appellent  Fadrique  Aleman,  que  nous 
avons  à  citer  comme  le  premier  imprimeur  connu  : 
voici  le  titre  et  la  description  du  premier  vol.  qui 
passe  pour  être  sorti  de  ses  presses  : 

Arte  de  Gramatiea  de  Fray  Andrée  de  Cerezo. 
(en  lettr.  rouges)  Andréas  Guterriu»  Cerasianus  Am- 
numitsinuf  Domino  Ludovico  Aeu/fia  :  BeverendU" 
simoque  patri  in  Xpto  Epiectypo  burgensi  bene  me- 
rito  et  viro  graviàsimo  êalutem  plurimam  dieit, 
A  la  fin  :  Même  martio  duodeeima  die  anno  satuti» 
domini  1485  guo  lempore  ctariêsimi  reges  Fredi' 
nandus  et  iietisabeUa  infidèles  ingentibus  copiis  de- 
solare  ceperunt  superstUe  iUustrisstmo  principe 
Joanne in-fol.  lettr.  goth. 

Frédéric  de  Bâle  demeura  longtemps  k  Borg05,  car 
nous  le  voyons  encore,  à  la  fin  de  Tannée  1512,  im- 
primer {por  arte  r  industria  de  Fadrique  aieman 
de  Basilec^  la  première  édition  de  la  célèbre  chro- 
nique du  Gid  {Çroniea  del  famoso  CaualUero  Cid 
Rttffdiex  I  Campeador) . 

Le  premier  imprimeur  dont  nous  trouvions  le  nom 
an  xv«  siècle,  après  Frédéric  de  Bâle,  est  Jean  de 
Burgos;  il  imprime  en  1491  un  César  in*fol.;  en  1405, 
le  livre  appelé:  Compendio  de  la  humana  Salud; 
et  ce  qui  est  assez  bizarre,  c'est  qu'il  est  chargé,  en 
1497,  de  réimprimer  le  premier  ouvrage  sorti  des 
presses  de  Frédéric  de  Bue,  VArte  de  Grttmatica  de 
F.  Andres  de  Cereio. 

En  1498,  il  publie  le  célèbre  roman  de  Merlin  {el 
Batadro  del  SeMo  Merlin  CÔ  sus  pro(ecias),  la  même 
année  que  l'édition  française,  qui,  suivant  nous,  doit 
avoir  précédé  le  livre  espagnol  ;  l'édition  française 
de  1498  est  imprimée  par  Vérard  sans  date  de  mois, 
et  l'édition  espagnole  est  datée  du  10  février,  c'est-à- 
dire  tout  k  fait  à  la  fin  de  l'année  1498. 

Parmi  les  imprimeurs  de  Burgos  au  xvie  siècle, 

3u'il  nous  paraît  intéressant  de  citer,  nous  avons 
eux  membres  de  l'illustre  famille  florentine  des  Jun- 
tes :  Juan  de  JuuU  (1528-1554)  et  Felippe  de  Junta, 
qui  lui  succède  et  que  nous  trouvons  encore  en 
1563.  Le  premier  possède  un  second  établissement  à 
Salamanque  (1534-1550)  ;  le  second  n'est  pas  cité 
par  A. -A.  Renouard. 

BURGIDOLUM,  voy.  BURGUS  DOLENSIS. 

BuRGouuM,  Bouryueil,  ville  de  Fr.  (Indre- 
et-Loire). 

BuRGONiuM^  BuRGONNo,  Bourgofi,  village  du 
canton  de  Loiron  (Mayenne). 

BuRGOMANËHLM  ^    BorgomonerOy  boui'g  de 
Piémont  (prov.  de  Novara). 

BuRGUMj  Burg,  pet.  ville  de  Prusse,  sur 
rihle. 

BuRGUH^  Bwrgo,  bourg  du  Tyrol. 

BURGUlf  AURACENSE^  VOy.  AURACUM. 


227 


HURr;i  M  NOVLM.  —  BURGUS  VAIXIS  TAHL 


2tS 


Hi;rua:M  noyi:m,  IkMrgneuf,  ^M>urg  de  Fr. 
((^harcnto-lnf/îricurc). 

Hiiimi.M  novi;m  ad  IjoRRHf,  Bourgneuf-en- 
Retz,  villfî  do  Fr.  'I»ire-lnff:rif;ure). 

flijRr.i'NMA  [Cell.,  Luen.],  la  Boforgogne, 
anc.  roy.,  jMii»  duché,  puis  proT.  fran- 
çaiîM:,  divisée  en  Burgl'ndu  lsferiob, 
Ki:RGf'Nr>iiK  nccATi:»,  auj.  dép.  de  la 
O'iUî-d'Or,  de  l'Yonne,  de  Saône-ct- 
l/)in;  et  de  l'Ain  ;  et  en  BuROusmA  scpe- 
RioR,  WvwiXJSMM  OmiTATus,  la  Franche- 
Comté,  auj.  dép.  du  Doubs,  de  la 
Haute-Saonc  et  du  Jura. 

BuRouNDioNRs  [Jom.,  Isid.  Hisp.,  PKn.], 
Bi:Roi:NDn  [Amm.  Marc.],  Boo^t^w  [Zo- 
ftim.|,  hvr^wmç  [Pl^>l.l,  peuple  de  la 
Germanie  septentrionale  qui,  chassé 
d<î  son  territoire  par  les  Gépides,  vint, 
après  de  longues  pérégrinations,  se 
fixer  sur  les  confins  de  la  Germanie  II* 
et  de  la  Grande-Séquan^ise. 

BcRori»,  Bourg-mr-Mer,  pet.  ville  de 
France  (Gironde)  ;  anc.  abb.  d' Augus- 
tin». 

BiiRGiîs  AiBATis,  BouTg-VAbhé,  village  de 
Fr.,  pr^s  Pithiviers  (Loiret). 

Nous  connaissons  un  petit  vol.  qui  porte  ce  nom 
de  lieu,  au  17"«  siècle,  ce  qui  ne  prouve  pas  qu'une 
imprimerie  y  ait  existé,  mais  permet  de  supposer 

Siu'une  typographie  nomade  ou  particulière  y    a 
onctionné  quelque  temps  ;  il  est  intitulé  t  Pseau- 
mes  pour  le  jour  de  ta  Sainte-Cène,  en  ver», 
fiourg-l*Abbé,  Le  Bourgeois,  1070,  in-24. 

Buncufl  AicADRi,  Bowrgachart,  bourg  et 
ahh.  de  Normandie  (Seine-Inférieure)  ; 
Airadrus,  saint  Achard,  fut  abbé  de  Ju- 
mièges. 

BuHGiîs  ALATus,  voy.  Alata  Castra. 

BuRous  Andkoli,  Bourg-St-Andéol,  ville  de 
France  (Ardcche).  Voy.  Andeoli  Bdr- 

GIJS. 

L'imprimerie  existe  dans  cette  ville  depuis  1775  ; 
un  nommé  (iuillier  fut  autorisé  k  y  exercer  la  pro- 
r(>ssion  d'imprimeur,  par  arrêt  du  Conseil  du  17  dé- 
cembre  de  cette  année.  Nous  connaissons  de  ce  tv* 
pograptie  :  Procès-verbal  des  aéanees  de  l'aasembtée 
provinciale  de4i  état»  du  pay$  de  Vivarais.  Bourg* 
iit.-Andéol,  Guillier,  1781,  in-4. 

BuRGiJs  AR(iENTALis,  Bourg-ArgejUal,  pet. 
ville  du  Forez  (Loire). 

BuRGiîs  Baij)Uini,  Bourg-Baudouin,  comm. 
de  Normandie  (Seinc-lnfér.). 

BriRGUs  Brrssijï,  Burgus  Sebusianorum  , 
Bourg-en-Bresse,  ville  de  Fr.  (Ain). 

Nous  ne  pouvons  faire  remonter  plus  haut  que 
1020  l'imprimerie  dans  cette  ville  :  Les  epistres  d  O- 
videy  f raa.  en  vertfrançoiê,  avec  des  commentaires 
fort  curieux,  par  CL  Gaspar  Bachet  s' de  Mitiriac  ; 
V  partie  ;  à  Bourg  en  Bresse,  ches  Tainlurier,  1026, 
in-8.  (Unica  pars  isu  hactenus  prodiit.  Cat,  Buiteau, 
1758.)   (>  Méziriac,    l'une  des  gloires  littéraires 


de  la  Brfsse,  fut  Tau  des  M  premiers  de  P Académie 
française. 

Eo  lOM  nous  avons  (Cat.  Baloxe,  n*  SOSft)  :  STy- 
Im*  reçims  GaUiarmmJuridints,  oim  SaitietaniM 
vrœ$crtpims,  auetore  Petro  Granetio,  Surgi  Sebo- 
sianomm,  lOSf ,  in-^ 

Enfin,  en  1033  (CaLSecoosse,  n*  5335)  :  Vare-tn- 
Ciel  de  ta  riUe  de  Maeon^  ou  entrée  d'Henry  de 
Bourbon  dan»  la  ville  ae  Maeon,  par  le  P.  Ga$p» 
Matonnaif.  Boarg-en-Bresae,  1033,  in-^ 

Le  CstaL  Bultean  (5721,  bis)  nous  donne  le  nom 
do  second  imprimenr  de  Boocg,  qui  s'appelait  Bris- 
toc 

Les  arrête  dn  conseil  de  17M  et  de  1739  laissent 
à  cette  ville  on  seni  imprimenr,  et,  lors  du 
Bapport  fait  à  M.  de  âartinei  (170«),  cet  im- 
priJDBenr  se  nomme  Jean-BuMiste  Beison,  étaiili 
par  arrêt  do  ConseU  dn  7  mai  1742. 

Bcrgcs  dolensis,  Bi-RorooLUM,  Bowrgdiea, 
Bourdieu,  village  du  Berri  (Cher)  ;  anc. 
abb.  de  Bénédictins. 

Biîrgus  fortis,  Borgoforte,  pet.  ville  de 
l'Etat  vénitien,  près  de  Maiitoue. 

Burgus  Laurexh!,  Borgro-Son-Lorenzo,  ville 
d'Italie,  près  de  Florence;  patrie  de 
Giotto. 

Burgus  Novus,  Borgo-Novo,  bourg  d'Italie 
(Toscane). 

Imprimerie  au  commencement  du  ivui*  siècle  x 
GU  »tatuti  delta  »atra  reliqione  GerototimUana  ;  le 
ordinazionU  privilégia  etc^per  il  Bagttvo  Fr,Gio. 
BatlMta  Spinota.  Borgonovo,  Scionico,  1719,  iq-fol. 
(Cat.  FkMicel  et  Pinclli). 

Burgus  Novrs,  Bourganeuf,  pet.  ville  de  la 
Marche  (Creuse). 

Burgus  Regin^e,  Bourg-lorReine,  commune 
de  Fr.  (Seine). 

Burgus  Sti-Angeli  ,  Borgo  di  San  Angelo, 
dans  Pile  de  Malte. 

Burgus  Sti-Donnini,  Borgo  di  San  Don- 
nino,  ville  d'Italie^  dans  le  Parmesan. 

M.  Temaiix  cite:  DizionarioParmigiano-italiano 
di  tlario  Petchieri.  Borgo  di  San  Donnino,  17S0, 
in-8. 

Bltïgus  Sti-Edmunî)i  ,  Bury-Si-Edmunds, 
ville  d'Angleterre,  dans  le  comté  de 
Sufiblk. 

Anc  abb.  de  Citeaux.  L'imprimerie,  dit  le  SuppL 
Cotton,  fut  exercée  dans  cette  ville  en  1720.  Le  plus 
ancien  Journal,  The  Bury  and  Norwieh  Po»t,  com- 
mença à  iiaraltre  le  11  Juillet  1782,  avec  Peter  Gedge, 
comme  éditeur. 

Burgus  Sti-Sepulchri,  Borgo  di  Sa7ito  Se- 
polcro,  pet.  ville  de  Toscane  entre  Ur- 
nino  et  Florence. 

Burgus  Sessites,  Borgo  di  Sessia,  bourg  de 
Lombardic,  sur  la  Sessia. 

Burgus  Tiieroaldi,  Bourgtheroulde,  com- 
mune et  anc.  baronnie  de  Normandie 
(Scine-luférieure). 

Burgus  valus  Tahi,  Borgo  di  val  de  Tcaro, 
bourg  de  Toscane,  près  Plaisance,  sur 
le  Taro. 


i^ 


BURICIANA.  —  BYRLTHUM. 


230 


BriuoAKA,  BuRCHEWLM,  Bwrkheim,  bourg 
de  Bavière  [Gracssc]. 

BuRLATi'x,  Burlats,  bourg  du  Haut-Lan- 
guedoc (Tarn). 

BciuaouELLLM,  Bcumiqud,  bourg  de  Fr. 
(ATeyron). 

BaiR0!cis  Moss,  Bcunmmt,  pet.  ville  de 
Fr.  (Haute-Marne). 

BuRRHomuMy  voy.  Blabira. 

BuRioANA.  Borriano,  bourg  d'Espagne, 
prov.  de  Tolède. 

BimmATA  [Tab.  Peut.],  Taba  (?)  [Jor- 
nand.],  lieu  de  la  Dacic,  auj.  Rother 
Ttom  en  Transylvanie  [Forbiger]. 

BuBSFELPA,  Bursfeld,  abb.  de  Bcnédictius, 
du  dioc.  de  Mayence,  dans  la  Hcsse 
rhénane. 

Un  JfitMte  Êur$feUen»e,  seaindumeoniueiMdi' 
mem  ordêii»  S.  BmedkH,  de  obêervantia  Bunfel- 
étmtk,  tat  imprimé  dans  ce  monastère,  en  1496. 
in-foL,  ptrnmprimeor  de  Spire,  Peter  Dracb,  qui 
Tint  iiHtaller  «ne  prêtée  dans  l*eiioeinte  da  couvent, 
i  la  reqnète  do  célèbre  Jean  Tritiième,  abbé  de 
Spanheim,  da  même  ordre;  ce  rare  Toinme  ettcité 
parfiain. 

BcRTAifGA  BwrUmger  Fort,  Bourtang,  chat, 
de  Hollande,  dans  la  prov»  de  Gronin- 
gue.  (Bisch.  et  Môll.) 

BiTRTOKA,  Bmim-on-Trent,  ville  d'Angle- 
terre, sur  les  confins  du  StrafTordshirc 
et  du  Derbyshire. 

BUSCODCCA,     BUPCCM    DUCIS,     BoSCODUOTM, 

Sylva  duos,  Bindrium,  Loc^^s  ImperatH- 
ris,  BtscioDucA,  Bois^e-Dm  (on  holl. 
Herzogenbmch)^  ville  de  Hollande,  chef- 
lieu  du  Brabant  sept.  On  trouve  sur  les 
livres  :  Herzogbusch  et  Heiiogenbosch, 

Gérard  Leempt,  de  Nimègue,  parait  avoir  intro- 
duit la  typograôbie  dans  cette  ?ille,  et  c'est  èl*anm^ 
laM  qo^on  doit  la  (aire  remonter  :  le  premier  livre 
imprimé  avec  ses  caractères  ne  porte  pas  son  nom  : 
Dat  Boeek9(mT(md(Uu9  Fystoen.THertogenbosch, 
lMA,in-4;en  1487,  nous  trouvons  deux  ouvrages 
qm  portent  le  nom  de  IMmprimear  :  Proverbia  se- 
rknm  meutmiee  et  latine,  Boscoduor,  per  Ger. 
Uempt  deNovimagio,  1M7,  in-4,  et  Pigenti  Prœ- 
cepta  elegmntiarwn  grammatieattum,  Buscoducls, 
tè87,  in-t. 

A  b  même  époque  è  peu  près,  on  connaît  encore, 
de  cet  imprimeur,  des  Lettres  d'indulgence  du  pape 
Stete  IV,  in-ft,  s.  d. 

On  sait  que  Gérard  Leempt  fût,  avec  Nicolas  Ket(v 
laer,  le  premier  imprimeur  dUtrechu 

BusENTucLU ,  Buzençm,  Btizançais,  ville 
du  Berri  (Indre),  anc.  comté. 

BussucuM,  Bussy;  plusieurs  localités  de 
France  portent  ce  nom,  entre  autres 
Bussy-le-Châtel  (Marne),  anc.  marqui- 
sat ;  et  Bussy-k'Grand  (Haute-Marne), 
anc.  comté. 

Bi'?n:x  Magnih,  Busto^rande,  bourg  du 
Milanais. 


BuTAViA,  BtUon,  ville  de  Prusse. 

BuTHROTi^M,  BcuôpwTov  [Strab.,  Ptol.],  Bu- 
trinto,  ville  d'Epire  (pach.  de  Janina). 

BiTRiDM  Umbiorum  [PHn.],  BouTpiov  [Strab., 
Ptol.],  PiiTRiuM  [Tab.  Peut.],  ville  de  la 
Gaule  Cispadanc,  auj.  Palaizwlo,  bourp 

Eres  Ravenna,  suiv.  Mannert  et  For- 
iger. 

BuTROTus  [Liv.],  fleuve  du  Brutium,  auj. 
le  Bntciano,  suiv.  Forbiger  ;  le  BucorUi^ 
suiv.  Bisch.  et  Môllcr. 

BotUA,  voy.  Batita. 

Bltuntum,  voy.  BmRrNnrM. 

BUVIXDA,  voy.  BOANDUS. 

BcviNni:M,CARUXGFORniA,  Cdtrlittgfurd,  ville 
d'Irlande  (prov.  Leinster). 

BuxrATUM  [Liv.,  Plin.l,  BoôÇirrov  [Ptol.J, 
Pvxrs  [Plin.],  OoÇcSç  [Strab.],  ville  de  la 
Lucanic,  auj.  Polictisiro,  dans  la  princi- 
pauté citer.  (Italie). 

BiTXERiuM  PicTONUM,  Bussiéte,  bourg  de 
Fr.  (Haute-Vienne). 

BuxETA  fP.  Diac],  Bussetum,  Bus$eto,  pet. 
ville  de  la  prov.  de  Parme,  sur  FOn- 
gina. 

BuxHEMiuM,  BuxnEifn  Mo^jasterium^  J3ti,r- 
heim,  bourg  et  anc.  abb-  de  Ben.,  en 
Saie. 

Buxii'M,  le  Bim,  bourg  de  Fr.  (Drôme). 

BuxiUM,  St'Amand  de  Baisse,  bourg  de 
l'Angoumois,  anc.  abb.  de  Bénéd.  (Cha- 
rente); concile  en  H 70. 

BuxoiJiTM,  Buxeuil,  bourg  du  Berri  (Cher). 

BUXONIUM,   BeUCINUM,   BlTCEPIIAMA,  BUEZZO- 

vii'M,  Butzow;  ville  du  Mecklemburg. 

BuxoviLLA,  Buchsweiler,  bourg  de  Fr. 
(Bas-Rhin). 

Brxi'ms,  Bossu,  Bossiii,  bourg  et  anc.  ba- 
ron nie  du  Hainaut. 

BrxuM,  voy.  Bojatim. 

Bï'xrM,  BuiX'Iei'xiwHlIac,  bourg  do  Fr. 
(Cantal)  ;  anc.  abb.  de  Bénéd. 

BuzEYiiM,  Biizay,  village  de  Bretagm 
(lx)ire-lnfér.)  ;  anc.  abb.  de  Citeaux. 

Byrchanis,  ile  et  bmirg  de  Borhutiiy  à  la 
Hollande,  dans  la  mer  du  Nord. 

Bvrriia,  Byrriius,  le  Ryc/iz. rivière  du  Ty- 
rol  (Mannert  croit  que  c'est rinnj. 

Byrrha,  la  Bera,  pet.  riv.  du  haut  Lan- 
guedoc, qui  se  perd  dans  l  étang  de 
Sigean. 

Byruthitm,  voy.  BARiriiirM. 


231 


BYSTRICIUM.  —  BYZANTIUM. 


232 


Bystricium,  Bystrzyca,  ville  de  Russie , 
dans  le  gouvernement  de  Grodno. 

Bytuonia,  voy.  Betiiania. 

BYZ.vNnuM  [Plin.,  Ovid.,  etc.],  BoÇavricv 
[Hérod.,  Thucyd.,  etc.],  Lygos  [Plin.], 
Lygos  Byzantina   [Auson.],  Constanti- 

NOPOLIS    [Jomand.,  CIUV.],  lô  Kwwravri- 

voOwoXi;  [Sozom.],RoMANoyA  [P.  Diac], 
Constanttnople  (Stambul,  Istambol),  sur 
le  Bosphore,  capitale  de  l'empire  turc. 

Un  quart  de  siècle  à  peine  api^s  la  prise  et  le  sac 
de  Constantinople  par  Mahomet  II,  quand  la  chré- 
tienté, épouvantée  du  désastre,  courait  aux  armes 
contre  les  infidèles,  quand  la  papauté  poussait  à  la 
guerre  sainte  à  coups  dMudulgences,  ce  qui  nous  a 
valu  toujours  quelques-uns  des  premiers  monuments 
typographiques,  l'imprimerie  se  glissait  à  petit  bruit 
dans  la  capitale  dc^Tlslamisme,  et  des  presses  dirigées 
par  des  Juifs  insidienx  et  tenaces  y  fonctionnaient 
clandestinement  malgré  les  terribles  arrêts  de  Bija- 
zct  II  eu  lft8S,  et  de  son  fils  Sélim  en  1515,  qui  punis- 
saient de  mort  les  insensés  qui  osaient  vulgariser 
cette  invention  révolutionnaire.  En  likSS,  nous  ap- 
prend Toderini  {LMeratura  Twchuca]^  le  premier 
ouvrage  imprimé  à  Constantinople  fut  un  Lexique 
hébr<Aque;  nous  n*en  connaissons  pt^int  d'exem- 
plaire ;  deux  ans  après,  en  1490,  nous  voyons  luie 
ilUtoire  du  Pettple  de  Dieu  du  R.  Joseph  Ben  Go- 
rion  (Falkenstein)  ;  de  1402  à  1598,  on  connaît  un 
nombre  considérable  de  livres  publiés  dans  cette 
ville,  et  le  plus  important  peut-étn-,  tout  au  moins 
le  plus  rare,  est  le  célèbre  Pentateuchus,  de  1505  : 
Pentateuchuê,  cum  Targum^  Haphtaroth,  Megil- 
loth  acvariorum  commentariis. — Absolntum  uni- 
versum  opus  (per  Dav.  et  Sam.  filios  Nachmias), 
mense  nisan,  anno  orbis  conditi  5265  (ChrisU  1505), 
in  urbc  magna  Constantinopolis.  Gr.  in-(i. 

Parmi  les  premiers  imprimeurs  de  cette  ville, 
n'oublions  pas  de  mentionner  un  Juif  d'Italie,  que 
nous  avons  déjà  cité  (voy.  Barcum),  Rabbi  Gersom, 
fils  de  Rabbi  Moïse  de  Soncino,  le  premier  impri- 
meur hébreu  de  l'Italie,  qui  alla  avec  tout  son  ma- 
tériel s'établir  k  Constantinople,  dans  les  premières 
années  du  xvie  siècle,  et  y  mouriit  en  1530. 

Au  commencement  du  xvu»  siècle,  nous  dit 
M.  F.  Didot,  le  moine  Nicodème  Metaxas,  de  Cépha- 
lonie,  secondé  par  le  patriarche  Cyrille  Luckaris, 
essava  d'établir  une  imprimerie  grecque  avec  des  ca- 
ractèras  qui  provenaient  probablement  d'Angleteire; 
le  premier  h  vre  qui  sortit  de  cette  imprimerie  est 
un  recueil  cont.  :  1<*  le  traité  contre  les  Juifs  du 
patriarche  Cyrille  ;  2*  les  homélies  de  l'évéque  de 
Cyihère  ;  il  est  imprimé  eu  1027,  in-A,  et  dans  sa  pré- 
face Nicolas  Metaxas  nous  apprend  que  c'est  bien  là 
le  premier  livre  sorti  de  cette  imprimerie  établie  par 
ses  soins  sous  la  protection  du  patriarche  de  Constan- 
tinople ;  mais  les  Jésuites  reconnurent  bientôt  que, 
protégé  par  les  Anglais,  C>riUe  cherchait  à  propager 
les  idées  protestantes;  ils  usèrent  donc  de  toute  leur  in- 
Ouence  pour  paralyser  ses  efforts  et  y  réussirent. 


Après  avoir  eu  à  subir  les  persécutions  de  B^Jazet  et 
de  Sélim,  avoir  encore  affoire  aux  Jésuites,  c'en 
était  trop  :  l'imprimerie  disparaît  pour  on  siècle. 

En  1008  (Falkenstein^  une  presse  arménieniie, 
expédiée  de  Venise,  est  introduite  à  Constantinople, 
mais  est  immédiatement  brisée  par  les  Janissaires  ; 
bitqui  ne  nous  parait  pas  du  reste  d'une  authenticité 
rigoureuse.  Cependant,  mal^  les  Janissaires  et  les 
lésuites,  l'imprimerie  a  subsisté  quelque  part  à  Cons- 
tantinople, car  nous  trouvons  des  Uvres  à  toutes  les 
dates  :  la  Biblioth.  impér.  de  Paris  possède  on  voL 
de  17U5  :  c  à  Constantinople,  de  la  nouvelle  impri- 
merie du  sous-diacre  Gr^oire  de  Marsouan  ;  ■  un 
autre  en  1712,  «  de  l'imprim.  du  Sr  Karobiet,'fils 
d'Asrouad-5ater.  » 

Ce  n'est  qu'au  XTiii*  siècle  que  nous  voyons  le 
gouvernement  turc  non  pas  prendre  l'initiative,  mais 
an  moins  permettre  l'établissement  d'une  imprime- 
rie arabe,  persane  et  turque  dont  il  favorisera  les 
développcanents.  Nous  emprunterons  qudques  dé- 
tails à  ce  svyet  au  7e  volume  de  VHistoire  ottomane 
du  baron  de  Hammer. 

Le  fils  de  Méhémet-Effendi,  qui  avait  accompagné 
son  père  en  France  lors  de  son  ambassade  aimrès  <ki 
régent,  avait  été  vivement  frappé  des  merv^cs  de 
la  civilisation  occidentale  et  de  son  principal  instni- 
ineiit,  l'imprimerie.  De  retour  A  Constantinople. 
Said-Effendi  obtint  du  sultan  l'autorisation.  Jus- 
qu'alors si  obstinément  refusée,  s'associa  avec  un  re- 
négat hongrois,  qui  s'appelait  Ibrahim,  fit  graver 
des  caractères,  organiser  un  matériel,  forma  des  com- 
positeurs, et  une  Imprimerie  foncti<mna  à  Constan- 
tinople à  la  lumière  éclatante  du  soleil  d'Orient. 

La  liste  complète  des  ouvrages  qui  sont  sortis  de 
cette  imprimerie  pendant  le  siècle  dernier  est  donnée 

rir  M.  de  Hammer.  Un  grand  nombre  est  consacré 
la  grammaire  et  à  la  lexicok>gie  des  langues  orien- 
tales; quelques-uns  à  l'histoire,  d'autres  à  la  mé- 
taphysique et  aux  sciences  exactes;  Jamais  le  Koran 
ne  fût  imprimé  à  Constantinople  :  le  Koran  est  la 

Birole  divine  révélée  aux  hommes,  et  la  parole  de 
leu  ne  peut  être  soumise  à  un  travail  mécanique  ; 
telle  est  la  foi  des  vrais  croyants. 

Depuis  le  commencement  du  xviii«  siècle,  il  s'était 
formé  une  imprimerie  française  à  Constantinople,  à 
laquelle  on  doit  la  Grammaire  turque  du  jMite 
Holderman. 

En  1787,  le  comte  de  Choiseul*Gouffier,  ambassa- 
deur de  France,  installait  une  imprimerie  partica- 
lière  au  palais  même  de  l'ambassade;  ce  fut  là  que 
furent  publiés  les  Btémentê  de  la  langue  turque, 
par  le  ^re  Viguier,  et  en  1705  l'ambassadeur  Verni- 
nac  y  fonda  une  Gazette  françaUe^  qui  eut  quel- 
ques numéros  seulement. 

Nous  avons  vu  des  livres  franoiis  imprimés  avant 
l'établissement  des  presses  officiellemeut  reconnues; 
on  en  trouve  Jusqu'à  nos  Jours  :  la  langue  fhm- 
çaise  a  toujours  été  prédominante  à  Constantinople, 
et  le  premier  Journal  établi  dans  cette  capitale  Ait 
imprimé  en  français  et  en  turc  :  le  MokUewr  Otto^ 
man  ;  il  devait  être  reproduit  en  grec  et  en  armé- 
nien et  paraître  une  fois  par  semaine  :  un  Journal 
chez  les  Turcs!  c'était  la  révolution  auUraUl  la 
Turquie  devenait  puissance  européenne. 


Cjjullicds  Dt'CATCS,  Cabaluaœksis  agek» 
It  Cliùblait  {Ciablete) .  prov.  des  ÉUts 
sarde»,  chet^ieu  :  Tftonon. 

Cabalukim,  Toy.  CAniu.nNi'ii. 

CABAKESaX,     CltBANASlI'H,      CHABANESrirM , 

Cltabaïutjft,  Chabmuitt,  bourg  de  t'r., 
anc.  pnncip.  (Charente).  Jacques  de 
Vendosme,  prince  de  Chabanais,  au 

Cauksis  ciscu,  ile  de  Pam  (Cyclades), 
Cabeua,  CuEUACi'H,  Cabuaccii,  ChabHt, 
Tille  de  Fr.  (Yonne). 

Ub  li^ilimur  DomMlt  bmk  nir  onc  pelllc  illle  ; 
ilitpMt.  1  Ut  ■«Joar,  T  ni  ntcno  qurlquciiii- 
ntn  par  une  miuiklpalli^  IntrlIiKnitp  ou  quelque 
atnfrtciUoa  i^Kc;  Il  y  publie  i  de  longi  inlpr- 
nlk*  Aui  M  bot*  Daincn  pml-éire  ;  «i  nrl,  y 
iritart,  «iBii  h  qulllr  pour  n'y  plui  Rirnir,  cm- 
poftHU  une  lui  mu  anUriH.  sans  libwr  iVi^lèn», 


MMlinnii  Part  dont  il  l'ilail  bll  Ir  pnmiotpur  i 
wKc  w  niUoln  de  l'imprimerie  t  Oublis,  et  Oins 
mat  («aie  4f  lonlil^  dr  «tic  ImporUiice. 

Hem  (.eniugr,  lUr  la  biogriphlv  duquel  ou  ne 
»ll  ibiotsmrni  rkn,  Imprime  1  Lbiblit,  en  IA7I, 
wa  ni.  loliluV  :  Le  Iture  dti  tonnct  maa-f  (akt 
rt  tampoitpiir  frire  Jaequtt  Legnml,  reltçliux 
^  ÉtCcràrtdet  Anf—" —  ■■-'■—-   .-■--■..—  n- 

SSST 


paiMi  tu  biat  des  ftnilleti,  el  la  juaiiGatlon  dei 
entonne)  ni  tl  Imparftile  qo'au  premlprcoup  d'irll 
IB  ligne  intgilei  panluenl  Un  dei  yen;  In 
du»  des  chiplire*  lonl  Imprimfsen  Iriimnjuget  : 
Le  liiR  detiii  ttrf  omt  de  pi.  gr.  lur  b.  qui  n'aiir 
pH  *tt  Min  et  la  place  eal  mlir  en  Mme 

tj  BUiliaih.  Impt^r^oMe  encore,  imprime  >ur 
•«in,  le  second  ontrigeconmi  sorti  de»  prewe»  de 
Pierre  Lerouge;  c'nl  un  Brtcterium  Anllttlijilo- 
rtuÉe  —  fompMnn  ïilil].  die  ApriUx.  Anna  Mt 
mille  axe  LittiiJ.  Inpritiiqi  L'IutUett  fit  Oomo 
HIri  UroHge,  pet,  ln-8,  gnih. 

LVirnpL  de  ta  Bihllolh.  Impfr.,  qui  tienl  des 
/Mil»  de  Uenoanl,  ni  dlili«  en  deux  rolumn.  Il 
CB  *ûic  't*'""''"  un  mempl.  1  la  bitiHotbèqae 

Crue  mène  jnn't  IliBJ.paraUl  Tmyn,  Imprimi' 


..  . leJffMdte  Tremtseiqai  e>... 

premier  livre  imprimé  dam  cette  illle. 

En  i»S7  |el  non  p«ien  tass  comme  ledit  H. Cot- 
rard  de  Rn4un)  Pierre  Lerouge  iVIibiît  k  Paris,  et 
en  l«g«  il  y  donne  1>  premièir  Mition  de  la  Mer 
tleiHMiHra,  oli  il   prend  ic  Uire  de  libraire  ei 

En  vaa,  et  tiou'p>9en1»Mcommele  ditH.Cor- 
rard  de  Br^bân,  In  semions  de  MBurice  (de  ânlly), 
étiqtie  de  nrls,  miii  publlAi  t  Chdilis,  mail  ûr 
Cuillanme  Lerouge  et  lous  le  Utre  lalTHot  i  les 
fapoiinoii*  det  emmtUlei  e»  franfojft.  A  la  Un  du 
r*  du  dernier  t.  :  <^  pulâl  itt  expmUltmM  riesjl 
maçilleteH  frttfOit  f nprtmeea  n  |(  {'AaAHi  p  lïMlf • 
leumt  Lt  Xoiwe /m  II  prfmcHr  fdn  mil.  cccc.  gnaf| 
trt  vingt  et  neuf,  le  Xtm  loar  ||  doflobre.  Puis  la 
martiue  de  Timprimeur  ;  in-Tnl.  goih,  de  AD  IT,  à  ï 
roi.  de  SB  ilg.  non  ch.,  ilgn.  a  -  ti. 

Celte  drscripilon,  communiqui'e  par  M.  Potier 


-  Ite  description,  communiquée  par 
H.  Brunet,  es!  d'une  grande  rMCIiiude. 

Bt>  lasi  Pierre  Ij^miige  m  encore  i 
nous  liT  inyons  donner  :  flore  btate  M, 
gliiff  ad\imtn  ercfriii* ||  AmiallRe. 


Paris 


AiaRoseenlanieneuue 

De  ^oslre  dame  de  Paris. 
Au  1°  du  dem.  t.,  avei:  la  marque  de  Pii'rre  l.e- 
rouge,  on  III  Li  souscription,  de  laquelle  II  résuliï 
que  ce  1ypogra|die  impnmail  le  volume  pour  Vin- 


même  li     . 

rouge,  qui  reste  dans  la  preinlèrr  de  cet  villn  T  Où 
el  quand  esi-ii  mort?  IJu'esl  dcienu  son  aivlier  i)  - 
ingraphique  de  Chablis:  toi Ik  ce  que  nous  diVia* 

i:aueu.i<i  [Tab.  Peut.,  Plin.J,  Kie.iî.i'fv 
IPl.il,),  K!<eï>,>(<».  jStrab.].  Gawlona 
[(k-c.  Ra>.|,  CiviTAï  Caiikij.ii;ohi  h  [Nul. 
liall.],  ville  des  Cavares,  dans  laiNar- 
bunaise,  auj.  CavaiUon,  ville  de  FraiiO' 
(Vaucluse)  ;  abb.  de  Biîiiéd. 

Cahkns.e,  ïoy.  Cflbënna. 

Cariux>num  [Cts.,  Itin.  Anton.,  Tab. 
Peut.],  CAUiLLO.vLslAnim.  llarc],  Ka- 
Eù/liy^y  IPtol-l ,  K«6yA>.;.t,*  IStrab.],  Ca- 
vii.[J)m;m,  Cavkuine    [Ci'sta  reg.   Fr.j. 


235 


CABILONENSIS  PAGUS.  — CADOMUM. 


23G 


Cabalaunum  Palatium  [Diplom.  Lud.  Pii], 
anc.  Orbandale^  ville  des  i€dui^  dans 
la  Gaule  Lyonn.,  auj.  Chàlon-sur-Saône, 
ville  de  Fr.  (Saône -et-Loire). 

Nous  ne  pouvons,  malgré  de  consciencieuses  re- 
cherches, faire  remonter  plus  haut  qu'à  Tannée  1004 
la  date  de  Tintroduciion  de  la  typographie  dans  la 
ville  de  Chilon.  Voici  le  titre  du  premier  volume  im- 
primé à  cette  date  :  Privilèges  octroyés  aux  maires, 
échevins,  bourgeois  et  habitants  de  la  viUe  et  cité 
(te  Chalon-sur-Saône,  par  les  anciens  roys  de 
France  et  dues  de  Bourgongne..,  enrichis  de  notes 
et  remarques...  (par  B,  Durand),'^  Ctaâlon,  par 
J.  Des  Prez,100a,  in-A. 

Parmi  les  imprimeurs  suivants  nous  ne  citerons 
que  Léonard  Berthault,  Philippe  Tan  et  Antoine 
liespiiiasse,  qui  imprime  la  Petue  Varlope  en  vers 
burlesques;  Pierre  Cusset,  dont  le  nom  figure  fré- 
quemment au  bas  des  livres,  n'était,  croyons-nous, 
que  libraire-éditeur. 

Les  arrêts  du  conseil  du  21  Juillet  1704  et  du 
31  mars  17S9,  qui  fixent  le  nombre  des  imprimeurs 
dans  toutes  les  villes  du  royaume,  n'en  autorisent 
qu*un  seul  dans  la  ville  de  Chilon-sur-Sadne  ;  aussi 
en  1704  le  rapport  fait  à  M.  de  Sartines  ne  signale 
que  Claude  Dessaint,  né  à  Mâcon,  établi  libraire  de- 
puis 1719,  imprimeur  depuis  1722. 

(IabiijONensis  pagus,  Gabilonçnsis  agek 
IFrédég.],  le  territoire  de  Chalon-sur- 
Saône. 

Cabiomagum,  Cabaignac,  bourg  du  Lan- 
guedoc (Aude). 

Cabkeria,  Calfrières,  bourg  du  bas  Lan- 
guedoc (Hérault),  dont  les  habitants^ 
soi-disant  hérétiques ,  furent  massa- 
crés en  i540. 

Cabyle  [Eutrop.,  Amm.  Marc],  KaCûXr. 
IPolvb.J,  KoXugy.  [Strab.],  Calybe  |Sext. 
Huf.l,  ville  du  N.-O.  de  la  Thrace, 
auj.  Galoivitzn  (C/w/tV-Oosi)  sur  le  Tun- 
dscha,  en  Roumélie  [Forbiger]. 

Cauiextum  Palatium,  Catklintum  [Mand. 
Phil.  Pulchri,  a.  \ 305),  Cachamp  [Ordin. 
Job.  reg.  a.  1356],  Cochon,  Caclutnt, 
pet.  village  de  l'Uc-de-France  (Seine) . 

Cacyrim,  Kobcupcv  [Ptol.],  Cassaro,  bourg 
de  ro.  de  la  Sicile,  dans  le  val  di  Moto. 

CAriAciiKRiuM,  Cadagnes,  bourg  de  Cata- 
logne. 

Cadanum,  Kiifiden,  Kaden,  ville  de  Bohème. 
Cadavus,  Caditvo,  bourg  d'Espagne  (Ga- 
lice). 

Caoburgi  M,  Cabuurg,  sur  la  côte  de  Nor- 
mandie (Calvados). 

CADE.NACUM,  Cadenac,  bourg  de  Fr.  (Lot). 

Cadenetum,  Cadenet,  bourg  de  Provence, 
anc.  vicomte  (Vaucluse). 

Caderossium,  Ciidetvusse,  ville  de  Franct? 
(Vaucluse);  anc.  abb.  de  lilles  Béné- 
dictines et  titre  de  duché. 

i:\DiANUM  [Itin.  Hier.],  Vuldiero,  bourg 
de  la  Vénétie  [ForbigerJ . 


Cadillacim,  Catelliacum,  Ca(/t//ac, bourg 
de  Vt,   (Gironde). 

Le  duc  d*Épenion,  à  l'époque  de  sa  toute-puis- 
sance en  Guyenne,  avait  son  château  à  Cadillac^  et 
ce  fut  U  qu'il  établit  une  imprimerie  particulière. 
Voici  le  titre  d'une  pièce  qui  sortit  de  cet  atelier  ty- 
pographique fort  peu  coaim  :  Béponse  de  Mgr  le 
duc  d'Èpernon  à  la  lettre  du  parlement  de  Bor- 
deaux, du  second  d*auril  m  Dcxux.  —  Cadillac,  par 
rimprimerie  de  Mgr  le  duc  d*Espcmon,  1649,  in-^ 

Cadmea,  voy.  Thebjs. 

Cadocum,  Cayeux,  ville  maritime  de  Fr. 
(Somme). 

Cadolaiclm^  Caduuacum,  Chaalis,  Chùlis, 
village  de  Fr.  (Oise);  anc.  abb.  de  Cit., 
fondée  en  1136. 

Cadomum  [Cluv.],  Cadomis,  Caen,  ville  de 
Fr.  (Calvados). 


Jacques  Durandas  et  Gilles  (hiHoue,  artistes 
sagers  et  ambulants  (c'est  amsi  que  les  appelle 
l'abbé  de  La  Rue,  dans  ses  Nouv,  Essais  hist.  sur 
là  ville  de  Caen,  tom.  H,  p.  340),  imprimèrent  eu 
ceUe  ville  cnlUiSO.  L'uni \ersité  fondée  en  1U6  par 
le  roi  Henri  VI  d'Angleterre  était  alors  en  pleine 
prospérité  ;  ses  régents,  poussés  par  un  mobile,  trop 
rare  à  cette  époque,  l'amour  des  saines  études  et  le 
culte  des  monuments  les  plus  purs  de  la  hauie  litté- 
rature classique,  attirèrent  dans  leurs  murs  ces  deux 
imprimeurs  qui  peut-être  sortaient  de  l'atelier  typo- 
graphique fonde  k  Rouen  à  peu  près  A  la  ménv* 
époque  par  les  U^res  I^llcinand,  et  dirigé  par  le 
célèbre  Martin  Morin  ;  ils  lui  demandèrent  une  édi- 
tion du  plus  grand  des  poëtes  latins,  Horace,  mo- 
nument précieux,  qui  reste  un  des  titres  de  gloire 
de  la  ville  de  Caen,  puisque  cette  édition  est  la  pre- 
mière que  Ton  ait  faite  en  France  du  poète  d'Au- 
guste :  htcipiunt  Epistole  Horatii  |  Èpistola  ad 
Mecenatem,  (Au  recto  du  dernier  f.  )  :  Finis.  Im- 
pressum  Cadomi  ver  magistros  Jacobum  1  Duran- 
das et  Egidm  qui  ioue  Amw  Domini  \\  MiUesimo 
quadringcntesimo  octogesinw\\mense  Junio  die 
vero  sexia  ejusdem  mensis.  Pet.  in-4,  goth.,  40  (f.  à 
20  lign.  par  page;  sign.  A.  E. 

Les  lignes  sont  bien  espacées,  le  caractère  grand, 
élégant  et  fort  net,  l'encre  très-noire. 

L'exemplaire  de  la  Bibliothèque  impériale,  sur 
papier,  vient  de  la  collecUon  Hibbert;  celui  de 
lord  Spencer  est  sur  vélin  ;  malheureusement  il  a 
été  réduit  à  la  grandeur  d'un  in-8  par  le  couteau 
sacHlége  d'un  relieur;  il  provient  de  la  collection 
Farmer;  un  troisième  exemplaire  existe  en  Angle> 
terre  dans  la  bibliothèque  du  comte  de  Pembroke. 

Ce  livre  est  le  premier  livre  imprimé  en  Norman- 
die avec  une  date  certaine.  Que  devinrent  ses  im- 
primeurs 7  voilà  ce  que  les  recherches  les  plus  minu- 
tieuses n'ont  pu  faire  décou\rir  à  M.  Frère,  qui  ne 
peut  même  signaler  aucun  autre  ouvrage  portant 
leur  nom. 

Maittaire  et  Panier  citent  un  certain  nombre  d'ou- 
vrages imprimrâ  à  Caen  au  commencement  du 
xvi«  siècle.  Nous  si^^nalerons  un  traité  de  Geraoïi 
que  M.  Brunet  a  omis  :  Joannis  Gersonii  Tractatus 
de  i*irtutibus  et  ritiis.  A  la  fin  :  A  Caen,  par  Mi- 
ctul  Angier  pour  Jean  Macé,  libraire,  demourant 
à  Bennes,  et  pour  Bichard  Mùcé,  libratre  m  l'Vui- 
l'crsiti  de  Caen,  démoulant  à  Bouen,  m  du,  in-fol. 
—  m  Michel  Angier  demeurait  à  Caen,  dit  M.  Frère. 
ad  intersignium  montia  itancti  Michaelis  archangeli 
jiixta  Cordigeros.  *  Etait-il  imprimeur  ou  seulement 
libraire?  la  souscription  du  traité  deGerson  sembk' 
indiquer  qu'il  imprimait  lui-même  ;  mais  sur  quel- 
ques autres  volumes  le  contraire  parait  plus  pro- 
bable. 

Le  voimne  que  nous  liions  rst  le  premier  qiir 
l'on  connaisse  portant  son   nom,  et  le  dernier  est 


237 


CADORINUS  AGER.  —  CJERE. 


238 


«laté  de  15tt;  il  mourut  vers  1566,  après  atoir 
mnpU,  deux  ans  auparavant,  les  fonctions  d'éche- 
vîiu 

Le  Tolume  suivant  est  intéressant  k  cause  de  sa 
souscriptiou.  Cest  le  Gràt  Couttumier  du  pays  et 
éMekt  de  NomuuHUe,..  A  la  fin  :  youuetlement  im- 
priwte  à  Caen  par  Lauretis  Hostinçue  demourant 
aadU  Ueu  deuant  la  tour  aux  Landoys,  Pour  Mi- 
càet  Angiar  tWraire  et  relieur  de  luniversitè  dwC 
Cœn  demourdt  au<P  lieu  près  le  pôt  Sainct 
Fierre..,  et  oui  este  aekeuet.  Lan  de  grâce  mil  cinq 
cens  et  dix,  le  xx\iii  iour  dapuril,  —  lu-fol.  goth. 
216  ff.  à  1.  lign. 

Comme  spédnien  de  Timprimerie  de  Micb.  Angier 
associé  à  Jean  Hacé,  nous  citerons  :  Baptiste  Man» 
tuoHi  poète  Xtiamissimiparthenice  Mariana,,.  — 
impauis  Mich,  Angier  et  Joannls  M  ace  librar. 
«jciacrs.  Catkjmensis,..  Impreuum  Cadami  s.  d.  et 
s.  D.,  in-8. 

Parmi  les  typographes  postérieurs  nous  ne  vou- 
lons citer  que  les  Mangeant,  au  xvii*  s.,  bien  connus 
des  bibUophiltt,  et  Jean  Cavelier,  l'imprimeur  de 
Uoysani  de  Brieux. 

Les  arrêts  du  conseil  de  1704  et  de  1759,  gui  fixent 
le  Donbre  des  imprimeurs  autorisés  dans  chacune 
des  villes  du  royaume,  en  accordent  quatre  A  la  ville 
de  Caen  ;  et  en  1764,  le  Rapp,  Sartines  signale  sept 
libraires  et,  eonformément  aux  arrêts  précités, 
(|Batre  imprimeurs  :  Jean  Poisson,  Pierre^Jacqucs 
\voii,  Jean-Qaude  Pyron  et  Pierre  Cbalopin. 

Cadorinus  AGER  y  //  Codonm,  territoire 
de  Cadore^  dans  le  pays  vénitien. 

Cadrius  Mons^  Palatium  in  agro  Lemovi- 
cmo.  Les  Cars ,  village  près  Limoges 
,  (Haute-Vienne),  d'après  Mabillon. 

CADRonuM,  Caudrot,  bourg  de  France  (Gi- 
ronde). 

Cadubrium,  CADUbRUM^  Castrum  Plebis^  Car 
dore,  Pieve  di  Cadore,  ville  du  pa\s  vé- 
nitien^ sur  la  Piave. 

L*illttstre  famille  des  Vecelli  était  originaire  de 
cette  ville  ;  sans  compter  le  grand  Tiziano,  son  frère 
Cesare,  et  leur  parent,  Titien  Vecelli  de  Cadore,  le 
poêle  et  Porateur,  plusieurs  imprimeurs  de  ce  nom 
ont  acquis  une  certaine  notoriété;  nous  citerons 
Andréas  Vecellius  Cadubriensis  et  JohannesVecellius 
Cladorinus,  qui  imprimaient  à  Venise  au  xvii*  siècle , 
de  1672  A  1766;  nous  avons  encore  à  Padouc  il  Cado- 
rino,  run  des  bons  imprimeurs  de  cette  époque  de 
d^adeace  typographique. 

Cai»ul\um,  Cudauin,  bourg  du  Périgord 
(Dordogne);  anc.  abb.  de  Cit. 

Caduppa  villa  [Ch.  Lud.  pii] ,  Catusiacum 
fit.  Ant.],  Caddssa,  Chamrce,  bourg  près 
Troyes(Aube);  villa  donnée  par  Charles 
le  Chauve  à  l'abb.  de  S. -Denis  par 
une  charte  de  867.  [Félibien], 

Cadiucen'sis  pji^gus  ,  Catorclnus  pagus 
[Frédég.l,  le  Kiersi  (au  ix«  s.),  le  Cakoi^ 
«R,  le  Querey,  anc.  prov.  de  France  ; 
forme  auj.  presque  entièrement  les 
dép.  du  Lot  et  de  Tarn-et-Garonne. 

Cadiuci  [Caes.],  Ko^Gjpjtoi  [Strab.,  Ptol.j, 
peuple  de  la  Gaule  Aquitaine. 

Caourcum  [Cell.L  Divona  [Auson.],  Acuricav» 
Aewcva  tptol.j ,  BiBONA  fTab.  Peut.] , 
CiviTAS  Cadurcorum  [Not.  Prov.],  Caotirs 


[anc.  chron.],  Caors,  Cahors,  ville  de 
Fr.  (Lot). 

Le  premier  imprimeur  de  celte  ville  s'appelle 
Jacques  Rousseau,  et  le  premier  livre  sorti  de  ses 
presses  que  nous  puissions  citer  est  daté  de  1585  ;  il 
est  Intitulé  :  Discours  de  M.  Antoyne  Depeyrusse, 
Jtige  et  lieutenant  général  en  la  séneaetiaucie  de 
Querey,  sur  l'Edict  du  Roy,  contenant  la  réunion 
de  ses  subjects  à  la  Religion  catholique,  apostolique 
et  romaine.  —  Caors,  par  J.  Rousseau,  1585,  in-8.  (A 
la  Bibl.  impér.) 

Le  même  Ant.  Depeyrusse  fait  imprimer  en  1587, 
toiOours  par  Jacques  Rousseau,  ime  Apologie  contre 
les  réformés. 

En  1566  nous  avons  :  Discours  des  choses  mémo- 
rables advenues  A  Caors  et  vais  de  Qercy  en  Van 
M  GGGC  XXVIII.  Extraictdes  AnnaUs  consulaires  du- 
dit  Caors.  ln-4. 

Ce  Jacques  Rousseau  eut  un  fils  qui  lui  succéda  et 
que  nous  trouvons  au  xvii«  s.  imprimer  concur- 
remment avec  Jean  d'AIvy,  161S-VM4. 

Au  Rapp.  Sariines,  conformément  aux  arrêts  du 
conseil  du  21  Juillet  1704  et  du  SI  mars  1789,  nous 
trouvons  en  1764  un  seul  imprimeur  &  Cahors,  Fran- 
çois Ricbard,  pourvu  par  arrêt  du  conseil  du  3^  octo- 
bre 1746,  à  la  tête  de  trois  presses. 

Cmcaua  Castra  [Plin.],  KaixtXî»  reuixxivcv 
[Ptol.],  Castra  Ceuca  [Itin.  Anton.], 
Caceres,  ville  d  Espagne  (Estramadure), 
fondée  par  le  consul  Q.  Cœcilius  Me- 
tellus. 

C^LANUM,  Celanum.  Celono,  ville  du  pa^s 
napolitain,  dansTAbruzze  ultér.  Il«. 

C;ELtANUM  fltiu.  Auton.] ,  Ceglie,  bourg 
d'Italie,  dans  la  Basilicate. 

• 

CïLiiTs  [Tab.  Peut.],  C^lius  Mons  [Uiii. 
Anton.],  localité  de  Vindélicie,  auj. 
Kelhmmz,  bourg  de  Bavière,  dans  le 
cercle  du  haut  Danube  ;  ou*,  suiv.  d'au- 
tres géogr.,  Tûrkheim,  bourg  du  même 
cercle. 

CjENE,  KaivTi  [Ptol.],  CiENEPOLIs,  KaiviiiroXi; 

[Procop.],  Taîvapcv  [Hérod.,  Ptol.j,  T.*:- 
NARiJM  [Plin.],  ville  de  la  Laconie,  auj. 
Kaihwares,  suiv.  Bisch.  et  Môller. 

C.£NOM.LM,  voy.  Cenomani. 

CiKNus,  Kaivo;  [Ptul.],  riv.  de  la  Gaule 
Narbon.,  près  d'Aix,  auj.  VArc,  qui  se 
perd  dans  l'étang  de  Berre. 

Cjînys  Prom.,  Kaîw;  [Strab.],  cap.  du 
Bruttium,  auj.  Capo  di  Cavallo,  suiv. 
Mannert;  et  Coda  di  Volpe,  suiv.  d'au- 
tres géograjibes. 

C.+:puna,  Kaiuiava  [Ptol.],  ville  de  Lusita- 
nie,  chez  les  Celtici,  auj.  Cezimbra 
[Forbiger). 

CjiRE  [Plin.],  Kaîpt  [Ptol.j,  Kaipta  [Strab.l, 
Agylla  [Plin.],  Agyllina  urbs  [Virg.], 
ville  d'Etrurie,  auj.  Cei'vettre  ou  Cerve- 
in,  pet.  ville  de  l'Italie  (Toscane).  Voy. 
Canina,  Dtscr.  di  Cere  antica.  Home, 
1838,  iii-4. 


239 


CiERETANUS  AMNIS.  —  CiESENA. 


240 


C^RETANUS    AMNIS    [Pllll.],    CiERITIS   AMNIS, 

pet.  il.  d'Etrune,  auj.  VEri;  se  jette 
dans  la  Méditerranée. 

C.ESARAUGUSTA  [Plîn.,  Itin.  Anton.},  Kai- 
«ofiux  Aù^cucrra  [Strab.,  Ptol.|,anc.  Sal- 
DUBA  [Plip.],  ville  des  Edetani,  dans 
l'Espagne  Tarrac,  aiy.  Zaragoza,  Sara- 
gosse,  cap.  de  l'Aragon. 

Lps  biblioRraphes  sont  tous,  ou  peu  s*en  (aut, 
(Paccord  sur  Fhistoire  de  la  typographie  à  Saragosse. 
C'est  en  1475,  le  15  octobre,  qu'un  imprimeur  fla- 
mand, du  nom  de  Mathieu,  mit  au  Jour  un  pet.  in- 
fo!., considi^ré  Jusqu'à  présent  comme  le  début  de 
la  typographie  dans  la  capitale  de  l'Aragon  :  a  Bs 
una  de  las  rarUimoê  eiùciones  de  Espafia^  »  dit 
Mendez.  Voici  le  litre  exact  de  cet  incunable  :  Mani- 
PCLUS  CCRATORUM.  Jndpit  Moniffulut  curatorum 
composUus  a  Guidone  de  Monteroteri  (Guy  de 
Montrocher)  sacve  théologie  profeuore.  Suit  une 
dédicace  de  l'auteur  à  D.  Raymond,  évéque  de  Va- 
lonce,  datée  de  Turolli  (Teruel),  l'an  1533. 

A  la  fin  :  Bxplicit  Manipuluê  curatorum. 

Ihus,,,  Marie,,,  Filiui.,, 

Clero  et  populo  impressio  perutUis  utriusque 
ope  sed  Matthei  Fland*  industria  feliei  termina 
clouta  est  Aragonenaium  regia  in  urbe  Cesaran- 
gusta  XV  ociobri»  anno  ialutis  millesimo  quadri- 
gente$imo  sepluagesimo  çuinto. 

Le  vol.  forme  un  pet.  in-fol.  ou  un  grand  in-4  (Men- 
dex),  à  longues  lignes,  en  lettres  de  forme  [letra  de 
tortia)  très-nettes,  les  capit.  et  toumeures  Icalderil- 
las)  Iais9|^s  en  blanc  et  rubriquées  à  la  main* 

On  ne  connaît  rien  autre  chose  de  ce  typographe 
Mathieu  le  Flamand,  à  moins  que  Ton  n'accepte  la 
suggestion  de  Née  de  la  Rochelle  (Reeh.  sur  la  Cyp. 
en  Espagne,  p.  18)  :  i  Ce  Mathceus  Flander,  dit-il, 
i*st  peut-être  le  même  que  Mathieu  Vendrell,  que 
Ton  regarde  comme  un  honnête  marchand  et  des 
plus  anciens  libraires  d'Espagne,  ayant  fait  faire  des 
éditions  à  ses  frais  à  Gironne  en  1480,  à  Barcelone 
en  1484.  »  Mée  de  la  Rochelle  veut  dire  :  à  Girone, 
1483,  mais  sa  supposition  n'est  pas  inadmissible,  et  la 
première  syllabe  ven  ou  van  du  nom  de  cet  honnête 
marchand  indique  volontiers  une  origine  flamande 
ou  hollandaise. 

Le  second  imprimeur  de  Saragosse  est  Paul  flurus 
de  Constance  ;  mais  nous  trouvons  à  la  même  épo- 

?|ue  Jean  ilurus,ce  qui  peut  nous  faire  supposer  deux 
rères  établis  simultanément  à  Saragosse.  Cependant 
le  premier  livre  sur  lequel  nous  relevions  le  nom  de 
Paolo  llurus  de  Constancia  n'est  daté  que  de  1485  ; 
c'est  un  recueil  des  EpUres  et  Evangiles  en  portu- 
gais; et  dans  l'intervalle  nous  trouvons  dans  Men- 
dez la  description  de  cinq  volumes  imprimés  sans 
porter  de  nom  de  typographe,  dont  le  plus  impor- 
tant est  :  el  Libro  de  la  deelaracion  de  la  misa, 
daté  du  16  Juin  1478. 
En  1494  Paul  llurus  donne  un  Jehan  Bocaeio  de 

Il  las  mugcres  illus  ||  très  en  romûce. 

En  1496  nous  trouvons  un  nouveau  nom  d'impri- 
meur, mais  peut-être  n'est-il  qu'éditeur  et  libraire, 
car  nous  lisons  seulement  au  bas  des  Epistolas  de 
Seneca  publii^s  à  cette  date  à  Saragosse  :  Empre- 
midas...  à  instancia  y  expensas  de  Juan  Thomas 
Favario  de  Lumelo  del  contado  de  Pavia, 

Enfin,  en  1500,  trois  ouvriers  allemands  associés 
établissent  une  nouvelle  typographie  ;  ils  signent  : 
George  Coci,  Leonardo  Butz,  y  Lupo  Appentegger, 
Alemanes. 

Un  livre  spécial  a  été  consacré  à  l'histoire  de 
rimprimerie  dans  cette  ville  ;  la  imprenta  en  Zara- 
goza^  con  noticias  preliminares  sobre  la  imprenta 
(VI  gênerai.  Su  autor  D,  Jeronimo  Borao.  Zara- 
goxa,  impr.  y  lib.  de  Y.  Andréa.  1800,  in-8. 

(IjESAKEA   BoJORlM,    .^U\  Fl.AViA  CJ^SARK\, 


Kôsching,  Kotzing,  bourg  de  Bavière, 
dans  le  cercle  du  bas  Danube. 

CiESAREA  Insula  [Itiu.  marit.] ,  Jersey 
(Giersé,  au  x*  s.),  île  anglaise,  sur  la 
côte  0.  de  France. 

(LeSAREA    LuTRA   [Cell.],    CiESARO-LUTIlERA, 

KaUers-Lautem,  ville  forte  de  la  Bavière 
Rhénane,  au  N.-O.  de  Spire. 

Cjesareanum,  St-C'éré,  bourg  de  Fr.  (Lot). 

(Iesareopolis  ,  Kaisersmark ,  Kaistnark , 
ville  de  la  haute  Hongrie. 

(1.ESARIANA  [Itin.  Anton.],  Ceserina  [Tab. 
Peut.],  Casalnuma,  sur  le  Negro,  dans 
la  Basilicate. 

C.ESARIS     BURGUS,     CiESARORURGCS ,    CaRO- 

BURGUM,  Cherbourg,  ville  et  port  mari- 
time  de  Fr.  (Manche).  Suiv.  Sanson  et 
Keich.  ce  serait  Tanc.  Goriallum  des 
Tab.  de  Peutinger,  d'où  Coriovallensis 
■  Pagus;  on  trouve  au  xni«  s.  Chiere- 
bourc, 

Cest  à  l'année  1684  que  nous  faisons  remouter 
l'imprimerie  dans  cette  ville  ;  nous  trouvons  à  cette 
date  un  Processionale  Constanciense  (à  l'usage  de 
Coutances)  imprimé  par  Guillaume  Gossin,  in-4. 

L'imprimerie  fut  siipprimée  presque  aussitôt  après 
son  introduction  à  Cherboui^,  car  nous  ne  trou- 
vons plus  de  nom  de  typographe  après  17S0,  tt 
cette  ville  ne  figure  ni  aux  arrêts  du  coosell  de  1704 
et  de  1739,  ni  au  Rapp,  Sartines. 

C.ESARis  Insula  [Luen.|,  Kayserswertua, 
Kaisersiverth,  ville  de  Priisse,  dans  la 
prov.  de  DûsseldorfT. 

CiESARis  MoNs,  Caisservers  (au  xin*  s.). 
Kaisersberg,  ville  d'Alsace  (Haut-Rhin). 

CjEsaris  Pr.etorium,  voy.  Forum  Tiberiu 

Cjîsarodunum,  voy.  Turones. 

C.esaromagus,  voy.  Bellovacum. 

CiESAROMAGus  [Gco.  Rav.] ,  Baromacus 
[Tab.  Peut.] ,  ville  des  Trinobantes 
dans  la  Britannia  roman  a,  aui.  Cheims- 
ford,  ville  d'Angleterre  (comte  d'Esseï), 
suiv.  Burton  et  Gamden. 

Un  Journal,  the  Chelmsford  ChronicU,  parat 
dans  cette  ville  en  1730  ;  the  Elegiac  tears  du  Rér. 
Dr  Cotton  y  furent  imprimés  en  1706,  et  une  His- 
toire d*Essex  y  parut  en  6  vol.  in-8,  en  1760-72. 
{Çotton*s  SuppL) 

Cjvsarotti'm,  voy.  Gisortium. 

G.ESENA   [Gic,  Plin.],  Gesena  [It.  Hier.l, 

KttKniva  [Strab.],  Kaiaava  [Ptol.l,  CesINa, 

Sesena  [Geo.  Rav.],  ville  de  la  Gaule 
Gispadane,  auj.  Cesenn,  dans  la  délég. 
de  Ravenne. 

Imprimerie  en  1525,  suiv.  Falkenstein  :  Voici  le 
volume  cité  par  Panzcr  :  de  ContractUms  summa- 
tim  versibus  elegis  editus  libellus,  opus  fere  dim- 
num  non  solum  notariis,  sed  etiam  cupidts  legiim 
tyrunculis  pemccessarium,  quum  breui  periodi 
periodo  initituiionnm  termines  complectatw  :  in- 


241 


CiCTOBUIX.  —  CAIJVUIS. 


242 


terpreie  éL  Faifdamtmte  Tiberto  iacrantm  legum 
dodore,  et  cum  hkttee  toiiua  opertê  examussim 
eastigato.  Carmen  ad  icribam. 

Que  te  aeire  deeet  referente  Seriba  Ubellum 
Hmne  eme  :  qui  paruo  uenditur  ère  tibU 

A  ta  fin  :  Impressum  Gesene  per  Amadeam  et  clus 
Mciot  anoo  EMU  MDXXV.  Qaarto  kalC  decemtins  : 
rcUcissimo  démente  ftummo  pontifice  •epiimo  im- 
penmte,  in^. 

(l£TOBHIX,K9U7oCpt%  [Ptol.],  CaTOBRIGA  [ItÎD. 

Antun.J,  Cetobriga  [Anon.  Rav.],  ville 
«le  la  côte  0.  de  la  Lusitanie,  auj.  Se- 
tuxûl  ou  Sétubaf,  ville  et  port  de  Portu- 
gal (Estramadurc). 

^i  Panier,  ni  Falkeostein,  aucun  bibliographr 
espagnol  ni  portugais,  ne  citent  cette  fille  parmi 
cdies  qui  ont  Joui  des  bénéfices  de  la  typographie  i 
une  époque  reculée  :  IL  Temaux  seul  a  la  gloire 
d*aT0ir  trou? é  un  livre  imprimé  i  Sétubal  en  1509  : 
Jlefr«  e  eatatmoi  da  miUtar  ordem  de  S,  lago,  — 
Sétubal,  1M9,  in-fol.  M«Temaui  ne  cite  malheureu- 
sement pas  ta  source  où  il  a  puisé  ce  renseignement  : 
peut-être  provient-il  de  M.  Ribeiro  doa  Santos,  qui 
a  publié  un  mémoire  sur  ta  typographie  portugaise, 
que  M.  Bmnet  a  omis  dans  sa  table  et  que  nous  n'a- 
vons pu  nous  procurer. 

Caii  Maru  AGERy  Camaria^  la  Camargtte, 
grande  île  située  dans  le  Delta  du 
Khône. 

Caino,  voy.  CniNONiuM. 

Cuarcum,  Cajare,  bourg  du  Quercy  (Lot). 

Cajeta  [Virg.,  Sil.,  Jornand.],  Kaiar* 
[Strab.],  HauLXTr.  [Diod.],  Qaietta,  Gaèta, 
ville  de  la  Terra  di  Lavoro,  prov.  na- 
polit.  du  roy.  d'Italie. 

Imprimerie  en  lft87,  suiv.  Falkensiein.  Maittaire 
ui  Panser,  non  plus  qu*Ilaym,  ne  citent  de  livre  im- 
primé en  cette  année  à  Gaéte.  Voici  le  titre  du  vo- 
lume tel  que  nous  le  donnent  Haym  et  Bmnet  :  For- 
mmUuio  di  epUiote  vutgare missive  et  responsive,., 
eomposto  per  Cristopnoro  Landini  citadino  di  Pi' 
remze..,  A  la  fin,  après  le  registre  ;  Explicit  Formw 
iario  de  Ejristole  missive  e  resfwnstvc  et  aitri  flori 
de  ormati  partamtnti,  Impresso  nella  aima  et  iti- 
clfta  cUà  de  GayetapermL  A.  F.mcccclxxxvii, 
peL  in-4.  Ces  lettres  initiales  A.  F.  désignent  TAIle- 
mand  André  Fritag  qui,  après  avoir  essayé  de  l'im- 
primerie  dans  cette  ville,  ob  il  n'exécuta  peut-être 
que  ce  volume,  alta  s'éublir  à  Rome  vers  1401. 

L'année  suivante,  1488,  un  nouvel  imprimeur, 
probablement  initié  aux  secrets  de  l*art  nouveau 

Er  Fritag,  publie  un  volume  que  citent  tous  les 
iliograpbes,  c'est  :  El  ÉXalogo  de  S,  Gregorio 
papa  tratto  del  latino  in  vuigar  per  maistro  Lu- 
nardo  da  Udene..,  con  la  vita  de  S.  Gregorio.,, 
impresso  in  GaJeta  per  maistro  Justo.  mcgcc  octant» 
odo.  xxnu  de  mano,  in-foL 

C.UETANTS  sixis,  xo).TOç  Koiârx;  [Strab. | , 
Golfodi  Gaèta. 

Cajodunl'm,  Kiddtmi,  Keidani,  ville  russo 
du  gouv.  de  Wilna. 

i'AiJi  [Greg.  Tut.],  Villa  Calexsis  [Id.j, 
KvLA  [Prapcepta  Rob.  Reg.],  CELLiE  ai» 
.Matrosam,  Chelles,  Chelles-Ste-Beau- 
thour,  bourg  de  Fr.  (Seine-et-Marne)  ; 
anc.  et  célèbre  abb.  de  Bénéd.  ;  con- 
cile en  1008. 


Calabona  [Plin.],  Tribtvgeha,  ville  de  la 
Bétique  (Andalousie). 

Calabri  [Hor.],  K*Xa€poî  [Strab. |,Salextini 
[Jornand.],  ïaXivrrvoi  [Strab.,  IHol.], 
peuple  de  l'Italie  méridionale. 

Calabri  A  [Tac,  Plin.,  Horat.,  etc.],  KaXa- 
Épta  [Strab.,  Ptol.],  anc.  Messapia,  m«o- 
aoLisios,  [Polyb.,  Strab.],  Mioaiwa  [Steph.l, 
prov.  de  l'Italie  méridionale,  faisant 
partie  de  l'anc.  Iapygia;  forme  auj. 
trois  provinces  napolit.  du  roy.  dltalie, 
la  Calabria  citm ,  la  Caialnna  uftra,  1 
et  II. 

(iALACTA    [Cic),    KfltXflUCT*    [Ptol.l,    CaLACTE 

[Sil.  Ital.],  K<xXvi  'Kxrn  [l)iod.|,  Caronia, 
bourg  de  Sicile,  dans  le  val  di  Demona. 

Caladunum     [Itin.    Anton.] ,    KoXot^ouvcv 

Ïtol.],  ville  de  l'Espagne  Tarrac,  auj. 
iranaeUa  (Traz-os-Montes),  suiv.  Bisch . 
et  Môll.,  ou  Fuente  Carcada,  suiv.  For- 
biger.  * 

Cal.£gia,  voy.  Hala. 

Calagorris,  Caières,  pet.  ville  de  France 
(Haute-Garonne). 

Imprimerie  en  1793,  si  Ton  en  croit  le  Dr  Gotton, 

3ui  ne  cite  aucun  fait  à  Tappui  de  cette  assertion, 
ont  nous  contestons  Texactitude  Jusque  preuve 
contraire  ;  peut-éire  a-t-il  voulu  parler  de  la  villi* 
espagnole  de  Caceres.  (Voy.  Cmciuk  Castra.) 

Calagum  [Tab.  Peut.]^  localité  de  la  Gaule 
Lyonnaise  IV«,  auj.  Cfuiilfi,  £haiUy, 
bourg  du  GAtinais  (Seino-et-MarnoK 

Calaguris  Fibi:larensis  [Plin.,  Cœs.j,  ville 
des  llergetes  dans  l'Espagne  Tarrac, 
auj.  Loharre,  en  Aragon,  au  N.-O. 
d'Huesca  (a  FibiUamm  opificio,  P.  dv 
Marca). 

CALAorRRis  [Cjts.  ,  Liv.1 ,  KaXâ-^oupi;  [Strab.] , 
K*Xa-]fopîvx  |Ptol.],  Calagitrra  (ItJn.  An- 
ton.], Municipium  CalagurisJulli  [Insc.J, 
Caijlhorra  [Coll.],  ville  de  l'Hispania 
Tarrac,  aui.  Calahorra,  ville  de  la 
Vieille-Castille,  dans  la  prov.  de  Soria. 

CALAMii:,  KaXà|jLai  [Polyb.],  bourg  de  la 
Thessalie,  auj.  Kalathi  [Pouqueville]. 

Calami,  Chaumes,  bourg  de  Fr.  (Yonne); 
anc  abb.  de  Bénéd.  du  dioc  de  Sens. 

Calancorum,  voy.  Gorlitium. 

r.ALARis.  Caralis  [Itiu.  AutoH. ,  Tab. 
Peut.J,  Carala  [Jornand. J  ,  KapaXi; 
[Sti*ab.],  K«(>«Uiç  [Ptol.],  KâpvaXi?  [I>au- 
san.],  (^arales  [Liv.],  Cagliari  {Calltr 
en  esp.),  cap.  de  l'île  de  Sardaigne. 

Nous  pouvons  faire  remonter  à  1557  la  date  de 
rimprimerie  à  Cagliari,  et  celte  date  nous  est  Tour- 
nic  par  Melti  (Dict.des  Anon.  et  Pseud,  111,  20(>)  : 
La  vitta  et  la  morte  et  passione  de  sanctu  Gixvinu, 
Prothu  et  Januariu»  s.  1.,  mais  impr.  à  Cagliari, 


213 


CALARÛGA.  -  CMISŒIL 


214 


Caloazjl,  OmtÊode^  Upor^deFr.  (Tarn-el- 


la  CaBrr.  ■mjuti,  bm-Vj 

IVK  Mèelc;  cr  Bf  re 
t;c^cst  b 

am  V  Me,  OÊifëÊm,  m  mmb  éa  ni,  Ai  7  avril 
ta«  :  2»  lie  4e  fwdfeevIfK  4e  Cjgfiwi  *i  S  OTrii  ; 
S»  li^.  »  fÎMfiiw,  %1k;.  Sti^fiin.  wmr  Tm 
ûmHtm  ««■•eéBine.pM-Mc. 
n)tméni  {f0^  failli  #■  •  avril  l>lk;  *•  lie 

t»  îttn  mÊSnÉi  :  /o.  F.  Fé 

est  aMrt^  aH  g.j>ii    ^m  ^umb^a  4e 
'daruLau  2*^.  wmlàémtét  tM«:  cette 

Ifvrrcat  ^orié  «r.«»  m  4aie  véntaMcv^  cii 

C%L.iiujr,A,  Caiani^ja^  bourg  de  la  Haute- 
CastiUi;,  près  Suria. 

CiL.uiff5A,  la  ChaknrfMt,  pet.  m.  affl.  de 
la  Saône. 

Calata,  Cai^ta  HiEBo?n«iy  Calatofjmme, 
U^urg  de  Sicile^  dans  le  val  di  Demona. 

CALATAJL'BAy  liOV.  BlLBILB  \OVA. 

Calatia  [LÎT.y  Cic.],  Ka>A7{x  [Strab.]y  Ca- 
\ja\s.  ,Plifi.]y  sur  la  TÎa  Appia,  entre 
Cap«#ue  et  Bénévent,  auj.  Cajazzo,  Tille 
d'Italie  (TerradîLaToru/yetsuiv.  Momm- 
«^n,  il  GfMiz^^,  le  Gallaze,  luealitê  de 
la  voie  Appienne,  mm  loin  de  Caserte. 

CaL.%T05LMy  Chalonttes,  village  de  l'Anjou, 
près  Beaugé  (Maine-et-Loire). 

Calatim  .Itin.  Anton.],  Kâiomy  [Ptol.], 
ville  de  la  Britannia  ]ïajor,  auj.  Kmdall 
;Wef»tinureland). 

Calba  ad  SALA3f.  ColU,  SUT  la  Saale,  ville 
prussienne  9  de  la  rég.  de  Magdeburg. 

Calcaiiia  [Itin.  Anton.,  Tab.  Peat.],  suiv. 
Heicbard,  Callissane,  bourg  de  France 
(  Bouches-du-Kbône;. 

Caixarja  'Itin.  Anton.] ,  ville  de  la  Bri- 
tanuia  Major,  auj.  yewlury,  sur  le  Vkurî 
(Vorkshire;,  suiv.  Camden. 

CALr:AHiA  CuvoRiM,  Callarum,  Calcar, 
pet.  ville  prasftienne,  dans  le  duché  de 
Clèves,  près  Francfort. 

Tfmaui  die  :  LaekMtebu  Deaeriptio  ttrbis  Jeru- 
Uiirm.  Calcari^r  aiTomm,  157u,  iii-foL,  tiire  qui 

UM»  m  ilMWfUlH. 


CàiriATA,  Cjllziata,  f(sizndfÊ^  S.  tkmàmjb 
et  la  CalzadOy  bourg  dTspagne  (piov. 
de  Borgos . 


Cau^ariuv,  CaHerm,  Caldtm,  buorg  do 

TjTOl. 
CALMXCfXlX,  TOT.  ClLttO  BeCTV. 

dix  Hin.  Anton/,  Pobtus  Caudcs»,  Pob- 
tts^Calu,  Tiiié  des  Callaici  Bracarii, 
en  Lositanie,  auj.  Pwk>^  Oporio,  TiUe 
du  Portugal,  ehi;i4iea  de  la  prov.  de 
Minho  ;  on  trouve  anasi  Pomrs  Ll'sh'a- 
XLCOU  CnrnAS  Pocrct^ALEJcsis. 

et  la  niMgnpfck  éM*  cette  tJe  t  /gfc»  ée 
aeHKiÊoéM€mm»trméa  rcyA.  /a*»  HL  f  ipeUto 
ée  CMsmÉOÊ  (Sf«tt0  ée  Cmmâm,  m  AalMiaU  la 

Vannai  Di»  Ta 


|év.  ée  Pmti  éà 


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7.    \ 

le  une 


i-a. 


19*1«  IMU. 


■  DiL.  ^ta«  rypif  «tfi«  M  !■ 


Cale,  vuy.  Cales. 

CAixBACHrs,  Kilbetfi,  bourg  d'Irlande 
(proT.  dTLster. 

Caleiioma  [Tac.  Afjfric.],  Hjj^J^vna.  [Dio 
Cass.],  BiuTANXU  Barbaiu,  Calvdhon 
(pays  de  forets,  en  gaélique),  Scûiland, 
Sehûttlatui,  YEto»se,  réunie  à  la  Grande- 
Bretagne  en  1707. 

Caledomui  CiSTKL'M,  Dln«31eldi.\uii,  ville 
des  Caledonii,  auj.  Ihuùeldy  ville  d'E- 
cosse, dans  le  comté  de  Perth. 

CaLEGU,  VOy.  WnTEBEBGA. 
CaLEM  (Ai»;,  Vu}'.  Calrii. 

Calentum,  ville  des  Celtiberi.  dans  la  Tar- 
racunaise,  auj.  Caxalla,  bourg  de  l'A- 
ragon  [Reichaîrd]. 

Calenum,  Carùtola,  bourg  du  Napolitain 
(Terra  di  Lavoro). 

Cales  (Cicér.,  Liv.],  RLstXic;  j^PtoLJ,  t  t»* 
KflOisvûv  Kz>.ii  i^Steph.],  MixiaMUM  Cale- 
num jCiccr.j,  TuKEiciA  [Sil.  Ital.],  ville 
de  la  Campanie,  auj.  Colvi,  ville  du 
Na|»olitaiu  (Terra  di  Lavuru). 

Cales<:iii,  Chalais,  bourg  de  France  (Cha- 
rente,. 


24o 


TALETENSIS  AGER.  —  CALLIPOLIS. 


246 


Caixtensis  AGER,  pays  des  anc.  Caletes, 
fiaXtlru,  [Ptol.],  dans  la  Gaule  Lyon- 
naise Ih,  auj.  le  Pays  de  Caux,  dans 
la  haute  Normandie. 

Caletom  [Cluv.,  Cell.] ,  Calesium,  Sortis 
srpERioR,  Callesis,  Kalays  [Chron.], 
Caleys  (xiu*  s.).  Calais,  ville  de  France 
(Pas-de-Calais).  Quelques  géographes 
ont  vu  dans  ce  port  l'emplacement  du 
Porto  /ceins  de  César,  mais  les  pré- 
somptions les  plus  fortes  sont  pour 
WissofU. 

Le  plus  anden  livre  imprinu^  i  Cabis  qui  soit 
ronnu  de  noos  est  dati^  de  1582.  Cest  an  pet.  in-4 
d»nt  \oici  le  titre  :  Btitrie,  e»tat  ou  répertoire 
îles  dmlen  et  marckamUseâ  ettrangères.  ^  Sortie, 
RMtai^.  de»  marehaHdi»e»  qui  $r.  peuvent  tirer  et 
tramgporter  kors  le  royaume.  Calais,  Abraham  Le 
Maire,  150,  2  part,  en  un  vol. 

Le  Dr  Cotton  dte  an  EngtUh  manual  ofPrayerê, 
impriBBé  à  Calab  en  1509. 

L*anoée  suif,  nous  avons  encore  à  citer  un  vol. 
rare  et  mrienx  :  Lue  lanzz  Pilote  :  Thre*orerie  ou 
eaèimel  de  la  tonte  marimesque  :  imprime  aux  de»" 
pna  et  pour  BonaueHture  d'AseuHle,  marchant 
Uèraire,  dtmomrant  «)  Cakd»,  —  Calais,  1600,  in-4. 

Les  Câmatmwu»  de  la  ville  de  CaUd»  et  pai»  recon- 
quis ne  forent  imprimées  dans  cette  ville  qu'en 
lSMi,in-ft. 

L*krrÉC  dn  conseil  du  SI  mars  1730  qui  règle  Tétat 
des  imprimeries  du  royaume,  supprime  celle  de 
Calais,  et  nous  Yo^tms  en  1764,  au  Beqiport  Sartines, 
un  iropnmenr  octogénaire  conservé  dans  cette  ville, 
mais  qui  n*e\erçait  que  par  suite  d'une  Caveur  sp^> 
ciale;  clYst  Joseph  Maunr,  né  en  1684,  qui  succède 
en  1705  i  ion  père,  et  dir^^e  trois  presses. 

CuUlaome  et  Jean  Morel ,  célèbres  imprimeurs 
«-ublis  &  Paris  au  xff  s,,  étaient  nés  à  Calais. 

<:aî.EVA  |ltin.  Anton.],  KaXr.cua  [Ptol.]  , 
Caîjjîva  [Googr.  Rav.l,  Calkiia  Atreba- 
TiiM,  ville  des  Atrchates,  dans  la  Bri- 
tannia  Komana^  auj.  Silchester,  ville  du 
Hampshire. 

Caui»aoi'.€,  Ckaudesaigves,  ville  (h?  France 
(Cantal). 

Calidava,  voy.  Capidava. 

Caudi  (x>ll£s,  Caudecoêk,  pet.  ville  du 
bas  Armagnac  (Gers.\ 

Calido  Becum,  Caldebeccum  rCelL],  Cam- 
iHM  BErxrM,  Cmidebec,  ville  de  France 
(Seine-Inférieure). 

Caijdum,  Chaiid,  bourg  de  Savoie,  sur  le 
lac  d'Annecy  (Haute-Savoie). 

C*UDrs  MoNs.  Caumont,  Un  grand  nom- 
bre de  localités  en  France  et  en  Belgi- 
que portent  ce  nom,  entre  autres  un 
iMiurg  du  ficrs  et  un  autre  du  C^alvados, 
cbef-ïieu  de  canton. 

CiUSTLA,  Carinula,  Coftno/a,  bourg  du 
pays  napolitain  (Terra  di  Lavoro). 

Causi\  |ltin.  Anton.l,  KaXtoî*  [Ptol.],  Ca- 
Lissini,  ville  des  Suevi,  en  Germanie, 
auj.  Kalisch,  chef-lieu  du  palatinat  du 
même  nom,  en  Pologne» 


Un  mag^niflque  collège  fut  fondé  dans  cette  ville 
par  l'archev.  de  Cneseu,  Stanislas  Camcovius  au 
xvi«  s.  ;  et  la  typographie  ne  tarda  point  à  être  exer- 
cée dans  ses  murs  ;  mais  il  n'existe  point  de  livre 
imprimé  au  xvi*  s.,  et  le  plus  ancien  incunable  de 
Kaiisch  connu  ne  remonte  qu'à  Tannée  1606  :  Hie- 
ronimu»  Platus  de  tfono  »tntu  religioti,  poioniee 
transL  et  etlitu»  a  Simone  Wyaocki.  Calissii,  1606, 
in-4.  — Ce  Simon  Wysocki,  éditeur  et  imprim<>ur  à 
la  fois,  prend  un  agneau  comme  marque  en  l'hon- 
neur du  fondateur  du  collège  de  Kaiisch,  qui  le  por- 
tait dans  ses  armes. 

En  1615  Albertus  Gedelius,  typographuê  archU' 
piâœpali»Gne»nengi»,  publie  à  ICalisch:  Caroli  Mala- 
pertH  Mi»celUmêa,  in-4,  et  en  1619  un  livre  polonais 
d'une  exécution  typograph.  remarquable  :  o  Exor* 
bytaneyach  Stanu  durhowneno,  ktore  »o  tym  wleku 
niektorty  Jch  Mo»e.  PP,  Swieccy  SlOHOwiducliouh 
nemu  zadaia,  également  in-4. 

Caliuh,  Ad  Calem  [Tab.  Peut.],  An  Caixem 
fltin.  Anton.],  Calus,  Cagh,  ville  d'Ita- 
lie, a  otto  legbe  da  Urbino  (Ëtatsdu  Pape). 

LMmprimerie  remonte  en  cette  petite  ville  à 
l*année  l(i75 ,  suiv.  Falkenstein  :  Maptuei  Vegii 
de  morte  A»tianaeti»  opu»  locundum  et  Misera' 
Ifile,  —  A  la  fln  :  Anno  gratiae.  mccgclxxv, 
tertio  kalendas  lulii.  Hoc  opu»cultanCallii  impre»- 
sum  e»t  Tempore  Domini.  Fboerici  illn»tristsimi 
Fràinatium  ducis.  Ac  »acro»anctœ  Romame  Eoele- 
siœ  Gonfaloneril  ;  (]  lAmreniii  Abstemii  Maeero' 
tensi»  Carmen.  \\  Ingenium  ne  forte  pute»  non  esse 
Latini»  :  ||  Qui  tantum  Gallo»  Teulona»  atque  pro- 
bas  II  Hoc  média  Itatta  geniti  impressere  Bobertus 
\lcum  Bernardino  quod  brève  cerni»  opu»,  in-4  de 
6  W.  chiffrés,  s.  récL  ni  sign.  (Robertus  de  Fano  et 
Berna  rdinus  de  Berganx») . 

Nous  avonj  un  aecond  volume  imprimé  Tannée 
suivante,  dont  nous  donnerons  sommairement  le 
titre  :  Servti  Honoraii  libeUiu  de  nUimis  SyUabis, 
et  Centimetrvm,  ex  rec,  Laur.  AbttemU,  —  Rober- 
tus de  Fano  et  Bernardin  us  de  Bergomo,  plura  opéra 
cum  bocimpressere.  Calii,  anno  salutis,  mcccclxxvi 
XV  octobris  in-4. 

La  même  année  :  Jo,  Ant.  Campant  funebri» 
oratio  pro  Baptista  Sphortia  IJrbini  comitisaa,  — 
Callii,  Kal.  Martii,  1476,  in-Ci,  livre  que  sa  date  re- 
porte à  la  troisième  plac",  etaiM^uel  M.  Bruiiot,  qui 
cite  les  deux  autres,  donne  i)ar  uiadvertance  la  pre- 
mière (if  on.,  V,  col.  S15). 

Callaici  [Sil.  Ital.] ,  KoaXaucot  [Strab.| , 
Caixaici  Bhacarii  fPlin.]^  çt  Bpaixâfici 
I  Ptol .] ,  peuple  de  l'Lspagne  Tarrac,  dont 
la  capitale  éiàiiBraga  (Traz-os-Montes). 

Callenburgum,  voy.  Callunda. 

Callesis,  voy.  Caijîtium. 

Calleva,  voy.  Cai^va. 

Callicula  Mons  [Liv.],  mont,  de  la  Cani- 
panie,  auj.  Monte  Cajanello,  dans  la 
Terra  di  Lavoro. 

CALLiFJi  [Liv.j,  ville  dos  Hirpini,  dans  le 
Samnium,auj.  Canfe,  bourgde  la  Terra 
di  Lavoro. 

Callitouf,  voy.  Anxa. 

Callipous  [Sil.  Ital.],  KaX>.i77oXic  [Honul.], 
ville  des  Sicu|i,  entre  Messaiia  et  Tau- 
romenium,  auj.  Gallodoro,  en  Sicile. 

Cauipoijs  [Liv.,Plin.l,  KoaXiroXtç  [Strab., 
IHol.j,  ville  de  Thrace,  auj.  GallipoH, 


247 


CALLISTE.  —  CALVIUM. 


248 


dans  la  Roumélie   (pachal.  d'Andri- 
nople). 


chipel. 

Calltum,  voy.  Calium. 

Calloellcm,  Callooellum,  Chaillot,  anc. 
.village  à  l'O.  de  Paris^  auquel  il  est 
auj.  réuni. 

Calloniana  [ItiR.  Anton.] ,  sur  la  voie 
d'Agrigenteà'Catane,  auj.  CaltanUetta, 
ville  forte  de  Sicile,  chef-lieu  de  la 

.     prov.  du  même  nom  [Forbiger]. 

Calloscopium,  voy.  Elis. 

Callum  [Itin.  Hier.],  ville  deThrace,  auj. 
Comburgos,  dans  la  Roumélie. 

Callunba,  Callenburgum  9  Kalîundboi'g, 
ville  du  Danemark  (Ile  Seeland). 

Calmakia,  Calmarnia,  Cahnar,  ville  de 
Suède,  chef-lieu  de  la  préfecture  du 
même  nom. 

Voici  la  note  du  D^  Gotton  relative  à  l'intro 
duction  de  rimprimerie  dans  cette  ville  :  «  Vers 
l*an  1620  l'évéque  Jonas  Rothovius  fonda  un  établis- 
sement typographique,  ainsi  que  Tattestent  quelques 
livres  publia  cette  année  même  :  le  premier  impri- 
meur  s^appelait  Chrisiopbc  Gunther^et  en  1055  il 
alla  avec  son  matériel  se  fixer  à  LinkOping.  • 

Nous  ne  connaissons  pas  ces  premiers  volumes 
inipr.  en  1620,  et  ce  n'est  qu'en  1627  que  nous  trou- 
vons dans  la  Bibliographie  suédoise  de  J.  Scheffer 
la  trace  d'une  impiimerie  fonctionnant  à  Calmar. 
Voici  quelques  titres  :  Conciç  sacra  in  fUnere 
M,  Jonœ  koUiovii  (c'est  l'é^éque  ci-dessus  cité), 
superihtendentis  Calmarensis  (en  anglais  superin- 
tendens  se  iraduiMI  par  évêque  ?)  ex  Malth,  xxv. 
14.  ad  al.  excusa  Calmaric  per  Christ.  Guntber»  an. 
1627,  in-4. 

Harmonia  evangeiiorum,  Joh.  Baaiio  auct,,  — 
édita  Calmariae,  per  Guntherum,  anno  1627,  in-4. 

Calmf.racum,  Chaumerac,  bourg  de  France 
(Ardcche). 

Calmontiiîm  BASsiNiiK,  Caï.vus  mons,  Cal- 
viMONTiuM  BAssiNiJi,  Cluiumont-en-Bossir 
gny,  ville  de  Fr.,  chef-lieu  du  dép.  dv 
la  Haute-Marne. 

Il  est  assez  extraordinaire  que  nous  sovons  forcé 
de  signaler, comme  premier  ouvrage  sorU  des  presses 
locales,  un  livre  d'une  spécialité  assez  bixarre  ;  mais 
la  liturgie  du  diocèse,  non  plus  que  l'administration 
municipale,  ne  nous  fournissent  aucun  titre  anté- 
rieur à  celui-ci  :  Joseph  Hoillot,  modelles  artifices 
de  feu  et  diuers  instrumens  de  guerre  auec  tes 
moifens  de  s'en  priualoir  pour  assiéger  y  battre, 
surprendre  et  défendre  toutes  les  places,  Chau- 
mont-en-Bassigny,  Quentin  Maréchal,  160R,  in-A,  fig. 
vt  titre  gravé  ;  presque  toutes  les  planches  sont  gra- 
vés par  Joseph  Boillot  lui-même. 

Ce  livre  de  pyrotechnie,  si  rare  et  si  curieux,  est 
bien  le  livre  de  ces  temps  de  troubles  et  de  tumul- 
tes ;  c'était  après  la  Ligue,  et  l'auteur  s'était  trouvé 
mêlé  d'une  façon  active  aux  désordres  de  la  pro- 
vince ;  il  était  Langrois,  et  dans  la  préface  du  rare 
volume  publié  à  Langres  en  1592^  intii.  ;  Nouveaux 
Pourtraicts  et  figures  de  termes  pour  user  en  Far- 


chitecture,  il  nous  donne  quelques  détails  sur  sa  vie 
qui  nous  expliquent  la  dirôctioo  toute  spéciale  que 
ce  savant,  cet  artiste  avait  été  forcé  de  donner  à  tes 
travaux  ;  il  nous  apprend  que  son  livre  fut  fort  in- 
terrompu lors  des  guerres  de  la  Ligue,  «  ayant  tooIb, 
dit-il,  résister  de  force  à  mon  possible  aux  mtqœ- 
reaux  et  paillards  qui  voulaient  desbancher  nostre 
ville...  » 

Le  second  volume  que  nous  pouvons  citer  oomne 
imprimé  à  Chaumont,  nous  e^t  donné  par  M.  Branet  : 
Mcolas  de  HauU.  Voyage  de  Hieruaalem  faSet  en 
1505.  —  Chaumont-en-Bassigny,  1601,  in*16. 

La  Coutume  de  Chaumont^en-Bcûgigny,  rédigée 
par  Jean  Gousset,  ne  fut  imprimée  quVn  1722. 

L'arrêt  du  conseil  du  51  man  1738^  qui  fixe  le 
nombre  des  imprimeurs  dans  toutes  les  vHlesdu 
royaume,  en  conserve  un  dans  celle  de  Cliaumont, 
et  en  1764  {Rapp,  Sartines),  cet  imprimeur  s'ap- 
pelle :  Claude-Antoine  Bouchard,  établi  en  1758, 
possédant  deux  presses. 

Calnje,  Caunes^  pet.  ville  du  Languedoc 

(Aude). 

Calneria,  Chaulnes,  Chaunes,  bourg  de 
Fr.  (Somme);  anc.  duché-pairie. 

Calniacum,  Chauny,  pet.  ville  de  Picardie 

(Aisne). 

Calonesus,  KaXovr.9oc  [Ptol.],  Insula  Bella, 
au  moy.  âge  ;  Pulchra  iNsuiJk  nomine 
Britannico  Guedel,  Belle-Isle,  Belle-Île- 
en-Mer,  île  de  Bretagne  (Morbihan). 

Calonna,  Chalonnes,  pet.  ville  d'Anjou 
(Maine-et-Loire). 

Calor  [Liv.,  Tab.  Peut.],  il.  du  Samnium, 
auj.  Il  Colore,  dans  la  prov.  napoli- 
taine, Princ.  ultér. 

Calossia,  la  Chalosse,  anc.  pet.  prov.  de 
France  ;  dépend,  auj.  du  départ,  des 
Landes. 

Calpe  [Itin.  Anton.],  KàXim  [Strab.],  K«x- 
irîa  [Steph.  Byz.],  Gilbathar  [Anc. 
Chron.J,  Gibraltar,  ville  et  promontoire 
formant  l'extrémité  Sud  de  l'Espagne, 
sur  le  détroit  du  même  nom. 

Calpi:rniana  [Itin.  Anton.] ,  KaXircupvîava 
fPtol.],  ville  de  la  Bétique,  auj.  mija- 
lance,  suiv.  M.  de  Laborde,  ou  Carpto, 
ville  de  la  prov.  de  Cordoue,  suiv.  Rei- 
chard. 

Calunia,  voy.  Praesidium. 

Calvenciacum,  Cfuivancy,  bourg  de  Belgi- 
que (Luxembourg). 

Calvenzanum,  Calvenzaiia,  bourg  du  Mi- 
lanais, sur  TAdda. 

(l\LviM0NTiuM,  voy.  Calmontium. 

Caf.viniacum,  Chauvigny,  pet.  ville  du  Poi- 
tou (Vienne).  =  Bourg  du  dép.  de  Loir- 
et-Cner. 

Calvissonium,  Calvisson,  Cauvisson,  bourg 
de  Fr.  (Gard). 

Calvium  Ca/rt,  ville  de  l'île  de  Corse. 


240 


CALVUS  MONS.  —  CAMBORICUM. 


250 


Calvis  Mons,  Calvomons,  Catunont,  Chau- 
mont;  un  grand  nombre  de  localités  en 
France  portent  ce  nom.  Nous  citeroos  : 
CiLVUS  Moss  NoRMASSii,  Coumont,  bourg 
du  dép.  du  Calvados;  =  Calvds  mons 
PiioviNaJE,  Cmmont,  bourg  du  départ, 
de  Vaucluse  ;  =:  Calvus  moss  Vascoxi-e, 
Caumont,  bourg  du  départ,  de  la  Gi- 
ronde ;=Calyos  mons  IN  PAGOVU-CASSINO, 
Chaummi-ei^Vtxm,  pet.  ville  du  dép. 
de  roise;  anc.  abb.  de  Béncd. 

(Ialydria,  vov.  Tesedos. 

I'alypsus,  voy.  Ogygia  ïns. 

Camaijhxum,  CamaldoH,  bourg  de  Tos- 
cane ;  anc.  abb.  de  Bénéd. 

r.AMAi^DUM'M  [Tac],  Caiiuix)dunum  [Itin. 
Anton.],  K*a6*jX6ocuw»  [Dio.  Cass.J,  Ca- 
maldunum  [t*lio.l>  KouGu^oXavcv  |Ptol.|, 
CAMULunuum  Colonîa  [Geo.  Rav.},  ville 
des  Trinobantes,  dans  la  Britannia  Ho- 
mana»  auy.  MaUdon,  bourg  du  comté 
d'Essex,  9uiv.  Gamden,  on  Cokkester, 
ville  du  même  comté  (voy.  Couiestria). 

CiMARAcuM,  voy.  Cameracum. 

(UxARiA,  vov.  Cau  Marii  Ager. 

<:amari<ui,  RLx{ikXftu(a  [rtol.],  ville  des  Canta- 
bri,  dans  la  Tarrac.,  auj.  Vittma,  ville 
d'Espagne,  dans  la  prov.  de  Alava. 

Falkenstein  ne  rooitioime  pis  cette  ville  ;  Mendei 
la  eiie  parmi  Uu  eiudatUs  que  han  tenido  o  tienen 
imcprcHta,  mais  sus  loi  consacrer  de  notice  smS 
riait*.  Nous  n*afoo8  rencontré  de  livre  imprimé  à 
Viiloria  qa*à  une  époque  très-rapprochée  de  nous,  el 
il  doit  certainement  en  exister  ^antérieurs.  Voici  ce 
que  nous  donne  le  cataL  Salva  de  1826  :  Provincia 
de  Alav€L  Omtdamo  de  Uu  leyes  y  ordenanzas  con 
qwe  u  gobuma.  Vitoria,  1770,  pet.  in-fol.,  Ut.  gr., 
pas  même  de  nom  dMmprimeur. 

(juurisa  fPlin.],  Ka(xafîvï}  [Hcrod.],  K«- 
iMiptva  [Thnc],  ville  de  la  côte  S.  de  Si- 
cile, auj.  Torre  di  Camarana,  dans  le  val 
di  Noto. 

CvsLiRiNA  Palus  [Sil.  Ital.],  Kap-opiva  Xîp.vr. 
[Luc,  Steph.],  aiij.  Logo  di  Camarana. 

r.AjiB.ETCM,  KipiêatTcv,  Cambodfjs,  bourg 
d'Iiispagoe  (Asturies),  suiv.  Reicbard. 

faiiBARucuM,  Chemiré,  commune  de  Fr. 
(Sarthe). 

(luIBERIACUM  ,     CaMBERINUM  ,      CaMBERIUM  , 

Chamrarucum,  Chambéry,  ville  de  Fr. 
rh.-l.  du  dép.  de  la  Savoie. 

Cest  à  l'knnée  IWS  enf  iron  que  nous  pouvons 
faire  remonter  Tintroduction  de  l'imprimerie  dans 
Pane  cap.  de  la  Savoie.  Le  premier  livre  portant  une 
date  étant  de  lAM,  avec  un  titre  et  des  signatures, 
no«s  devons  signaler  un  volume  que  nous  avons 
eu  longtemps  entre  les  mains  et  qui  dénote  incontes- 
tablement une  impression  antérieure  :  Jehan  Ger- 
ma, Le  uotB  DE  noTS  PAiTiu.  A  la  fin  :  £7y  finitt 
fr  iiurtde  wudMtre  Jehan  Geraon^  Hoctewr  en  theo" 
loyie  et  dtanêelier  de  MÔre  Dame  de  Paii$  ||  ap- 


pelle  en  îatin  Opue  triptUtt  ||  en  fmçoyt  ung  Hure 
de  traye  ptiet.  Cett  aestmoir  des  cômùaemis  d 
ère  Seigneur,  de  confession  el  d  ta  teiense  de  bien 
morir.  Deo  aratUu,  s.  I.  n.  d.,  in-4,  goth.  de  40  ff. 
dont  le  premier  est  blanc,  21  long.  lig.  à  la  p.  entière, 
s.  ch.,  réel,  ni  sign. 

Ce  très-rare  vol.  est  impr.  avec  les  caractères 
dont  Neyret  s*est  servi  en  1M4  pour  imprimer 
V  Exposition  des  évançdles  et  le  Baudoyn  de  Flan- 
dres ;  mais  il  est  certainement  antérieur  à  ces  deux 
livres,  puisqu'ils  ont  des  titres  et  des  signatures. 

Exposition  des  Buangiles»  Au  v*  du  dernier  f.  : 
Cy  finist  (exposition  des  euvâgilies  et  des  epistres 
de  tout  Ion  translatées  de  mmueau  de  latin  en 
françoys.  imprimées  /L  ekambeni  Par  Anthoine 
neyret.  tan  degraee  MOCCCLXXXiiiJ,  le  vi,  iour  du 
moyn  de  iuiUet.  Deo  grattas,  in-fol.  goth. 

Ce  livre  contient  une  traduction  des  sermons  de 
Maorice  de  Sully,  évéque  de  Paris,  mort  à  la  fin  du 
XII*  s. 

Le  Baudoyn  de  Flandre,  la  seconde  édition  de  cet 
important  roman  de  chevalerie,  est  un  livre  trop 
connu  pour  que  nous  en  donnions  le  titre  détaillé  ; 
nous  (lirons  seulement  qu'étant  achevé  d'imprimer 
(e  xxix*  lourde  novemtire,  il  est  postérieur  de  qua- 
tre mois  à  V Exposition  des  épangûes. 

Ce  roman  de  chevalerie  eut  un  succès  tel  que  Ney- 
ret Tut  obligé  de  le  réimprimer  l'aimée  suivante; 
cette  édition,  plus  rare  encore  que  la  première,  est 
bien  décrite  par  M.  Brutiet. 

Camberoxa,  Cambron,  bourg  de  France 
(Nord);  anc.  abb.  do'Cit. 

Cambes  [Itin.  Anton.,  Tab.  Peut.],  localité 
des  Rauraci,  dans  la  (icrmanie  super., 
auj.  Kembs,  Grass-Kembs,  bourg  de  Fr. 
(Haut-Rbin). 

Cambisoxum  [Charta  Car.  reg.  857 1,  Cfui- 
messoïiy  anc.  villa  earlov.,  village  de 
Tanc.  Diiesmois,  près  Chàtillon-sur- 
Seine  (Côte-d'Or). 

Cambodunitm  [Itin.  Anton.],  KoucuvXo^ouvov 
[IHol.],  ville  des  Brigautes,  dans  la  Bri- 
tannia Kom.,  auj.  Afmondbury,  ville  du 
comté  d'York,  ou,  suiv,  Maniiert  ci 
Camden,  Gretlan,  près  Almondbury. 

Cambodunum,  voy.  Campodunum. 

Camboxium,  Chufnbon,  pet.  ville  de  France 
(Creuse). 

Cambondm  lit.  Hier.],  dans  la  Gaule  Narb., 
auj.  la  Baume  des  Arnauds,  commune 
(le  Fr.  (Hautes-Alpes). 

Cambobicum  [Itin.  Anton.],  Camboritlm 
[Id.),  Cami  vadum  fCell.],  Cantabriga, 
Cantabrigia,  Cambridge,  ville  d'Anglet., 
chef-lieu  de  comté  (en  saxon  :  Gi'anta- 
brycg,  GruntorBrydge;  en  gallois  ;  Caer- 
GraatU). 

Université  illustre,  fondée  en  1229.  L'imprimerie 
semble  dater  en  cette  ville  de  l'année  1521.  Voici  le 
premier  volume  imprimé  dont  le  catalogue  de  la 
Grcnvilliana  (toin.  Il,  p.  M7|  nous  donne  le  titre 
exact  :  Lucianns.  Lepidissimum  opusculum  ictol 
$t4/âSa>v  :  Uenrico  Bulloco  interprète  :  oratio  ejus- 
dem  cum  annotationilnts  marginaliàus  :  ex  prœ- 
clara  aeademia  Cantabriqiensi,  Anno  ■dxxi.  — 
Impressum  est  hoc  opusculum  Cantabrigicper  Johan- 
nem  Slberch,  anno  l,*»?!,  in-4.  L'exempl.  de  ce  rare 


!^51 


CAMBORIUM.  —  CAMERINUM. 


232 


volume,  qui  est  aujourd'hui  conservé  avec  les  tré- 
sors bibliographiques  du  Bight  hon.  Thomas  Gren- 
ville  au  Bntish  Muséum,  porte  cette  note  ms.  d*unc 
écriture  anc.  :  «  The  first  Book  printed  at  Cam» 
tridae.  ■  Mais  comme  Heri>ert  signale  sept  o<ivra< 
ges  imprimés  par  Siberch  en  cette  même  année 
1521,  sans  désignation  de  mois,  il  est  bien  difficile 
de  décider  de  Tantériorité  de  l*un  d^ux. 

M.  Brunet  et  M.  (U>tton  penchent  pour  le  volume 
suivant  :  Calent  (sic)  pergamensis  de  temperamentis 
et  de  hispquali  intempérie  libri  ires.  Th.  Linacro  an- 
glo  interprète^  ppus...  nunc  primum  proditin  lu- 
cem.  —  Imprcssum  apud  prccbram  Cantabrigiam, 
per  Joann.  2>iberch,  1521,  pet.  in-4,  imprimé  en  car. 
rom.  tn  magnifique  exempl.  imprimé  sur  vélin,  de 
ce  livre  rare,  est  conservé  à  la  Bodléienne. 

Cet  imprimeur  fut  le  premier  en  Angleterre  qui 
employa  les  caract,  grecs  fondus  ;  en  1510  Wynkyn 
de  Worde  avait  finit  usage  de  caract.  grecs  en  bois 
dans  l'ouvrage  de  Whittinton,  deConcinnitate  gram- 
matice*  (Dibdin,  tibrary*»  Compan), 

Au  xviiie  s.  Puniversité  de  Cambrige  eut  une  Im- 
primerie particulière  à  la  tête  de 'laquelle  elle  plaça 
J.  Archdeacon. 

CaMBOHIUM,  CAMBOKTlt'M,GAMBORINUS,  Ckanh- 

bord,  commune  et  chat. 'célèbre  de  Fr. 
(Loir-et-Cher). 

Cambretonium  [Itiii.  Anton.],  ville  des 
Iceni^  dans  la  Brit.  Rom.,  auj.  Bretm- 
kam,  bourg  du  Suffolkshirc. 

Cambria,  voy.  Britannîa  Secunda. 

Cambriliacum  villa  [Gbarta  Car.  G.  a.  850], 
Chambry,  village  de  Fr.  (Aisne). 

Cambus,  Cambone  [Eginh.  Ghr.],  h  Camb 
ou  Kamb,  riv.  d'Autriche,  affl.  du  Da- 
nube. 

Cameuacum,  Chambly  VAuberger  [Mab'iU.], 
Chambly,  pet.  ville  de  Fr.  (Oise);  on 
trouve  dans  les  Ch.  et  Dtp/,  (tome  I, 
p.  227)  Oppidum  Camliacense. 

Camelium  (?)  lieu  d'impression  suppose. 

Le  catal.  publié  après  la  mort  de  Daniel  Eteevir, 
arrivée  le  h  août  1681,  nous  donne  (p.  285),  Joh, 
Mmrsii  meditationes  ChrUtianœ,  ^  Camelii,  lOSft, 
iu-24.  Ce  livre  fut  probablement  imprimé  à  Leyde. 

Camelodunlm,  voy.  Danum. 

Camenecia,  Gamenfxum  PoPoUiE,  Kaminki^ 
Podolcki,  ville  de  Russie  (Podolie). 

Camentia,  Cammz,  ville  de  Saxe  (Lusace). 

Camentïa  ad  Nissam,  Camenz,  bourg  de 
Prusse,  sur  la  Neisse,  anc.  abb.  de  Gît. 

Cameracensis  ager,  le  Cambraisis,  anc. 
prov.  de  Fr.  (Nord).. 

Cameracitm,  Cambeiracum,  Chameyrac,  anc. 
villa  roy.  en  I^imousin  (Corrèze). 

Cameracum  [Cluv.],  Gabiaraclm  [Itin.  An- 
ton., Tab.  Peut.],  ville  des  Nervii,dans 
la  Gaule  Belgique,  auj.  Cambrai  (en  ail. 
Camerik),  ville  de  Fr.  (Nord). 

La  plus  ancienne  production  connue  des  presses  de 
Cambrai  est  un  in-ft  de  0  ff.  non  chilhés,  car.  goth., 
intitulé  :  Budimenta  grammatictê  ad  initituendos 
juvtneM  non  parum  eondyeentitu  Impressum  Came- 


rad,  anno  Domini  MCCOGCxmi.  Cest  ea 
temps  Tun  des  premiers  ouvrages  imprimés  en 
France,  dans  lesquels  on  ait  bit  usage  de  caitcL 
grecs. 

Un  volume  français,  peut-être  encore  plus  rire, 
fut  publié  à  la  même  époque,  et  oehii-cl  noos  donne 
le  nom  du  plus  ancien  imprimeur  de  Cambrai  connu  : 
Chy  tenêuyuent  les  gistres  (sic)  repalstre»  et  des- 
pens  :  que  moy  Jusque  le  Saige  marchant  de  draps 
de  soye  demourant  a  Douay  ayfaUt  de  ikmay  a 
HierusttUm,  Venise,  Rhodes,  Borne,.,  et  amUres 
passaiges,  que  moy,,,  ay  faiet  lan  ndl  cMneq  cens 
xviU  auee  m/m  reUmr.  Imprime  noooelleiBeDt  a 
Cuimbray  p<ir  Bonavencnre  Brassart,  au  d^cns  dofit 
Jasques,  pet.  in-ii  goth.,  de IW  fl.,  rign.  A.  FF. 

Ce  très-précieux  volume  lyitoertaimeaaQot  imprimé 
vers  Tan  1520,  ou  du  moins  avant  1528.  car  one  se- 
conde édition  du  voyage  de  J.  Le  Sagp  nC  donoée  i 
Cambrai  en  cette  même  année  152S,  et  on  it  as 
V»  du  ^T»  f.  et  au  78*  i  AuJounUad  xi«  de  JmÊUat 

Î quinze  cens  vingt  trois  ayons  achevés  se  second 
iurcm 
Bonav.  Brassart  exerçait  encore  i  Cambrai  enl&M, 
car  k  cette  date  il  imprime  VBntrée  de  Chartes- 
Quint  à  Camtrai,  dont  nous  avons,  vu  pendant  lâcn 
des  années  le  seul  exempl.  connu  cbes  on  bibliophile, 
M.  Farrenc,  à  la  vente  duquel  il  fut  payé  035  fr.  par 
un  amateur  distingué,  M.  Buggieri. 

Au  xvie  s.  nous  devons  encore  dter  à  Candirai 
Nicolas  Lombard,  et,  au  commencement  du  xvm*, 
Jean  de  la  Rivière.  Cet  imprimeur  descendait  d^Boe 
célèbre  famille  d'imprimeurs  éublle  à  Arras  ;  nous 
avons  vu  le  chef  de  cette  famille,  Guillaume  de  la 
Rivière,  rappeler  auprès  de  lui,  en  1020,  son  fila  Jean- 
Baptiste,  qu^il  associe  i  sa  maison  d*Ârras  ;  ce  Jean- 
Baptiste  était  alors  établi  à  Cambrai,  et  c'est  llayeul 
de  iMmprimeor  Jean  que  nous  dtoos. 

Les  arrêts  du  conseil  de  XWk  et  de  1799  n'aoeor- 
dent  à  Cambrai  qo*on  seul  imprimeur,  et  en  1701 
le  Btilpp,  Sartines  signale  cet  imprimeur  unique,  mi 
éuit  alors  :  Samuel  Berthoud,  Scusse  d'origine,  établi 
en  1750  et  possédant  k  presses. 

Cameracdm  AT)  AX.BIM,  Kemberç,  ville  prus- 
sienne, de  la  prov.  de  Merseburg. 

Camerata,  localité  du  Picenum,  porte 
auj.  le  même  nom  ;  dans  la  délcg. 
d'Ancône. 

Cameriacum,  voy.  Gamberiacum. 

Camërinum  [Gaes.,  Cic.],  Camarinum,  Ka^- 
fîvcv  [Strab.,  Ptol.],  ville  de  l'Ombrie, 
auj.  Camerino,  chef-lieu  de  la  délég.du 
même  nom,  au  N.-E.  de  Rome. 

Cette  ville  n*est  citée  ni  par  Panser,  ni  par  FU- 
kenstein.  Le  premier  livre  sorti  des  prenet  lo- 
cales est,  à  notre  connaissance,  un  rare  volume  que 
nous  avons  possédé  :  Paciftei  Maœimi  poète  Aveu- 
lani  (sic)  elegie  nô  nulle  iocose  et  festtue.  lavdes 
summorum  uirorum,  wbium  et  loc(^„.  A  la  fin  : 
loannes  lacobus  de  Benedictis  Bononiensis.  Came- 
rini  excudebai  :  suis  et  lodouici  Placidi  Camertb 
socii  sumptib*...  Quintili  mense  medio  huius  anni 
ChrisUani  ritus  mdxxiii,  pet.  \n-h  de  00  tt.  non 
chiff.  à  27  lig.  par  p.,  sign.  a^m,  lett.  rond«k 

Dans  la  dédicace,  les  imprimeurs  présentent  ce 
livre  comme  le  premier  produit  de  leurs  presses, 
«  offleinœ  nostrœ  primitias,  »  Le  dernier  feuillet  ne 
contient  que  la  souscription  que  nous  venons  de 
rapporter  avec  la  marque  des  imprimeurs. 

Quoique  infiniment  moins  précieuse  que  la  pre- 
mière de  VHecatelegium,  celle-ci  est  encore  extrê- 
mement rare;  elle  fut  vendue  101  tr,,  à  Paris,  en 
1800. 

Parmi  les  livres  imprimés  i  Camerino  au  xvi*  Si 
que  nous  fournissent  Haym,  Pinelli,  le  catal.  des 
Voipi,  etc.,  nous  ne  citerons  qur  IHu  dialoçM  di 


253 


CAMiniS.  —  CAMPUS. 


254 


7.  ÀwA,  GiUo  Ha  Pabiano.  Camerino,  pel  Giojoso, 
190%,  in-ft.  Le  second  de  ces  dialogues  est  consacré 
à  11  critique  da  oélHire 7 va^m^nl  dernier  de  Micbel- 
Aoge. 

CAMicrSy  Kfl^tuco;  [Hcrod.,  Diod.l,  ville  de 
Sicile,  près  d'Afçrigente,  aoj.  Siculiana, 
dans  le  val  di  Mazara. 

Cajiiccs  fl..  la  Canna;  se  jette  dans  la  Mé- 
diterranée, près  de  Siculiana. 

Caioliacitm,  Toy.  Cameuacum. 

Caviluacum,  Cfcemt/W,  ville  de  Fr.  (Maine- 
et-Loire)  ;  anc.  comté. 

Caxcia,  KaiM$,  bourg  du  Tyrol. 

Camuhum,  Canm,  Cammin,  pet.  ville  de 
Prosse,  rég.  de  Marienwcrder. 

Camim«,  Càmiii,  ville  de  Prusse  prèsStet- 
tin  (Poméranie). 

CuiiBos  niela]^  Camirus  [Plin.l,  Kxpbtpc; 
ISteph.j,  ville  sur  la  côte  0«  ae  Tile  de 
Kbodes^anj.  F&achio. 

CAjassANUM,  CamUano;  bourg  de  la  Vê- 
nétie. 

Campaha,  Campagne,  bourg  de  TArmagnac 
(Ariége). 

CASCPAinA  [Cîc.f  Liv.],  -h  Kai&iravM  [Strab., 
Polyb.],  i  rm  KA{uravâv  «p  [Ptol.J,  Cam- 
PAXU8  AOER  [Plin.,  Liv.],  Gampania  Feux 

iCluv.1,  Laborinus  ager,  prov.  italienne. 
Tu  S.  an  Latium,  au  N.-E.  du  Samnium, 
aui.  Terra  di  Lavoro,  grande  prov.  na- 
politaine du  roy.  d'Italie. 

Campanu,  Camfogna,  bourg  du  Napolitain 
(Princip.  citer.). 

Campaxia  ad  Isalam,  Campi  [Bert.] ,  Cam- 
pen,  ville  de  Hollande  (Ober-Yssel). 

Campanu  Francica  [Luen.],  la  Champaigne, 
Champagne,  paude  prov.  de  Fr.;  forme 
auj.  partie  aes  dép.  des  Ardcnnes^  de 
l'Anbe,  de  la  Marne  et  de  la  Haute- 
Marne. 

C^vpAKU  IN  PAGO  Camuacense,  Champagne- 
svr-Oise,  près  Chambly  (Oise). 

Campama  Romana,  la  Campagne  Romaine, 
anc  prov.  des  Etats  de  TEglise;  forme 
auj.  la  délég.  de  Frosinonc,  et  la  partie 
S.  de  la  Comarxiue  de  Rome. 

Campaxiacus,  voy.  CnrrrAS  Gampanijs. 

GAMPKRinf,  Champiers,  village  du  Dau- 
phiné  (Isère). 

Campi,  Champ»,  village  de  Fr.,  arrond.  de 
Sain  t-Dié  (Vosges). 

L*abbé  J.-C  Sommier,  cnré  de  cette  paroisse,  ^ta- 
Mii  dttissacare  ooe  petite  imprimerie,  que  Ton  sait 
avoir  fonctiofiiié  vers  17M  [Pcignot]* 


G.AMi'i,  vov.  Campania  ai>  Isalam. 

IIampi  Canwi  [Greg.  Tur.],  district  de  la 
Rhétie,  auj.  le  Graubùnden,  chez  les 
Grisons  (Suisse). 

Gampi  Lapidei  [Plin.,  m],  Gampus  Lapidcits 
[Mêla],  la  Crau,  vaste  plaine  du  dép. 
des  Bouches-du-Rhône. 

Gampî  Macri  [Liv.,  Varro],  Mw^^i  Kaui?ot 
[Strab.l,  localité  de  la  Gaule  Gispadàne, 
auj.  val  di  Montirone  [Bisch.  et  Môll.|, 
ou  Magreda  |Reichard],  bourg  entre 
Parme  et  Modène. 

Gampianum,  Campiano,  sur  le  Taro,  bourg 
de  Sicile,  dans  le  val  di  Taro. 

Gampidona  ,  Gampidunum  ,  Gambohunum 
[Itin.  Anton.],  Kemptèn,  ville  de  Ba- 
vière, dans  le  cercle  de  Souabe,  au  S.-O. 
d'Au^hourg  ;  anc.  abb.  de  Bénéd.  ; 
concile  de  1238;  l'abb.  s'est  appelée 
aussi  Gampus  vetus  et  Gampinacus. 

Gampidonum,  Gambodunum  [Tab.  Peut.], 
Weilheim,  bourg  de  Bavière,  dans  le 
cercle  de  l'Isar,  sur  l'Ammer. 

Gampimontium  ,  Chamounix,  Chamouny, 
bourg  de  Fane.  Savoie,  aui.  dép.  de  la 
Haute-Savoie;  anc  prieuré  de  Bénéd., 
ce  qui  Ta  fait  appeler  longtemps  le. 
Prieuré, 

Gampixia,  Campigne,  Luyksche-Kempem , 
bourg  de  Belgique,  dans  la  prov.  de 
Liège. 

Campiniacum,  Champigny-mr- Vende,  pet. 
ville  de  Touraine  flndre-et-Loirc)  ;  un 
grand  nombre  de  localités  portent  en 
France  le  nom  de  Ghampigny. 

GamPi  Sai:ri:m,  Champsaur,  pet.  district  du 
Dauphiné,  ({ui  portait  le  titre  de  ducbé 
(Hautes- Alpes). 

Gampivkria,    Gampoveria,    Vera    [Gluv.j, 
Veere,  Ter   Veere,  ville  de  Hollande, 
•  dans  la  prov.  de  Zccland. 

Gampu'm,  Campoli,  bourg  du  Napolitain 
(Abruzzc  ultér.). 

Gampodunum,  voy.  Garipidona. 

Gampona  [Itin.  Anton.],  localité  de  la 
Pannonie  infér.,  auj.  Zsamlek,  bourg 
d'Autriche,  suiv.  Reichard. 

Gampoxi,  peuple  de  la  Gaule  Aquitaine; 
habitait  la  vallée  de  Gampan. 

Gampsum,  Gamso,  Gams,  bourg  de  Suisse 
(c.  de  St-Gall). 

Gampus,  Campo,  bourg  d'Italie  (prov*  de 
Gènes). 


255 


CAMPUS  ALBERTl.  —  CANTABRICUM  MARE. 


2of» 


(^.AMPi:s  Alberti,  Champaubert,  comm.  de 
Fr.  (Marne). 

Campus  Carounl  s  ,  Carlo  pago,  ville  forte 
des  États  autrichiens^  sur  l'Adriatique 
(Croatie). 

Campus  Dojungrum,  Vr-Mezô,  bourg  de 
Hongiie. 

Campus  Longus,  Hoszkzu-Mezô,  boiirg  de 
Hongrie. 

Campus  Paludis,  Chambalud,  bourg  du 
Dauphiné  (Isère). 

Campus  Pomptinus,  Palus  Pontina,  les 
Marais  Pontim,  dans  les  États  Pontifi- 
caux (Délég.  de  Frosinone). 

Campus  Rotundus  [Cell.],  Egosa,  'EY^wia 
[Ptol.],  ville  des  Castellani^  dans  la 
Tairac,  auj.  Campredon,  ville  de  Cata- 
logne, au  pied  des  Pyrénées. 

Campus  Vktus,  voy.  Campidona. 

Campylus,  Ka|xwiXcç  [Diod.[,  riv.  d'iEtolie, 
auj.  la  Megdhova,  en  Grèce. 

Camunludunum,  voy.  Camalodunum. 

Cana  [Inscr.],CANSTADiuM,  Ctt/isfod^,  bourg 
du  Wurtemberg,  sur  le  Neckar. 

Caxa,  tq  KâvTj  [Strab.l,  promontoire  de  la 
côte  sud  de  l'Aloiide,  auj.  cap  Colmi, 
en  Grèce. 

Canadium,  Cenadium,  Genadium    [Cluv.], 
•    Chaiiad,  ville  et  comitat  de   Hongrie, 

sur  la  riv.    Marosch,   au-delà  de  la 

Theiss. 

Canalicum  [Itin.  Anton.],  ville  de  la  Ligu- 
rie,  auj.  Cairo,  en  Piémont  (prov.  de 
Savone),  ou  Calizotia,  suiv.  Reichard. 

Canama  [Plin.],  ville  de  la  Bétique,  auj. 
Villatiova  del  Rio,  sur  le  Guadalquivir, 
bourg  d'Andalousie. 

(>AXASTRjf:uM  Promontorjum  [Mêla],  Kava- 
oTpaî&v  'Aîcpov  [Hcroà,], cap àanisiro,  dans 
le  parhal.  de  Saloniki. 

Cancalî.ium,  Cancale,  bourg  de  Fr.  (lUe-el- 
Vilaine). 

Caxckllata,  Chanceladc,  bourg  du  Péri- 
gord  (Dordogne). 

Cancius,  Quentia,  Cantia,  la  Ccmche,  pet. 
11.  de  France,  près  d'Étaples;  se  jette 
dans  le  Pas-de-Calais. 

Candanum,  Koiv^avGv  [Ptol.],  ville  des  Jazy- 
ges,  en  Dacie,  auj.  Czanad,  en  Hongrie. 

Candate,  CANDiiUM,  Caneda  Vicus,  Caude, 
bourg  de  Touraine  (Indre-et-Loire); 
Vicus  ubi  S.  Martinus  obiit. 

Candavia  [Plin.,  Cic.,Cœs.l,  contrée  mon- 


tagneuse de  l'illyrie  grecque,  auj.  la 
Canavia. 

Candea,  Candeum,  Candé,  pet.  ville  de 
l'Anjou  (Maine-et-Loire). 

CANT)n)A  Casa,  Whitehom,  bourg  d*lrlandc 
(comté  de  Gallway). 

Candidiana  [Itin.  Anton.],  Kav^t^iavâ  [Pro- 
cop.],  localité  de  la  Mœsie  infér.,  auj. 
Kiliman,  sur  le  Danube,  dans  la  Boul- 
garie  ottomane. 

CaiNedum,  voy.  Bebriacum. 

Canelata,  Kav«XaTTa  [Ptol.],  Fanum  S.  Flo- 
rentine [Cell.],  S.  Fiorenza,  sur  la  Mé- 
diterranée, bourg  de  l'île  de  Corse. 

Canetum,  Canet,  bourg  du  Roussillon  (Py- 
rénées-Orientales); anc.  vicomte. 

CaNGIACUM,  VUXA  PUBLICA  IN  PAGO  AUGUSTO- 

nuNENsi  [Cbarta  Caroli  Simpl.  an.  9H], 
ClMfigy,  village  et  anc.  villa  carlov., 
près  Autun  (Saône-et-Loire). 

Canina,  localité  de  l'illyrie  grecque,  auj. 
Kanina,  bourg  de  TAlbanie. 

Canisia,  vov.  Caliss^m. 

Canisia  ad  Bravum  [Cluv.,  Cell.],  Canischa, 
bourg  de  la  Basse-Hongrie,  sur  ia  Drave. 

Canisium,  Canisy,  bourg  et  anc.  marquisat 
de  Normandie  (Calvados). 

Canium,  Cany,  bourg  de  Normandie  (Seine- 
Infér.). 

CaxNNne  [Liv.,  etc.],  Kaw*iJPolyb.],CaiMie$, 
village  de  la  Terre  de  Bari,  dans  le  Na- 
politain :  la  plaine  d'Annibal  s'appelle 
encore  auj.  Campo  diSangue. 

Canninefates  [Tac,  Afin.],  Cannenufates 
[Plin.],  peuple  habitant  Vlnsula  Bator 
vorwn,  auj.  la  Frise  Orientale. 

CANOiE,  voy.  iEGrrNA. 

Canobium,  Canobio,  bourg  du  Piémont, 
sur  le  lac  Majeur. 

Canonium,  Caunonium  [Tab.  Peut.],  dans 
la  Bretagne  Romaine,  auj.  Kelvedon, 
bourg  d'Anglet.,  au  N.-E.  de  Witiiam. 

Canorga,  la  Canowrge,  ville  de  Fr.  (Lo- 
zère). 

Canoricum,  Chanoricum, 'C^onncry,  bourg 
d*Ëcossc,  dans  le  comté  de  Ross. 

^antabri  [Liv.],  KavraSpoi  [PtoL],  peuple 
de  l'Espaçne  Tarrac.  ;  leur  territou% 
forme  auj.  partie  de  la  Biscaye  et  des 
Asturies. 

Cantabria,  Biicaya,  prov.  d'Espagne. 

Gantabricum  mare,  golfe  de  Biscaye. 


257 


CANTABRIGIA.  —  CAPENA. 


258 


CAyrABRiGiA^  voy.  Camboricum. 

Cantaciuv^  Cantazaro^  bourg  du  Napoli- 
tain (Calabre  ultér.). 

CusTANUs,  Kffvravoç  [Sleph.],  Cantanuh 
[Tab.  Peut],  Kavravia  [Hier.],  ville  de 
rEpire,  au  S.-E.  de  Dulopolis,  auj. 
Kkadros,  ville  de  TAlbanie  infér. 

Cantaropous,  voy.  Cana. 

CARTECRuciof,  Contecroix,  bourg  de  Belgi- 
que (Brabant  Mérid.). 

Cantelldpdm,  Cantalupus,   Campus    Lupi 

IAd.  y aïois] y  Chanteloup;  plusieurs  loca- 
ités  en  France  portent  ce  nom.  Nous 
citerons  particulièrement  le  célèbre 
château  des  Choiseul,  dans  Tlle-de- 
France  (Seioe-et-Mame). 

Lecâèbre  ministre  de  Louis  XV,  ËUenne-François 
duc  de  Choiseal-SuinTille,  mit  à  profit  les  loisir» 
forcés  que  lui  avait  Mis  son  maître,  en  composant 
et  faisant  usprimer  sous  ses  yeux,  dans  son  château, 
par  on  prote  dMmprimerie  nommé  Lebrun,  une  sé- 
rie de  pièces  détachées  qui  furent  livrées  au  public 
pw-  Soulavie  quelques  années  après,  en  1790,  sous  le 
titre  de  Mémoires  du  due  de  Choiseul.  Le  détail  de 
ces  élocubrations,  oui  n*étaient  point  desiinéps  à  la 
publicité,  est  donné  par  M.  Brunet  ;  les  éditions 
originales  furent  achevées  dMmprimer  en  1778  et 
forment  un  rare  volume  in-ft. 

CAKTHimnjM  (?),  peut-être  un  lieu  d'im- 
pression supposé. 

Jlennii  1m.  Gailia  gestamm,  aàuaque  (sic)  promul- 
goto  paeU  eiUeto,  mense  malo  1576,  ad  hune  diem,  in- 
signis  ataue  tneefnctanarratio,tic^authoreGeor' 
akf  Ebouff.  Ganttanrii,  ex  officina  A.  Uenalcx,  1577, 
in-^ 

Castu,  voy.  Cancuîs. 

Cantia^  voy.  Cantium. 

CAiniERA^  Cantyre,  presqu'île  d'Ecosse, 
formant  la  partie  Sud  du  comté  d'Ar- 
gyle. 

Gantiers  Rostrum,  Epidium  Promontorium, 
cap  Cantyre,  en  Ecosse. 

Ca>tilu,  Chantelk,  Chantelle-le-Ckàteau 
bourg  de  Fr.  (Allier). 

(7ètait  dans  cette  anc.  et  magnifique  résidence 
que  le  connétable  de  Bourbon  avait  réuni  une  in- 
comparable collection  de  trésors  artistiques ,  qui 
forent,  à  la  suite  de  la  catastrophe  de  1527,  confis- 
qués par  arrêt  du  Parlement.  La  bibliothèque,  les 
ricbef  et  précieux  manuscrits,  dont  la  plupart  étaient 
à  la  marque  du  connétable,  un  cerf  aile  et  le  mot 
ESTEBAHCE,  fuTcnt  réuuis  à  la  bibliothèque  de  Fon- 
tainebleau. 

CAxnŒRis,  KarriGiêiç  [Ptol.l ,  localité  de 
Vindélicie,  auj.  Hambach,  bourg  de 
Bavière,  près  Nuremberg. 

CANnuM  [Caes.J,  Cantia  [Beda]^  comté  de 
Kent,  chef-lieu  :  Canterbury;  c'était 
l'un  des  sept  royaumes  de  l'Heptarchie 
saxonne,  en  saxon  :  Cent-wara-rice, 

CAirncM,  Kavnov  'Axf&v  [Strab.,  Ptoi.],  cap 
Bamsgate,  sur  la  côte  Sud  d'Angleterre. 

racnOllH.  DK  GÊOGB. 


Cantuaria  [BedaJ,  Darvernum,  A*pc»jipvev, 
[Ptol.],  Ddrovernum  [Itin.  Anton.],  Du- 
ROAVERus  [Tab.  Peut.],  Duror  yerno, 
Canterbirs  (au  xi®  s.),  Grentebrige  (au 
xiu«  s.),  Canterbury,  ville  d'Angleterre, 
chef-lieu  du  comté  de  Kent  (en  franc, 
du  xiv«  s.  ;  Cantorbiere;  en  saxon  : 
Cantwaraburtd  ;  en  allera.  :  Cantelberg); 
archevêché  célèbre,  fondé  dès  la  fin  du 
vi«  s.  par  le  roi  saxon  Ethelred. 

Herbert  et  le  Dr  Cotton  fbnl  remonter  Tintrodiic- 
tlon  de  la  typographie  dans  celle  \ille  à  Tannée  15û9  ; 
mais  Lowndes  die  certains  volumes  sans  date  qu'il 
reporte  à  quelques  années  plus  haut  :  A  Goodly 
narration  how  S  Augusiine,  thc  Apost le  à f  En- 
gland,  raysed  two  dead  Bodies  at  LongeomptÔ 
If"  arwickshire,  coUectedoutof  divers  autors^  trans- 
lated  ify  John  Lidgate,  monke  of  Bury,  Printed  at 
S.  Austensat  Canlerburic,  in-4,  s.  d.  mais  vers  1525. 
[Maunsell's  catal.,  p.O). 

Le  premier  imprimeur  de  Canterbury  connu  est  John 
Mitchell.  Voici  une  pièce  imprimée  parce  typographe 
que  ne  mentionnent  ni  Heibert,  ni  Dibdin;  c'est  un 
petit  traité  du  même  John  Lydgale,  moine  de  Bury, 
mtii.  :  the  Chorle  and  the  Byrde.  Canterbury,  by 
John  Mychell,  in-4  de  8  p.,  s.  d.,  vers  1540. 

L'imprimerie  ne  parait  point  avoir  été  Jamais  en 
grand  honneur  à  Canterbury,  car  on  ne  connaît  que  dix 
à  douEc  volumes  sortis  des  presses  locales  pendant 
près  d'un  siècle  cl  demi. 

Cantus  Juld  AD  Elaverim,  Chaiiteuse-sur" 
l'Allier,  village  de  Fr.  (Allier). 

Cantus  Merul^,  Chantemerle;  plusieurs 
localités  en  France  portent  ce  nom. 

Canusium  [Plin.,Liv.,etc.],Kavuaiov  [Strab., 
Ptol.],  Kttvoûaiov  [Proc.J,  ville  de  l'Apu- 
lia  Daunia,  sur  rAufidus,  auj.  Canosa, 
ville  de  la  Terra  di  Bari,  sur  l'Ofanto. 

Cafara  [Itin.  Anton.JjKarrapa  [Ptol.],  ville 
des  Vettones,  dans  la  Lusitanie,  sur  le 
Durius,  auj.  las  Ventas  de  Caparra,  sur 
le  Duero,  ville  de  Portugal  (Estrama- 
dure). 

Capedunum,  ville  des  Scordisci,  dans  la 
Pannonie  infér.,  auj.  Kapfeiistein,  bourg 
de  Hongrie. 

Capella,  Capelle,  pet.  ville  de   Picardie 

(Aisne). 

Capella,  Capula  [P.  Diac],  anc.  localité 
de  la  Carinthie,  auj.  Capella,  pet.  ville 
delà  Carniole  {Krain), 

Capella,  la  Chapelle;  un  très-grand  nom- 
bre de  localités  portent  ce  nom  en 
France  ;  plusieurs  se  distinguent  par  le 
nom  de  leur  saint  patron  :  Capella  S. 
Dyomsii,  la  Chapelle-St-Denis,  auj.  réu- 
nie à  Paris  ;  Capella  I)ni  Gilonis^  la  Cha- 
pelle d'Aîiyilloii,  pet.  ville  du  Berri 
(Cher),  etc. 

Capena  [Liv.  v],  Capenatium  Municipilm 
[Inscr.  ap.  Grut.|,  ville  d'Etrurie,  auj. 
Civitella,  ville  des  ÉUts  Pontificaux. 

9 


259 


CAPHA.  —  CAPUT  BOVIS. 


260 


Capha,  vov.  Theodosu. 

Caphareus  [Plin.,  Ovid.,  etc.],  Caphereus 
Promont.,  Kaouptuç  [Hérod.,  Ptol.],  Ka- 
fn^U  [Dio  Cass.] ,  promont,  de  l'île 
d'Eubée,  auj.  Cavo  d'Oro  ou  Xylofago, 
cap  de  l'ilc  de  Négrepont. 

Capucum,  Chépoix,  village  de  Picardie 
(Somme). 

Capidava  [Itin.  Anton.],  Cappmava  [Geo. 
Rav.J,  Katri^a€a  [Hier.] .  localité  de  la 
Mœsie  infér.,  sur  le  Danune,  auj.  Tscher- 
nawode  (?),  dans  la  Boulgarie  [Forbi- 

ger]. 

Capionis  TuRRis,  voy .  Cjepionis. 

Capitabriga  (tête  de  pont),  localité  dont 

nous  trouvons  le  nom  sur  quelques 

livres,  probablement  Cambridge  (?) 

Platonis  de  retuê  divinit  dUUogi  seteeti  grœee 
et  latine,  in  commodas  tectiones  dispertttif  annexa 
ipsarum  indice,  Editio  secunda,  avctior  et  emen- 
datior.  Capiubrigv,  1083,  in-S.  {CataL  Ubr,  novis- 
sime  impress,  Amstel.  ap.  Janssonio-Waesbergios, 
1083,  p.  A.) 

Capitina  CivrrAS  [Cic.J,  Capytium,  Kaironov 
[Ptol.],  Capizzt,  ville  de  Sicile,  dans  le 
val  di  Demona. 

Capitis  Buccn  PAGCS,pays  deBuch,  district 
de  Guyenne. 

Capitonuna  [Itin.  Anton.],  sur  le  fl.  Eryx, 
Bamaeeo,  bourg  du  §.-E.  de  la  Sicile. 

Caposvarium,  Caposvar,  bourg  de  Hongrie. 

Capr^  Dorsum,  Ziegenrùck,  ville  de  Prusse 
(Reg.  d'Erfurt). 

Capr^  Mons,  Vn.LA  Regia  [Mabillon],  Che- 
vremont,  village  de  la  haute  Alsace,  sur 
la  Meuse,  à  l'extrémité  du  dioc.  de 
Liège. 

Capraru,  ville  des  Cavares,  dans  la  Gaule 
Narbon.,  auj.  Cabriéres,  village  de  Fr. 
(Vaucluse). 

CaPRARIA  INSULA,  VOy.  iEGTUUM. 

Caprasia  [Plin.],  sur  la  mer  Adriatique, 
auj.  Câpre,  bourg  de  Calabre. 

Caprasium,Capca  Stagni,  Capestang,  bourg 
de  Fr.  (Hérault). 

Capreolum,  Chabrol,  bourg  et  anc.  château 
du  XII*  s»,  en  Limousin  (Haute-Vienne). 

Capria  [Dio  Cass.l,  Capre^e  [Plin.,  Tac, 

etc.],  ai  Ktttrpîai  [Steph.],  Kaiçpta  [Plol.J, 

Capri,  île  de  la  Méditerranée,  au  Sud 
de  Naples* 

Capriacum,  Chevry;  plusieurs  localités 
portent  ce  nom  en  France. 

Caproniensis  processus,  der  Kapronozische 
district,  en  Croatie. 


Caprul^,  Cahorle,  pet.  île  de  l'Adriatique, 
dans  les  eaux  de  Venise. 

Caprus,  Kairpoç  [Strab.],  ville  maritime  de 
la  Macédoine,  auj.  Lybjadha  ou  Lyht- 
zadha  [Forbiger]. 

Caprusium,  Chevreuse,  bourg  de  Fr.  (Seine- 
et-Oise);  duché-pairie;  château. 

Captonacum  Palatilm  [Greg.  Tur.],  aoc. 
villa  mérovingienne,  auj.  Captormay  ou 
Capnay,  en  Lorraine,  suiv.  Du  Gange. 
On  trouve  dans  les  Prœcepta  Chûdeb^ 
Opatinacum,  qui  doit  être  le  même  mot, 
mal  écrit  ou  mal  lu. 

Capua  [Liv.,  Cic,  Plinl,  etc.],  Kairà« 
[Steph.],  KaiTut)  [Strab.,  Ptol.,  etc.], 
anc.  VuLTURNUM,  la  capit.  de  TApulie, 
sur  le  Volturno,  Capua,  Capoue,  ville  de 
la  Terra  di  Lavoro,  prov.  napolit.  du 
roy.  dltalie.  Quelques  ruines  qui  se 
voient  encore  kSanta  Maria  délie  Gra- 
zie,  indiquent  seules  l'emplacement  de 
l'antique  cité  que  le  nom  d'Annibal  a 
rendu  si  célèbre.  La  Capoue  d'aujour- 
d'hui, C(wua  Nova,  est  sur  remplace- 
ment de  Pane.  Casilinum. 

Prosper  Marchand,  Fabricius  et  quelques  antres 
bibliographes  après  lui  ont  fait  remontera  1489  nm- 
primerie  à  Capoue.  Le  premier  livre  imprimé  anndt 
été  un  Breviarium  Capuanum,  publié  par  ordre  de 
rarchcTéque  de  Capoue,  Jordano  Cajetan,  qui  mou- 
rut en  1496;  Tol.  in-4  et  non  in-8,  comme  te  dit 
Prosper  Marchand.  Cette  date  d^impression  est  fort 
exacte,  et  Ughelli,  dans  son  ItaUa  sacra,  la  con- 
firme; mais  le  lieu  d'impression  n'est  point  Capoue, 
et  Giusiiniani  prouve  que  ce  bréviaire  fat  exéoité  à 
Naples  avec  les  caractères  de  Mathias  Morave  :  il 
serait  effectivement  difCcile  d'admettre  que  cet  im- 
primeur ait  eu  un  établissement  typographique, 
même  temporairement,  à  Capoue,  au  xv»  siècle,  sans 
qu'il  en  fût  fait  mention  dans  quelques-uns  des  au- 
teurs contemporains,  ou  sans  qu'il  en  restât  quel- 
ques traces. 

Ce  n'est  qu'en  1547  que  nous  pouvons,  avec 
H.  Ternaux,  faire  remonter  l'introduction  de  la  ty- 
pographie à  Capoue,  et  encore  nous  serait-il  impos- 
sible de  dire  od  M.  Ternaux  a  puisé  son  renseigne- 
ment, que  nous  transmettons  soos  toute  réserve  i 
Successo  dello  combatimento  delli  tredici  Itatiani 
e  tredici  Franciosi,  fatto  in  Puglia,  con  ta  dis/Uta, 
cartelli ,  et  la  virile  essortatione  que  fece  lo  capi- 
taneo  Fieramosca  a  glicompagni  et  lagloriota 
vittoria  ottenuta  di  gli  Italiani,  nel  anno  150S. 
Stampato  nella  fedelissima  citta  di  Capua,  per  Gio- 
vanne  Sultzbach,  1547,  in-8. 

Cette  grande  ville  était  trop  rapprochée  de  Naples 
pour  que  l'imprimerie  pût  y  prendre  Jamais  une 
grande  extension  ;  aussi  voyons-nous  presque  tous 
les  ouvrages  consacrés  à  l'histoire  ecclésiastique  et 
municipale  exécutés  au  xvi«  et  au  xvii*  sièctepar 
des  typographes  napolitains. 

Capungum,  Confugium,  Kaufungen,  village 
et  abb.  de  la  basse  Hesse  (Cassel). 

Caput  Aqueum,  Capaccio,  pet.  ville  de  la 
Principauté  citer,  (anc.roy.de  Naples). 

Caput  Bovis,  Kait'-ûS'êoE;  [Procop.],  Pons 
Trajani,  tclc  de  pont  sur  le  Danube, 
dans  la  Mœsie  super.,  dont  les  ruines 


261 


CAPUT  BUCCII.  —  CARBANTORIGUM. 


26t2 


subsistent  entre  Zernigrad  et  Tscher- 
netz. 

Caput  Buccu,  Capt  de  Buch,  la  Teste  de 
Buch,  pet.  port  sur  le  bassin  d'Arca- 
cbon  (Gironde). 

Capft  Corsum,  Promont.  Sacrum,  Capo 
Corso,  cap  Corse,  dans  l'île  de  ce  nom. 

Capct  Denaci,  Uxellodunum  (?)  [Caes.], 
ville  des  Cadurci,  dans  la  Gaule  Aqui- 
taine, auj.  CapdeTiac,  bourg  de  Fr. 
(Lot).  (Voy.  ChampoUion-Figeac,  Nom), 
Recherches  sur  la  ville  gauloise  d'UxELLo- 
DUNUM.)  D'Anyille  place  cette  localité 
à  Puech-d*Usselou,  village  du  Quercy, 

Srès  Cahors,  et  d'autres  bibliographes 
Cabors  même  ;  Usselou  rappelle 
certainement  Uxellodunum  :  nous  avons 
par  erreur  porté  cette  localité  au  mot 

AXELLODUNLU. 

Caput  finis  Terrj:,  voy.  Artabrum  Pro- 
mont. 

Caplt  HisTRLfi,voy.  iEcroA. 

Caput  OEni,  VEngadine,  vallée  suisse  du 
canton  des  Grisons. 

CâPirr  RisuM,  cap  Carpasso,  dans  Tile  de 
Chypre. 

Caput  Stagni,  voy.  Caprasium. 

Caput  Thyrsi,  Thyrso,  bourg  de  l'île  de 
Sardaigne,  ou  Buduso,  localité  voisine, 
suiv.  Forbiger. 

Capttium,  voy.  Capitana  Civitas. 

Cara  IPlin.,  Inscr.,  Grut.1,  Cares,  près 
de  Pnente  la  Reyna,  en  Navarre,  suiv. 
Reicbard. 

Caraca  [Geo.  Rav.],  Kopox»»  [Ptol.],  se- 
rait, suiv.  Forbiger,  la  ville  de  Guada- 
lajara,  dans  la  Nouvellc-Castille ,  que 
l'on  trouve  aussi  désignée  sous  le  nom 
d*ARRiACA.  Voy.  ce  nom. 

Carahagus,  voy.  Cariciacus. 

Caracotinum  [Itin.  Anton.],  Gramlle,  près 
Harfleur,  bourg  de  Fr.  (Seine-lnfer.). 
Quelques  géographes  ont  vu  dans  cette 
station  de  Vltin.  d'Antonin,  les  uns 
Carentan,  les  autres  le  Havre, 

CarÀctonum,  Allerion,  ville  d'Angleterre 
[Graêsse]. 

Caradocus,  Keradec,  village  de  Bretagne 
(Finistère). 

Caradrina,  le  Brino,  fï,  d'Albanie;  se  jette 
dans  l'Adriatique. 

CuLUJis,  Caralis,  voy.  Calaris. 

Carautanum  Promont.,  rapo  Si  Elia,  en 
Sardaigne. 


Caralitanus  Sinus,  KopoXXiTavoç  xoXiwç,  golfo 
di  Cagliari,    « 

Caralium  (?)  Caraqlio,  ville  du  Piémont,  à 
ro.  et  près  de  Coni. 

Imprimerie  en  177S,  dit  M.  Gottoa,  mU  même 
lorsqu'il  emprante  une  date  à  Falkenstan,  devrait 
bien  fournir  un  titre  à  l'appui  de  son  assertion. 

Caramentum,  Castrum  Reginaldi,  Château^ 
Begnauld,  Chàteau-Benault,  ville  de  Fr. 
(Indre-et-Loire). 

Carantomagus  [Tab.  Peut.],  Carenton, 
bourg  de  France,  près  Rodez  (Avey- 
ron). 

Carantonum,  PONS  Charentonius,  Charen- 
ton-le-Font,  bourg  de  Fr.  (Seine). 

Untrès-grand  nombre  de  livres protestAnts,  an  xTii* 
siècle,  portent  ce  nom  de  lieu.  Les  réformés  avaient 
à  Cbarenton  un  de  leurs  temples  les  plus  renommés  ; 
mais  il  est  à  croire  que  rétablissement  tjrpographique 
qu'ils  y  avaient  fondé  n'avait  pas  une  importance 
aussi  considérable  que  semble  IMndiquer  rénorme 
quantité  de  livres  publiés  sous  ce  nom  de  ville  et 
qo*iin  certain  nombre  de  ceux  qui  sont  désignés 
sous  la  rubrique  :  Charenton^  sortent  des  imprime- 
ries protestantes  de  la  Rochelle,  de  Saumur  et  de 
Montpellier.  Cependant»  comme  il  parait  certain 
qu'une  imprimerie  a  existé  dans  cette  localité,  sous 
Louis  XUIy  nous  dirons  que  le  plus  ancien  livre  que 
nous  connaissions  avec  cette  souscription  est  daté  de 
1015  :  Andréa  ScMoppU  elixir  Ctuvinisticum,  seu 
lapiâ  PhilosopMœ  reformata.  Ponte  Charentonio, 
1015,  in-8. 

Plusieurs  imprimeurs  établis  à  Paris,  L.  Vendosme» 
J.  Berlon,  etc.,  mettent  leurs  noms  au  bas  de  ilvres 
imprimés  à  Cbarenton,  ce  qui  prouve  ou  une  sorte 
d'accord  tacite  d'adopter  un  nom  de  guerre  pour 
ces  livres  de  combat  religieux,  ou  l'existence  réelle 
d'un  établissement  typographique  dans  la  localité,  et 
cette  existence  parait  démontrée  par  une  Sentence 
du  2h  janvier  1620,  rendue  contre  Jecoi  Berjon  et 
Stiniuel  Petit,  pour  un  libelle  diffamatoire,  par 
laquelle  il  fut  dit  que  la  presse  à  imprimer  que 
ledit  Berjon  avoit  fait  porter  à  Charenton,  seroit 
ostée  dcuis  les  vingt-quatre  heures,  et  les  livres 
brûlez. 

Carantonus  [Auson.l,  KavsvTtXoç  [Ptol.], 
Carentonius,  la  Charente,  fl.  de  Fr.  ;  se 
jette  dans  TOcéan. 

Caranusca  [Tab.  Peut.],  Saxanusca  [Cluv.], 
Elzing,  village  de  Lorraine,  près  Thion- 
ville  (Moselle);  suiv.  d'Anviile  Garsck^ 
et  suiv.  Cluv.  Saarburg. 

Carara,  Cariara  [Itin.  Anton.],  ville  d'É- 
trurie,  auj.  Carrara,  ville  forte  d'Italie, 
près  Modènc  ;  près  de  là  sont  les  célè- 
bres marbrières,  Lunenses  Lapidicinœ, 

Carasa  [Itin.  Anton.] ,  Garis ,  Gariis, 
bourg  du  Béarn  (Basses-Pyrénées). 

Caravacium,  Caravaggio,  bourg  du  Mila- 
nais, dans  la  Délég.  de  Bergame. 

CaRBANTORIOUM,  Kap6avTopi"]fOv  ]Ptol.],  CaR- 

BAÎ5TIUM  [Geo.  Raven.J,  localité  de  la 
Britannia  Barbara,  auj.  Caerlaverok,  en 
Ecosse  suiv.  Camden,  ou  Kirkcvdbrighty 


263 


CARBONACUM.  —  CAREGIUS  AGER. 


264 


suiv.  Rcichard,  chef-lieu  du  comté  de 
ce  nom. 

Carbonacum,  voy.  Corbeu  Nova. 

Carbonarla,  Aqua  Bella,  Aiguebelle, 
pet.  ville  de  France  (Haute-Savoie). 

Carbonaru  [Plin.],  Porto  di  Goro,  ville  de 
la  haute  Italie,  à  Tembouchure  du  Pô. 

Carbula  [Plin.],  ville  de  la  Bétique,  auj. 
Corbtd,  en  Andalousie,  suiv.  Reichard. 

Carcaso  [Caes.  B.  Gall.].  Kopxaaw  fPtol.], 
Carcasso  Tectosagum  [itin.  Hier.],  Car- 
cAssio  [Tab.  Peut.],  Carcasum  fPlin.], 
ville  des  Volcae  Tectosages,  dans  laNar- 
bon.,  détruite  par  les  Burgundes  au 
Y*  s.,  et  rebâtie  au  x«;  auj.  Carcassonne, 
ch.-l.  du  dép.  de  TAudc. 

Uq  livre  cité  par  Panxer  à  la  date  de  1517  est  cer- 
tainement le  plus  ancien  spécimen  de  Timprimerie 
locale,  si  tant  est  qu*il  faille  accepter  comme  authen- 
tique le  renseignement  fourni  par  la  souscription  : 
Ordinarium,  tive  Baptisterium  eccUsiœ  et  diacesis 
Careassone.  —  Au  t*  du  dernier  f.  :  Ympressum 
fuit  hoc  opus  ordinariû  siue  \\  BaptUteriû  ceclesie 
et  diœeesis  CarcassoneWde  mandai o  venerabiliU 
viro^  diioi^  ca  Wnonico^  eapitulisede  vacOteec- 
ei^ie  cathe  \\drali8Carctusone.  Dierii  mèsis  februa- 
\\rii  Anno  dnice  îcarnatOis.  mcccgc  xvij ,  in-Ci, 
goth  ,  sign.  a  —  e  par  8,  f—  g  par  6,  en  rouge  et 
noir;  les  notes  de  plain-chant  sont  enbianc  et  subs- 
tituées à  la  plume. 

Ce  rare  volume,  provenant  du  cardinal  LeTellicr, 
archevêque  de  Reims,  est  à  la  bibl.  Sainte-Geneviève; 
malheureusement  rien  dans  la  souscription  précitée 
ne  prouve  le  lieu  d*impresslon.  et  pour  notre  part 
nous  doutons  fort  que  ce  lieu  soit  Carcassonne. 

L'arrêt  du  SI  mars  1730,  qui  fixe  le  nombre  des 
imprimeurs  dans  les  villes  du  royaume,  supprime 
celle  qui  exisuit  à  Carcassonne  ;  il  est  présumable 
que  par  suite  d'une  tolérance  spéciale  on  ne  donna 
pas  suite  à  cette  mesure,  car  voici  la  note  que  nous 
trouvons  au  Rapport  fait  à  M,  de  Sartines  en  1764  : 
Carcastonne,  un  seul  imprimeur,  Jean-Baptiste 
Coignet,  reçu  en  1760,  fils  et  petit-fils  d'imprimeurs; 
son  aïeul  établit  la  première  imprimerie  qui  ait 
fonctionné  dans  cette  ville. 

Carcicis  Portl's,  Cassis,  bourg  de  France 
(Bouches-du-Rhône). 

CarCINA    [Plin.],   Kotpxiv*  [Ptol.],  KopxivTn; 

[Hérod.j ,  localité  de  laSarmatie  europ., 
auj.  Kiesselev  (?),  bourg  de  la  prov.  de 
Goeslcwe  (Russie). 

Carcinites  Fluvius,  KopxivÎTTjç  [Strab., 
Ptol.],  Pacyris  [Plin.],  fl.  de  la  Sârmatie 
europ.,  auj.  le  Jianilschàk;  se  perd  dans 
la  mer  Noire. 

Carcinites  Slnus,  golfe  de  Akhmeschid  ou 
de  Kaîiilschak,  dans  la  mer  Noire. 

Carcini's  [Mêla],  sur  le  fleuve  Carcines  [le 
Corace),  ville  de  la  Grande-Grèce  (le 
Brutium),  auj.,  suiv.  Reichard,  Catan- 
zaro,  ch.-l.  de  la  prov.  de  la  Calabre 
ultér.  \\\ 

Carcoviaca,  Kirkwal,  bourg  de  l'île  de 
Mainland,  l'une  des  Orcades. 


Carcuvidm,  Carajnel,  Caro/cuèl,  pet.  ville 
d'Espagne. 

Cardabianca,  voy.  Friburgum. 

Cardauacum,  CardaiUao,  pet.  ville  du 
Quercy  (Lot). 

CARDANiA,CERETAinA,CERRrrANu,  la  Cerda- 
gne  (Cerdana),  anc.  pays  des  Ceretani; 
se  divise  auj.  en  Cerdagnes  éspa^ole 
et  française;  Tune  formant  partie  du 
dép.  des  Pyrénées-Orientales,  Tautre 
en  Catalogne,  intend,  de  Girone  et  de 
Lérida. 

Cardanuh^  Cardano,  bourç  du  Milanais, 
sur  l'Arno  [Bisch.  etMôll.]. 

Cardia  [Plin.,Mela],  Kap^î*  [Hérod.,  Ptol.l, 
Kop^wtvwv  itokiç  [Pausan.] ,  ville  de  la 
Chersonèse  de  Thrace,  auj.  Karidia, 
ville  de  Turquie,  dans  la  presqu'île  de 
Gallipoli. 

Cardonia,  Carden,  bourg  de  la  Prusse 
Rhénane,  près  de  Trêves. 

Cardonum  [It.  Hier.],  Carrhodunum,  Kappen 
^ouvov  [Ptol.],  auj.,  suiv.  Reichard,  Soft- 
drovecz,  bourg  de  Hongrie. 

Carea,  Carium,  CmERiUM,  Chieri,  Chien, 
ville  du  Piémont;  était,  au  moy.  âge, 
ville  libre. 

Nous  trouvons  dans  Ilaym  :  Cesare  Molegrumo, 
Descrizione  deli*  origine,  sito,  e  famiglie  antiehe 
délia  cilla  di  Sorrenio,  —  Cbieri,  IG07,  in-4,  nous 
croyons  quMl  y  a  faute  d'impression  et  qu*il  faut 
lire  :  Chieti. 

Caregius  Aajeh,  Caregyi  ou  Carreggio,  villa 
près  de  Florence  (Italie). 

Cette  magnifique  résidence  qui  faisait  avec  celle  de 
Fiesole,  aux  portes  de  Florence,  partie  du  domaine 

Krivé  des  Médicis,  n'était  point,  comme  on  pourrait 
;  supposer  d'après  les  titres  de  quelques  ouvrages 
de  philosophie  de  Mnrsile  Ficin,  le  lieu  d'impression, 
mais  seulement  celui  de  la  composition  des  traita 
de  ce  philosophe  :  Hain  (n«  7,06S)  nous  donne  la 
souscription  exacte  d'un  de  ces  volumes  publiés  sans 
indication  de  lieu,  ni  d'aimée  d'impression,  qui  pour- 
rait Jeter  quelque  trouble  dans  les  idées  du  biblio- 
phile inexpérimenté  :  Marsilius  Piclnus,  de  TripÙct 
yUa....  data  est  XV.  Sept.  1489,  in  Açro  Caregio. 
—  in-dde  100  f.  Ficin  faisait  imprimer  ses  nombreux 
ouvrages  à  Venise  et  à  Florence  (voy.  Ûain,  70^5  et 
suiv.). 

Ce  fut  dans  cette  magnifique  villa  des  Médicis  que 
le  grand  Cosme  et  Laurent,  le  Magnifique,  mouru- 
rent; c'éuit  delà  quMIs  écrivaient  à  Marsile  Ficin  : 
•  Viens  donc  à  Carcggio,  ami,  et,  si  possible,  apporte 
avec  toi  le  souverain  bien  de  Platon.  •  Picui  lui- 
même  y  mourut  le  1er  octobre  iti99. 

Cette  villa  existe  encore;  elle  apparUent  à  un  An- 
glais, M.  Sloane,  qui  en  a  fait  un  véritable  musée 
médicéen,  composé  avec  le  goût  le  plus  sévère  et  le 
soin  le  plus  religieux  ;  la  bibliothèque  ob  se  réunis- 
sait la  célèbre  Académio  Platonicienne  est  conservée, 
ainsi  que  cette  chambre  ob  l'incomparable  Laurent 
le  Magnifique,  expirant,  disait  à  Pic  de  la  Mirandole 
et  ft  Politicn,  pieusement  inclinés  à  son  chevet  : 
a  Ce  que  je  regrette,  mes  amis,  c'est  de  mourir  avant 
d'avoir  mis  la  dernière  main  à  votre  collection  de 
livres  àSt-MarcI  •  (St-Marc  de  Florence,  l'anden 
couvent  de  Savonarole.) 


265 


CARELf:.  —  CARMO. 


266 


Carelk   [Itin.  Anton.,  Tab.  Peut.],  ville 
d'Etrurie,  auj.  Galera,  en  Toscane. 

Cabento,  Carmtcm,  ville  de  Fr.  (Manche). 

CâRENTONllTM^  VOy.  CaRANTONUM. 

CARGAPouSyXorgenx)/^  sur  TOnega,  ville  de 
Russie  (gouv.  Olonez). 

Cariara,  voy.  Garara. 

CariciacuiIj  Carisiacum.  Karisucum  Pala- 
TiuM  [Gapit  Car.  C.J,  Caricucus  locus 

W  PAGO  SUESSIONICO,  VlLLA  PaLATII  SUPER 

IsARAM  [Fredeg.] ,  Carici  [Chron.  D. 
Dion.]>  Kiersy,  Quierzy -sur -Oise,  vil- 
lage de  France,  près  Chaunv  (Aisne); 
anc.  villa  roy.  j  Charles-Martel  y  meurt 
en  742;  concile  en  849  [Mabill.  Dtp/. 

1.  IV]. 

Caricta,  Carricta,   Carrick'On-Suir,  ville 
d'Irlande  (comté  de  Tipperary). 

L'imprimerie  date  en  cette  ville  de  la  flii  do  siècle 


M.  Cotton  ne  connaît  pas  de  livre  plus  ancien  que 
celui-ci  :  Tke  Polyglot  preceptor,  or  eiementary 
ùutitutes  of  the  englisk,  latin,  greek,  hébreu  and 
iriêk  Utnguages.  VoL  I,  containing  a  complet 
gramnuw  of  the  englUh  longue  for  the  use  of 
tehoolÊ..,  êry  Patrick  Lyneh, 

Carrick,  printed  by  John  Stacy,  mdccxcvi,  in-8 
de  122  p. 

Carilocus^  Carolocus,  Charlieu,  ville  de 
Fr.  (Loire)  ;  C4)ncile  en  926. 

Caruoacuii,  Carignan,  bourg  de  Fr.  (Ar- 
dennes). 

Carinianum,  Carignano,  Carignan,  ville  de 
Piémont  (prov.  de  Torino). 

Carinthu,  la  Carinthie,  Kàmthen,  partie 
orientale  du  Tyrol. 

Cario  Comitum,  Carrion  de  los  Condes,  ville 
d'Espagne  [Gracssc]. 

Caris  [Cell.l,  Carus  [Grcg.  Tur.],  Ciures 
[Fortunatj,  le  Cher,  riv.  de  Fr.,  affl.  de 
la  Loire. 

Carisucum,  voy.  Crecucum. 

Carissa  [Plin.],  Kaçwoa  fPtol.],  Carissa 
REGu  AcRELiA,  ville  de  la  Bétique,  auj. 
Cariza,  ville  d'Andalousie. 

Caristcm  [Liv.],  ville  des  Statiellates,  dans 
la  Ligurie,  auj.,  suiv.  CelL,  Carso, 
bourg  de  la  prov.  de  Gènes. 

CàRiTjEUif,  Caritas,  OppmiJM  Charitatis,  la 
CharUé-^wr-Loire,  ville  de  Fr.  (Nièvre). 
Cette  viUe  ne  prit  son  nom  qu'au  xi^  s. ^ 
lors  de  la  fondation  d*un  prieuré  de 
Clany,  que  Tordre  appelait  la  première 
fille  de  Cluny  ;  la  ville  s'appelait  anté- 
rieurement Syr, 

Plasieors  bibliograplies,  et  particulièrement  Ter- 
oaux,  n*ont  pas  manqué  de  fau%  remonter  Timpri- 
mcrie  dans  cette  petiie  ville  à  l'année  1535,  à  l'occa- 


sion d*un  volume  de  Coutumes  que  nous  allons 
décrire  :  Coustumes  dn  pays  t  conte  de  ||  yyuer^ 
noys  II  enclaues  t  exem  ^ptiom  diceltuy.,,  par  Loys 
Bpillard  z  Guillaume  nourgiAg.  A  la  fin  :  Cy  fine 
te  coustumicr  et  sUlle  du  pays  et  conte  de  Niuer  |J 
noys  diligèment  veu  t  corrige  au  vray,  selon  lori- 
ginal.  El  fut  ||  acheue  dimprimer  le  dernier  iour 
du  moys  daoûst  mil  \\  cinq  cens  trente  cinq  par  Ni' 
colas  hiemcui  im\\primeur,  pour  hofieste psonne 
Jehan  \\  le  Noir,  marchât  libraire  de  ||  mourant  à 
la  Chari  \\  te  près  la  halle  ||  a  lensei  \\  gne  \\  sainct 
Jacques  ou  Ht  se  vendent  cà  Neuers\\  a  lenseigne 
saint  Roc,  rue  de  la  Saueterie,  pet.  in-a  gôtb. 

Nicolas  Hieman  était  établi  à  Paris. 

La  Ribl.  impér.  possède  de  ce  rare  Coutumier  un 
excmpl.  sur  vélin,  provenant  de  la  Vallière;  il  avait 
été  oflert  par  les  auteurs  à  la  comtesse  de  Nevers, 
Marie  d'Albret,  dont  il  porte  les  armes  miniaturées 
sur  le  titre. 

Falkenstein,  moins  ambiUeuxqucTemaux,  ne  fait 
remonter  Timprimerie  à  la  Giarité  qu*à  Tannée  1111, 
sans  citer  aucun  titre  à  Tappui  de  cette  allégation  ; 
\yo\kT  notre  part  nous  conn^sons  ne  pouvoir  la  re- 
porter  qu*aui  premières  années  du  siècle  actuel. 

Carium,  voy.  Carea. 

Carlatum,  Cariât,  pet.  ville  d'Auvergne 
(Cantal). 

Carleolum,  voy.  Luguvallium. 

Carlingfordia,  voy.  Buvindum. 

Carlostadium,  Bibixim  [Itin.  Anton.],  CarU 
stadt,  ville  des  Etats  autrichiens  (Croar 
tie). 

I^  catal.  Baluze  nous  donne  une  indicatioi\  qne 
nous  devons  relever,  bien  que  le  vol.  dont  il  relate 
le  litre  soit  sans  date  :  Preces  Christianœ  collecta  a 
Mathœo  SUinski,  lingua  russica  et  slavonica.  — 
Carlostadii,  s.  d.,  in-d. 

Carmaniola,  Carmanola,  Carmagnola,  ville 
du  Piémont,  près  du  Pô. 

Un  typographe  ambulant  imprima  dans  cette  petite 
ville,  au  xve  siècle,  un  ouvrage  cité  par  les  biblio- 
graphes, mais  dont  nous  n'avons  pu  nous  procurer 
d'exemplaire  :  Facini  Tibergœ  in  Alexandrum  de 
villa  dei  interpretatio.  Carmagnolx,  l/tô7.  Tlrabos- 
chi,  Panser,  Vernazza,  Hain,  Amati,  etc.,  citent  ce 
livre;  aucun  ne  le  décrit,  aucun  n'en  donne  même 
le  format.  Tiraboschi  (Storia  délia  Htt.  itaL  vi) 
est  réditeur  responsable  de  l'assertion,  puisque,  le 
premier,  il  Ta  signalée  :  la  première  édition  de  ce 
commentaire  avait  été  donnée  à  Turin  en  1479  par 
Lcfebvre  de  Langres,  sous  les  auspices  du  marquis 
de  Saluzzes;  quant  à  celte  de  Carmagnola,  personne 
ne  Va  vue. 

Haym  (p.  614)  nous  donne  un  second  produit  de 
la  typographie  dans  cette  ville;  mais  encore  sans 
nom  d'imprimeur  :  //  Fortalizio  délia  Fcde  contro 
gli  Ebrei,  li  Saraceni.,.  delPadre  Alf.  Spinadêll* 
ord.  de*  Minori,  trad,  dalla  lat.  neW  ttal,  da  un 
rcligioso  del  medes.  Ordne,  Carmagnola,  1522,  in-ft. 

Carmantm,.  Carming,  Carmaing,  bourg  du 
I^anguedoc  (Haule-Garonne). 

Carmathexa,  voy.  Maridunum. 

Carmentuadis  Villa  [Prœc.  Caroli  Simpl.], 
Carmen  Tradi,  Carmentray,  village  près 
Meaux,  sur  la  Marne  [Mabillon,  ann. 
Bén.  315). 

Carmïnianensis  Saltus  [Not.  imper.],  la 
Calabre. 

Carmo  [CtPS.],  Koppwûv  [Strab.],   KotpCwvn 


267 


CARMOVIUM.  —  CAROLI  HESYCHIUM. 


268 


[App.]^  ville  de  la  Bétique^  auj.  Car- 
mona,  ville  de  la  prov.  de  Séville,  suiv. 
ïltin,  de  M.  de  Laborde. 

Carmovium  .  Carmotw-les-Cordes,  bourg  du 
Languedoc  (Tarn). 

Carnacum,  Carme,  bourg  de  Bretagne 
(Morbihan). 

Carnarius  Sinus,  Camero,  partie  du  golfe 
de  Venise. 

Carnia  [Luen.],  Carniola  [Cluv.,  Cell., 
etc.],  Cranu,  Krain,  la  Camiole,  prov. 
iljyrienne  de  Tempire  d'Autriche. 

Carnu,  Chamie,  anc.  district  du  Maine  ; 
dépend  auj.  du  dép.  de  la  Sarthe. 

Carntcum  Juulm,  VUlach,  ville  de  Carinthie 
[Graesse] . 

Carnioburgum,  Krainburg,  ville  illyrienne 
de  la  Camiole',  près  Laybach. 

Carnoetum,  Kamoêt,  village  et  anc.  abb.  de 
f^  Bretagne  (Finistère). 

Carnotena  urbs,  voy.  Carsutum. 

Carnovia  [Cellar.],  Carsmma,  Jàgemdorf, 
ville  de  la  haute  Silésic,  près  Troppau. 

Carnuntum  [Plin.,  Itin.  Ant.,  etc.],  Kapvoûç 
[Ptof.],  Carnus  [Liv.],  ville  de  la  Pann. 
super.,  au  S.  du  Danube  ;  suiv.  Cellar. 
c'est  auj.  Uainburg  (Hamburgum  Ads- 
trle);suiv.  Kruse,le  bourg  dtPetronell, 
à  1  m.  de  Hainburg,  dans  le  comitat 
hongrois  de  Wieselburg. 

Carnutensis  Ager,  le  Pays  Chartrain,  auj. 
dép.  d'Eure-et-Loir. 

Carnutes  [Caes.],  Kopyoûrai  [Ptol.],  Carnuti 
[Plin.],  i)euple  de  la  Lyonnaise  iV%  en- 
tre la  Loire  et  la  Seine. 

Carnutum  [Notit.  Imper.],  Autricum,  Aut^i- 
xov  [Ptol.],  Carnotena  Urbs  [Frédég.], 
Carnotum  JGreg.  Tur.],  Carnotas  Civ., 
Carnotes  [monn..mérov.],  Autricum  m 
Carnutibus,  Chartres,  ville  de  Fr.  (Eure- 
et-Loir). 

La  biblioth.  Maxarine  possède  un  Tolume  fort  rare 
qui  nous  permet  de  faire  remonter  au  XT«  s.  l'éta- 
blissement de  rimprimerie  dans  It  Tille  de  Qiartres  : 
Breviarium  ad  usum  ecclesiœ  Camotensis.  On  lit 
au  \*  du  84«  f.  :  ConsUmatû  adsolutûqjl  [sic)  est 
hoc  psalterivm  camotilanno  dfli  mcccg  octauo^ 
gesimo  tertio  quarto  delcimadie  menais  aprilisi 
ï  domo  venerabili  canolnici  fS»gri  Pétri  Plumel 
orale  pro  eo,  ln-4  goth.  de  S56  0*.  à  2  col.  de  28  lig. 
Au  recto  du  dernier  f.  est  répétée  cette  indica- 
tion :  Anno  ab  Icarnatioè  dtU  mcccg  octogesimo 
tercio.  Die  xvii  iulit  psùmatû  è.  Selon  toutes  les 
probabilit{>s,  ce  bréviaire  aurait  été  exécuté  à  Char- 
tres dans  la  propre  maison  du  chanoine  P.  Plume 
par  un  imprimeur  nomade  ou  peut-être  à  l'aide  d'un 
matériel  expédié  de  Paris  ou  de  Rouen.  Nous  igno- 
rons si  les  archives  de  la  ville  ou  de  la  cathédrale 
renferment  quelques  détails  concernant  ce  fait  assez 
intéressant. 


Au  xvie  siècle  nous  trouvons  de  disianee  «i  dis- 
tance trace  d'une  imprimerie  chartraine  ;  ahtti  en 
1520  :  Constitutiones  synodales  diœcesia  Carmotett' 
sis,  Camoti,  1520,  in-d,  réimpr.  par  Phil.  Uotoi,  en 
1550,  également  in-4. 

Mats  nous  croyons  «pie  le  premier  imprioBear  éta- 
bli d'une  façon  véritablement  réguli^e  et  stable 
dans  la  ville  de  Chartres  est  ce  même  Philippe  Ho- 
tot  qui  demeurait  en  la  Grand  Rue  près  la  Bote. 
On  lui  doit  les  Coustumesde  Chasteauneuf  en  TM- 
merayst  pet.  in-8  goth.,  sign  A.— L,  ff.  sans  chiflhss, 
portant  la  date  du  8  mai  155S. 

Un  grand  nombre  de  livres  ponant  le  nom  de  eet 
habile  imprimeur  nous  sont  donnés  par  le  P.  Le 
Long,  par  le  catal.  de  l'hist.  de  France  de  la  BiiL 
Imjpér..  par  les  catal.  Baluze,  d'Estrées,  etc. 

En  1558  nous  trouvons  un  nouvel  imprimeor,  S. 
Picquot,  dont  nous  connaissons  tme  pièce  in^  con- 
tenant un  Petit  traicte,  eztraiet  par  monsêeur 
nudstre  Estienne  Prévost,  officiai  de  Chartres, 
contenant  description  de  plusieurs  vuttitre»  et 
hystoires  dignes  de  mémoire  :  touchant  te  nùHe 
royaume  de  France,  etc. 

La  même  année  1558  le  même  EsUenne  PréTost 
publie  un  autre  petit  traité  sur  l'église  de  Churtns 
auquel  la  veuve  J.  Pisson  met  son  nom,  noos 
croyons  seulement  comme  libraire  et  non  pas  comme 
imprimeur. 

Puis  vient  la  famille  des  Cotterean,  dont  le  chef, 
Richard  Cottereau,  éuit  établi  libraire  à  Chartres, 
en  même  temps  que  Phil.  Hotot  ;  c'est  pour  loi  que 
Nicolas  Chrétien  ae  Paris  imprime  en  1557  une  édi- 
tion du  Coustumier  de  Chateauneuf.  De  son  fils 
Claude  l'imprimeur,  nous  connaissons  un  très-gnmd 
nombre  d'ouvrages  publiés  Jusqu'en  1597. 

En  \16U,  trois  imprimeurs-jurés  étaient  établis 
à  Chartres  :  Nicolas  Bernard,  depuis  1724;  Fruicois 
LetcUier,  depuis  1720,  et  Michel-Charles  Hanner- 
ville,  pourvu  en  1752.  Ce  nombre  de  trois  impri- 
meurs indique  une  tolérance  de  la  part  de  l'autorité, 
car  l'arrêt  du  21  Juillet  1704  avait  fixé  à  deiu  le  nom- 
bre des  imprimeiu^  de  Chartres. 

Carobrle,  Chabris,  bourg  du  Blésois,  près 
Romorantin  (Loir-et-Cher). 

Caroblrgum,  voy.  Cjesaris  Burgus. 

Caroceus  Valus,  Maurianensis  Valus,  la 
Vallée  de  Mawrienne,  en  Savoie. 

Carocottnum  [Itin.  Anton.],  v'dle  des  Ga- 
ietés, dans  la  Gaule  Lyonnaise,  auj., 
suiv.  Valois  et  Cluvier,  Crotoy,leCrotof/, 
pet.  ville  de  Picardie  (Somme);  mais 
cette  attribution  est  contestée. 

Carodunum,  voy.  Cracoyia. 

Carolesium,  Quadrellensis,  Quadrigellen- 
sis  Pagds,  le  Charolois,  le  Charollais, 
anc.  prov.  française  dépend,  de  la 
Bourgogne;  est  auj.  comprise  dans  le 
dép.  de  Saône-et-Loire. 

Carou  Corona,  Carlscrona,  Karlskrona, 
ville  de  Suède,  bâtie  sur  plusieurs  pe- 
tites lies  de  la  Baltique,  dont  la  princi- 
pale s'appelle  Trottsoe. 

Le  SuppL  du  Dr  Cotton  nous  apprend  que  l'im- 
primerie exista  à  Carlscrona  dès  l'année  1656,  et 
qu'en  1087  Vitus  Haberger,  imprimeur  à  Malmoé, 
transporta  dans  cette  ville  ses  presses  et  son  maté- 
riel. J.  Schefler  non  plus  que  llallervordt  ne  noos 
fournissent  aucun  renseignement  à  l'appui  de  cette 
assertion. 

Carou  HESYcmuM,  Carouna  Hesycbia,  Ca- 


269 


CAROLl  PORTUS.  —  CARPENTORACTE. 


270 


ROLSRLiiA  [Bisch.  ct  Môll.],  Çarlsruhe, 
cap.  du  grand-duché  de  Bade. 

Bibliothèque  (Tune  grande  imnoriancc.  L'impri- 
merie nVxista  dans  cette  ville  quli  la  fin  da  xviii*  s. 
Le  CuKOv  ouTn^e  de  Claude  Dupiu,  les  CEcwto- 
aiiaves  ($  toL  in-ft),  imprimé  sous  la  rubrique 
Cariaruhey  qui  ne  fut  tiréqu*à  une  domaine  d*exem- 
pUiics.  fut  eiécnté  \  Par».  Claude  Dupin,  fermier 
c^néral,  ftil  également  l'auteur  de  deux  ouvrages  : 
MefUxUms  et  o&urvationi  sur  un  Uvre  intitulé  : 
DeVes^  des  loix,  Paris  1745  et  <Wd.  1757-58, 
qn^il  fit  égaleoient  tirer  à  un  nombre  infiniment 
restreint  d'exemplaires.  Ce  bibliomane  philosophe 
fut  raieul  de  George  Sand  ;  c'est  un  titre  littéraux 
qui  eo  vaut  lUen  un  autre. 

Cabou  Portos,  Carlshamm,  ville  de  Suède 
(Sud-Ck)thlaiid). 

Carou  Portus  ad  Visurgim,  Carlshafen, 
ville  de  la  Hesse-Eleciorale,  près  Cassel, 
sur  le  Wéser. 

Carou  Villa,  voy.  Carolopous. 

Carolle,  CharoUes,  ville  de  Fr.  (Saône-et- 
Loire). 

Carolina  A^•nouA,  Alt-Carleby,  ville  de 
Finlande  [Bisch.  etMôller]. 

Carolina  Nova,  Carolopous,  Neu-Carleby, 
ville  de  Finlande  [Id.]. 

Caroline  Thermo,  Carlsbad,  ville  et  éta- 
blissement de  bains  en  Bohème,  sur  le 
Tœppel. 

Carouum,  Karoly,  Grosi-Karoly,  bourg  de 
la  haute  Hongrie. 

Cvrololesium  ,  Caroloregium  ,  Charleroi, 
ville  forte  de  Belgique  (Hainaut). 

Carolomontium,  Charlemont,  forteresse  de 
l'empire  français,  qui  domine  Givet 
(Ardennes). 

Carolomoxticm  Hiberntcum,  Charlemount, 
sur  le  Blackwater,  bourg  d'Irlande  (Ar- 
magh). 

Carou)pous,  voy.  Carouna  Nova. 

C\R0L0P0us  Campanle,  Caroli  Villa,  Arce 
Remenses,  Charleville,  ville  de  Fr.  (Ar- 
dennes); elle  n'est  séparée  de  Mézières 
que  par  la  Meuse. 

L'imprimerie  existe  dans  cette  Tiile  depuis  161S, 
dit  Falkenstein  ;  mais  sur  quel  fait  repose  cette  as- 
sertion, te  bibliographe  allemand  ne  nous  le  dit  pas. 
Ce  n'est  qu*&  l'année  1G28  que  nous  pouvons  la  faire 
remonter.  Parmi  les  nombreux  ouvrages  que  nous 
rcDcootrons  k  cette  date,  nous  citerons  :  Epitome 
ekromicon  monasterii  B.  Hariœ  Moscomettsis 
(Mooxon),  or<L  S,  Benedicti,  in  diœc,  Bhemensi.,, 
coUecta  opéra  et  industria  Me.  Maberti,  ejusd. 
mtmast.  prioris  claustralis,  Carolopoli,  t)<pis 
Buberti  Raoult,  162S,  in-8o. 

Sepulchre  de  la  princesse  madame  Claude  de 
Mu9,eomtesse  de  Ckaligny,  fondatrice  et  religieuse 
professe  de  l'ordre  du  S,  Sepulehre  de  Jérusalem, 
Qiaiteville,  Ilaoult,  1628,  in^. 

Le  nom  de  cette  dame  illustre  est  estropié  par  le 
P.  Le  Long,  qui  rappelle  Claude  de  May  ;  eue  fut 
enseveUeaîns Péglise  de  ce  monastère  le  27  novem- 
bre i«27. 


Des  deux  volumes  que  nous  venons  de  citer,  le 
premier  est  à  la  Biblioth.  impér.,  le  second  \  la  bibL 
de  l'Arsenal. 

Parmi  les  imprimeurs  de  Cbarleville  que  nous 
rencontrons  posurieurement,  nous  citerais  Gédéon 
Poncelet  au  milieu  et  Louis  François  vers  la  fin  du 
xviP  siècle. 

L'imprimerie  était  d^&  supprimée  de  fait  dans 
cette  ville  à  la  fin  du  xviie  uède,  car  l'arrêt  du 
21  juillet  1704 y  qui  détermine  le  nombre  des  impri- 
meurs autorisés  à  exercer  dans  chacune  des  villes 
de  France,  ne  mentionne  pas  Gharteville. 

Caroloregium^  voy.  Carololesiuh. 

Carolostadium  [Luen.J,  Carolina  Civitas, 
Karelburghscus  regaus  [VUa  S*.  Burch. 
saîc.  3],  Carlstadt,  sur  le  Mein,  ville  de 
Bavière^  cercle  de  la  Bassc-Franconie. 

Carolostadium,  Karlstadt,  ville  de  l'empire 
d'Autriche,  au  S.-O.  d'Agram  (Croatie). 

Carolostadium  Suevicum,  anc.  Tingyalla, 
Carlstad,  Carlstadt,  ville  de  Suède, 
ch.-l.  de  la  préfecture  de  ce  nom. 

L'imprimerie  n'existe  dans  cette  ville  que  depuis 
le  commencement  du  siècle. 

Carolovicia,  Carolovttium,  Carlowitz,  Car- 
lovacze,  ville  de  Hongrie,  sur  le  Danube, 
au  S.-E.  de  Peterwardein  (SlavonieJ. 

Caronium,  voy.  Brigantium. 

CAROpmuM,  Charost,  Charrost,  pet.  ville  du 
Bem  (Cher);  anc.  titre  de  duché- 
pairie. 

Carpasu,  Kapwacia  [Strab.,  Ptol.],  Kof- 
iraaiov  [Hierocl.],  Carpasium  [Plin.],  ville 
du  Nord  de  l'ile  de  Chypre,  dont  les 
ruines  forment  encore  un  village 
nommé  Carpasso. 

Carpates  Montes,  é  KapiraTYj;  opo;  [Ptol.], 
Alpes  Bastarnicjî  [Tab.  Peut.J,  Carpa- 
Tici  Montes  [Cluv.J,  Monts  Karpathes, 
Carpatheii,  Krapacks,  chaîne  de  mon- 
tagnes qui  traverse  l'Autriche,  séparant 
la  Gallicie  de  la  Hongrie,  la  Transyl- 
vanie de  la  Moldavie  et  de  la  Valachie; 
leur  direction  est  du  S.-O.  au  N.-E. 

Carpatiius  Lns.  [Plin.],  KopTroôc;  [Herod., 
Strab.],  Kpàwateoç  [Hom.l,  Scarpanto  (en 
turc  :  Kqje),  île  de  l'Archipel,  app.  à  la 
Turquie. 

Carpentoracte    [Plin.],    Carpentoractum, 

iroXiç  KoouapoAv  KopirevTopov  [Strab.],  ville 

des  Cavares,  dans  la  Narbonnaise,  auj. 
Carpentras,  ville  de  Fr.  (Vaucluse). 

Mercier  de  Saint-Léger  a,  dit-on,  prouvé  l'erreur 
des  bibliographes  qui  faisaient  remonter  Pimprime- 
ric  à  Carpentras  Jusqu'au  xv*  s.  ;  la  date  de  IftM 
serait,  non  point  celle  de  l'impression,  mais  celle  de 
la  rédaction  du  livre  que  l'on  citerait;  et  Panzer,  ajoute 
M.  Cotton,  par  son  silence,  confirme  l'assertion  de 
l'abbé  de  Samt-Léger.  Très-bien,  mais  que^  sont  ces 
bibliographes  qui  ont  commis  cette  bévue  7  voilà  ce 
qu'il  faudrait  savoir.  En  effet,  Prosper  Marchand  cite, 
p.  89,  dtf  Indagatione  celestium  motuum  sine  cal- 


271 


CARPESII.  —  CARTHAGINIENSES. 


272 


culo,  Carpen«  \k9U,  in-ft,  et  il  ajoute  :  «  mais  gac 
.  veut  dire  Carpen?...  peut-être  faudrait-il  Cam^ 
pen,  «  Et  voilà  le  crime  que  relève  le  docte  abbé. 
11  est  vrai  que  Krcytag  [Apparat,  Litt.  t.  II)  donne 
la  souscription  du  livre  :  Ex  Carpen.  per  iiuil, 
jEgidii  de  fVissekerc  ex  ZelandiOt  l<t94.  Et  comme 
il  4oute  que  dans  un  autre  litre  Tauieur  est  appelé 
civis  Carpentoralensu,  il  en  conclut  que  Carpen 
▼eut  dire  Carpentoratum,  et  que  149a  est  la  date 
non  pas  de  Timpression,  mais  de  Texécution  du 
livre  ;  déduction  qui  nom  paraît  moins  logiquement 
amenée.  Nous  couheiitons  cependant  à  acclamer 
le  triomphe  de  Tabbé  de  Saint-L<3ger,  bien  que  ses 
ennemis  nous  paraissent  quelque  peu  imaginaires. 

D*autre  part,  voici  le  Suppl.  du  D'  Cotton  qui 
nous  dit  que  Pimprimerie  date  à  Garpentras  de 
Tannée  153H,  et  qu'à  cette  date  il  existe  deux  traités 
du  cardinal  Sfadolet,  mentionnés  par  les  bibliogra- 
phes; ceci  est  encore  pour  nous  une  inconnue. 
Nous  connaissons  cependant  deux  ouvrais  du  cé- 
lèbre cardinal,  portant  cette  date,  mais  Pun  est 
imprimé  à  Lyon,  Tautre  à  Genève. 

Nous  sommes  forcé  de  retomber  à  Dominique  La 
Barre,  qui  nous  paraît  être  le  premier  Imprimeur 
de  Garpentras  et  dont  le  plus  ancien  volume  que 
nous  connaissions  est  le  PortefeiiiUe  de  M.  de  la 
Paille,  in-12,  publié  en  1694  et  qui  pourrait  bien 
être  réellement  imprimé  dans  cette  ville;  mais  un 
volume  inGniment  plus  authentique  est  celni-ti  : 
Décréta  sytiodi  Carpentoractensis,  anno  1697,  a 
Laur,  Butio,  —  Capentoracti,  1698,  in-ft. 

En  1702.  nous  trouvons  un  nouvel  imprimeur, 
Claude  Touzet. 

Garpentras  dépendait  du  comtat  Venaissin,  qui  ne 
fut  définitivement  réuni  à  la  France  que  le  14  sep- 
tembre 1791  ;  c'est  ce  qui  explique  pourquoi  cette 
ville  ne  figure  ni  aux  règlements  concernant  la 
librairie,  édictés  pendant  le  xviii*  s.,  ni  au  Bapp. 
fait  à  M.  de  Sartines  en  1764. 

Carpesii  [Liv.],  Carpetani  [Plin.],  peuple 
de  l'Espagne  Tarrac,  à  1*0.  des  Celti- 
beri;  occupait  les  deux  rives  du  Tage, 
dans  le  roy.  de  Tolède. 

Carpi  [Amm.  Marcel.],  Kapwiavct  [Ptol.J, 
Kapirci  [Zozim.],  Carpiant,  peuple  de  la 
Sarmatie  europ .  ;  occupait  la  Podolie 
actuelle. 

Carpis,  voy.  Dr  A  vus. 

Carpium,  Carpi,  ville  forte  d'Italie  (prov. 
de  Modène). 

Maittaire  et  Panzer  nous  donnent  le  titre  de  deux 
volumes  imprimés  dans  cette  ville  au  commence- 
ment du  XVI*  siècle  :  Lectura  fratris  Pauti  scrip' 
torts  ord.  minor.  de  Observantia  super  quœstiones 
Scott  in  primo  libro  sententiarum  per  artium  et 
theologiœ  doctorem  Joannem  Montesdocca  Hispa- 
num  emendata.  Impressa  Carpi  per  Benedictum 
Dulcibellum  Carpensem  impressorem  elegantissi- 
mum,  anno  dfii  UDVI  die  ix  aprilis,  in-fol. 

Ije  second  ouvrage  sort  des  mômes  presses;  il  est 
daté  de  1508;  c*est  :  Grattant  doctoris  Brixiensis 
ord,  min,  in  stctmdo  libro  sententiarum  Scoti, 
in-fol. 

Nous  ne  trouvons  plus  trace  dMmprlmerie  à  Carpi 
pendant  la  fin  du  xvi*  siècle,  et  ce  n^est  qu'en  1619 
qu*Haym  et  Melzi  (Dêct.  des  Anon.)  nous  donnent 
comme  imprimés  dans  cette  ville  les  Capitoli  e 
Privilegi  del  consiglio  dei  signori  Venti  di  Corre- 
gio.   C^i,   1619,  in-4. 

Carpium  ad  Athesim,  Carpi,  bourg  de  la 
Vénétie. 

Çarpona,  Karpfen,  ville  de  Hongrie. 


Carraca,  vov.  Arriaca. 

Carrea  Potentia  [Plin.  ni,  5],  ville  placée 
entre  Pollentu  (Polenza)  et  Augusta 
Vagiennorum  (Saluzzd),  sur  le  Tanaro^ 
auj.  Carru,  bourg  du  Piémont  [For- 
biger], 

Carrectanltj,  Carretto,  bourg  et  chat,  do 
Montferrat  (Italie). 

Carrhodunum,  Kappo^oovov  [Ptol.],  ville  des 
Lygii,  dans  la  Germanie  orient.,  à  i'O. 
de  la  Vistule,  auj.  Zamowitz,  pet.  ville 
de  la  prov.  de  Cracovie. 

Carrhodunum,  voy.  Cardonum. 

Carrio  Comitum,  voy.  Cario. 

Carrodunum,  Kappc^oovov  [Ptol.l,  ville  de 
la  Pannonie  super.,  auj.  Czàkatom, 
bourg  près  Warasdin  (Hongrie). 

Carrofum,  Karofa,  Charroux,  pet.  ville  de 
Fr.  (Vienne)  ;  A  conciles;  anc.  abb.  de 
St-Benoît. 

Carrostum,  voy.  Carostum. 

Carseoli  [Liv.,  Ovid.],  KapaioXoi  [Ptol.], 
ville  des  ^Equi,  dans  le  Latium,  auj. 
Civita  Carentia,  bourg  de  la  Princip. 
ultér.  (Naples). 

Carsici,  Carsicum,  la  dotât,  ville  de  Fr. 
(Bouches-du-Rhône)  ;  quelques  géo- 
graphes ont  vu  dans  cette  ville  Tanc. 

CiTHARISTA. 

Carsidava,  Kap<T(5'aua  JPtol.],  ville  deDacie, 
auj.  Choczim,  sur  lePruth,enValachie. 

Carsul^e  [Tac],  Kap^ouXot  [Strab.],  ville 
de  rOmbrie,  auj.  Casigliano,  bourg  de 
Toscane,  suiv.  Bisch.  et  MôÛ.,  ou  Ton- 
dino,  suiv.  Mannert. 

Carsus  [Itin.  Anton.,  Tab.  Peut.],  Kapcouji 

IPtol.J,  Kopatû  [Procop.],  Carsion  [Geo. 
lav.j,  ville  de  la  Mœsie  Infér.,  aui. 
Kersova,  Kerschoica  ou  Hirszova,  ville  de 
Boulgarie,  sur  le  Danube. 

Carteja  [Liv.,  Caes.,  etc.],  KoptriCa  [Strab., 

Ptol.],  K(xp6aia  [Appian.],  Kaprorjîa  [Pau- 

san.],  KpavTÎa  |l)io.  Cass.],  Cartfx>ia 
[Geo.  Rav.],  ville  des  Bastuli,  dans  la 
Bétique,  auj.  Rocadillo,  pet.  ville  d'An- 
dalousie, ou  suiv.  quelques  géographes, 
Algesiras  (en  arabe  :  Al  Djezyreh),  dans 
les  chron.  Gésir,  ville  d'Espagne,  à  I'O. 
de  Gibraltar. 

Carteja,  voy.  AlthjEA. 

Cartemunda,  Kierteminde,  bourg  du  Da- 
nemark, dans  l'île  de  Fionie. 

Carthaglmenses  [Liv.,  Cic,  etc.],  Kajpxr*- 
^o'vioi  [Strab.,  Polyb.],  Pœni  [Virg.,Cic.], 
Puni  [Plaut.],  les  Carthaginois. 


273 


CARTHAGO.  —  CASALE  SANCTl  EVASII. 


274 


CARTnAGo  [Plin.,  Mêla,  etc.],  Carthâgo 
Vêtus  [Cic,  Jlin.  Anton.],  i  Ka^r^^ôyt 
[Strab.^  Ptol.],  Tyru  urbs  [Virg.],  (en 
phénicien  :  Cartha-Hadath,  Nova  Civi- 
tasy  Solin.),  Carihage,  dont  les  ruines  se 
retrouvent  à  Tendroit  où  s'élèvent 
auj.  les  villages  de  Mersa,  de  McUga  et 
de  Deuar-el-Schat,  au  N.-E.  de  Tunis. 

Carthâgo  Nova,  [Cic,  Plin.,  Liv.,],  Car- 
TRAGO  Pœnorum  [PHu.],  Carthago  Spar- 
TARiA  [liin.  Anton.],  ville  des  Contes- 
tani,  dans  l'Espagne  Tarrac. ,  anc. 
colonie  des  Carthaginois,  établie  par 
Asdrnba),  auj.  Cartagena,  Carthagéne, 
ville  forte  et  grand  port  d'Espagne, 
dans  le  roy.  de  Valence. 

Nous  ne  trouvoiu  pas  trace  d'imprimerie  dans 
cette  Tille  avant  le  xix*  s. 

Carthago  VktUS,  Ka^y^^ia^  iroXata  [Ptol.], 

ville  des  Ilercaones,  dans  la  Tarrac, 
auj.,  suiv.  Marca,  Caria  Vi^a,  dans  le 
district  d'Alcanniz  (Aragon). 

Carthus,  le  Cert,  riv.  d'Ecosse. 

Carthusu,  la  Chartrouse  ou  Chartreuse, 
montagne  du  Grésivaudan,  qui  prend 
son  nom  du  village  de  Chartreux  (Isère)  ; 
c'est  de  cette  montagne  que  saint 
Bruno,  à  la  fin  du  xi®  siècle,  a  donné 
le  nom  à  Tordre  qu'il  fonda. 

Carthusu;  il  existait  une  abb.  de  Char- 
treux en  Belgique,  dioc  de  Namur. 

Le  catal.  Delbecque,  de  Gand,  nous  fournit  Tin- 
dication  de  deux  opuscules  imprimés  dans  celle  ab- 
baye au  XT*s.  :  Een  dévote  meditatie  of  ouerdyncke 
atHçaende  de  eeremonien  ende  thediet  van  der 
mU»e,  Gheprent  Chartreusen  theeme ,  pet.  in-8 
goth^  sans  cIl,  mais  avec  sign.  et  réel. 

Le  second  :  £eR  zoete  daqhelixghe  oufenynghe 
om  deuote  meynacHen  te  overdynckene,  Gheprent 
om  deuote  theeme,  pet.  in-8,  sans  ch. 

Ces  deux  impressions  peuvent  remonter  à  Tannée 
lftB5;  elles  ne  sont  citées  ni  par  Panzer,  ni  par 
Bain. 

Carthusia  Magna,  la  Grande  Chartreuse, 
abb.  chef-d'ordre  des  Chartreux,  fondée 
par  saint  Bruno,  à  24  kil.  de  Grenoble 

(Isère). 

Pioar  Timprimerie,  voy.  Correbia. 

Cartfus,  Cimbrorum  Promuntorium,  Jutia 
[Cluv.],  Jun^NDiA  [Cell.],  le  Jtsiland, 

Carumba,  Carumbus,  Caromb,  bourg  de 
Fr.  (>'aucluse),  anc.  couv.  de  frères  Mi- 
neurs. 

Carlo,  Carvo  [Itin.  Anton.],  ville  de  l'île 
des  Bataves,  auj.  Kuilenburg,  sur  le 
Leck,  ville  de  la  Hollande  méridionale, 
ou  Leersum,  suiv.  Reichard,  ou  Grave 
sur  la  Meuse,  etc. 

Carus,  voy.  Caris. 


Carusates,  peuple  de  la  Gaule  Aquitaine; 
occupait  partie  du  dép.  du  Gers. 

Carussa,  Charousse,  bourg  du  Faucigny, 
sur  TArve  (Savoie). 

CARYiE,  KopOat  [Xenoph.,  Paus. ,  etc.], 
ville  de  Laconie,  auj.  Arakhwa  (Bo- 
blaye,  p.  72). 

Cary^,  Kopuai  [Pausan.),  Carya  [Vitruv.l, 
ville  d'Arcadie,  auj.  Gioza,  ou  plutôt 
Krevata,  localité  du  dioc.  de  Mantinée. 
C'est  de  là  que  vient  le  mot  Caryatide 
(Caryas  et  Caryatis,  Vitruv.). 

Carystus  [Liv.,  Plin.],  Kapu<TToç  [Ptol.], 
ville  des  Statielli,  dans  la  Ligurie,  auj. 
Carosio,  en  Piémont  (suiv.  Mannert). 

Carystus  [Plin.,  Ovid.J,  Kopucrroç  [Hom., 
Str.,  Ptol.],  ville  de  l'Eubée,  auj.  Cas- 
tel'Rosso  (Negro- Ponte). 

Casa,  Gaiss,  bourg  de  Suisse  (Biscb.  et 
Môtl.). 

Casa  C^saris,  vov.  Ceciua  Castra. 

Casa  Candida,  Whithem,  bourg  du  Gallo- 
way  (Ecosse). 

Casa  Dei,  la  Chaise-JHeu,  ville  de  France 
(Haute-Loire);  anc.  abb.  de  Bénéd. 

Cas^  C^sarianian^,  ad  Fines  [Uin.  Ant.], 
S.  Giovanni,  près  l'Arno,  bourg  de  Tos- 
cane. 

Casalaqueum,  Cazalegas,  bourg  d'Espagne, 
sur  le  Tajo  (Nouv.-Castille). 

Casale  Majus,  Casai  Magaiare,  ville  du 
Milanais,  dans  la  délég.  Ile  Crémone. 

Une  imprimerie  hébraïque  fut  installée  dans  cette 
ville  au  xv*  siècle  par  les  imprimeurs  de  Soncino, 
Josué  et  Moïse,  fils  du  rabbi  Israël  Nathan,  origi- 
naire de  Spire,  qui,  les  premiers,  avaient  importé  en 
Italie  rimprimerie  hébraïque.  Le  seul  produit  comiu 
de  cette  imprimerie  est  celui  ci  :  âtachasor  seu 
compendium  precum  pro  synagogis  Italicis,  cui 
Cantic.  cantic.,  Bulh,  Threni  et  Ecclesiaites  mU- 
eentur.  Commence  par  Benedictum  sit  Creatoris 
nomen.  L'ouvrage  est  composé  de  deux  parties  dont 
la  première  a  105  et  la  seconde  154  IT.  A  la  fin  :  Fuit 
autem  inUiumœdificiihyjus  libriper  nos  soninates 
(sic)  in  urbe  soncini  mense  Tisri  anno  ce  xlvi  sexti 
millefiarii  (sept.  1485)  eumque  absoluimus  hic 
casale  majori  feria  ii,  hebdomada,  die  xx  menais 
Elut  anno  qitinquies  mUlesimo  ducentesimo  qua- 
dragesimo  sexto  a  creatione  tmindi,  etc.  (août 
1486).  In-fol.  impr.  en  caract.  hébreux  de  trois  corps 
avec  sign.  et  titre  gr.  sur  bois ,  à  longues 
lignes. 

La  Bibliothèque  impériale  ne  possède  de  ce  livre 
que  la  seconde  partie  imprimée  sur  vélin  ;  Hain  a 
par  erreur  donné  354  ff.  à  cette  seconde  partie. 

Casale  Sancti  Evasii  ou  s.  EvAxn,  Bodin- 
coMAGUs  [Plin.],  BoNDicoMAGus  [Grut.], 
Industria  [Plin.],  Casale,  Casalium, 
•ville  de  la  Ligurie,  auj.  Casai,  Casai  di 
San-Vaso,  sur  le  Pô,  Casale  di  Monfer- 
rato,  dans  la  division  d'Alexandrie, 
anc.  cap.  du  Montferrat. 


275 


CASAiNA.  —  CASHILIA. 


276 


C*est  &  1081  que  nous  faisons  remonter  Timpri- 
roerie  dans  cette  ville  avec  Panier  et  Falkenstein. 
Des  deux  ouvrages  que  citent  les  bibliographes 
comme  exécutés  en  cette  ville  au  xv*  s. ,  un  seul 
étant  daté,  c'est  à  celui-ci  que  nous  donnerons  la 
priorité  :  Epistolœ  Ueroide»  [P.  Ovidii  N,),  cum 
Comment.  Ant,  VoUei  et  HubertiniCUriei  Crescert' 
tinatis.  A  la  fin  :  Hœc  interpretatio  ejriÊtola'^  He- 
roidum  Ouidv...  ab  Ubertino  cognom.  elerico 
Crescentinate  édita,  et  impressa  est  in  toeo  Casalis 
sancti  EvaxU,  anno  salutis  humane  mcccculxxi 
octauo  idHs  septembris...  Impressit  Gulieimus  de 
Canepa-Nova,  de  campanilibus  de  Saneto-Salva- 
tore,  impensa  prœdicii  Hubertini,  venerabiUsque 
et  integerrimi  sacerdotis  presbyteri  Stephani  de 
Ulmo,  de  loco  Sessani,  prœpositi  BubbH,  et  eano- 
nid  in  œde  dicti  S,  Evaxii,  peL  in-fol.,  suiv.  Pan- 
ser, Falkenstein,  Ilain,  Reichhart,  etc.;  Amati 
dit  in-a. 

M.  Brunet  dit  avec  la  Sema-Santander  :  «  Première 
édition  de  ces  deiu  commentaires  et  en  même 
temps  le  seul  livre  connu  imprimé  à  Casale^  S, 
Evasi,  dans  le  xv*  s.  ;  »  et  quelques  pages  plus 
loin  il  cite  d*après  Amati  :  //  claristimo  poeta  Ovi- 
dio  de  Arte  Amatidi,  A  la  fin  : 

Quem  lector  legis  hic  arte  Nasonis  amandi 
impressos  tibros  urbe  Casalis  habes 

Vrbe  suo  nimium  Gugtielmo  principe  magno 
Felice,  insigni  eujus  honore  nitet. 

Ferceltis  ortus  sacer  Augustinus,  et  una 
Contenus  preuum  Gas;par  obruit  opta,  etc. 

In-ft,  s.  d.  Edition  fort  rare,  qu*Amati,  nous  ignorons 
pour  quel  motif,  place  avant  les  Uéroldes. 

Des  trois  villes  de  Montfeirat  nous  avons  vu  déjà 
Alba  et  Acqui.  Casai  était  la  résidence  du  marquis. 
LMmprimeur  de  Venise,  Manfredo  de  Monteferrato, 
auquel  nous  devons  deux  édit.  du  voyage  de  Man- 
deville,  en  italien,  était  de  CasaL 

Câsana  [Cell.],  Casanum,  Casatiy  Kazan, 
ville  ae  la  Russie  orient.,  à  l'E.  de 
Moscou. 

Une  université  ftit  fondée  &  Kazan  en  180S,  et  Tim- 

Erimerie  y  fut  introduite  la  même  année;  elle  dé- 
uta  par  deux  éditions  du  Koran,  Tune  in-ft,  et  Tau- 
ire  in-8. 

Casandria,  Cassand,  Cadzaiid,  bourg  hol- 
landais de  rile  du  même  nom  (Zee- 
land). 

Casanum  ad  Adduam,  Cassanum,  Casa,  C^- 
SARiANA  (?),  Cassano,  bourg  du  Milanais, 
sur  l'Adda. 

Casanum,  Cassianlm  [P.  Waruef.,  Gesta 
Longob.J,  Cassanl'm,  Cosanum,  Cassano, 
ville  du  Napolitain  (Princip.  citérieure). 

Celait  de  celte  ville  que  le  duc  de  Cassano  Serra 
portait  le  titre.  On  sait  que  ce  bibliophile  célèbre 

Îtroposa  en  1819  à  lord  Spencer,  qui  voyageait  en 
talie,  Tacquisition  de  sa  précieuse  bibliotbèoue  et 
que  sa  Seigneurie  accepta  cet  le  proposition.  Les  livres 
étaient  expédiés  en  Angleterre  Tannée  suivante.  Dib- 
din  nous  apprend  que  ce  qui  détermina  lord  Spencer 
à  cette  coûteuse  afraire,  fut  la  découverte  de  la  très- 
précieuse  édition  A^Horace,  imprimée  par  Amoldus 
de  Bruxella,  à  Naples,  en  Id^ft,  dont  le  seul  exem< 
plaire  connu  se  trouvait  chez  le  duc  de  Cassano. 

Casanum,  Cassanum,  Cassaw;  il  y  a  encore 
deux  villes  de  ce  nom  en  Italie  :  l'une 
dans  la  Terra  di  Bari,  l'autre  dans  la 
Princip.  ultér. 

Casa  Rubra,  Carouge,  pet.  ville  de  Suisse, 
sur  les  bords  du  lac  de  Genève. 


Voici  rindication  d*un  ouvrage  publié  dans  cette 
localité  au  xviii*  s.,  indication  que  nous  emprun- 
tons à  Temaux  et  dont  nous  ne  garantissons  pas 
rinfaillibilité  :  Description  du  Pou  vu  au  mieroS' 
cope,  en  fr,  et  en  russe,  par  Pheodore  Carjavine, 
Carouge,  Jean  Thomas,  1780,  in-4. 

Cascale,  Cascaes,  bourg  du  Portugal, àl'E. 
de  Lisbonne  (Estramadure). 

Cascantum  [Itin.  Ant.l,  Kowjxavrcv  [Ptol.], 
ville  des  Celtiberi,  dans  laTarrac,  auj. 
Cascante,  ville  de  Navarre. 

Caschovu,  voy.  Cassovu. 

Casella,  Casellarum  Oppidum,  Casale  ou 
Caselle,  ville  du  Piémont,  divis.  et  au 
N.  de  Turin,  près  de  la  Stura. 

Nous  avons  parlé  de  cette  ville  à  l*article  Auouita 
Tadrinoriim  ;  c'était  là  que  les  Cartiere  du  nord  de 
l'Italie  avaient,  au  xv  siècle,  établi  leurs  moulins  à 
Ai>ier  ;  attiré  par  les  relations  Journalières  qu'il 
tait  forcé  d*avo!r  avec  ces  industriels,  le  grand  im- 


ëu 


primeur  de  Turin,  Jean  Lefebvre,  v  installai  la  fin  de 
Ihlii  ou  au  commencement  de  Tannée  suivante  un 
atelier  typographique,  et,  assisté  du  docte  médecin 
et  philosophe  Pantaleone  da  Confluenxa  (que  nous 
retrouverons  encore  à  Pavie),  il  publia  :  Divi  Hie- 
ronymi  vitœ  sanctorum  Patrum.  A  la  fin  :  Per 
clarissimum  medicum  et  philosophum  dominmn 
magistrum  Pantalionem  Perçue  JohaAem  Pabri 
Galicum  egregium  artificem.  De  vitis  sanctorum 
patrum  volumina  in  Casellarum  oppido  féliciter 
Impressa  sunt.  Anno  damini  mcccclxxv,  hcroys 
ccUidoney  luce  penuUima  menais  AugustLAmen^ 
In-4  gotb.,  sans  réel,  ni  sign.,  mais  avec  cbilL 

Deux  ansaprte  et  quelque  temps  avant  de  retour- 
ner à  Turin,  Jean  Leiebvre  publia  encore  à  Caselle  : 
Catonis  Distica  de  moribus,  A  la  fin  : 

Hoc  opus  exiguum  perfeeit  rite  lohannes 
Fabri  :  cui  serval  lingonis  alta  Lares 
ac  voluit  formis  ipsum  fecisse  CaseUis 
M  cccc  Lxxvii  de  mense  maii. 

\n-U  goth. 

Un  autre  volume  publié  sans  aucune  indication, 
mais  imprimé  avec  le  même  caractère  oue  Us  Vies 
des  Pères  de  St  Jérôme,  avait  été  publié  à  Caselle 
par  Lefebvre,  probablement  dans  l'intervalle  qui 
sépare  les  deux  ouvrages  précédents;  c'est  une 
édition  du  Sophologium  Jacobi  magni^  in-fol.  sign. 
A-T  à  deux  col.  de  40  lign.  (Hain  10474). 

Casellium,  Chazelle,  bourg  de  France, 
près  Montbrison  (Loire). 

Caseolum,  Choiseuly  Choiseuil,  bourg  de 
Champagne,  près  Chaumont  (Haute- 
Marne). 

Caserta,  Caserta  Nuova,  Caserte,  ville 
d'Italie,  chef-lieu  de  la  prov.  napoli- 
taine de  la  Terra  di  Lavoiv. 

}\e\zi  {Dict,  des  Anon.,  1,424)  nous  donne  le  titre 
dHin  livre  imprimé  en  1778,  et  nos  recherches  n'ont 
pu  nous  donner  lieu  de  faire  remonter  la  typogra- 
phie dans  cette  ville  à  une  date  antérieure  :  Le 
Porche  Caudine  illustrate  (Da  Franc.  DanieU), 
Caserta,  per  Giuseppe  Campo,  1778,  in-fol. 

Cashiua,  Cassiua,  Cashel,  bourg  d'Irlande 
(comté  de  Tipperary). 

L'imprimerie  fut  introduite  dans  cette  ville  par 
un  certain  Thomas  Lord,  qui  vint  d'Youghal,  ou  il 
était  établi,  fonder  un  nouvel  établissement  typo- 
graphique en  1786  ;  les  imprimeurs  qui  lui  succé- 
dèrent s'appelaient  Reeves  et  William  Price. 


277 


CASIACUM.  —  CASSILIACUM. 


278 


Casucum^  Caziacum^  Caziei  (vm*  s.),  Chèzy, 
bourg  de  la  Brie,  du  dioc.  de  Soissons, 
sur  la  Marne;  anc.  abb.  de  Bénéd.  = 
n  y  a  un  autre  Chésy-en-Auxois,  village 
du  dép.  de  TOise. 

Casujnum  [Liv.,  Plin.],  KawîXivov  [Ptol., 
Strab.],  sur  le  Yultumus  (Voltwmo),  à 
rembranchement  de  la  Via  Latina  et 
de  la  Fia  Appa,  à  19  st.  dans  le  N.-O. 
de  Capua,  auj.  Capoa  Nova,  ou  Capua, 
dans  la  prov.  napolitaine  de  la  Terra 
di  Lavoro.  (Voy.  Capua.) 

CASDfANa  Villa,  Chaisemais,  village  près 
d'Huhd  (AUier). 

CAsncnaA^  Kasimir,  ville  prussienne  du 
grand-duché  de  Posen. 

Casduria  ad  Vistolam,  Kazimieri,  ville  de 
Pologne  y  dans  le  palatinat  de  Lublin. 
H  y  a  deux  autres  villes  de  ce  nom  en 
Pologne  dans  les  palat.  de  Kalisch  et  de 
Masovien. 

Casccomagus,  localité  de  la  Gaule  Aqui- 
taine,  dans  le  S.  d'Auch,  auj.  suiv. 
Bisch.  et  Môll.  Coulogne,  bourg  du  Lan- 
guedoc (Haute-Garonne). 

Casincm  [CiC;  Liv.,  Plin.],  Raoïvov  [Strab.], 
station  de  la  Via  Prcmestina  [Itin. 
Anton.],  chez  les  Volsci,  auj.  San  Ger^ 
mono,  ville  de  la  prov.  napolitaine  de 
la  Terra  di  Lavoro. 

Casdojs,  fl.  du  Latium,  auj.  il  Sacco. 

Casixus,  Casdojm,  auj.  Casino,  bourg  na- 
politain de  la  Terra  di  Lavoro. 

Casinus  Mons,  Casslxensis  Mons,  le  Mont 
Cassin,  Monte^assino,  montagne  de  la 
Terra  di  Lavoro,  sur  laquelle  est  cons- 
truit le  Casinense  Cœxobium,  le  monas- 
tére  du  mont  Cassin, 

Cest  la  plus  illustre  abbaye  du  monde  entier  ;  ce 
fut  là  qu'en  529  saint  Benoît  fonda  la  congrégation 
k  laquelle  il  légua  son  nom  glorieui.  L'ordre  des  Bé- 
nédictins est  à  la  fois  le  plus  ancien  et  le  plus  érudit 
des  ordres  lettrés  ;  il  couvrit  de  ses  monastères  la 
vieille  terre  d'Europe,  et  c'est  k  ses  incessants  eflbrts, 
à  ses  inbtigables  recherches,  à  ses  pénibles  et  cons- 
tants travaux,  que  nous  sommes  en  grande  partie 
redevables  de  la  conservation  et  de  la  transcription 
des  plus  beaux  monuments  littéraires  de  l'antiquité. 
La  Biblioibèque  actuelle  du  Mont-Gassin  est  Juste* 
nent  célèbre.  L'n  établissement  typographique  fut 
înitallé  dans  le  monastère  au  xvii*  siècle,  et  le  plus 
produit  de  ses  presses  est  daté  de  1740  :  A'u- 
vta  (in)  œrea  $euctiora  maximi  moduli,  e 
piùmo  oUm  Corrario  animadoersione»  {ab 
Atèerto  Mazzoleno),  In  Benedicto-Casinate,  1740-41, 
*  lOflL  €n  2  voL,  in-fol.  fig.  Notez  que  la  souscrip- 
tioii  de  quelques  exemplaires  varie,  et  porte  :  in  mo- 
•-^-  poRtidx  Agri  Bergomatis, 


Casletcm,  voy.  Gasseletum, 

CvsLEvo,  CaUxvm,  riv.  de  Provence,  qui 
se  perd  dans  la  Durance. 


Gasmena^  Kour|uv7}  [Hérod.],  Gasmene,  loca- 
lité de  Sicile,  auj.  Cacciola,  suiv.  Rei- 
chard. 

Gasperu'  [Virff.],  Gasperula  [Sil.  Ital.] , 
ville  des  Sabmi,  dans  le  Latium,  auj. 
Aspra,  bourg  entre  Terni  et  Tivoli. 

Gaspingidm  [Tab.  Peut.],  ville  de  l'île  des 
Bataves^  auj.,  suiv.  Gellar.,  Asperen» 
Aspem,  bourg  de  la  Hollande  mérid., 
près  Gorkum  ;  suiv.  Glu  ver.,  Giessen- 
ourg,  et  suiv.  Reichard,  Kapellen, 

Gassandrea  [Liv.].  Cassandria  [Plin.],  Kaa- 
aav^oiuc  [Strab.L  anc.  Potidjîa  [Plin.], 
n&Tidata  [Hérod.],  ville  de  Macédoine, 
sur  la  presau'île  de  Pallène,  auj.  Kas- 
sandhra,  ville  de  la  Roumélie  (pach.  de 
Saloniki). 

Gassanum,  GA3SIANDM,  voy.  Gasanum. 

Gasseletum,  Gasletum,  Gastellum  Morino- 
RUM  [Itin.  Anton.],  Gassellum  [G.  Bri- 
to],  ville  de  la  Gaule  Belgique,  auj. 
Cassel,  ville  de  Fr.  (Nord). 

Gasseletum,  CASTELeruM,  Chàtelet,  pet.  ville 
de  la  prov.  du  Hainaut  (Belgique). 

Gassella  [Gluv.], Gassell.e  [Luen.],  Gasse- 
LiA  [Bert.],  Gasseuum,GassellomGatto- 
RUM  [Gluv.],  Gassellum  ad  Fuldam, 
Casset,  cap.  du  grand-duché  de  Hesse- 
Gassel,  sur  la  Fulde. 

Suivant  de  très-fortes  probabilités,  le  volume  que 
cite  Panzer  :  «  Ambr.  Catbarini  Dialagus  contra 
Lutherum  super  his  verbis  :  tu  es  Petrus  ;  Casselle 
M D XXIV,  ïn-ti\  •  fut  imprimé  à  Casai  et  non  point 
k  GasseL  Ce  champion  de  la  foi  catholique  était 
Florentin,  et  les  premières  éditions  de  ses  écrits 
sont  toutes  données  dans  sa  ville  natale  :  Falkenstein 
partage  notre  opinion,  car  il  ne  mentionne  pas  Cas- 
sel  parmi  les  villes  d'imprimerie,  à  moins  que  pour 
Caselle,  qu'il  cite  à  Tannée  1&99,  il  n'ait  voulu  indi- 
quer Cassel.  M.  Cotton  fait  également  remonter 
l'imprimerie  à  cette  année  1599  seulement,  Temaux 
à  1559.  Voici  un  volume  plus  ancien  que  nous  trou- 
vons décrit  au  catal.  de  la  Biblioth.  des  chanoines  de 
Rebdorf  (part.  II,  p.  101)  :  fVon  den  Judè  ob,  vfi 
voie  die  under  den  Christi  tu  halten  sind,  ein 
BathscMag,  durch  die  Geler ti  am  ende  dis  bûehtins 
verzeic/met,  zugericM,—  Item  :  Ein  weitere  erkle- 
rung  und  beschirmung  dos  seibigen  retthscMags, 
Durch  Martin  Bucer,  Au  bas  du  titre  gravé  :  zu 
Cassel,  anno  domini  mdxxxix,  in-A. 

Au  XVII*  siècle  nous  pouvons  citer  à  Cassel  une 
typographie  d'une  certaine  importance,  dont  le  chef 
s'appelait  Schadewicz. 

GASSELLiE,  voy.  Gasale. 

Gassenaticum,  ville  des  anc.  Gassenates, 
Sassenage,    pet.   ville    du    Dauphiné 

(Isère). 

Cassi  [Gaes.],  peuple  de  la  Bretagne  ro- 
maine; habitaient  1»  Berkshire. 

Gassianum,  voy.  Gassanum. 

Gassiliacum  [Not.  Imper.l,  ville  de  la  Vin- 
délicie,  auj.  Kisslegg,  bourg  près  Wan- 
gen  (Bavière). 


279 


CASSINOGILUM  PALATIUM.  —  CASTELLIO  AD  MATRONAM. 


280 


Gassinogilum  Palatidm  (in  quo  natus  Lu- 
dov.  pius),  Cassinolle  [Chron.  E^inh.], 
Chasseneuil,  bourg  de  l'Angoumois  (Cha- 
rente). 

Cassinoilum,  même  localité  que  le  précé- 
dent,  mais  pourrait  désigner  Chassi- 
giioles,  village  près  La  Châtre  (Indre). 

Cassinomagus  [Tab.  Peut.],  Chassenon, 
bourg  de  Fr.  (Haute-Vienne)  ;  suiv. 
Ukert,  Gimont;  suiv.  Reichard,  Chaban- 
nais;  enfin  suiv.  d'Anville,  Lombez;  ces 
trois  localités  dans  le  dép.  de  la  Cha- 
rente. 

Cassinum,  Cassinus,  voy.  Casinum. 

Cassio,  voy.  Vasatum. 

Cassiope  [Plin.,  Cic],  Kaaawmj  fPtoLJ , 
Cassopo,  bourg  de  Tîle  de  Corfou  (Io- 
niennes)^ sur  le  cap  du  même  nom. 

Cassiofe,  CASsoPE[Plin.],Kaw»inj  [Steph.|, 
KoLoowim  [Ptol.J,  ville  des  Cassopaei^ 
dans  la  thesprotide^  dont  on  voit  les 
ruines  auj.  près  du  couvent  de  Zalongo, 
dans  le  pacn.  de  Janina. 

CASSITERmES  iNSULiE    [PHu.,   Mclal,   Kaa<Ti- 

Tipî^iç  [Diod.  Sic.l,KaTTiTiptS'iç[Hérod.], 

SU-URUM    iNSDLiE  [SoliU.],  SyUNA  InSULA 

[Sulp.  Sev.],    les   Sorlingues,    Scilly, 

groupe  d'îles  au  S.-O.  du  comté  de 
ornwall  (Angleterre). 

Cassopia,  Kawttwia  [Steph.],  district  de 
TEpire,  anc.  Thesprotide,  compris  auj. 
dans  le  pach.  de  Janina. 

Cassovia,  Caschovia  fCell.l,  6ormanum> 
ville  des  Jazigcs^  dans  la  Dacie,  auj. 
Kaschau,  ville  de  la  haute  Hongrie^  sur 
VHemaih,  chef-lieu  du  comitat  d'A- 
baujvar. 

Si  rindication  fournie  par  le  catal.  de  la  Biblioth, 
Cornidesiana  (p.  227)  est  exacte,  c*e8t  k  l*an  1()00 

Se  nous  pouvons  faire  remonter  l'imprimerie  il 
icbau  :  Heinzelir  {lUalhiœ  reetoria  Ht^iznensis) 
ModUMprcedicandi  synonymus.  Casse  vis,  1600,  in-8. 
Mais  nous  pouvons  avec  certitude  la  fixer  à  1608. 
Voici  la  liste  des  imprimeurs,  au  xvii*  siècle,  que 
nous  fournit  J.  fiémelh  (Typogr,  liungar.)  :  Joanncs 
Fischer,  16101618;  Daniel  Schulls,  162S-1626  ;  sa 
veuve  de  16S5  à  1636;  Severini  Marcus,  16M-166S  ; 
Suunna  Severini,  166'4  ;  J.  David  TOrsch,  1666-1668, 
etc.  Parmi  les  volumes  imprimés  dans  ces  divers 
ateliers,  nous  citerons  :  Apologia  aynodi  Solnensii. 
Cassoviae,  an.  1610,  t)pis  Joh.  Fischer.—  ideacHris- 
tianorum  Hunçarorum  in  et  sub  Turcismo,  EdÛ- 
tola  quondam  a  Paulo  Thurio  redore  scholœ  Thot- 
nen»is  ad  amicos  perscripta  ;  nunc  opéra  Joannis 
Bocatii,  conaularis  R.  P,  et  çymnasiarchœ  Cassav, 
in  lucem  édita  et  impresaa  Caaaoviœ  calcographo 
Joanne  Fischero.  Anno  FIOe  seD  GVI  VIDe  (161S). 

Cassdbia  [Cluv.],  Cassuben,  district  et  du- 
ché de  Ma  petite  Poméranie. 

Cassula,  voy.  Cassella. 

Câstana^  Castan£A  [Mela]^  Kouj6ava(Ti  [Hé- 


rod.|,  ville  sur  la  côle  de  la  Thessalie, 
au  pied  du  Pélion,  au}.  Kastania,  suiv. 
Kruse. 

Castanedolum,  Castagnedolo,  bourg  du 
Milanais. 

Castanera,  bourg  du  même  nom,  sur  le 
Tage,  en  Portugal  (Estramadure). 

CASTANiAy-  ville  de  TAnulia  Peucetia,  auj. 
Castellaneta,  dans  la  prov.  napolitaine 
de  la  Terra  d'Otranto. 

Castanovittom^  Casta9iowitz,  Kostanitza, 
ville  de  Croatie,  dans  l'île  d*Unna. 

Castelavium  Auravidm,  Castelldm  Novum 
Ariaî^orum,  Castrum  de  Ario,  Sostoma- 
Gus(?)  [Itin.  Anton.],  Castelnavdary, 
ville  de  Fr.  (Aude). 

I^  p.  Le  Long  et  le  catal.  Secousse  (n*  565*71  non! 
donnent  rindication  d*un  ouvrage*  imprimé  éwm 
cette  vUle  en  1682,  malheureusement  suis  le 


du  tjrpographe  :  Lei  règles  du  jeu  du  canal  rofdf 
du  Languedoc  (par  François  Andreossy)  avec l'expii" 
cation  de  toua  les  travaux  qui  composent  ce  çrând 
ouvrage.  Castelnaudary,  1682,  in-12. 

LMmprimerie  fut  supprimée  dans  cette  ville  par 
TarrOt  du  conseil  du  SI  mars  17S9. 

Casteletiim  ,    le    Chàtelet ,    ville  de   Fr. 

(Cher). 

Casteletum,  voy.  Casseletum. 

Castella,  Castiua  [Cell.],  CasHlla,  la  Cas- 
tille,  anc.  roy.  d'Espagne  ;  forme  auj. 
deux  capit.  générales  :  CastUla  la  VUja 
et  CasHlla  la  Ntieva, 

Castellani  [Plin.],  KaOTiXXavoî  [Ptol.], 
peuple  de  la  Tarraconaise  ;  habitait  le 
pays  compris  entre  l'Ebre  et  les  Pyré- 
nées. 

CASTEUJkRUM,  Chastelar,  bourg  de  France 

(Savoie). 

Castelletum,  le  Catekt,  bourg  de  France 
(Aisne).  =  Le  Casielet,  plusieurs  villa- 
ges de  ce  nom  en  Provence. 

Cartellio,  Ckfitillon,  bourg  de  France 
(Drômc). 

Casteluo  ad  Carim  ,  ChfUillonsur-^her, 
bourg  de  Fr.  (Loir-et-Cher). 

Castelijo  ad  Ingerim,  Chàtillon'Siir'Indre, 
ville  de  Fr.  (Indre). 

Castellio  ad  Ugerim,  ChàHlUm-sur-Loire, 
ville  de  Fr.  (Loiret). 

Casteluo  ad  Lufpiam,  Chàtill(m''Swr-Loina, 
pet.  ville  du  Gàtinais  (Loiret);  titre  de 
duché;  patrie  de  Coligny. 

Castellio  ad  Matronam,  CASTELUONim , 
Chàtillon'Sur'Manie,  village  de  France 
(Marne);  patrie  du  pape  Urbain  H. 


281 


CASTELLIO  AD  SEQUANAM.  —  CASTELLUM  HERALDJ. 


282 


Castellio  ad  Seoi'anam,  Castellionum  , 
ChàtUlon-sur-Seine,  ville  de  Fr.  (Côte- 
dOr). 

Kous  ferons  remonter  riinpriinerÎG  dans  cette  Tille, 
avec  le  P.  Le  Long,  l  Tannée  1051  :  HMoire  et  vie 
de  toùde  Reine  ;  l'élévation  et  translation  de  ses 
reliques;  une  authentique  approbation  de  celle  qui 
est  préseniement  dans  la  ettapelle  d'Alise,  avec  un 
petit  office,  par  un  religieux  observant  in  de  ta 
protimee  de  S.  Bonavenhire,  ChâtilIon>sur-Seine, 
Laymeré.  le&l,  in-12  de  95  p.  ;  Pépltre  dédicaioire, 
dit  le  P.  Le  Long,  estsignte  F.  P.  G.,  lisez  Pr.-Pierre 
Goi^n,  Dînais,  cordelier,  mort  en  167S. 

A  b  fin  du  XVII'  Sm  nous  trouvons  un  imprimeur 
qui  probablement  succède  à  Laymeré  ;  il  se  nomme 
J.  Bonnet  (1078-1097).  I^ymeré  alla  de  son  cOlé 
s*éubUr  à  Autun,  où  nous  le  trouvons  encore  en 
1099. 

L*imprimerie  est  supprimée  à  Cbâtillon  par  Parrét 
du  St  mars  1799,  et  les  caractères  sont  fondus  en  1704, 
ainsi  que  le  cons!ate  le  Rapport  (ait  à  M.  de  Sartines. 

Jean  Cbouet,  Timprimeur  genevois,  était  de  Châ- 
lilkm-sur-Seine;  il  (Ut  reçu  citoyen  de  Genève  en 
15». 

Un  autre  imprimeur  genevois  était  également  de 
Chililkm  ;  c*est  Jl»n  IXirant,  qui ,  comme  Crespin 
^Arras,  EsUenne  et  tant  d'autres ,  avait  quitté  la 
France,  par  suite  de  Tintolérance  religieuse  de  son 
pays  ;  Jean  Durant  moiunit  en  1589,  et  sa  veuve  im- 
prÙBâ  jusqu*en  lOM. 

Casteluo  AI»  Separam,  Castellio  Pictavij:, 
ChàtUhn'Swr-Sèire,  ville  de  Fr.  (Deux- 
Sèvres). 

Casteluo  Burgundle,  Chàtillûn-les-Dom' 
be$.  ville  de  Fr.^  sur  la  CharlUronue 
(Ain). 

Casteluo  inferior,  Nieder^estelen,  bourg 
de  Suisse  (caot.  de  Vaud). 

Casteluo  Medulci,  Castiuo,  CasUUon, 
ville  de  Fr.  (Gironde). 

Casteluo  Nivernensis  Ta  actus,  Châtillon  en 
Bazois,  bourg  de  Fr.  (Nièvre).  • 

Castellio  Pedemontd,  Chàtillm,  bourg  du 
Piémont,  sur  la  Doria  (pr.  d'Aosla). 

Castïxuo  Piscaria,  Castilio,  Cttstiglione, 
bourg  de  Toscane,  sur  le  lac  du  même 
nom. 

Ca5teluo  superior,  Obei'  Gestelen,  bourg 
de  Suisse  (cant.  de  Vaud). 

Casteluondm,  Cttstiglione  délie  Stiviere, 
ville  du  Milanais,  au  N.-O.  de  Man- 
toue.  =:  Castiglione,  ville  du  Milanais, 
sur  TAdda,  au  S.-E.  de  Lodi. 

Castelloditnum  ,  Rupes  Clara  (au  m*  et  au 
IV*  s.),  Castrodunbm,  Dunum,  pendant  la 
Révolution  :  Dun-sur-Loir ,  Château- 
dun,  Primaria  ttrbs  Dimensis  cotnitatus, 
ville  de  Fr.  (Eure-et-Loir). 

Toutes  les  recherches  que  nous  avons  faites  pour 
trouva'  trace  d'imprimerie  dans  cette  ville,  anté- 
rieure âi  1789 ,  sont  restées  infructueuses.  <  «pendant 
M.  Temaut  cite  un  livre  imprimé  en  1710  :  •  L'of- 
fire  et  la  vie  de  saint  Boch,  Gbasieaudun,  Charles, 
1710,  in-12.  ■  Mais  son  autorité  n'est  pas  bien  consi- 


dérable et  l'exactitude  n'est  point  son  fort.  liC  Sup' 
plément  du  D' Cotton,  publié  il  y  a  quelques  mois, 
s'est  aidé  des  recherches  nouvelles,  bonnes  ou  mau- 
vaises, de  Temaux;  il  profite  donc  de  cette  décou- 
verte d'un  volume  publié  en  1710  à  Châteaudun,  le 
vieillit  de  cent  ans,  ce  qui  le  rend  plus  respectable, 
et  dit  :  Chdteaudun,  imprim.  1010  {Bodleian)  ! 
Ainsi  donc  ce  livre  impcjmé  à  Châteaudun,  en  1010 1 
l'année  de  la  mort  d'Henri  IV  !  eiuste  &  la  Bodléienne. 
Voilà  qui  est  bon  à  savoir. 

Nous  ne  connaissons  pas  ce  Charles,  imprimeur  en 
1710  des  livres  liturgiques  de  l'éKlise  de  Château- 
dun ;  mais  ce  que  nous  savons,  c'est  que  l'arrêt  du 
conseil  du  21  Juillet  1704,  celui  du  SI  mars  1739,  ne 
font  pas  menUon  de  cette  ville  et  qu'enfin  le  Bapp, 
Sartines,  en  1704,  dit  textuellement  :  «  Cbâteaudim, 
deux  libraires  ;  il  n'y  a  pas  d'imprimeur.  ■ 

Castellona,  voy.  CnrrrAS  Saunarum. 

Castellum,  Castelberg,  bourg  du  cercle  de 
Kinsig  (gr.-duché  de  Bade). 

Castellum  ad  Axonam,  Pontavérey  Ponta- 
veile,  bourg  de  Picardie  (Aisne). 

Castellum  AD  Fuldam,  voy.  Cassella. 

Castellum  Album,  voy.  Albicastrum. 

Castellum  Angeu,  Moles  Hadruni,  Châ- 
teau Si- Ange  (Engelsburg),  à  Rome. 

Castellum  Arianorum,  voy.  .Castelavium. 

Castellum  Asense,  Castel  â^Asens,  bourg 
et  château  d*Espagne  (Catalogne). 

Castellum  Baldum,  Castel  Baldo,  bourg  de 
la  Vénétie,  sur  TAdige  (prov.  de  Pa- 
dua). 

Castellum  Batavinum,  voy.  Bacodurum. 

Casteu.um  Cameracesu,  le  Câteau-Cambrc- 
sis,  ville  de  Fr.,  sur  la  Selle  (Nord). 
Traité  entre  la  France  et  l'Espagne, 
signé  en  1559. 

Castellum  Carnonis  [Chron.  carlov.]  , 
Chastel-Challon,  Chatel-Châlons,  bourg 
de  Franche-Comté  (Doubs)  ;  anc.  abb. 
de  Bénéd. 

Castellum  Cattorum,  voy.  Cassella. 

Castellum  Durantium,  Castrum  Durantis, 
Castel  Durante,  ville  des  Etats  pontifi- 
caux, dans  la  délég.  d'Urbino. 

Castellum  episcopi,  Bischoffs-Castel,  bourg 
d'Angleterre,  dans  le  Shropshire,  suiv. 
Bisch.  et  MôU. 

Castellum  Firmanum  [Mêla,  Vcll.],  Firma- 

NORUM    [Plin.],    KàoriXXov    itzimos  <^îpacu 

[Strab.],  Porto  di  Fermo,  bourg  de  la 
Marche  d'Ancône  (Italie). 

Castellum  Gubernium,  Governolo,  sur  le 
Mincio,  pet.  ville  du  Mantouau  (Italie). 

Castellum  Heraldi,  Castrum  Airaudi,  Cas- 
trum Eraldium,  Chàtellerault,  ville  de 
Fr.  (Vienne);  titre  de  duché-pairie.  On 
trouve  au  xiu"  s.  Chustiau-Léravi. 


283 


CASTKLLLM  HOLMIUM.  —  CASTRA. 


284 


Cest  en  1622  que  nous  trouvons  pour  la  première 
fois  le  titre  d*un  livre  imprimé  k  Châtellerault  :  Con- 
version de  M.  de  Brassac,  capitaine  de  cent  Hom- 
mes d'armes,  et  gouverneur  de  Chastellerault,  par 
de  Chabans.  Cliastellerault,  Quentin  Maresctaal,  1622, 
in-8  [\  la  bibl.  de  ^A^senal^  Au  xvii*  siècle,  cette  ville 
ne  figure  oas  k  Varrfit  du  conseil  du  21  Juillet  170ft  : 
mais  celui  du  SI  mars  17S9  la  mentionne  pour  la 
comprendre  parmi  les  villes  du  royaume  dans  les- 
quelles rimprimerie  existante  est  et  demeure  sup- 
primée, et  malgré  cela  nous  la  trouvons  |>ortée  au 
Bapp,  Sartines.  En  1759,  quand  on  avait  eu  le 
temps  d*oublier  l'arrêt  de  17S9,  la  veuve  Guimbert 
s'établit  imprimeur  à  Châtellerault  et  reçoit  son  bre- 
vet ;  en  176A,  elle  exerçait  encore  et  possédait  deux 
presses. 

Castellum  Hououm,  Castelkolm,  bourg 
de  Suède. 

Castellum  Hunnorum.  Castellaun,  bourg 
de  la  rég.  de  Coblentz  (Prusse  rhé- 
oane). 

Castellum  Ictium,  Vlsle^en- Jourdain,  sur 
la  Save,  ville  de  Fr.  (Gers). 

Castellum  Leonense,  voy.  Pauu  Leonensis 
Fanum. 

Castellum  Majus,  Castel-Maggiore,  bourg 
d'Italie  (priocip.  de  Lucques).  =  Castel- 
magno,  bourg  du  Piémont  (prov.  de 
Coni). 

Castellum  Maris^  voy.  Stable. 

Castellum  Menapiorum  [Tab.  Peut.]^  Km- 
TtUov  Mtvawîiûv  [Ptol.],  ville  desMenapii, 
dans  la  Gaule  belgique,  auj.  Kessel, 
bourg  sur  la  Meuse  (Limbourg).  «  Cas- 
tellum oppidum,  quod  Mosa  fluviusprœ-' 
terlambit,  » 

Castellum  Morinorum,  voy.  Casletum. 

Castellum  Moronis,  Castel-Moron,  bourg 
de  Fr.,  sur  le  Lot  (Lot-et-Garonne). 

Castellum  Mosellanum,  Tabern^  Mosella- 
McjE,  Bemcastel,  ville  de  la  Ftusse  rhé- 
nane, entre  Trêves  et  Coblentz,  sur  la 
Moselle. 

Castellum  novum,  Castel  Nuovo,  ville  dal- 
mate,  dans  le  cercle  de  Cattaro,  sur  la 
mer  Adriatique.  =  Cos^eZnau 5  plusieurs 
localités  en  France  portent  ce  nom. 

Castellum  novum,  NeufcJiâteau ,  sur  le 
Mouzon^  ville  de  Fr.  (Meuse). 

LMmprimerie  exista  dans  cette  petite  ville  à  la  fin 
du  siècle  dernier.  Nous  citerons  :  Dissertation  sur 
la  manière  dont  on  doit  prononcer  te  Canon  et 
quelques  autres  parties  de  la  messe,  par  M,  Robbe. 
rieufchâteaii,  1770«  in-12. 

Castellltc  novum,  Neufchàteau,  pet.  ville 
du  Luxembourg  belge,  près  d'Arlon. 

Castellum  novum  Aru,  Arunorum,  voy. 
Castelavium. 

Castellum  novum  Garfinianum,  voy.  Garfi- 
nianum. 


Castellum  Orientis,  Lemnta,  petit  port 
sur  la  Méditerranée,  dans  la  prov.  de 
Gènes. 

Castellum  Petrje,  Castello  délia  Pietra, 
bourg  du  Tyrol. 

Castellum  Rainaldi,  Reginaldi,  voy.  Ca- 
ramentum. 

Castellum  Sarracenorum,  Gastrum  Sarha- 
cENi,  Castel'Sarrazin,  ville  de  Fr.  (Tam- 
et-Garonne). 

Castellum  Trajani,  voy.  Cassklla. 

Castellum  Truentinum,  voy.  Truentcm. 

Castelrottum,  voy.  CastrumRuptlti. 

Castesertlti.  Castel'Sagrai ,  village  de 
Fr.,  près  de  Valence  (Drôme). 

Casthanjîa  [Plin.] ,  Kao6avaivj  [Herod.] , 
Kaoravaia  [Steph.],  localité  de  l'Epire, 
auj.  Tanuhiari. 

Castujo,  voy.  Castellio  Medulci. 

Castilio,  voy.  Casteluo  Piscaria. 

Castujo  Calabrle,  Castiglione  mariiimo, 
ville  de  la  Calabre  citer.,  prov.  napol. 
du  roy.  d'Italie. 

Castiuo  Consentina,  Castiglione  di  Oh 
senza,  ville  de  la  Calabre  citer.,  prov. 
napolitaine  du  roy.  d'Italie. 

Castiuo  Mantuana,  CasHglione,  bourg 
lombard  du  Mantouan. 

Castilio  Stiverorum,  Castiglione  deUe  SH' 
viere,  bourg  du  Milanais. 

Castinacum,  Châtenois,  bourg  et  eaux  mi- 
«  nérales,  près  Scbclestadt  (Bas-Rhin). 

/.  Mich.  Kurschner,  de  fonte  fredteato  CoMttui^ 
eensi,  ArgentoraU,  1760,  in-A. 

Castinetum,  Kestenîu>lz,  village  de  France 
(Bas-Rhin). 

Castio,  Castrlti  Stiucon'is,  Castione,  bourg 
du  Milanais. 

Castiodum,  Castiodunum,  CEsch,  CEscAar* 
bach,  bourg  de  Suisse  (cant.  de  Berne). 

Castorlti  [Tacit.],  Ad  Castores  [Sueté]i 
Castores  [Oros.J,  Cansero,  bourg  d'Ita- 
lie, près  Crémone. 

Castra,  Castra  ad  Garlunam^  Castrci 
Albiensium,  Castres,  sur  TAgoût,  ville 
de  Fr.  (Tarn). 

Le  cauL  des  frères  de  Tournes  (Genève,  1671, 
tP-12)  nous  fournit  rindication  d*itn  livre  impriaié 
k  Castres,  en  1616,  malheureusement  sans  nom  d'fan* 
primeur  :  Portrait  de  Cigtise  militante,  par  Jeem 
Gary,  Castres,  1616,  in-8.  Ce  n*est  que  dix  ans  ptai 
tard,  en  1626,  que  nous  voyons  un  impr.  de  Tonlooseï 
Jean  Viala,  établir  une  succursale  typograpUqae 
dans  cette  ville  ;  puis  Arnaud  Colmniei.,  ^ayiift 
grand  imprimeur  toulousain,  vient  quelques 


285 


CASTRA.  —  CASTRUM  ALBUM. 


286 


plos  tard  diriger  un  établissement  typographique  k 
Castres.  C*est  ^  lui  qu*OD  doit  rexècution  d*un  livre 
bien  conna  :  Pierre  Borel,  U»  antiquités,  rare- 
tés.,, et  oMtres  choses  considérables  de  ia  ville  et 
amaéde  Castres,  (t albigeois  et  des  lieux  qui  sont 
à  ses  environs,  avec  Phistoire  de  ses  comtes,  évê- 
(lues,  etc.  Castres,  Am.  Coiomiez,  1M9,  in-8. 

En  Idtth  nous  trouvons  un  nouvel  imprimeur 
nommé  Barcouda,  qui  imprime  un  Traité  de  la  me- 
sure  des  eaux  courantes,  trad.  de  Pital.  de  Castelli 
par  le  sieur  Saporta,  in-4. 

Les  arrêts  du  conseil  de  1704  et  de  17S0  autorisent 
Fim  et  loutre  un  maître  imprimeur  &  exercer  dans 
b  ville  de  Castres.  Lors  du  dernier  arrêt  cet  impri- 
meur s*appclait  J.  d*£sclas6an  ;  il  mourut  en  1750,  et 
P.-Goinburoe-Dominique  Robert,  qui  lui  succéda, 
imprimait  encore  lors  du  Rapport  Sartines,  en  17(M. 

Castra,  la  Châtre,  pet.  ville  du  Beiri 
(Indre). 

CaSTKA,  TOy.  SCYLACEUM. 

Castra  Arpajom,  voy.  Arpajontm. 

Castra  AuGDSTAP^A,voy.  Augusta  Aciua. 

Castra  Batava,  voy.  Bacodurum. 

Castra  Cfcnji  Hetelli,  voy.  Cmcjua 
Castra. 

Castra  Catcuna,  Tuin,  bourg  d'Autriche, 

S rès  Vienne,  dans  le  district  au-dessous 
e  TEns. 

Castra  Constantina,  voy.  Constantia. 

Castra  Exploratorum,  dans  la  Britannia 
Romana,  auj.  Netherby,  ville  d'Angle- 
terre, dans  le  Cnmberland. 

Castra  Hannibaus  [Plin.l,  dans  le  Bru- 
tium,  auj.  Casietlete,  dans  la  Calabre 
ultér.,  ou  Torre  di  Cantazaro,  suiv. 
Reichard. 

Castra  Herculis  [Tab.  PeutJ ,  localité  de 
rinsulaBatavorum,  auj.  Kesteren,  près 
Amheim,  suiv.  Kruse. 

Castra  Hordeani,  Ordinga,  OErdingen, 
bourg  de  la  Prusse  rhénane,  près  Dus- 
seldorf. 

Castra  Julla  [Plin.],  ÎROOnJUM,  Turca- 
uoN  [Geo.  Rav.],  ville  de  la  Lusitanie> 
auj.  Truxillo,  ville  de  TEstremadure 
espagnole* 

Castra  Mbtellina,  Metellinum,  Medeîin, 
▼nie  de  TEstremadure  espagnole,  sur 
la  Guadiana. 

Castra  Morinorum>  voy.  Casletum. 

Castra  nova  [Tab.  Peut;],  ville  de  Dapie, 
dont  subsistent  les  ruines  près  de  Par- 
has,  sur  le  Teglui,  en  Yalachie. 

Castra  Postumiana  [Caes.] ,  Castro  del  Rio, 
bourg  d'Espagne  (prov.  de  Cordoue). 

CisnA  PuellaRum,  voy.  Alata  Castra. 

Castra  Regina^  voy.  Augusta  Tireru. 


Castra  Trajana  [Tab.  Peut.] ,  localité  de 
Dacie,  dont  les  ruines  se  voient  auj. 
près  de  la  forteresse  de  Heltaut,  en  Ya- 
lachie ;  suiv.  quelques  géographes,  ce 
serait  la  ville  dfe  Ritmik. 

Castra  Ulpu,  Colonia  Trajana  [Itin.  An- 
ton.], Legio  XXX,  Ulpu  [Id.],  Obtrin- 
CENSE  OPPIDUM  [Amui.  Marc^,  ville  des 
Gugerni,  dans  la  Germania  inferior, 
auj.  Kellen,  dans  le  duché  de  Clèves 
(Prusse  rhénane). 

Castra  Varia,  Variana,  Velika,  bourg  de 
Slavonie,  dans  le  comitat  de  Poscbega. 

Castra  Vetera  [Tac,  Itin.  Anton.] ,  Oùi- 
Tip<x  [Ptol.],  ville  des  Gugerni,  dans  la 
Germanie  infer.,  auj.  Santen,  Xanten, 
ville  de  la  Prusse  rhénane  (duché  de 
Clèves). 

Castra  Vigili^e,  Vizilles,  bourg  du  Dau- 
phiné  (Isère). 

Castra  Zarba,  Ka<rrpa?;ap6a  [Procop.],  Cas- 
tra Zobra  [Itin.  HierJ,  Castra  Rubra 
[Tab.  Peut.],  ville  de  Thrace,  auj.  Cas- 
tro  Zarvi,  en  Roumélie  (pachal.  d*An- 
drinople). 

Castrensis  Ducatcs,  duché  de  Castro,  dans 
la  délég.  de  Viterbo  (Etats  pontif .),  avec 
CASTRicomuM  [Plin.],  Castro,  comme 
chef-lieu. 

Castri  Burgus,  Castroburgum,  Château- 
bourg,  bourg  de  Fr.,  près  St-Malo  (Ule- 
et-Vi  laine). 

Castriferrense  Oppidum,  Sarvar  (en  ail.  : 
Kothburg),  bourg  de  Hongrie,  sur  le 
Raab. 

Castrobracum^  voy.  Albicastrum. 

Castrodunum,  voy.  Castellodunum. 

Castromenum,  Cahons,  village  de  Picardie 
(Somme). 

Castrum,  Castro,  bourg  et  anc.  évêché  du 
Parmesan  « 

Castrum,  voy.  Cesthia. 

Castrum  ad  Ledum^  Chiteau-du^Loir,  ville 
de  Fr.  (Sarthe)i 

Castrum  Airaudi,  voy.  Castellum  Heraldu 

Castrum  Alarici,  Alayrac,  bourg  de  Fr; 
(Aude). 

Castrum  Alatum^  voy;  Alatà  Castra. 
Castrum  Albiensium>  voy.  Castra. 

Castrum  Albonis,  Albon,  bourg  de  France 
(Drôme). 

Castru'm  Album,  dans  l'Espagne  Tarrac.j 
auj.  Castralta,  suiv.  Biscn.  et  MÔll.,  ou 
Segvara  de  la  Sierra,  suiv.  Graésse; 


287 


CASTRUM  ARAGONENSE.  —  CASTRUM  FOROJUUENSE. 


28S 


Castrum  Aragonense,  Castello  Aragonese, 
pet.  ville  de  la  côte  N.  de  l'île  de  Sar- 
daigne. 

Castrum  Ariani,  voy.  Arianum. 

Castrum  Badenvillense,  voy.  Badenvilla. 

Castrum  Bellum,  Castel  Bell,  bourg  et  châ- 
teau dy  Tyrol. 

Castrum  Bernardi,  ChàteaurBemard,  bourg 
de  Fr.  (Charente).  =  Bamard  Castle, 
bourg  d'Angleterre  (Durhamshire). 

Castrum' BiGORRENSE,  Tarb^e^  Turba  cum 
Castro  Bigorra  fNot.  Prov.] ,  Tarbes, 
ville  de  Fr.,  chef-lieu  du  dép.  des  Hau- 
tes-Pyrénées, sur  l'Adour. 

Nous  ne  connaissons  pas  à  Tarbcs  du  livre  plus 
anciennement  imprimé  que  celui-ci  :  La  Recherche 
des  eaux  minèrates  de  Coûterez  ^  avec  la  manière 
d'en  user,  par  te  sieur  Jean-Francois  de  Boric^ 
docteur  en  médecine.  A  Tarbes,  chez  Mathieu  Roque- 
maurel,  imprimeur  et  marchand  libraire,  mdccxiv, 
iD-8  de  170  p.,  chiffr.,  non  compris  8  (T.  prélim. 

Titre,  1  f. 

Table  des  chapitres,  2  f.,  avec  Verrata  au  verso 
du  second  f. 

1  feuillet  blanc. 

Avis  au  lecteur.  4  f.  avec  cette  réclame  Chapitre, 
au  bas  du  verso  du  k*  f. 

L*ouvrage  commence  par  le  lilre  du  volume  :  La 
Recherche  des  eaux^  etc.  20  lig.  à  la  page,  gros  carac- 
tère un  peu  empâté,  mauvais  tiiage,  papier  Jaunâtre 
sans  marque. 

Le  P.  Le  Long  appelle  cet  imprimeur  Loquemaur- 
rey,  par  erreur,  (/est  bien  Roquemaurel;  Texempl. 
de  la  bibliothèque  de  PArsenal,  qui  nous  est  obli- 
geamment communiqué  par  M.  Paul  Lacroix,  en 
fait  foi. 

L'imprimerie  a  dû  n'avoir  qu'une  existence  éphé- 
mère à  Tarbcs,  car  les  arrêts  du  conseil  de  i70<i  et 
17S9,  le  Rapport  fait  â  M.  de  Sartines  en  1764,  ne  la 
mentionnent  point  parmi  les  Tilles  du  royaume  qui 
Jouissent  des  bénéfices  de  l'imprimerie. 

Castrum  Cortesium  (?) 

Panzer,  Tiraboschi,  les  caial.  La  ValUère-Nyon, 
Pinelli,  etc.,  nous  donnent  l'indication  d'un  livre  fort 
rare  imprimé  in  Castro  Cortesio  en  1510.  En  voici 
le  tiire  exact  :  Pauli  CortesH,  protonotarii  aposto- 
lici,  de  Cardinalatu  libri  III.  A  la  fin  :  Finis  U*ium 
librorum  de  Cardinalatu,  ad  Juliumsecundum,  Pont. 
Max.,  por  Paulum  Cortesium  protonotarium  apos- 
tolicuni,  quos  Simeon  Nicolai  Nardi,  Sencnsis,  alias 
liufus,  chalcoçraphus  impriuiebat  in  Castro  Cortesio, 
die  décima  qumia  novembris  mgccccx  pontificatus 
ciusdem  S.  D.  N.  papap  Julii  anno  octavo,  in-fol.  â 
long,  lig.,  letl.  rondes,  sans  titre,  avec  reg.,  chif.  et 
sign.,  sans  réclames  ni  lettres  initiales. 

M.  O)tton,  qui  signale  ce  livre,  dit  au'il  a  dû  être 
imprimé  dans  quelque  château  en  Italie  :  •  ou  en 
Espagne!  n  Sur  un  exempl.  qui  figurait  au  catal.  du 
libraire  Tliorpe,  â  Ix}ndres,  en  1837,  était  une  note 
ms.  du  temps,  qui  vaut  la  peine  u'étre  reproduite  : 
•  L'auteur  de  ce  curieux  volume,  qui  sort  d'une  im- 
primerie' particulière,  se  déroba  aux  vicissitudes  et 
aux  troubles  de  la  vie  publiqnefet  vint  se  retirer  in 
nwntana  villa,  k  deux  milles  de  Saint-Germain  en 
France  isans  doute  Montainville)  et  se  détermina  â 
consacrer  le  reste  de  ses  Jours  à  l'étude  des  lettres. 
Dans  Cf  ite  retraite,  il  est  avéré  que  quelque  temps 
a  vanl  sa  mort  il  établit  chez  lui  une  presse  pan  iculière, 
de  laquelle  sortit  le  présent  volume,  qui  parait  être  le 
seul  et  unique  produit  de  cette  imprimerie.  >  11  va 
de  soi  que  nous  produisons  ceue  historiette  sans  au- 
cune espèce  de  garanUe  d'authenticité. 


Castrum  Braium,  Bracium,  Bray-surSeiM, 
bourg  de  Fr.  (Seine-et-Marne). 

Castrum  Briennense,  voy.  Brena. 

Castrum  Brienth,  ChàteavJbHtmd,  ville  de 
Fr.  (Loire-lnfér.). 

Castrum  Casaris,  Castrum  Sigeriq,  Caxtro 
Geriz,  bourg  de  la  haute  Castille  (prov. 
de  Burgos). 

Castrum  Canlvum,  ChâieaurChinoH ,  pet. 
ville  du  Nivernais,  anc.  cap.  du  Mor- 

van  (Nièvre). 

Castrum  Celsum,  Champioceaux,  bourg  de 
l'Anjou  (Maine-et-Loire). 

Castrum  Cornu,  Castekom,  seigneurie  en 
Tyrol  [Bisch.  etMôll.]. 

Castrum  de  Aguina,  Aiguines,  village  de 
Provence,  près  Riez  (Basses-Alpes). 

Castrum  de  Arcubus,  les  Arcs,  bourg  de 
Provence  (Var). 

Castrum  de  Ario,  voy.  Castelavium. 

Castrum  Dolense,  Déols,  bourg  de  Fr. 
(Indre). 

Castrum  Dunense,  voy.  Castellodunum. 

Castrum  Duni,  Regiodunum^  Dun-le^Boi, 
ville  de  Fr.  (Cher). 

Castrum  Duni  ad  Mosam,  Dun-sur-Meute, 
bourg  de  Fr.  (Meuse). 

Castrum  Durantis,  voy.  Castellum  Duran- 

TIUM. 

Castrum  Ebredunense,  voy.  Eburodunum. 
Castrum  Eraldium,  voy.  Castellum   He- 

RALDI. 

Castrum  Ferreum,  Castrum  Ferri,  Eisen- 
burg,  bourg  de  la  basse  Hongrie,  sur 
le  Baab. 

Castrum  Fontarabije,  Andaya,  Hendaye, 
bourg  de  Fr.  (Basses-Pyrénées). 

Castrum  Forojuliense  [Paul  Warnefr*  de 
Gest.  Longob.] ,  Castrum  Forojuuanum 
[ld.],FoROjULiENsis  CiviTAs  [PUn.],  ♦dpo^ 
loûXic;  [Ptol.],  FoROJUuuM  [Geo.  Rav.], 
colonie  romaine,  chez  les  Carni,  dans 
la  Gallia  Transp.,  au  N.-O.  d'Aquileja, 
aui .  Cividale  del  FHuli,  Cividad  di  FrwH, 
ville  de  la  Vénétie  (Frioul).  On  trouve 
aussi  sur  les  livres  Civitas  Austrlk,  û- 
viTAS  Friuli  et  Cividal  d*Austria. 

Gérard  le  Flamand,  qu'on  appelle  quelquefois  Gi- 
rardus  de  Lysa  ou  l.ysz,  parce  au'il  était  né  sur  let 
bords  de  la  Lys,  fut  le  premier  imprimeor  de  cette 

ville  : 

Gloria  debetur  Girardo  maxima  Lise 
Quem  genuit  campis  Flandria  picta  sais. 

Celait  un  de  ces  missionnaires  de  l'imprimerie 
qu'une  humeur  vagabonde,  ou  plutôt  l'ardent  désir 


289 


CASTRIM  FRAiNCORUM.  —  CASTRUM  MINERViE. 


290 


de  propager  le  grand  art  auquel  ils  araicnt  voué  leur 
vie  entière,  poussaient  à  desdéplacenientscontinuels. 
Suivant  de  fortes  présomptions  il  faisait  partie  des 
ateliers  typographiques  de  Mayence,  et,  quand  en 
SW2  Adolpne  de  Nassau  saccagea  cette  ville,  quand 
les  arts  de  la  paix  durent  se  i-éfugier  dans  les  pays 
paisibles,  il  passa  les  Alpi'S  comme  Sweynheim  et 
hannarta,  Jean  de  Spire,  Jenson  )e  Français,  et  bien 
d'antres,  et  alla  s'établir  en  Italie  :  il  semble  avoir 
été  TélèTe  de  Nicolas  Jenson,  car  il  adopta  les  beaux 
caractères  romains  de  ce  maître  et  surtout  ces  élé- 
gant» majuscules  carrées  qui  décorent  1^  plupart  des 
éditions  dn  célèbre  imprimeur  français.  En  1ft71 , 
nous  le  Toyons  introduire  Timprimerie  à  Tré- 
▼iae  ;  cinq  ans  après  nous  le  retrouvons  à  Vi- 
cence,  puis  à  Venise;  puis  au  Prioul,  à  Udine,  k  Ci- 
vidale^. 

Bartolini ,  dans  son  Sagçio  epistolare  sopra  la 
Hpografla  dd  FriuU ,  entre  dans  de  longs  déve- 
loppements sur  les  débuts  de  l'imprimerie  dans  cette 
vire;  nous  allons  les  analyser.  Deux  ouvrages  furent 
Imprimés  par  Gérard  de  Flandre,  dès  Tannée  1/tôO, 
à  Qvidale  dl  Friuli  :  Platyne  de  honesta  Votuptatei 
yaUtwtSe,  ad  Ampti*»imû  ||  ac  Dociistimum.  D.  B.l 
RouertUam,  5.  Clemitis  presbiterû  ||  Cardinalem. 
A  la  fin  :  Viri  doctissimi  Platyne  opusctilum  ||  (et 
non  pas  apuseuUum,  comme  l'écrit  Audiflredi)  de 
()tfonii$  :  ae  de  honesta  voluptaie  \\  ?  valitudine  : 
impressHZ  in  ciuitate  |]  auttrie  :  impensis  p  expen- 
M  Gerardi\\de  Flandria,  Venetiaruz  Duce \\ In- 
cUtoJohanne  MocHco,  \\  nono  kalendas  nouembris, 
llMccccLUXll/aui  omnipotenti  Deo,  In-4,  avec 
cil.  et  reg.  mai»  sans  sign.  ni  pag.  03  It  à  32  longues 
lignes. 

Le  second  :  Comenza  La  Cronica  De  Sancto  isi- 
dero  MeWnore  :  Con  Alehune  additione  Cauate 
Del  Texto  ]|  Et  istorie  De  La  Bitfia  :  E  Del  Lilfro 
De  Pauio  il  Orosio  zEdeLe  Passione  De  Li  SanctL 
A  la  fin,  au  r*  du  49*  f.  :  Pinita  La  Cronica  De 
êonto  Isidoro  Ueno  \\  re.  In  Ciuidad  De  Friuli,  Nel 
Anno  tUl  |]  noUro  signore  iesu  Cristo,  lUiSO.  Adi 
24  de  liouembre  ||  Laudato  Sia  sempre  el  nostro 
siçHor  Dio.  In-4, 40  ff  à  32  lignes,  sans  chif.  ni  réel., 
mais  avec  sign.  A.-F. 

Ces  deux  ouvrages  furent  seub  imprimés  à  Civi* 
dale  di  Friuli  au  xve  siècle  ;  sur  l'exempl.  de  la 
Chronique  d* hUlore,  comervéàla  blDlioth.  muni- 
cipale de  Cividale,  on  lit  cependant  d*une  écriture 
du  xv«  siècle  la  mention  suivante  :  «  S'altro  va 
stampato  qui  in  Cividale,  cb'io  oculaïamente  ho 
viso,  YEpikole  famigliari  di  Cicérone t  et  un  altro 
libro,  che  mi  ritrovo  ha  ver  pure  in  casa  iniitolato  : 
Plaîyne  de  honesta  toluptate,  quale  dice  nel  fine, 
avant!  la  lavola  di  esso  :  Impressum  in  civitate 
Austne  impensis  et  expensis  Gherardi  de  Flan- 
dria  :  1480.  >  La  mention  d'une  édition  cicéronienne 
imprimée  dans  cette  ville  au  xv  siècle  piqua  vive- 
ment la  curiosité  de  l'abbé  Morelli  et  du  comte  Bar- 
tuliiii;  mais  leurs  ardentes  recherches  restèrent 
vaines,  et  ce  dernier  le  confesse  franchement.  Au- 
diCTredi,  lui,  cite  bravement  celte  édition  des  EpiS' 
tôle  famigliari  comme  le  troisième  livre  imprimé  h 
QvMale,  et  il  conclut  :  «  De  ista  editione  nihit  aliud 
novimos,  quam  quod  in  supra  citatis  memoriis  legi- 
tor ;  nimirum  in  hac  Civitate  impressas  etiam  fuisse, 
VEpistole  di  Cicérone.  • 

Caftrum  Francorum,  Castel'FrancOy  ville 
lombarde  de  la  délég.  de  Trévise; 
plusieurs  villes  et  bourgs  du  même 
nom  en  Italie. 

Nous  croyons  que  c'est  au  Castel-Franco  de  Lom- 
bardie  qu'il  faut  attribuer  l'établissement  typogra- 
phique tonde  au  xviii*  siècle  par  Giulio  Trento. 
Sous  citerons  de  cet  imprimeur  :  Biflessioni  e  pra- 
tichef  per  le  differenti  (este  e  icmpi  deW  anno^ 
Huova  traduz.  dal  Frfuicese  (de  i'abbé  Séb.  Mar- 
cuzxî).  Cast«1-Franco ,  stanipéria  di  Giulio  Trento, 
1*702,  in-8,  et  Ternaux  cite  un  ouvrage  d'Apbst.  Zeno 
imprimé  dans  cette  ville  en  1761. 

DICTlOîllf.  DE  UKOGR. 


Castkum  Gaixionis,  voy.  Gallio. 

Castrum  Gelausum,  Castel jaloux,  ville  de 
Fr.  (Lot-et-Garonne). 

Castrum  Gontehii,  Castrum  Gontiieri,  CM- 
teauSontier,  ville  de  Fr.  (Mayenne). 

Une  Imprimerie  fut  installée  et  fonctionna  à  Châ- 
tcau-Gontier  pendant  vingt-cinq  ans  environ.  J.  Gen- 
til en  fut  le  premier  directeur.  Nous  connaissons 
de  lui  :  Entretiens  sur  la  rage  et  ses  remides,  par 
Hunaud,  Ghâteau-Goniier,  Gentil,  1714,  in-8,  et  du 
même  auteur  :  Projet  d*un  nouveau  cours  général 
de  médecine.  Château-Gontier,  1718,  in-12.  —  Disser- 
tation apologétique  sur  l'apparition  miraculeuse 
(f«  N.  S.  J.  C.,  arrivée  au  Saint-Sacrement  en  la 
paroisse  des  Vîmes  de  St-Florent,  prés  de  Saumur 
(signé  J.  Grandet).  ChAteau-Gontier,  J.  Gentil,  1715, 
ln-8  (à  la  Bibl.  impér.). 

Une  édition  des  Coutumes  du  duché  d'Anjou  ré- 
duites en  12  parties,  peu-  Balth.  Durson,  fut  donnée 
encore  à  Château-Gontier  en  173S,  in-12;  mais  l'arrêt 
du  conseil  du  31  mars  1730  vint  brusquement  arrê- 
ter l'essor  de  cet  établissement  typographique,  en 
mettant  Chât«iu-Goniier  au  nombre  des  villes  oh, 
à  partir  de  l'arréi,  l'imprimerie  demeurera  suppri- 
mée :  en  conséquence,  elle  ne  figure  pas  au  Bap- 
port  Sartines,  en  1761  ;  le  fait  vaut  la  peine  d'être 
enregistré,-  puisque  sur  les  quarante-six  villes  du 
royaume  dont  l'arrêt  de  1739  supprime  les  établisse- 
ments typographiques,  près  de  la  moitié  trouva  le 
moyen  de  maintenir  ses  pressa  en  exercice,  grâce  à 
l'excessive  indulgence  avec  laquelle  cet  airêt  fut 
exécuté. 

Castrum  IpmuM,  voy.  Aux  Iphu. 

Castrum  Laudonis,  Castrum  Nantonis  in 
pago  Vastinensi  [Chart.  Lud.  Jun.  a. 
1160],  ChàteaU'Landon,  ville  de  France 
(Seine-et-Marne);  Reichard  voit  dans 
cette  ville  Tanc.  Vellaunodunum  de 
César. 

Castrum  Leonense,  voy.  Pauu  Leonensis 
Fanum. 

Castrum  Leonis,  Castel  Leone,  bourg  du 
Milanais  (délég.  de  Cremona).=  Castel 
Leone,  ville  d'Italie  (Terra  di  Lavoro). 

Castrum   Linum,  Castrounum,    Castellin, 
Chàteaulin,   ville    de  Bretagne  (Finis-, 
tère). 

Castrum  Lucii,  Chatduz  (au  xii«  s.),  Cha- 
lus,  ville  de  Fr.  (Haute-Vienne). 

Castrum  Lurle,  Palatium  Euriacum  ad  Se- 
quanam  ICharta  Lud.  vi  a.  1120.],  Eun, 
Eiri,  village  près  Corbeil  (Seine-ei- 
Oise),  suiv.  DuCange. 

Castrum  Lydi,  Castellum  Lidi,  Châteavrdur 
Iotr,ville  de  Fr.  (Sarthe). 

Castrum  Meluani,  Castrum  Meluandi,  Me- 
moLENs  [Chron.  S.  Dion.],  Mediolanexse 
Castrum  ,  Chasteau-Méliahd ,  Château- 
meillant,  pet.  ville  et  anc.  comté  du 
Berri  (Cher). 

Castrum  Meroliacense  ,  Chastel-Marlhiac, 
bourg  d'Auvergne  (Cantal). 

Castrum  Minervjs,  voy.  Arx  Minery^e.' 

10 


291 


CASTRUM  MONTIS.^— 


GâSTRUM  VICECOMITUM. 


292 


Castrum  MoNns  Caleru,  Montecalvo,  Mon- 
calvo,  sur  le  Pô,  bourg  et  comté  du 
Montferrat. 

Castrum  novum  [Liv.,  Plin.,  etc.],  colonie 
romaine,  en  Etrurie,  auj.  ^an  Mari' 
nello,  bourg  près  Civita-Vecchia. 

Castrum  novum,  Cîtâteau-Neuf,  pet.  ville  et 
anc.  baronnie  du  Berri  (Indre).  = 
Bourg  de  Bretagne  et  anc.  marquisat 
(llle-et-Vilaine),  etc.  Un  grand  nombre 
de  localités  portent  ce  nom  en  France. 

Castrum  novum  [Plin.,  Itin.  Anton.,  Tab. 
Peut.],  JuuA  NOVA  [Vell.  Pat.], 
colonie  romaine,  dans  le  Picenum,auj. 
Giulia  Nwa,  sur  le  Salinello,  bourg  de 
TAbruzze  citer. 

Castrum  novum  ad  Adduam  ,  Castel  Nvovo, 
bourg  du  Milanais,  au  confl.  de  TAdda 
et  du  Pô. 

CastrumnovumadLigerim,Palatium  [Chart. 
Phil.  Aug.  a.  1182],  Chastecameuf,  bourg 
de  rOrléanais  (Loiret). 

Castrum  novum  ad  Martam,  Cornetum, 
Cometo,  ville  des  États  pontif.  (délég. 
de  Viterbe). 

Castrum  novum  ad  Sartam,  Cenomannense, 
Chàteauneuf,  bourg  du  dép.  de  Maine- 
et-Loire,  sur  la  Sarthe. 

Castrum  novum  Ariani,  voy.  Casteiavium. 

Castrum  novum  Dalmatle,  Castel  NuovOy 
ville  et  forteresse  de  Dalmatie^  conquise 
en  1687  par  le  célèbre  proveditore  véni- 
tien Girolamo  Corner. 

Castrum  novum  Dertonense,  Castel  nuovo 
Tortonense,  bourg  d'Italie  (prov.  sarde 
de  Tortona]. 

Castrum  novum  Incuusmense,  Chàteauneuf" 
'    sur-Charente,  ville  de  Fr.  (Charente). 

Castrum  Octavianum,  Ioco^^  pet.  ville  d'Es- 
pagne (Catalogne). 

Castrum  OsciS,  Ush,  bourg  d* Angleterre, 
dans  le  comté  de  Monmouth,  suiv. 
Biscb.  et  MôU. 

Castrum  Pipini,  Bipp,  bourg  et  château  de 
Suisse  (cant.  de  Berne). 

Castrum  Poneonis,  Castel  Ponzone,  château 
près  Crémone,  dans  le  Milanais. 

Castrum  Porcianum,  Portixnum,  ChâteaU" 
Porcieti,  ville  de  Frl  (Ardennes). 

Castrum  Pleixarum,  voy.  Alata  Castra. 

Castrum  Radulpiii,  Castrim  Rufum,  Cas- 
tkllum  Rudolpiiintm  ,  Chastel -Raoul  [Gr. 
Cbr.  ] ,  ChasteaU'Roux ,  Châteauroux , 
ville  de  Fr.  (Indre);  anc.  duché-pairie  ; 


château  bâti  en   950    par  Raoul  de 
Pédis. 

LMmprimerie  ne  date  à  Gbâteaoroox  que  des  pre- 
mières années  de  la  Révolation  ;  on  faisait  avant  cette 
époque  venir  tous  les  livres  de  Bourges  ou  de  Téars. 

Castrum  Rauracense,  voy.  Abusina. 

Castrum  Regale,  Castro  Beale,  ville  de  Si- 
cile (val  di  Demona). 

Castrum  Reginaldi,  Castellum  Rainacdi, 
Château-Regnauld,  Château-Renauli,  ville 
de  Fr.  (Indre-et-Loire).  =  Un  autre 
bourg  du  même  nom,  en  Champagne. 

Castrum  Romericum,  voy.  Romariq  Moks. 

Castrum  Ruptum,  Kastelruth,  comté  en 
T^ro^Graësse]. 

Castrum  Salinarum,  ChàteaurSàlins,  ville 
de  Fr.  (Meurthe). 

Castrum  Sarrageni,  voy.  Castellum  Sakra- 

CENORUM. 

Castrum  S.  Anemundi,  Fanum  S.  Chane- 
mundi,  StrChamond,  ville  de  Fr.  (Loire). 

Castrum  S.  Angeu,  S.  Atigeh,  bourg  do 
Milanais,  sur  le  Lambro. 

Castrum  S.  GuELPm,  Guelfo,  ville  du  Par- 
mesan, sur  le  Taro. 

Castrum  S.  Macarii,  St-Macatre,  bourg  de 
Fr.,  sur  la  Garonne  (Gironde). 

Castrum  S.  Severi,  S.  Severo,  ville  du  Na- 
politain, dans  la  Capitanate. 

Castrum  Sfdunum  [CelL],  ûvitas  Sbduno- 
RUM  îlnscr.],  Sedunum  [Martyr.  Rom,, 
Cluv.j,  Sion,  Sitten,  ville  et  évèché  de 
Suisse  (c.  du  Valais). 

Fallccnstein,  d*après  Alb.  van  lialler,  fixe  I  ranoée 
1617  la  date  de  IMiitroduction  de  la  typographie  dans 
le  clieMieu  du  Valais  ;  le  SuftpHm.  du  D'  Gotton  dit 
seulemeat  :  dans  le  courant  du  xvn*  siècle. 

Castrum  Sinemurum  Briennense.  Semlhicm 
Brjennense,  Salmovingum  (t),  Semur, 
ville  de  Fr.  (Côte-d'Or). 

Castrum  Taxianum,  voy.  Arx  Iphu. 

Castrum  Theodoriq^  Château-Thierry ,  ville 
de  Fr.  (Aisne)  ;  pendant  la  Révolution 
s'est  appelée  Égaiité-sur'Mame. 

Castrum  Truentinum,  voy.  Truentîjm. 

Castrum  Ucecense  [Notit.  Civ.  Narb. 
prim.]>  Ucecia  [Cell.],  Ucetia  [Id.],  ville 
des  Vulcœ  Arecomici,  dans  la  Narbon., 
auj.  Uzés,  ville  et  château  de  Fr.,  anc. 
duché-pairie  (Gard). 

Castrum  Valeriani'm,  Bringenheim,  bourg 
du  laiidgraviat  de  llessc-Hombourg. 

Castrum  Vetrium,  voy.  Caulonu. 

Castrum ViGEcoMiTUM,  Castel'Visconte,  châ. 


293 


CASTRIM  VJLLANUM.  —  CATALAINLAI. 


294 


leau  de  Lombardie,  sur  TOglio  (prov. 
de  Cremona). 

Castrum  ViLLAïa^M,  ChûteaurViUain,  bourg 
de  Fr.,  sur  TAujon  (Haute-Marne). 

Castrum  VnrooîacuM,  voy.  Vendoctnum. 

CAfnnuM  VcLPKNSE,  Castellum  Vulpinum, 
ChàieaU'Remrd,  ville  de  Fr.  (Loiret). 

Casti'a,  Kastm,  Kastau,  pet.  ville  autri- 
chienne du  roy.  dlUyrie,  sur  la  mer 
Adriatique. 

CAsnxo  ILiv..  Sil.  Ital.l,  KaoroXciv  [Po- 
lyb.,  Strab.j,  KiorXwv  [Plut.],  KoMrrouXwv 

[Ptol.] ,  MuNiapiuM  Castulonense  [Inscr.], 
ville  des  Oretani^  dans  la  Tarrac.,  auj. 
Cnzbna,  bourg  d'Andalousie,  et  suiv. 
d'autres  géographes.  Florez,  Reichard, 
etc.,  Oizorla,  ville  de  la  même  prov., 
au  N.-E.  de  Jaen. 

Castulonensis  Saltus  [Liv.,  Caes.] ,  Sierra 
de  Ccaorla,  près  de  la  vallée  et  de  la 
ville  du  même  nom. 

Casuaru  i Itin.  Anton.],  près  du  lac  d'An- 
necy, aans  les  Alpes  Grajœ.  auj.  Cese- 
rieux,  bourg  de  Fr.  (Haule-Savoie). 

Casuentus  11.  [Plin.],  le  Basiento,  suiv. 
Manncrt,  mais  plutôt  le  Cavme,  qui  se 
jette  dans  le  golfe  de  Tarente. 

Casll^,  Casoliy  bourg  napolitain  de  l'A- 
bmzze  citer. 

Casurgis,  Kaooup^î;  [Ptol.],  localité  de  la 
Germanie,  chez  les  Lyçii,  auj.  Karzen, 
bourg  entre  Brieg  et  Scnweidnitz,  suiv. 
Reicbard.  On  a  quelquefois  donne  à 
Prague  cette  dénomination. 

Catacium,  Catancium  [Cluv.],  Catanzaro, 
ville  napolitaine,  chef-lieu  de  la  Cala- 
bre  ultér. 

C\TALAUNi  [Cell.],  Catelauni,  peuple  de  la 
Gaule  Belgique,  qui  habitait  une  partie 
du  dép.  actuel  de  la  Marne. 

Catai*aitni  Campi,  Catalaunici  Cabipi,  Cata- 

UiCNENSISTERRITORUCAMPANIA  fFrédég.], 

5 laines  qui    entourent  Chàlons- sur- 
lame, et  dans  lesquelles  les  hordes 
d'Attila  furent  anéanties  en  451. 

Catalaunu,  Catalonu  [Cluv.,  Cell.],  Go- 
THALAUMA,  partie  orientale  de  l'Espagne 
Tarraconaise,  auj.  Cataluna  (la  Catalo- 
gne,  Catalonien  en  ail.),  l'une  des  douze 
cap.  génér.  d'Espagne. 

C^TALAUNUM  [CclL],  Catai-auni  [Eutrop., 
Jomand.],  Catelauni  [Ammian.],  Duro- 
CATELAUSi  juin.  Anton.],  Civitas  Catel- 
LAUNORUM  |Not»  Prov.  ctCiv.  Gall.],  ville 
des  Catelauni^  dans  la  Gaule  Belgique^ 


auj.  Chaalons,  Châlons-sw-Mame,  ville 
de  Fr.  (Marne). 

Deux  indications  précieuses  relatives  à  Pane,  typo- 
graphie châlonnaise  nous  sont  fournies,  l*une  par 
M.  Brunet,  l'autre  par  le  Suppl.  du  Dr  Cotton  :  Les 
dictz  des  oysetuix  (sic)  i  \\Et  des  besteê  par  hys- 
tores  (au  recto  du  dernier  f.  )  :  imprime  à  Chaa- 
dons  par  Estienne  ||  bally  Imprimeur  demourant 
deuant  J|  nfe  dame  en  vaulx  près  ta  grosse  teste, 
pet  iii-4  goth.  ff.  non  chif.  —  M.  Brunet  nous  raconte 
comme  quoi  les  précieux  fragments  de  cet  incunable 
champenois  furent  trouvés  dans  la  couverture  d'un 
vieux  li^re  appartenant  au  duc  d*Arenberg,  qui  les 
lui  fit  offrir  par  M.  Ch.  de  Brau.  Toutes  les  pages  de 
ce  livret  sont  entourées  de  bordures  sur  bois  repré- 
sentant, comme  celles  des  anciennes   heures,  des 
fleurs  et  des  animaux.  Le  ro  du  premier  f.  donne 
le  titre  ci-dessus  en  deux  lignes,  au-dessous  desqueUes 
a  été  gravé  un  aigle;  le  verso  ne  contient  qu'une 
bordure  sans  texte.  Au  ro  du  dernier  f.  se  lit  la  sous- 
cription en  S  lignes,  et  au-dessous,  en  haut  d*une 
seconde  bordure  goth.,  les  lettres  A  et  B,  qui  semblent 
être  des  signatures  ;  au  vo  du  même  feuillet  se  trouve  la 
devise  en  rébus  Sola  Fides  sufTeeit ,  quePon  rencon- 
tre sur  plusieurs  impressions  du  typog.  parisien  Guy 
Marchand. 

Le  livre  châlonnais  parait  être  l*cssai  d*un  impri- 
meur inexpérimenté,  et  pourrait  remonter  aux  pre- 
mières années  du  xvi«  siècle. 

Voici  maintenant  Pindication  du  bibliographe  oxo- 
nien  :  Une  découverte  récente  que  M.  Cotton  a  foite  k 
la  Bodléiennc  lui  permet  de  faire  remonter  Pimpri- 
merie  à  Châloiis  au  commencement  du  xvie,  peut- 
être  même  an  xve  siècle.  C'est  un  pet.  volume  in-16, 
inUtuIé  :  Diwmale  ad  usum  ecclesiœ  Cathataunen- 
sis,  qui  porte  à  son  dernier  f.  cette  souscription  : 
Uoc  presens  diurnale  impressum  fuit  Cathatauni 
per  Arnutphum  BocquiUon  :  impressorem.  Anno 
Domini  millesimo  guadrîgëtesimo  terdo  (sic)  Fice- 
sima  quarta  mësis  julii.  Que  signifie  cette  date 
fautive  7  certainement  1483  ou  iei9S.  Le  caractère  est 
gothique,  se  rapprocliant  beaucoup  de  celui  qu'em- 
ploie Germain  Hardouyii  pour  ses  heures  du  com- 
mencement du  xvie  siècle  :  les  signatures  sont  par 
S,  mais  le  premier  cahier,  cont.  le  titre  et  le  calen- 
drier, est  de  10  ;  les  cahiers  ne  sont  signés  qu'au 
premier  feuillet. 

Les  capitales  sont  rubriquées  à  la  main.  La  page 
signée  Ai  est  remplie  tout  entière  par  une  planche 
gravée  sur  bois,  la  Salutation  ançélique  ;  il  y  a  trois 
autres  sujets  gravés,  formant  la  bordure  des  pages 
sign.L.  2,  Q.  1,  et  R.  7.  Au  vo  du  titre  est  une  oraison 
\  saint  Geraldus  et  une  autre  à  saint  Quentin. 

Cet  Arn.  iiocquillon,  dont  le  nom  se  présente  ici 
pour  la  première  fois,  est  sans  doute  encore  un  de 
ces  imprimeurs  nomwdcs  qui  ont  parcouru  les  villes 
de  province,  laissant  çà  et  là  quelaues  traces  de  leur 
passaKC,  destinées  un  Jour  à  rendre  pénibles  les  re- 
cherches des  bibliographes  et  souvent  à  les  dérouiier 
complètement  :  ce  nom,  que  nous  ne  connaissions 
point,  devra  servir  de  point  de  départ  à  de  nouvelles 
recherches  de  la  part  des  bibliophiles  champenois. 

Il  nous  faut  arriver  à  la  fin  du  xvi*  siècle  pour 
retrouver  une  trace  iK>uvclle  d'imprimerie  à  ChâlouS' 
sur-Marne.  Nous  citerons  Pierre  Dubois  et  C.  Guyot, 
comme  les  principaux  imprimeurs  de  ce  siècle  ;  au 
commencement  du  suivant  nous  trouvons  Baussan, 
Germain  Nobily,  etsurtoutlesSeneuze,qui  restent  les 
principaux  typographes  de  la  ville  pendant  près  de 
deux  siècles. 

L'arrêt  du  conseil  du  21  Juillet  1704  fixe  à  deux  le 
nombre  des  imprimeurs  de  la  ville  de  Châlons-sur- 
Manie,  et  ce  nombre  est  confirmé  par  celui  du 
31  mars  1739.  Le  Rapport  fait  à  M.  de  Sartines  en 
1764  en  sîKnale  cependant  trois  exerçant  dans  cctie 
ville  :  Nicolas  Scncuzc,  établi  en  1700,  d'une  famille 
d'imprimeurs  qui  exerce  depuis  de  longues  années, 
emploie  4  presses;  —  la  veuve  Claude  Bouchard  et 
François  Ménier.  «  Les  imprimeurs  de  la  ville  avalent 
été  réduits  à  deux,  dit  le  Rapport,  par  suite  de  Par* 


295 


CATANA.  —  CATULI  ARA. 


296 


r£t  de  1739,  mais  on  les  a  laissés  subsister  par  tol(^- 
raiice  ;  le  même  arrêt  a  sapprimé  les  deux  impri- 
meurs de  Ste-Menehould  et  réduit  de  quatre  k  deux 
ceux  de  Rheims.  » 

Catana   [Liv.],    KaTocvY)   [Thuc,   Strab., 


PtoL],  Catina 

TINA    COLONU 


R 


Cic.  Verr.,  Juven.],  Ca- 
Plin.,  Cic],  ville  de  la 
côle  E.  de  Sicile,  au  pied  de  l'iEtna, 
auj.  Catania,  Catane,  chef-lieu  de  la 
prov.  du  même  nom,  en  Sicile. 

Tous  les  bibliographes  s'accordent  k  ne  faire  re- 
monter qu*à  Tannée  lOSO  l'introduction  de  Timpri- 
meric  à  Catane  :  //  MongibeUOy  deseritio  da  D.  Pie' 
tro  Carrera^  in  tre  lAbri,  nei  çuaici  oitra  diverae 
noiitie,  si  spiega  CkittoHa  degP  Incendi  e  le  Ca- 
gioni  di  queili.  Catania,  appr.  Rosso,  16^,  in-li 
(Hayra,  Gamba,  Catal.  Pineili,  Floncel,  etc.).  Mais 
Melzi  {Ànon,  et  Pseud,^  tom.  Il,  p.  A65)  nous 
donne  le  titre  d*iyi  irolume  publié  par  le  même  im- 
primeur Tannée  précédente  :  Rispoêta  di  VaUntiuo 
Fespai  (Pietro  Carrera)  in  difesa  di  Piett'o  Carrera 
contra  CApologin  di  Alessandro  Salvio.  Catania, 
anpresso  Giovanni  Rosso,  1635,  in-Hi.  a  Le  Salvio,  dit 
Melxi,  avait  critiqué  un  ouvrage  de  Carrera,  sur  le 
Ji;u  d'échecs;  traité  bien  connu  et  fort  recherché, 
publié  en  1617,  à  Mililello  (voy.  Bibl.  Aprosiana, 
>.  6!i4),  et  dédié  à  Tévéque  Oranciforte.  En  1639 
e  même  imprimeur  publie  un  ouvrage  plus  impor- 
tant du  même  auteur  :  Mcmorie  Istoriche  délia 
città  di  Catania,  dell*  Antica  origine,  e  sito  di  easa, 
ec.  da  D.  P.  Carrera  ;  con  le  iiicMarazioni  e  deseri' 
zioni  sopra  le  Medaglie  di  Catania  di  h'ilippo  Pa- 
ruta,  descrilte  con  figure.  Catania,  163a,  2  vol. 
in-fol. 

En  16â2,  Tévéque  de  Catane  Brancifortius  (Branci- 
forte)  établit  une  imprimerie  dans  son  palais  :  un 
des  rares  volumes  sortis  de  cette  typographie  parti- 
culière est  *  la  Bodléiennc,  et  cité  par  M.  Cotton  ; 
la  souscription  est  ainsi  conçue  :  «  In  nostro  Ca- 
lante Palatio,  per  A,  Disagnam,  typographum  Ca- 
tneralem.  » 

CATARA(rroNUM  [Itiu.  Anton.],  Kar&upaxTovtGv 
[Ptol.]  Catraractomum  [Géo.  Rav.] , 
ville  des  Brigantcs  dans  la  Britannia 
Romana,  auj.  Thoimborough ,  bourg 
du  Yorkshire;  ou,  suiv.  Reichard,  Ca- 
taract-Bridge ,  sur  leSwale  (Yorkshire). 

Catelliacum,  voy.  Cadillacum. 

Caterlogum,  Carlow,  ville  dlrlandc,  chcf- 
licu  du  comté  du  même  nom,  dans  le 
Leinster. 

L'Imprimerie  exista  dans  cette  ville  au  siècle  der- 
nier; un  Journal,  imprimé  par  \Vill.  Kiniicar,  the 
Carlow  Chronicle,y  j^rul  pendant  quelques  années; 
il  cessa  d'exister  à  la  mort  de  Kinnear  en  1^86 ,  et 
fut  remplacé  par  tfie  Carlow  Mercury  y  imprimé  par 
Eustace,  à  partir  de  1789. 

Cathanasl\;,  Catiienesia,  comté  de  Caith- 
ness,  en  Ecosse. 

Catharum,  voy.  Cattarus. 

Catigos,  llcuve  de  Lusitanie,  auj.  le  Sado; 
se  jette  dans  rOcéan  près  de  Sétubal. 

Catobriga,  voy.  Cœtobrix. 

Catobbigus  pagus,  le  KletUjau,  district  de 
Souabe. 

Catolacum,  Catolocum,  Vicus  Catoloceiisis 
[Acta  S.  Gcnov.]^  Catuluacum,  Fanum 


S.  DioNYsn,  St-Denys,  St-Denis,  irill^ 
de  Fr.  (Seine);  anc.  et  célèbi^* 
abbaye  de  St-Ben.,  dont  l'église  ren- 
ferme les  tombeaux  des  rois  de  Fr. 

Catonacum  ad  Sequanam^  (MabilU  ChaJtoUy 
bourg  de  llle  de  France  (Seine-et- 
Oise).  ^ 

Catoneum,  Codogno,  bourg  de  la  Vé- 
nétie. 

Catorissium,  [Géo.  Rav.]  Gantourisa.  anc. 
loc.  des  Uceni,  aui.  La  Garde,  Dourg 
du  Dauphiné  (Isère)  ;  ou  ViziUe,  suiv. 
Valois. 

Cattarus,  Kàrra^o;  [Procop.],  Catharum, 
Decadaron  (?),  Cattaro  (Kattor ,  en 
slave),  ville  forte  de  la  Dalmatie^  chef- 
.  lieu  du  cercle  de  ce  nom.  Nous  avions 
cité  cette  ville  au  mot:  Ascrivium,  mais 
Reichard  et  Forbiger  traduisent  Ascri- 
viuM  par  Andriez  (?),  et  d'un  autre  côté 
ils  voient  Cattaro  dans  le  Decadaron  du 
Géo.  de  Ravenne. 

Cette  ville  faisait  venir  tous  ses  livres  de  Venise 
ei  d*Udioe  :  et  ce  n*est  qu*à  la  fin  du  dix-boitièâie 
siècle  que  nous  trouvons  une  imprimerie  kxale. 
Voici  le  titre  du  seul  livre  que  nous  donne  la  BibUogr. 
dalmate  de  Valentinelli  :  Dott.  Marco  Jvamnriek 
Canon,,  délia  deditioûe  deUe  Bocche  di  Cattaro  à 
S.  M.  Imper,  l'rancesco  /«,  e  délia  antiea  oHoiM 
di  delta  Città,  Cattaro,  1799,  dalle  SUmpe  di  Flranc 
Andreola  Veneto,  stampatore  regio,  in-S. 

Mais  qu'est-ce  que  Andréa  Paltasich  stampaL,  di  Cat- 
tare  (1460-1490)  7  et  encore  Jerolim  Zagurovich  (Gi- 
rolamo  Zagurovich),  stampat.  da  Cattaro  (1556-158t), 
auxquels  les  archives  Zapovjestnicu  Ingoala^ensko 
consacrent  deux  articles  (ann.  1851, 1,  p.  lli'ltS}? 

Un  des  premiers  imprimeurs  de  Venise,  Jacobi  Ao> 
dreas,  était  de  Cattaro;  la  souscription  du  Pflnede 
1477  porte  : 

Qui  cupis  in  paruo  compendia  prisca  libeDo 
Me  lege  :  succincte  sum  pater  historic. 

Si  petis  artificem  :  quis  sit  :  patriamque  reqoiris. 
Jacobi  Andréas  :  et  Catharum  patiia. 

Catti     [Tac.     Ami,    et    Ilist,]  ,    Cdatti 

[Plin.J,  Xàrrci    fStrab.],  Xa-rrai   [Ptol.], 

Hassi  [Cell.],  peuple  de  la  Germanie, 
occupait  le  pays  desllessois  (Ilessen). 

CATTiMELiBocrM,  Kutzenclnbogen,  bourg  du 
Nassau. 

Cattorum  vicus,  Cattwyk,  ville  de  la  Hol- 
lande méridionale. 

Cattus,  Katzbach,  riv.  prussienne,  afïl.  de 
roder. 

Catuacum,  Catuapolis,  voy.  Duacum. 

Catuiaca  [Itin.  Anton.,  Tab-  Peut.],  à  la 
limite  occid.  du  dép.  des  Basses-Alpes, 
auj.  HeiUanm,  bourg  de  ce  dép.,  suiv. 
Papou  [Hist  de  Prav,):  ou  Oppedetk, 
village  de  l'arrondiss.  de  Forcalquier. 

Catuli  Ara,  Gattinara,  pet.  ville  de  la 
prov.  de  Vercelli  (Italie). 


297 


CATULLIACUM.  —  CAVEA. 


298 


Catcllucum^  Toy.  Catolacum. 

Caturig^  [Itin.  Anton.],  Catormagus, 
[Tab.  Peut.] ,  localité  des  Caturiges, 
K«Tcpi-pç  [Str.],  près  des  Alpes  maritimœ, 
auj.  Charges,  bourff  de  Fr.  entre  Gap  et 
Embrun  (Hautes-Alpes). 

CiTusucuM  fUin.  Anton.],  Caduppa  villa, 
Chaowrce,  sur  la  Serre,  bourg  de  Fr. 
(Aube);  patrie  d'Amadis  Jamyn  (voy. 
Caduppa). 

Cauca  [Plin.] ,  Koûxx  Ptol.],  ville  des 
Vaccaei,  dans  la  Tarrac,  auj.  Coca,  ville 
de  laHaute-Castille  (prov.  de  Scgovia). 

Caucucdm,Cauciacus  [ùmtin,  deFrédég.], 
Cauci  [Sigeb.  Chr.],CHAUsucuM  m  novio- 
MENsi  PAGO,  villa  mérov.  au  confluent 
de  rOise  et  de  l'Aisne,  Choisy^iWrBacq, 
village  près  Compiègne  (Oise). 

CLwaACUM  REGIUM  AD  SeQUANAM,  GaUCIACUM 

Palatium,     Gauuacum,    Choisy-le-Roy, 
bourg  de  Fr.  (Seine).  ^ 

Caucouberum,  Caucouberis  [P.  de  Marca], 
ColHoure,  ville  de  Fr.  [Pyrénées-Orien- 
tales). 

Cal^a  Vulpis,  Coda  di  Volpe,  cap  de  la 
Calabre  ultér. 

CACDER2,  Coudiez,  pet,  ville  du  haut  Lan- 
guedoc (Pyrénées-Orientales). 

CAunim,  [Cic,  Liv„  Itin.  Ant.],  Kaû^iov 
Strab.  *  Ptol.j,  Gaudinorum  CivrrAS, 
Orellij,  ville  du  Sanmium,  sur  la  voie 
Appienne,  aui.  Casale  di  Forchia,  dans 
laPrincip.  ultér.,  non  loin  du  défilé 
appelé  Caudinjî  Furcul-e,  les  Fourches 
Ccntdines. 

Caifunga,  vov.  Capungum. 

Gauixacum,  vov.  Cauci acum. 

Cal-lon  [Liv.,  Virg.],  KauXwvia  [Strab.], 
voy.  Castrum  Vetrium. 

Caux^,  Cobiomachus,  Caunes,  bourg  du 
Languedoc  (Aude),  anc.  abb.  de  Bén. 

Calnts,  localité  des  Celtiberi  dans  la 
Tarrac,  auj.  Moncajo,  ville  d'Aragon. 

Caura,  [Plin.],  Caura  Siarum,  Coria,  bourg 
d'Anaalousie,  près  de  Séville. 

CAURiuii,  Ka^icv  [Ptol.],  Cauria,  ville  des 
Vettones  dans  la  Lusitanie,  auj.  Caria, 
ville  d'Espagne,  sur  le  Duero  (roy.  de 
Léon). 

Le  Père  Mënestrier,  daus  le  Véritable  Art  du  Bla- 
um  (Lyon,  fienoist  Coral,  1671,  in-12,  p.  30],  pré- 
icnd  que  Gracia  Dei,  Roi  «P Armes  d'Espagrne,  com- 
posa en  Ters  espagnols,  appelés  Redondillas,  un 
I  Bkwm  General  de  todas  las  insignias  del  Uni- 
verwo,  •  in-4,et  que  ce  précieux  volume  fut  imprimé 
à  Coria  i  par  Maestre  Bartolome  de  Lilla,  Fia- 
meneOt  •  en  Pannée  iM9!  Hain  accepte  et  repro- 


duit cette  date.  Or  Gracia  Dei  fui  Roi  d*Armes  de 
Ferdinand  et  dUsabelle-Ia-Calholique,  qui  ne  mon- 
tèrent sur  le  trône  qu'en  lUlU.  M.  Brunet  cite  ce  vol. 
qu'il  date  de  1489,  et  qu'il  dit  imprimé  avec  des  ca- 
ractères grossiers  et  d'une  forme  singulière.  Mais  Ren- 
dez (édit.  de  1861)  fait  Justice  de  toutes  ces  alli^ga- 
gations  ;  il  soutient  purement  et  simplement  que  tout 
ceci  est  de  pure  invention  {afladCt  un  canard!);  qu'il 
n'exista  jamais  dMmprimerie  ^  Coria,  et  qu'à  cette 
prétendue  date  de  1U60,  selon  toute  prolKibilité,  Gra; 
cia  Dei  n'écait  point  né. 

Cependant  ce  volume  a  figuré  à  la  vente  Hanrott 
où  il  a  été  adjugé  au  prix  de  6  £  12  scb.  6  d.  ;  c'est 
donc  probablement  à  Soria^  dans  la  Vieille-CastiUe, 
qu'il  faiu  reporter  l'impression  de  ce  livre. 

M.  Gallardo,  dans  le  troisième  volume  ée  sa  Biblio- 
theca  Espaflola,  élucidera  probablement  ce  mvstère. 

Au  moment  de  mettre  sous  presse  Je  reçois  cette 
note  de  M.  A.  F.  Didot  : 

I  Tout  ce  mystère  résulte  ou  d'une  erreur  de  plume 
commise  par  le  Père  Ménestrier,  ou  d'impression 
de  son  imprimeur,  ou  d'un  renseignement  inexact 
fourni  au  l'ère  Ménesirier  qui  peut-être  n'avait  pas 
vu  ce  volume  très-rare,  puisqu'on  assure  que  hors 
celui  de  la  vente  de  Hanriott  (c'est  celui  très-probable- 
ment que  Je  possède),  il  n'en  existe  qu'un  au- 
tre dans  la  bibliothèque  des  Hiéronymites  de 
Lisbonne.  En  voici  le  titre  :  Blason  général  de 
todas  las  insignias  del  universo.  Dedicado  al  Sere- 
nissimo  principe  alto  y  muy  poderoso  rey  de  Porto- 
gai  {Jean  II,  qui  monta  sur  le  trône  en  MiSi), 
Hecho  en  la  universitad  de  Salamanca  Por  un 
gallego  MJo  del  dicho  estudio  renorabre  Gracia  dey. 
A  la  lin  on  lit  :  inpresso  y  entallado  wi  la  cibdab 
de  coria  por  maestro  Bartoleme  de  lila  ftamèco 
atko  de  mil  cccc  l  xxxix  (1489'. 

«  Cette  date  et  ce  colophon  mettent  fin  à  toutes  les 
discussions.  Ce  livre  est  des  plus  curieux,  particu- 
lièrement par  les  quatorze  grandes  gravures  sur 
bois  qui  occupent  toute  la  page,  et  par  un  grand 
nombre  de  blasons.  Il  donne  un  spécimen  de  la  gra- 
vure sur  bois  en  l'ortugal  à  cette  époque  reculée. 

«  A  la  suite  de  mon  exemplaire  est  imprimé 
dans  le  même  format,  à  deux  colonnes,  et  en  même 
caractère,  un  ouvrage  sans  gravure,  ayant  plus  par- 
ticulièrement en  vue  la  chevalerie,  il  contient 
24  feuillets  chiffrés.  » 

Cauron,  Kaûpov,  voy.  Andhos  Ins. 

Caurzimensis  pRoviNciA,  le  cerclede  Kaurzim, 
en  Bohème,  entre  la  Moldau  et  TElbe. 

Causenn^  [Itin.  Anton.l,  'ocalité  delaBri- 
tanniaRomana,  a.u},  Kesrvick,  sur  le  Non, 
bourg  du  Cumbcrland. 

Calterl*:,  Cauterets ,  bourg  et  sources 
thermales  (Hautes-Pyrénées). 

Gava  Juuani,  Cahilhana,  pet.  ville  du  Por- 
tugal (Graësse). 

Cavanensis  Comitatus,  le  comté  de  Cavan, 
en  Irlande  (Ulstcr). 

(^AVANUM,  vov.  BrEANIA. 

Cavari,  Cavares  [Plin.,  Mêla],  Kacuapci 
[Strab.],  Kaûopoi  [Ptol.] ,  peuple  de  la 
Gaule  Narbon.  11^,  habitant  les  bords 
du  Rhône;  son  territoire  forme  auj. 
le  dép.  de  Vaucluse. 

Cavarum  oppidum,  voy.  Avenio. 

Cavea,  Cava,  la  Cava,  bourg  d'Italie,  dans 
la  Principauté  citéricure;   tout  auprès 


299 


CAVICLUM.  —  CELLA. 


300 


est  le  célèbre  monastère  bénédictin  du 
même  nom. 

Caviclum  [lUn.  Anton.] ^  local,  de  la  Baeti- 
que,  auj.,  suiv.  Reicnard^  TorredeCalor 
honda,  bourg  de  l'Andalousie. 

Cavortium,  Caours,  Cavour,  bourg  du  Pié- 
•   mont^  au  N.-O.  de  Saluzzo. 

Cazalia,  Cazals,  bourg  du  Quercy  (Gers). 

Cazeca,  Ka^î)Mt  [Arrian.],  ville  de  la  Sarnla- 
tie  européenne^  dans  la  Cbersonèse 
Taurique^  auj.  Tasch-Katsckik ,  en 
Crimée. 

Caziacum,  Checucum,  Chezy-r Abbaye  s 
comm.  de  Fr.  (Aisne)^  anc.  abb.deBén. 

Cea  [Plin.  Ovid.,etc.],  Ceos,  Kïû»;  [Strab., 
Steph.],  K(xç6ai«,  Kîa  [Ptol.l,  île  des 
Cyclades,  auj.  Zea,  dans  TArcnipel. 

Ceba  [Plin.]j  ville  de  Lieurie,  sur  le  Ta- 
naro,  auj.  Ceva,  ville  du  Piémont 
(prov.  de  Mondovi). 

Cebanum,  voy.  Geneva. 

Cebenna  Mons  [Cœs.  Vil],  Gebenna  [Plin. 
Cell.],  Gebennici  Montes  [Mêlai,  Cemme- 

NUS    MONS,    Tô    Ke;A{Mvov    Ôpo^      Strab.]  , 

Ta  K«(xji.eva  cprj  [Ptol.] ,  les  Cévmnes , 
chaîne  de  montagnes  qur  rattache  les 
Vosges  aux  Pyrénées,  du  N.-E.  au  S.-O. 

Cebennica  regio  [Luen.],  Gebennarum 
Tkacttîs,  les  Cévennes,  anc.  prov.  fran- 
çaise, faisant  partie  du  Languedoc,  et 

,  comprenant  le  Gévaudan,  le  Vivarais  et 
le  Velay. 

Cebrus  FL.,CiABRUs,Kîap.Gpoc  [Plol.],fleuve 
de  la  Mœsic,  afQ.  du  Danube,  auj.  le 
Zibru  [Forbigcr]. 

Cecerr.*:,  voy.  Cervaria. 

Ceciuonicim  filin.  Ant.],  ville  de  la  Baeli- 
quc,  auj.  Batios  en  Andalousie,  suiv. 
M.  (le  I^borde. 

Cecina  [Mêla],  ville  d'Étruric,  auj.  Cesina, 
bourg  de  Toscane. 

Cecinna  fl.  [Plin.],  le  Cecina,  rivière  de 
Toscane. 

Cecropia,  voy.  Atiiex.e. 

Cedexs,  Cens,  comm.  deFr.  près  Roche- 
corbon  (Indre-et-Loire). 

Cedonie  [Tab.  Peut.],  en  Dacie  ,  auj. 
Szerdahely,  ville  des  prov.  danubiennes. 

Cela  [CIuv.],  fl.  de  Sicile,  auj.  Fiume  di 
Terra  Nnova, 

Celadus  fl.  [Mêla],  fl.  de  la  Tarracon., 
auj.  le  Celaao  ou  Rio  de  Gefrones, 

Celeja  [Plin.,  Itin.  Anton.],  KtXiia  [Ptol.], 


dans  le  S.-E.  de  la  Norique,  auj.  CiUy, 
ville  de  la  haute  Autriche  (Steyer  mark), 
chef-lieu  d'un  cercle  du  même  nom, 
Celejensis  Comttatus. 

Celemantia,  ville  des  Quadi,  dans  la  Ger- 
manie, auj.  Kalminz,  près Comorn,  en 
Hongrie  [Cluv.]. 

Celena  [Itin.  Hier.],  Cansilenîi  [Tab. 
Peut.],  ville  de  la  Pannonie,  auj.,  suiv. 
Reichard,  Czelktovcze,  en  Hongrie. 

Celetrum  [Liv.  32],  ville  de  riHjrie  grec^ 
que,  auj.  Kastoria,  ville  de  Dalmatie, 
suiv.  Pouqueville. 

Celeusum  [Tab.  Theod.],  localité  de  la  Vin- 
délicie,  sur  la  rive  droite  du  Danube, 
auj.  Œtling,  ou  Ettling,  bourg  de 
Bavière. 

Ceua,  KikioL  [Strab.,  Ptol.],  GtEUAinm 
[Tab.  Peut.],  Cœijnus  Agbr  [Front.], 
ville  de  TApulia  Peucetia^  avg.  Cêfin, 
Ceglie,  ville  de  la  Terra  di  Bari,  prov. 
napol.  du  roy.  d'Italie. 

Cella,  CsLLiE,  In  Celle;  plusieurs  localités 
en  Fr.  portent  ce  nom:  CeltaGlodoalu, 
la  Celle  St-Cloud,  etc. 

Cella  [Cluv.,  Coll.],  CeujE,  CESLA[God. 
Gothao.J,  Shaesla  [Cod.  Guelferb.I, 
Zella,  Celk,  ville  de  Hanovre,  dans  la 
prcf.  de  Luneburg. 

M.  Temaux  cite  un  volume  irapriiné  duift  cttte 
▼illfî  en  1680  :  Heldebrandus  (sic), de  immorUUUÊte 
animœ  ;  Cellis,  1680,  in-ft.  Nous  ignorons  où  ce  bi- 
bliographe a  puisfTcette  indication.  Les  CatsL  <r Ams- 
terdam (ap.  ianss  Waesberg.)  qui  coodennent  Is 
liste  des  ouvrages  imprimés  en  Allemagne,  Fmce, 
Belgique, etc.,  de  167S  à  108S,  n'en  disent  pas  vn  mot; 
le  Père  Le  Ix>ng,  Bauer,  Freytag,  etc.,  Imilcot  et 
silence  significa  tir. 

D*un  autre  côté,  Feverlin  (INM.  Symb.  lartA.  I, 
p.  S70)  fait  remonter  k  IMl  la  date  de  Timprimerfe 
dans  cette  ville,  citant  un  Catèchiime  par  Orbuas 
Regius,  portant:  «  CeUœ  Saxonum^  ÎM,  »  Est-oe  It 
date  de  la  composition,  est-ce  celle  de  rinipresiion  T 
Ce  livre  lui-même  existe-t-U?  le  fait  parait  doacen; 
nous  connaissons  un  très-grand  nombre  d*onvrage8 
théologiques  d*(Jrbanus  Rc^ns  ;  tous  sont  inurirais 
à  des  dates  postérieures,  et  aucnu  n'est  ei&até  à 
Celle  ou  Zell,  et  nous  ne  trouvons  dans  aucun  biblio- 
graphe trace  de  ce  CatechigmuM  dont  parie  Fevertin. 

Cella  ad  Mosellam,  Zell  imHamm,  ville  de 
la  Prusse  Rhénane  (rég.  de  Coblentz). 

Cella  Franconica,  Zell,  bourç  de  Bavière, 
dans  le  cercle  du  HautrMein. 

Cella  Rudolpiii,  Cella  Suevle,  Zell  am 
Harmersbach,  bourg  du  gr.-duché  de 
Bade  (Kinzigkreise). 

Celia  s.  Canici,   voy.  Kîlkenu. 

Cella  SoLA,  Cella  Solonis  ,  Sohlenhofen, 
bourg  de  Bavière,  sur  rAltmûhl. 

Cella  Tirolensis,  Zell  im  ZUlerthale,  bourg 
du  Tyrol,  dans  le  cercle  d'Inspruck. 


30i 


CELL^  —  CENETA. 


302 


Gell^9  Cala  y  Calla,  Kala^  Ciiielle 
[Pnec.  Roberti  Reg.],-  [Ane.  Chr.] , 
Cht'iles,  bour^  de  Fr.  sur  la  Marne 
(Seine-et-Marne)  ;  abb.  célèbre  de 
fillos  de  St-BenoU  ,  fondée  par  la 
reine  Bathilde  au  vu*'  s.  Concile  en 
1008. 

Cell£  îltin.  Anton.],  KgXXu  [Hierocl.], 
Tille  ae  Macédoine,  auj.  Ostrova,  dans 
le  pachal.  d'Andrinople. 

Cell£,  Celles,  Selles;  plusieurs  localités, 
et  anc.  abb.  de  ce  nom  en  Fr.  Nous  ci- 
terons SelleS'Sur^her,  ville  de  Fr.  (Loir- 
et-Cher),  avec  une  antique  abbaye  de 
Feuillants,  fondée  par  Cbildebert. 

M.  Cotton,  du»  son  premier  ouvrage,  dit  avec  aa- 
torité  :  SeUêi^  tar  la  rivière  le  Cher  :  imprimerie 
1618.  Noos  déclarons  a%ec  confiosion  ignorer  abso- 
Inment  ce  qaH\  veut  dire. 

Cellerina,  localité  de  la  Haute-Engadine, 
dans  le  canton  des  Grisons  (Suisse). 

M.  Temaux  emprunte  ft  raoteor  anon.  de  P/ffs- 
toire  de  l'imprimerie  en  Suisse  (Saint-Gall,  18M 
fai-S)  one  anecdote  que  nous  mentionnerons  ;  pour 
eiémterle recueil  decantiaues  nécessaires  au  service 
divin,  le  dergé  fit  venir  oe  Bergame  un  imprimeur 
qui  cliargea  sur  son  dos  et  sur  son  âne  le  matériel 
nécessaire  à  cette  impression  :  dans  une  écurie, 
sacs  antre  sMe  que  celle  d*un  petit  vacher,  il  par- 
vint h  terminer  ce  recueil  de  Cantiques,  qui  forma 
nn  gros  hi-a,  asses  bien  exécuté.  On  ne  nous  dit  pas 
en  qneOe  année  s'accomplit  ce  tour  de  force;  on  ne 
nous  donne  pas  non  plus  malheureusement  de  preuve 
à  l*appui  d'une  assertion  qui  nous  parait  un  peu 
riaqnée. 

M.  Cotton,  en  disant  que  G.  N.  Gadiiia  y  éublit 
one  imprimerie  en  1705,  trancherait- il  la  question 
et  nous  donnerait-il  ï  la  fois  le  nom  et  la  date  qui 
noos  manquent?  Cela  ne  serait  pas  impossible  ;  mais 
il  ijonte  que  ce  Gadina  avait  en  même  temps  une 
pretseà ScuoI,  bourgdu  même  canton:  ce  qui  ne  nous 
rapproclie  pM  de  Bergame;  de  plus  il  y  a  entre  ce 
nom  G.  A*.  Gadina  et  VEngadina,  vallée  célèbre  de 
ce  canton  des  Grisons,  une  certaine  similitude,  une 
aorte  d*ooomatopée  qui  nous  inquiètent. 

Ceuous  fl.)  KiXvicc,  dans  la  Britannia  Bar- 
bara, auj.  le  Spey,  ri?.  d'Ecosse. 

Celsa  [Plin.]  KiXca  rStrab.,Ptol.],  Colonia 
VicTRix  Juua,  ville  des  Edctani,  sur  la 
rive  gauche  de  l'Ébre,  dont  on  voit  les 
ruines,  suiv.  Marca  et  Florez,  à  Yclilla 
près  Xelsa  (Aragon). 

Celsona,  Solsona,  ville  d'Espagne  (Catalo- 
gne). 

CELTi,  K^Tflu,  KsXtoi  [Polyb.,  Strab.,  etc.], 
nom  primitif  d'un  peuple  qui  couvrait 
la  plus  grande  partie  de  l'Europe  ;  ce 
nom,  à  l'époque  des  guerres  de  César, 
n'était  conservé  qu'aux  habitants  de  la 
Gaule  Celtique. 

Celttbebes  [Lucan.],  KtXTiêtjpt;  [Polyb., 
Strab.],  Celttberi  [Plin.,  Liv.],  peuple 
de  l'Espagne  Tarrac.  formé  de  lareunion 
des  Celtes  et  des  Ibères. 


Celtiherta  [Plin.,  Liv.,  Cœs.l,  KiXTi6vipia 
Polyb.,  Strab.],  prov.  de  la  Tarraco- 
naisejforme  auj.  la  partie  S.-O.  de 
TAragon,  le  S.  de  la  NavaiTe,  la  prov. 
de  Soria  dans  la  Haute-Castille,  et  le 
N.'  E.  de  la  Nouvelle-Castille  (prov.  de 
Cuença). 

Celtica,  voy.  Gallia. 

CELTia,  KsXtixoi  [Strab.],  peuple  de  la 
Lusitanie;  occupait  la  prov.  actuelle  de 
l'Alemtejo. 

Celticoflavu,  Torrecilla  de  Aldea  Tejada, 
ville  d'Espagne,  près  Salamanca. 

Celticum  Promontorium,  voy.  Artabrum. 

Celtorum  Mons  ,  le  Cantai ,  montagne 
d'Auvergne  qui  donne  son  nom  à  un 
département. 

Celurca,  Mons  Rosarum,  Montrose,  Mont- 
ross,  ville  d'Ecosse  (comté  de  Forfar). 

LMmprimerie  remonte  en  cette  ville  ft  Tannée 
1784,  nous  dit  le  Suppl,  du  0'  Cotton,  et  le  nom  du 
premier  typographe  est  :  George  Johnston. 

Celydnus,  KiXu5'voç  [Plot.],  fl.  d'Épire,  des 
monts  Acrocérauniens  à  l'Adriatique, 
auj.  le  Saluich. 

Cembum,  Gexnepim,  Gennep,  bourg  de  Bel- 
gique (Limbourg). 

Cemeneuum  fPlin.],  Cemenelum  [Tab. 
Peut.],  Kgp.iv8Xc&v  [Ptol.l,  localité  des 
Vedtantii  dans  les  Alpes  Maritimae  ;  aui. 
les  Cimiez,  Notre-Dame  des  Cimiez,  vill. 
et  anc.  abb.  qui  dominent  la  ville  de 
Nice  (Alpes -Maritimes). 

Cemmexus  Mons,  vov.  Cebenna. 

Cena  fltin.  Anton .1,  localité  de  Sicile, 
suiv.  Forbiger  et  Mannert,  Monte-Aile" 
gro,  près  Agrig^entc;  suiv.  Reichard, 
Cianciana;  mais  Bisch.  et  MôlI.  pren- 
nent Cena  pour  un  fleuve,  et  le  tradui- 
sent par  Fivme  délia  Cane  ;  l'Itinéraire 
d'Autonin  donne  certainement  Cena 
comme  une  station,  à  xviii  m.  p.  d'Agri- 
gente  et  xn  m.  p.  d'Allava. 

Cenabi^m,  voy.  Aureua. 

Cenadium,  voy.  Canadium. 

Cen^um  Prom..  KTÎvaiGv  [Strab.,  Ptol.], 
cap  de  l'île  d'Eubée,  auj.  Cap  Litar  ou 
Canaias  (Negroponte). 

Cenchre^e  [Plin.. Liv.].  Ki^^psai  [Thucyd.l, 
Kipcptai  [Strab., Ptol.], Ks-prpi;  [Callim.], 
ville  et  port  de  Corinthe,  du  côté  du 
golfe  Corinthiaque;  s'appelle  auj.  Kelûir 
ries  (Pocockc). 

Cenestum,  Santa-Lucia,  bourgade  de  l'Ile 
de  Corse. 

Ceseta  [Grut.),  Cesitense  Cjistrum  [Gesta 


303 


CENETUM.  —  CENTU[.UM. 


304 


Longob.],  ville  de  la  Gaule  Transpadane, 
auj.  Ceneda,  dans  la  Vénétie,  près  de  la 
Carniole. 

Falkenstein  n^enregistrc  pas  cette  ville  parmi  celles 
qui  ont  Joui  des  bénéfices  de  rimprimerie,  mais 
M.  Gotton  dit  que  Marcus  Uaserias  imprimait  à 
Cinéda  en  1609. 

Cenetl'm,  Cerreto,  bourg  de  la  Terra  di 
Lavoro,  prov.  napol.  duroy.  d  Italie. 

Ceni  Magm  ,  peuple  de  la  Britannia 
Romana;  liabit.  les  comtés  actuels  de 
Sutfolk,  Norfolk,  Cambridge  et  Hun- 
tliigdon. 

Cenisius  Mons,  le  Mont-Cenis. 

Cenna^  Cinna  ,  Langenzenn ,  bourg  de 
Bavière,  près  Nuremberg. 

Cenni,  Kevvci  [Dio  Cl,  peuple  de  la  Vindé- 
licie,  au  N.-E.  du  lac  du  Garde. 

Cenomani  [Plin.],  Ktvcoavcî  [Polyb.,  Sir. 
Ptol.],  vulgo  Cœnomani,  peuple  de  la 
Gaule  Lyonnaise  111%  faisant  partie  de  la 
nation  des  Aur^Rci,AùXi9xici  ol  Ktvcaavo{ 
[Ptol.]. 

Cenomani,  Ktvofxavcf,  peuple  de  la  Gaule 
Cisalpine,  au  N.  du  Pô  ;  c'était  une  frac- 
tion des  Aiilerci  de  la  Lyonnaise  11I«,  qui 
vinrent  s'établir  sur  le  territ.  des  Euga- 
néens  au  iv«  s.,  et  en  chassèrent  \fs  ha- 
bitants. 

Cenomanum,  Cenomani  [Cell.j,  Cenomania 
(Civitas)  [Greg.  Tur.].  Civitas  (^enoman- 
NORUM  fNolit.  Gall.J,  Cenomannum 
^Cell.l,  SuBDiNNL'M  [Tan.  Peut.],oùiv^ivcv 

Ptol.J,    ViNDINUM,    ou   plutôt   SUINDINUM 

d'Anville],  capitale  des  Aulercr  Ceno- 
mani, auj.  le  Mans,  chef-lieu  dudép.  de 
la  Sarthe;  anc.  cap.  de  la  prov.  du 
Maine, 

En  tôle  d*un  manuscrit  de  la  Ribliothèque  impé- 
riale (Fonds  latin,  n«  13,303}  se  trouy.iit  une  pHiie 
pi(ce  gotliiquf  de  h  feuillets,  que  nous  a  romuiuni- 
quéc  obligi  amment  M.  Guérin,  secrétaire  de  Tadmi- 
uisiration  ;  en  \oici  le  titre  et  la  souscription  :  Abé- 
cédaire •'  L'Oraison  dominicale,  La  Salutation 
Angélique.  Les  douze  article»  de  ta  foy,  La 
bénédiction  de  ta  table.  La  confession  générale. 
Quant  on  monstre  nostre  Seigneur,  Quant  on 
tnonstre  le  calice.  Quant  on  monstre  nostre  Sei- 
gneur deuant  le  Pater  noster.  Ofaison  a  son  bim 
ange,  ijes  respons  de  la  àtesée.  Les  dix  coninumUe- 
mens  de  la  loy,  Ixs  commandemens  de  l'egli^e. 
A  la  fin  :  —  Au  Mans,  par  Mathurin  le  Roux,  de- 
meurant en  la  grand  rue.  15.1,  pièce  de  Ci  ff.  pet. 
in-8,  goth. 

Malheureusement  le  troisième  chiOlre  de  la  dateest 
graité  et  a  couiplc^tement  disparu  ;  mais  tout  nous 
porte  ^  croire  quMl  faut  lire  1541,  ou  tout  au  moins 
1551  :  dans  la  premièn*  hypothèse,  ce  serait  le  pre- 
mier livre  avec  date  qu'il  nous  serait  possible  de 
citer;  avec  la  seconde,  il  ne  passerait  qu'en  seconde 
ligne,  car  nous  avons  en  1546  un  admirable  livre  à 
mentionner  : 

Missale  ad  vsum  preclare  eclcletie  Cenomanësis 
nuper  adminiculo  et  auxilio  Do^ctissimorù  tirorû 
a  nonnullii  mendis purgatum  |  aclprittine  integri- 


tati  restitutû  :  Sacre  quoap  biblie  eonicordantijt 
passim  adornatum  :  et  aaauctum,-^  VenundÙtwr 
Ccnoiti  apnd\Dionysi1l  Gaignot  :  FroMeiMeum  Co» 
chéri  :  Alexandrû\Chnueti  :  et  Stephtmwm  Brim- 
deau  ;  commovaû.  in  ma}gno  vico  diui  ImUani 
ïpressum  anno  diïi.  m.d.xlvi. 

Au  v<*  du  dernier  f.  est  cette  souscription  avec  la 
marque  de  Gaignot  : 

Impressuni  Ceuomanis.|Per  Dionysium  Gaifoot 
CalcographQ.|Conimorafi  prope  EcclesiamlDiol  in- 
liani  IM.  0.  xlvJ. 

In  fnl.  goth.  avec  fig.  en  bois,  sur  2  coL  de  Mlig. 

I^  bel  exempl.  de  la  Biblioth.  impériale  a  dix  feuil- 
lets du  Canon  de  la  messe  imprima  sur  vélin. 

Ce  nom  de  Mathurin  le  Koux  que  nous  avons  cité 
à  Tart.  Abécédaire  pourrait  n*être  que  le  non  d\m 
libraire;  mais  dans  le  cas  contraire  ce  ne  serait  qifini 
de  ces  typographes  passagers  qui  colportaient  de 
V  ille  en  ville  leur  matériel  et  leur  industrie,  car  noua 
ne  connaissons  aucun  autre  livre  qui  porte  son  non, 
tandis  que  Denis  Gaignot  semble  être  le  véritable  et 
sérieux  premier  imprimeur  de  la  ville,  travaHlant 
à  la  fois  pour  le  clergé,  la  municipaUté  et  les  pntl- 
cnlicrs.  Nous  citerons  encore  le  Coustumier  de  lS5t, 
in-8,  sur  Irquel  son  nom  figure  comme  libraire  et 
comme  imprimeur  a?ec  cclni  de  Macé  Vaoœlles  et 
d'autres  librairies. 

A  la  même  date  les  Soels  nouueaulx ,  tics  le  dumt 
de  plusieurs  belles  chansons  nouvelles  de  eeetepre- 
tente  année  mil  cinq  cens  L,  iiil.  Imprime  au 
Mans,  par  Denys  GaiKnot,  imprimeur  et  libraire  de- 
mourant  en  la  grand  rue  près  Saint-JnUan. 

Nous  avons  au  xvi*  siècle  un  grand  nombre  de 
recueils  deNoëls  et  Cantiques  imnriuiés  en  cette  ville, 
et  Jusqu'à  la  fin  de  ce  siècle  les  difTérenta  imprimeurs 
qui  les  exécutcnr  empl:)ient  V*.  caractère  gothique, 
fait  qui  se  rppn'-scntc  dans  plusieurs  villes  de  pro- 
vin<c  quand  à  Paris,  Lyon,  Kouen,  etc.,  ce  caractère 
était  abandonné  depuis  longtemps  comme  suranné. 

1^  famille  desOlivior  fournit  une  nombreuse  suite 
d'imprimeurs  à  la  ville  du  Mans;  le  premier,  llié- 
rosnie  Olivier  ^1505-IOOft),  puis  sa  veuve,  qui  débute 
en  1005:  François  olivier,  à  la  fin  du  ivi'  siècle^ 
Germais  Olivier,  que  nous  croyons  le  fils  de  JèrAme, 
au  xvii<  siècle;  enfui  un  second  Hiérosme  Olivier,  an 
milieu  de  ce  même  xvii"  siècle  :  on  doit  k  celui-ci 
plusieurs  livres  importants  :  les  Mènufirei  des  Com- 
tes du  .Plaine,  par  IHerre  TrouiUart,  lôW,  inlî, 
et  les  Prémices  de  la  Poésie  du  Sr  de  BouUte, 
I6'47,  in-8.  etc. 

Les  arrêts  de  1704  et  de  1730  fixent  k  deux  le 
nombre  des  imprimeurs  autorisés  de  la  ville  du 
Mans,  et  le  Rapport  fait  à  M.  de  Sartincs  en  VHk 
omet  celte  ville,  fait  que  nous  ne  pouvons expllqutT. 

Centroxes  fC«Ts.J ,  peuple  de  la  Gaule  Bel- 
f^Mquc;  halutail  une  partie  du  Hainaut. 


Centrones  [Ca^s.J,  KîVTowvt;  [Ptol.l,  peu- 
ple de  la  Gaule  Narnonnaise;  nabitait 
la  Savoie  orientale,  partie  de  laTaran- 
taise  et  du  Faiicigiiy. 

CeNTROMJM    CiVlTAS,   S.    Tfll'lKïNlS  OPPTItUM, 

Saint-Tivyen ,   Saint-Trond,    ville    de 
Br'lp^ique  (Limbourg). 

Cextronum  Civitas  [Not.  Prov.],  Daran- 
TAsiA  [Ilin.  Anton.],  Monasteriitm  in 
Tarantasia,  Monsterium,  local,  des  Cen- 
trones, auj.  Moutiers,  Moutiers-en-Taran- 
taise,  ville  de  France  (Savoie). 

Cextulum,  Centula,  s.  Richaru  od  Ricre- 
Rii  MoNAST.,  s.  Ricquier,  S,  Atguter, 
hourji:  et  anc.  abb.  de  Picardie 
(Somme). 


305 


CENTUM.  —  CERAUSÏUS  MONS. 


306 


M.  F.  IV>nT  signale  an  fait  intéressant  à  propos 
de  rette  célèbre  abbaye  :  le  moine  Héric,  charK«^  par 
Louis  le  Débonnaire  de  l*(yconomat  du  monas- 
tèfe,  rapporte,  dans  an  état  daté  de  831,  que  la 
rtK  des  fabricants  de  boucliers,  Ji  St-Ricquier,  était 
chargée  de  foomir  la  couverture  des  livres  qui  fai- 
saiait  partie  de  la  bibliothèqoe  conventuelle,  et  dont 
le  catabiguea  été  consené  par  le  moine  llariulfe.  Ces 
livres  étaient  reliés  et  cousas  dans  cette  même  roe, 
et  crttt  doable  opération  coûtait  annuellement  à 
rabbiye  la  somme  de  30  sous  d*or. 

Cestcm,  Cento,  ville  d'Italie  (délcg.  de 
Ferrare). 

Cest  i  ramiée  iShS  que  Falkenstein  fait  remonter 
rimprimerie  dans  cette  ville,  que  nous  ne  connaissons 
ini^re  que  comme  ta  patrie  du  Guerchin,  et  voici,  à 
cette  date,  le  livre  que  dte  llaym  (p.  467,  1  )  :  Vo- 
eaMarkf,  Gramaiica,  ed  Ortofirafia  delta  lÀngua 
woiifwre  di  Alberto  AeariMio  (u  Accarisi).  Geuto, 
1543,  iQ-4.  Edition  rUtampata  per  U  yalgriiio,  ji 
\enise,  en  155ê  :  c'est-à-dire  que  cet  imprimeur 
acheta  en  bkic  ce  qui  restait  de  Pédition  de  Cento 
rt  renouvela  le  litre  et  le  dernier  feuilleL  Doni  dit 
de  cet  ouvrage,  •  Me  oppressa  delV Accarisio  eran 
te  parole  dello  seriver  bene,  ma  in  fatti  lo  seriver 
êene  era  appresu}  agit  altri.  • 

CentumCell*  [Plin.,  Itin.  Anton.,  Tab. 
Peut],  KivTWttJttXXoi  [Procop.] .  Cell^e 
[Frag.  Iliu.  Anton.], TRAiANUM[Fr.  Itin. 
Anton.],  ToaUtvoç  Xi^ai^  [HoI.],  CnriTAS 
vETrs  [Celi.J,  Cenceixe,  Centocelle 
[anc.  chro.],  ville  d'Étrarie,  aui. 
Cirita  Veccfaa,  Çvdta  Vieja  (en  Esp.), 
ville  et  port  des  États  pontificaux,  dans 
la  délégat.  de  Viterbe. 

Si  le  lieu  dHmpression  n'est  pas  supposé,  Melxi 
{Anom.  et  PsewL)  nous  donne  deux  indications  qui 
nous  permettent  de  faire  remonter  rimprimerie  en 
cette  «Ole  aux  années  1621  et  1631  :  Il  Pan- 
taUme  impazito,  Commedia  in  prosa  (di  Francesco 
Rlghetti,  Mantovano).  Civitk  Vecchia,  1621,  in-12, 
seconde  édition;  la  première,  de  169  «,  est  de  Viterbe. 
—  Gli  Àmanti  Sctiiavi,  Commedia  di  Francesco 
ir«nl«{(Mledelchini).Givita  Vecchia,  1631,  inl2.  Ce 
Miedelcbini  publia  d'autres  ouvrages  sous  le  nom 
d*  il  Academico  Ritirato. 

Cestum  Colles,  Htmdertsbuei,  ZashaloJi, 
hourg  de  Transylvanie,  près  Hcrman- 
stadt. 

Centiripa  [Itin.  Anton.,  Tab.  Peut.], 
Cexturipa  [Plin.,  Sii.]  ,  Centuripinum 
JMela] ,     Centi'ripina     (!witas    [Cic], 

Ta  Ktrropiira  [Thucyd.,  Polvb.],  Kivrou- 

51-xi  [Ptol.],  ville  dès  Siculi,  au  pied  de 
l'.tltna,  auj.  Centcrbi,  dans  le  val  di 
Uemona  (Sicile). 

CextI'RIUM,    Kirr&ooiov,    Kivrcupiv&v     [Ptol.], 

local,  de  l'île  de  Corse,  auj.  Porto  di 
Centuri, 

CeosIxs.,  voy.  Cea. 

Cepeua,  Csepeîj  St-Margaretheninsel,  île 
du  Danube,  en  Hongrie. 

Ceperantm.  Ceprani,  bourgade  du  Napoli- 
tain (Italie). 

Cephallenia     [Liv. ,    Plin.] ,    KiçoXXyivîa 


[Herod.,  Thucyd.],  Kt^aXvjvîa  [Polyb., 
Ptol.J  ,  Samus',  Same  [Virg.],  laaTj 
[Hom.,  Strab.],  île  do  la  mer  Ionienne, 
sur  la  côte  d'Achaïo,  auj.  Cefaîonia, 
Kephcdenia,  île  de  la  Méditerranée,  la 
plus  grande  des  îles  Ioniennes  (Grèce)  ; 
elle  fut  appelée  parfois  Sainos  du  nom 
de  sa  ville  principale,  et  il  faut  se  gar- 
der de  la  confondre  avec  Tlle  de  ce 
nom  sur  la  côte  de  l'Asie-Minetire,  auj. 
Sousam-Adassi,  à  la  Turquie. 

Cephalœdis  [Plin.]  ,  Kgça),ci^i&v  [Strab.], 
Cephalœdis,  Ke'^>.ci^{;  [Ptol.J,  Cephalo- 
i>uM  [Itin.  Anton.] ,  Cefiialedum  [Tab. 
Peut.],  ville  de  la  côte  N.  de  la  Sicile, 
auj.  Cefalu,  dans  le  val  di  Demona. 

Si  Ton  devait  croire  sur  parole  Falkenstein, 
Haym,  Cotton,  etc.,  dont  Popinion  est  corroborée 
par  lesCaul.  Bahiae,  Floncel,  Bnlieau,  etc.,  on  ferait 
remonter  rimprimerie  dans  cette  petite  ville  à  l'an- 
née 1641  :  Lo  Scudo  e  l'asta  del  soUiato  Monferrino 
impugnatt^  alla  difesadel  suo  politieo  sistema  con- 
tra ristoricapotitico  indifférente,  daec,  con  un 
discorso  politieo  sopra  i  correnti  affari  deti*  Itatia 
da  Cotenuccio  Sicoleonie  (  Vittorio  Siri  abbate  Ca- 
sinese),  Cefolfi,  appresso  Altabalipa  l^ontino,  1641, 
in-ft.  Malheureusement  Melxi  (Anon,  et  Pseud.)  nous 
*apprend  que  ce  pamphet  du  célèbre  Vitt.  Siri  fut 
imprimé  à  Venise:  il  forme  un  pet.  voL  de  202  p., 
dont  la  dernière  est,  par  erreur,  chiffrée  294.  Depuis 
la  publication  du  roman  satirique  d*Adr.  Banchieri, 
la  \obtlità  deW  Anino  di  Attabatipa  del  Peru,  ce 
nom  d'Attabalipa  était  peut-être  entré  dans  le  calen- 
drier des  Grotesques,  mais  A  coup  sûr  il  n*avaitpas 
été  admis  au  nombre  des  saints  de  PÉglise  romaine, 
et  ce  lait  seul  aurait  dû  inspirer  quelque  défiance  aux 
bibliographes  précités. 

Cephissia  ,  KïKpiaiia  [Strab.] ,  Kmcpiaoïgu; 
[Philostr.],  CEpmsiA  [A.  Gell.],  local,  de 
l'Attique,  auj.  Kivisia, 

Cephissus  [Stat.],  é  KTjçwaoç  [Hom.,  Pind., 
Strab.],  il.  de  la  Phocide,  auj.  le 
Mavroîiero  [Forbiger]. 

CEPnissus,Ky.çiaao;  [Strab.],  fl.  de  l'Attique, 
tombe  entre  le  Pirée  et  les  rumes 
d'Eleusis  dans  le  golfe  d'Égine,  auj.  le 
Podhonista  [Bisch.  et  Môll.j. 

CepianaJ  Kaii:îava  [Ptol.] ,  PiNELUM,  ville  de 
Lusitanie,  auj.  Pmhel,  bourg  de  Por- 
tugal dans  la  prov.  de  Beira. 

Cepusiensis  Comitatus,  Cercle  de  Ztps,  en 
Hongrie,  sur  la  Theiss. 

Cepusium,  voy.  Arx  ScEprsiENSis. 

Ceramis,  loc.  de  l'Attique,  auj.  Sepolia. 

Cerasium,  Cetisy,  bourg  de  Normandie 
(Calvados);  anc.  abb.  de  Bénédictins. 

Cerata,  Ta  KÉpara  [Strab.],  promont.  de 
l'Attique,  auj.  cap  Kandili, 

Ceraunii   Montes,    Kipaûvia   opyj    [Strab.], 

VOY.  ACROCERAUNII. 
CeraL'SIUS  Mons,  Ta  Kipaûmcv  ope;  [Ptol.]  , 


307 


CERBALUS.  —  CERVARÏA. 


308 


montagne  de  la  Messénie^  auj.  le  Mont 
Tetrazi. 

Cerbalus  [Plin.];  fl.  de  l'Apulia  Daunia, 
auj.  le  Cervaro,  dans  le  Napolitain. 

Cercidius^  fl.  de  TUe  de  Sardaigne,  auj. 
le  Pianello. 

GsRaDius^  fl.  de  Tile  de  Corse^  auj.  le 
Liamone, 

Cercinitis  Palus,  Ki^xm-n;  xî{i.vii  [Arrian.], 
lac  de  la  Macédoine,  auj.  lac  de  Takino, 
Takhyno,  dans  le  pachal.  de  Salo- 
niki. 

Cercunum,  Cerzun,  bourg  de  la  Valteline 
(dclég.  de  Sondrio). 

Cerdania,  Ceretanu,  la  Cerdagne,  Cerdaha^ 
contrée  Pyrénéenne  divisée  entre  la 
France  et  l'Espagne. 

Cerebeliaca  [Itin.  Hier.] ,  'Ghabeluum  , 
Chabueil,  Cnabeuil,  comm.  du  Dauphiné 

(Drôme). 

Cerenthia,  Geruntia,  Cerenzia,  bourg  du 
Napolitain  (Calabre  Citer.). 

Gérera,  Cerea,  bourg  de  la  Vénétie  (pi*ov. 
de  Vérone). 

Ceresius  Lacus,  Goresium  Stagnum  [Greg. 
Tur.],  dans  la  Rhétie,  auj.  lago  ai 
Lugano,  en  Tyrol. 

Geresus,  Kipsocç,  ville  des  Jaccetani,  dans 
la  Tarrac,  auj.  Columba  de  Keralto 
[Forbiger],  ou  Cervera,  suiv.  Reichard 
(voy.  Gervaria). 

Geret,  Svjaà  [Steph.  Byz.l,  Sera  ou  Cera, 
bourg  d  Espagiie  entre  Xerez  et  Medina- 
Sidonia  [Forbiger]. 

Geretan'i  [Gell.].  Gerretani  fPlin.l,  Kippr,- 
ravoi  [Strab.J ,  peuple  de  rÉspagnc 
Tarrac.  au  pied  des  PjTénées,  habit,  la 
Cerdagne, 

Geretania,  voy.  Gerdanu. 

Geretanorum  Podium,  Podium  Geretanum 
IMarca],  Pitdgcerda,  Puycerda,  ville  de 
Catalogne  (voy.  Jdtja  Libyca). 

Geretanum,  Ceretanay  bourg  de  Sicile, 
dans  le  Val  di  Noto. 

Geretica,  Gereticensis  Gomitatus,  Cardi- 
gan, ville  et  comté  d'Angleterre  (Pays 
de  Galles). 

Ceretum,  voy.  Ad  Genturiones. 

Gerfenma  [Itin.  Anton.],  Girfenna, 
[Tab.  Peut.],  ville  des  Marses,  auj. 
Collarmeno,  dans  TAbnizze  Citer. ,  ou, 
suiv.  Reichard,  CerchiOy  près  CoUar- 
meno. 


Gergeium,  Gergiacum,  Cergy,  comm.  près 
Pontoise  (Scine-et-Oise). 

Cerilli  [Sil.  Ital.],  KiîpiXXoi  [Strab.],  Cereu 
[Tab.  Peut.],  ville  du  Brutiam,  auj. 
Girella  Vecchu  (Galabres). 

Cerinhius  IPlin.],  Kr^iv6o<  [Hom.,  Strab.], 
ville  de  fa  côte  E.  de  Tile  d'Eubée,  aoj. 
Zéro,  petit  port  de  Negroponte.  . 

Gernagora,  il  Monte  Nero,  le  Montent^ 
(Karatag,  en  turc)  ;  État  nominative- 
ment soumis  à  la  Porte ,  dans  la 
partie  N.-O.  de  l'Albanie  sept. 

Le  Monténégro  est  divisé  en  quatre 
Nahijé,  chacune  desquelles  se  sabdivise 
en  Knezine  et  Plemena;  Cettigne,  dont 
nous  ignorons  le  radical  latm  (Gett- 
GNA  ?  ),  en  est  la  capitale. 

LMmprimcrie  remonte  dans  cette  petite  ville  à 
une  haute  antiquité  :  un  typographe  dalutate,  da 
nom  de  Macarius  ou  Macario,  y  transporta  un  natèHel 
en  1&9S,  et  jusqu'en  151S  y  publia  plusieurs  Tdn- 
mes  ;  mais  il  serait  Intéressant  de  comparer  ces  raris- 
simes spécimens  d*une  typographie  presque  lucomnie 
avec  les  caractères  de  Gabriel  di  Pietro,  rimprimeiir 
d'Udine,  ou  avec  ceux  dont  Gérard  de  Flandre  8ese^ 
vit  ï  la  même  époque  dans  plusieurs  des  Tilles  voi- 
sines, Vicencc,  (!dine,  Friuli,  etc. 

Voici  les  titres  succincts  des  volumes  que  ron  sait 
avoirété  imprimés  par  ce  Macarius:  Oktfik  iiittamio- 
çlamik.  C«tigne,  Macario,  IMft,  in-foL,  de  270  pp. 
—  Psaltir  (en  dalmate),  1495,  in^.  —  La  même  an- 
née 1A95,  il  donne  encore  un  ouvrage  intitulé: 
âtoMvenik  Um  Euchologion,  et  en  1512,  TAmpi* 
Qjelie. 

La  Bibliographie  du  Monténégro  nous  apprend 
qu*en  18S4,  une  nouvelle  imprimerie  tat  établie 
oans  cette  ville,  vt  prit  sur  les  livres  le  titra  de 
Stamperia  di  Montenero, 

Gerretani,  voy.  Geretani. 

Gersilla,  voy.  Sarcelia. 

Gertaldum,  Cerialdo,  bourg  de  Tancgr.- 
d.  de  Toscane,  auj.  roy.  d'Italie,  sur 
l'Eisa. 

Boccace  mourut  dans  cette  localité  ;  nous  trouiwi 
dans  Melzi  (Anon.  et  Pieud,  II,  87)  trace  d'une 
imprimerie' locale  auxviii«  siècle  :  LetteradeiC  F. 
M.  G.  G.  P.' A.  H.  A.  O.  F.,  fitoUfço Etrtuco  ai  Arit- 
tareo  Scannabue*  Certaldo,  10  aprile  1764,  in-ll* 
«datafinta,»  dit  Melzi,  qui  croit  avec  PAristarnKi 

?|ui  n*est  autre  que  Giuseppc  Baretti,  que  cette  pièce 
ut  imprimée  en  Toscane,  mais  sans  afflrmer  le  Heo 
désigné  d'impression. 

GERTERAT.E,    GORTRACUM,    CotUrOS,    VÎUc  de 

France  (Gironde). 

Gertiacum  [Luen.] ,  Forum  Tiberh,  ♦^ 
Ti€tp(ou  [Ftol.],  ZuRZAcuM,  Zurzach,  soi 
le  Rhin,  ville  de  Suisse  (canton  d'A^ 
govie).  ^ 

Gertima  [Liv.],  ville  des  Geltiberi,  dans  la 
Tarrac.  anj.  Arlanzo,  dans  le  roy. 
d'Aragon. 

Gervaria  [Mêla],  Gervaria  Lacetanorum , 
Cervera,  ville  d'Espagne  (Catalogne). 


309 


CERVIA.  —  CHALYBON. 


3i0 


En  17M,  dit  M.  Ternaaz,  qui  cite  on  lirre  qui 
nous  est  inconnu  :  Belacion  que  tutce  el  CUnutro 
de  la  real  y  pontifida  univertidad  de  Cervera  a  ta 
real  magestad  del  Bey  N.  S.  D.  Fernando  FI,  de 
Ima  reaUt  exequUiM  del  rey  Felipe  F,  por  D.  Bios 
Berraz;  Cervera,  17M,  in-4. 

Imprimerie  en  1750,  dit  Falkenstein;  nous  con- 
onisions  seulement  :  Sylloçe  interiptionum  Borna- 
mamm  quœ  in  prineipatu  Catalauniœ  extant,  au- 
tkore  Joteplto  Finettres.  Cenraris,  1702;  in-4. 

Certu,  CMévres,  bourg  de  Belgique 
(Hainaut). 

CERvrocmjM,  Cenon,  bourg  de  Fr.  (Nièvre). 

Cerydcontium  ad  Salam,  Hirsciiberga  ^ 
Hmehberg,  ville  de  la  Silésie  Prus- 
sienue^  dans  la  rég.  de  Liegnitz. 

Cervimontium  Westpballk  ,  Hirschberg, 
ville  de  Westphalie  (Prusse). 

Ceryxites  fl.,  KipuvtTnç  [Pausan.] ,  fl.  d'A- 
chaîe^  qui  passe  à  Ce»ynu^  en  Arcadie, 
anj.  Bokhusia  ou  Bi^tiusia  [Boblaye]. 

Cesada  [Itin.  Anton.]>  lUa^ia  [PtoL] ,  loc. 
des  Celtiberi  dans  la  Tarrac.^  auj.  Hita, 
près  Espinosa,  suiv.  Florez^  daiis  la 
prov.  de  Guadalajara. 

Cesancv,  Cesano,  bourg  du  Milanais. 

Cesarista^  voy.  Citharista. 

Cesiana,  Kimava  [Procop.K  loc.  de  la 
Mcesie^  auj.  Kaezanik,  ville  de  la  Boul- 
garie  CTurquie). 

Cessero^  Cesserons^  voy.  Araura. 

Ceste  [Itin.  Hier.],  ville  de  Ligurie,  suiv. 
Reichard,  Monte-Sestino,  en  Piémont. 

Cestria,  Deva,  Devana  [Itin.  Anton.]  , 
Ay.cuava,Aucuva  [Ptol.],  ville  des  Comavii, 
dans  la  BritanniaRomana,  auj.  Chester, 
ville  d'Angleterre  sur  la  Dee. 

Falkenstein  et  Cotton  donnent  1656  comme  date 
de  l'Introduction  de  la  typographie  dans  raniiquc 
capitale  du  Cheshire,  mais  sans  aucun  titre  ft  Pappul 
je  cette  assertion  :  le  Supplément  du  D'  Cotton  est 
Mement  muet  à  cet  égard.  Nous  avons,  à  la  date  de 
M^_un  livre  important  que  nous  croyons  devoir 
^Écrire:  Bandte Hotme,  the  Academy  ofArmory, 
cr  a  Storehouse  of  Armory  and  Blaton.  Chester, 
^W,  in-fol.  Ce  voL,  d'une  extraordinaire  rareté,  se 
compose  d'un  titre  gravé  et  d'un  titre  imprimé,  daté 
4t  Chester,  for  the  Author^  1688;  divisé  en  quatre 
parties,  mais  troisaenlement  ont  été  imprimées  k  cette 
•te;  le  troisième  tome  se  termine  au  f.  signé  SS  et 
coté  561,  an  verso  duquel  est  une  adresse  au  lecteur. 
AJJdate  de  1701,  on  a  ijouté  une  dédicace  au  roi 
M^mne  et  ft  la  reine  Marie.  Dne  partie  du  qua- 
trième tome  (environ  100  p.)  fut  imprimée  à  Ches- 
jer,  mais  on  ne  connaît  qu'un  seul  exempt,  de  ce 
ingnent;  enfin  en  1821,  on  ^outa  un  index,  Or- 
BoodJ'auteur  de  VHistory  of  Che»hire,  dit  de  ce 
prédeux  volume  :  «  It  is  consiacred  to  be  one  of  the 
■aoat  scarce  of  heraldic  books.,  and  that  noi  more 
tkao  /Vhf  copies  are  to  be  found  in  the  Ringdom.  • 

Cestrieksis  CoMiTATus,  ChesUfe,  le  comté 
de  Chester  (ensaion,  Ceasterscyre) ,  anc. 
territoire  des  Cornavii,  dans  la  Flavia- 


CaBsariana,  érigé  en  comté  par  Guil* 
laume  le  Conquérant. 

Cetaria,  Scopelîo,  bourg  de  Sicile,  dans 
le  val  di  Mazara. 

Cetigna  (?)  Cetigne,  voy.  Cernagora. 

Ceticm  [Itin.  Anton.,  Tab.  Peut.],  Mu\ 
CEnENsis,  ville  de  la  Norique,  auj.  Mou- 
tern,  bourç  près  Kreras,  suiv.  Kruse,  ou 
Poôlten,  SUIV.  Reichai*d,  pet.  ville  d'Au- 
triche. 

Cmus  MoNS,  To'.KtTtcv  5poç  rPtol.],  Kahlen- 
berg,  montagne  d'Autricne. 

Cetobriga,  voy.  Catobrix. 

CHAbEUiUM,  voy.  Gerebelliaca. 

Ch^dini,  Xai^tivoC  [Ptol.],  peuple  de  la 
Scandinavie,  habit,  les  environs  de 
Linkôping  (Finmark). 

Cileronea  [Plin.,  Tab.  Peut.] ,  Xaipwvna 
[Thuc,  Plut.],  ville  de  la  Bœotie,  dont 
les  ruines  subsistent  encore  auprès  de 
Kapraina,  ou  Capre/ia^suiv.  Kruse. 

Chaingiacum  [Charta  Phil.  Pulc.  A.  1302], 
Cymgiacum,  Chaingy,  anc.  villa  roy., 
bourg  de  l'Orléanais  (Loiret). 

CnALASTRA  [Plin.],  XaXàoToa[Strab.],XaXta- 

Tw  [Plut.j,XaXaî<yTOa,  ville  de  Màcédoiue 
(Mygdonia),  dont  les  ruines  se  trouvent 
dans  le  sud  de  KtUakia. 

Chalce  [Plin.]  ,  XaXxïi  [Thuc],  XaXxi* 
[Strab.J,  île  de  rArchipei,  auj.  Charki, 
suiv.  Kruse,  àTO.  de  Rhodes. 

CiiALcis,  XaXxî;  [Steph.],  localité  de  l'Épire, 
auj.  KhaUki,  dans  le  pachal.  de  Janina. 

Chalcis,  XaXxi;  [Hom.,  Strab.,  Ptol.],  ville 
d'iCtolie,  dont  les  ruines  subsistent  près 
de  Kakiskala,  dans  le  gouv.  de  Misso- 
longhi. 

Chalcis  fPlin.,  Vell.],  XoXxi;  fHcrod., 
Ptol.,  àtr.],  E11BŒ.E  [Liv.,  Plin.j,  capi- 
tale de  l'île  d'Eubée,  auj.  Egnpo  ouiVe- 
groponte,  sur  la  côte  0.  dé  l'île  ;  elle 
est  réunie  au  continent  par  un  pont  jeté 
sur  l'Euripos,  qui  la  sépare  del'Attiqup. 

Chalia,  XaXwt  [Steph.  Byz.],ville  de  Bœotie, 
auj.  Akhalitty  sur  le  canal  de  Negro- 
ponte,  suiv.  Forbiger. 

Chaliveium,  Chativoy-Milon,  village  du 
Berry  (dép.  du  Cher). 

Challandium,  Ghalant^  bourg  et  comté  de 
Piémont,  entre  Aoste  etBardo. 

ChaLUSUS     fl.,     XâXouac;      [Ptol.],     TRaVA 

.[Cluv.,  Cell.],  Trave,f[,  duHolstein. 

Chalybon,  XoXûgwv  [Ptol.],  Berœa,  Halape 
[Joinville],  Alep,  Aleppo  (en  arabe: 


dM 


CHALYBS.  —  CHERRONE. 


3iî 


Fa/^6),  ville  de  Syrie,  chef-lieu  de  l'Eya- 
let  du  même  nom. 

GnALYus  [Justin.],  fl.  de  T Espagne Tarrac, 
auj.  Cabe  ou  Quelles  y  affl.  de  TEbro. 

CnAMAvi  [Tac],  peuple  du  Nord  de  la 
Germanie,  aont  le  territoire  correspond 
aux  environs  d'Eichsfeld,  dans  le  Ha- 
novre. 

Chambariacum,  voy.  Gamberiacum. 

CnAMBLiAcuM,  CfiombHSy  village  de  France 

(Oise). 

COAMBORDUrM,  VOV.  CaMBORITUM. 

CnANTnjAcrM,  Chantilly,  bourg  et  rh«Ateau 
de  l'île  (le  France  (Oise). 

Chaonia  [Cic,  Lucan.],  Xowvia  [Ptol.],  dis- 
trict de  l'Kpire,  au  pied  des  monts  Acro- 
ccrauniens,  auj.  Canina,  fait  par^^ie  du 
Pachal.  de  Janina  (Albanie). 

CiiARADRrs,  Xflîda^;  [Ptol.]  ;  plusieurs  pe- 
tits fleuves  ae  Grèce  portaient  ce  nom  ; 
le  plus  important  est  en  Epire,  auj*  le 
Zalmgos,  qui  se  perd  dans  le  golfe 
d'ArU. 

CuARAX,  XopoÇrStrab.],  localité  de  l'île  de 
Gorse,  que  Forbiger  dit  auj.  s'appeler 
Carghese,  pet.  port  sur  la  côte  0.  de  l'île. 

Charax,  Xa'pal  [Ptol.]  ville  de  la  Gherso- 
nèse  Taurique,  auj.  Cara-Kaja,  en 
Grimée. 

Giiariatum,  Cariati,  bourg  de  la  Galabre 
Gitér.,  sur  le  golfe  de  Tarente. 

GnARIDEBfl       ProM.  ,     Xa^i^r,u.vj    àxfuTTipicv 

fPtol.],  Crtbo  de  Gâta,  entre  Adra  et 
Verga,  dans  le  roy.  de  Grenade  (Es- 
pagne). 

Gharitas,  Giiaritatis  Oppidum,  voy.  Gari- 

TŒUM. 
GlIARlDES,  Xapoû^i;  [Ptol.],HARUDES  [GîPS.], 

peuple  du  N.  de  la  Germanie,  habitant 
le  Jutland,  suiv.  Mannert  ;  ou  le  pays 
entre  le  Rhin  et  le  Danube,  suiv.  Gelki- 
rius. 

GiiARiJS,  vov.  Garis. 

GriARVBms,  rochers  sur  la  cote  N.-E.  de 
Sicile,  dans  le  détroit,  au  S.-E.  des  ré- 
cifs de  Scvlla. 

GiiAsrARi  [Tacit.],  Xarcouàpici  fStrab.],  Xa- 
ffcuàpioi  [ptol.],  Gatitarii  [Amm.  Marc], 
peuple  de  la  Germanie,  sur  le  Visurgis 
{Weser),  habitant  le  territoire  de  Pader- 
born  et  Minden,  en  Westphalie. 

GiiAiTci   [Tac],  GAirciii   [T.   Peut.J,  Kaûî»i 

iStrab.],  Koûxoi  [Ptol.],  peuple  de  la 
lermanie  septentr.,  à  1 0.  des  Saxones; 


(KTupait  le  gr.-duché  d'Oldenbourg  et 
partie  du  Hano\Te. 

GnAUi>ENAYUM,  Chaudenai,  village  de  Fr. 
(Haute- Marne);  [Guido  Dominus  de 
Ghaudenayo,  Cart,]. 

GnAVANUAcuM,  Chavoncy,  bourg  de  Belgi- 
que (Luxembourg). 

GuELMA,  Ghelmum,  C^/m,  viUe  de Pologoc, 
dans  le  Palat.  du  môme  nom,  Chelmeic- 

sis  Palatinatus. 

GnEi/»XATAs  Pr.,  Xi>^vdTx;  [Strab.j,  Xi3u&«t?t« 
fPtol.l,  en  Elide,  auj.Gopoîbnwie,  ou, 
suiv.  d'autres géogr.,  Capodi  Chiarenza. 

GnEi.0xNiTEs  Sinus,  XtXwvÎTijc  xikmç  [Ptol.], 
entre  l'Elide  et  Zantc. 

GiiEMiMo,  Chtminon,  bourg  de  la  Cham- 
pagne (Marne)  ;  anc.  abb.  de  Cit. 

GiiELSEA,  ville  du  comté  de  Middlcsex, 
auj.  faubourg  de  lx)ndres  (a//-ator- 
hing)y  sur  la  rive  gauche  de  la  Tamise. 

LMionrimerie  exista  dans  ceue  localiié  eo  iTtS, 
nous  dit  le  Suppl,  du  D' Colton.  Le  premier  GarUe 
New-  Wesiament^  imprimé  en  Angleterre,  le  ftit  dam 
cetio  ville  en  1807.  une  importante  fabrique  de  por- 
celaine, dontlrsproduiissontrocbercbét  aiOourd*bni« 
exista  à  Ctacisea  à  la  fin  du  siècle  dernier. 

GiiEMNiTirM,  GnEMNiciuM,  Kemnitium,  Chem- 
nitz,  ville  de  Saxe. 

Imprimerie  en  1691  (Falkenstcin).  J.  C  Wolfios, 
an  tom.  Il,  p.  ftO'4,  de  ses  IHoiiumenta  typoçrapMtû^ 
nous  donne  le  renseignement  hUl«anL,  que  nous  ne 
transmettons  que  $ous  toutes  réserves,  ce  bibliogra- 
phe n*étant  pas  considéré  comme  une  autorité  con- 
sidérable :  J.  G.  Gutner  y  établit  la  première  impri- 
merie en  1061.  et  son  premier  livre  est  intitulé  x 
DrVCkcrey  z  V  keMnitt  ertte  bLatter  :  vander 
iobtichrn  und  sc/tatzbaren  RuchOruekertjf'KMnU 
Erfindung,  iSuit  und  Defordenmg.  Mit  gott  Vmâ 
gLVck  (sic)  ;  c'est  une  histoire  de  rart  typographi- 
que, mais,  Jusqu'à  preuve  contraire,  nous  noua  per> 
mettrons  de  contester  l'existence  de  ce  livre  ;  de 
plus,  les  lettres  capitales  qui  sentent  donner  la 
date  en  chiffres  romains,  sont  celles-ci  M.D.CLLVVV, 
ce  qui  ferait  1715  et  non  pas  1661. 

Voici  un  volume  avec  date  certaine  dont  la  MWkh 
llicca  Saxon,  (p.  106)  nous  fournit  une  indication 
exacte  : 

i/.  lo.  fFinckieri,  ArcM-Diaconi  BomensiM,  ons- 
lio  »ynodaliê  de  urbe  Borna,  germnnict  trerm  et 
continuata  a  M.  Sebastiano  Kutinio,  areMdiaeumos 
—  Chemnicii,  1688,  in-4.  Celte  même  BibtiottL  5«. 
XOK,  contient  à  la  p.  1S21  et  suiv.  une  série  d'un- 
vrages  consacrés  à  l'histoire  de  cette  ville  et  de  set 
abbayes;  nous  citen)ns  :de  Bibliotheca  Ckemniceiui, 
U .  Daniel  MUlleru»  tingulari  cgit  programmâtes 
1700,  in-fol. 

Gheitovia,  ChepstoWy  ville  et  port  d* An- 
gleterre, dans  le  cOmté  de  Montmouth, 
sur  la  riv.  Wve. 

Imprimerie  en  1806  (Gotton's  5tipp/.)« 

Giierium,  voy.  Gakea. 

Gherrone  [Mêla],  Giiersox,  Ghersonest'S, 
Xspfovy.ao;  [VU>\,] ,  ville  de  la  Gherso- 
nèse  Taurique,  dont  les  ruines  subsis- 
tent près  de  SchuncM,  en  Grimée. 


3i3 


CHERSO.  —  CHIOS. 


314 


Cherso  [Joruand.],  Cheksonium,  Kherson, 
ville  et  gouvern.  de  la  Russie  mérid.^ 
sur  le  liman  d,\x  Dniester. 

Chersonesus  Ctmbkica,  Xipoovuiooc  Ktp.6pixiii 
[Ptol.].  presqu'île  de  la  Germanie  sep- 
tentr.y  auj.  le  Jutland,  ou  peut-être  ta 
péninsule  Danoise  tout  entière. 

Chersonesus  Novantum,  voy.    Gallomdia. 

Chersonesus   Tauricâ    [Cell.j ,  i  Taupucin 

X«f<Kvr.oo;  fPtol.],iR TflWpixx  [Strab.],  ClIER- 
SONESrs    ScYTUICAy     Xtppsvr.ic;       p.e^3t).rj, 

Chersonesus  Crim.ea  ,  la  Cnmce,  pres- 
f|u  ile  de  l'empire  Russe  dans  la  mer 
Noire. 

Chersonesus  Turacica  fCell.],  Thracle,  i^ 
Xef^vno?;  epaxix  [Her.J,  pres<|u'ile  de  la 
Thrace  maritime;  auj.  presqu'île  de  Gai- 
iipoliy  KalU)oli,  formant  avec  la  côte 
de  l'Asiey  à  l'O.^  le  détroit  des  Darda- 
nelles. 

Chertsey,  bourg  d'Angleterre^  dans  le 
comté  de  Surrey  ;  nous  en  ignorons  le 
radical  latin. 

Une  imprimerie  foncUonna  dans  cette  localité  en 
1791. 

CHERusa  [ùes..  Tac],  Xïipwtncoi  [Strab. 

Xxipcu<n9t  [PtolJ,  Chrepstini  [T.  Peut.  ^ 
*  peuple  de  la  Germanie  sept,  entre  fé 

Wescr  et  l'Elbe;  en  l'an  ix  de  J.-C.,  Ar- 

niinius^  l'un  de  ses  chefs,  détruisit  les 

légions  de  Varus. 

CiiEsiNus  FL.,  Xf(Fivcç  [Ptol.j,  fl.  de  la  Sar- 
matie  européenne,  auj.  la  Dtvina  du 
sud,  ou,  suiv.  Wilhem,  la  Naroiva,  dans' 
la  Russie  méridionale. 

Chesteufielî),  ville  d'Ançielen'c,  comté  et 
auX.  de  Derby,  sur  le  Rathcr.  (Radi- 
cal latin  inconnu.) 

Imprimerie  en  1774  (Cotton*s  SuppL),  Nous  con- 
naissons :  Setdham  (E.)  on  the  square  of  a  circte, 
ClMsterfield,  1788,  in-4 

CniEMiuM.CmEM UM,  Chietnsee,  village  et  châ- 
teau de  Bavière,  sur  le  lac  de  même 
nom,  Chiemensis  Lacus  [Ccll.]. 

Chjeriux,  voy.  Carea. 

CraLMORiA,KiijiORA,  Kilmore,  ville  d'Irlande 
(comté  de  Cavan). 

Chilonjum,  voy.  Kilonia. 

CoiLTiADiRA,  Nossa  DoJina  (?),  près  du  vil- 
lage de  Truns,  dans  le  canton  des  Gri- 
sons (Suisse). 

Soir.  Temaax,  qoi  emprunte- ce  renseignement  h 
raateor  de  ruist.  de  la  Typogr.  en  Suisse  (Saint- 
GaM,  18301,  rimprimerie  fondée  par  un  nommé  Bar* 
ImscIi  i  CambeJs,  dans  le  même  canton,  aurait  été 
transportée  en  KMIO  dans  cette  localité,  à  Tocjsiun  de 
troolMes  religieux  ;  orne  années  après,  en  1700,  elle 


aurait  encore  émigré  et  aiu^it  été  transférée  &  Di- 
senUs. 

Chimacum,  CuiMiEUtf,  SiMAcuM,  Chmaj/,' 
ville  de  Belgique  (Haiuaut)  ;  on  trouve  : 
Philijïpus  de  Croy,  Cornes  Simacensis, 

CillM.ERA,    [Plin.],   Xîaaipa  [Proc],  Xîp.afa 

(Ann.  Comn.],  ville  d'Epire,  auj.  KW- 
mara,  bourg  du  pachal.  de  Janina,  au 
pied  des  monts  Acrocérauniens. 

Chimerium,  XiipipiGv  [Thuc,  Strab.],  ville 
d'Epire,  auj.  Erimo Kastro,  près  Arpitza, 
bourg  du  pachal.  de  Janina. 

CuiNEiUM,  voy.  Cennacum. 

CmNiACUM,'CWwy,  bourg  du  gr. -duché  de 
I.uxembourg. 

Chinonium,  Caino,  Chinon,  ville  de  Fr. 
(Indre-et-Loire). 

Patrie  de  Rabelais  ;  l'imprimerie  a  existé  dans  celte 
ville  au  xvii«  siècle.  Jusqu'en  1730;  elle  fut  suppri- 
mt^e  par  Tarrét  du  conseil  du  Si  mars  de  cette  an- 
née, (jui  fixe  le  nombre  des  imprimeurs  dans  toutes 
les  villes  du  royaume. 

Un  célèbre  coUecUonneur  tourangeau,  M.  Taschc- 
reau,  a  bien  voulu  nous  communiquer  Texemplairc 
qu'il  possède  d'un  très -rare  petit  Tolume,  qui,  si  Ton 
pouvait  fournir  la  preuve  de  son  lieu  d'impression, 
serait  le  premier  produit  des  presses  chinonaises  : 
Arre»t»\ae  règlement,  en\trele$  officiers  do\siege 
Boyal  de  Chinon,  —  A  Chinon,  Par  lacques  le  I\oy, 
marchand  Iibraire|H.D.  c.  xi,  petit  in-8,  de  22  f., 
sign.  A.  cii. 

Dans  le  même  volume  se  trouve  une  pièce  séparée, 
imprimée  la  même  année  :  îXTKkict\dcs  registres 
\de  parlement,  —  A  CHiiiON,|par  lacques  le  Roy, 
marchand  libraire.  ■.D.c.xi,  pet.  in-8  de  8  p.  ~  Ce 
Jacques  le  Roy  était-il  imprimeur  ou  seulement 
libraire  7  Toilà  ce  que  nous  ignorons  ;  nous  ne  con- 
naissons aucun  autre  volume  portant  ce  nom,  el 
Jusqu'à  preuve  contraire  nous  ne  pouvons  l'admet trc 
que  comme  libraire. 

En  1Mi  nous  trouvons  l'indication  d'un  nouvel 
établissement  typographique,  dont  nous  citerons: 
Apologia  EcclesiœChinonensisadsupremam  apos- 
tolicam  et  romanam  sedem  nuilo  medio  pertineU' 
tis  f  in  anonymi  cujusUam  opusculum,  quo  jura  ip- 
sius  ecclesiœ  contenditsubi}ertere,.,Chmou!A,  typis 
P.  I>'Ayri>m,  1064,  in-4.  L'auteur  de  ce  rare  volume 
est,  au  dire  du  I>ère  Le  lA)ng,  Pierre  Santerre,  cha- 
noine de  l'église  collégiale  de  Chinon. 

Le  même  imprimeur  donne  en  1068  un  livre  bi- 
zarre, que  nous  ne  trouvons  cité  qu'au  IT*  vol.  du 
Qital.  de  la  Valllère-Nyon  :  Anatomie  en  vers,  par 
René  Brian,  Sr  de  la  Relandière.  Chinon,  d'Ay- 
rem,  1668,  in-s  (à  la  bibL  de  V Arsenal). 

Cmos  [Plin.,  Liv.],  Ciiius  [Horat.,  Cic.J, 
xîo;  [Hom.,  Strab.],  Pityusa  [Plin.],  île 
de  la  mer  JE^ée,  sur  la  côte  d'Ionie, 
auj.  Scio,  dans  l'Archipel,  sur  la  côte  0. 
d'Anatolie;  à  la  Turquie. 

Le  nom  de  Chio  figure  au  lias  de  quelques  livres 
ou  pamphlets  imprimés  pour  la  plupart  en  Hollande  ; 
nous  citerons  :  Belation  véritable  de  ce  qui  s*esl 
passé  à  Constantinople  entre  le  grand  visir  et 
M.  de  GutUfragues,  amboModeur  de  France.  Cliio, 
Pierre  de  Touche,  1682,  inl2. 

Peu  de  temps  avant  l'insurrection  grecque,  l'ad- 
ministration du  collège  de  Chios,  qui  pos!>édait 
déjà  une  très-belle  bibliothèque,  enrichie  des  dons 
queM.AnibruiseFirmin  Didui  lui  avait  faits  en  1814. 
reçnt  de  lui  plus  tard  une  imprimerie  complète  où 
de  beaux  livres  furent  exécutés;  lors  du  massacre 


31b 


CHIOVIA.  -  CHKONLS. 


316 


de  Ghios  par  les  Turcs,  en  1822,  cette  imprimerie 
fut  aïK^aiitic  ainsi  que  la  bibliothèque. 

Dn  de  ces  livres  et  des  mieux  imprimes  fut  la Gram- 
maire  grecque,  écrite  en  langue  vulgaire,  par  le  pro- 
fesseur Bambas,  in-8,  typographie  de  Téoole.  Chios, 
1821. 

Cinovu,  voy.  Kiovu. 

GnippENOAMUM  ^  Chippenhamy  bourg  du 
Wiltshire,  en  Angleterre  [Biseb.  et 
Mol!.]. 

Robert  Wame  imprima  dans  cette  localité  en  1721  x 
Mr.  Jmtson's  Sermon  on  King  Chariot  [Gotton's 
SuppL], 

CnissiNGA,  voy.  Kissinga. 

CuiswicK,  village  des  envu-ons  de  Londres 
(Middlesex). 

Un  imprimeur  d*nn  talent  remarquable,  Charles 
Wittingham,  y  installa,  au  commencement  du  siècle, 
un  établissement  typographique,  dont  quckiucs  pro- 
duits sont  Justement  recherchés  des  bibliophiles;  nous 
citerons  particulièrement  la  charmante  réimpression 
des  BtMvemeries  d'Eutrapel,  exécutée  en  1815.  Ji 
160  exemplaires,  aux  frais  de  trois  bibliophiles 
anglais. 

CHoiNTnAy  CoNizA^  KouTiitz,  pet.  ville  de 
Prusse,  près  Danlzig. 

Choisiacum,  Choisy-le-Roy,  bourg  de  Fr. 
(Seine). 

CuoNE,  Xwvr,  [Strab.],  ville  du  Bruttium^ 
auj.  BelcastTOy  dans  la  Calabre  Citer. 

Chora,  Cura,  la  Cure,  riv.  de  Bourgogne^ 
afû.  de  rVonne. 

Chora  [Ftto  S.  Columbani,  Yales.],  localité 
de  Bourgogne  entre  Saulieu  et  Au- 
xerre  ;  Tabbé  Lebeuf  prétend  que  c'est 
Gravant  sur  l'Yonne  ;  d'autres  géogr. 
pencbent  pour  Qiierre ,  village  de 
1  Yonne,  sur  la  Cure. 

CnoRiANi   VILLA,  Kôhrcîi,  bourg  de  Saxe 

[Gracsse]. 

Chotimia,  CnoTiNUM,  Choczim,  place  forte 
de  Bessarabie,  sur  le  Dniester  [Bisch. 
etMôll.]. 

CnREMISS.£       MONASTKRIUM  ,        CREMlSANUIf, 

Cremsmûmter,  bourg  d'Autriche,  sur  le 
Crems. 

Chrepsa,  Cressa,  ChersOy  île  de  TAdriati- 
que,  sur  la  côte  Ulyrienne. 

CuRETiNA,  xpTQtiva  [Ptol.],  localité  de  la 
Lusitanie,  auj.  probablement  Cintra, 
ville  de  Portugal  (Estramadure). 

CimisTA^  Crestidium,  Crest,  ville  du  Dau- 
phine  (Drôme). 

CtlRISTIANÎA,  voy.  AnSI^A* 

CiiRisTiANi  MUNiTio.  Cfiristiansaml,  ville  forte 
et  port  militaire  de  la  Norvège,  sur  le 
Skager-Rack. 

Imprimerie  en  1781,  snir.  Temaux  :  Gertseni 
traité  sur  la  manière  de  faire  sécher  le  tabac  (en 
danois).  —  Christiansand^  1781.  —  Falkenstein  date 


seulement  de  Tannée  182S  l*introduction  de  la  ty- 
pographie dans  cette  ville. 

Christunopolis  [Cell.l,  Christianostâdioii, 
Christiamtadt ,  ville  forte  de  Suède, 
chef-lieu  de  préfecture. 

Nous  trouvons  aucatal.  des  trhres  de  Tournes  (Ge* 
nève,  1670),  et  dans  Bauer  (Suppl.,  vd.  l,jp.  M), 
rindication  d'un  livre  imprimé  dans  cette  vUle,  en 
1053  :  Apocalypsis  retertUa,  d,  i,  Ge&tneU  otfaAtif 
rung  Johanni»  darinnen,  naeh  Qemaehter  ÉmUtd- 
lung  <Ur  Zeiten  des  S.  T,  dos  Beich  des  DraduM^ 
die  Stadthalterey  dei  AntichrUts,  der  ruMige  Z«- 
Btand  der  Kirchen  im  Reiche  C/iristi  dureh  crisn- 
terung  des  XI,  und  XVi,  cap,  gezeigt  wfnf,  etc. 
Christianstadt,  105S,  in-8,  qualifié  ûtUber 


CnRisTiANOSTADiuM  AB  BoBERAM,  ChrisHan- 
stadt,  ville  de  Prusse,  dans  le  cercle  de 
Sorau. 

Christlinga.  (?). 

Nom  de  ville  que  nous  croyons  suppoiév  ^  qneFon 
rencontre,  au  xvi*  siècle,  au  bas  a*on  ouvrage  de 
polémique  religieuse  bien  connu,  que  M.  BroDct  m 
daigne  pas  citer  :  Mini  Celti  Senensts  dtMfmtttlo, 
in  hœretici»  cœrcendia  quatenui  fnvartdi  MmmC, 
vbi  nominatim  eo»  vUimo  tuppUcio  affiti  nm  et' 
bere^  aperte  demonstraittr,  Christlfafi^,  tSTJ^fn^ 
Réimprimé  en  1584,  sans  nom  de  lieu,  ouii  aveclei 
mêmes  raractlTes,  sous  ce  titre  :  Mini  Ceiêi  Semaub, 
de  Hœretici»  capitali  supplicia  non  affieUndiê.  id> 
juncta  suni  ejusdem  at^umenii  Tkeodori  Jkim  €t 
Andr,  Dudithii  Epistotœduœcontrariœ.  Cam  indice. 
S.  1.  in-8.  Les  avis  sont  partagés  à  IVudroit  dn  véri- 
table nom  de  l'auteur  de  ce  livre  s  •  5iail  fvf 
sub  Mini  Celsi  nomine  Sebast,  CtutaUtmem  UÊort 
voluntf  atii,  ut  Sandius,  Placcius,  AmolOuê,  Mh 
letus  et  ileumannus,  hane  personam  indmtamlJh 
lium  Socinum  eacistimant.»  [Vogt.].  âciiellliori,« 
contraire,  veut  que  ce  nom  de  Minns  Gelmi  aiil 
bien  réel  ;  il  dit  que  le  livre  fut  d*alM»rd  écrit  a 
italien,  puis  traduit  en  langue  latine,  et  que  i^sMr, 
qui  professuii  la  religion  catholique,  fût  converti  ptf 
Ik>m.  Ochin  et  Aonius  Palearius  à  la  foi  protestaaiei 
,Melxi  {Anon.  et  Pseud.),  qui  consacre  un  artkieis> 
'sez  développé  Ji  cet  auteur,  ne  nous  apprend  abM- 
luinent  rien  de  nouveau  Ji  cet  égard  ;  ce  qui  est  on- 
tain,  c'est  que  parmi  les  Epistole  iialiee  recuciUBe 

rr  Gtoudio  Tolomeo,  également  de  Sienne,  et  taifr. 
Venise  en  1560,  in-8,  les  lettres  de  FaMo  BentifO- 
glio  (datées  de  Venise  du  15  sept.  1548)  sont  adret* 
secs  ad  Minum  Celsum  Senensem;  ce  qui  ienble 
être  une  preuve  sans  réplique  de  l'existence  de  cet 
écrivain. 

En  1572  parut  h  Bâie  une  édiUon  du  Novum  TaiÊ^ 
mcntum^  publitk;  par  Minus  Cclsus;  tout  portai 
croire  que  son  domicile  d'élection  était  cette  mèM  I 
ville  de  Bâle,  et  que  c'est  par  Batilea  qa*U  nooi  ' 
faut  traduire  ce  nom  de  lien  inconnu  :  ChiistuimA*      ' 

Quant  au  livre  de  Donatus  Gotuisus,  nmiCioaBé 
par  Fêverlin  comme  imprimé  à  Christttngm,  &  Il 
date  de  157S,  nous  déclarons  n'avoir  rien  trouféi 
apr^M  de  minutieuses  recherches,  qui  noot  mette  I 
même  de  contrôler  cette  assertion  \  le  livre  et  aoD 
auteur  nous  sont  inconnus. 

Ciihistopolis  [Niceph .  Greg.,  CantacJ , ville 
d(î  Macédoine,  auj.  KavuUa,  Cavala, 
suiv.  Forbiger,  ou  Jeni-Keni,  dans  le 
pachal.  deSaloniki. 

CiiKOBATiA,  voy.  Croatia. 

Ciikonofolis,  Tilsa,  Tihit,  Tilse,  ville  de 
la  Prusse-Orient,  sur  le  Niémen. 

CuRONUs  fl.,  xpGvoc  [Ptol.],  vulgô  Xp6vOÇ| 


317 


CHHONUS.  —  CICONUM  FLUMEiN. 


318 


ruBONirs  [Ammiaji.jy  Nemenus,  Memela, 
|Cluv.,  Cell.],  le  Niémen  (en  russe  Me- 
met)  fleuve  de  TEmpire  russe,  qui  vient 
se  jeter  en  Prusse  dans  le  Curische- 
Haff. 

Chrcddia,  Ghruddoim,  Chrudim,  ville  de 
Bavière,  chef-lieu  du  cercle  du  même 
Dom^  Chrudimensis  ùrculus. 

Ghbtse,  Xfw  [Pausan.],  Ile  de  la  mer 
i£gée,  a  TE.  de  Lemnos,  auj.  StrcUi, 
dans  rArchipel. 

CHRTsn  AUiuRU,  Altcnburg  (en  Hongr. 
Kôros-Banya)  bourg  de  Transylvanie. 

Chrysils,  le  Kôros,  riv.  de  Hongrie,  afû. 
de  la  Theiss. 

Cdrysoceras  [Plin.] ,  prom.  sur  le  Pont- 
Euiin,  auj.  Cap  de  Fera,  sur  le  Bos- 
phore. 

Chrtsopous  [Amm.  Marc.,  Plin].,  Xçwsô- 
«eXt;  [Steph.,  Strab.],  ville  de  la  côte  de 
Bithvnie,  aiiy.  Scutiai  (en  turc  :  Ous- 
koudar)y  ville  de  TAnatolie,  en  face  de 
CoDstantinople,  sur  le  canal;  elle  est 
Gonndérée  comme  un  faubourg  de  Gons- 
tantinople. 

Uw  imprimerie  ftitiiiitallée  à^cutari,  &  la  fin  do 
aiède  éenrier,  par  ordre  da  sultan  Sélim  m;  le  plus 
aBden  momment,  cité  par  le  célèbre  orientaliste 
m  de  Hammer,  comme  proTenant  de  cet  établisse- 
■em»  est  daté  de  ITM;  les  presses  forent  brisées  et 
dii|iuiéu  en  1817,  lors  de  la  réToIution  fatale  qui  en- 
leva au  sahan  et  le  trône  et  la  vie  ;  une  manufacture 
de  papier,  fondée  ft  la  même  époque,  eut  probable- 
le  même  sort  que  la  typographie. 


CHUîa  [Auson.],  XoOvoi  [Ptol.l,  Hunni 
[Amm.  Marc.,  Jornand.]»  peuple  de  la 
^armatie  européenne,  originaire  de  la 
Mandchourie,  et  de  race  mongole  ;  sous 
le  nom  de  Huns  et  conduits  par  Attila, 
ils  dévastèrent  l'Europe  au  v^  siècle  ;  on 
croit  qu^après  la  mort  de  ce  chef,  ils  se 
divisèrent,  et  qu'une  partie  vint  habiter 
le  pays  entre  le  Danube  et  la  Theiss, 
auquel  ils  donnèrent  leur  nom,  la 
Hcngrie* 

CiABRus,  KMtSpo;,  K-apLgpo-  [Ptol.] ,  rivière 
delaMoesie,  auj.  le  Cztbru  ou  Zibru, 
dans  la  Boulgarie  Ottom.,  afH.  du  Da- 
nube [Forbiger]. 

CHAUE  ÎEutrop.],  KlêoXai    [SoZOm.],  ClBA- 

us  [lit.  Ant.],  CiBALis  [Dio  C],  localité 
de  Pannonie,  entre  la  Drave  et  la  Savo, 
auj.  Vinkoveze,  sur  le  Bosse t,  suiv. 
Kruse  ;  et  suiv.  qq.  autres,  Stoilej,  bour^ 
d'Ulvne. 

CnnnENsis  comitatus,  ou  Sedes,  le  Comitat 
d'Hennannstadt{Szeben'èzdie)y  en  Tran- 


sylvanie, dans  la  prov.  appelée  le  Pays 
des  Saxons. 

CiBiNiuM  [Cluv.,  Cell.],  Hebmannopolis 
jCluv.J,  ViixA  Hermanni,  Hermannstadt, 
Szeben,  ville  de  Transylvanie,  sur  le 
Zibin. 

La  réforme  pénétra  à  Hermannstadt  en  1529,  et  ses 
propagateurs  appelèrent  à  l'aide  de  Ipurs  doctrines 
un  puissant  auiiliaire,  Timprimerie;  mais  ce  n*est 

5fu*en  1575,  qu'une  typographie  stable  et  importante 
onctlonna  dans  cette  ville  avec  Martinus  Ileusler  et 
Martinus  Vintzler.  L'excellent  ouvrage  de  Jean  Nc- 
meth  sur  Pétabl.  de  rimprimerie  en  Hongrie  et  on 
Transylvanie  nous  fournit  à  cette  occasion  tous  le» 
détails  les  plus  authentiques;  le  premier  ouvrage 
sorti  de  leurs  presses  est  intitulé  :  Schesœi  chris- 
tiani  imago  seu  typus  de  lapsu  et  reêtitutione  hu- 
fiumi  generis  per  Christvm  $ine  operilna  Legis^ 
et  cuUituB  Leviticis  :  ex  paraàola  evangelica,  de 
hamine  saticio  et  Samaritano  :  additum  e»t  :  Car- 
men de  sanetorum  angelorum  offlcio,  et  eustodia 
erga  pf  os. 

Impressum  Cibinii  Transsylvanic,  in  officina  Mar- 
tini IJeusler  et  Mart.  Wintxler,  1575,  in-ft*. 

Jean-Henri  Crato,  fils  de  l*imprimcur  du  même 
nom,  qui  avait  ses  presses  à  IVltteberg,  vint  ensuite, 
et  son  établissement  eut  une  importance  considéra- 
ble. Les  typographes  sui\ants  furent  :  Joh.  Fabri* 
dus,  1598;  Jacobus  Thilo,  1615-1619;  Marcus  Pisto- 
rius,  1634-1 650,  dont  Frolich,  dans  sa  MeduUa geogr,^ 
parle  en  ces  termes  :  t  Ttfpographiam  hujut  civita- 
ti$  (Gibiiiiensis)  Êupa*ioribus  annU  turpUer  protti- 
tuit  alaator  Marcus  Pistorius^  inJurio»€U  gumutO' 
que  ehartoi  in  ea  imprimendo,  > 

Nous  ne  donnerons  pas  la  longue  nomenclature 
des  Imprimeurs  d*iiermannsladt;  notons  seuteroent 
la  réimpression  du  célèbre  ouvrage  du  comte  de 
Bethlen  {Uistaria  de  rebu»  Transylvanicii\  qui  fut 
exécutée  dans  cette  ville  à  la  fin  du  xviii*  siècle, 
1782-1795,  en  6  vol.,  tai-8",  par  rimprimeur  Peter 
Barth,  pour  les  premiers  volumes,  et  son  fils  Jean 
fiarih,  pour  les  deux  derniers. 

CiBiNiuM  MINUS,  Kis-Szcben,  petite  ville  de 
Hongrie,  sur  la  rivière  Toriza,  dans  le 
com.  de  Sarosch. 

CiBKUs  fit.  Ant.],  Kiêpo?  [Procop.J,  Ci.vm- 
BBON  [G.  Rav.],  localité  de  la  Mœsic 
infér.,  auj.  Arzer-Palanha,  ou  Zibm, 
dans  la  Boulgarie  ottomane  [Bisch.  et 

Môll.J. 

CicEBKS,  Zizaria,  Zizcrs,  sur  le  Rbin,  bourg 
de  Suisse  (cant.   des  Grisons,  Grau-* 
bûudten). 

CicESTRiA,  Chichester  (en  saxon  :  Ctssaw- 
ceaster),    ville  d'Angleterre  (comté  de 

Sussex). 

M.  Gotton  dit  simplement  que  cette  ville  possédait 
une  imprimerie  dès  Tannée  1724.  Nous  citerons  un 
petit  vol,  Sceman*$  Friend,  impr.  à  Chichester  en 
1774;  Phistoire  de  cette  ville  est  admirablement  faite 
par  le  l\év.  James  Dallaway,  et  forme  le  premier  vol. 
du  splendide  ouvrage  consacré  au  Sussexshire,  et 
publit'  sous  le  patronage  du  duc  de  Morfolk  (Lond. 
1815-19-30). 

(lir.iuANv,  CiLiANA  [It.  Ant.],  ville  de  la  Lu- 
sitaiiie,  auj.  Seiœohi,  suiv.  Ukertj  près 
Merida,  dans  Ttlstramadure  espagnole. 

ClCONUM  FLllIEN,  VOy»  LiSSUB. 


319 


CIERIUM.  —  GEIPHIS. 


m 


CiERiuM,  Kiipiov  [St.  Byz.],  Kitpo;  [Strab.], 
ville  de  TEpire,  dont  les  ruines  se  trou- 
vent près  de  Mataranga,  dans  le  pach. 
de  Janina  (voy.  Transact,  of  the  Roy. 
Soc.ofLitt,  i,  1827). 

CiLENi,  CiLiNi  [Plin.],  KiXivoi,  peuple  delà 
Tarraconaise;  hab.  les  environs  d'Aquœ 
Cilinœy  Caldas  de  Rey,  dans  la  Galice. 

CuJANUM,  CiglianOy  bourg  du  Piémont^ 
dans  la  prov.  de  Vercelli. 

Cujcu,  Zm/s,  Z(dch  ou  Biala,  ville  de  Si- 
lésie  (Graêsse). 

Cnxjî  fit.  Ant.],  CiLuuii  fit.  Hier.],  loca- 
lité de  Thrace,  auj.  Kulioti,  ou,  suiv. 
Mannert,  Rayait,  dans  le  pach.  d'An- 
drinople  (Roumclie). 

CiLNiANA  [It.  Ant.],  ville  des  Bastuli,  dans 
la  Bétique,  auj.  Esteponay  dans  le  roy. 
de  Grenade  [Bisch.  etMôll.]. 

CiLURNiM  [Not.  Imper.],  ville  des Briçantes, 
dans  la  Britannia  Romana,  auj.  Col- 
/erton,prè8  Walwick(Northumberland). 

CiMACULUM,    CotfACIUM,    COMACHIUM,    COMA- 

cuLA,  CofwocAto,  ville  forte  d'Italie  (dclég. 
de  Ferrare). 

CiMARUM,  Kip.*pcv  5poc  [Strab.],  prom.  de 
rile  de  Crète,  auj.  Capo  Spada,  dans 
rUe  de  Candie. 

Cjmbri  rCœs.,  Liv.],Kip.Cpoi  [Strab.,  Ptol.], 
peuple  de  la  Germanie  septentrionale; 
habitait  le  Jutland,  et  particulière- 
ment les  districts  d'Aafborg  et  de 
\Viborg. 

CiMBRiA  Parva,  Fimbria,  l'île  de  Pemerfiy  au 
Danemark  (Sleswig). 

ClMBRIANA,  CiMBRUNUM,  VOy.  AlBAN'IUSI. 

CiMBRORUM  PoRTus,  Cimbrisharriy  ville  de 
Suède  [Bisch.  et  Môll.]. 

CiMBRORUM  PROM.,  Skogen,  cap  du  Jutland. 

CiMiiNirs  Lacus,  Ri^ivixXip.vYj  [Strab.],  Laao 
di  Vtro,  ou  Ijujo  di  Ronciglione,  près  de 
Viterbe  (Italie). 

CiMTNius  MoNS  [Liv.,  T.   Peut.],    Ciminus* 
IVirg.,    Sil.    Ital.],   Mmte  (Jtmwjo,  ou 
Monte  Fogliatw,  dans  la  délég.  de  Vi- 
terbe (Italie). 

CiMiMus  Saltus  [Liv.],  Sh.va  CiminIa  [Liv.], 
la.  Forêt  Ciminietine;  s'étendait  entre  le 
Tibre  et  Viterbe. 

Cimmëril'm,  Ktp.uifiov,  localité  de  laSarma- 
tie  europ.,  auj.  Eski-Krimm,  sur  le  fl. 
Salgir,  en  Crimée. 

CuiOLos,  KijxwXcç  [Scyl.],  Si'^n  fSt<'ph.l,  Ci- 
mous  [Plin.,  Ovid.J,  KiuwoXi;  |Ploi.|,  île 


de  la  mer  iEgée,  auj.  JECûno^î,  dans  l'Ar- 
chipel. 

Cinara  Ins.  [Plin.],Kivapo;  [Plut-j^l'une  des 
Sporades,  auj.  Zinari, 

CiNGA  FL.  [Cœs.],  dans  la  Tarraconaise, 
auj.  Cinca,  riv.  d'Aragon,affl.  del*Êbre. 


CiNGARi,  Zingari  [Cbr.  Bavariœ]^  les 
gari,  die  Zigeuner,  los  GUcmos,  peuple 
nomade,  originaire  d'Egypte  oudeL'Asie 
occidentale. 

Cingiaccm,  voy.  Cuaingiacum. 

CiNGiuA  [Liv.],  ville  des  Vestini  dans  le 
Samnium,  auj.,  suiv.Reichard,  S.CiUa, 
[Abruzze-Ulter.] . 

CiNGULUM  [Cœs.],  ville  du  Plcenum,  auj. 
Cingoliy  ville  dltalie  (délég.  d^Anctoe}. 

Clnium  [Plin.],  vUle  de  l'île  Balearis  Mt- 
ior,  auj.  Sineu,  ou  Calalonga,  bourg  de 
Vile  de  Majorque. 

CiNNA,  voy.  Cenna. 

CiNNA  [It.  Ant.],  XiTKL  [Plol.],  en  lUyrie, 
auJ.,  suiv. Mannert,  Zetta  ou  Zenia,  sur 
le  lac  de  Scutari,  en  Albanie. 

CiNNiANA  [It.  Ant.],  dans  la  Tarraconaise, 
auj.,  suiv.  Reicnard, Cûirdiaj  bourg  de 
Catalogne. 

CiNNiBANTUM  [  Not.  Impcr.  ]  ^  KimMUm, 
bourg  d'Angleterre  (comté  d'Huo* 
tingdon) . 

CiNUM,  ScL\uM,Ctti,  bourg  de  Suisse  (Cdes 
Grisons). 

CiRCEi'M  Prom.  Kipxaîcv  ixpw»  [Str.,  Pt.), 
CiRc.EUM  ji:gi:m  [Virg.],  Circjeia  jcga 
[Sil.],  mont,  du  Latium,  auj.  MonteCir- 
rello,  montagne  de  la  Campagne  de 
Rome,  près  San  Felice. 

CiRCËU  [Cic,  Hor.],  Kipxsùci,  babitants 
d'une  colonie  romaine  dans  le  LAtium, 
auj.  CircellOy  près  de  Civita-Vecchia. 

ClRCESTRlA,  voy.   CoRISIUM. 

CiR<:oNiENsis  LACUS,  Lttc  Czirknitz,  en  Uly- 
rie,  dans  le  cercle  d'Adelsberg  (inner- 
Krain). 

CiREOLA,  Zirly  CirlCy  bourg  du  Tirol,  près 
Innspruck. 

CiRICIUM,       CiRNA,       CZERCUM,      CZERSCUIA, 

Czerckf  yïWe  de  Pologne,  sur  le  Weicbsel 
(Woicw.  de  Mazovie). 

CiRpiiis.  K(p<pt;  [Strab.j,  mont,  de  la  Pho- 
cide,au  S.-K.  de  Delphes,  auj.  Xerommi, 
ou,  suiv.  Kruse,Ztme7<o, près  de  l'isthme 
de  Corinthe. 


321 


CIRRHA.  —  CIVITAS  DlVi  PONTIl  THOMERIARLM. 


322 


CiiuiuA  [Plin.,  Stat.],  i  Kip(«  [Ptol.,  Strab.], 
ville  de  Phocide,  sur  le  Sinus  Crissœus^ 
auj.  Aspro$pitif  en  Livadie,  sur  le  golfe 
de  Lépante;  sxx\y.  d'autres  géographes, 
Sakma. 

CmnsA  [lu  Ant.],  Certisia  [Geo.  Rav.K 
Certis  [Tab.  Peut.],  Kipriwa  [PtoL],  ville 
de  la  PannoDîe,  auj.  Diakovar,  ou,suiv. 
Reichard,  Kmdries,  localités  de  Slavo- 
nie  (Autriche). 

CisAXUs.  Kt<nuto<  [PtoL],  ville  du  N.-O. 
de  l'ile  de  Candie,  auj.  Kisamo-Kasteii. 

CisoNiuM,  Chisoing,  Cisoing,  bourg  de  la 
Flandre VVailonne  (Nord)  ;  anc.  abbaye. 

CissA,  Hîon  [Polyb.l,  Cissuii  [Plin.],  local, 
des  Lacetani,  aans  la  Tarraconaise, 
auj.  Gwnona. 

CissA,  voy.  Cressa. 

Cbiercium,  CUeaux .  hameau  du  dép.  de 
la  Côtenl'Or ,  dans  Tarrond.  de  Beaune, 
célèbre  par  son  abbaye  prélatiale  de 
Bénédictins,  fondée  en  4098;  depuis 
chef-d'ordre  duquel  dépendaient  3600 
abb.  ou  prieurés. 

Lei  priTilégês  de  Vorén  de  Qtetax  ont  été  impri- 
nés  ft  DUon  en  1^1.  M.  Cotton  nous  apprend  qu'une 
iMffiiwrle  lût  hMallèediiis  le  monastère,  au  com- 
■MBcement  dn  Zfu*  siècle,  en  1602,  et  que  le  typo- 
gnatae  anqnel  Pabbé  confia  Pexploitation  de  son  ma- 
icnel  s*kppdait  Jean  Savine;  u  s*appuie  du  nom  de 
M.  Bmnet  pour  authentiquer  ce  fait  :  or  Jean  Sa- 
vtne  (V07.  QuiOft-Locos)  fut  appelé  en  1006  à  l*ab- 
bm  de  Oairlieu,  près  Nancy  ;  H  aurait  pu  exercer 
i  Cneanx  en  1602  et,  sur  la  demande  de  l*abbé  de 
Uairlieu,  être  envoyé  par  le  monastère  chef-d*ordre, 
ouatre  ans  après  en  Lorraine.  Ce  fait  n'est  point  suf- 
Bsamment  éclairci,  et  nous  regrettons  de  ne  point 
avoir  trouTé  le  vol.  oue  M.  firunet  cite  comme  im- 
primé  à  Qteaux  en  1602. 

Quoi  qu'il  en  soit,  la  proximité  de  Sens,  ob  nous 
tnmnws  un  imprimeur  du  nom  de  Jean  Savine,  piu4 
et  vingt  ans  auparavant  (en  1569),  nous  fait  supposer 
que  Ivbbé  de  uteaux  le  fit  venir  de  cette  ville  pour 
lui  confier  la  direction  des  presses  de  son  ordre. 

CnusRON  sfONs,  RiOaipMv,  montagne  de  la 
Béotie,  près  Thèbes,  auj.  Kithùnm  ou 
ElaHa. 

Citharista  [Mêla],  Cesarista,  Ceyreste, 
bourg  de  Fr.  (Bouches-du-Rhône) . 

Cjtharistes  Prom.  ,  KiOatpi<mn;  [Ptoi.],  le 
Cap  d'Aigle,  sur  la  Méditerranée,  près 
de  Ceyreste. 

ùnuM  [Plin.],  Kin^v  [Strab.],  ville  de  l'île 
de  Chypre,  sur  la  côte  S.,  auj.  Chieti, 
ou  Chtti. 

CmcM,  CizA  [Cell.l,  Ziza  [I.uen.],  Citizum, 
CrrzA,  Zeitz^  ville  de  Prusse,  dans  la 
rég.  de  Mcrseburg. 

Le  premier  livre  imprimé  dans  celte  ville  que  nous 
connaissions  est  celui-ci  :  Christophorus  CtUariuu 
Portm  Sfriœ  Mire  nova  mtthoûus  grammaliot, 
Cixae,  1677,  in-4.  (CaL  Elzev.  1681,  p.  107.)—  Cellarii 

DfCnON?!.  DE  GÉOOR. 


(CHrtstophori)  PMloloçiœ  taerœ  tciographia,  Ziic, 
1678,  in-ft  ;  et  encore  :  CeUarius,  EutroJHi  Brevia- 
riumHUtoriœ  RomanœXAtm,  1678,  in-8. 

Puis  vient  : 

En  1680,  IVaehricM  ûber  l/errn  D.  Nicofai  Selnee- 
eeri  vont  80  vnd  ettiehen  narhfolgenden  Jahren 
herumçetragene  Deutung,  Zeitt,  1680,  in-8.  (CaL 
Bibl.  Pulcovensis,  p.  242.) 

Pour  Itiistoire  de  Zeitz^  voy.  la  Bibl.  Saxotu,  de 
Struvius,  p.  657  et  suiv. 

CiTUATUM,  GmjoRUM  iNsuLA,  ScMtt,  île  du 
Danube,  dans  la  Basse-Hongrie  (com. 
de  Pressburg). 

Dus,  CiUM  [U.  Ant.],  localité  de  Mœsic, 
auj..  suiv.  Reichu^,  Rosestiy  dans  la 
Boulgarie  ottomane. 

CiVTTAs,  Civedùy  bourg  de  la  Vénétie  (prov. 
de  Brescia). 

CrviTAs  Carsici,  Carsicum,  La  Cieutat  (au 
xrv*  s.J,  La  Cioudad  (en  Prov.),  La  Cio- 
ta/,  ville  de  France  (Boucbes-du-Rbône) . 

CrvTTAS  AcREUA  ÀQUENsis,  voy.  Aqu^. 

CrviTAS  AusTRti,  CiviTAS  FoROJULiENsis,  voy. 

FORUtf  JULU. 

CivrrAS  Campani^,  Campanu,  Campagiuiy 
ville  d'Italie  (Prineip.  Cit^r.). 

M.  Temaux  cite  un  livre  imprimé  dans  cette  ville 
en  1545  :  Bepertorium  mirtflei  apparatug  D,  ioan- 
ni»  Ant.  de  Sigris,  eitîtatU  CampanUe,  tuper  ejr- 
iravaganti  constitutione  ClementU  Papœ  Fil  con- 
tra ciertcot  non  incidente»  in  hatfitu  et  ion»ura,„ 
Impressum  in  civitate  Campanic...  per  Franciscum 
de  Fabris  de  Gorinaldo...lb&5,  in-folio. 

Un  écrivain  du  même  nom,  Nicolo  de  Nigris,  pu- 
blia en  160U  à  Naples,  Vlttoria  di  Campagna^  in-ft. 

La  Ubreria  de*  Volpi  nous  fournit  l'indication  d'un 
second  volume  imprimé  dans  cette  localité  au  xvi« 
siècle  :  lo,  Nicolau»  Bogeriiu,  in  GeUenum  de  jom- 
guini»  mi»sionef  in  civiiate  Campaniae,  1570,  in-4. 

CiviTAS  CastellaxNa,  Città  di  Castello,  sur 
le  Tibre,  bourg  de  la  délég.  de  Pérouse. 

ClVITAS  CURIOSOPITIM,  VOy.  CORIOSOPITUM. 

CiviTAs  DIVIN!  vuLTus  (?).  Ccci  cst  un  noHi 
de  lieu  qui  se  trouve  sur  la  souscription 
d*un  livre  imprimé  en  1482,  et  signifie 
Vérone;  cette  dénomination  viendrait 
du  sacrosanctum  sudarium  de  Ste  Véro- 
nique, d'après  M.  Brunet. 

ClVITAS    DlVI  PONTII   TIIOMERIARCM,   St-PonS 

de  Thomiers,  pet.  ville  du  Languedoc 
(Hérault). 

LMmprimerie  remonte  en  cette  petite  ville  ft  Tan- 
née 1516.  M.  Bnmet  consacre  au  liv/e  tare  qu'il  dé- 
crit, Ji  cette  date,  un  article  consciencieux,  que  nous 
ne  pouvons  mieux  faire  que  d'analyser  succincte- 
ment :  t*rolflematamagiattiBartholitmeidtSoHiolin 
vivarien»is  medici  :  p  bonamnî  artium  magistri  : 
nec  non  in  facuttaie  mcdicine  ex  aima  mOtispesu- 
lani  vniucrtHide  merito  graduait  :  $uper  »exage- 
tiarium  astronomie  ad  modû  vtiie  et  profecto  ad- 
mirabile  in*trumentum  :  subsequenter  ineipiunl. 
Au  bas  du  v  du  dernier  f.  :  Impressum  fuit  opus 
pscns.  150pblcmatû  magistri  Bartholuiiici  de  solliolis: 
sup  scxagcnariû  :  in  ciuitatc  diui  l'ôtii  thomeriav  : 
p  Alagtra  lo&nè  de  gu